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Ligue 1: classique capital pour le PSG et l’OM

Plus incertain cette saison, à l’image de la défaite du Paris SG en septembre au Vélodrome, le “classique” de la Ligue 1 s’annonce brûlant dimanche entre l’équipe de la capitale et l’OM, deux clubs qui ont besoin de points et de se rassurer.Cela faisait longtemps que les duels entre les deux rivaux n’avaient pas été aussi disputés que cette saison: victoire de l’OM au Vélodrome (1-0) en L1 lors de la phase aller en septembre et succès étriqué du PSG lors du Trophée des champions disputé début janvier au Koweït, au bout de la séance des tirs au but (2-2, tab 4-1).L’écart entre le champion de France et d’Europe et l’OM, toujours très conséquent du point de vue statistique, s’est donc considérablement réduit cette saison. En septembre, les Marseillais avaient d’ailleurs mis fin à 14 ans sans succès à domicile face au PSG en championnat.”L’OM a une très bonne équipe, avec beaucoup de joueurs de qualité, un très bon entraîneur, une idée de jeu d’attaque, en ce sens ils ont une équipe similaire à nous”, a déclaré samedi Luis Enrique, l’entraîneur parisien.”Nous savons l’importance de ce match particulier pour nos supporters”, a-t-il ajouté.Au Parc des Princes, la dernière victoire de l’OM remonte à septembre 2020 et la précédente à 2010. Mais comme en septembre dernier, les joueurs de Roberto De Zerbi pourraient de nouveau surprendre leur vieux rival.”C’est toujours difficile de comprendre la bonne façon de jouer contre eux. On a fait deux grands matches cette saison et eux aussi ont fait un bon match au Koweït”, a estimé le coach marseillais vendredi.- Moins de peur -“On se prépare pour pouvoir gagner. Mais il n’y a pas de recette et je ne suis pas cuisinier”, a-t-il insisté. Mais “l’ambition de gagner à Paris, on doit tous l’avoir”, avait-il aussi prévenu mardi soir.”On a une autre opportunité et c’est un peu comme une revanche. J’espère qu’on sera prêts pour ce défi”, a aussi lancé le très polyvalent et très performant Timothy Weah, qui retrouve son club formateur.Au delà de la rivalité historique, Paris et Marseille vont jouer gros dimanche soir (20h45) en clôture de la 21e journée, dans l’ambiance incomparable d’un “classique”. Car le PSG, leader avec 48 points, n’a plus tout à fait les certitudes du printemps 2025, comme en témoignent des derniers matches poussifs à Strasbourg (2-1) et Auxerre (1-0), ou contre Newcastle (1-1) et le Sporting Portugal (défaite 2-1). Avec un nombre de points quasiment identique à celui de la saison dernière au même moment, le PSG est cette fois mis au défi par Lens, deux petits points derrière, qui affronte samedi Rennes (17h00).Le jeu est moins fluide, la possession plus stérile et les attaquants moins fringants à l’image d’Ousmane Dembélé et Désiré Doué, et le PSG fait donc moins peur à ses adversaires, d’autant que Luis Enrique devra encore faire sans plusieurs cadres.-  Ambiance apaisée à l’OM -Expulsé à Strasbourg dimanche, Achraf Hakimi est suspendu alors que Fabian Ruiz (contusion genou gauche contre le Sporting) et Khvicha Kvaratskhelia (entorse cheville contre Newcastle) sont incertains. Dans les buts, Lucas Chevalier avait vécu un premier “classique” compliqué en septembre avant de jouer son match référence lors du Trophée des champions début janvier. Mais depuis, tout a changé et Matveï Safonov est le favori pour être aligné dimanche. De leur côté, les Phocéens – qui devraient être au complet – sont capables du meilleur comme du pire ces derniers temps. Ils oscillent entre performances très solides (Lens en L1, Trophée des champions) et matchs littéralement catastrophiques (Nantes en L1, Bruges en C1) ou très moyens (Liverpool).Ils prennent en outre toujours trop de buts en fin de match, à l’image du nul 2-2 concédé samedi sur la pelouse du Paris FC.A cause de cette inconstance chronique qui met la pression sur De Zerbi, le club a encore connu des turbulences la semaine dernière et sa troisième place est précaire, menacée par Lyon. Mais la victoire en Coupe de France contre Rennes (3-0) a fait du bien, comme la réunion de lundi avec les supporters, et l’ambiance générale a paru plus apaisée vendredi.

Ligue 1: Lyon grimpe sur le podium malgré l’exclusion d’Endrick

En allant l’emporter à Nantes (1-0), Lyon a provisoirement pris la troisième place du classement de Ligue 1, malgré l’exclusion  d’Endrick à l’heure de jeu, samedi, lors de la 21e journée.Avec 42 points, l’OL prend trois longueurs d’avance sur l’OM qui a une bien meilleure différence de buts mais qui ira dimanche affronter le Paris SG avec l’obligation de l’emporter s’il veut remonter sur le podium.Cette défaite laisse en revanche Nantes à la 16e place de barragiste virtuel avec 14 points, soit un de plus qu’Auxerre et Metz, le duo de queue de classement.Face à des Nantais qui ont frappé à trois reprises sur les montants de Dominik Greif, les Gones ont souffert par moments, notamment après l’exclusion d’Endrick. La star brésilienne prêtée par le Real Madrid a reçu un carton rouge direct à l’heure de jeu pour un coup de pied volontaire sur l’arrière de la cheville de Dehmaine Tabibou, sorti sur blessure après ce geste.Soumis à un traitement musclé de la défense nantaise, le N.9 lyonnais, averti dès les premiers instants du match pour un geste d’humeur, a d’abord reçu un deuxième jaune avant que l’arbitre Mathieu Vernice ne visionne les images et le transforme en rouge direct, qui fait risquer une sanction plus lourde.- 10e but de Sulc -Jusque-là, Lyon avait plutôt dominé le match, faisant valoir une technique supérieure et un plan de jeu mieux maîtrisé, mais avec un manque de tranchant dans les 20 derniers mètres.Alfonso Moreira a bien fait briller Anthony Lopes, auteur d’un joli réflexe du bout du pied sur une frappe écrasée de l’ailier (19e), avant que le portier ne s’interpose aussi sur une tentative de près d’Endrick (27e).Mais entre les deux, l’OL a trouvé la faille sur une action presque anodine, Pavel Sulc ayant le bon réflexe de tendre le pied pour dévier un centre-tir à ras de terre de Moreira hors de portée de Lopes (0-1, 25e).En face Nantes, a joué de malchance. Dès la 8e minute, Mohamed Kaba, l’une des recrues hivernales des Canaris, a trouvé l’extérieur du poteau sur une frappe enroulée à l’entrée de la surface.En seconde période, l’entrée en jeu de Youssef El Arabi à la place d’un Mostafa Mohamed transparent, a donné du liant devant.Le Marocain s’est trouvé, à la 51e minute au lancement, au relais et à la conclusion d’un joli mouvement, mais sa tête décroisée a rebondi sur l’intérieur du poteau pour revenir dans les bras d’un Dominik Greif qui n’avait pas bougé.Dans le temps additionnel, c’est une frappe de Herba Guirassy, déviée par Matthis Abline, qui a pris totalement à contre-pied le Slovaque, tout heureux de voir le ballon repoussé pas son montant droit.Mais Lyon ne vient pas d’enchaîner une 12e victoire de rang, toutes compétitions confondues, sans raison. La culture de la gagne — accompagnée parfois par une certaine dose de roublardise — de cette équipe lui ouvre des perspectives très intéressantes pour cette fin de saison.

Espagne: le Barça s’échappe en tête, deux matches reportés

Sérieux face à Majorque (3-0), le FC Barcelone, champion d’Espagne en titre, a conforté sa première place en Liga samedi sur sa pelouse du Camp Nou, repoussant provisoirement le Real Madrid à quatre points.Porté par son attaquant anglais Marcus Rashford, dans tous les bons coups, le Barça (1er, 58 points) a signé une onzième victoire en onze matches à domicile cette saison en championnat grâce à un but opportuniste de Robert Lewandowski (29e, 1-0), une superbe frappe du gauche du prodige Lamine Yamal (61e, 2-0), et un slalom victorieux du jeune Marc Bernal (83e, 3-0).Yamal, gêné depuis le début de saison par une pubalgie, a confirmé son retour en forme avec un match plein et une cinquième réalisation en cinq matches, qui lui permet de franchir la barre des 40 buts sous le maillot blaugrana, à seulement 18 ans.L’entraîneur barcelonais Hansi Flick, privé de ses deux hommes forts Pedri et Raphinha, a lui idéalement préparé le choc face à l’Atlético Madrid jeudi prochain en demi-finale aller de Coupe du Roi en faisant souffler ses cadres en fin de partie.”Je ne suis pas satisfait de la première mi-temps, nous n’avons pas joué à notre niveau, sans notre dynamisme habituel. Le jeu était trop lent”, a reconnu le technicien allemand après le match. “Mais au final, nous avons trois points de plus, trois buts et aucun encaissé. C’était donc une bonne journée”, a-t-il conclu en souriant.Les Catalans, vainqueurs de 17 de leurs 18 derniers matches toutes compétitions confondues, espèrent désormais un nouveau faux-pas de leurs rivaux madrilènes (2e, 54 points), en déplacement dimanche (21h00) à Valence (16e, 23 points), sans Vinicius Jr, suspendu, ni Jude Bellingham et Rodrygo, blessés.- Colère à Vallecas -Plus tôt samedi, la rencontre entre le Rayo Vallecano (18e, 22 points) et Oviedo (20e, 16 points) a été reportée par précaution en raison de l’état impraticable de la pelouse de Vallecas, provoquant la colère du promu asturien, qui réclame une victoire par forfait.Les joueurs du Rayo, soutenus par leur staff, avaient appelé vendredi via un communiqué de l’AFE, le Syndicat des Footballeurs Espagnols, à de meilleures conditions de travail, critiquant notamment l’état de leur stade, de leur pelouse et de leur centre d’entraînement.Plusieurs centaines de supporters, privés de match et inquiets de la gestion du club, ont manifesté devant leur stade en réclamant la démission de leur président Raul Martin Presa, critiqué pour son projet de construire une nouvelle enceinte, en dehors du quartier populaire madrilène.Une deuxième rencontre de cette 23e journée, prévue à 18h30 entre le Séville FC (14e, 24 points) et Gérone (12e, 25 points), ainsi qu’une rencontre de deuxième division opposant Cadix à Almeria, ont également été reportées à cause des fortes intempéries en Andalousie, frappée par la tempête Marta.Toujours invaincue en 2026 et totalement relancée depuis l’arrivée de son nouvel entraîneur américain Pellegrino Matarazzo, la Real Sociedad (8e, 31 points) a pris le dessus (3-1) sur le promu Elche (13e, 24 points) et poursuit sa belle remontée au classement, à trois longueurs de la sixième place, qualificative pour la Ligue conférence.

Angleterre: Arsenal au top, Manchester United et Chelsea puissance 4

Arsenal a joliment conforté sa première place samedi contre Sunderland (3-0) dans une Premier League où les nouveaux entraîneurs de Manchester United et Chelsea, Michael Carrick et Liam Rosenior, ont chacun obtenu un quatrième succès en autant de matches joués.Seul le troisième Aston Villa, parmi les équipes de tête, a marqué le pas sur la pelouse de Bournemouth (1-1).L’équipe d’Unai Emery (3e, 47 points) tourne au ralenti avec une seule victoire sur ses cinq derniers matches de championnat, ce qui la relègue à neuf longueurs du leader Arsenal (56 pts).Les Gunners misent maintenant sur une contre-performance de Manchester City (2e, 47 pts) dimanche dans l’affiche de la 25e journée à Liverpool, le champion sortant, pour rendre leur rêve de titre encore plus réel.Les Londoniens ont affiché toutes leurs qualités en grand, à domicile contre les Back Cats de Régis Le Bris: une défense de fer, une attaque en forme et un banc de remplaçants riche en ressources, malgré les absents du jour (Odegaard, Saka, Merino).Entré en seconde période, l’avant-centre Viktor Gyökeres a inscrit un doublé (66e, 90e+3) pour donner le relief mérité à la victoire enclenchée par Martin Zubimendi (42e, 1-0).Sunderland est “un adversaire vraiment coriace”, très bon pour “briser votre pressing, conserver le ballon” et contre qui il est “très difficile de créer une dynamique”, a résumé l’entraîneur Mikel Arteta. “Je pense que le premier but a vraiment aidé à débloquer cela. Et puis, les +finisseurs+ sont entrés et ont eu immédiatement un impact énorme”.- Man Utd sur un nuage -Le Manchester United souffreteux sous l’ancien manager Ruben Amorim a laissé place à une machine à gagner plaisante à regarder, comme samedi contre Tottenham (2-0) à Old Trafford, où Michael Carrick a obtenu un quatrième succès en autant de matches.L’ancien joueur emblématique du club a réinstallé une défense à quatre, relancé le jeune milieu Kobbie Mainoo et placé Bruno Fernandes un cran plus haut, dans sa position préférentielle.”Michael est arrivé avec les bonnes idées, il a donné aux joueurs des responsabilités et de la liberté sur le terrain”, a résumé le capitaine portugais sur TNT Sports.Le meneur des Red Devils a tiré un corner malin, joué court avec Mainoo, sur le premier but signé Bryan Mbeumo (38e) et s’est chargé du second (81e).Le capitaine adverse, Cristian Romero, a lui abandonné ses coéquipiers, dans tous les sens du terme, en récoltant un carton rouge très tôt (29e).La pression devient écrasante pour l’entraîneur Thomas Frank, privé de victoire depuis sept matches en Premier League et coincé à la 14e place.- Chelsea enchaîne -Manchester United (4e, 44 pts) revient à trois points d’Aston Villa et resté talonné par Chelsea (5e, 43 pts).Les Blues de Liam Rosenior, l’ex-entraîneur de Strasbourg, ont concassé la lanterne rouge Wolverhampton (3-1) dès la première période avec trois buts, dont deux sur pénalty, signés Cole Palmer (13e, 35e, 38e).L’avant-dernier Burnley (19e, 15 pts) a perdu 2-0 samedi le match à ne pas perdre contre le premier relégable West Ham (18e, 23 pts), à domicile de surcroît.Les visiteurs ont été mis sur orbite après moins d’un quart d’heure par un nouveau but de Crysencio Summerville. L’attaquant néerlandais a marqué dans chacun de ses cinq derniers matches avec West Ham, après n’avoir mis qu’un but dans ses 38 premières apparitions.Le club de l’est londonien revient à seulement trois longueurs de Nottingham Forest (17e, 26 pts), première équipe au-dessus de la zone rouge.Everton est venu s’imposer 2-1 à Fulham et apparaît à une inattendue huitième place avec 37 points, deux de moins que le rival voisin Liverpool (6e, 39 pts).En fin de journée, Brentford (7e, 39 pts) s’est intercalé entre eux deux grâce à la victoire 3-2 obtenue sur le tard à Newcastle (12e, 33 pts). Il s’agit de la troisième défaite de suite en championnat pour les Magpies, battus à la 85e minute par un dernier but signé Dango Ouattara.