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Ligue des champions: le City de Guardiola se prend les pieds dans le tapis contre Leverkusen

Manchester City a enregistré mardi soir sa première défaite de la saison en Ligue des champions contre le Bayer Leverkusen (2-0), avec un choix de Pep Guardiola de faire souffler ses titulaires qui a tourné au fiasco.Avec ce revers, les Citizens restent à 10 points au classement, avant de se déplacer dans deux semaines sur la pelouse du Real Madrid. De son côté, Leverkusen engrange trois points importants dans la course aux barrages, avec désormais huit unités au compteur.Trois jours après la défaite contre Newcastle (2-1) en championnat, Pep Guardiola a estimé mardi qu’il avait besoin de “jambes fraîches” pour affronter le Bayer Leverkusen mardi soir à l’Etihad Stadium.Il a ainsi laissé sur le banc la quasi totalité de ses habituels titulaires, notamment Erling Haaland, Phil Foden, Jérémy Doku ou Gianluigi Donnarumma. Dix changements, “c’était peut-être un peu trop, mais quand on joue tous les deux, trois ou quatre jours…”, a réagi Pep Guardiola après la rencontre au micro du diffuseur TNT Sports.”Ce n’était pas la performance que nous avions imaginée. Peut-être que je vais en prendre l’entière responsabilité, mais je pense toujours que les joueurs qui ont commencé le match sont exceptionnels”, a ajouté l’entraîneur des Citizens.La première période proposée par son équipe B a été de piètre qualité, ne faisant pas grand-chose du ballon que le Bayer Leverkusen lui a volontairement laissé.Nathan Aké a certes buté en début de rencontre (5e) sur Mark Flekken, le gardien du vice-champion d’Allemagne 2025 arrivé à l’été. Mais à part ça, les hommes de Kasper Hjulmand n’ont pas eu à trembler. Et sur l’une de leurs rares occasions, ils ont ouvert le score à la 23e minute.Sur un contre initié par l’Anglais Jarell Quansah, Malik Tillman a trouvé dans la profondeur Ibrahim Maza, dont le centre dévié par Christian Kofane a été repris par le capitaine de Leverkusen Alejandro Grimaldo, d’une frappe de l’extérieur du pied gauche très appliquée.- Haaland en échec -Maza a failli ruiner la bonne première période tactique de Leverkusen dans la dernière minute en perdant la balle à 30 mètres de son but face à Nico Gonzalez, mais Tijani Reijnders a perdu son duel avec Flekken.Dès le début de la seconde période, Guardiola a décidé de faire rentrer Foden, Nico O’Reilly et Doku, pour mettre plus de pression sur le but de Leverkusen.Mais c’est bien le Werkself (le “onze de l’usine”, surnom de l’équipe du club fondé en 1904 par le chimiste Bayer) qui a doublé la mise sur une nouvelle contre-attaque parfaitement lancée par Tillman.L’international américain a trouvé Grimaldo dans la profondeur, et l’Espagnol s’est arraché pour éviter la touche. En retrait, Maza a centré et Patrik Schick a devancé de la tête le défenseur de City Nathan Aké pour inscrire son huitième but de la saison, le deuxième en Ligue des champions après celui de la victoire contre le Benfica Lisbonne il y a trois semaines.Guardiola s’est alors agité en bord de touche, et a lancé ses deux dernières cartouches, Haaland et Rayan Cherki, pour la dernière demi-heure de jeu.Le Norvégien s’est procuré une première grosse occasion une dizaine de minutes plus tard, mais Flekken, l’un des héros de la soirée pour Leverkusen, a brillamment remporté son duel dans la surface. Quatre minutes plus tard, Haaland n’a pas cadré sa tentative de reprise en pivot.Les vingt dernières minutes se sont résumées à un siège devant le but de Leverkusen, mais Manchester City a éprouvé toutes les difficultés à se procurer des occasions franches, face à une défense héroïque de Leverkusen, repoussant les assauts mancuniens.”Nous avons eu besoin de beaucoup de caractère, de beaucoup de combativité et de détermination”, a souligné Quansah après la rencontre au micro du diffuseur TNT Sports.

Ligue des champions: Naples écoeure Qarabag et se relance

Naples a mis une bonne heure pour prendre le dessus sur le club azerbaïdjanais de Qarabag (2-0) et signer mardi sa deuxième victoire de la saison en Ligue des champions.Après presque deux mois d’attente, le Napoli a renoué avec la victoire sur la scène européenne grâce à son international écossais Scott McTominay (65e) et un but contre son camp de Marko Jankovic (72e).Depuis sa victoire le 1er octobre dernier contre le Sporting Portugal (2-1), le champion d’Italie en titre était tombé bien bas en C1 avec sa déroute contre le PSV à Eindhoven (6-2) et un terne nul à domicile contre Francfort (0-0).Dans le même temps, l’équipe d’Antonio Conte perdait également pied en championnat et passait de la première à la quatrième place de la Serie A après son nul, à domicile, contre Côme (0-0) et sa défaite à Bologne (2-0).Mais la trêve internationale, quoique mouvementée dans la baie de Naples avec d’insistantes rumeurs de départ de Conte, a fait du bien au Napoli.Vainqueurs de l’Atalanta Bergame samedi en championnat (3-1), les Napolitains ont confirmé leur rebond en faisant chuter Qarabag, le nouveau venu dans la compétition-reine du football européen, sans complexes, qui restait sur un nul contre Chelsea (2-2).- Invaincu à domicile -En ce jour anniversaire de la mort du légendaire Diego Maradona, décédé le 25 novembre 2020, tout n’a pas été parfait pour le Napoli, mais il a globalement maîtrisé son sujet et aurait pu ouvrir la marque dès la 35e minute de jeu sur un superbe ciseau en déséquilibre de Neres.Le gardien polonais de Qarabag Mateusz Kochalski a détourné sa reprise d’une parade tout aussi spectaculaire.A la 56e minute, Kochalski a encore frustré Naples en détournant un penalty frappé tout en puissance par Rasmus Hojlund.Le salut pour Naples est venu comme souvent depuis un an et demi de McTominay.L’Ecossais, élu meilleur joueur de la Serie A la saison dernière, a libéré le stade Diego-Armando-Maradona à la 65e minute en reprenant de la tête un centre mal dégagé par Kochalski pour l’une de ses rares erreurs du match.Le portier polonais n’a rien pu faire sur le second but napolitain, une reprise de volée a priori sans danger de McTominay détournée par son défenseur Marko Jankovic qui l’a pris à contrepied.”C’était une soirée spéciale pour Naples, pour le Napoli et pour les Napolitains. Maradona représente quelque chose de difficile à expliquer si l’on n’est pas de Naples. Nous tenions à lui rendre hommage, il y avait une belle énergie”, a rappelé Conte au micro de Sky Sport Italia.Grâce à cette victoire, Naples, toujours invaincue cette saison à domicile (7 victoires, 2 nuls), s’est replacée provisoirement à la 18e place avec sept points.Qarabag, sept points également à son compteur, a rétrogradé à la 16e place.

Ligue des Champions: Signé Aubameyang !

Bien mal embarqué après dix premières minutes cauchemardesques, l’OM a obtenu un important succès mardi face à Newcastle (2-1), grâce à un superbe doublé de Pierre-Emerick Aubameyang, et a ainsi préservé ses chances de qualification pour la suite de la Ligue des champions.L’avant-centre de l’OM est décidément un drôle de joueur. Avant la pause, il a eu quatre occasions nettes, dont au moins deux où il aurait pu et sans doute dû faire mieux.Marseille était alors mené 1-0 et son avenir en Ligue des Champions semblait plus que compromis. Puis, en cinq minutes au retour des vestiaires, le Gabonais a renversé la partie de deux gestes parfaits, plus difficiles sans doute que ceux qu’il avait manqués en première période.A peine 30 secondes après la reprise, c’est même toute l’action marseillaise qui a été parfaite (ce n’est pas le cas de la sortie du gardien Nick Pope…), de la passe dans le bon tempo de Darryl Bakola, titularisé à 17 ans dans un surprenant pari de Roberto De Zerbi, au ballon enroulé au millimètre par Aubameyang, enfin précis (1-1, 46e).- terrible entame -Moins de cinq minutes plus tard, “Auba” a ensuite repris parfaitement, dans un geste de pur attaquant de pointe, le centre tout aussi parfait de Timothy Weah (2-1, 49e) et l’OM avait renversé le match.Ensuite, au bout d’une deuxième période intense, incertaine et brûlante, Marseille a beaucoup défendu et, pour une fois, l’a très bien fait. Cette fois, les Olympiens n’ont pas craqué et n’ont pas abandonné de points en fin de match, comme ils l’ont fait trop souvent cette saison en Ligue des Champions.Cette victoire courageuse vaut de l’or, vraiment, car elle permet à l’OM de repasser du bon côté de la barrière au classement. Au coup d’envoi, Leonardo Balerdi et les siens étaient en effet 25e et virtuellement éliminés. Mardi soir, en attendant les matchs de mercredi, ils sont 19e et barragistes, une position plus confortable avant d’aller dans deux semaines en Belgique défier l’Union Saint-Gilloise.Le coup, tout de même, n’est pas passé très loin. Car on a longtemps pensé que les Marseillais allaient regretter leur épouvantable début de match, qui n’a pas rendu justice à la formidable ambiance qui a précédé la rencontre au Vélodrome.Dès la 3e minute, Balerdi avait ainsi déjà pris un carton jaune et à la 5e, Pierre-Emile Hojbjerg avait dû dégager un ballon sur sa ligne, deux signes parmi d’autres de la très grande fébrilité des Marseillais.- Comme Drogba ? -Un troisième est arrivé dans la minute suivante, avec un alignement tardif et défectueux de Weah, qui a permis à Sandro Tonali de rester en jeu au moment de centrer pour Harvey Barnes, auteur de l’inévitable ouverture du score (1-0, 6e).Après cette entame ratée dans les grandes largeurs, l’OM a pourtant repris le contrôle du match. Mais l’équipe de De Zerbi s’est alors heurtée au savoir-faire de Newcastle, capable à la fois d’être féroce au pressing en position haute et remarquablement regroupé en position basse.Les Marseillais, pourtant, auraient donc dû égaliser, par l’une ou l’autre des quatre opportunités offertes à Aubameyang, un total énorme à ce niveau. Aux 17e et 18e minutes, il a buté sur Pope. Mais aux 37e et 40e minutes, sur deux services parfaits de Mason Greenwood, le Gabonais n’a pas cadré, de la tête puis du pied.Mais l’attaquant de 36 ans s’est racheté, et un peu plus que ça, lors de ses cinq minutes de haut vol en deuxième période. Plus de 20 ans après le OM-Newcastle de 2004, on parle encore à Marseille des exploits de Didier Drogba dans ce match. Pour Aubameyang, ça ne sera peut-être pas le cas. Mais son match de mardi vaut très cher quand même.

Ligue des champions: Chelsea et Estevao donnent une leçon au Barça

Chelsea a imposé sa loi au FC Barcelone de Lamine Yamal (3-0) et régalé ses supporters à Stamford Bridge, mardi dans une affiche de Ligue des champions magnifiée par le chef d’oeuvre d’Estevao, la pépite locale.Il faisait un temps à ne pas mettre un défenseur du Barça dehors, à Londres. Jules Koundé a marqué contre son camp (27e, 1-0), Ronald Araujo a été exclu (45e) et toute l’arrière-garde a souffert devant Estevao, buteur fantastique (55e, 2-0).Les Blues ont mis l’intensité et la créativité demandées pour ce type de sommet, dans le sillage du phénomène brésilien de 18 ans, étourdissant dans ses dribbles et très juste dans ses choix.L’ailier droit arrivé cet été de Palmeiras était scruté de près pour le duel à distance livré avec Yamal, même âge et même poste, et il l’a remporté haut la main.”Je n’ai vraiment pas de mots pour résumer ce que je ressens en ce moment. C’était vraiment une soirée parfaite”, a résumé, tout sourire, l’attaquant au micro d’Amazon Prime.Le premier but n’est pas venu de ses arabesques, mais d’un corner qu’il a tiré rapidement pour prendre la défense de court. Le latéral gauche Marc Cucurella, venu à son soutien, a tiré fort vers le but, Pedro Neto a finalement dévié et Koundé s’est emmêlé les pinceaux (27e, 1-0).Les filets avaient déjà tremblé deux fois avant, et les entraîneurs des deux camps également, sur des buts invalidés ou des grosses occasions vendangées.Une main d’un partenaire (5e) puis un hors-jeu (22e) ont privé le milieu de Chelsea, Enzo Maresca, de deux buts. Au rayon des ratés, il y a eu le tir dévissé de Neto après une superbe passe d’Estevao (24e) et, côté Barça, le loupé de Ferran Torres devant Robert Sanchez (6e).Dominés, les Espagnols ont en outre été abandonnés par leur capitaine uruguayen Araujo, averti pour contestation, puis renvoyé au vestiaire après un tacle très en retard et très appuyé sur Cucurella (44e).- Deux crochets, un pétard -Cela a rendu la vie plus facile à Chelsea, jamais vraiment menacé derrière, et toujours aussi entreprenant devant, à onze contre dix.Estevao en a profité pour signer sa soirée d’un bijou alliant finesse et puissance: un crochet extérieur puis un crochet intérieur, du pied gauche, pour effacer deux défenseurs, puis un pétard du droit sous la barre transversale (55e, 2-0).”Tout s’est passé très vite, c’est arrivé avant même que je m’en rende compte. J’ai juste trouvé un peu d’espace, je me suis faufilé et puis j’ai marqué ce but”, a-t-il commenté. “C’est un moment tellement spécial pour moi dans ma carrière. J’espère en marquer beaucoup d’autres”.Entré un quart d’heure plus tôt, l’avant-centre Liam Delap s’est lui aussi joint à la fête sur un service parfait de Fernandez, à la limite du hors-jeu (73e, 3-0).Les sorties ensuite de Yamal et Estevao, à quelques secondes d’intervalle, ont résumé la soirée: l’Espagnol a rejoint le banc en boudant, moqué par le public londonien, quand le Brésilien a eu le droit à une ovation bien méritée.Les Blues se sont offerts la tête d’un cador européen, eux qui étaient tombés face au Bayern Munich au début de la campagne, et peuvent regarder la suite avec sérénité, même s’ils auront deux déplacements compliqués à négocier en Italie, contre l’Atalanta et Naples.Barcelone aura un programme a priori plus aisé, avec Francfort et Copenhague à la maison, ainsi qu’un déplacement au Slavia Prague. En attendant, le club blaugrana n’a récolté que sept points en cinq rencontres, un total peu conforme à son standing et ses aspirations.

Ligue des champions: Tottenham, la grosse avarie avant Paris

Tottenham et Thomas Frank naviguent en eaux troubles avant de défier le Paris SG mercredi, sonnés par leur récent naufrage à Arsenal où l’option ultra-défensive choisie par l’entraîneur des Spurs a échoué dans les grandes largeurs et fait naître des doutes plus profonds.”Une mentalité de petit club”, voilà comment le quotidien The Telegraph a dépeint l’approche du Danois, avec cinq défenseurs au coup d’envoi et aucune ambition offensive, lors du derby du Nord de Londres perdu 4 à 1, dimanche chez le voisin ennemi.Une telle débâcle, c’était même “gênant à voir” pour Les Ferdinand, ex-joueur de Tottenham. “L’entraîneur s’est trompé dans ses choix tactiques” et il a “envoyé le mauvais message aux joueurs”, venus subir les vagues d’Arsenal, a-t-il analysé sur Sky Sports.Admiré pour son travail à Brentford (2018-2025), qu’il a fait monter puis stabilisé en Premier League, Thomas Frank a fait le grand saut durant l’été en rejoignant Tottenham, un club de bien plus grande envergure, tout juste sacré en Ligue Europa.Et pour certains observateurs, il n’a pas encore mesuré les attentes et ambitions attachées à sa nouvelle mission. “C’est le problème à chaque fois qu’un entraîneur progresse dans sa carrière et rejoint une équipe de haut niveau”, a tranché l’ancien international Jamie Carragher, dimanche.- Formation défensive mais explosive -Les managers “d’élite”, a développé le consultant sur Sky Sports, ne forment pas des équipes “difficiles à battre parfois”, mais faites “pour gagner des matches, c’est la grande différence. Si vous n’intégrez pas cela, vous ne resterez pas longtemps en poste”.A sa décharge, Frank n’est là que depuis juin et l’urgence consistait, à son arrivée, à équilibrer une formation tournée à outrance vers l’attaque sous la baguette de son prédécesseur, Ange Postecoglou.Pourtant, c’est au début de son mandat que les Spurs ont réalisé leurs performances les plus abouties contre des grosses écuries: en août, face au Paris Saint-Germain en Supercoupe d’Europe (défaite aux tirs au but) et à Manchester City en Premier League (victoire 2-0).Pour ces deux sommets, il avait opté pour une formation résolument défensive mais explosive, déterminée à piquer l’adversaire en contre-attaque.A l’entendre, c’est d’ailleurs le projet qu’il espérait dupliquer à l’Emirates dimanche face à Arsenal. “Quand tu as une défense à cinq, tu peux toujours être offensifs de plusieurs manières. Mais aujourd’hui, nous n’avons pas réussi”, a-t-il constaté.- “Très, très intelligent!” -Le système importe moins que l’animation, a-t-il insisté. Et, avec ironie, il a rappelé que le passage à une défense à quatre, dimanche en seconde période, n’avait eu absolument aucun effet: “J’ai changé à la mi-temps. Très, très intelligent! Une minute après, ils marquaient le but du 3-0”.L’entraîneur penche plutôt pour la théorie de l’accident, une décompression passagère comme lors de la défaite 1-0 contre Chelsea, début novembre à domicile.Dans une saison, “sur 60 matches, il y en aura peut-être 10 à 12 parfaits, une trentaine de moyens et quelques-uns en dessous”, comme ceux-là, a-t-il plaidé mardi depuis Paris. “Une partie de mon travail consiste à gérer ces revers et à en tirer des leçons”.Le PSG aurait tort dans tous les cas de sous-estimer les Londoniens. Car, malgré leurs déboires passagers, il leur reste des armes bien rodées comme sur phases arrêtées: corners, coups francs… et touches longues, avec l’ancien Lensois Kevin Danso à la manoeuvre.Le danger peut aussi venir d’une initiative individuelle. Attention aux accélérations de Mohammed Kudus, aux inspirations de Richarlison (auteur d’un superbe lob contre Arsenal) ou aux dépassements de fonction de Micky van de Ven. Bon de la tête, le très rapide défenseur central a signé un des buts de l’année au bout d’une chevauchée fantastique contre Copenhague (4-0) début novembre.