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Ligue des champions: Désiré Doué, à la recherche du grand rendez-vous

Si brillant et si important au printemps dernier avec le PSG, Désiré Doué peine à convaincre depuis son retour de blessure, manquant parfois de simplicité dans le jeu, mais les grandes échéances à venir pourraient l’inspirer pour lancer enfin sa saison. Le match décisif de la phase de ligue de Ligue des champions face à Newcastle au Parc des Princes mercredi (21h00) constitue pour l’ancien Rennais le meilleur moment pour retrouver toute sa puissance et son sang froid dans la surface. Lui qui aime tant les grands rendez-vous, à l’image de son doublé en finale de Ligue des champions en mai (5-0) contre l’Inter Milan. Pas épargné par les pépins physiques depuis le début de cette saison (mollet puis cuisse) qui l’ont éloigné des terrains plus de deux mois, Désiré Doué ne montre pas cette impression de plénitude dans le jeu qui lui a valu de remporter une flopée de récompenses individuelles dont le Golden Boy 2025 (meilleur joueur de 21 ans). Mais cet obsédé du foot, qui a une hygiène de vie très saine, selon une source proche du vestiaire, garde de bonnes statistiques, meilleures que celles de la saison dernière: sur 18 matches joués, il a été décisif à 11 reprises dont six buts. “Oui, je me sens très, très bien, je bosse très bien au club aussi, voilà j’ai repris il n’y a pas longtemps après mes blessures, je suis très reconnaissant d’être sur le terrain, c’est important pour moi de pouvoir jouer”, expliquait début janvier l’international français. – Revenir “crescendo” –  Actuellement, même s’il garde toute sa maitrise technique et qu’il semble toujours autant affuté physiquement, il reste moins percutant, moins efficace dans ses dribbles et moins déséquilibrant, retombant parfois dans ses “grigris” comme en début de saison dernière.Son entraineur Luis Enrique n’appréciait pas ses gestes individuels, voulant plus de simplicité, et avait convaincu le joueur de les gommer de son jeu. Mais il semble avoir repris cette habitude ces derniers temps.A l’instar d’Ousmane Dembélé, qui s’est blessé comme lui en première partie de saison, l’objectif est d’être à son meilleur niveau au printemps prochain, lors des grands rendez-vous. Celui de mercredi contre Newcastle est déjà une échéance importante pour le PSG, qui peine à impressionner offensivement depuis plusieurs matches. Au delà du cas de Désiré Doué, les autres attaquants ne traversent pas leur meilleure période, à l’image de Khvicha Kvaratskhelia, moins efficace malgré son but la semaine dernière face au Sporting Lisbonne (défaite 2-1).Bradley Barcola continue d’avoir du déchet dans le dernier geste mais reste celui qui créé le plus de déséquilibre et d’occasions dès qu’il a de l’espace. Même si à force de multiplier les courses à haute intensité tout au long d’une rencontre, il se retrouve moins efficace et avec moins de lucidité devant le gardien adverse.Ousmane Dembélé retrouve, lui, peu à peu son niveau du printemps dernier mais n’a pas encore eu l’occasion de le démontrer en Ligue des champions. 

Ligue des champions: Monaco et Pocognoli à quitte ou double contre la Juve

Une victoire, voire un nul, contre la Juventus Turin, mercredi au Stade Louis-II, permettrait à Monaco, en crise, et à son entraîneur Sébastien Pocognoli, en sursis, de poursuivre leur route en Ligue des champions, mais la dynamique est contraire.Avant de se déplacer à Madrid mardi dernier, Monaco possédait une première balle de qualification. Résultat: le capitaine Denis Zakaria et les siens ont été balayés par le Real et Mbappé (6-1). Et désormais, c’est un quitte ou double que joue l’équipe de la Principauté. Avec neuf points récoltés en sept journées et une différence de buts exécrable (-6), elle occupe la 21e place du classement de la phase de ligue, avec très peu de marge pour rester parmi les 24 qualifiés.Il faudrait un improbable concours de circonstances favorables pour que Monaco puisse passer malgré une défaite, même minime, contre la Juventus Turin, habituée à faire plier les Rouge et Blanc.La Vieille Dame, qui est déjà qualifiée pour les barrages, a toujours sorti Monaco de la compétition: deux fois en demi-finale (1998 et 2017) et une fois en quarts de finale (2015). Ce serait donc un exploit de l’emporter pour Monaco. Le nul permettrait à Pocognoli et ses hommes d’y croire. Il faudrait alors une combinaison d’événements très défavorables, comme la victoire de Copenhague à Barcelone ou celle de Eindhoven contre le Bayern Munich pour ne pas passer.- “Honte” -Mais le Monaco actuel a-t-il le niveau pour tenir tête à la Juventus des internationaux français Kephren Thuram et Pierre Kalulu, des attaquants canadien, Jonathan David, passé par Lille, et belge, Loïs Openda, passé par Lens? Rien n’est moins sûr tant l’équipe est friable dès qu’elle encaisse un but. Alors qu’elle est la plus mauvaise équipe de Ligue 1 sur les neuf dernières journées (4 points, 5 buts marqués, 17 encaissés), que les blessés se multiplient, que ses supporters frondent et se révoltent contre la direction en place, le directeur général Thiago Scuro et le directeur technique Carlos Avina, que son capitaine Zakaria a évoqué sa “honte” après le nul au Havre (0-0) samedi, Pocognoli reste droit face à la tempête.En terre normande, il a estimé avoir vu “des bases positives” au niveau “de l’état d’esprit”. “L’équipe n’a pas lâché et a poussé jusqu’à la fin malgré certains manques, explique-t-il.”On est durs pour chacun parce qu’on peut faire mieux, reconnaît-il. Mais pour le moment, on doit rester soudés. C’était le mot d’ordre des joueurs dans les vestiaires, confirmé par mon ressenti. On doit se servir de ça pour défier la Juventus avec le meilleur état d’esprit. C’est possible de le faire avec ces fondamentaux.”- “L’équipe est derrière lui” -Malgré l’hécatombe de défenseurs centraux -Dier, Mawissa, Salisu et même Faes sont blessés, en plus de Pogba et Minamino-, et le manque de confiance de beaucoup, Zakaria assure qu’un lien fort s’est créé.”Toute l’équipe est derrière le coach, indique le capitaine monégasque. On travaille dur. On sait qu’il est arrivé dans une situation difficile. Même si il n’y a pas les résultats, il fait du très bon travail. En tout cas, nous les joueurs comme tout le club, on est derrière lui et on va tout faire pour gagner les prochains matches.”Mais si Pocognoli est, à 38 ans, encore un jeune entraîneur, il n’est pas tombé de la dernière pluie. Depuis son premier match à la tête de Monaco, le 18 octobre à Angers (1-1), son bilan est mauvais (7 victoires, 4 nuls, 8 défaites, 22 buts marqués, 31 encaissés, toutes compétitions confondues). Il se sait en sursis.”Je suis dans le football assez longtemps pour savoir que les résultats dictent pas mal de choses, conclut l’ex-international belge. Mais il y a toujours la manière. Au Havre, elle était positive dans l’état d’esprit. C’est fondamental pour moi.”Cela sera-t-il suffisant pour qualifier Monaco?

Ligue des champions: Arbeloa défie son mentor Mourinho pour une place en huitièmes

Le nouvel entraîneur du Real Madrid, Alvaro Arbeloa, retrouve mercredi son ancien coach José Mourinho avec l’ambition de confirmer le rebond collectif madrilène et sceller sa qualification directe pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.Le duel annoncé entre l’ex-latéral droit de 43 ans et l’actuel entraîneur de Benfica – dont Arbeloa affirme s’inspirer – a débuté depuis plusieurs jours déjà.Arbeloa, disciple revendiqué du technicien portugais, se dit “mourinhiste” et souligne que le “Special One” a “grandement influencé” son approche du jeu, affirmant cependant que s’il essayait d’être “Mou”, il “échouerait lamentablement”. L’ex-coach du Real (2010-2013), passé par l’Inter Milan, Chelsea ou encore Manchester United, avait semblé critiquer la nomination de son ancien joueur, propulsé sur le banc merengue alors qu’il était à la tête de l’équipe réserve.Mais il l’a encensé mardi. “Chivu (entraîneur de l’Inter) et Arbeloa sont mes fils, pas seulement mes anciens joueurs. Alvaro, du point de vue humain et personnel est l’un de mes joueurs préférés, tous confondus. Pas le meilleur joueur qui ait joué pour moi au Real Madrid, mais certainement l’un des meilleurs hommes”, a-t-il déclaré.”Je lui souhaite le meilleur, il pourraît entraîner n’importe quel club au monde. Je souhaite que les choses se passent bien pour lui. Juste demain j’aimerais que cela n’aille pas, mais ensuite oui. J’aime beaucoup le Real Madrid et j’aime beaucoup Alvaro”, a-t-il poursuivi.- Plus qu’un intérimaire ? -Face à son mentor, qui a laissé une empreinte indélébile à Madrid même s’il n’y a pas remporté la Ligue des champions, Arbeloa a une opportunité presque rêvée de prouver qu’il est à la hauteur de la tâche qui lui a été confiée: aider le Real à retrouver son rang parmi les meilleures écuries européennes.Le Roi d’Europe, 15 fois vainqueur de la compétition, en est à la fois encore assez loin, mais idéalement placé, avec 15 points en sept journées. Et une victoire mercredi lui assurerait de figurer dans le Top 8, synonyme de qualification directe pour les huitièmes de finale.Ce scénario entraînerait l’élimination de Benfica (29e, 6 points), qui a besoin d’un miracle pour arracher une place en barrages.Il pourrait, aussi, précipiter la fin du mandat de José Mourinho, fragilisé depuis plusieurs semaines et qui a jugé sa mission “presque impossible” contre un Real bien plus convaincant dans le jeu sous Arbeloa que lors de ses dernières sorties sous les ordres de son prédécesseur, Xabi Alonso.Le géant espagnol, en crise il y a encore quelques jours après la défaite en finale de Supercoupe d’Espagne contre le Barça (3-2), vient en effet d’enchaîner trois victoires consécutives, dont un carton face à l’AS Monaco (6-1) la semaine passée en Ligue des champions, et un succès solide à Villarreal (2-0).L’élimination honteuse en Coupe du Roi face à Albacete, club de deuxième division, pour la première d’Arbeloa sur le banc, semble avoir servi d’électrochoc à l’armada de stars madrilène, toujours emmenée par un Kylian Mbappé inarrêtable, auteur de 34 buts en 28 matches toutes compétitions confondues.S’il est difficile de jauger l’impact réel de l’approche de l’ancien défenseur sur ces résultats, la presse espagnole, elle, est déjà emballée. “Arbeloa a réussi sa première mission: unifier un vestiaire que l’on disait brisé. Il y a à peine deux semaines, le Real Madrid ressemblait à un casse-tête. (…) Aujourd’hui, l’équipe semble avoir retrouvé son âme”, estime le quotidien sportif Marca. Son prochain défi ? Faire tomber son maître pour confirmer ces promesses et prouver qu’il est peut-être plus qu’un intérimaire.

Ligue des champions: L’OM doit finir le travail à Bruges

Une victoire pour éviter les calculs savants: en cas de succès mercredi sur la pelouse du Club Bruges, l’OM rejoindra à coup sûr la phase à élimination directe de la Ligue des champions, un objectif qu’il n’a plus atteint depuis près de 15 ans.La nouvelle formule de la Ligue des champions n’offre pas beaucoup de certitudes aux clubs qui naviguent au milieu de son interminable classement à 36 rangées. Actuellement 19e, Marseille en a au moins une et sait qu’un succès en Belgique l’enverrait en barrages au mois de février. Avec un match nul, les Marseillais auraient aussi de très bonnes chances de passer le cap, mais sans pouvoir s’épargner quelques coups d’oeil inquiets vers le classement en temps réel.Et même avec une défaite, l’objectif est atteignable, au prix d’une multitude de combinaisons de résultats favorables dans les autres rencontres programmées mercredi.Mais Roberto De Zerbi le répète souvent, il ne joue jamais pour faire match nul et l’OM en fait d’ailleurs très peu. “L’objectif c’est de gagner et basta”, a encore résumé l’Italien mardi en conférence de presse.- “Historique” -Dès samedi, après le convaincant succès des siens face à Lens (3-1), le défenseur marseillais Facundo Medina faisait d’ailleurs du match de Bruges “une finale”, un match à gagner, donc.”J’ai envie de passer ce message au groupe: on doit jouer chaque match à 100%. Après, le résultat, tu ne sais pas, parce que comme l’a dit l’entraîneur du Paris SG, le foot est un sport de merde”, a lâché l’Argentin. “En tous cas, j’espère qu’on va continuer comme ça parce qu’on a une finale mercredi à Bruges”, a-t-il poursuivi.La finale en question n’ouvre que la porte des barrages, car l’OM ne peut plus espérer atteindre le Top 8 qui envoie directement en 8e de finale, mais De Zerbi n’a pas hésité à en faire un rendez-vous qui sort vraiment de l’ordinaire.”On doit retrouver un peu d’énergie parce que mercredi, on a un match historique pour l’OM, comme l’était le Trophée des champions au Koweït”, a ainsi expliqué le coach italien samedi. Et mardi à Bruges, De Zerbi a de nouveau rappelé que la phase à élimination directe de la Ligue des champions n’était pas vraiment l’habitat naturel de l’OM ces dernières saisons.”Ce serait historique déjà pour moi, je n’ai jamais atteint ce stade de la Ligue des champions. Je l’ai jouée avec le Shakhtar Donetsk, mais j’ai été éliminé. C’est le cas aussi pour beaucoup de mes joueurs. Et ça fait longtemps que ça n’est pas arrivé à l’OM”, a-t-il dit.- “ceux de Nantes ou ceux d’Angers” -De fait, le dernier passage marseillais à ces hauteurs remonte à la saison 2011-2012, la dernière de l’ère Didier Deschamps entraîneur. L’OM avait alors éliminé l’Inter Milan en 8e de finale, avant de buter sur l’intouchable Bayern Munich au tour suivant.Pour finir le travail, les Marseillais doivent donc être performants en Belgique, contre une équipe qui n’est pas encore éliminée mais devra absolument gagner pour se qualifier.L’OM pourrait donc avoir quelques espaces et sait que, comme lui, les Belges encaissent beaucoup de buts (45 en 21 matches entre championnat et Ligue des champions).Mais De Zerbi se méfie. “C’est une équipe forte, surtout physiquement. Ils ont battu Monaco (4-1) et ils ont gêné Barcelone (3-3)”, a-t-il rappelé.Mais il est possible que l’entraîneur marseillais se méfie aussi un peu de sa propre équipe et de son irrégularité. “Je m’assois sur le banc et je ne sais jamais si on va être ceux d’Angers (victoire 5-2) ou ceux de Nantes (défaite 2-0)”, avait-il ainsi soupiré après avoir cédé contre Liverpool.

Ligue des champions: le PSG doit défendre son top 8 contre Newcastle

Le PSG doit absolument gagner contre Newcastle et retrouver une efficacité offensive qui lui fait grandement défaut actuellement, mercredi au Parc des Princes, s’il veut être certain de conserver une précieuse place dans le top 8 de la Ligue des champions et ne pas laisser le doute s’installer.Sixième avec 13 points, juste devant son adversaire du soir, le champion d’Europe en titre va batailler lors de cette soirée où tout le monde joue en même temps, tout en surveillant le résultat des autres équipes à égalité de points avec lui (sept dont Newcastle). Sans parler des équipes juste un point derrière (au nombre de deux).Le top 8 permet d’éviter le barrage aller-retour de février entre équipes classées de la 9e à la 24e place, mais aussi de recevoir au retour, au moins en huitième de finale.L’entraîneur Luis Enrique a néanmoins calmé le jeu: “Je signerais pour une défaite ou un match nul, si on me dit qu’ensuite je gagne la Ligue des champions. La véritable Ligue des champions commence ensuite et on est une équipe incroyable en élimination directe”.Il reste que ses hommes avaient tellement bien démarré la phase de ligue (trois victoires) qu’ils pensaient évoluer en toute sérénité. Or une forme de tension est revenue avec le match nul à Bilbao en décembre (0-0) et la défaite sur le fil 2-1 contre le Sporting Portugal la semaine dernière.Luis Enrique a beau avoir alors pesté contre la malchance, c’est bel et bien le manque de réalisme offensif des Parisiens, démon bien connu de la phase de ligue de la saison précédente, qui leur a coûté.- “Un moment particulier” -Contre Newcastle mercredi soir, Ousmane Dembélé et les siens, dont Achraf Hakimi de retour, ainsi que Nuno Mendes, Fabian Ruiz et Joao Neves, doivent donc faire preuve d’efficacité. D’autant moins évident dans un match décisif. Heureusement pour le PSG, il a son destin en main, puisque sa différence de buts de +10 lui assure quasiment le top 8 en cas de victoire.En revanche, il retrouve avec l’équipe anglaise un adversaire qui ne lui a pas franchement réussi il y a deux ans, même si cette fois-ci, l’indispensable milieu Guimaraes (cheville) est très incertain. Présent au début de l’entrainement mardi en fin de journée, il passera “des tests”, a indiqué le coach Eddy Howe. Son compatriote Joelinton (aisne) est, lui, “forfait”, a indiqué le coach.Le PSG, qui jouait alors des coudes dans le groupe de la mort (avant la nouvelle formule à poule unique), avait été giflé 4-1 à Saint James’ Park, dans une ambiance certes exceptionnelle. Et au Parc des Princes, il avait arraché le nul tant bien que mal (1-1) dans les arrêts de jeu sur un pénalty litigieux.Luis Enrique a malicieusement assuré “ne se rappeler de rien” de la défaite, un peu mieux du match nul: “Nous sommes bien meilleurs désormais”.- Vidéos -Le jeu physique et la science de la verticalité des Magpies avaient fait en partie déjouer le PSG, pris régulièrement dans son dos. “On a vu beaucoup de vidéos pour voir comment ils jouent, ils sont très physiques, aiment jouer dans le dos des défenseurs, on s’est préparés”, a assuré mardi le défenseur équatorien du PSG Willian Pacho, ajoutant: “Il faudra être attentif si on perd la balle, pour empêcher les contre-attaques”.Ne pas prendre de but mercredi soir pourrait s’avérer capital. Luis Enrique espère d’ailleurs éviter “une fin de match folle”. “Je crois que c’est très clair, c’est un moment particulier, admettait l’entraîneur vendredi après la difficile victoire acquise à Auxerre (1-0). Il manque un peu de confiance et de précision pour finir les occasions”.”Les joueurs ne sont pas des machines, aujourd’hui on n’a pas été précis dans les passes et dans la circulation du ballon, on peut changer cela car tout le monde connaît la qualité individuelle de l’équipe”, ajoutait le coach parisien.

Ligue des champions: Hojbjerg, point fixe du milieu de l’OM

Redevenu performant après un début de saison en demi-teinte, l’expérimenté Pierre-Emile Hojbjerg est le seul incontournable du milieu de terrain de l’OM, qu’il devrait à nouveau diriger mercredi à Bruges, où Marseille vise la qualification pour les barrages de la Ligue des champions.Après la victoire marseillaise samedi contre Lens (3-1), les deux entraîneurS, Pierre Sage et Roberto De Zerbi, ont chacun eu quelques mots pour souligner l’influence du Danois tout au long du match.”On a laissé trop d’espace et de liberté à Hojbjerg, ce qui les a autorisés à ensuite nous fixer et à jouer entre les lignes”, a relevé le technicien nordiste, pour expliquer les 20 premières minutes où les Sang et Or n’ont fait que courir après le ballon.”Je pense que c’était important de se positionner comme on l’a fait, avec Hojbjerg qui a fait, je crois, sa meilleure prestation depuis que nous travaillons ensemble”, a de son côté expliqué le coach phocéen, qui avait installé l’ancien joueur de Tottenham à la pointe basse d’un inédit milieu en losange.L’intéressé a accueilli les éloges avec placidité, modestie et sens du collectif. “On joue tous les trois jours depuis septembre. Il faut rester équilibrés quand on gagne, comme quand on ne gagne pas. On s’est bien repris après Liverpool (défaite 3-0) et là, il ne faut pas monter trop haut après un bon match. On doit faire les choses bien à Bruges, passer le cap et rester dans la compétition. C’est ça la mentalité”, a-t-il expliqué.”Je suis content qu’on ait gagné. Il faut juste aider et être disponible pour l’équipe. Je suis très content de la façon dont tout le monde se met au service de l’équipe, que ce soit moi ou un autre. C’est notre travail”, a-t-il ensuite ajouté.- Pas de départ au mercato -Lui ou un autre, mais tout de même plus souvent lui que les autres, en tous cas au milieu de terrain, où De Zerbi cherche en permanence la bonne formule, entre adaptation à l’adversaire et caractéristiques et états de forme de ses joueurs.Depuis le mois d’août, le Danois de 30 ans a ainsi évolué aux côtés de Geoffrey Kondogbia, Angel Gomes, Arthur Vermeeren, Matt O’Riley, Darryl Bakola, Bilel Nadir, désormais Quinten Timber et même Adrien Rabiot en tout de début de saison, avant l’exfiltration du Français…La liste est longue et traduit la grande instabilité du milieu de terrain, qui ressemble à un manège qui tourne sans cesse autour du même axe: Pierre-Emile Hojbjerg.Derrière le buteur Mason Greenwood et le gardien Geronimo Rulli, le Danois francophone — sa grand-mère maternelle était française — est en effet le joueur le plus utilisé par De Zerbi, très loin devant les autres milieux, près de deux fois plus que O’Riley ou Gomes, les deux joueurs qui le suivent dans ce classement.Après un début de saison où il a parfois semblé à la peine au plan athlétique, et où le départ de Rabiot lui a sans doute pesé, l’ancien joueur du Bayern Munich est donc redevenu l’élément fort du milieu marseillais.Au point que l’hypothèse d’un départ au mercato, évoqué par la presse sportive italienne qui l’imaginait à la Juventus en janvier, a été vigoureusement balayée par De Zerbi.”Il a parlé et son agent, qui est lui aussi une personne sérieuse, a parlé. Il n’a jamais été question dans nos esprits de le voir partir. C’est un des joueurs les plus importants de l’effectif, un des leaders. Je ne vois pas pourquoi il devrait partir”, a tranché l’entraîneur marseillais.