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Italie: Naples reprend des couleurs

Trois jours après son élimination en Ligue des champions, Naples a soigné son coup de blues en battant la Fiorentina 2 à 1 samedi lors de la 23e journée du Championnat d’Italie.Battu à domicile par Chelsea mercredi (3-2), le Napoli, qui restait sur une lourde défaite en Serie A sur le terrain de la Juventus Turin (3-0), a renoué avec la victoire grâce à des buts d’Antonio Vergara (11e) et de Miguel Gutierrez (49e).L’équipe d’Antonio Conte a tremblé quand la Fiorentina a rapidement réduit le score (51e), mais elle a tenu le choc et conservé son avantage.Grâce à ce succès, seulement le troisième de l’année 2026 en sept matches de championnat, le champion en titre est remonté, au moins provisoirement, sur le podium (3e, 46 pts), en débordant l’AS Rome (4e, 43 pts), opposé lundi à l’Udinese.Il est aussi revenu sur les talons de l’AC Milan (2e, 47 pts) qui attendra mardi à Bologne pour disputer son match de la 23e journée, mais accuse six longueurs de retard sur le leader, l’Inter, en déplacement dimanche à Crémone.Cette victoire a aussi un coût pour une équipe accablée par les blessures de longue durée (De Bruyne, Aguissa, Lukaku): son capitaine Giovanni Di Lorenzo est sorti sur une civière après s’être tordu un genou en tentant de reprendre un corner de la tête (29e).Conte ne s’est guère montré rassurant pour l’international italien: “C’est une blessure grave, le ligament croisé”, a-t-il regretté sur la plateforme DAZN. “On tue ces mecs, on tue le football, le football se mord la queue et va dans une mauvaise direction (…) Avec 60-70 matches par saison, c’est un suicide”, a accusé l’ancien sélectionneur italien, très remonté.”On ne baisse pas le bras, on a encore la Coupe d’Italie et l’envie de se qualifier pour l’Europe”, a déclaré Conte à propos des ambitions de son équipe pour la seconde partie de la saison.La Fiorentina, elle, reste bloquée à la 18e place (17 pts), à une longueur de Lecce qui occupe la 17e place, synonyme de maintien.

Ligue 1: Marseille et De Zerbi entre calme et tempête

“Demain, je serai sur le banc”. Après 24h d’incertitude et d’informations contradictoires, Roberto De Zerbi a assuré qu’il dirigerait bien l’OM samedi face au Paris FC, même si la défaite de mercredi à Bruges et l’élimination en Ligue des champions ont sans surprise laissé des traces.Au lendemain du naufrage de Bruges (défaite 3-0), la journée de jeudi avait été agitée autour de l’OM, parti se mettre au vert en région parisienne, entre Rambouillet et le centre d’entraînement de Clairefontaine.Ce bref séjour était prévu depuis longtemps mais il a pris un tour particulier quand plusieurs médias ont annoncé que De Zerbi n’avait pas dirigé l’entraînement programmé sur le terrain Michel Platini. D’autres publications ont ensuite assuré que le technicien italien était sur le départ ou que la direction du club réfléchissait à s’en séparer.”Je n’ai pas dirigé l’entraînement d’hier parce que j’avais beaucoup analysé le Paris FC, j’avais peu dormi et je ne me sentais pas très bien. Tout le reste, ce sont des choses écrites et racontées. Mais je suis encore là, je suis devant vous. C’est ça la vérité”, a-t-il répondu vendredi lors d’une visioconférence de presse.”On a perdu un match important, d’une mauvaise façon et on est éliminés de la Ligue des champions. C’est un match qui fait mal. On a parlé hier soir avec Pablo Longoria et Medhi Benatia pour chercher les meilleures solutions”, a-t-il ajouté.- “encore cinq ou six ans” -“Pour le reste, il n’y a rien à confirmer. J’étais l’entraîneur de l’OM et je suis l’entraîneur de l’OM (…) Aujourd’hui j’ai préparé l’équipe et demain je serai sur le banc”, a encore assuré De Zerbi, ajoutant avoir “la force pour encore cinq ou six ans” à son poste.Difficile tout de même de se projeter aussi loin, surtout à l’OM et surtout avant un enchaînement redoutable: Paris FC samedi, réception de Rennes mardi en Coupe de France et nouveau déplacement dans la capitale pour affronter le Paris SG dans dix jours.”Il faut deux victoires et on verra les choses sous un angle différent”, a pourtant estimé l’entraîneur marseillais à propos des deux premiers de ces trois rendez-vous.En attendant, il est manifeste que la défaite et l’élimination rocambolesque de mercredi ont provoqué un nouveau séisme, dont l’intensité exacte reste encore à mesurer.Marseille avait déjà vécu une première crise en août avec le départ d’Adrien Rabiot, qui apparaît comme le péché originel de cette saison mal emmanchée. En traverser une deuxième dès janvier, c’est beaucoup, même selon les standards de l’OM.- “Je ne sais pas…” -On en oublierait presque qu’en championnat, Marseille reste sur un succès très convaincant samedi dernier face à Lens, alors leader (3-1), qui a laissé l’équipe de De Zerbi bien placée dans la course à la Ligue des champions, le seul objectif publiquement affiché. Mercredi à Bruges, le directeur du football Medhi Benatia, plus en colère contre les joueurs que contre l’entraîneur, avait d’ailleurs rappelé l’importance de la Coupe de France pour l’OM, mais aussi la difficulté de se projeter face à l’irrégularité de son équipe.”La vérité, c’est que tu vas te pointer contre Rennes et tu ne sais pas quelle équipe de l’OM tu vas trouver. Moi, je ne sais pas. Si c’est celle de Bruges, on va en prendre cinq. Par contre, si c’est celle de Lens, on est capables de gagner et derrière on ne regarde même pas le tirage parce qu’on est meilleurs que celle qui arrive. Mais je ne sais pas. La vérité, je ne sais pas”, a-t-il expliqué, désabusé.Et contre le Paris FC samedi, quel OM va-t-on voir ? On ne sait pas…