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Foot: hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 lors de France-Ukraine

Un hommage a été rendu, avant et pendant le match France-Ukraine, aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Saint-Denis et à Paris qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, jeudi au Parc des Princes.Une minute de silence a été observée avant cette rencontre décisive pour les qualifications au Mondial-2026. A la 13e minute, les spectateurs ont allumé leurs téléphones portables tandis que la Tribune Boulogne se parait de tifos bleu-blanc-rouge avant que tout le stade n’entonne La Marseillaise.    Les joueurs et l’encadrement français portent par ailleurs l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.Mercredi en conférence de presse, le capitaine Kylian Mbappé avait souhaité saluer la mémoire des victimes des attentats au nom des Bleus.    “On voulait avoir une pensée pour toutes les personnes qui ont perdu leurs proches, qui ont pu être touchées, blessées, que ce soit mentalement ou physiquement. On veut faire comprendre aux Français que malgré le fait qu’il y ait une qualification à la Coupe du monde qui se joue, il y a des choses bien plus importantes. Et la commémoration de cette journée en fait partie. On n’est pas déconnecté de ça”, a expliqué Mbappé.kn/cyj

Mondial-2026: les Bleus à une victoire de l’Amérique

L’équipe de France n’est plus qu’à un pas d’une qualification pour le Mondial-2026, un succès contre l’Ukraine, jeudi au Parc des Princes, étant suffisant pour valider son ticket pour la phase finale, la dernière de Didier Deschamps à la tête des Bleus. Le dénouement est tout proche pour les Tricolores qui vont tenter de terminer le travail à Paris et de ne pas étirer le suspense jusqu’à l’ultime rendez-vous du groupe D, dimanche en Azerbaïdjan.Même si le sélectionneur Didier Deschamps doit composer de nouveau avec une infirmerie bien garnie (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot), il possède assez d’arguments pour éviter une mauvaise surprise contre une formation que ses joueurs avaient facilement dominée en Pologne (2-0) le 5 septembre, et obtenir ainsi le précieux sésame pour l’évènement organisé aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Pour motiver ses troupes, Deschamps pourra toujours invoquer le souvenir du 19 novembre 2013 quand les Français, battus 2-0 à Kiev en barrages aller, avaient réussi à renverser une situation bien compromise en l’emportant 3-0 au retour au Stade de France pour accéder à la Coupe du monde 2014. Une soirée magique et fondatrice pour un technicien nommé à peine un an et demi auparavant. Mais contrairement à 2013, les Français ne sont absolument pas dos au mur et la perspective d’un déplacement en Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, pour conclure la campagne qualificative, les déleste forcément d’une trop grande pression.Il faudra juste demander à la sono du Parc des Princes d’avoir le bon goût de ne pas diffuser “L’Amérique” de Joe Dassin avant le coup d’envoi, contrairement au match France – Israël du 13 octobre 1993 (défaite 3-2), prélude au crash monumental du 17 novembre 1993 face à la Bulgarie (2-1) qui avait privé les hommes de Gérard Houllier du Mondial-94 aux USA. Avec trois points d’avance sur l’Ukraine à deux journées de la fin, la France possède un matelas confortable en tête de son groupe pour ne pas revivre le même cauchemar et offrir un septième et ultime tournoi international à Didier Deschamps avant son départ l’été prochain. Nul doute que le sélectionneur, qui a connu le fiasco de 1993 sur le terrain, saura comment prémunir ses joueurs de tout excès de confiance. “On a conscience de l’importance du match. Mais la qualification dépend de nous”, a déclaré le technicien jeudi. Le capitaine Kylian Mbappé a de son côté appelé ses coéquipiers à “être courageux”. “Il n’y a qu’une seule option, c’est la victoire”, a-t-il ajouté.- Hommage aux victimes du 13 novembre 2015 -Les prestations mitigées des Bleus en octobre (victoire poussive face à l’Azerbaïdjan 3-0, nul en Islande 2-2) incitent toutefois à la prudence. D’autant que si la superstar Mbappé et le Bavarois Michael Olise rayonnent, il faudra bâtir une animation offensive sans Dembélé ni Doué et un entrejeu inédit.Rayan Cherki, revenu de blessure et qui effectue d’excellents débuts à Manchester City, devrait ainsi avoir une carte à jouer en attaque alors que le désormais incontournable Manu Koné pourrait être associé au revenant et vétéran N’Golo Kanté (34 ans) au milieu en l’absence de Tchouaméni et Rabiot.Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, la soirée sera aussi l’occasion d’un hommage aux victimes et une minute de silence sera observée avant la rencontre. Une bâche avec la mention “Football for Peace” sera déployée dans le rond central et les joueurs et l’encadrement français porteront l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.”On voulait avoir une pensée pour toutes les personnes qui ont perdu leurs proches, qui ont pu être touchées, blessées, que ce soit mentalement ou physiquement. On veut faire comprendre aux Français que malgré le fait qu’il y ait une qualification à la Coupe du monde qui se joue, il y a des choses bien plus importantes. Et la commémoration de cette journée en fait partie. On n’est pas déconnecté de ça”, a expliqué Mbappé jeudi.

Equipe de France: on attend les étincelles de Cherki

Rayan Cherki, qui n’a pas pu confirmer ses débuts réussis en sélection en juin en raison d’une blessure, a une nouvelle chance de briller dans un match crucial jeudi (20h45) contre l’Ukraine où la France peut décrocher son billet pour le Mondial-2026.Une place à prendre. Les absences d’Ousmane Dembélé et Désiré Doué laissent une place au dribbleur lyonnais, qui a produit ses premières étincelles avec Manchester City depuis son retour de blessure qui l’a privé des rassemblements de septembre et octobre.La complicité qu’il est en train de nouer avec Erling Haaland chez les Citizens laisse imaginer le même genre de connexion avec son avant-centre chez les Bleus, Kylian Mbappé.Les deux figuraient dans la même équipe – les chasubles orange – à l’entraînement mardi soir, ils ont perdu le match contre les bleus ciel, mais se sont trouvés.”J’espère que demain (jeudi) on ne jouera pas comme on a joué hier, plaisante le capitaine. En sélection, on n’a pas le temps pour les automatismes, mais s’il joue, il sait ce qu’il doit faire, je pense qu’il a les qualités pour le faire, à Manchester, ça se passe bien, il connaît une adaptation express, ce qui n’est pas donné à tout le monde”.- Meilleur en joker ? -“En équipe de France aussi il s’était bien adapté avant qu’il ne se blesse, il avait montré des choses intéressantes”, ajoute le Kyk’s.Lors de ses deux premières sélections, pendant la Finale à quatre de la Ligue des nations, Cherki avait réussi une entrée percutante contre l’Espagne (défaite 5-4) avec un but – sur une passe de Mbappé – et une passe décisive pour Randal Kolo Muani.Titularisé au match suivant, il avait moins brillé mais les Bleus avaient battu l’Allemagne (2-0). De quoi alimenter sa réputation de joker, meilleur en sortie de banc.Par exemple, dès son arrivé à City au début de l’été, il avait réussi ses premiers but et passe décisive comme remplaçant, au Mondial des clubs. En Premier League comme en Ligue des champions, contre Dortmund le 5 novembre, il a aussi marqué en rentrant en jeu.Ces deux dernières semaines, de retour de deux mois de blessure à une cuisse, il a fait gonfler ses stats en trois matches: un but et un assist contre Swansea en Coupe de la Ligue, deux passes décisives pour Haaland contre Bournemouth en Premier League et le but contre le Borussia.Pep Guardiola l’a alors bombardé titulaire pour la première fois dans un gros match, contre Liverpool. City a gagné 3-0 mais Cherki a probablement été l’attaquant le moins en vue.- “Un don” -Cherki n’offrait pas l’abattage nécessaire notamment défensivement. Son entraîneur Guardiola a fait l’éloge “d’un joueur de la rue” hermétique à toute “pression”, mais il a demandé à sa recrue française de ne “pas toujours faire des choses exceptionnelles”.En sélection, on compte aussi sur ses replis défensifs. “Dans le foot moderne, on ne peut pas se permettre de perdre un joueur quand on n’a pas le ballon, il y a des efforts à faire”, prévient Didier Deschamps.Le technicien souligne également que “Rayan est capable d’être décisif dès le début, même si dans l’absolu, je dis bien dans l’absolu, c’est en fin de match, avec la fatigue de l’adversaire, qu’un joueur technique comme lui peut avoir un avantage”Pour Mbappé, Cherki “est un talent spécial. Il a un don qu’il est en train d’exploiter, ce talent inné et très spectaculaire”.Le capitaine ajoute que le Sky Blue “s’est très bien intégré dans le groupe, comme il s’est très bien intégré à Manchester City, ce qui n’est pas facile. On voit qu’il a déjà créé une connexion spéciale avec son numéro 9″.”C’est un mec bien avec des qualités incroyables, a commenté Haaland. Nous devons l’aider, avec son esprit libre de N.10, à faire des passes pour moi, pour les attaquants.” Comme avec les Bleus.

Mondial-2026: l’Italie ne perd pas son temps à rêver

A moins d’un sacré concours de circonstances, l’Italie devra passer pour disputer le Mondial-2026 par les barrages fin mars, que son sélectionneur Gennaro Gattuso entend déjà préparer contre la Moldavie jeudi et la Norvège dimanche.Lorsqu’ils entreront sur la pelouse du stade Zimbru de Chisinau jeudi soir, les joueurs de la Nazionale sauront si leur infime espoir de finir premiers du groupe I, a pris de l’épaisseur ou, au contraire, s’est encore amenuisé.La Norvège, leader avec trois points d’avance sur l’Italie et un score parfait de 18 points en six matches, en aura fini avec sa rencontre à domicile contre l’Estonie.Si Erling Haaland et ses coéquipiers, en quête d’une première participation à un Mondial depuis 1998, battent comme attendu les Estoniens (4e avec quatre points en sept matches), ils auront un pied et plus aux Etats-Unis, Canada et Mexique.Tout autre résultat qu’une victoire redonnerait en revanche espoir à l’Italie qui pourrait se qualifier directement in extremis en battant la Moldavie (5e, un point) jeudi, puis la Norvège trois jours plus tard à San Siro.Même en cas de victoire norvégienne jeudi, il existe un autre scénario, plus improbable encore: l’Italie écrase la Moldavie et la Norvège en marquant assez de buts pour devancer la sélection scandinave grâce à sa différence de buts, actuellement nettement en faveur des Norvégiens (+26, contre +10 à l’Italie).Sans surprise, Gennaro Gattuso n’a, assure-t-il, pas perdu son temps à échauffauder toutes les combinaisons possibles qui pourraient offrir dès cette semaine à l’Italie sa première participation à une Coupe du monde depuis 2014.- “Se concentrer sur nous” -“On doit se concentrer sur nous, pas sur ce que peut faire la Norvège”, a insisté en conférence de presse l’ancien milieu de l’AC Milan.”Je veux voir une implication maximale, je veux qu’on poursuive ce qu’on a débuté en septembre”, a ajouté “Rino”.Depuis qu’il a succédé à Luciano Spalletti, remercié après la déroute italienne à Oslo (3-0) début juin, Gattuso n’a connu que la victoire, quatre en quatre matches avec pas moins de seize buts marqués et seulement quatre encaissés.Contre la Moldavie, 156e au classement Fifa, le patron des Azzurri, privé de Nicolo Barella, suspendu, et de son prolifique buteur Moise Kean, blessé, a prévu de donner du temps de jeu “à ceux qui n’en ont pas eu beaucoup”.”Ce sera un match difficile, car piégeux par excellence”, a-t-il fait mine de croire.Trois jours plus tard, ce qui aurait pu être la “finale” du groupe I ne pourrait être plus qu’un match pour sauver l’honneur, mais important en vue des barrages qui ont coûté si cher à l’Italie pour les deux dernières Coupes du monde.”On sait que cette Norvège peut nous poser des problèmes, avec sa vitesse, son impact physique, son football exceptionnel”, a souligné le sélectionneur.Gattuso va retrouver à cette occasion San Siro, un stade qu’il connaît bien: “Mais cela ne m’émeut pas, j’y ai joué pendant 14-15 ans, j’y ai beaucoup de souvenirs, mais il y a tellement de choses auxquelles je dois penser”, a-t-il balayé.Décidément, l’Italie version Gattuso ne s’emballe pas et garde les pieds sur terre.

Ligue des Champions féminine: le PSG à la peine chute à Manchester

Le Paris Saint-Germain n’a toujours marqué aucun point après trois journées de phase de ligue, après s’être incliné mercredi à Old Trafford (2-1) contre Manchester United en Ligue des champions.Il y a urgence. Balayé 4-0 à Wolfsburg, surpris à domicile 2-1 par le Real Madrid, et battu par United, le Paris Saint Germain est toujours au point mort à la mi-parcours des phases de ligue.Dominées d’entrée de jeu par des Mancuniennes plus agressives, qui ont ouvert le score grâce à l’internationale française Melvine Malard (31e), les Parisiennes ont remis les compteurs à zéro en égalisant peu avant la pause sur un bijou d’Olga Carmona, dont la frappe croisée du gauche a trouvé avec autorité la lucarne de Middleton-Patel (45+3e, 1-1).Jusqu’alors convaincantes face à la meilleure défense de Ligue des champions, les joueuses de Paulo Cesar se sont retrouvées en difficulté lorsqu’une tête bien placée de Fridolina Rolfö (58e, 2-1), suivie d’une frappe en angle fermé de Malard – repoussée in extremis par Earps – ont permis aux Mancuniennes de reprendre le contrôle de la rencontre.Tentant d’arracher l’égalisation jusque dans les dernières minutes, les Franciliennes pourront regretter leur manque de réalisme et de précision alors qu’elles ont trouvé à deux reprises les montants de Middleton-Patel (2e, 46e).- “Plus d’occasions que l’adversaire ” -“En première mi-temps on prend un but qui vient un peu sans raison, c’est dur dans un match comme ça, on ne peut pas se le permettre”, a réagi la milieu de terrain Jackie Groenen au micro de l’Equipe TV.Ce match frustrant face à l’un des trois leaders de la Ligue des champions, avec Barcelone et l’OL Lyonnes (9 points), confirme toutefois l’embellie aperçue en championnat (trois victoires consécutives). “On a eu plus d’occasions que l’adversaire mais on n’a pas concrétisé (…) On ne peut pas être fiers de ce que l’on a fait en Ligue des champions après trois journées mais il faut continuer, je suis fier de mes joueuses ce soir”, a relevé Paulo CésarLes Parisiennes recevront le Bayern Munich (6e) le 20 novembre, avant d’enchaîner contre l’OH Louvain (9e) le 9 décembre. Deux matches où l’erreur ne sera plus permise pour ne pas compromettre leurs chances et accrocher une place de barragiste.