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Ligue 1: Lens renverse Rennes et met la pression sur le PSG

Mené, puis à dix pendant une demi-heure, Lens a fini par renverser Rennes (3-1) samedi après-midi au stade Bollaert pour reprendre la première place de Ligue 1 au Paris SG avant le classique face à Marseille dimanche soir.Ce succès est de ceux dont il faudra se remémorer en fin de saison, surtout si les Lensois atteignent leur objectif de se qualifier pour une coupe d’Europe, alors qu’ils n’osent pas encore évoquer la Ligue des champions.Dans la douleur, les Sang et Or (49 points) poursuivent leur chassé-croisé avec le champion d’Europe, en reprenant un point de plus qu’eux avant le terme de cette 21e journée de championnat.Surtout, ils sont assurés de ne pas perdre de terrain sur leurs poursuivants Marseille (3e) et Lyon (4e), tous deux à 39 points avant leur match de ce week-end.L’Europe, Rennes (6e, 31 pts) s’en éloigne de plus en plus. Le club breton encaisse un quatrième revers de suite qui fragilise un peu plus son entraîneur Habib Beye.Le scénario de la rencontre a démontré toutes les ressources mentales des joueurs de Pierre Sage, calme comme à son habitude malgré la tempête qui menaçait, sous le ciel gris de l’Artois.L’entraîneur lensois a d’abord constaté le nouveau retard à l’allumage des siens, mauvaise habitude prise ces dernières semaines qui ne semble pas vouloir partir. Après de bonnes premières minutes tant dans l’intensité que dans la qualité technique, les Rennais ont frappé dès leur première occasion, par leur avant-centre Esteban Lepaul (dix buts), très joliment trouvé par Arnaud Nordin, dans le dos de Samson Baidoo (8e), de retour de blessure.- Aguilar entre ombre et lumière -Ce but a perturbé les Lensois, qui ont parfois surjoué en attaque, et montré quelques signes de fébrilité en défense, malgré une possession largement à leur avantage en première période (64%). Alors ils s’en sont remis à leur avant-centre Odsonne Édouard, qui a d’abord trop écrasé sa frappe à l’entrée de la surface (30e), avant d’égaliser en dominant physiquement Alidu Seidu (41e).Auteur de sa huitième réalisation de la saison en championnat, Édouard a été bien trouvé par Ruben Aguilar, qui a été l’acteur majeur du match, dans les bons et les mauvais coups.Le piston droit a encore été à l’offensive mais maladroit dans sa dernière passe (49e), avant d’égaliser de la tête, idéalement servi par Florian Thauvin (54e). Mais dans la foulée, il a reçu un deuxième carton jaune synonyme d’exclusion pour une semelle sur Mousa Al-Tamari.Une partie du scénario du match aller (0-0), où Jonathan Gradit avait été exclu, s’est donc répété à Bollaert.Mais cette fois, les Artésiens l’ont emporté, bien aidés par leur dernière recrue Allan Saint-Maximin. Entré en jeu à la 61e minute, l’ailier a été trouvé rapidement par Robin Risser d’un long dégagement, puis a virevolté devant deux défenseurs rennais avant de tromper Mathys Silistrie d’une frappe à l’entrée de la surface (79e).Peu habitué à de tels coups d’éclat, Bollaert a exulté comme rarement devant ces débuts idyllique de l’ancien joueur du Club America, qui a quitté le Mexique cet hiver en dénonçant des discriminations racistes subies par ses enfants.Comme lors du premier but, Silistrie, titulaire en l’absence de Brice Samba, écarté, aurait dû mieux faire.Malgré une supériorité numérique de plus de trente minute, Rennes n’est pas parvenu à être dangereux, Al-Tamari (74e), Mahdi Camara (90e) et Mohamadou Nagida (90e+2) ne cadrant pas leurs tentatives. Le signe d’une équipe en pleine crise.Loin devant, Lens poursuit sa saison de rêve.

L1: avec un nouveau mercato malin, Lens affirme ses ambitions européennes

En attirant Amadou Haidara, Arthur Masuaku et Allan Saint-Maximin cet hiver, Lens a encore réussi un mercato malin, à la hauteur de ses ambitions européennes, qu’il lui faudra confirmer à domicile contre Rennes samedi (17h00) lors de la 21e journée de Ligue 1.En été comme en hiver, le club du bassin minier est dans tous les bons coups, en coulisses. Derrière le recrutement clinquant du champion du monde Florian Thauvin, il y a eu le bon coup Matthieu Udol, puis les paris Robin Risser, Samson Baidoo et Mamadou Sangaré, à l’intersaison.Ces dernières semaines, ce sont Amadou Haidara, milieu de terrain référencé et très courtisé en Europe il y a quelques saisons, le défenseur gauche Arthur Masuaku, passé par le club dans sa jeunesse, et l’ailier virevoltant Allan Saint-Maximin qui ont renforcé Lens, deuxième (46 points) et qualifié en quarts de finale de la Coupe de France.De quoi réaffirmer l’ambition européenne qui se murmure de plus en plus à La Gaillette, avant la venue au stade Bollaert de Rennes (sixième, 31 pts), qui reste sur trois lourdes défaites toutes compétitions confondues.- Lens “sait draguer les joueurs” -La réorganisation de la direction l’été dernier, avec la promotion de Benjamin Parrot en tant que directeur général et Jean-Louis Leca comme directeur sportif, porte ses fruits. Au point d’impressionner Florian Thauvin: “On ne parle même pas d’une réussite mais d’une explosion, c’est extraordinaire. Cela démontre qu’ils ont une connaissance du milieu, qu’ils savent draguer les joueurs”.À deux points du Paris Saint-Germain, en tête, les Lensois sont même, en l’état, dans la course pour le titre, mais pas dans le discours. Leur matelas de sept points devant Marseille (troisième) et Lyon (quatrième) les autorise plus raisonnablement à penser à la Ligue des champions.”Les recrues nous amènent beaucoup de qualités au quotidien, ça pousse le groupe à en faire encore plus, commente Florian Sotoca. Personne n’est installé dans le onze de départ, (…) c’est bien parce que ça pousse tout le monde a faire des efforts, les uns pour les autres. (…) Tant qu’on gardera cet état d’esprit, on pourra aller loin.”Le capitaine et acteur majeur du succès lensois à Troyes (4-2), mercredi en huitième de finale de la Coupe de France, a été témoin des premières minutes des trois recrues.Titulaire au milieu de terrain, Amadou Haidara a éclairé le jeu lensois par moments, mais a aussi eu du déchet technique avant de sortir à la mi-temps car Pierre Sage voulait le faire débuter “crescendo”.Par la suite, Allan Saint-Maximin a fait admirer sa vitesse et sa technique quand il est entré à l’heure de jeu, offrant même plusieurs occasions nettes à ses coéquipiers, tandis qu’Arthur Masuaku, placé au milieu de terrain pour dépanner, a été sobre.- Saint-Maximin, dribbleur béni -Mais ces trois arrivées vont de toute façon aider les Sang et Or, selon Sage: “Ce qu’on attend d’Arthur, c’est qu’il soit en soutien de cette ligne” défensive, commente l’entraîneur, privé, ces derniers temps, de Samson Baidoo, qui devrait faire son retour contre Rennes et pour toute la deuxième partie de saison, de Jonathan Gradit.Selon le Jurassien, Amadou Haidara, qui “assure un équilibre et sert de soutien pour orienter le jeu”, “amène une solution supplémentaire notamment face à des blocs bas”, et va “devoir jouer un rôle”.En attaque, l’apport de Saint-Maximin, dribbleur créatif et imprévisible, semble évident: “On cherchait un joueur qui pouvait nous amener quelque chose qu’on n’avait pas tout le temps: (…) éliminer des adversaires dans des tout petits espaces. Mais on s’est rendu compte qu’en transition, il était très performant aussi”.L’ailier de 28 ans avait besoin d’un point de chute après son départ précipité du Club America, au Mexique, où il a dénoncé des discriminations raciales subies par ses enfants. Un appel avec son ancien coéquipier à Bastia Jean-Louis Leca, aujourd’hui directeur sportif des Artésiens, l’a rapidement convaincu. Avec à la clé, une quête d’Europe.

Ligue 1: encore maladroit, Lille n’avance pas à Metz (0-0)

Toujours aussi brouillon en attaque, Lille n’est pas parvenu à battre Metz (0-0), dernier de Ligue 1, et reste embourbé dans la crise, au terme du premier match de la 21e journée, au stade Saint-Symphorien.Le Losc est toujours cinquième (33 points) mais risque de voir la Ligue des champions s’éloigner un peu plus au terme de ce week-end de championnat.L’occasion de se rassurer était pourtant belle face à la lanterne rouge (13 pts) et pire défense de Ligue 1 (46 buts encaissés), qui lui a laissé de nombreux espaces.Mais le patient nordiste est bien malade, en proie au doute qui saisit toutes les équipes engluées dans une série noire, cinq défaites, une seule victoire et un match nul en sept rencontres, en l’occurrence.Son premier mal reste l’attaque, malgré un potentiel évident. À Metz, les Nordistes ont eu de nombreuses occasions pour marquer, parfois nettes, mais ont à chaque fois manqué de précision, comme en témoigne cette statistique terrible: seize frappes, une seule cadrée.Après deux matches débutés sur le banc, Olivier Giroud a repris la pointe de l’attaque sur la pelouse de Saint-Symphorien. Mais le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections) n’a pas pesé sur la rencontre, avant de sortir à la 70e minute.Autour de lui, Matias Fernandez-Pardo et Hakon Haraldsson ont eu des occasions sans pour autant parvenir à régler la mire.- Perrin et Edjouma déjà en action -Les Dogues ont pourtant eu une série de faits de jeu à leur avantage pour commencer la rencontre dont un tacle complètement manqué d’Alexsandro (16e) pas sanctionné, et un but de Metz (18e) annulé pour un hors-jeu difficilement visible à l’œil nu.Mais ces coups du sort favorables n’ont pas présagé d’une soirée heureuse pour Lille, accablé par de nombreuses blessures depuis quelques mois (Hamza Igamane, Osame Sahraoui, Ethan Mbappé, Nabil Bentaleb, Thomas Meunier…).Une cascade de frappes non cadrées a suivi, dont deux qui auraient pu faire mouche en première période, de la part d’Hakon Haraldsson (40e) après un joli mouvement en triangle, puis de Noah Edjouma (41e), trompé par un petit rebond juste avant sa reprise.Arrivé au terme du mercato d’hiver, l’international Espoirs a été lancé d’entrée sur l’aile droite, signe d’un possible déclassement de Félix Correia. Mais il a été peu en vue au cours d’une rencontre où le jeu a souvent penché à gauche, avant sa sortie (60e). L’autre recrue, Gaëtan Perrin, est entré onze minutes plus tard, et a été à l’origine de la seule frappe cadrée lilloise, intervenue après 97 minutes de jeu.Car la maladresse lilloise a perduré au retour des vestiaires, incarnée, encore, par Haraldsson (55e, 58e), puis Giroud (59e), et Félix Correia (76e), dont la frappe a heurté un poteau.Les joueurs de Bruno Genesio auraient même pu concéder un but quand les Messins ont piqué en contre-attaques par Habib Diallo (50e), Giorgi Abuashvili (69e) et Gauthier Hein dans le temps additionnel.Ce match ne mettra pas fin aux doutes entourant le mercato hivernal lillois, conclu sans avoir recruté d’avant-centre. Ni ceux du Losc.

Coupe de France: Strasbourg rejoint les quarts en écartant logiquement Monaco

Très solide et en progrès, Strasbourg a pris le dessus sur Monaco (3-1) jeudi au stade de la Meinau pour filer en quarts de finale de la Coupe de France.Martial Godo de la tête (7e) et Julio Enciso d’un doublé (54e, 61e) ont offert la qualification aux Alsaciens, qui affronteront début mars Reims, dernier club de Ligue 2 encore lice, pour une place en demi-finale. Monaco semblait sur le chemin du renouveau après le match nul (0-0) en Ligue des Champions contre la Juventus et le succès en championnat contre Rennes (4-0). Mais malgré la réduction du score signée Mika Biereth (2-1, 58e), l’embellie s’est arrêtée face à des Strasbourgeois qui confirment leur regain de forme depuis l’arrivée sur leur banc de Gary O’Neil.Monaco, à la traîne en championnat (10e), a manqué une occasion supplémentaire de jouer sur la scène continentale la saison prochaine. “Direction démission”: la banderole brandie par des supporters monégasques a montré que les joueurs de Sébastien Pocognoli ont encore du travail pour renouer avec leur public et des jours meilleurs.Sur ce point, les ultras des deux équipes étaient dans le même ton. Quelques heures avant le coup d’envoi les Ultra Boys 90 et quatre autres associations de supporters strasbourgeois avaient publié une lettre ouverte aux instances dirigeantes du football français et à la ministre des Sports, Marina Ferrari, pour dénoncer “l’asservissement” du Racing à Chelsea, navire amiral du fonds BlueCo, propriétaire des deux clubs.- Enciso-Godo-Panichelli, trio gagnant -Sur le terrain, Monaco a bien débuté en envoyant une première frappe dangereuse, par Maghnes Akliouche, repoussée par Mike Penders (2e). Mais le club du Rocher mais s’est fait surprendre sur la première incursion alsacienne menée par Diego Moreira. L’international belge, après s’être joué de Thilo Kehrer d’un crochet astucieux, a centré au second poteau sur la tête de Joaquin Panichelli, qui a remis dans l’axe pour Martial Godo (7e), auteur de son dixième but toutes compétitions confondues cette saison.Strasbourg a pris le dessus dans ce premier acte alors que Monaco est retombé dans ses travers notamment avec Alexandre Golovin à côté de son sujet, remplacé à la mi-temps.Les Monégasques ont eu beau se réunir avant la reprise du match, ils n’ont pas réussi à inverser la tendance.À la conclusion d’une action lumineuse, Julio Enciso, servi par Valentin Barco, a dribblé le gardien avant de doubler le score (2-0, 54e), puis d’inscrire un doublé d’un joli piqué (61e). Le trio Enciso-Godo-Panichelli a confirmé lors ce succès sa forme éclatante depuis l’arrivée de leur nouvel entraîneur Gary O’Neil, le successeur de Liam Rosenior exfiltré à Chelsea.Tout comme la réduction du score de Mika Biereth (58e), les frappes sur les poteaux strasbourgeois de Folarin Balogun (82e) et Simon Adingra (90e+2) ont été anecdotiques.

Foot: Le Paris FC “est sur une dynamique positive”, affirme Gaëtane Thiney

Le Paris FC féminin, désormais propriété de la famille Arnault, “est sur une dynamique positive”, a expliqué jeudi à l’AFP la nouvelle directrice sportive, l’ex-internationale Gaëtane Thiney (163 sélections, 58 buts), qui insiste sur la solidité du projet.Q: Le Paris FC féminin se prépare à jouer deux grands matches, le PSG samedi et le Real Madrid mercredi, des signes que le projet avance ?R: “Avec la volonté des nouveaux propriétaires de continuer à développer ce projet où la mixité est une valeur forte, avec les garçons montés en Ligue 1, le club est sur une dynamique positive. Le football féminin est aujourd’hui en hyper croissance dans tous les pays d’Europe, il faut que la France prenne le bon virage. Notre masse salariale est incomparable avec les clubs que je vais vous citer, mais nous sommes parmi les huit équipes encore en lice dans toutes les compétitions européennes et nationales, avec des institutions comme Barcelone, Lyon, le Bayern Munich ou Chelsea, et parmi elles nous avons le plus petit budget. Donc nous avons un savoir-faire et un potentiel, c’est très beau ce qu’on fait.”Q: Êtes-vous en train de doubler le PSG ?R: “C’est l’objectif sportif, mais je mettrais une nuance: nous avons un projet solide, qu’il faut structurer, et amener par petites touches plus de joueuses avec un potentiel international pour que nos jeunes pousses puissent apprendre à leurs côtés. La différence avec le PSG est là: elles ont déjà beaucoup de ces joueuses confirmées. Pour le mercato de cet été, nous sommes à la recherche de profils à la hauteur de notre potentiel financier. Notre pyramide salariale évolue mais sans être à la hauteur de Lyon et du PSG. Mais nous sommes capables d’apporter à la joueuse un développement personnel autour. Je pense qu’il n’y a pas que l’argent dans la vie et le foot féminin n’est pas le foot masculin en miniature. Nous avons prolongé Clara Matéo, tout comme Melween N’Dongala, une pépite très demandée. Notre projet est solide, une jeune joueuse qui arrive chez nous se retrouve souvent en équipe de France.”Q: Votre nomination comme directrice sportive contribue-t-elle à cette attraction ?R: “Peut-être, cela montre qu’il y a encore plus de garantie et de solidité pour la suite. Il n’y a pas que la dimension financière, il y a les infrastructures. Aujourd’hui au Paris FC, les joueuses s’entraînent sur un terrain hybride, l’année prochaine elles auront encore de meilleures conditions et l’année d’après ce sera encore mieux. On va structurer aussi toute la partie communication, essayer de devenir une référence pour l’affluence au stade.”Q: C’est vrai que la première fois que vous avez découvert les installations à Orly vous avez versé une larme ?R: “Oui, et dans le vestiaire aussi. Ça paraît peut-être un peu bisounours, mais j’ai joué 25 ans à haut niveau, j’ai connu les époques avec trois terrains d’entraînement différents dans la semaine et les affaires dans la voiture… Là, voir son propre casier, l’intendance, le linge lavé sur place, les terrains hybrides, c’était un aboutissement qui m’avait rempli d’émotions, parce que des gens comme (le président) Pierre Ferracci ont cru en nous. Et le nouveau propriétaire a aussi envie de lancer une dynamique supplémentaire.”Q: Ferracci dit que vous nommer à ce poste était “une évidence”. Avez-vous hésité avec d’autres propositions ?R: “J’étais déjà cadre technique de la Fédération (FFF), je leur ai proposé de travailler sur un périmètre un peu différent, avec une vision un peu novatrice, une approche de la haute performance féminine différente, mais nous ne sommes pas tombés d’accord. Soit l’institution est trop traditionnelle, soit je suis trop novatrice, on n’a pas trouvé le juste milieu. J’ai eu des sollicitations, notamment aux États-Unis pour un rôle de manager. Mais quand Paris m’a appelée, évidemment c’était le choix numéro un. J’y ai joué 17 ans, c’est mon club de cœur. J’ai été cadre technique pendant 12 ans et j’ai passé toutes mes formations pour être manager. Ce qui m’a séduite au-delà du nom Paris FC, c’est qu’en face de moi j’avais des dirigeants qui me faisaient confiance pour proposer des choses novatrices.”Propos recueillis par Alice LEFEBVRE et Emmanuel BARRANGUET

Coupe de France: de Rosenior à O’Neil, la métamorphose de Guéla Doué à Strasbourg

Buteur contre le PSG, le latéral droit strasbourgeois Guéla Doué brille depuis l’arrivée de l’entraîneur Gary O’Neil, qui en a fait l’un de ses hommes de base, avant la réception de Monaco jeudi (21h00) en 8e de finale de la Coupe de France.Un but et deux passes décisives en trois matchs: sous les ordres du technicien anglais, l’international ivoirien a retrouvé l’efficacité qui l’a fui l’automne dernier, lorsque Liam Rosenior était aux commandes.Opéré cet été aux adducteurs, le natif d’Angers, formé à Rennes, a bien débuté en marquant dès son retour fin septembre contre le Paris FC (victoire 3-2) avant de donner deux passes décisives contre le Paris Saint-Germain (3-3) et Lyon (2-1) en octobre, avant de baisser de régime, comme toute l’équipe.De retour de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) mi-janvier, après le séisme du départ de Rosenior à Chelsea qu’il a vécu depuis le Maroc, le joueur de 23 ans a rapidement trouvé sa place à droite d’une nouvelle défense à quatre, établie par O’Neil. En quelques jours de préparation, avant la venue de Metz, le frère aîné de l’attaquant parisien Désiré Doué a assimilé son nouveau rôle: celui d’un latéral droit à qui l’on demande de rejoindre le cœur du jeu en phase offensive.”On a beaucoup de flexibilité grâce à lui”, développe l’entraîneur anglais. “Il joue un peu plus haut sur le terrain en phase de possession pour libérer de l’espace à Diego (Moreira, un cran plus haut, NDLR). Avec Guéla, on profite de sa vitesse et de ses capacités physiques à se projeter très vite vers l’avant.”- Latéral droit moderne -Cela apporte une diversité de pistes offensives face aux défenses adverses. “Ce ne sera pas toujours possible de le faire mais c’est vrai que ce système a ma préférence en terme d’approche”, complète O’Neil.Le nouveau rôle de Doué a permis aux Alsaciens d’égaliser face à Paris dimanche (défaite 2-1). Dès la relance du gardien Mike Penders, le N.22 se trouvait dans l’entrejeu et n’a pas eu à venir de la droite du terrain pour couper le centre de Ben Chilwell dans les cages parisiennes.Cette adaptation rappelle le rôle des latéraux de Pep Guardiola avec Manchester City, ou de Jürgen Klopp avec Liverpool, où il était courant de voir le latéral gauche et le latéral droit combiner.”Le positionnement était bon. J’ai vu que Ben (Chilwell, NDLR) partait, j’ai couru dans le dos de Joao (Neves, NDLR) et ça a fini au fond, Dieu merci”, explique le défenseur alsacien arrivé sur les bords du Krimmeri durant l’été 2024.”J’ai beaucoup apprécié la construction de l’action et que l’arrière droit marque le but sur un centre de l’arrière gauche. C’est un but fantastique”, se réjouit Gary O’Neil.Guéla Doué, capable de jouer presque sur le front de l’attaque dans ses nouvelles prérogatives, n’a pas oublié d’alimenter les attaquants depuis son côté puisqu’il a aussi apporté deux passes décisives: la première d’un long centre converti de la tête par Martial Godo contre Metz (2-1), la seconde d’un centre en première intention qui a permis à Joaquin Panichelli d’ouvrir le score à Lille fin janvier (4-1). Le Racing a gagné à chaque fois. Le voilà désormais incontournable dans l’équipe de Gary O’Neil.

Ligue 1: Monaco confirme son redressement en dominant facilement Rennes

Après sa qualification pour les barrages de la Ligue des champions mercredi, Monaco a confirmé son redressement en disposant aisément de Rennes (4-0) samedi soir, au Stade Louis-II, lors de la 20e journée de Ligue 1.Cette première victoire en championnat depuis cinq journées et un succès contre le Paris Saint-Germain (1-0) le 29 novembre dernier lors de la 14e journée, va offrir du répit à l’entraîneur Sébastien Pocognoli, dont les choix ont été payants.Comme prévu, il a donné de la continuité au schéma tactique mis en place contre la Juventus Turin (0-0), mercredi soir en Ligue des champions. Son capitaine, Denis Zakaria a de nouveau démarré défenseur central, dans un axe à trois, avec Thilo Kehrer à sa gauche et Jordan Teze à sa droite. Cette base a solidifié un ensemble devenu plus hermétique qu’à l’accoutumée. D’ailleurs, Monaco n’a plus encaissé de but depuis trois rencontres, ce qui n’était jamais arrivé cette saison, ni la saison dernière. Certes, l’équipe de la Principauté reste plantée à la 10e place au classement, mais avec 27 points, elle revient à quatre unités de son adversaire du soir. L’équipe d’Habib Beye, complétement dominée, confirme ses difficultés actuelles après sa défaite à domicile contre Lorient la semaine dernière (0-2).Il faudra que les Rennais montrent autre chose mardi soir pour éliminer Marseille au Stade Vélodrome en 8e de finale de Coupe de France. Monaco, pour sa part, se déplacera le surlendemain à Strasbourg pour viser la qualification en quarts de finale dans cette même compétition. Et confirmer ainsi sa nouvelle solidité. Face à Esteban Lepaul et Breel Embolo, l’arrière-garde monégasque a eu fort à faire. Mais elle a répondu présent, notamment Zakaria, décidément très à l’aise à un poste où sa vitesse et ses qualités athlétiques font merveille. -8e but de Fati cette saison-Dans ces conditions, avec une équipe moins ouverte sur chaque attaque adverse, l’équilibre monégasque a été meilleur. Et comme le pressing des joueurs offensifs a été bon, Monaco s’est rapidement montré dangereux.D’abord, Zakaria, seul à l’entrée de la surface a dévissé sa reprise (12e). Zakaria, encore lui, s’est ensuite de nouveau projeté. Mais sa frappe enroulée à ras-de-terre a été repoussée par le poteau de Brice Samba (16e).Certes, Rennes s’est bien offert une opportunité par Mahdi Camara. Mais Philipp Köhn a veillé (18e). Ce fut la seule véritable occasion du match.Car Monaco a poursuivi sa domination. Le décalage de Folarin Balogun pour Ansu Fati a été parfait. Après un contrôle, l’international espagnol a frappé du droit entre les jambes de Samba pour inscrire son 8e but de la saison, son 7e en L1 (1-0, 33e).Après la pause, Maghnès Akliouche a remplacé le buteur, légèrement touché. Il a fallu cinq minutes pour que l’international français double la mise, à la suite d’une frappe de Kassoum Ouattara sur le poteau, et d’un raté d’Aleksandr Golovin, devenu passeur décisif par chance (2-0, 50e).Toujours sérieux, les Monégasques ont assuré la victoire à la suite d’un contre parfaitement mené, Mika Biereth plaçant le jeune Mamadou Coulibaly sur orbite. Ce dernier a marqué entre les jambes de Samba, une constante de la soirée (3-0, 60e). La démonstration a été totale lorsque, à la 89e minutes, le jeune Belge Stanis Idumbo a scellé la marque (4-0, 89e).