AFP Sports
Ligue 1: Une occasion de sortir de l’ombre pour Safonov au PSG ?
Avec la blessure de Lucas Chevalier, le gardien Matveï Safonov pourrait connaitre sa première titularisation avec le PSG cette saison, samedi face à Rennes en Ligue 1 (21h05) et avoir peut-être l’occasion de démontrer sa capacité à concurrencer l’ancien Lillois.Si c’est le cas, il s’agirait de la première titularisation de l’international russe dans les buts parisiens depuis le 24 mai et la victoire en finale de Coupe de France contre Reims (3-0). A moins que Luis Enrique ne décide de lancer le N.3 dans la hiérarchie, le jeune italien Renato Marin (19 ans), recruté l’été dernier.L’entraîneur espagnol a refusé de dévoiler ses plans après le forfait de Chevalier, touché à une cheville lors de la défaite à Monaco (1-0), qui a fait perdre la tête du classement à son équipe (PSG 2e).”Si c’est Renato ou lui (Safonov), ce sera une bonne option dans les buts”, a esquivé Luis Enrique, vendredi en conférence de presse. Recruté en 2024 pour mettre Gianluigi Donnarumma en situation de concurrence, Safonov, 26 ans, n’a jusqu’ici récolté que des miettes. Les prestations décisives du champion d’Europe italien – parti à Manchester City – sur la route du premier sacre des Parisiens en Ligue des champions, puis l’arrivée de Lucas Chevalier comme N.1, l’ont relégué dans l’ombre.S’il a disputé la quasi-totalité des matches de Coupe de France la saison passée, l’ancien portier de Krasnodar n’a en revanche été titularisé que neuf fois en Ligue 1 et à deux reprises en C1.- “Aider l’équipe” -Le match au Parc des Princes face à Rennes, 5e au classement et invaincu depuis cinq matches, est peut-être l’occasion pour lui de s’illustrer, alors que Chevalier n’a pas été irréprochable jusqu’ici au point d’alimenter des critiques sur sa capacité à s’imposer durablement dans la cage parisienne.Depuis mai et son dernier match avec Paris, Safonov n’a joué qu’avec la sélection russe lors des rassemblements en septembre, en octobre et novembre, dont un match compliqué face au Pérou (1-1). Malgré tout, le Russe semble toujours convaincu qu’il a sa place dans les buts du PSG et qu’il mérite d’être mis en concurrence avec Chevalier, comme il l’affirmait dès son arrivée à Paris au sujet de Donnarumma. “Je serai prêt quand ils auront besoin de moi”, disait-il dès le mois de septembre 2024, après avoir joué deux matches à cause d’une blessure de l’Italien.Décrit comme calme, drôle, ou peu sujet à la pression, Safonov est “prêt à tout pour aider l’équipe”, explique une source, alors qu’il ne s’est quasiment jamais présenté devant les médias avec le PSG depuis son arrivée.- “Il sera performant” -Interrogé cette saison à plusieurs reprises sur la place de l’ancien joueur de Krasnodar à Paris, Luis Enrique n’a jamais répondu clairement, et toujours pas vendredi en conférence de presse. “Ce que je cherche, c’est de gérer de la meilleure des manières ce que je pense être le meilleur pour l’équipe. Personne n’a sa place assurée, cela dépend de ton niveau et de ce que l’on pense qui est le mieux pour nous”, avait-il expliqué il y a quelques semaines. Jeudi lors de l’entrainement ouvert aux médias, Safonov – fan de maths, de jeux de société, de basket, de mythologie ou de billard russe – est apparu très concerné et a impressionné pendant l’exercice d’oppositions sur petit terrain.C’est “un très bon gardien” et “quelqu’un qui travaille énormément”, a assuré jeudi son partenaire Désiré Doué. “Je suis sûr que lorsqu’il aura sa chance de pouvoir jouer et de s’exprimer sur le terrain, il le fera et il sera performant”, a ajouté l’ailier des Bleus, actuellement blessé. Réponse samedi?
Foot: Messi et Miami face à Müller et Vancouver pour un premier titre en MLS
Lionel Messi et son Inter Miami visent samedi à domicile un premier titre de champion MLS, face aux Vancouver Whitecaps de Thomas Müller, bête noire du héros argentin depuis une quinzaine d’années.Au lendemain du tirage au sort du Mondial-2026, coorganisé par les Etats-Unis, la MLS ne pouvait rêver mieux qu’une affiche à 14h30 locales (20h30 à Paris) entre sa tête de gondole, Lionel Messi (38 ans), et la dernière star européenne à avoir rejoint le championnat, Thomas Müller (36 ans), débarqué en août au Canada.Le feu de Messi devant son public contre la glace de Müller, buteur allemand à sang-froid, soit un grand classique des hautes sphères du football qui a rarement tourné à l’avantage de l’octuple Ballon d’Or.L’Allemagne avait humilié l’Argentine 4-0 en quart de finale de la Coupe du monde 2010, avec un doublé de Müller, avant de la battre 1-0 en finale en 2014.En août 2020, le Bayern Munich avait anéanti 8-2 le FC Barcelone de Messi en quart de finale de la Ligue des champions, quelques années après une rare correction infligée par les Catalans aux Bavarois (3-0 en demi-finale de la C1 2014-2015).”Quoi de plus beau que de jouer contre le GOAT (“Greatest of all time”, soit “le meilleur de tous les temps”), jouer contre Messi et le battre?”, s’est demandé Müller, cette semaine dans sa newsletter mensuelle, lui qui est sorti 7 fois vainqueur de leurs 10 confrontations.”C’est une grande finale. Je voulais cette finale et nous y sommes”, a-t-il aussi déclaré au diffuseur Apple TV, tout en tenant à souligner que ce n’était “pas Messi contre Müller”.Les Vancouver Whitecaps, deuxièmes de la saison régulière à l’Ouest ont en effet su développer cette saison un jeu léché, profitant de l’apport de leur nouvel attaquant allemand en cours d’exercice (8 buts en 11 matches).Mais l’occasion semble trop belle pour l’Inter Miami, 3e de la saison régulière à l’Est et irrésistible depuis quelques semaines, dans le sillage de Messi, meilleur buteur du championnat (29 buts, puis 6 buts en play-offs) et d’un autre attaquant argentin, Tadeo Allende, déjà 8 buts en 5 matchs de phases finales.Aucun des deux clubs n’avait jamais accédé à la finale du championnat, remporté l’an dernier par le LA Galaxy.
Ligue 1: Lille fait tomber Marseille et tient sa série
Lille s’est imposé face à Marseille (1-0) pour recoller à son adversaire du soir en Ligue 1 et s’offrir cette série de succès qu’il attendait tant depuis le début de la saison, vendredi soir lors de la quinzième journée.En apparence, cette victoire ne change rien au classement puisque le Losc est toujours quatrième et l’Olympique de Marseille un rang au-dessus, mais en réalité elle permet au club nordiste, avec 29 points, soit autant que l’OM, de combler l’écart qui le séparait d’un de ses adversaires dans la course aux tickets européens.Elle marque aussi la concrétisation d’un des vœux les plus chers à son entraîneur Bruno Genesio: enfin enchaîner les victoires. En l’occurrence quatre à la suite après celles contre le Paris FC (4-2), le Dinamo Zagreb (4-0) en Ligue Europa et au Havre (1-0) le week-end dernier.A l’inverse, il s’agit d’un coup d’arrêt pour le club phocéen, déjà freiné à Toulouse (2-2) la semaine dernière, qui donne à Lens (1er) et Paris (2e) la possibilité de créer un écart lors de la suite de cette quinzième journée.- Ethan Mbappé décisif -Ce match, globalement terne, s’est finalement joué lors de la première occasion franche, quand Ethan Mbappé, lancé en profondeur par Nabil Bentaleb, a profité d’une sortie peu inspirée de Géronimo Rulli pour ouvrir le score (10e).Surprise au coup d’envoi, le petit frère de Kylian Mbappé a confirmé sa capacité à se montrer décisif avec peu d’occasions. S’il a été plus discret par la suite, il a aussi montré une belle pointe de vitesse en débordant Nayef Aguerd (45e+1). Charge à lui désormais de ne plus laisser les blessures entraver son ascension vers le plus haut niveau.Dans la foulée de l’ouverture du score, les Nordistes ont dominé les débats, se procurant une autre occasion par Romain Perraud après un joli mouvement à trois avec Hakon Haraldsson et Hamza Igamane (13e). Puis Marseille est monté en intensité au milieu de terrain, gênant considérablement la construction du jeu lillois, sans pour autant se procurer d’occasions de but.En première période, les joueurs de Roberto De Zerbi ont dû attendre la 45e minute pour tenter leur première frappe par Emerson après un débordement de Timothy Weah.- Marseille inoffensif -Ce ne fut pas mieux avant le dernier quart d’heure, où les Marseillais ont obtenu deux occasions d’égaliser, mais Berke Özer a d’abord réussi un arrêt superbe pour stopper une chevauchée fantastique de Mason Greenwood (76e), puis un autre pour détourner une frappe de Geoffrey Kondogbia (78e).L’OM a laissé passer sa chance, plombé par une performance décevante d’Igor Paixao, et c’est ensuite Lille qui a eu des opportunités pour enfoncer le clou, sans y parvenir. Qu’importe, Lille a eu ce qu’il souhaitait. Ce match aura aussi donné à voir, une vingtaine de minutes durant, ce que pourrait être l’attaque lilloise avec Hamza Igamane plutôt qu’Olivier Giroud pour l’emmener: un jeu plus direct, avec davantage de ballons en profondeur – dont un qui a amené le but – et de situations de un contre un qui correspondent aux feux follets lillois.Mais le buteur marocain s’est blessé, semble-t-il à un adducteur, et a dû céder sa place (26e) au meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (57 buts en 137 sélections).Parmi les satisfactions lilloises du soir, la belle performance, une nouvelle fois, du jeune défenseur central Nathan Ngoy (22 ans), qui a retrouvé son meilleur niveau après plusieurs semaines compliquées, et incarne le présent et le futur des Dogues, tout comme Ayyoub Bouaddi, dont la prolongation jusqu’en 2029 a été annoncée en amont du coup d’envoi. Signe prémonitoire d’une belle soirée pour Lille.
Mondial-2026: les Bleus de Deschamps pas gâtés par le tirage
L’équipe de France a hérité vendredi d’un groupe I assez corsé lors du tirage au sort du Mondial-2026 avec le Sénégal, son bourreau en 2002, la Norvège d’Erling Haaland et un barragiste intercontinental, compliquant la tâche de Didier Deschamps pour sa 7e et dernière phase finale à la tête des Bleus.Têtes de série en vertu de leur 3e place au classement Fifa, les finalistes de la dernière édition n’ont pas été spécialement gâtés au cours de la cérémonie organisée au Kennedy Center de Washington et croiseront toutes les nations pièges disséminées dans les autres chapeaux.Contrairement à sa veine légendaire, Deschamps voit se dresser devant lui un parcours semé d’embûches dans sa quête d’un troisième titre mondial après ceux de 1998 comme joueur et de 2018 comme sélectionneur.”C’est un groupe, solide, dense, il fait partie des plus difficiles”, a réagi le technicien français qui passera la main à l’issue du Mondial après 14 ans de présence à son poste. “Il faudra avoir de l’ambition mais aussi l’humilité nécessaire et être performant dès le départ. Avant de penser à voir le sommet de la montagne, il faudra gravir des étapes et les premières sont difficiles”, a-t-il ajouté.Avec le Sénégal, c’est le souvenir douloureux de la Coupe du monde 2002 qui va resurgir avec cette défaite inaugurale contre les Lions de la Teranga (1-0), prélude au fiasco des héros de 1998, éliminés au premier tour. “Il y a toujours un rapport fraternel avec le Sénégal avec des joueurs bi-nationaux ou passés par la France. Il y aura donc une motivation supplémentaire. C’est une équipe compétitive”, a noté Deschamps. La Norvège était la principale formation à éviter dans le chapeau 3 et les Bleus sont tombés dessus. Les Scandinaves, qui ont devancé l’Italie au cours des qualifications, peuvent s’appuyer sur le serial buteur de Manchester City Erling Haaland et le meneur d’Arsenal Martin Odegaard.Le duel entre Kylian Mbappé et Haaland sera à n’en pas douter l’un des temps forts du premier tour du Mondial.”Ils sont en feu en ce moment, ils sont peut-être les deux meilleurs joueurs en Europe. J’espère qu’Erling va rester dans cette forme. Mbappé est à son meilleur niveau, donc on espère qu’il va un peu baisser de régime”, a déclaré avec le sourire le sélectionneur norvégien Ståle Solbakken. – Groupe resserré -Le dernier adversaire de la France devrait être plus aisé (Irak, Bolivie ou Suriname) et son identité sera déterminée à l’issue des barrages du mois de mars. Il faudra de toutes façons terminer premier du groupe pour éviter avant les demi-finales les champions d’Europe espagnols, les tenants du titre argentins et l’Angleterre de Jude Bellingham et Harry Kane, à condition que ceux-ci bouclent aussi le premier tour en tête. Un potentiel huitième de finale face à l’Allemagne se dessine en revanche pour les Bleus.Si Deschamps ne connaîtra que samedi l’horaire et les stades qui accueilleront les rencontres des Bleus, il sait déjà dans quelle zone il pourra choisir son camp de base pour la compétition puisque les Tricolores évolueront sur la côte Est des Etats-Unis (Boston, Philadelphie, New York/New Jersey).Plutôt une bonne nouvelle pour le sélectionneur et ses joueurs qui n’auront pas de trop longues distances à parcourir. Les températures risquent d’y être en revanche assez élevées. “On avait déjà repéré ce groupe I dans lequel on voulait tomber”, a expliqué le président de la Fédération française de football Philippe Diallo. “C’est un groupe resserré en terme de distances donc c’est intéressant pour l’équipe et les fans, même s’il fera très chaud et que les organismes seront mis à contribution. On va se déterminer dans les prochains jours. Nous avons jusqu’au 9 janvier pour décider mais nous aurons sans doute un camp de base entre New York et Boston.”Avec toutes les informations sur le tournoi en leur possession, Deschamps et son staff vont aussi pouvoir finaliser leur programme de préparation.Une tournée aux Etats-Unis est d’ores et déjà prévue avec deux matches amicaux les 26 et 29 mars face au Brésil et à la Colombie. “On avait bien anticipé et on devrait jouer à Washington et à Boston. Tout est en train d’être calé”, a précisé le président de la FFF. Les Bleus disputeront ensuite deux autres rencontres en juin sur le sol français avant de traverser l’Atlantique pour tenter de ramener une 3e étoile et de finir l’ère Deschamps en apothéose.




