AFP Sports

L1: l’OM part en vacances leader et l’esprit plus tranquille

Après plusieurs semaines délicates, l’OM a facilement battu Brest (3-0) samedi en ouverture de la 12e journée de Ligue 1, ce qui offre aux Marseillais la première place provisoire au classement et un peu de sérénité alors que va s’ouvrir la trêve internationale.Pour Roberto De Zerbi et ses hommes, auteurs d’un match maîtrisé, l’affaire est excellente. A part le Paris SG, qui ira à Lyon dimanche soir, personne ne pourra en effet les déloger de la plus haute marche du podium.Surtout, comme le disait l’entraîneur italien vendredi, l’OM va “manger des points” à ses principaux rivaux, puisque cette 12e journée propose trois affrontements directs entre équipes de haut de tableau, Monaco-Lens, Strasbourg-Lille et donc Lyon-PSG.La victoire de samedi a par ailleurs donné raison à Timothy Weah, qui estimait vendredi qu’il y avait “plus de positif que de négatif” dans la saison marseillaise et qui s’étonnait de l’atmosphère de “fin du monde” qui peut entourer son club à chaque période compliquée.L’ailier américain a raison, Marseille est bien ce club étrange qui peut être au bord de la crise de nerfs le mercredi et leader du championnat le samedi.Il faut dire que l’OM et le Vélodrome restaient sur la frustration d’une défaite mercredi en Ligue des champions contre l’Atalanta Bergame, à la fois cruelle par son scénario et vraiment pas illogique compte tenu de la médiocre prestation des hommes de De Zerbi.Mais samedi, on a très vite compris que la partie allait être différente, parce que Brest, qui n’a plus gagné depuis six matches et fin-septembre, n’est pas l’Atalanta, et parce que l’OM a été infiniment meilleur que mercredi.- Aubameyang ferme le match -Dès la première minute, une belle action conclue par une reprise de Pierre-Emerick Aubameyang a donné le ton et le Gabonais a ensuite manqué une immense occasion avec le mauvais choix d’un ballon piqué face à Radoslaw Majecki (5e).Mais malgré les difficultés initiales de leur avant-centre, les Marseillais sont logiquement arrivés à la pause avec un avantage de deux buts. A la 25e minute, ils ont d’abord ouvert le score via un but sur coup franc qui doit autant à la frappe d’Angel Gomes qu’à la gigantesque faute de main de Majecki (1-0).Et moins de dix minutes plus tard, Mason Greenwood a ensuite doublé la mise sur un penalty, obtenu par Igor Paixao, chargé dans la surface par Kenny Lala (2-0, 33e).En face, Brest n’avait été dangereux qu’une fois, quand Pathé Mboup a buté sur Geronimo Rulli, toujours vigilant (9e).Après la pause, l’OM a été moins convaincant, semblant parfois s’assoupir, moins appliqué derrière et moins juste techniquement devant. Sa meilleure opportunité est venue sur une tête à côté d’Angel Gomes après un beau mouvement (58e) et, sans se mettre en danger, Marseille ne se mettait pas non plus à l’abri.Pour cela, et pour boucler définitivement la partie, il a fallu attendre la 81e minute et une volée du droit d’Aubameyang après un bon travail de l’entrant Matt O’Riley (3-0).Avec cette victoire, l’OM conclut donc sur une bonne note cette séquence mitigée de trois semaines, marquée par des résultats inégaux, un jeu parfois hésitant, des blessures et, aussi, un peu de malchance.Mais la trêve s’annonce, des blessés vont revenir et le classement est là pour rappeler que Marseille ne va pas si mal.

Ligue 1: Odsonne Édouard, nouveau buteur de Lens et “revanchard”

Auteur de quatre buts lors des cinq derniers matches, Odsonne Édouard s’impose comme le buteur qui a tant manqué à Lens la saison dernière, avant le déplacement à Monaco samedi (21h05) lors de la douzième journée de Ligue 1.En quelques semaines, Odsonne Édouard a démontré tout le bien qu’il pouvait faire aux Sang et Or, de son premier but d’une frappe croisée du pied gauche à Auxerre (2-1) à son pointu opportuniste contre Lorient (3-0), en passant par sa panenka délicieuse contre Marseille (2-1).Quatre coups d’éclat en huit rencontres et autant de promesses semées alors qu’il estime n’être qu’à “70%” de ses capacités physiques, à cause d’une arrivée dans l’Artois en toute fin de mercato, en manque de rythme après des semaines sans jouer à Crystal Palace.Mais le natif de Kourou a de la motivation à revendre, qui explique son adaptation rapide: formé au Paris Saint-Germain, le solide attaquant de pointe (1m87, 83 kgs) n’a jamais eu sa chance au club de la capitale, qui l’a prêté une saison à Toulouse (2016-2017) où il n’a pas convaincu. Au point de s’exiler, à seulement vingt ans, à Glasgow.”À Toulouse, je n’étais pas spécialement prêt physiquement et mentalement à jouer en Ligue 1, raconte-t-il. J’ai ce côté revanchard de montrer le joueur que je suis devenu au public français. C’est aussi ça qui a fait que j’avais ce plan en tête de revenir en France.”- Le chemin sinueux d’un titi parisien -Au Celtic (2018-2021), l’ancien international Espoirs a éclos aux yeux de l’Europe, puis a poursuivi sa route outre-Manche en partant pour Londres, à Crystal Palace (2021-2025). Ce parcours atypique l’a aidé à accumuler “beaucoup d’expérience”. “Je suis parti très jeune à l’étranger, j’ai joué plein de matches, j’ai grandi en tant que footballeur, qu’homme, retrace-t-il. Ça m’a aidé à être le joueur que je suis aujourd’hui.”Pour le bonheur du club de l’Artois, troisième (22 points) de Ligue 1 avant d’affronter Monaco (5e, 20 pts) au Stade Louis-II, et qui a cruellement manqué d’efficacité en attaque la saison passée sous les ordres de Will Still.Mais Odsonne Édouard fait bien plus que cela, selon son entraîneur Pierre Sage: “C’est un joueur qui a vraiment un rôle important dos au but lorsqu’on veut sortir le ballon parce que c’est un vrai point d’appui pour nous et c’est ce type d’attaquant qu’on cherchait, développe-t-il. Il participe beaucoup à la construction du jeu et ce n’est pas seulement un attaquant de surface ou de profondeur.”Après avoir débuté la saison avec le jeune Rayan Fofana (19 ans), souvent actif mais maladroit, le club du bassin minier s’est doté d’un buteur “confirmé”.Ce choix répond aussi à sa volonté de développer l’attaque lensoise, essentiellement bornée à des centres vers la surface la saison dernière, en amenant “d’autres solutions à la construction du jeu, de manière à multiplier les opportunités”, affirme l’entraîneur lensois.De quoi présager d’autres buts d’Odsonne Édouard célébrés, comme les premiers, les mains derrières les oreilles, comme pour mieux écouter la ferveur lensoise.