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10 septembre : comment la mobilisation s’est construite sur les réseaux sociaux

“Le 10 septembre, la France s’arrête” : apparu en mai dans un canal confidentiel sur Telegram, l’appel a fini par déclencher une effervescence sur les réseaux sociaux, nourrie par un rejet du plan d’économies de François Bayrou puis par le soutien de la gauche.A la marge, l’engouement autour de ce mouvement numérique, sans programme précis ni meneurs identifiés, a aussi bénéficié d’un coup de pouce d’acteurs étrangers, notamment prorusses.Retour sur les étapes de cette mobilisation hétéroclite, aux débouchés concrets encore incertains.- A la source -C’est dans un canal Telegram, nommé “Les Essentiels”, que semble apparaître pour la première fois la proposition de mobilisation.”Le 10 septembre, la France s’arrête: plus de résignation, plus de division”, peut-on lire le 21 mai dans son message inaugural.Le canal est animé par un certain Julien Marissiaux, créateur d’un café associatif dans le Nord, comme retracé début août par Le Monde. Se décrivant comme un “point de ralliement” pour bâtir “une France juste, enracinée, humaine”, ce canal ne dépasse pas les 200 abonnés au coeur de l’été.Mais il s’appuie sur un site internet aux accents souverainistes utilisant le même logo, avec en page d’accueil un compte à rebours jusqu’au 10 septembre, ainsi que sur plusieurs comptes “Les Essentiels” sur TikTok et Facebook.Parmi les thèmes récurrents sur ces canaux figurent la sortie de l’Union européenne, l’hostilité aux “élites” ou encore l’appel à la destitution d’Emmanuel Macron.  – “Feu aux poudres” -L’annonce le 15 juillet par François Bayrou d’un plan d’économies “met le feu aux poudres et propulse l’appel à se mobiliser”, observe le consultant Thierry Herrant, dans une note publiée par la plateforme d’analyse des réseaux sociaux Visibrain.Une multitude de groupes et pages “officielles” apparaissent en ligne, des hashtags comme #BloquonsTout et #10 septembre fleurissent et les internautes rivalisent d’inventivité dans les slogans et les visuels partagés. Des figures des Gilets jaunes réactivent aussi leurs communautés pour se joindre au mouvement.L’appel est “partagé aussi bien dans des milieux proches de la droite identitaire, de la gauche anti-capitaliste proche de La France Insoumise, des mouvances souverainistes et de la droite populiste, mais aussi des comptes qui s’affichent apolitiques”, décrit M. Herrant.Fin juillet, une bannière “Indignons-nous” émerge aussi en ligne, avec de multiples déclinaisons et des comptes très suivis. On y discute de blocages et d’organisation d’actions locales, quand les comptes proches des “Essentiels” évoquent davantage des actions individuelles (pas de télévision, pas d’achats en ligne ou dans les grandes enseignes, etc.).”On n’a pas comme revendication le fait de manifester”, a expliqué sur France Info Julien Marissiaux, dont le collectif, outre le “Frexit”, propose des mesures comme le transfert de cotisations patronales vers le salaire net ou l’interdiction pour un haut fonctionnaire d’être franc-maçon.-  L’effet Mélenchon -Le 17 août va marquer un rebond du mouvement en ligne, avec le soutien la veille de Jean-Luc Mélenchon “à l’initiative populaire du 10 septembre”, qui sera suivi par les écologistes, le PCF et le PS, ainsi que par la CGT.”On assiste donc à une reconfiguration complète du mouvement du 10 septembre qui, sur le réseau X en tout cas, s’apparente davantage désormais à une mobilisation classique de la gauche radicale”, observe la note de Visibrain.Si des internautes déplorent une “récupération”, la mobilisation en ligne monte en flèche en termes de nombre de messages et de contenus partagés.Au total, plus de 840.000 messages ont été publiés sur le seul réseau X au sujet du 10 septembre depuis sa première mention, selon le décompte à fin août de la plateforme Visibrain, un volume “largement supérieur à celui observé pour les Gilets Jaunes en 2018″.”Plus de 22 millions de vues” ont été relevées pour les contenus relatifs au mouvement sur TikTok, et “plus de 5.200 pages Facebook actives, souvent issues d’anciens Gilets jaunes”, selon la même source.- Ingérence prorusse ? – Si la mobilisation de nombreux internautes est incontestable, elle a vraisemblablement aussi bénéficié de l’activité de comptes automatisés, pouvant publier pour certains plus de 1.000 tweets par jour.Visibrain évoque ainsi une “vaste opération d’astroturfing”, une technique visant à donner l’impression d’un mouvement spontané et populaire.Parmi les comptes suspects figurent notamment des profils aux noms féminins, dont les photos sont récupérées sur internet ou créées par IA. Ces comptes interagissent et se retweetent entre eux sur X, gonflant artificiellement leur visibilité.Une source gouvernementale a indiqué à l’AFP que les autorités avaient observé des “reprises opportunistes” du mouvement “par plusieurs modes opératoires informationnels étrangers”, évoquant notamment des acteurs pro-russes mais aussi pro-iraniens, qui ont cherché à amplifier la popularité de certains hashtags.Mais “le phénomène est plutôt marginal, par rapport aux publications d’origine domestique” et il ne “s’agit pas d’une manœuvre coordonnée d’ingérence numérique étrangère”, nuance cette même source.

Ukraine : 26 pays prêts à “s’engager”, mais le soutien américain n’est toujours pas finalisé

Vingt-six pays, essentiellement européens, se sont “engagés” à soutenir militairement l’Ukraine au “sol, en mer ou dans les airs” dans le cadre d’un futur cessez-le-feu, a annoncé jeudi Emmanuel Macron, mais les Etats-Unis n’ont toujours pas finalisé leur contribution jugée indispensable par plusieurs d’entre eux.De son côté, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a déclaré en fin de journée avoir évoqué, avec son homologue américain Donald Trump, notamment l’adoption de nouvelles sanctions contre Moscou et la protection du ciel ukrainien contre les attaques russes, lors d’une conversation téléphonique.Lors du sommet de la Coalition des volontaires co-dirigée par M. Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, les 26 pays se sont “formellement engagés” jeudi à “déployer comme force de réassurance des troupes en Ukraine ou à être présents sur le sol, en mer ou dans les airs”, a déclaré le président français au cours d’une conférence de presse.En vertu de ces plans, dont il a refusé de donner le détail et de préciser les contributions pays par pays, “le jour où le conflit s’arrête, les garanties de sécurité se déploient”, a-t-il expliqué, que ce soit via un “cessez-le-feu”, un “armistice” ou un “traité de paix”. Il ne s’agit donc pas “de mener quelque guerre contre la Russie” mais de la dissuader d’attaquer à nouveau l’Ukraine à l’avenir.- “Soutien américain”, dit Macron -Emmanuel Macron a assuré que l’Allemagne, l’Italie et la Pologne étaient des “contributeurs importants” parmi les 26. Ces trois poids lourds européens avaient émis des réserves sur un engagement, qu’ils lient notamment à un “filet de sécurité” robuste de Washington.La Première ministre italienne Giorgia Meloni a d’ailleurs répété à l’issue de la réunion que Rome n’enverrait pas de troupes en Ukraine. L’Allemagne entend quant à elle plutôt participer au renforcement de la défense antiaérienne de l’Ukraine et à l’équipement de ses forces terrestres, ont dit des sources gouvernementales à l’AFP.Le soutien ou “backstop” américain était l’enjeu d’une visioconférence avec le président Donald Trump dans la foulée du sommet, auquel a aussi en partie pris part son émissaire spécial Steve Witkoff, présent au palais de l’Elysée.Aucune annonce n’a été faite à cet égard.”Nous comptons sur le +backstop+ des Etats-Unis”, a répété M. Zelensky pendant la même conférence de presse.Lors d’un entretien téléphonique avec des dirigeants européens et Donald Trump après le sommet, “nous avons examiné différentes options, dont la plus importante est la pression, en recourant à des mesures fortes, notamment économiques (…). Nous avons également discuté de la protection maximale du ciel ukrainien”, a-t-il plus tard écrit sur Facebook.Emmanuel Macron a assuré que le “soutien américain” à ces “garanties de sécurité” pour Kiev serait finalisé “dans les prochains jours” et que les Américains avaient “été très clairs” sur leur participation. “Il n’y a pas de doute sur ce sujet”, a-t-il martelé.- Nouvelles sanctions ? -La réunion qui se déroulait au palais présidentiel français mais aussi par visioconférence a été l’occasion pour les Européens de réaffirmer leur volonté de tout faire pour pousser la Russie à négocier.Keir Starmer a ainsi souligné qu’il était “nécessaire d’augmenter la pression” sur le président russe Vladimir Poutine qui “continue à repousser des négociations de paix et à mener des attaques scandaleuses sur l’Ukraine”, selon un porte-parole à Londres.A la clôture des travaux, Emmanuel Macron a aussi assuré que les Européens prendraient de nouvelles sanctions “en lien avec les Etats-Unis” si Moscou continuait de refuser la paix. Il a évoqué un “travail conjoint” avec Washington, concernant aussi des mesures punitives contre les pays “qui soutiennent” l’économie russe ou aident la Russie à “contourner les sanctions” – “et à ce titre, la Chine a été évoquée”, a-t-il ajouté sans plus de précisions.Mais les Européens réclament ces sanctions américaines depuis des mois, jusqu’ici sans succès.Donald Trump, se disant “très déçu” par son homologue russe, avait averti mercredi qu’il “se passerait quelque chose” si Moscou ne répondait pas à ses attentes de paix.Le président américain “est très mécontent que du pétrole russe soit acheté par l’Europe”, a aussi souligné jeudi Volodymyr Zelensky, citant la Slovaquie et la Hongrie.En face, la Russie martèle qu’elle n’acceptera aucune “intervention étrangère quelle qu’en soit la forme”, la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova qualifiant les protections demandées par Kiev de “garanties de danger pour le continent européen”.”Ce n’est pas à eux de décider”, a rétorqué jeudi Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan.Donald Trump avait promis, au cours d’une réunion avec six dirigeants européens le 18 août à Washington que les Etats-Unis apporteraient des garanties de sécurité, sans préciser lesquelles.Ce “filet de sécurité” américain pourrait prendre différentes formes – renseignement, soutien logistique, communications -, le président américain ayant exclu l’envoi par les Etats-Unis de troupes au sol.

A quatre jours de sa chute attendue, Bayrou défend un gouvernement qui ne se “défile” pas

Après avoir reçu le PS, plus que jamais au centre des discussions autour de sa succession, François Bayrou a de nouveau refusé toute concession jeudi soir, défendant un gouvernement qui “pour une fois” ne se “défile” pas face à la nécessité de redresser les finances publiques.”Ce n’est pas l’austérité qu’on plaide, on plaide un ralentissement des dépenses”, sans quoi “la dette continue à augmenter”, a-t-il une nouvelle fois tenté de convaincre au 20H00 de France 2, déclarant ne pas regretter avoir sollicité un vote de confiance au Parlement lundi qui s’annonce pourtant perdu d’avance.”Je suis inquiet de la situation du pays. Je suis inquiet de l’absence de prise de conscience et c’est pourquoi je vais plus loin qu’aucun gouvernement ne va jamais, en disant voilà, nous mettons en jeu la vie même du gouvernement”, a-t-il martelé. Tout en disant vouloir se battre jusqu’à “la dernière minute”, il a semblé esquissé la possibilité de sa sortie, en doutant que “des nominations” puissent avoir lieu dès le lendemain du vote. “Ca arrive à des gouvernements de tomber, et à des gouvernements très bien, vous savez”, a-t-il encore dit. Interrogé sur l’opportunité d’une dissolution, il s’est une nouvelle fois prononcé contre, car elle déboucherait selon lui sur “une assemblée encore plus divisée”. Dans la matinée, le Premier ministre a reçu le PS qui poursuit son offensive pour décrocher Matignon, renouvelant son offre de “discuter” sur la “base de travail” des propositions budgétaires des partis de gauche hors LFI, avec “toutes les forces du front républicain”.Les socialistes ont proposé un effort budgétaire deux fois moindre que les 44 milliards d’euros de François Bayrou. “C’est un projet juste, qui permet de remettre de la couleur dans nos vies”, a plaidé le premier secrétaire Olivier Faure, l’opposant au plan “dépressif” du Premier ministre.Le PS a aussi rappelé son engagement à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution, ce qui obligera à trouver des compromis avec a minima le bloc central pour faire passer des textes, et en premier lieu le budget.Mardi, le chef de l’État avait enjoint aux chefs de l’actuelle coalition gouvernementale (Renaissance, MoDem, Horizons, LR) de “travailler avec les socialistes”. Il a de nouveau appelé jeudi les forces politiques à faire preuve de “responsabilité” et à assurer la “stabilité”.Le chef des députés LR Laurent Wauquiez a lui assuré que son groupe ne censurerait a priori “ni un gouvernement PS ni un gouvernement RN” pour éviter “une instabilité catastrophique” après l’échec des gouvernements Barnier et Bayrou en moins d’un an.- “tambouille” -L’eurodéputé Raphaël Glucksmann a souhaité que le nouveau Premier ministre “annonce d’emblée une méthode (…), celle du compromis”. Mais, a-t-il prévenu, il s’agira surtout de “tenir” sur la base de quelques points d’accord jusqu’en 2027.La démarche des socialistes est toutefois accueillie avec méfiance par Stéphane Peu, président du groupe communiste: “Si c’est pour à tout prix créer une stabilité politique en renonçant à tous ses principes, (…) à ce moment-là on n’en sera pas”, a-t-il déclaré aux journées parlementaires du parti au Touquet.Et le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a lui exprimé sur X son dédain: “Heure après heure, se fait un glissement politicien vers une grande coalition de Glucksmann à Wauquiez avec le PS et la macronie. Les insoumis n’ont rien à voir avec cette tambouille”.LFI a donc décliné l’invitation des Ecologistes, qui ont réuni jeudi après-midi les autres représentants de gauche pour préparer l’après Bayrou. “Oui, la gauche et les écologistes se préparent à gouverner”, a déclaré la cheffe écologiste Marine Tondelier.Dans l’immédiat, François Bayrou est presque arrivé au terme de ses rencontres avec les partis politiques. Il doit encore recevoir le parti radical vendredi.Depuis lundi, la gauche, l’extrême droite, la majorité du petit groupe indépendant Liot et quelques députés LR ont promis de ne pas voter la confiance. S’ouvrira ensuite une période d’incertitudes. Emmanuel Macron n’ayant a priori ni l’intention de dissoudre l’Assemblée -comme le réclame le RN- ni de démissionner -comme le voudrait LFI et près de deux tiers des Français, selon un sondage publié jeudi-, il devra nommer un nouveau Premier ministre. Mais de quel bord et dans quel délai?

Les Ecologistes rassemblent la gauche sans LFI pour préparer l’après Bayrou

Les Ecologistes ont rassemblé une partie de la gauche jeudi après-midi, pour mutualiser leurs propositions en vue d’un gouvernement de gauche pour remplacer François Bayrou, a indiqué la cheffe du parti Marine Tondelier lors d’une conférence de presse.L’écologiste avait invité tous les partenaires de gauche à se réunir pour préparer l’après Bayrou, mais La France insoumise a immédiatement décliné l’invitation. Le PS, le PCF, Générations, les ex-insoumis de l’Après et Debout, le parti de François Ruffin, étaient présents à cette réunion, a appris l’AFP. “Il est important que tout le monde ait reçu le message que oui, la gauche et les écologistes se préparent à gouverner”, a déclaré Mme Tondelier lors d’une conférence de presse des Ecologistes pour présenter leur “plan de sortie de crise” et leurs propositions de budget. Le PS avait déjà présenté samedi dernier son projet de budget alternatif.Cette réunion avait pour objectif de “sortir des propositions communes”, a précisé Mme Tondelier.”Un alignement sur le fond et d’un point de vue stratégique” a été constaté, a précisé une source socialiste à l’issue de la rencontre. Cela “ne remplace absolument pas le programme du Nouveau Front Populaire”, a assuré Mme Tondelier, “mais dans un contexte spécifique qui est celui actuel, on a des propositions spécifiques à faire”.”Quand on vous dit que 42% des personnes qui gagnent le smic ou moins dans ce pays, se privent d’un repas par jour, on ne va pas leur expliquer qu’on leur souhaite bon courage et qu’on va attendre tous ensemble le grand soir”, a-t-elle martelé.Comme le PS, les Ecologistes se disent prêts à renoncer au 49.3 et à faire des compromis pour faire passer leurs mesures.S’ils partagent la préoccupation de François Bayrou quant à la dette, ils proposent de réduire plus progressivement le déficit (-11,7 milliards en 2026 et -13 milliards en 2027), pour le ramener à 3,7% en 2030.Ils proposent 28,5 milliards de recettes fiscales (notamment via la taxe Zucman sur les très hauts patrimoines, la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises).Côté dépenses, ils proposent d’investir notamment dans la Défense (+6,2 mds), la bifurcation écologique (+9,1 mds), les services publics (+6,1 mds, avec une hausse des salaires des professeurs de 15% sur 5 ans), la protection sociale (+6,3 mds, avec l’abrogation de la mesure d’âge de départ à la retraite à 64 ans).Ils prévoient aussi 16,6 milliards d’économies, axés notamment sur les exonérations de cotisations sociales pour les entreprises et les niches fiscales néfastes au climat.

L’ex-patron de l’OL, Jean-Michel Aulas, prêt à briguer la mairie de Lyon

Après des mois de faux suspens l’ancien patron de l’OL Jean-Michel Aulas a fait savoir jeudi qu’il officialiserait “dans quelques jours” sa candidature à la mairie de Lyon “sans étiquette” mais avec le soutien des LR.”Je prends la responsabilité d’ici quelques jours de me lancer dans l’aventure, sans étiquette, mais avec le soutien des gens les plus dynamiques”, a déclaré le chef d’entreprise de 76 ans lors d’un point-presse à Lyon.”On est dans les starting blocks”, a-t-il poursuivi aux côtés du patron des députés républicains Laurent Wauquiez et du maire LR du 2e arrondissement de Lyon Pierre Oliver, qui retire sa propre candidature pour le soutenir.Celui qui a présidé l’Olympique lyonnais pendant 36 ans incarne “la fierté lyonnaise” et “on est convaincus que c’est celui qui peut porter cette bataille pour remettre notre ville de Lyon dans la bonne direction”, a dit Laurent Wauquiez pour justifier ce ralliement.Très critique des élus verts sur les réseaux sociaux, Jean-Michel Aulas avait fait savoir en février, dans les pages du Figaro, qu’il “réfléchissait” à se présenter aux élections municipales de mars 2026 face au maire écologiste sortant Gregory Doucet qui brigue un second mandat.Faute de candidat faisant l’unanimité dans leur camp, un grand nombre de responsables LR et macronistes locaux l’ont immédiatement rallié, misant sur sa notoriété pour reprendre la ville.L’entrepreneur, qui a fait fortune en vendant des logiciels de gestion, a aussi consulté de nombreux responsables nationaux comme l’ancien président Nicolas Sarkozy qui l’a adoubé en juin, ou l’ex-Premier ministre Gabriel Attal.- “Marre” -“Je me suis rendu compte que pour essayer de transformer les choses, de gagner sur le terrain (…) il fallait être unis”, a-t-il dit jeudi pour expliquer son tempo, disant vouloir réunir des personnalités allant “du centre gauche à la droite”.”Mon propos est de réunir tous les gens de bonne volonté qui en ont marre de la situation actuelle”, a-t-il poursuivi. Après avoir décrit Lyon comme une ville “sale, taguée”, il a déclaré vouloir “refaire ce que l’on a connu avant, c’est-à-dire un Lyon qui soit un modèle exemplaire en matière de cité”.S’il n’a pour l’heure pas révélé son programme ni les noms de ceux qui figureront sur sa liste, JMA a égrené ces derniers mois de premières promesses. Sur le plan symbolique, il s’est engagé à renoncer à ses indemnités de maire. Ses détracteurs n’ont pas tardé à accuser la 310e fortune de France (selon le magazine Challenge) de démagogie.- “Patience” -Soucieux de se donner une coloration plus sociale dans une ville qui a donné ses quatre sièges de députés à la gauche en juillet, il a ensuite attaqué sur le terrain de prédilection des écologistes: les transports, en promettant notamment d’étendre la gratuité des bus, métro et trams pour les Lyonnais. Et pour satisfaire la droite, il a promis de mettre plus de caméras de vidéosurveillance et une police municipale des transports, accusant les écologistes d’avoir laissé la violence croître depuis leur élection à la ville et à la métropole en 2020.Même s’il glissait toujours un “si je suis candidat”, Jean-Michel Aulas semblait à chaque fois plus près de se lancer. “Je ne vous ferai pas attendre très longtemps”, déclarait-il ainsi le 19 juin. Début juillet, il avait finalement demandé “un petit peu de patience”, disant vouloir d’abord aider l’OL à repousser la menace de rétrogradation administrative. Mais “aujourd’hui, j’ai envie de rendre à Lyon ce que Lyon m’a apporté”, ajoutait-il immédiatement.Maintenant qu’il s’est lancé, il lui reste à convertir sa popularité en bulletin de vote. S’il jouit d’une meilleure image que Grégory Doucet, il ne le devancerait au premier tour (24% contre 22%), que dans le cas d’une gauche divisée, selon un sondage Elabe BFM publié en mai.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les Européens sont “prêts” à “apporter les garanties de sécurité à l’Ukraine”, dit Macron avec Zelensky

Les Européens sont “prêts” à “apporter les garanties de sécurité à l’Ukraine et aux Ukrainiens, le jour où une paix est signée”, à l’issue d’un long travail préparatoire qui est “achevé”, a annoncé mercredi Emmanuel Macron en recevant à Paris le président ukrainien Volodymyr Zelensky.”L’Europe est au rendez-vous, pour la première fois avec ce niveau d’engagement et d’intensité”, a déclaré le président français devant la presse au palais de l’Elysée.”La question maintenant, c’est de savoir la sincérité de la Russie et de ses engagements successifs lorsqu’elle a proposé la paix aux États-Unis d’Amérique”, a-t-il ajouté à la veille d’un sommet de la “coalition des volontaires” prêts à fournir ces garanties, et d’un échange téléphonique avec Donald Trump.La “coalition des volontaires”, coprésidée par Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, réunit une trentaine de pays, principalement européens, prêts à apporter un soutien à l’armée ukrainienne, voire à déployer des soldats en Ukraine une fois un cessez-le-feu conclu avec Moscou, pour dissuader la Russie de toute nouvelle agression. Plusieurs États européens réclament toutefois un “filet de sécurité” de Washington pour s’impliquer concrètement.”Les contributions qui ont été préparées, documentées, confirmées cet après-midi au niveau des ministres de la Défense, de manière extrêmement confidentielle, me permettent de dire: +voilà, ce travail de préparation est achevé. Il sera maintenant endossé politiquement+”, a expliqué le chef de l’État français.

Bayrou droit dans ses bottes à cinq jours de sa chute probable

François Bayrou n’a fait aucune concession aux oppositions mercredi, à cinq jours du vote de confiance à même de se solder par sa chute, Emmanuel Macron appelant le gouvernement à “faire acte de mobilisation” autour du Premier ministre.Alors que les ministres, informés à la dernière minute de la décision du chef du gouvernement qui a suscité parmi eux “colère” et “frustration”, ne se bousculent pas dans les médias pour la défendre, le président de la République a demandé “de faire acte de mobilisation, de pédagogie”, a rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue du probable dernier Conseil des ministres de l’équipe Bayrou.L’avenir du Premier ministre ne semble tenir qu’à un fil alors que l’ensemble des oppositions, Parti socialiste compris, ont déjà annoncé qu’elles ne voteraient pas la confiance qu’il a sollicitée sur l’urgence à résorber la dette du pays. Le chef de l’Etat a prévenu à cet égard que, “quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue”, ajoutant que “s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite”, a affirmé Mme Primas.Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.- “Même question” -“Personne n’a intérêt au chaos et à l’instabilité”, a plaidé à sa sortie de Matignon le vice-président du MoDem Marc Fesneau. Si François Bayrou est renversé, “la même question (sur la dette) sera posée”, a-t-il prévenu.Au nom de l’UDR, allié au RN, Eric Ciotti a répété qu’il ne voterait pas la confiance à François Bayrou autant qu’à Emmanuel Macron “pour l’ensemble de leur œuvre”.Quand au chef de file des députés Liot Laurent Panifous, il a appelé “l’ensemble des forces républicaines” à “se réunir, à discuter, à travailler” à un compromis budgétaire, le porte-parole du groupe Harold Huwart plaidant pour un futur Premier ministre “indépendant du président”.Accusé de faire les choses à l’envers en demandant la confiance avant de négocier avec les forces politiques, François Bayrou a défendu sur BFMTV sa décision, jugeant “absurde” de “commencer par l’ordonnance avant de faire le diagnostic”.Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était “peut-être réaliste” mais que lui se refusait à être “défaitiste”, jugeant encore “possible” que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés.Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.- Compromis “inévitables” -M. Macron avait pourtant enjoint, lors d’un déjeuner à l’Elysée mardi, aux chefs de la coalition gouvernementale et François Bayrou, Premier ministre mais aussi président du MoDem, de “travailler avec les socialistes” et d’autres partis à l’exclusion de LFI et du RN pour “élargir” son assise. Au contraire, le locataire de Matignon a jugé “pas très cohérente” et “risquée” la démarche du PS de “vouloir abattre son gouvernement” tout en réclamant de gouverner ensuite avec “le soutien du bloc central” dont il fait partie. Des compromis avec les socialistes sur le budget seront pourtant “inévitables” si le gouvernement tombait, a anticipé mercredi dans le Financial Times le ministre de l’Economie Eric Lombard, cité parmi les possibles remplaçants de M. Bayrou.Ce dernier a semblé faire un pas en direction de l’extrême droite, confirmant des projets de décrets visant à réduire la liste des soins de santé pris en charge par l’Aide médicale d’Etat (AME) pour les étrangers en situation irrégulière.Sans faire changer d’avis le RN de voter contre. Le président du parti, Jordan Bardella, s’est dit sur RMC “pas dupe” de la “mansuétude” du Premier ministre à l’égard de sa formation politique “à quelques jours d’une chute probable”.Malgré cette bataille qui semble perdue d’avance, François Bayrou a assuré que ses “aventures” politiques n’étaient pas “finies”, sans dire s’il allait se représenter à la mairie de Pau ou à l’élection présidentielle.

Vote de confiance: Bayrou juge la démarche du PS “pas très cohérente”

François Bayrou a jugé mercredi “pas très cohérente” la démarche du Parti socialiste de “vouloir abattre son gouvernement” lors du vote de confiance du 8 septembre tout en réclamant de gouverner ensuite avec “le soutien du bloc central”. “Est ce qu’il est logique, cohérent de dire +je vais abattre votre gouvernement et après vous me soutiendrez?+”, s’est interrogé le Premier ministre sur BFMTV/RMC. “Je ne suis pas sûr que ça marche parce qu’il y a un minimum de logique dans la vie. La démarche d’Olivier Faure, dont il ne fait pas mystère qu’il veut devenir Premier ministre, cette démarche me paraît risquée, pas très cohérente et pas très logique”, a jugé M. Bayrou qui restera, même s’il quitte Matignon, le leader d’un des partis du bloc central.Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure réclame qu’Emmanuel Macron nomme un Premier ministre de gauche et s’est dit prêt à ne pas recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour gouverner, ce qui suppose de trouver des compromis avec le bloc central, faute de majorité pour la gauche à l’Assemblée.François Bayrou doit rencontrer les socialistes jeudi mais n’a fait aucune concession réelle à leur égard mercredi qui leur permettrait de revenir sur leur décision de toute façon “irrévocable” selon M. Faure.Au contraire, il a de nouveau balayé les propositions budgétaires du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort budgétaire voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.”Ce n’est pas diviser l’effort, c’est décider qu’on va de nouveau emprunter 20 et quelques milliards supplémentaires”, a-t-il jugé.Même sur la mesure la plus impopulaire de son plan, la suppression de deux jours fériés, il s’est contenté de répéter sans conviction qu’il était “ouvert” à la réexaminer à condition que les 4 milliards que cette suppression devait rapporter soient compensés “Je suis ouvert à ce que nous trouvions une organisation qui permette d’obtenir les mêmes buts sans avoir les inconvénients, à supposer que ces inconvénients soient majeurs”, a-t-il répondu dans une périphrase. En dépit de l’arithmétique qui lui annonce une chute certaine lundi, il a refusé de se montrer “défaitiste”.”Si vous êtes représentant du peuple, comme c’est la vocation d’un député, alors vous devez vous demander où est l’intérêt national”, a-t-il lancé aux députés. 

Pour produire plus, il y a “d’autres manières” que supprimer des jours fériés, selon de Montchalin

La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a estimé mercredi qu’il y avait “évidemment plein d’autres manières” que la suppression de deux jours fériés pour “encourager à produire plus” en France, souhaitant notamment une répartition élargie des cotisations sociales. “Les jours fériés, c’était quoi l’intention politique ? C’est de dire +dans notre pays, si on produit pas plus, (…), s’il n’y a pas plus de croissance, nous n’arriverons pas dans le temps à financer notre modèle social, nos services publics+”, a déclaré Mme de Montchalin sur la radio franceinfo. “Il y a évidemment plein d’autres manières d’encourager à produire plus. Il y a évidemment plein d’autres manières de s’assurer que si on travaille plus, on gagne plus”, a-t-elle ajouté. Elle était interrogée sur des propos du Premier ministre François Bayrou, qui s’est dit mercredi sur BFMTV “ouvert” à réexaminer la suppression de deux jours fériés en cas de solution alternative pouvant rapporter 4,2 milliards d’euros. “Pour moi, la plus grande conviction, c’est qu’il faut que les actifs ne soient pas les seuls à financer la solidarité nationale, la santé et tous les enjeux de modèle social”, a déclaré Amélie de Montchalin: “dans un pays où on est 70 millions, on ne peut pas dire aux 30 millions d’actifs +vous payez pour tout le monde+”. “Et donc je propose qu’une partie des cotisations sur le travail payées par les entreprises, payées par les salariés, payées par les fonctionnaires, payées par nous, actifs qui travaillons, soient re-réparties sur toutes les richesses”, a-t-elle développé, citant le capital, l’épargne, le foncier, l’héritage ou la consommation. Une augmentation de la TVA? “Ca peut être, mais ce n’est pas obligé”, a-t-elle dit. “Concrètement, je prends votre feuille de paie et on pourrait dire: on retire des charges qui pèsent sur les entreprises pour qu’elles puissent investir et vous augmenter; et je retire des charges qui pèsent sur les salariés pour que, directement sur votre feuille de paie, il y ait plus d’argent.”Concernant la taxation des plus aisés, la ministre des Comptes publics a indiqué qu’il y avait “plusieurs options” sur la table pour s’assurer que ceux-ci paient l’impôt “que tous les Français paient” ou viser des holdings permettant de contourner l’impôt. 

Macron demande au camp gouvernemental de “travailler” avec le PS

Le président Emmanuel Macron a réuni mardi les chefs de la coalition gouvernementale pour leur enjoindre de “travailler avec les socialistes”, à six jours du vote de confiance au Parlement qui semble perdu d’avance pour le Premier ministre François Bayrou. A l’occasion d’un déjeuner à l’Elysée, le chef de l’Etat a réuni le Premier ministre, Gabriel Attal (Renaissance), Edouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (Les Républicains), soit les chefs des partis qui soutiennent le gouvernement.Il les a invités à “travailler avec les socialistes” et d’autres partis à l’exclusion de LFI et du RN, “pour élargir” son assise dans la perspective du vote de confiance demandé par François Bayrou “et le cas échéant après”, a rapporté un participant à l’AFP.Les socialistes se retrouvent ainsi au centre du jeu, même s’ils ont réitéré à plusieurs reprises qu’ils ne voteraient pas la confiance. Comme l’ensemble de la classe politique, ils se projettent déjà dans l’après-Bayrou. Après avoir offert samedi les services du PS pour prendre la relève à Matignon, son premier secrétaire Olivier Faure a redit sur LCI “être à la disposition évidemment du chef de l’Etat à tout moment pour discuter des conditions dans lesquelles nous pourrions effectivement occuper les places gouvernementales”.De l’autre côté de l’échiquier, l’idée d’ouvrir la coalition gouvernementale au PS passe mal: “Non, on ne peut pas avoir d’accord de gouvernement avec le PS”, a affirmé le président LR du Sénat Gérard Larcher au Parisien.- “Pas de miracle” -En attendant, François Bayrou a repris mardi ses rencontres avec les partis politiques pour tenter d’arracher la confiance lundi. Place publique, le petit parti de gauche de Raphaël Glucksmann puis le Rassemblement national ont été reçus mais “le miracle n’a pas eu lieu”, a résumé le patron du parti à la flamme Jordan Bardella, rendant la chute du gouvernement quasi-inéluctable.Dans l’esprit de beaucoup au sein du camp présidentiel, des discussions avec les socialistes doivent surtout permettre l’élaboration d’un budget pour 2026.A sa sortie de Matignon, Edouard Philippe (Horizons) a appelé les responsables politiques à essayer “ensemble de construire la solution qui leur permettra de construire un budget qui, à défaut d’être parfait (…)permettra d’éviter que la situation financière de la France ne se dégrade”.La gauche et l’extrême droite, voire certains LR, rejettent en bloc le plan budgétaire avancé mi-juillet par François Bayrou qui prévoit un effort de 44 milliards d’euros en 2026.Cette nouvelle situation de crise politique a poussé à la hausse le taux d’intérêt de la dette française à 30 ans, qui a dépassé 4,5% pour la première fois depuis 2011.- Cacophonie -A gauche, si La France insoumise plaide sans relâche pour le départ d’Emmanuel Macron, Ecologistes et socialistes tentent d’organiser une nouvelle alliance.Lors du déjeuner à l’Elysée, tous les participants du bloc central se sont prononcés “contre la dissolution” si le gouvernement venait à tomber lundi prochain à l’issue du vote de confiance. Le président de la République l’a répété à plusieurs reprises: législatives ou présidentielle anticipées ne sont pas à son ordre du jour. Mais plus l’échéance approche, plus la question est sur toutes les lèvres.L’ancien président Nicolas Sarkozy a appelé à une nouvelle “dissolution”, dans un entretien au Figaro, où il a révélé avoir rencontré cet été Emmanuel Macron et lui avoir dit être “persuadé qu’il n’y aura pas d’autre solution” pour sortir la France de la crise politique. Qualifiant de “suicide politique” la décision de François Bayrou de se soumettre à un vote de confiance du Parlement, Nicolas Sarkozy n’a pas appelé son parti à la voter, prenant ses distances avec le patron de LR Bruno Retailleau qui demande le contraire à ses députés, très divisés. Le ministre de l’Intérieur avance donc sur une ligne de crête et met en garde contre “les incendiaires qui voudraient allumer la mèche de ce qui pourrait être demain une explosion financière et budgétaire”. Reçus dans l’après-midi à Matignon, les dirigeants LR ont laissé entendre que François Bayrou était prêt à revenir sur la suppression très impopulaire de deux jours fériés, prévue dans son plan de redressement des finances publiques. Dans cette cacophonie semblant précéder un épilogue aux airs de déjà-vu lors de la chute du gouvernement de Michel Barnier en décembre, le Premier ministre doit de nouveau s’exprimer mercredi matin sur BFMTV.- “Petits arrangements” -Pour sa part, le RN met en scène ses préparatifs pour des législatives anticipées. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont réclamé mardi une “dissolution ultra-rapide”. “Plus tôt on retournera aux urnes, plus tôt la France aura un budget”, a déclaré le président du RN. Comme LFI, le RN appelle aussi de ses voeux une démission du chef de l’Etat pour débloquer la crise.L’idée trouve un certain écho chez LR, où elle est soutenue par l’ex-ministre Jean-François Copé ou la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse. Mais pour Bruno Retailleau et Nicolas Sarkozy, le président de la République doit aller au bout de son mandat.bur-lum-fff-arz/hr/vk