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Espagne: le Barça gâche mais s’impose à Elche, le Real sous pression

Inspiré mais maladroit, le FC Barcelone, leader de Liga, s’est tout de même imposé (3-1) samedi à Elche et a repris provisoirement quatre points d’avance sur le Real Madrid, sous pression dimanche dans le derby contre le Rayo Vallecano.Avec autant d’occasions, le Barça aurait sûrement pu (et dû) signer un nouveau festival offensif.Mais le champion d’Espagne en titre (1er, 55e points) se contentera bien de ce succès, qui lui permet de distancer son éternel rival (2e, 51 points), avant ses retrouvailles avec son public dimanche, quatre jours après la débâcle contre Benfica (4-2) en Ligue des champions.Contrairement à ses dernières sorties, le géant catalan n’a pas laissé son adversaire prendre les devants et a rapidement ouvert le score grâce à son prodige Lamine Yamal (6e, 1-0), lancé dans la profondeur par Dani Olmo.Mais les hommes d’Hansi Flick ont, comme trop souvent cette saison, ont payé cash leur manque de réussite devant le but (18e, 20e) et se sont fait punir en offrant l’égalisation au promu sur sa seule réelle occasion, transformée par Alvaro Rodriguez, attaquant formé au Real (29e, 1-1).Maladroit sur ses premières situations, Ferran Torres, en position idéale face au but, a d’abord heurté la barre puis le poteau (33e) sur la même action, avant de régler enfin la mire pour donner l’avantage aux Blaugranas sur une offrande de Frenkie de Jong(40e, 2-1).Le “Tiburon” (requin en espagnol), avait fait le plus dur, ensuite, pour s’offrir un doublé, mais son tir a été stoppé sur sa ligne par un défenseur (45e+2) et il a buté sur le gardien catalan Inaki Pena (57e), prêté par le Barça.C’est finalement l’Anglais Marcus Rashford, entré en jeu en seconde période, qui a fait le break à la conclusion d’un énième débordement de Yamal (72e, 3-1).Déjà privé de son métronome Pedri, le staff barcelonais pourrait connaître deux nouvelles pertes importantes, le Brésilien Raphinha (45e) et le latéral français Jules Koundé (84e) étant sortis tous les deux en semblant se plaindre de gênes musculaires.- Le titre s’éloigne pour l’Atlético -Egalement en déplacement chez un promu, l’Atlético Madrid a lui laissé filer de nouveaux points précieux dans la course au titre en concédant le match nul (0-0) sur la pelouse de Levante, 19e.Les Colchoneros (3e, 45 points) n’ont pas su profiter du match nul (2-2) de Villarreal (4e, 42 points) face à Osasuna (9e, 26 points) pour conforter leur place sur le podium.Les hommes de Diego Simeone, dont la frustration face à l’irrégularité de son équipe est de plus en plus visible, pourraient se retrouver dimanche soir à neuf longueurs du Real (2e) et dix du FC Barcelone (1er).Cette rencontre terne a été marquée par un violent choc aérien entre le défenseur argentin Matias Moreno et l’attaquant norvégien Alexander Sorloth, évacué sur une civière et transporté à l’hôpital.Les examens réalisés ont cependant écarté “toute fracture ou hématome crânien”, a déclaré l’Atlético sur X.Plus tôt dans l’après-midi, le promu Oviedo (20e, 16 points) a mis fin à sa série noire de 15 matchs d’affilée sans victoire en arrachant trois points précieux dans la lutte pour le maintien (1-0) face à Gérone (11e, 25 points).

Allemagne: le Bayern piétine à Hambourg, occasion pour Dortmund de revenir

Une semaine après son premier revers de la saison à domicile contre Augsbourg (2-1), le Bayern a été accroché samedi sur la pelouse de Hambourg (2-2), un match nul qui ouvre la porte au Borussia Dortmund.Avec 51 points, le Bayern reste installé dans le confortable fauteuil de leader de la Bundesliga, qu’il n’a jamais quitté cette saison.Mais l’écart de 11 points avec le Borussia Dortmund la semaine dernière (50 contre 39) pourrait être réduit de presque moitié à six points en deux journées, en cas de victoire du BVB (42) dimanche (17h30) sur sa pelouse du Westfalenstadion contre la lanterne rouge Heidenheim.Samedi, pour la huitième fois de la saison dans le championnat d’Allemagne, le Bayern a été mené au score au Volksparkstadion de Hambourg.Bousculés en début de match, puis dominateurs, les coéquipiers de Manuel Neuer ont cédé à la demi-heure de jeu, Joshua Kimmich accrochant légèrement dans la surface Nicolaï Remberg. Fabio Vieira s’est chargé de tirer le penalty face à Neuer, un tir parfaitement placé hors de portée du gardien munichois.Moins de dix minutes plus tard, Harry Kane a remis le Bayern dans le match, en trouvant les filets d’un tir en pivot, à la conclusion d’une action parfaitement menée sur le côté gauche entre Josip Stanisic, Serge Gnabry et Joshua Kimmich.Il s’agit sur 84e but de Kane en 83 matches de Bundesliga, le 22e pour la saison en cours, et le 36e en 32 matches disputés toutes compétitions confondues.- Davies sauve le Bayern -En seconde période, Luis Diaz n’a eu besoin que de 44 secondes et de deux contacts pour mettre les Munichois devant à la marque, idéalement servi au coeur de la défense de Hambourg par Michael Olise, 23e passe décisive pour le Français et le 10e but en Bundesliga pour le Colombien (46e minute).Mais les hommes de Vincent Kompany n’ont pas pu conserver cet avantage, car Luka Vuskovic a égalisé à la 56e minute, prenant le meilleur sur Alphonso Davies de la tête pour tromper Neuer.Dans la dernière demi-heure de jeu, les Munichois ont fait le siège du but de Hambourg, en vain et ont failli se faire surprendre sur un contre et une mauvaise sortie de Neuer, mais le tir de Vieira a été repoussé par le retour de Davies.Derrière le Bayern, Hoffenheim a poursuivi sa très belle saison, avec une victoire contre l’Union Berlin (3-1) conquise en l’espace de cinq minutes, à cheval sur la première et la seconde période, avec un doublé d’Andrek Kramaric (42e et 45e) et un but contre son camp de Diogo Leite (47e).Avec 42 points au compteur, soit le meilleur total de son histoire dans le championnat d’Allemagne à ce stade de la saison, Hoffenheim revient au contact du Borussia Dortmund à la 2e place, devancé seulement à la différence générale de buts (+20 contre +21).Derrière ce duo, Leipzig a de nouveau laissé des points, battu samedi à domicile par le mal classé Mayence (2-1) après avoir mené au score, et compte désormais six points de retard sur Hoffenheim (36 contre 42), alors que les deux équipes n’étaient séparées que d’un point la semaine dernière.Le RB Leipzig voit sa 4e place menacée par Stuttgart (36), qui joue contre Fribourg dimanche (15h30), et par Leverkusen, qui a prolongé la crise à Francfort en s’imposant (3-1) et qui a un match en retard à jouer début mars à Hambourg.

Italie: Maignan ange gardien du “Diavolo” milanais jusqu’en 2031

Sur le départ l’été dernier après une saison 2024-25 difficile, redevenu depuis “Magic Mike”, le gardien de l’équipe de France Mike Maignan a prolongé son contrat avec l’AC Milan samedi et sera rossonero jusqu’en 2031.C’est l’un de ces contrepieds qui émaille le quotidien des clubs, même les plus renommés, et la carrière des joueurs, même les plus expérimentés.Alors que tout semblait indiquer que l’AC Milan et Mike Maignan étaient arrivés au bout de leur union débutée en 2021, ils ont finalement remis le couvert et se sont engagés sur le long-terme.”Le Milan est heureux d’annoncer l’extension du contrat de Mike Maignan jusqu’au 30 juin 2031″, s’est réjoui dans son communiqué le club lombard, actuellement 2e du Championnat d’Italie, à cinq points du leader, l’Inter.”Je suis vraiment très, très heureux, j’attendais de prolonger depuis très longtemps, il a fallu faire preuve de patience (…) Je me sens bien à Milan, ma famille aussi, nous sommes ici chez nous”, a de son côté déclaré Maignan sur la chaîne de son club.”Ce que je veux lors des cinq années à venir, c’est plus de trophées, plus de succès”, a-t-il espéré.A 30 ans, Maignan, 188 matches sous le maillot rossonero, a désormais tout en mains pour marquer l’histoire de l’AC Milan: s’il va au terme de son contrat, il aura passé dix saisons avec le “Diavolo”.- Salaire de 5 millions d’euros -Selon la presse italienne, l’AC Milan a mis les petits plats dans les grands pour convaincre de rester l’ancien Lillois (2015-21), formé au Paris SG et convoité par des cadors comme Chelsea ou le Bayern Munich.Son salaire annuel a été nettement revalorisé, pour passer de 2,8 à 5 millions d’euros, ce qui en fait le joueur le mieux payé de l’effectif milanais, à égalité avec l’ailier portugais Rafael Leao, une rareté pour un gardien de but.Le scénario était impensable il y a seulement onze mois.A l’époque, alors que le Milan traversait une nouvelle saison catastrophique, conclue finalement à la 8e place en championnat, Maignan et ses dirigeants ne se parlaient plus.Le club aux 19 scudetti et sept Ligue des champions avait mis un terme aux négociations pour prolonger son contrat, alors jusqu’en 2028, devant les prétentions salariales du Guyanais, ses hésitations, mais aussi ses performances en dents de scie. Sans compter ses blessures et bobos qui lui ont fait manquer 12 matches lors des trois dernières saisons.Le portier français a même été tout proche de rejoindre Chelsea l’été dernier, mais l’offre du club londonien avait été repoussée par le Milan.Les noms du gardien de Parme Zion Suzuki et celui de Cagliari Elia Caprile commençaient alors à circuler pour succéder à Maignan qui avait, lui, succédé à Gianluigi Donnarumma, parti au Paris SG.- “Il sait me gérer” -Mais à l’image de son équipe, transformée par Massimiliano Allegri, Maignan a retrouvé des certitudes, comme le prouvent ses statistiques depuis août: seulement 20 buts encaissés en 25 matches, onze “clean-sheets”, deux penaltys stoppés, 61 arrêts en Serie A (2,9 par match).S’il ne manque pas de louer la sérénité apportée par Allegri, Maignan attribue son rebond au nouvel entraîneur des gardiens, Claudio Filippi arrivé lui aussi en juillet.”Il a de l’expérience et du sang-froid, il sait gérer son groupe de gardiens. Travailler comme ça, c’est beaucoup plus facile, je ne veux pas faire de comparaisons, mais on s’entend bien et il sait me gérer”, a expliqué le mois dernier “Magic Mike”.Son palmarès italien se limite à un titre de champion (2022) et une Supercoupe d’Italie (2024).S’il pouvait ajouter un trophée à son contrat XXL, il aborderait le Mondial-2026 avec les Bleus en toute confiance.

Ligue 1: Marseille, le cauchemar continue

Après le désastre de Bruges, l’Olympique de Marseille a gaspillé deux buts d’avance au Paris FC (2-2) et n’est pas sorti de la crise, samedi lors de la 20e journée de Ligue 1.Encore une désillusion dans les dernières secondes pour l’OM. Corrigé en Belgique (3-0), éliminé de la Ligue des champions par un ultime but du gardien de Benfica, secoué par les atermoiements autour de l’avenir de son entraîneur Roberto De Zerbi, le club phocéen a encore souffert.Alors qu’il se dirigeait vers une victoire qui lui aurait mis du baume sur ses plaies, l’OM a concédé un penalty dans les dernières minutes pour une sortie au poings ratée de Geronimo Rulli, qui a boxé Marshall Munetsi.Pour plus d’amertume encore, c’est un Marseillais de naissance, Ilan Kebbal, au départ de l’action, qui a transformé le penalty (90e+4).Déjà l’OM avait laissé le PFC revenir dans le match par une tête de Jonathan Ikoné (82e), servi par Mamadou Mbow.Tout le bénéfice d’un bon début de match était gâché, et dans cette saison de montagnes russes, l’équipe a concédé un nouveau but dans les dernières secondes, loin d’être le premier (Sporting, Atalanta, PSG au Trophée des champions…).- “Ne vous inquiétez pas pour moi” -Après l’énorme désillusion de mercredi, l’OM recule à sept longueurs de Lens, leader qu’il avait pourtant largement dominé (3-1) une semaine plus tôt dans cette saison marquée par une irrégularité folle.Marseille devra, pour éteindre le feu de la crise qui couve, battre mardi Rennes en 8e de finale de la Coupe de France, sa meilleure chance de remporter un premier trophée depuis 2012.”Ne vous inquiétez pas pour moi, a assuré Roberto De Zerbi. Je suis prêt à partir à la guerre demain, après-demain, je viens de tout en bas de l’échelle, je suis habitué à combattre tout le temps.”Pourtant cette fois le plan de l’entraîneur italien semblait fonctionner, face à un PFC longtemps inoffensif.Mason Greenwood, à côté de son sujet comme tout le monde mercredi, a vite obtenu et transformé un penalty (18e s.p.), puis l’Anglais s’est mué en passeur pour offrir le 2-0 à Pierre-Emerick Aubameyang (53e), dans une ambiance très marseillaise.- “Aux armes!” -Un petit “Aux armes!”, l’air fétiche des Olympiens, a même salué, à deux choeurs, le but du K.-O. d’Aumbame entre les supporters marseillais de la populaire Eiffel et ceux de la présidentielle.Les ultras marseillais étaient interdits de déplacement, mais de nombreux fans vivant à Paris sont venus au match.Jean-Bouin s’est vengé en chambrant à son tour les Marseillais à 2-2.Les Phocéens auraient pu se mettre à l’abri plus tôt, quand une tête de Leonardo Balerdi a trouvé le poteau (74e).Pour le PFC, ce nul a des airs de victoire. Comme contre Lyon (3-3), qui menait 3-0, les joueurs de Stéphane Gilli ont réussi à tout renverser.Ils restent toutefois coincés à deux succès à domicile seulement depuis leur retour en L1, et sont 13e, en attendant les matches de leurs poursuivants.Mais ils ont fait vibrer leurs supporters et peuvent espérer que l’arrivée prochaine du buteur Ciro Immobile, qui devrait être officialisée dimanche après sa visite médicale, va leur faire du bien.Seul leur capitaine Maxime Lopez n’a pas pleinement profité de la victoire contre son club formateur. Le capitaine a été sorti à la mi-temps. Il était gêné par une douleur à une cuisse depuis quelques temps, mais aussi très nerveux sur la pelouse, pour ce match important pour lui.Averti pour une contestation (43e), il n’est pas passé loin du second jaune et de l’exclusion une minute plus tard pour une semelle sur Paixao.