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La gauche non-mélenchoniste prépare son chemin vers la présidentielle

La gauche non-mélenchoniste tente dans la douleur de se mettre en ordre de bataille autour d’une candidature commune pour la présidentielle de 2027 et de rattraper son retard sur le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon.Le patron du Parti socialiste Olivier Faure, le chef de file des députés socialistes Boris Vallaud, la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, les députés François Ruffin et Clémentine Autain, se retrouvent mercredi à Bagneux (Hauts-de-Seine) autour de l’ex-candidate du Nouveau Front populaire à Matignon, Lucie Castets, pour “discuter des conditions d’une candidature commune” à la prochaine présidentielle.Mme Castets avait lancé l’invitation à toute la gauche en avril pour élaborer collectivement “une procédure démocratique et transparente de désignation d’un candidat commun”, suggérant parmi d’autres options l’organisation d’une “primaire des gauches la plus large qu’on ait jamais proposée”.C’est “un grand moment de rassemblement, où l’on passe de la parole aux actes”, a expliqué mercredi l’ancienne candidate du NFP dans un entretien au quotidien Libération, en espérant en sortir “avec le calendrier le plus précis possible sur la méthode de désignation commune” et “une méthode de travail pour les aspects programmatiques”.Les discussions, dont une partie se fera avec des représentants de la société civile, doivent se dérouler à huis clos.Cette réunion intervient juste après le congrès du PS, qui a acté la victoire d’Olivier Faure et de sa ligne unitaire allant “de Raphaël Glucksmann à François Ruffin”, face à son opposant Nicolas Mayer-Rossignol qui plaidait pour “une affirmation socialiste” pour 2027.  Avec cette rencontre, “on va formaliser aux yeux du grand public qu’on veut avancer ensemble”, explique l’eurodéputé PS Pierre Jouvet, proche d’Olivier Faure.  Mais sans surprise, l’invitation a été déclinée par le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, déjà lancé dans sa quatrième campagne pour la présidentielle, après avoir effleuré le second tour en 2022.L’Insoumis, qui peut compter sur un programme bien rodé et des intentions de vote autour de 12-13%, malgré les polémiques récurrentes, est opposé aux primaires, qui selon lui “donnent la primeur à ceux qui clivent le moins et font exploser ceux qui y participent”.- “Double jeu” -Il pense surtout qu’il peut, comme en 2022, rafler le vote utile de gauche: “On a frôlé la qualification à deux reprises. Les sondages nous mettent dans une position de force”, remarque le député LFI Paul Vannier.Ce refus arrange bien les socialistes et les Ecologistes, qui ont à plusieurs reprises indiqué qu’ils ne s’aligneraient pas derrière Jean-Luc Mélenchon, jugé trop clivant pour gagner au second tour même face à l’extrême droite.Il n’est pas le seul à sécher la réunion: le patron des communistes, Fabien Roussel, a prévenu qu’il ne participerait à une telle réunion que lorsque “la gauche s’engagera d’abord à s’unir aux élections municipales”. Et le même de déplorer le “double jeu” de certains partenaires qui “font le choix de s’allier avec LFI pour se présenter contre des maires sortants de gauche”, ciblant les Ecologistes sans les nommer.”Fabien (Roussel) a très envie de se lancer dans la présidentielle, c’est une histoire de fierté communiste, mais les communistes finiront pas nous rejoindre”, veut croire Marine Tondelier.Autre absent remarqué, le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann, qui a déjà lancé son “projet pour la France” et argue que ses principes l’empêchent de se rendre à une invitation également faite à LFI.”Lui et Jean-Luc Mélenchon ont des discours antifascistes très rhétoriques. Mais l’antifascisme, ce n’est pas que de la rhétorique, c’est aussi des actes”, tance Marine Tondelier.Raphaël Glucksmann, autour de 14-15% dans les intentions de vote, considère que la dynamique sondagière créera le vote utile autour de lui, sans passer par la “synthèse molle” d’une primaire.Les socialistes, partenaires privilégiés de Place publique, pensent pourtant pouvoir faire revenir l’eurodéputé à de meilleurs sentiments. Regrettant ces absences, Lucie Castets assure que la porte est “toujours ouverte”, persuadée que “les partis ont vraiment conscience que séparés, c’est l’échec assuré”.   “Je préfère qu’il n’y ait que des acteurs de bonne volonté autour de la table, plutôt que des gens qui viennent pour bousiller la réunion” et “jouer sur deux tableaux”, rétorque pour sa part le député François Ruffin, déjà candidat à la primaire, comme Clémentine Autain, et persuadé de la gagner.

Porté par les victimes, le délit “d’homicide routier” entériné au Parlement

“La loi ne détournera plus les yeux”: le délit “d’homicide routier” va pouvoir être mis en place après un ultime vote favorable du Sénat mardi, au grand soulagement des victimes qui en ont fait leur combat depuis plusieurs années.Le processus parlementaire est achevé. Après un vote des sénateurs à main levée mardi, la réforme portée par le député Les Républicains Eric Pauget attend désormais sa promulgation par le président de la République, préalable à son entrée en vigueur.Le débat sur le délit d’homicide et blessures routiers a été relancé après l’accident provoqué par Pierre Palmade en février 2023. Le comédien avait blessé grièvement trois personnes lors d’une violente collision en conduisant sous l’emprise de stupéfiants et a été condamné à cinq ans d’emprisonnement dont deux ferme en novembre 2024 pour blessures involontaires.Depuis trois ans, c’est aussi le combat du chef étoilé Yannick Alléno et son association Antoine Alléno, du nom de son fils mort en mai 2022 après avoir été percuté par un conducteur multipliant les infractions graves, qui a été condamné à 7 ans d’emprisonnement pour homicide involontaire.Or, l’utilisation de l’adjectif involontaire, terme juridique qui qualifie actuellement ces infractions, désempare les victimes et leurs familles, qui peinent souvent à l’accepter lorsqu’elles font face à des comportements délibérés comme la conduite sous l’emprise de stupéfiants ou sans permis.- “Changement sémantique” -“C’est l’aboutissement d’un travail acharné contre l’injustice”, s’est réjoui Yannick Alléno dans un communiqué où il salue l’adoption de ce texte qui va “mettre un terme à l’archaïsme de notre droit pénal”.”Rien ne réparera l’irréparable. Mais la loi, désormais, ne détournera plus les yeux”, s’est satisfait le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, appréciant une loi qui “affirme avec clarté que tuer sur la route, sous l’emprise de l’alcool, sous l’emprise de la drogue, en excès de vitesse ou dans le mépris délibéré des règles, ce n’est pas un simple accident, c’est un acte criminel”.Cette revendication était partagée jusqu’à la Ligue contre la violence routière, celle-ci arguant que ce “changement sémantique, souhaité par les victimes, intègre aussi des circonstances aggravantes plus nombreuses”.Avec ce délit, les responsables d’accidents mortels de la circulation accompagnés d’au moins une circonstance aggravante seront poursuivis pour homicide routier.Les circonstances aggravantes sont la violation d’une mesure de sécurité, l’état d’ivresse, la consommation de stupéfiants et/ou des substances psychoactives, ne pas être titulaire du permis, un dépassement de la vitesse maximale autorisée égal ou supérieur à 30 km/h, le délit de fuite, se servir de son téléphone portable à la main ou avec des écouteurs, le refus d’obtempérer, le rodéo urbain.- Peines encourues inchangées -Lorsqu’un conducteur se rendra coupable d’une de ces circonstances, il sera passible de 7 ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende, une peine élevée à 10 ans d’emprisonnement et 150.000 euros au-delà de deux circonstances aggravantes.Ce sont les mêmes peines que celles encourues actuellement avec l’homicide involontaire. Un point qui inquiète, alors que certains observateurs estiment que la moyenne des peines prononcées actuellement est de 2 ans d’emprisonnement.”Je redoute l’idée que les magistrats ne dépassent pas leur analyse de l’accident de la circulation comme demeurant un accident. Ils auraient pu le faire si on avait changé le quantum des peines”, souligne à l’AFP Me Vincent Julé-Parade, spécialisé dans la défense des victimes de la route.Plusieurs sénateurs ont émis les mêmes doutes mardi lors de l’examen final du texte, craignant un texte uniquement “symbolique” mais consentant néanmoins à adopter la proposition de loi sans modification pour éviter de prolonger le processus législatif.Le rapporteur Les Républicains Francis Szpiner a ainsi jugé le texte “imparfait”, estimant qu’il faudrait prolonger le travail pour, à terme, “que les chauffards comprennent que leur comportement est criminel”.En 2024, 3.190 personnes sont décédées sur les routes de France métropolitaine et 233.000 ont été blessées, dont près de 16.000 gravement. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), les deux tiers des accidents corporels présentent au moins un facteur aggravant et les trois quarts des responsables récidivent, presque aussi fréquemment et plus gravement qu’avant.

Le “syndrome Mattei”, un “traumatisme” pour les ministres de la Santé pendant les canicules

Août 2003, en plein pic de la canicule la plus meurtrière de France, le ministre de la Santé Jean-François Mattei apparaît au journal de 20H00 en polo dans sa maison de vacances du Var. Une image qui avait fait polémique, “traumatisante” pour les politiques qui lui ont succédé.Une légère brise fait bruisser les arbres dans le fond. Manches courtes et col ouvert, Jean-François Mattei l’affirme: “Je ne pense pas du tout qu’il y ait eu de sous-estimation (…) Cette canicule n’était pas prévisible”. “Nous avons développé un plan approprié (…) Le travail est fait, et croyez moi, il est bien fait”, conclut le ministre à la fin de son duplex sur TF1. Cette vague de chaleur, historique, causera au final 15.000 morts, se muant en tempête politique. “Pour les ministres de la Santé successifs, ça a été certainement une espèce de traumatisme”, affirme François Braun, en poste de 2022 à 2023. “J’ai cette image de Mattei en tête” depuis 2003, confie l’ancien ministre et médecin urgentiste.”Il y avait un tel décalage entre la situation qu’on vivait sur le terrain et les propos qui étaient particulièrement rassurants”, avance celui qui exerçait alors à l’hôpital de Verdun (Grand Est). “On avait des malades partout, et entendre le ministre dire ça, on ne comprenait pas.”Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France qui avait dénoncé à l’époque la gestion de l’épisode, se rappelle lui aussi de la situation “catastrophique” dans les hôpitaux, de “l’insouciance” et de l’attitude “désinvolte” du ministre. “Vous vous dites, le mec ne comprend pas que là, tout le monde est en train de crever.”- “Un cas d’école” -“C’est devenu un cas d’école de non-communication de crise”, lance l’urgentiste.Début août 2003, les records de chaleur tombent. A Toulouse, Bordeaux, Limoges ou Montauban, le mercure dépasse les 40°C. C’est l’été le plus chaud depuis la mise en place d’un réseau d’observation en France. Cette chaleur sans précédent met en évidence des dysfonctionnements dans les services de santé. Critiqué pour n’avoir pas pris la mesure de la crise, Jean-François Mattei est remplacé en mars 2004 par Philippe Douste-Blazy.”A minima, il aurait dû aller à l’hôpital ou dans une clinique à côté de son lieu de vacances”, critique une ancienne conseillère gouvernementale. “Il arrive dans les deux derniers jours du pic de canicule. Donc, on a l’impression d’un retard à l’allumage.””Depuis le syndrome Mattei, tous les ministres prennent le sujet en amont, quitte à en faire des caisses. La veille, ils sont déjà sur le terrain”, explique cette même ex locataire de l’avenue Duquesne. Les déplacements sont désormais prévus à l’avance, à proximité des lieux de vacances des ministres, afin de pouvoir les déclencher en 24 heures en cas de canicule.”Il y a toujours cette idée de faire attention, de ne pas être pris au dépourvu”, abonde auprès de l’AFP la communicante Emilie Zapalski. Le Premier ministre François Bayrou a d’ailleurs reporté un déplacement à Chartres prévu mardi pour pouvoir se focaliser sur ce sujet de la canicule. Quant à l’actuelle ministre de la Santé Catherine Vautrin, en visite à Nantes, elle n’a pas hésité lundi à marteler les conseils essentiels, égrenant un numéro vert et poussant le sens du détail jusqu’à s’afficher avec un verre d’eau à la main avalé devant les caméras.”On sent qu’il y a cette idée de bien être présent sur ce sujet, pour qu’on ne puisse pas le leur reprocher”, ajoute Mme Zapalski.”C’est assez contradictoire, c’est-à-dire que c’est bien de faire un grand raout en termes de communication, ce serait mieux qu’on ait les moyens de prendre en charge des gens au niveau des urgences”, dénonce la communicante, tout en déplorant les baisses de budget demandées aux hôpitaux.75.000 lits d’hospitalisation ont fermé entre 2003 et 2021, selon un rapport annuel de la Drees.”On apprend bien à traiter en termes de communication, mais hors crise, on n’apprend pas à traiter le problème de fond”, regrette Emilie Zapalski.

Nicolas Sarkozy et Jordan Bardella se sont rencontrés mardi à l’initiative de l’ex-président

Nicolas Sarkozy a rencontré mardi matin Jordan Bardella, dans les bureaux parisiens de l’ancien président, a-t-on appris de leurs entourages respectifs, confirmant une information du Parisien.Le rendez-vous a eu lieu à l’initiative de l’ex-chef de l’Etat, envers lequel M. Bardella a exprimé à plusieurs reprises une forme d’admiration pour sa campagne présidentielle victorieuse de 2007.Selon l’entourage du leader d’extrême droite, il s’agissait d'”un échange courtois et chaleureux sur la situation politique et l’avenir de la France”.”Marine Le Pen était au courant de ce rendez-vous”, a encore souligné la même source.Le rendez-vous n’avait “aucun sens politique”, “il s’agissait d’un moment humain”, “très cordial”, lors duquel les deux personnalités ont “parlé de la France”, a pour sa part fait valoir l’entourage de Nicolas Sarkozy.Dans son livre paru à l’automne “Ce que je cherche” (Fayard), Jordan Bardella avait notamment estimé que “l’idée de réunir dans un même élan les Français issus des classes populaires et une partie de la bourgeoisie conservatrice comme Nicolas Sarkozy le fit en 2007 est pertinente”.Le président du RN avait tourné une vidéo un an plus tôt dans son bureau, en mettant en évidence au-dessus d’une pile de dossiers les mémoires de M. Sarkozy, “Le temps des combats” (Fayard).Mi-juin, Jordan Bardella avait par ailleurs exprimé son “sentiment” qu'”il y a une volonté” d’humilier l’ex-chef de l’Etat après que sa légion d’honneur lui avait été retirée en raison de sa condamnation définitive à un an d’emprisonnement ferme dans l’affaire dite Bismuth.Nicolas Sarkozy, toujours membre du parti Les Républicains, y avait été “sensible”, a rappelé mardi son entourage.

Organisation d’événements à Nice: gardes à vue levées pour le couple Estrosi et Delphine Ernotte

Le maire de Nice Christian Estrosi (Horizons), son épouse Laura Tenoudji et la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, sont ressortis libres lundi soir après avoir été placés en garde à vue toute la journée dans le cadre d’une enquête sur l’organisation d’événements à Nice, dont l’Eurovision Junior.”A l’issue des réponses que Christian Estrosi a apportées, il a été décidé de lever la mesure sans lui notifier la moindre poursuite”, a déclaré son avocat, Me Mathias Chichportich.”S’il respecte le travail légitime des enquêteurs, mon client dénonce l’instrumentalisation politique de la justice à laquelle se livrent ses opposants. Il rappelle qu’une plainte en dénonciation calomnieuse a été déposée à leur encontre”, a-t-il souligné. “Cette mise en cause par des élus de l’opposition, à la veille d’une nouvelle échéance électorale, est particulièrement choquante”, a insisté Me Marie-Alix Canu-Bernard, avocate de Mme Tenoudji. M. Estrosi, qui doit fêter mardi ses 70 ans, a déjà annoncé qu’il serait candidat à sa réélection en 2026.”S’en prendre à la femme de M. Estrosi, du seul fait qu’elle est son épouse, en dit long sur leur conception de la place et de l’indépendance des femmes qui travaillent!”, a ajouté l’avocate.La patronne de France Télévisions est également “ressortie libre et sans charges retenues contre elle”, a indiqué son entourage à l’AFP.Au total, une dizaine de personnes ont été convoquées lundi dans le cadre d’enquêtes initialement ouvertes à Nice puis transférées à la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, sur l’organisation de deux événements à l’automne 2023 à Nice.Il s’agit du concours de chant Eurovision Junior, organisé et retransmis par France Télévisions, et du colloque Nice Climate Summit, organisé par le média économique La Tribune, avait affirmé la semaine dernière à l’AFP une autre source proche, confirmant une information du site Mediapart.- Animation -Le président de La Tribune, Jean-Christophe Tortora, également directeur général de CMA Média, a lui aussi été convoqué lundi.Interrogé par l’AFP sur ce dossier, le parquet de Marseille a répondu qu’il “n’entend(ait) pas communiquer à ce stade de la procédure”.France Télévisions avait confirmé dès vendredi dans un communiqué “la convocation de sa présidente”, “ainsi que de salariés du groupe et d’une filiale, pour être entendus dans le cadre d’une enquête judiciaire portant sur l’organisation d’événements dans la ville de Nice”.Le groupe de télévision publique “collaborera pleinement à cette enquête (et) entend réserver ses explications aux autorités judiciaires”, avait ajouté France TV.Les enquêtes sont notamment ouvertes pour “détournement de fonds publics”, “prise illégale d’intérêts” ou encore “faux en écriture publique”, selon une source proche du dossier et Mediapart. Le site d’information assure qu’elles “vise(nt) directement” les époux Estrosi, mariés depuis 2016, “lesquels contestent avoir commis toute infraction”.Une première enquête avait été ouverte après un signalement d’élus écologistes niçois concernant le Nice Climate Summit. Chroniqueuse à Télématin sur France 2 et salariée du groupe France TV, Laura Tenoudji-Estrosi, qui collaborait aussi avec La Tribune, devait animer deux tables rondes, “à titre bénévole” selon la ville. Face à la polémique, elle y avait renoncé, mais l’opposition avait relevé que M. Estrosi ne s’était pas absenté, malgré le conflit d’intérêts potentiel, lors du vote d’une subvention de 20.000 euros à La Tribune pour ce colloque.Concernant l’Eurovision Junior, les doutes portaient en particulier sur le choix de confier à Laura Tenoudji la co-animation de la cérémonie d’ouverture, malgré un niveau d’anglais inférieur aux standards dans ce genre d’émissions internationales.La justice doit vérifier si ce choix relevait d’une décision interne à France Télévisions ou s’il avait fait l’objet d’un accord explicite ou implicite lors des négociations avec la ville.Nice a en effet versé une importante subvention – 605.000 euros selon Mediapart – pour l’organisation de ce concours de chant, au long duquel la ville et la métropole ont été particulièrement mises en valeur.sm-so-reb-mdv-fcc/ol/jnd/pta

Municipales à Paris: les socialistes désignent Emmanuel Grégoire contre le candidat d’Hidalgo

Un choix qui sonne comme un désaveu pour Anne Hidalgo: les socialistes parisiens ont choisi lundi Emmanuel Grégoire pour être leur candidat aux municipales de 2026, au terme d’une campagne tendue entre l’ex-premier adjoint tombé en disgrâce et Rémi Féraud, dauphin désigné par la maire sortante.Député et ancien bras droit de l’édile, Emmanuel Grégoire, 47 ans, a rassemblé 52,61% des suffrages exprimés par quelque 1.500 votants socialistes parisiens, selon les résultats annoncés à la presse en fin de soirée par la fédération PS de Paris.Le sénateur Rémi Féraud, 53 ans, candidat soutenu par Anne Hidalgo, a lui réuni 44,33% des voix. La benjamine Marion Waller, 33 ans, ancienne conseillère de la maire et candidate surprise de cette primaire, a obtenu 3%.”Désormais, nous allons discuter avec Emmanuel (Grégoire) du rassemblement de l’ensemble des socialistes parisiens pour créer les conditions de la mise en dynamique de cette campagne qui démarre avec un seul objectif: permettre à Paris de rester à gauche en mars 2026″, a déclaré Lamia El Aaraje, première secrétaire fédérale du PS à Paris, en annonçant les résultats.”Je félicite Emmanuel Grégoire pour sa désignation. Merci à Rémi Féraud pour sa belle campagne”, a réagi Anne Hidalgo dans un message laconique.”Merci à Anne, avec qui j’ai travaillé pendant dix ans. A ses côtés j’ai appris l’amour de Paris”, a souligné le vainqueur devant les militants rassemblés dans une salle de spectacle du nord-est de Paris, et qui scandaient “la mairie elle est à qui ? Elle est à nous !””Désormais je n’ai qu’une obsession: rassembler l’ensemble des socialistes”, a-t-il assuré. Et “une fois gagnée la bataille de la gauche, il faudra gagner contre la droite”, a-t-il relevé, tandis que résonnaient dans l’assistance des “unité, unité”.- Climat de tensions -En renonçant en novembre à briguer un troisième mandat, Anne Hidalgo, 66 ans aujourd’hui, avait désigné Rémi Féraud, l’un de ses grands fidèles, pour lui succéder. Et déclenché un duel fratricide avec Emmanuel Grégoire, son ancien bras droit avec lequel elle est en froid, qui venait de se déclarer candidat à l’Hôtel de Ville.Sept mois de campagne interne ont opposé les deux parlementaires dans un climat de tensions, qui a atteint son paroxysme en mars lors du vote de la date de la primaire, entaché de soupçons d’irrégularités par le camp Grégoire.Anne Hidalgo a ensuite dit qu’elle ne soutiendrait pas son ancien dauphin en cas de victoire, lui reprochant de l’avoir “trahie”, notamment après son échec à la présidentielle de 2022 et son score historiquement bas (1,7%). Ses propos ont choqué de nombreux militants.A l’issue du congrès du PS à la mi-juin, qui a reconduit à sa tête Olivier Faure, favorable à Emmanuel Grégoire, les deux camps avaient cependant montré une volonté d’apaisement en dotant la fédération parisienne d’une direction collégiale représentant les différents courants.Emmanuel Grégoire a mis notamment en avant le “droit à vivre” à Paris, avec un bail citoyen pour les locataires du parc privé, ou encore des “zones de calme” sans deux-roues la nuit. Conseiller métropolitain, il a également battu le pavé dans le Grand Paris.Il s’est targué de mener une campagne “libre”, forte du soutien affiché de plus de 800 militants, des anciens Premiers ministres Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault, et de l’ancien maire Bertrand Delanoë.Son concurrent Rémi Féraud lui a adressé lundi soir ses “félicitations” sur X, en faisant valoir que “rien n’est plus essentiel que de garder Paris à gauche”. Sur le même réseau social, Marion Waller, arrivée avec Emmanuel Grégoire devant les militants et sous les caméras, a “salué” sa victoire.Comme ses deux concurrents, le vainqueur avait exclu une alliance avec LFI. Contrairement à l’écologiste David Belliard qui, selon un récent sondage, serait le candidat le mieux placé à gauche face à Rachida Dati, avec 17% des intentions de vote, légèrement devant Emmanuel Grégoire (16%) et Rémi Féraud (14%).

Agriculture: compromis trouvé au Parlement sur la loi Duplomb, avec le retour décrié d’un pesticide

La proposition de loi des sénateurs Duplomb et Menonville sur l’agriculture, décriée par la gauche car elle autorise la réintroduction d’un pesticide interdit, a franchi une étape importante lundi avec la conclusion d’un accord députés-sénateurs sur l’ensemble du texte, laissant entrevoir son adoption définitive.Les sept députés et sept sénateurs réunis à huis clos en commission mixte paritaire (CMP) au Sénat sont parvenus à dégager une version de compromis sur ce texte visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur”.C’est “un signal fort, attendu et nécessaire, adressé à nos agriculteurs: je salue l’engagement des parlementaires qui ont œuvré à cette convergence”, s’est satisfaite la ministre de l’Agriculture Annie Genevard sur X.Portée par Laurent Duplomb (Les Républicains) et Franck Menonville (UDI, centre), l’initiative est désormais proche de se concrétiser: un ultime vote sur cette rédaction commune est prévu mercredi au Sénat puis mardi 8 juillet à l’Assemblée nationale.Le vote favorable de la chambre haute, qui penche à droite, ne fait aucun doute. Celui des députés est un peu plus incertain, même si l’addition des voix du Rassemblement national, des Républicains et d’une grande partie du bloc central macroniste semble dessiner une nette majorité pour l’adoption de ce texte réclamé notamment par la FNSEA, syndicat agricole leader.Lundi, en tout cas, la CMP a voté très largement pour le texte de compromis, avec 10 voix pour – RN, LR, centristes et macronistes – et 4 oppositions des socialistes et Insoumis.- Hésitations macronistes -“Ce texte ne va pas résoudre la totalité des besoins des agriculteurs, mais il permet une chose simple: redonner à nos agriculteurs français les mêmes moyens que leurs homologues européens”, s’est félicité M. Duplomb, affirmant avoir eu l’assurance auprès de Gabriel Attal que les élus Renaissance soutiendraient ce texte lors du dernier vote.Au fil des débats, les macronistes avaient néanmoins peiné à masquer leurs divisions devant les mesures les plus irritantes. Et certains de leurs élus pourraient d’ailleurs s’y opposer lors de l’ultime vote.Les opposants ne manqueront pas l’occasion de mettre la pression sur leurs collègues. “Nous appelons ces députés macronistes à la responsabilité. Ce vote sera un vote pour ou contre les questions de santé publique fondamentale”, a martelé auprès de l’AFP la députée Insoumise Manon Meunier, qui s’indigne d’un compromis qui “reprend les pires dispositions votées au Sénat”.”Avec ce texte-là, on n’entend pas les scientifiques, on n’entend pas les alertes de la science, on n’entend pas les alertes du climat”, s’est désolé l’écologiste Benoît Biteau, lui aussi présent en CMP.La disposition la plus sensible est sans nul doute la réintroduction, certes à titre dérogatoire et sous conditions strictes, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes interdit en France depuis 2018.Ses effets chez l’humain sont source de préoccupations, même si les risques restent incertains, par manque d’études d’ampleur.Autorisé ailleurs en Europe, il est notamment réclamé par les producteurs de betteraves ou de noisettes, qui estiment n’avoir aucune alternative contre les ravageurs. A contrario, les apiculteurs mettent en garde contre “un tueur d’abeilles”.- “Signal fort” pour la FNSEA -Le dispositif a bien été maintenu en CMP lundi, assorti de quelques aménagements, comme une “clause de revoyure” au bout de trois années de réintroduction, ou encore l’interdiction de planter, sur les zones préalablement traitées, des végétaux qui attirent les pollinisateurs.Le président de la FNSEA a comme Mme Genevard salué dans cet accord “un signal fort” qui prouve que “nos élus ont entendu les agriculteurs”. Il s’agit, a affirmé Arnaud Rousseau dans un communiqué, d'”une première étape concrète qui fait suite aux mobilisations de l’hiver 2024″.”Nous appelons désormais les sénateurs et députés à adopter ce texte les 2 et 8 juillet lors de son ultime examen. Le choix sera simple : soutenir nos agriculteurs ou les abandonner et ainsi priver la France de sa souveraineté alimentaire”, a conclu le dirigeant du premier syndicat de la profession.Autres mesures votées en CMP, le relèvement des seuils d’autorisation environnementale pour les élevages intensifs ou encore la facilitation du stockage de l’eau pour l’irrigation des cultures.En revanche, un dispositif sénatorial qui visait à augmenter l’influence du gouvernement dans le travail de l’agence sanitaire Anses sur les autorisations de pesticides a été retiré dans le cadre de ce compromis parlementaire, selon plusieurs participants.Ces discussions se sont accompagnées depuis plusieurs jours de nombreuses manifestations. Plusieurs dizaines de militants, élus, paysans et membres d’ONG se sont encore rassemblés lundi midi à proximité du Sénat, à l’appel du collectif Nourrir qui s’indigne d’une loi “au service de l’agro-industrie”.ama-sb-eg-jul-sac-tq/jum

Audiovisuel public: le texte rejeté dès l’entame des débats à l’Assemblée

Les députés ont rejeté dès le début des débats lundi la réforme de l’audiovisuel public, énième péripétie pour un texte au parcours chaotique, rejeté par les salariés concernés, mais que la ministre de la Culture Rachida Dati continue à défendre bec et ongles.La proposition de loi du sénateur Laurent Lafon (UDI, centre), prévoit de créer le 1er janvier 2026 une holding, France Médias, qui chapeauterait France Télévisions, Radio France et l’Ina (Institut national de l’audiovisuel), sous l’autorité d’un président-directeur général.Les députés de gauche, rejoints de manière inattendue par ceux du Rassemblement national, ont voté largement (94 voix dont 16 RN contre 38) une motion de rejet du groupe écologiste et social, face aux bancs clairsemés de la coalition gouvernementale.Les représentants des groupes de gauche se sont réjouis à l’unisson de ce vote. “C’est un immense revers pour Rachida Dati et elle le mérite, parce que sa réforme était mal préparée”, s’est félicité le député PS Emmanuel Grégoire, qui ambitionne d’affronter Mme Dati à Paris lors des élections municipales de mars 2026.”La gauche ne voulait pas débattre. C’est une étape franchie. Le texte ira plus vite au Sénat”, a commenté le cabinet de la ministre auprès de l’AFP.La chambre haute pourrait examiner le texte dès la semaine prochaine selon une source parlementaire. Une source gouvernementale assure, de son côté, que “ce n’est pas arbitré”. Le Premier ministre François Bayrou avait apporté son soutien à la réforme dimanche sur RTL.Face à la presse, comme dans l’hémicycle, Mme Dati a défendu une réforme qu’elle porte à bout de bras depuis des mois, et qui serait l’un des rares trophées dont elle puisse se prévaloir rue de Valois.”Il nous faut un chef d’orchestre, sortir du fonctionnement en silo, avoir des stratégies très claires, réellement unifiées avec un PDG unique, une stratégie cohérente et coordonnée”, a-t-elle dit.- “Gâchis” -Pour le RN, le vote de la motion était une manière d’abréger les débats, alors que près de 1.300 amendements avaient été déposés, principalement par la gauche. “Il y en a marre de voir la gauche faire de l’obstruction systématique sur quasiment tous les textes dans l’hémicycle”, a expliqué à la presse le député RN Philippe Ballard.Le député du groupe MoDem Erwan Balanant a lui regretté un “gâchis démocratique” et un “gâchis pour l’audiovisuel”, alors même que son groupe avait des “réticences” sur le texte.Ce rejet signe-t-il une défaite personnelle pour la ministre, accusée d’avoir contribué à tendre les débats ces derniers mois ?”Dati a été trop violente ces dernières semaines. Elle s’est mis à dos beaucoup de députés centristes qui ne veulent plus lui offrir une victoire politique”, a décrypté lundi une source au sein de l’audiovisuel public.En avril, un incident avait opposé en commission la ministre à une fonctionnaire de la chambre basse. Plus récemment, Mme Dati a créé l’émoi en s’en prenant au journaliste Patrick Cohen sur le plateau de C à vous, sur France 5, ou en affirmant sur France Inter que les auditeurs du service public étaient un “club” de “CSP+” (membres de catégories socioprofessionnelles favorisées).Dans l’hémicycle, Mme Dati a dénoncé les “violentes attaques contre (sa) personne”. “Cette réforme n’est pas la réforme de Rachida Dati”, c’est une réforme “dans l’intérêt évidemment de l’ensemble des Français”, a-t-elle soutenu.Un point de vue combattu par les syndicats des médias concernés. Une grève illimitée a démarré jeudi à Radio France pour s’opposer aux restrictions budgétaires et à ce projet de réforme, que les syndicats jugent “extrêmement dangereux” tant pour l’avenir des salariés que pour l’indépendance de l’information. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) comptait lundi 67% de grévistes dans les rédactions du groupe.A France Télévisions, où le mouvement a débuté lundi, la direction a compté 15% de grévistes au cours de la journée.Plusieurs centaines de salariés s’étaient rassemblées lundi à la mi-journée à proximité du ministère de la Culture, scandant “Rachida Dati démission”.

Municipales: les socialistes désignent leur candidat pour succéder à Hidalgo

Les socialistes parisiens ont commencé à voter lundi pour élire leur candidat aux municipales de 2026, au terme de sept mois d’une campagne tendue entre Emmanuel Grégoire, ex-premier adjoint d’Anne Hidalgo, et son candidat désigné Rémi Féraud.Environ 3.000 adhérents de la fédération parisienne sont appelés à voter à l’urne, jusqu’à 22H00, pour départager ces deux prétendants ainsi que Marion Waller, une ancienne conseillère d’Anne Hidalgo, arrivée sur le tard dans la campagne.Chaque camp pronostique un score serré entre le député Emmanuel Grégoire, 47 ans, et le sénateur Rémi Féraud, 53 ans. Marion Waller, 33 ans, directrice du Pavillon de l’Arsenal, ne s’est pas prononcée sur le candidat qu’elle soutiendrait si elle arrivait troisième.En renonçant en novembre à briguer un troisième mandat, Anne Hidalgo a désigné Rémi Féraud, l’un de ses grands fidèles, pour lui succéder. Et déclenché un duel fratricide avec Emmanuel Grégoire, son ancien premier adjoint avec lequel elle est en froid, qui venait de se déclarer candidat à l’Hôtel de Ville.Rémi Féraud, ancien maire du Xe arrondissement et chef de la majorité au conseil de Paris, est soutenu par l’exécutif et des maires d’arrondissements socialistes. Emmanuel Grégoire, qui fut six ans le premier adjoint d’Anne Hidalgo, affiche celui de plus de 800 militants, des ex Premiers ministres Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault, de l’ancien maire Bertrand Delanoë et du chef du groupe socialiste à l’Assemblée nationale Boris Vallaud.- Volonté d’apaisement -Sept mois de campagne interne ont opposé les deux parlementaires dans un climat de tensions, qui ont atteint leur paroxysme en mars lors du vote de la date de la primaire, entaché de soupçons d’irrégularités par le camp Grégoire.Anne Hidalgo a ensuite dit qu’elle ne soutiendrait pas son ancien dauphin en cas de victoire, lui reprochant de l’avoir “trahie”, notamment après son échec à la présidentielle de 2022 et son score historiquement bas (1,7%). A l’issue du congrès du PS à la mi-juin, qui a reconduit à sa tête Olivier Faure, favorable à Emmanuel Grégoire, les deux camps ont montré une volonté d’apaisement en dotant la fédération parisienne d’une direction collégiale représentant les différents courants.Rémi Féraud a axé sa campagne sur le logement, en proposant une prime climat pour financer la rénovation thermique des logements. Il promet aussi une reconnaissance des familles monoparentales et la généralisation de la zone à trafic limitée (ZTL), en vigueur dans l’hypercentre de Paris, à tous les quartiers.Emmanuel Grégoire prône le “droit à vivre” à Paris, avec un bail citoyen pour les locataires du parc privé, ou encore des “zones de calme” sans deux-roues la nuit. Conseiller métropolitain, il a également mené campagne dans le Grand Paris.Marion Waller a fait du Grand Paris un “préalable” et propose un revenu annuel de 3.000 euros pour les jeunes sous conditions de ressources.Les trois candidats ont exclu une alliance avec LFI.

Marion Maréchal sera jugée pour diffamation contre une école musulmane

L’eurodéputée Marion Maréchal, ex-Reconquête !, sera jugée le 2 septembre pour diffamation à l’encontre de l’association Valeurs et réussite, qui pilote une école musulmane hors contrat à Valence, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.Elle devra répondre devant le tribunal de Valence de propos prononcés en 2023 sur les réseaux sociaux (TikTok et Instagram). Elle y accuse l’association d’être affiliée à la confrérie islamiste des Frères musulmans et ces derniers d’avoir “le même objectif qu’Al Quaida et Daesh”, selon un document judiciaire consulté par l’AFP. Valeurs et réussite, qui a déposé plainte début 2024, gère une école accueillant une quarantaine d’élèves.En 2022, elle a souhaité acquérir un terrain de la commune mis en vente, mais le magazine satirique Charlie Hebdo a publié un article faisant le lien entre l’association et les Frères musulmans.Cet article a suscité la polémique et mené, selon l’association, à l’annulation de la vente du terrain, pourtant votée par la ville, après une intervention de la préfecture.Valeurs et Réussite a alors poursuivi Charlie Hebdo, qui a été relaxé en appel. La justice a estimé que “l’imputation de proximité entre l’école et les Frères musulmans (…) relève du libre débat d’idées” et d’un “jugement de valeur infiniment subjectif”. Elle a aussi rappelé que le mouvement des Frères musulmans n’est pas interdit en France.