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Venezuela: Macron affirme que la France “n’approuve pas” la “méthode” pour renverser Maduro

Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la “méthode utilisée” par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement.”Nous défendons le droit international et la liberté des peuples”, a déclaré le président de la République, selon le compte-rendu de Maud Bregeon devant la presse.Le chef de l’Etat a aussi dit que Nicolas Maduro était “un dictateur” et que son départ était “une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens”. “Il a confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024″, a-t-il insisté.”Troisièmement, la France soutient la souveraineté populaire et cette souveraineté populaire s’est exprimée en 2024”, lors d’une élection présidentielle remportée, d’après Paris et une partie de la communauté internationale, par l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia, même si Nicolas Maduro avait revendiqué la victoire. “Si transition il devait y avoir, alors le vainqueur de 2024 devrait jouer un rôle central”, a estimé M. Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole.Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui ne disait rien de la méthode employée par Washington.Samedi, après la capture du dirigeant vénézuélien lors d’une opération militaire américaine, le président français s’était borné à appeler à une “transition pacifique” et “démocratique” au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se “réjouir” d’être “débarrassé” de la “dictature Maduro”.Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait estimé que l’opération américaine “contrevient” au droit international.Les messages du président de la République et du ministre doivent être analysés dans une “continuité”, a assuré Maud Bregeon, précisant que les propos du chef de la diplomatie française avaient été “concertés et validés” par Emmanuel Macron.

Assemblée: le débat sur la pétition contre la loi Duplomb reporté à février

Le débat à l’Assemblée nationale sur la pétition contre la loi Duplomb, qui avait recueilli l’été dernier plus de deux millions de signatures, initialement prévu mercredi est repoussé à février, a indiqué lundi l’entourage de la rapporteure Aurélie Trouvé (LFI).”Le débat programmé en hémicycle mercredi 7 janvier sur la loi Duplomb est reporté à la semaine de contrôle (de l’Assemblée nationale, NDLR) de février afin de permettre la présence de la ministre (de l’Agriculture Annie) Genevard (qui doit se rendre à Bruxelles mercredi). Sans doute le 10 ou le 11″, a annoncé l’entourage de Mme Trouvé.Aucune pétition n’a jamais été débattue jusqu’ici dans l’hémicycle dans l’histoire de la Ve République.Le débat ne donnera toutefois pas lieu à un vote et ne modifiera pas la loi.Doivent s’exprimer lors du débat le président de la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Stéphane Travert (apparenté EPR), les deux rapporteures Aurélie Trouvé (LFI) et Hélène Laporte (RN), tous les groupes politiques et le gouvernement.La loi Duplomb, adoptée au Parlement en juillet 2025 avec le soutien des macronistes, LR et l’extrême droite, a fait l’objet d’un vaste mouvement de protestation l’été dernier.Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures, franchissant largement la barre des 500.000 signatures permettant un débat à l’Assemblée nationale.Entre-temps, le Conseil constitutionnel a censuré la disposition la plus contestée du texte, qui prévoyait la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.Restent des mesures concernant des simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ou encore à la construction de certains ouvrages de stockage d’eau.

Le gouvernement veut un budget en janvier avant de passer au régalien

Le gouvernement veut “un budget en janvier” et appelle députés et sénateurs à “s’accorder sur la question de fond” avant de parler procédure, afin de consacrer le premier trimestre 2026 à un “paquet régalien” armée-justice-police, a déclaré lundi sa porte-parole Maud Bregeon. “Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier” car “il est temps de passer à autre chose”, a indiqué la ministre à RMC-BFMTV. “La première étape, c’est de s’accorder sur la question de fond avant de parler des outils de procédure qui permettent de faire passer ce budget”, a-t-elle précisé alors que les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin doivent recevoir cette semaine les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Parmi les points de blocage qui ont empêché sénateurs et députés de trouver un compromis fin décembre, elle a cité l'”effort demandé aux collectivités territoriales” ou encore la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les 300 plus grandes entreprises. Une fois un budget adopté, le gouvernement souhaite se projeter sur le régalien, a-t-elle ajouté. Il s’agira de la “priorité des premiers mois de l’année” et comprendra l’augmentation du budget des armées, le projet de loi justice, le “renforcement des moyens” de la police municipale mais aussi “le déploiement de lois qu’on a déjà votées”, comme la loi contre le narcotrafic. Parallèlement, Mme Bregeon a rappelé que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, recevait lundi les syndicats du monde agricole en leur promettant de nouvelles “mesures” et un retour au “bon sens” pour apaiser la colère que la période des fêtes n’a pas érodée. 

“Sales connes”: “Je ne suis pas une femme mesurée”, se justifie Brigitte Macron

L’épouse du chef de l’État, Brigitte Macron, interrogée sur ses propos contre des militantes féministes en marge d’un spectacle début décembre de l’humoriste Ary Abittan, a déclaré dimanche “ne pas être une femme mesurée” et redit “être absolument désolée”.”Je ne suis pas une femme, mesurée. Je suis une femme qui s’enflamme aussi facilement”, a dit sur TF1 l’épouse du chef de l’Etat, à l’occasion du lancement de l’opération Pièces Jaunes en faveur des enfants à l’hôpital.Mme Macron avait qualifié de “sales connes” des militantes du collectif féministe #NousToutes qui avaient interrompu le 6 décembre un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu.Ses propos avaient suscité une vague d’indignation dans les rangs féministes, de la gauche et également dans le milieu de la culture, où de nombreuses actrices, à l’image de Judith Godrèche et de Marion Cotillard, ont apporté leur soutien aux victimes de violences sexuelles.”Je suis absolument désolée d’avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou d’avoir choqué”, a ajouté dimanche Brigitte Macron, reconnaissant que les “termes étaient certainement pas adéquats”.Dans une interview au média Brut mi-décembre, Mme Macron s’était déjà dit “désolée” si elle avait “blessé des femmes victimes” tout en indiquant ne “pas regretter” ses paroles.”Il y a des moments où j’oublie, et je ne devrais pas, mais je ne suis pas épouse de président à longueur de temps. Il y a des moments où Brigitte reprend le dessus et Brigitte n’est pas une femme mesurée”, a-t-elle encore justifié dimanche.

Candidate LFI à la mairie de Paris, Sophia Chikirou sera jugée pour escroquerie

Sophia Chikirou, candidate LFI à la mairie de Paris, sera jugée en mai pour escroquerie par le tribunal correctionnel de Paris, une annonce de procès destinée, selon elle, à la “salir” avant les municipales de mars. Prévu le 12 mai, ce procès se penchera sur des faits présumés remontant à juillet 2018, a appris dimanche l’AFP de source judiciaire, un simple “différend commercial” déjà réglé selon elle.Mme Chikirou est soupçonnée d’avoir “tenté à plusieurs reprises de tromper la banque Crédit du Nord” au préjudice du site d’actualité Le Média, qu’elle avait cofondé. Ses “tentatives” visaient à remettre une somme de plus de 67.000 euros à Mediascop, la société de conseil en communication de Mme Chikirou, a précisé la source judiciaire.Dans ce dossier, les enquêteurs ont mis en avant “un commencement d’exécution”: la prévenue est accusée de s’être présentée comme présidente de la société Le Média, alors qu’elle “n’avait plus cette qualité” et d’avoir demandé un virement, finalement non abouti, car il n’y avait pas suffisamment d’argent sur le compte.Le virement n’a toutefois pas été réalisé car le chargé de compte s’est “méfié” au regard “des circonstances particulières de l’opération” et que la “nouvelle présidente” du Média a fait “opposition”. Mme Chikirou doit aussi comparaître pour avoir “soustrait frauduleusement deux formules de chèque”. – “Aucun plaignant ni préjudice” – L’annonce du procès a fait bondir Sophia Chikirou, investie par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon comme tête de liste aux municipales de mars 2026. Elle était la seule candidate. “Le parquet de Paris décide de me faire un procès en pleine campagne municipale au sujet d’une histoire datant de 2018 qui relève d’un différend commercial entre deux sociétés”, a réagi Sophia Chikirou après de l’AFP. “Depuis, cette date, les deux sociétés ont convenu d’un accord et ont cessé toutes leurs démarches”, a-t-elle affirmé. “C’est donc un procès décidé par le ministère public pour une affaire où il n’y a aucun plaignant ni préjudice! L’affaire est éminemment politique et n’a pour but que de salir et gêner ma campagne”, a-t-elle fustigé.Pour la formation de Jean-Luc Mélenchon, l’enjeu de ces élections est d’asseoir sa présence dans les conseils municipaux, pour cimenter son implantation locale, LFI ne dirigeant actuellement qu’une petite poignée de villes. Dans la capitale, la liste LFI concurence celle d’Emmanuel Grégoire, qui réunit les autres partis de la gauche parisienne.Âgée de 46 ans, Sophia Chikirou a grandi en Haute-Savoie dans un milieu populaire. Députée depuis 2022, conseillère régionale, elle s’est fait connaître en politique en s’occupant de la communication des campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017. Elle est une figure de premier plan de LFI.En septembre 2024, elle a été mise en examen, notamment pour escroquerie aggravée, dans une information judiciaire liée aux comptes de campagne 2017 de Jean-Luc Mélenchon. Les investigations sont en cours et elle conteste les accusations.La justice soupçonne Mediascop d’avoir surfacturé certaines prestations durant cette campagne, soit une possible escroquerie au préjudice de l’Etat s’agissant de dépenses remboursées par l’argent public.Mme Chikirou n’est pas la seule aspirante à la mairie de Paris, à avoir maille à partir avec la justice.La ministre Rachida Dati fait l’objet de plusieurs enquêtes, dont l’une a conduit en décembre à des perquisitions dans sa mairie du 7e arrondissement et à ses domiciles. Surtout, Mme Dati doit comparaître en septembre 2026 dans un procès pour corruption et trafic d’influence, aux côtés de l’ancien magnat de l’automobile Carlos Ghosn.

Venezuela: Macron “se soumet” à Trump, accuse Villepin

L’ancien Premier ministre Dominique de Villepin a accusé dimanche Emmanuel Macron de se “soumettre” aux Etats-Unis de Donald Trump avec sa réaction “irresponsable” après la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines. “Emmanuel Macron se soumet”, a estimé M. de Villepin sur BFMTV, en dénonçant une “logique de soumission et de vassalisation” de la France.Le président français “a préféré ne pas surréagir, puisqu’il a craint à un moment donné d’irriter Donald Trump, par rapport à la décision américaine d’intervenir à Caracas parce qu’il a le sentiment de devoir mener un combat qui, pour lui, est plus important, qui est le combat de l’Ukraine. Et donc il a choisi en quelque sorte sa cible. Ce qu’il ne comprend pas, ce qui lui échappe, c’est que l’ensemble de ses sujets sont aujourd’hui liés. Ne pas réagir à ce qui se passe au Venezuela, c’est s’affaiblir dans la négociation sur l’Ukraine”, a-t-il développé.Samedi, le chef de l’Etat a dit “prendre acte” de la fin du régime de Nicolas Maduro, sans évoquer les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.Une prise de parole qui a suscité énormément de critiques au sein de la classe politique française, surtout à gauche. Une réaction “aveugle, inconsciente des réalités et irresponsable en ce qui concerne l’avenir de notre pays et l’avenir de l’Europe”, selon Dominique de Villepin dimanche.”La première chose que devraient faire les Européens, c’est d’abord marquer clairement ce qui est inacceptable pour nous dans la décision américaine, se doter de leviers, et ça, c’est une urgence absolue (…) c’est l’inverse de ce qu’a fait Emmanuel Macron hier soir”, a encore jugé l’ancien ministre des Affaires étrangères sur BFMTV.”Nous sommes en train de nier notre propre identité historique”, a martelé celui qui s’était fait remarquer en 2003 quand il était chef de la diplomatie de Jacques Chirac par son discours à l’ONU contre la guerre en Irak engagée par les Etats-Unis de George W. Bush, et qui ne cache pas ses ambitions présidentielles pour 2027.

Venezuela: Macron “prend acte” de la fin de la “dictature” et ulcère la gauche

Emmanuel Macron a “pris acte” samedi de la fin de la “dictature Maduro”, dont le “peuple vénézuélien” ne peut que se “réjouir”, dit-il. Une position qualifiée de “honte” par la gauche qui accuse le président français de complaisance envers les États-Unis.”Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir”, a écrit sur X le chef de l’État. “En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple”, a-t-il insisté, sans évoquer dans son tweet les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.L’entourage de M. Macron a fait savoir peu après qu’avait été pris “acte de l’opération américaine”. “Un dictateur a été déchu. Le droit international doit désormais être respecté”, a-t-on fait valoir de même source.Mais pour Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, “la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international”. “Jour sombre pour notre pays”, a-t-il encore écrit sur X, appuyé par son lieutenant Manuel Bompard qui s’est désolé de voir “la France réduite à féliciter les coups de force de Trump”.Même indignation du côté du Parti socialiste. Selon son premier secrétaire Olivier Faure, “la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche”. “M. Macron piétine ce soir toute notre histoire diplomatique. Une honte”, a abondé le patron des sénateurs PS Patrick Kanner.Une “honte ultime” même pour le N.1 du Parti communiste Fabien Roussel, pour qui la France est “rabaissée au rang de 51e état des USA”.Samedi en fin d’après-midi, plus d’un millier de personnes, agitant pour certaines des drapeaux vénézuéliens, étaient réunies place de la République à Paris pour protester contre l’attaque, à l’appel notamment de LFI et du parti communiste, a constaté un journaliste de l’AFP. Parmi elles, M. Mélenchon qui a dit qu’il fallait “sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro libre au Venezuela”.L’exécutif avait  été plus offensif samedi après-midi par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot qui a affirmé que l’opération américaine “contrevient” au droit international. “La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir”, avait-il encore écrit sur X.M. Macron a préféré mettre l’accent sur la “transition à venir” qui “doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien”. En ce sens, il plaide pour que celle-ci soit assurée “au plus vite” par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition à la présidentielle 2024. Alors que Donald Trump a de son côté déclaré que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu.”Ce qui importe à présent est que la parole revienne au plus vite au peuple vénézuélien”, appuie encore l’entourage de M. Macron, qui précise que ce dernier a échangé samedi avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei ou brésilien Lula.- Equilibrisme -A l’image de l’exécutif, d’autres responsables politiques ont dû s’employer à un exercice d’équilibriste samedi, partagés entre la volonté de dénoncer l’attaque américaine, sans pour autant apparaître comme un soutien de Nicolas Maduro.”Pas une larme pour le dictateur ploutocrate Maduro, mais il faut avoir conscience que nous entrons dans un monde sans droit international où prévaut la loi du plus fort”, a déclaré l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann.Dans la même veine, Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, a affirmé qu’il “ne regrette pas” le départ de ce “dictateur”.Il a dit voir dans l’opération américaine “un signe supplémentaire que le monde est désormais régi par la force” et a incité les Européens à s’adapter pour ne pas être cantonnés au rôle de “spectateurs impuissants”.La patronne du Rassemblement National Marine Le Pen a jugé qu’il y avait “mille raisons de condamner le régime de Nicolas Maduro: communiste, oligarchique et autoritaire” mais que “la souveraineté des États n’est jamais négociable”.”Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude”, a-t-elle ajouté.Le président des Républicains Bruno Retailleau a semblé plus conciliant avec Donald Trump, en estimant que le narcotrafic nécessite “une réplique ferme” même si la souveraineté vénézuélienne “demeure sacrée”.

Décès de Dominique Bucchini, figure communiste et ex-président de l’Assemblée de Corse

L’ancien président de l’Assemblée de Corse et ex-député européen Dominique Bucchini est mort à l’âge de 82 ans, la classe politique saluant samedi l'”amour pour la Corse” de ce dirigeant communiste et “une figure majeure de l’histoire contemporaine” de l’île.Le président du conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, a salué samedi sur le réseau social X un “militant infatigable au service de ses convictions communistes, homme de dialogue et de paix imprégné de culture corse et universelle”, voyant en Dominique Bucchini “une figure majeure de l’histoire contemporaine de l’île.”Corse Matin indique qu’il s’est éteint vendredi soir dans sa ville natale, “éreinté par une maladie qui fut son dernier combat”.Né en janvier 1943 à Sartène, en Corse du sud, Bucchini a très tôt milité pour le parti communiste. Enseignant de profession, il fut maire de Sartène de 1977 à 2001.Au début des années 1980, il devient député au sein de la première législature du Parlement européen. En 2010 il est élu pour cinq ans à la tête de l’Assemblée de Corse –l’organe qui règle par ses délibérations les affaires de l’île, contrôle notamment le conseil exécutif et vote le budget.”Dirigeant du PCF, Dominique Bucchini s’en est allé. Nous garderons en mémoire son amour pour la Corse, pour la République, la force de ses convictions et une droiture à toute épreuve. Au revoir camarade”, s’est ému sur son compte X Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français.L’actuelle présidente autonomiste de l’Assemblée de Corse Marie-Antoinette Maupertuis retient, elle, sur X “son engagement pionnier en matière de lutte contre la violence et sa prise de position en faveur de la co-officialité de la langue corse”.Le sénateur de Corse-du-Sud Jean-Jacques Panunzi, apparenté au groupe Les Républicains, a également salué la mémoire d’un homme qui “a traversé cinquante ans d’histoire politique de notre île, cinquante ans au cours desquels il a su prendre des positions courageuses”, indique-t-il dans un communiqué.

Venezuela: la gauche condamne fermement l’attaque américaine, l’extrême droite plus nuancée

Des responsables de gauche, Jean-Luc Mélenchon en tête, ont dénoncé samedi “l’enlèvement” du président vénézuélien Nicolas Maduro par les forces américaines et appelé Paris à le condamner, tandis que l’extrême droite s’est montrée bien plus nuancée.”Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse”, a dénoncé sur le réseau social X l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon.”Quelqu’un réveille le président Macron ? Il est temps que la République française condamne l’attaque contre le Venezuela. Il n’y a pas de bonne invasion. Seulement des mauvaises”, a-t-il ajouté, les autorités françaises étant pour l’heure restées muettes.Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que ses forces avaient “capturé et exfiltré” Nicolas Maduro et son épouse lors d’une opération “de grande envergure” au Venezuela.Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.Jean-Luc Mélenchon a estimé que le narcotrafic était un “prétexte” pour “détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort”.M. Mélenchon est régulièrement accusé d’être un soutien du président vénézuélien Nicolas Maduro, ce qu’il récuse, même si Hugo Chavez était un de ses modèles politiques. Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a lui affirmé sur X que “quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné”.Jugeant que “la force ne peut remplacer le droit”, il s’est inquiété d'”un feu vert donné à tous les autocrates du monde”.Le coordinateur de La France Insoumise Manuel Bompard a déclaré que les Etats-Unis “renouent avec les coups d’Etat et la guerre”.- Appel au rassemblement -Plus largement, LFI a enjoint dans un communiqué “le gouvernement français à condamner sans ambiguïté cette guerre, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à défendre la souveraineté du Venezuela. Dans l’immédiat, elle doit demander une réunion du conseil de sécurité de l’ONU”.Le parti de gauche radicale a appelé à un rassemblement de “soutien au peuple vénézuélien” samedi à 18H00, place de la République à Paris. Le parti communiste, qui appelle aussi ses militants à se réunir samedi à 15H00 autour de la statue de Bolivar, dénonce pour sa part un “scandale absolu”. “La France doit réagir fermement”, a exhorté son N.1 Fabien Roussel sur X.La cheffe des Ecologistes Marine Tondelier a de son côté plaidé pour que la France condamne les bombardements nocturnes au Venezuela, sans mentionner la capture de Nicolas Maduro.A l’autre bout du spectre politique, le président du Rassemblement national Jordan Bardella s’est montré moins tranché.Si “personne” ne regrettera le “régime rouge” de Nicolas Maduro, “le respect du droit international et de la souveraineté des États ne peut être à géométrie variable”, a-t-il écrit sur X.Jordan Bardella a appelé à ce que “la parole soit rendue dans les plus brefs délais au peuple vénézuélien, afin qu’il puisse sortir de cette crise majeure par un processus démocratique libre, transparent et loyal”.Eric Ciotti, dont le parti UDR est allié du RN, a même salué la “chute du dictateur Maduro”.”Cette bonne nouvelle pour le peuple vénézuélien doit s’intégrer dans le respect du droit international”, a-t-il dit, demandant “un processus démocratique”.

Avec sa promesse d’année “utile”, Macron signe surtout son impuissance

Emmanuel Macron a promis une année 2026 “utile”, à la France, mais ses vœux laissent surtout l’impression d’un président sur la défensive, en fin de règne, alors que la prochaine élection présidentielle approche à grands pas.”Ce sont des vœux défensifs, de repli, des vœux de fin de règne qui ne lui ressemblent pas du tout”, a estimé jeudi Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po, pointant un discours surtout “axé sur la protection” des agriculteurs, de l’industrie…Le président, qui avait opté cette année pour des vœux très courts – moins de 10 minutes – et le décor plus feutré du Salon des ambassadeurs, est apparu dans un semi clair-obscur, devant une cheminée et un sapin illuminé.”Le manque de lumière, de dynamisme parce qu’on a l’impression qu’il est éclairé à la bougie, qu’il parle très lentement, le fait qu’il rappelle que c’est son dernier mandat (…) ça a créé une ambiance crépusculaire”, a noté Philippe Moreau-Chevrolet.Le politologue Bruno Cautrès juge aussi très surprenants ces vœux à la “tonalité à la fois sobre et sans perspective”, où l’on “voit très clairement l’amorce d’une sortie du jeu d’Emmanuel Macron”, à seize mois de la présidentielle à laquelle il ne peut se représenter.- “Sous-dimensionné” -Le chef de l’Etat, très affaibli depuis la dissolution ratée de 2024, s’est certes efforcé de poser les jalons d’une année “utile”, en dépit de l’instabilité politique, faute de majorité à l’Assemblée.Il a tracé sa feuille de route et martelé qu’il resterait “jusqu’à la dernière seconde au travail”, comme pour mieux conjurer le risque d’effacement qui le guette.Mais “au bout de presque dix ans de pouvoir, un chef d’Etat qui nous annonce que les grands chantiers du pays, c’est interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une loi sur la fin de vie et le rétablissement sur une base volontaire du service national, ça semble sous-dimensionné” par rapport aux enjeux et attentes des Français, souligne Bruno Cautrès.Emmanuel Macron n’a que très peu évoqué l’impasse budgétaire, qui plombe pourtant ce début d’année, à moins de trois mois des élections municipales, appelant seulement gouvernement et Parlement à s’atteler sans tarder à “bâtir des accords”.Son vœu final “d’espérance”, ponctué d’innombrables “ne renonçons pas” au “progrès”, à une “nation plus solidaire”, au “beau”, à la “culture”, autant de thèmes macronistes depuis dix ans, avait aussi une “dimension presque testamentaire”, analyse Bruno Cautrès.Enfin, le président est apparu très solitaire, n’évoquant qu’une fois le chef du gouvernement Sébastien Lecornu.Son ex-Premier ministre Edouard Philippe, dans les starting-blocks pour 2027, qui avait appelé à une présidentielle anticipée, n’a de nouveau pas été tendre avec le chef de l’Etat dans ses propres vœux, regrettant jeudi une année “sans stratégie et sans cap” dans un pays où “rien de décisif” ne se produira d’ici 2027. – “Rien dit mais bien dit” -“A un an de plier les gaules, vous vous attendiez à quoi ? (…) Il n’a rien dit mais il l’a bien dit”, a considéré pour sa part le député Renaissance Karl Olive, sur la chaîne Cnews.    Pour un conseiller ministériel, le président a eu “raison de ne pas entrer dans les détails”, notamment sur le budget, car “il ne fallait surtout rien de tranchant dans une Assemblée sans majorité, sinon tu abandonnes l’esprit de compromis et tu te fais censurer”.C’étaient des “vœux mesurés en fonction de ce qu’on peut faire”, “il n’a pas pris de risque”, renchérit, stoïque, un ténor du bloc central.S’il a évoqué son départ programmé, Emmanuel Macron s’est efforcé de repousser au plus tard l’échéance présidentielle, qui signera de facto sa mise en retrait, fixant le début de la campagne électorale “à la fin de l’année”. “Il essaie de contrôler le calendrier. En réalité, on est déjà en campagne pour 2027, mais il veut gagner du temps et pouvoir continuer à se présenter comme étant dans l’action”, relève Philippe Moreau-Chevrolet.