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Foot: Manchester City se fait peur contre Fulham (5-4), 100e but record pour Haaland
Manchester City a mené 5-1 puis a tremblé avant de s’imposer 5-4, mardi à Fulham, lors d’une affiche complètement débridée et lancée par un but d’Erling Haaland, son 100e en Premier League à 25 ans seulement.L’équipe de Pep Guardiola avait déjà connu une frayeur similaire samedi contre Leeds (3-2), où son avance de deux buts avait fondu en seconde période. Phil Foden avait marqué le but vainqueur dans le temps additionnel.L’attaquant anglais a encore mis un doublé, cette fois de chaque côté de la mi-temps (44e, 48e), pour permettre aux siens de mener 4-1. L’avance a été portée à 5-1 sur un tir de Jérémy Doku dévié par un adversaire (54e).Mais la belle mécanique des visiteurs, déjà abimée par un but d’Emile Smith Rowe (45e+2, 3-1) avant la pause, a complètement déraillé au passage d’Alex Iwobi (52e) et Samuel Chukwueze (72e, 78e).Cela aurait pu être pire si l’arbitre avait offert à Fulham le pénalty qu’il réclamait (84e), ou si Josko Gvardiol n’avait pas dégagé un ballon juste devant son but dans l’interminable temps additionnel (90e+8).Cette débandade défensive a fait passer au second plan la bonne opération comptable de Manchester City (2e, 28 points), revenu à seulement deux longueurs du leader Arsenal (1er, 30 pts), qui reçoit Brentford mercredi.Elle a aussi éclipsé les débuts tonitruants dans le match d’Erling Haaland, auteur d’un but (17e, 1-0) et d’une passe décisive pour Tijjani Reijnders (37e, 2-0).L’avant-centre arrivé en 2022 du Borussia Dortmund a inscrit pour l’occasion son 100e but en Premier League, en seulement 111 matches, un temps de passage record puisqu’il dépasse celui d’Alan Shearer (en 124 apparitions).
Ligue des nations: les Bleues accrochent la 3e place, malgré un nul en Suède
Les Bleues ont accroché la 3e place de la Ligue des nations après leur match nul (2-2 après prolongation) mardi à Stockholm et grâce à leur victoire du match aller à Reims (2-1).Cela a été difficile et les Bleues ont bien failli enchaîner une nouvelle déception. Mais c’est bien sur une note positive que les Tricolores terminent donc l’année 2025, après les déceptions de l’élimination en quart de finale de l’Euro (1-1, tab 6-5) et de celle en demi-finale de Ligue des nations (1-0, 2-2). Les deux fois contre l’Allemagne, qui s’est inclinée mardi (3-0, 0-0) face à l’Espagne en finale, faisant le doublé après avoir déjà remporté la Ligue des nations en 2024. Alors qu’elles avaient le match en main et menaient tranquillement d’un but, les Bleues se sont de nouveau effondrées en encaissant deux buts dans les dix dernières minutes (84e, 90+2), laissant présager le pire. Elles ont craqué dans le temps additionnel, pas assez sérieuses défensivement avec des marquages trop passifs coup sur coup, sachant qu’elles étaient jusque-là plus convaincantes que lors du succès à Reims. Mais les Bleues de Laurent Bonadei ont tenu et eu la ressource mentale pour inscrire le but décisif en seconde période de la prolongation (106e): Perle Morroni, qui faisait son retour en bleu, a trouvé dans la profondeur Kelly Gago, qui venait de rentrer dix minutes avant. L’attaquante d’Everton a trompé la gardienne d’une frappe croisée, sur une de ses premières occasions.- De Almeida et Mateo en vue -Visiblement pas satisfait de la prestation de ses joueuses au match aller et devant faire avec les douleurs de certaines joueuses notamment aux adducteurs, Laurent Bonadei a aligné une équipe avec six changements, notamment sans la défenseuse Maëlle Lakrar, ni Delphine Cascarino ni Sandy Baltimore et en alignant l’attaquante Clara Mateo dans l’axe et Elisa De Almeida. Un choix payant car les deux joueuses ont été essentielles mardi soir malgré la fin de match brouillonne des Françaises, qui ont été plus appliquées et plus justes techniquement que lors de la première manche. Laissée sur le banc à Reims, la défenseuse du PSG Elisa De Almeida – qui traverse une période compliquée en club avec prestations et résultats décevants -, a été l’une des Françaises la plus dangereuse: une reprise (7e), une seconde sur le poteau (14e), servie les deux fois par Sakina Karchaoui, encore indispensable. De Almeida a aussi été décisive en défense, comme sur ce tacle salvateur (62e), ce retour (34e) et ce contre en fin de match sur une frappe qui filait dans le but (84e).Mais c’est surtout l’attaquante du PFC Clara Mateo, pas alignée vendredi dernier, qui a été décisive, souvent intelligemment placée mardi soir. Après avoir tenté plusieurs fois sans succès en première période (3e, 22e, 23e), elle a trompé la gardienne suédoise, jaillissant parfaitement devant le but après avoir été servie par Kadidiatou Diani (58e), son 10e but en 44 sélections. Hormis sur un lob (9e) et sur un coup franc de Kosovare Asllani, les Suédoises ont moins gêné les coéquipières de Griedge Mbock qu’il y a quatre jours, mais ont été beaucoup plus efficaces en fin de match quand elles ont accéléré, profitant des espaces laissés par les Bleues. Mais les Bleues terminent finalement assez bien cette année 2025 avec cette troisième place de la Ligue des nations, avant de se tourner vers les éliminatoires de la Coupe du monde 2027 dès le printemps.
Ligue des nations: Claudia Pina permet à l’Espagne de conserver son bien
Championne du monde en 2023 et vice-championne d’Europe en 2025, l’Espagne a remporté mardi soir à Madrid sa deuxième Ligue des nations, en faisant plier l’Allemagne (3-0) dans la dernière demi-heure de la finale retour, avec notamment un doublé de Claudia Pina.A l’aller, les joueuses de Sonia Bermudez, nommée à la tête de la sélection espagnole après la finale perdue contre l’Angleterre à l’Euro-2025, avaient plié mais n’avaient pas rompu (0-0), face aux multiples occasions pour les Allemandes, sur la pelouse du Fritz-Walter-Stadion de Kaiserslautern (sud de l’Allemagne).Mardi soir, devant plus de 55.000 spectateurs (55.843) dont le Roi d’Espagne Felipe VI, c’est Claudia Pina qui a délivré son équipe peu après l’heure de jeu, avec un doublé en l’espace d’un quart d’heure.A la 61e minute, venue de son aile droite, la joueuse du FC Barcelone a trouvé en appui Mariona Caldentey, qui lui a remis en retrait. Pina a ensuite assuré sa frappe du plat du pied droit, pour tromper la gardienne de but allemande Ann-Katrin Berger.Quelques minutes plus tôt, Pina avait effectué un retour décisif pour empêcher la frappe de l’Allemande Nicole Anyomi, seule à huit mètres du but espagnol mais dont le contrôle trop approximatif a permis à Pina de revenir.- Sans Bonmati -Sept minutes après l’ouverture du score, Vicky Lopez s’est jouée de la défense centrale allemande, avec une superbe frappe du pied gauche dans le petit filet opposé de Berger, qui n’a rien pu faire.A l’entame du dernier quart d’heure, Pina a récupéré au milieu de terrain une relance de Janina Minge, a remonté la balle sur près de 35 mètres puis a déclenché une somptueuse frappe à l’entrée de la surface de réparation, le ballon allant se loger en pleine lucarne.Les Espagnoles étaient privées pour cette finale retour de leur triple lauréate du Ballon d’Or, Aitana Bonmati (2023, 2024, 2025), victime à l’entraînement dimanche d’une fracture du péroné gauche et qui sera absente pour cinq mois.Elles remportent la Ligue des nations pour la deuxième fois en autant d’éditions. Fin février 2024, elles avaient battu la France en finale (2-0), qui se jouaient à l’époque sur un match.Tombeuses de la France en demi-finales (3-2 au cumul aller-retour) de cette Ligue des nations, les coéquipières de Guilia Gwinn pourront regretter les nombreuses occasions manquées en finale aller, face aux Espagnoles qui les avaient privées de finale à l’Euro-2025, au bout de la prolongation sur un but de Bonmati (1-0, 112e).
L1: enquête ouverte et nouvelle plainte, l’OGC Nice toujours sous tension
L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait à son tour porter plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les graves incidents provoqués dimanche par certains de ses supporters en colère, qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête et de nombreuses condamnations politiques.”Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, dépose plainte contre X”, a fait savoir l’OGC Nice dans un bref message transmis à l’AFP.Plus tôt, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle”. Selon le communiqué du parquet, elle a été confiée à la police judiciaire et “de nombreuses auditions” sont déjà en cours.Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras étaient venus devant le centre d’entraînement exprimer leur colère face aux joueurs et dirigeants niçois, de retour de Lorient après avoir perdu dans l’après-midi (3-1) en Ligue 1, leur sixième défaite de rang toutes compétitions confondues.D’après plusieurs témoins de ces incidents, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cible. Lundi soir, une source au fait des évènements a confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT (arrêt de travail) de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X.Selon plusieurs médias sportifs, Moffi est le deuxième joueur à avoir porté plainte. Le parquet n’a pas confirmé les identités des joueurs concernés.- Sanctions demandées -“Après être sortis du bus, les deux joueurs indiquaient avoir reçu des coups de poing, des coups de pied et des crachats tout en se faisant insulter de la part de supporters ayant pour nombre d’entre eux le visage dissimulé”, est-il précisé dans le communiqué du procureur.Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP), organisatrice du championnat de France, a fait savoir qu’elle se constituerait “partie civile dans les plaintes déposées”. Elle a également déploré des “agressions totalement inacceptables”.Dans la foulée, la ministre des Sports Marina Ferrari a également “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”, dans une réaction transmise à l’AFP. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré, demandant “des sanctions”.Le maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté demandé mardi “un retour au calme et à la sérénité”, assurant qu’il ne “cautionnerai(t) jamais les violences physiques et les intimidations”. “Je vais m’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Avant l’annonce de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait dit lundi comprendre “la frustration générée par la succession de contre-performances” mais condamné “avec la plus grande fermeté” des débordements “inacceptables”.- Déjà des incidents -Contacté par l’AFP mardi, l’entraîneur du club Franck Haise n’a de son côté pas souhaité communiquer “pour le moment”.Mardi soir, les ultras de la Tribune Populaire Sud ont eux publié un communiqué dans lequel ils disent “ne pas être à l’origine” de la manifestation.”Certains cadres de l’association ont contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec les forces de l’ordre. Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des prétendues violences ou dégradations alléguées par les joueurs”, ont-ils assuré.Plusieurs incidents ont déjà impliqué des supporters niçois ces dernières saisons. En août 2022, le match Nice-Marseille avait dû être arrêté, des membres de la Tribune Populaire Sud étant descendus sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs de l’OM, notamment Dimitri Payet, précédemment touché par une bouteille jetée des gradins.Début 2025, encore contre Marseille, cette même tribune avait exhibé une banderole jugée “raciste et injurieuse” par l’OM et la Ligue. La tribune avait été fermée trois matches.Alors que le club azuréen reste sur six défaites, en championnat et en Ligue Europa, le match programmé dimanche à 15h00 face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se disputer dans une atmosphère très tendue.




