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Mondial-2026: l’Italie vient à bout de la Moldavie et fait patienter la Norvège

L’Italie est maintenant fixée: après sa laborieuse victoire contre la Moldavie (2-0) jeudi, il lui faudra battre la Norvège dimanche par au moins… 9 buts d’écart pour décrocher sa qualification directe pour le Mondial-2026.Depuis qu’il a pris ses fonctions de sélectionneur de la Nazionale en remplacement de Luciano Spalletti, Gennaro Gattuso savait que terminer à la première place du groupe I, après le camouflet d’Oslo (défaite 3-0) début juin, serait difficile.Cette mission est désormais quasiment impossible. L’Italie, déjà assuré depuis la fenêtre d’octobre de terminer au pire 2e, a pourtant remporté ses six derniers matches, mais sa différence de buts avec le leader norvégien, son prochain adversaire, est rédhibitoire, même si les Azzuri devaient battre Erling Haaland et ses coéquipiers dimanche à San Siro.Après sa victoire face à l’Estonie, grâce à des doublés de Haaland et d’Alexander Sorloth, la Norvège totalise 21 points, soit trois de plus que l’Italie.Même en cas de victoire pour revenir à égalité de points, la Nazionale, avec sa différence de buts de +12, contre +29 à la Norvège, devra probablement se contenter de la deuxième place, et donc disputer fin mars des barrages, qui lui ont été fatals pour les deux dernières Coupes du monde (2018, 2022).Gattuso ne se faisait de toutes façons guère d’illusions. C’est aussi pour cela qu’il a fait tourner son effectif en laissant son gardien titulaire Gianluigi Donnarumma sur le banc et en remaniant son attaque portée pour ce match par le revenant Gianluigi Scamacca et par Riccardo Orsolini.Dans cette configuration expérimentale, l’Italie a sans surprise manqué de repères et mis du temps à trouver la bonne carburation.Il a fallu attendre la 88e minute pour que Gianluca Mancini libère la dizaine de tifosi venus à Chisinau et écoeure les Norvégiens, virtuellement qualifiés jusque là pour leur première Coupe du monde depuis 1998.Le grand espoir italien Francesco Pio Esposito a ajouté un second but dans le temps additionnel (90e+2).”Les matches faciles n’existent plus, si vous vous attendiez qu’on remporte ce match 11-1 comme la Norvège l’avait fait, vous vous êtes trompés. Je suis très satisfait de mon équipe”, a déclaré Gattuso, agacé.”On a fait ce qu’on devait faire, on a donné du temps de jeu à des joueurs qui ne jouent pas beaucoup et on va de l’avant”, a insisté “Rino”, qui a enchaîné cinq victoires en autant de matches depuis sa nomination.

Mondial-2026: les Bleus et Mbappé écrasent l’Ukraine et obtiennent leur visa pour l’Amérique

Les Bleus verront l’Amérique. Portée par sa superstar Kylian Mbappé, auteur d’un doublé et héros du match, l’équipe de France a réussi sa mission et a brillamment décroché son billet pour le Mondial-2026 en écrasant l’Ukraine (4-0), jeudi au Parc des Princes.Les joueurs de Didier Deschamps avaient besoin d’un succès pour assurer leur présence à la Coupe du monde, organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada et ils ont parfaitement rempli leur contrat à une journée du terme de la campagne qualificative. Au cours d’une soirée au caractère décisif, il fallait forcément que la délivrance vienne des pieds d’un joueur majeur. Comme un symbole et alors que les Français s’enlisaient dans une domination stérile et sans saveur, c’est le capitaine Mbappé qui s’est une nouvelle fois mué en sauveur en transformant après la pause un penalty sifflé pour une faute de Taras Mykhavko sur Michael Olise (55e). Sa panenka, puis son but inscrit de près (83e), qui ont expédié les siens à la Coupe du monde, resteront forcément dans les annales.  Le N.10 a ainsi été exact au rendez-vous, fortifiant encore peu plus son aura et se rapprochant, avec 55 buts en 94 sélections, du record d’Olivier Giroud (57).   Michael Olise, auteur de sa 4e réalisation en 13 apparitions sous le maillot bleu (76e), et Hugo Ekitike, qui a ouvert son compteur sur le plan international (88e), ont aussi participé à la fête. Le déplacement en Azerbaïdjan, dimanche, sera donc sans enjeu et permettra sans doute au sélectionneur de donner du temps de jeu aux remplaçants. Le technicien de 57 ans peut déjà commencer à se projeter vers sa 7e et dernière phase finale et savourer son sans-faute, lui qui n’aura manqué aucun tournoi depuis sa nomination en 2012. Avant de passer la main, probablement à l’icône Zinédine Zidane, grandissime favori pour lui succéder, Deschamps tentera de perpétuer sa légende en ramenant une troisième étoile pour le football tricolore. Il sera auparavant attentif au tirage au sort, prévu le 5 décembre à Washington, qui déterminera les adversaires de la France au 1er tour.            – La jeunesse triomphante -La quête du précieux sésame pour le prochain Mondial aura été finalement assez aisée dans une poule largement à la portée de Kylian Mbappé et de sa bande. Même confrontée à une litanie de blessures à chaque rassemblement, la France n’a pas réellement eu à forcer son talent pour s’extraire d’un groupe D sans véritable adversaire à sa taille (Ukraine, Islande, Azerbaïdjan). Avec un effectif sans cesse remodelé, surtout en attaque, elle a été par moments poussive et jamais vraiment flamboyante mais l’essentiel est sauf.  Le match face aux Ukrainiens a pour une fois dérogé à la règle. On attendait des Tricolores qu’ils emballent la rencontre, la venue de l’Ukraine ayant réveillé le souvenir du barrage retour du 19 novembre 2013 pour l’accession à la Coupe du monde 2014, un match fondateur pour le sélectionneur (3-0). Si avant le penalty de Mbappé, ses joueurs n’avaient été que très rarement à la hauteur de l’évènement, ne parvenant pas à faire vibrer le Parc des Princes, l’ouverture du score du capitaine a ouvert en grand les vannes de l’attaque et les éléments offensifs s’en sont donnés à coeur joie après la pause. En l’absence de trois joueurs de poids en attaque (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram), Deschamps avait confié l’animation du jeu à Rayan Cherki dans un 4-2-3-1 devenu depuis le début de l’année le schéma préférentiel des Bleus.L’apport de l’ex-Lyonnais, qui effectue des débuts très prometteurs à Manchester City et fêtait seulement sa 3e sélection à 22 ans, a été globalement assez pauvre, loin de son entrée fracassante parmi les internationaux en demi-finales de la Ligue des nations contre l’Espagne en juin dernier (défaite 5-4 avec un but et une passe décisive). Mais qu’importe pour Deschamps qui a pu compter sur un Bradley Barcola en jambes, un Ekitike très mordant après son entrée et un Olise toujours aussi précieux, une jeunesse parfaitement emmenée par un grand Mbappé. Autant d’atouts dans la besace du sélectionneur en vue de la Coupe du monde. Vivement 2026.