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Immigration, fin de vie… Macron explore et étend “le champ des possibles” du référendum

Emmanuel Macron peaufine sa réflexion en vue d’un référendum de plus en plus probable cette année, et n’exclut plus des sujets comme la fin de vie ou l’immigration. Mais certains dans son camp redoutent l’effet boomerang d’une consultation organisée par un président impopulaire.Le chef de l’Etat devrait “exprimer sa pensée d’ici le printemps” s’il veut convoquer les électeurs cette année, possiblement avant les vacances d’été, dit un proche à l’AFP.Lors de ses voeux du Nouvel-An, il a déjà réussi à lancer un débat politique, sans même prononcer le mot “référendum”. Tout juste a-t-il promis de demander aux Français de “trancher” en 2025 certains “sujets déterminants”.Depuis, “c’est un peu la foire à la saucisse”, constate un cadre du camp présidentiel.La Tribune Dimanche a demandé à plusieurs leaders politiques la question qu’ils voudraient poser. Cela va du changement de Constitution aux retraites, à gauche, à l’immigration, à droite et à l’extrême droite.”Ça permet de nourrir la réflexion du président”, se félicite son entourage. A en croire ses interlocuteurs, Emmanuel Macron n’a pas arbitré.Mais il songe à plusieurs référendums simultanés, sur des sujets variés, pour dépassionner le recours à cet outil qu’aucun président n’a osé dégainer depuis vingt ans et la victoire du “non” sur la Constitution européenne.Parmi les sujets qui semblent retenir son attention figure la question du travail. Le chef de l’Etat trouverait son inspiration chez Antoine Foucher, directeur de cabinet ministériel durant son premier quinquennat et auteur d’un essai à succès, “Sortir du travail qui ne paie plus” (Editions de l’aube).”Ça correspond à l’ADN du macronisme”, acquiesce-t-on dans l’entourage présidentiel, en reconnaissant: “ça rentre dans le champ des possibles”.Même chose pour la thématique d’une “reprise du contrôle de l’espace numérique”, alors qu’Emmanuel Macron n’a pas réussi jusqu’ici à donner suite aux recommandations d’une commission qui prônait l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.”Qu’on nous fasse pas le coup de dire que M. Macron veut faire son caprice sur un référendum sur les écrans, qui n’est quand même pas la priorité nationale, et qu’on ne peut pas le faire sur l’immigration”, s’est indigné dimanche sur LCI le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy.Jusqu’à récemment, un référendum sur l’immigration était exclu par le pouvoir au nom de l’article 11 de la Constitution, qui en restreint le champ notamment aux “réformes relatives à la politique économique ou sociale”.Emmanuel Macron avait proposé une révision constitutionnelle pour élargir cet article, mais avait abandonné faute de consensus suffisant pour la faire adopter.- Le risque du plébiscite -Pas de quoi désarmer les partisans d’une telle consultation. “J’affirme qu’aujourd’hui il est possible d’avoir un référendum sur des questions migratoires, à condition” qu’elles soient en lien avec “la question sociale”, a insisté dimanche le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, candidat à la présidence du parti Les Républicains.Or au sommet de l’Etat, on n’exclut plus cette hypothèse. “Ça dépend par quel angle on le prend”, temporise un proche du président.Un autre sujet revient avec insistance dans ce qui filtre des cogitations d’Emmanuel Macron: la fin de vie.Jusqu’ici, l’Elysée jugeait que l’instauration de l’aide active à mourir relevait du registre “sociétal”, qui n’est pas prévu par l’article 11, et surtout que soumettre ce sujet intime et sensible aux électeurs revenait à prendre le risque de diviser la société. D’autant que si les Français y sont très majoritairement favorables dans les sondages, une campagne médiatique pourrait faire monter le camp des opposants.Aujourd’hui, l’analyse a-t-elle évolué ? “Cela peut être considéré comme social”, et donc possible constitutionnellement, pense un proche du président.Reste à savoir si Emmanuel Macron, qui a agité ses velléités référendaires à plusieurs reprises sans jamais passer à l’acte, ira cette fois au bout.Dans son propre camp, certains raillent une démarche à l’envers d’un président qui d’abord décide qu’il veut un référendum, puis choisit le sujet. Et on met en garde contre la possibilité que les Français répondent par réflexe “non” à celui qui pose la question, au risque de saper encore plus sa légitimité.”Personne ne pense que ça va se faire”, lâche même un de ses alliés.Les stratèges élyséens, eux, n’en démordent pas, persuadés que leur champion peut réussir à retirer au référendum son caractère “plébiscitaire”. Avec en ligne de mire l’idée qu’il pourrait être ensuite utilisé régulièrement pour surmonter “les blocages” parlementaires.

Tondelier explique la disparition de l’écologie du débat par le “syndrome de l’autruche”

La secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier a expliqué lundi la diminution de la place de l’écologie dans le débat politique par, notamment, “le syndrome de l’autruche” qui fait que notre cerveau a du mal à envisager les conséquences du changement climatique.”Les neuroscientifiques ont démontré que le cerveau humain n’était pas apte à encaisser ce risque parce qu’il est trop énorme, trop immédiat, qu’on a l’impression de ne pas avoir prise puisque même si on arrête de conduire, de consommer, même de respirer, la planète sera toujours en danger”, a justifié Mme Tondelier sur France inter. “Donc il y a un truc qui plonge certains dans l’éco-anxiété, d’autres dans le déni, dans la culpabilité, tout ça est extrêmement compliqué mais enfin ce n’est pas parce que c’est compliqué qu’il ne faut pas s’en occuper”, a-t-elle jugé.Autre raison selon elle qui entraîne cette mise à l’écart de l’écologie du débat politique, le fait que l’extrême droite ait mis “une cible dans le dos” des défenseurs de l’environnement.”Si Trump a fait de l’écologie sa principale ennemie, si l’extrême droite essaye de faire la même chose en Europe, c’est que l’internationale xénophobe a compris que l’écologie c’était le projet politique qui s’opposait sur tous les points au leur. On voit bien qu’il y a une +bouc émissairisation+ de l’écologie”, a-t-elle estimé.

Agriculture: Laurent Duplomb, le sénateur-agriculteur qui fait la chasse aux normes

Les bottes et la cravate: agriculteur le matin en Haute-Loire, sénateur le soir à Paris, Laurent Duplomb est la figure de la droite sénatoriale en matière agricole, chasseur assumé des normes environnementales dont le discours clivant chemine progressivement jusqu’au gouvernement.”L’agro-écologie ? Personne n’a jamais compris ce que ça veut dire”. “Ayons le courage de sortir de l’obscurantisme vert”… De saillie en saillie, le sénateur LR de la Haute-Loire s’est construit ces dernières années un profil détonant.Son dernier succès parlementaire remonte à fin janvier: au bout d’un débat électrique et malgré les protestation à gauche, il fait voter au Sénat, avec l’appui du gouvernement, une proposition de loi “anti-entraves” au métier d’agriculteur. Le texte, truffé d’irritants aux yeux des écologistes, contient une mesure érigée en “totem”, la réintroduction en France de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, autorisé ailleurs en Europe mais interdit en France.Réaction immédiate au Puy-en-Velay: des apiculteurs emmurent de ruches sa permanence pour protester contre l’utilisation de ce produit nocif pour les abeilles. – Ecouté en haut lieu -Mais l’éleveur laitier n’en a cure. Ce fils d’ouvrier métallurgiste assume auprès de l’AFP d’avoir “levé les barrières” et apporté “un peu de liberté à nos paysans” face “au dogmatisme et à la surtransposition à tous les étages”. Cette “victoire”, saluée par certains syndicats – la mesure était réclamée par l’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs (JA) et par la Coordination rurale – Laurent Duplomb l’obtient après plusieurs années d’un travail de conviction au Parlement et auprès des cabinets ministériels. En 2019, il alerte déjà sur la perte de vitesse de l’agriculture française dans un premier rapport. En 2022, rebelote avec une nouvelle édition au vitriol sur “l’urgence de redresser la ferme France”. Deux-cent-treize pages que le président du Sénat Gérard Larcher qualifie volontiers de “référence sur le sujet”, non sans en distribuer quelques exemplaires à ses interlocuteurs lorsque la crise agricole fait rage, début 2024.Longtemps, les arguments du sénateur restent lettre morte auprès des gouvernements macronistes. Mais la colère du secteur, puis l’arrivée au ministère de l’Agriculture d’Annie Genevard – LR elle aussi – lui offrent enfin des arbitrages favorables et une certaine écoute.”En dix ans, jamais le ministère de la Transition écologique n’avait lâché comme ça”, savoure l’un de ses proches.Ces derniers jours, Laurent Duplomb a eu moins de temps pour les 130 vaches qu’il élève à Saint-Paulien avec sa femme, son fils et son neveu. Au Sénat, il est rapporteur de la très attendue loi d’orientation agricole, soumise au vote des sénateurs mardi.- “Arrêtons de nous excuser” -Le texte a été largement remanié à son initiative. Exit les termes “d’agro-écologie” (le fait d’utiliser des techniques écologiques pour la production agricole), “d’agroforesterie” (la protection des cultures par des arbres) et de “transition climatique et environnementale”, au profit de la plus neutre notion “d’adaptation” et de l’introduction d’un principe qui hérisse la gauche, la “non-régression de la souveraineté alimentaire”. “Ni résilience ni transition obligatoire, car le changement climatique n’aura pas la même portée partout”, se justifie-t-il.Sur le fond, le texte acte une large dépénalisation des atteintes environnementales en agriculture, qui fait sursauter la cheffe des Ecologistes Marine Tondelier, fustigeant des “esprits trumpisés”.”En tête à tête, cela ne se passe pas si mal avec lui. Mais dans l’hémicycle, s’il peut se faire un écolo, il ne va pas hésiter”, décrit le sénateur écologiste Daniel Salmon, qui juge M. Duplomb “sensible à de nombreuses désinformations”.Pourfendeur féroce de la “vuittonisation de l’agriculture” – c’est-à-dire sa montée en gamme – et proche parmi les proches de Laurent Wauquiez, Laurent Duplomb assume de diviser. “La politique, ce n’est pas le monde des Bisounours. Ils ont leurs idées, j’ai les miennes, arrêtons de nous excuser”, assène cet ancien président de chambre d’agriculture.Et quand la gauche l’accuse d’être le “porte-plume officiel de la FNSEA au Sénat”, l’ancien patron des JA locaux, devenu sénateur en 2017, a sa réponse bien préparée: “C’est plutôt la FNSEA qui fait le lobbying de Duplomb”.Mais même le premier syndicat, libéral et productiviste, juge qu’il va trop loin en proposant de supprimer le budget de l’Agence bio. Une énième charge à laquelle ne s’était pas opposé le gouvernement, qui a lui aussi fait machine arrière.

Faure lance la bataille du Congrès, pour sortir de la tenaille Hollande-Mélenchon

“Trancher la ligne”: le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a officialisé dimanche le lancement de la bataille du Congrès du PS, connu pour ses luttes intestines, face au retour sur sa droite de François Hollande et face aux critiques sur sa gauche de Jean-Luc Mélenchon. “Le Congrès du Parti socialiste se déroulera en juin et la ligne du parti socialiste sera ainsi tranchée”, a déclaré le responsable socialiste sur X, sans préciser la ville dans laquelle se tiendront les festivités. “Je suis candidat à ma propre succession car je souhaite aller au bout de ce que nous avons entrepris ces 7 dernières années, retrouver la gauche et les électeurs et les électrices qui nous ont fait défaut”, a-t-il complété.Olivier Faure a pris il y a sept ans la tête d’un parti déconfit après le quinquennat Hollande et l’échec cinglant de la présidentielle 2017. Depuis, le PS a retrouvé des couleurs, à la faveur notamment de son alliance avec les autres partis de gauche  – La France insoumise, Ecologistes, Communistes – au sein de la Nupes d’abord, du Nouveau Front populaire ensuite. Une alliance en particulier avec les troupes de Jean-Luc Mélenchon qui lui avait été vertement reprochée au dernier Congrès, à Marseille début 2023, où sa motion était arrivée en tête de justesse devant celle de Nicolas Mayer-Rossignol, partisan d’une ligne anti-LFI. Mais le contexte interne a changé. François Hollande est revenu dans l’arène politique en retrouvant en juin dernier son siège de député de Corrèze. Il use de toute son influence pour encourager les socialistes à rompre avec Jean-Luc Mélenchon. Il est également hostile à l’idée d’une candidature commune à gauche.- Faure “dépassé” ? -Dans un jeu d’équilibriste, Olivier Faure a ces dernières semaines fait opérer à son parti une mue réformiste: il a négocié avec le gouvernement de François Bayrou pour obtenir quelques concessions sur le budget et a, à ce titre, refusé de voter la censure des Insoumis.Mais il a défendu dimanche sur France 3 la motion de censure spontanée que le groupe PS doit déposer cette semaine contre “une forme de trumpisation du débat public sous l’égide du gouvernement” de François Bayrou. Cette motion a peu de chances de passer car le RN a annoncé qu’il ne la voterait pas, mais si l’extrême droite devait changer d’avis, “le gouvernement tomberait et ce serait ainsi”, a expliqué celui qui doit aussi rassurer les plus “unionistes” de son camp. Car encore une fois, le leader de La France insoumise ne mâche pas ses mots contre Olivier Faure qu’il juge “dépassé”, et contre la décision des socialistes de ne pas censurer le budget. “Ce ne sont plus nos alliés. S’ils veulent être des partenaires, ce sera dans l’action et s’ils cessent d’aider ce gouvernement à survivre”, cingle Jean-Luc Mélenchon dans La Tribune Dimanche.Pour lui, “François Hollande a la main. Il a retourné tout le groupe socialiste en un an. Ce n’est pas rien. Il est au cœur de la compétition pour le leadership des centres”.Un argument qu’Olivier Faure réfute, renvoyant volontiers l’un et l’autre à “un tyrannosaure et un diplodocus” se livrant combat “depuis 30 ans”. Et se posant en rassembleur d’une gauche qui “va de la gauche radicale jusqu’à la gauche de François Hollande”.  Cela suffira-t-il à éteindre la compétition pour la tête d’un parti qui s’est souvent usé en guerres intestines, avec des “gens qui sont des adorateurs de l’intrigue, des idéologues de la conspiration”, dixit un député ? “Si le congrès c’est un immense pugilat, ce sera désespérant pour tout le monde”, souffle le même. En notant que si M. Faure n’a pas d’adversaires officiellement déclarés, des socialistes “poussent beaucoup” le patron du groupe des députés Boris Vallaud à “y aller”.Le député de l’Eure Philippe Brun pourrait peut-être aussi défendre ses chances, après avoir fustigé en décembre dernier dans un meeting la “léthargie” d’un parti qui ne “peut pas être seulement une machine à délivrer des investitures”.

Bétharram: Faure (PS) encourage Bayrou à démissionner “en conscience”

Si François Bayrou “a participé d’une manière ou d’une autre à la loi du silence pour protéger l’institution” de Notre-Dame de Bétharram, où des violences sexuelles ont été perpétrées, “alors en conscience, il doit démissionner”, a estimé dimanche le Premier secrétaire du PS Olivier Faure.Le Premier ministre est soupçonné par la gauche d’avoir couvert des faits de violences sexuelles à l’égard des élèves de l’établissement catholique sous contrat avec l’État alors qu’il était ministre de l’Éducation, puis président du Conseil général et député des Pyrénées-Atlantiques, et que plusieurs de ses enfants y étaient scolarisés. “Ce que j’observe, c’est que François Bayrou a menti à plusieurs reprises devant l’Assemblée”, a expliqué le responsable socialiste sur le plateau de France 3. “Il nous a dit qu’il n’avait jamais été au courant et pourtant, depuis, il nous explique qu’il avait lui même demandé un rapport en 1996, ce qui, pour le moins, jette un doute sur ce qu’il savait ou ce qu’il ne savait pas”, a-t-il insisté. La semaine dernière, interrogé à trois reprises lors des questions au gouvernement à l’Assemblée, François Bayrou a assuré n’avoir “jamais été informé” des événements en cours dans l’établissement. Le parquet de Pau enquête depuis un an sur une centaine de plaintes visant des faits présumés de violences, agressions sexuelles et viols commis au collège-lycée Notre-Dame-de-Bétharram, entre les années 1970 et 1990.Samedi, le chef du gouvernement a affirmé à l’issue d’une longue rencontre à Pau avec plusieurs victimes, qu’en 1996, lors d’une première plainte pour violences physiques, il avait en tant que ministre de l’Éducation “fait organiser une inspection générale de cet établissement”. Et elle a donné lieu à un rapport “rassurant”, a-t-il ajouté, puisque l’inspecteur y déclare que Notre-Dame-de-Bétharram “n’est pas un établissement où les élèves sont brutalisés”.  “Je souhaite que l’on puisse comprendre ce que François Bayrou savait ou ne savait pas et surtout s’il a lui même, pour des raisons qui seraient liées peut-être à la proximité qu’il avait, lui, sa femme (qui y faisait du catéchisme, ndlr), avec l’institution, cherché à protéger l’institution au détriment des élèves”, a insisté Olivier Faure. “Je ne veux pas accabler prématurément (mais) je vois qu’il y a une certaine confusion dans les explications du Premier ministre”, a-t-il ajouté. La France insoumise et les Ecologistes ont également demandé la démission de M. Bayrou. De son côté, le député RN Jean-Philippe Tanguy s’est contenté de constater sur LCI que “s’il a menti sciemment, c’est-à-dire pour protéger une responsabilité ou une erreur grave qu’il aurait commise à l’époque, il y aura sans doute des suites”.

Mariage avec une personne en situation irrégulière: Retailleau favorable à l’interdiction

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a apporté son soutien dimanche à une proposition de loi centriste visant à “interdire un mariage” quand l’un des époux est en situation irrégulière, et dit comprendre la décision du maire de Béziers, Robert Ménard, d’avoir refusé une union pour ce motif.”On sait très bien que par la voie du mariage, on peut ensuite régulariser”, a souligné le ministre de l’Intérieur, interrogé par Europe1-Les Echos-CNews.Interrogé sur la convocation du maire de Béziers, Robert Ménard, mardi, par la justice pour avoir refusé l’union d’une Française avec son compagnon en situation irrégulière en 2023, M. Retailleau a relevé que c’est “le maire, soucieux de l’ordre public (…) qui se retrouve devant le tribunal, devant les juges et non pas l’individu qui est entré irrégulièrement”.En juillet 2023, M. Ménard, proche de l’extrême droite, avait refusé de marier en mairie un Algérien de 23 ans et sa compagne française de 29 ans, expliquant qu’il “n’allait pas marier quelqu’un qui a l’obligation de quitter le territoire (OQTF)”.”Défavorablement connu des services de police et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français depuis août 2022″, selon le préfet de l’Hérault, le jeune homme avait été expulsé vers l’Algérie deux semaines plus tard. Plusieurs associations, dont le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), s’étaient insurgées contre ces décisions.Le maire divers-droite, attendu mardi dans le bureau du procureur, encourt 5 ans de prison, une amende de 75.000 euros et une peine d’inéligibilité.Jeudi, le Sénat examinera une proposition de loi portée par le centriste Stéphane Demilly visant à “interdire un mariage en France lorsque l’un des futurs époux réside de façon irrégulière sur le territoire”. “Je soutiens (ce texte, ndlr) et je pense que quand la règle est mal faite, il faut la modifier”, a estimé M. Retailleau, rappelant que la proposition “sera soutenue par le gouvernement, par la voix du garde des Sceaux”.La semaine dernière, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait dit son souhait que la loi “change” pour que le maire puisse “s’opposer à un mariage”.

Avis de recherche: l’écologie, grande disparue du débat politique

C’est la grande disparue du débat public : où est passée l’écologie ? D’une volonté affichée de prendre à bras le corps en 2017 les questions environnementales, elle a été reléguée au second plan, y compris budgétairement. Même les Verts peinent à l’imposer.”On est rentrés dans une forme de déni climatique”, soupirait fin janvier le sénateur de Paris Yannick Jadot. En cause: la coupe claire subie par le budget de la transition écologique. “Un massacre”, souffle-t-il. De fait, sans être le seul à avoir subi le rabot dans un contexte financier tendu, le ministère de la macroniste Agnès Pannier-Runacher a de son propre aveu “subi une réfection de ses moyens” d’environ “un milliard d’euros par rapport à l’exécution de l’année 2024”.Quand Emmanuel Macron tançait le président américain Donald Trump en 2017 en lui intimant “make the Planet great again” (rendre à sa planète sa grandeur), son ministre de l’Écologie était une des personnalités préférées des Français. Nicolas Hulot était numéro 3 du gouvernement, ministre d’État. Aujourd’hui, Agnès Pannier-Runacher est au 12e rang de l’équipe gouvernementale, et la thématique a été expédiée en une centaine de mots dans la déclaration de politique générale de François Bayrou. Un symptôme ? “On a l’impression que l’écologie est dans les encombrants et qu’on s’en débarrasse”, constate Daniel Boy, directeur de recherche émérite à Science Po. “Il existe depuis longtemps une opposition entre écologie et économie”, explique-t-il, évoquant la formule “la fin du mois avant la fin du monde”. “Quand les politiques parlent transition écologique, ils doivent avancer l’idée qu’il va falloir que le public en prenne sa part, à l’aide de l’horrible mot de +sobriété+”, développe l’universitaire. – Indifférence -Une notion que la montée du populisme, en France comme ailleurs, a accentué. La notion “d’écologie punitive est une grande trouvaille politique”, estime le chercheur. Repris par la droite et l’extrême droite, ce concept essaime, de même que la remise en cause des normes environnementales. Exemple: outre le doublement des forages, Donald Trump a récemment souhaité remettre en circulation les pailles en plastique. François Bayrou a lui critiqué certaines inspections de la police de l’environnement chez des agriculteurs.Face aux offensives notamment des médias conservateurs, une proposition de loi transpartisane (de LFI à Horizons) a été déposée fin 2024 pour “garantir le droit d’accès du public aux informations relatives aux enjeux environnementaux et de durabilité”. Dans une relative indifférence cependant : début janvier, seuls 5% des Français citent dans un sondage Elabe l’environnement comme première priorité d’action, loin derrière le pouvoir d’achat (22%), l’immigration (11%) et la santé ou la sécurité (10%). Le baromètre Cevipof de la confiance en politique publié cette semaine montre également que seuls 53% des Français jugent “urgente” la lutte contre le changement climatique. Et 54% seulement reconnaissent que les activités humaines sont à l’origine de ce bouleversement.Ceci alors même que des incendies monstres ont ravagé la région de Los Angeles ou que des régions françaises sont de plus en plus souvent et durement touchées par les inondations.Pour atténuer ce paradoxe, il faudrait, estime Daniel Boy, que “l’économie soit plus heureuse et les politiques plus convaincus”. – “Arriver à porter l’écologie” -Yannick Jadot se désespère d’une “forme de trumpisation du gouvernement”. “Au départ, pour éviter l’action, ils ont disqualifié les Écologistes, maintenant ils attaquent l’Ademe (Agence de la transition écologique), l’office de la biodiversité, l’Anses (sécurité sanitaire), l’Inrae (agriculture, alimentation et environnement), c’est une attaque de tous les outils de politique publique”, proteste-t-il. Les Écologistes semblent dépassés par cet effacement du débat politique. Aussi verte soit sa veste, Marine Tondelier, leur cheffe, peine à imposer le sujet sur les plateaux, et se retrouve davantage à disserter sur les soubresauts des alliances à gauche. “Elle a eu deux rôle importants: porter l’union et porter le front républicain”, décrypte un grand élu du parti. “Tout l’enjeu maintenant, c’est d’arriver à porter l’écologie” politique, reconnaît-il. Sur sept propositions de loi prévues lors de leur journée d’initiative parlementaire jeudi à l’Assemblée, les Ecologistes n’en proposent que trois concernant directement l’écologie.François Bayrou, qui s’était distingué en 2002 en menant sa campagne présidentielle à bord d’un bus roulant au colza, “n’en a rien à faire de l’écologie, politiquement ça ne rapporte rien et tous les gauchistes diront que ce n’est pas assez”, soupire un ancien ministre macroniste. 

Bétharram: Bayrou se défend et promet des moyens supplémentaires aux victimes

François Bayrou, sous pression dans le dossier des violences au sein de l’établissement de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), a défendu samedi son action lorsqu’il était ministre de l’Education et promis des moyens supplémentaires aux victimes qu’il a reçues longuement à Pau. “J’ai fait tout ce que je devais faire quand j’étais ministre et j’ai fait tout ce que je pensais devoir faire quand je ne l’étais plus”, a assuré le Premier ministre, en poste à l’Education de 1993 à 1997, après un échange “bouleversant” de trois heures et demie avec neuf des 112 victimes qui ont porté plainte pour agressions ou violences sexuelles. Il a notamment souligné avoir “fait organiser une inspection générale” de l’établissement catholique, dès qu’il a appris en 1996, le dépôt d’une première plainte d’un élève, giflé violemment par le surveillant général de ce collège-lycée sous contrat situé à une vingtaine de kilomètres de Pau. Et elle a donné lieu à un rapport “rassurant”, a-t-il ajouté, puisque l’inspecteur y déclare que Notre-Dame-de-Bétharram “n’est pas un établissement où les élèves sont brutalisés”.  Le Premier ministre a en outre répété, comme devant l’Assemblée nationale mardi et mercredi après la publication d’une enquête de Mediapart, qu’il “n’était pas au courant” des accusations de violences sexuelles au sein de l’établissement, où étaient scolarisés plusieurs de ses enfants. – Commission d’enquête parlementaire demandée -Le député Insoumis Paul Vannier, qui l’a accusé d’avoir menti à ce sujet devant les députés, a réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des établissements scolaires privés. La demande sera examinée mercredi en commission des Affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée, où une motion de censure déposée par le PS doit être étudiée dans la semaine. “C’est extrêmement grave”, s’il s’avère que François Bayrou “a menti devant la représentation nationale”, a estimé samedi Jordan Bardella, premier responsable RN à s’exprimer sur cette polémique. Alain Esquerre, porte-parole des victimes, a préféré saluer un “jour historique”. “J’ai 53 ans, ça fait 40 ans que j’attendais ce moment, donc c’est une immense victoire”, a-t-il déclaré, très ému.”Le scandale de Bétharram, je le rappelle, ce sont des agressions physiques, des sévices de toute nature, des humiliations et des attouchements et des viols sur des enfants âgés de 8 à 13 ans, perpétrés par 26 adultes, des prêtres, y compris directeurs et des surveillants laïcs”.Un homme de 45 ans, venu samedi après avoir entendu parler de l’affaire “il y a trois jours dans les médias” a raconté, sous couvert d’anonymat, avoir subi la punition dite “du perron”, lors de laquelle des élèves étaient laissés dehors, au bord du gave de Pau, sans vêtements ou encore celle du “pied du lit”, “où on devait rester planté devant notre lit, pendant des heures”.- Jean-Marc Sauvé sollicité -“J’invite tous ceux qui n’ont pas encore saisi la justice à se manifester, car un nombre colossal de victimes reste encore tapi dans l’ombre”, a ajouté Alain Esquerre. A ses côtés, François Bayrou a annoncé qu’il allait demander “des magistrats supplémentaires” pour “aller au bout” de l’enquête, qui se concentre sur une période allant des années 1970 aux années 1990, précisant que 95 des 112 victimes avaient déjà été entendues par les gendarmes.Il a également souhaité “examiner” la prise en charge des victimes de violences sexuelles même sans “condamnation pénale”. “Il faut que nous nous posions cette question: juridiquement, quel est le statut des victimes dont on sait qu’elles ont été victimes mais dont les actes sont prescrits ? Comment peut-on les reconnaître et comment peut-on les aider?”, a insisté le chef du gouvernement.Il a, en ce sens, annoncé que le haut fonctionnaire Jean-Marc Sauvé, qui avait présidé une commission d’enquête sur les violences sexuelles dans l’Eglise, allait s’entretenir “avec le collectif” de victimes de Bétharram, “pour partager avec lui ses questions et ses interrogations”.Il a aussi évoqué un possible élargissement du fonds d’indemnisation pour les victimes de violences physiques et sexuelles, afin qu’il ne concerne pas seulement les actes commis par des religieux, mais aussi par des “laïcs qui dépendent de ces institutions”. 

Renaissance cherche toujours sa carte d’identité

Près de huit ans après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, Renaissance, repris en main par Gabriel Attal, se cherche toujours une identité politique, l’ancien Premier ministre, issu de la gauche mais auteur de sérieux coups de barre à droite, aspirant à perpétuer le “en même temps” de 2017.Jeudi, l’Assemblée a adopté en première lecture une proposition de loi – la future “loi Attal”, dixit son auteur – durcissant la justice des mineurs. Dans l’hémicycle, le RN et la droite approuvent, la gauche s’insurge, renforcée par un ancien macroniste, Sacha Houlié, qui siège désormais parmi les non-inscrits. “Le reniement de vos convictions est total”, assène le député de la Vienne à l’ancien Premier ministre, qu’il connaît depuis des années.”Sur les 350 députés Renaissance élus en 2017, il ne doit pas en rester plus de 40. Progressivement, il y a eu un remplacement idéologique, d’autant plus qu’il n’y avait pas de colonne vertébrale”, expliquait récemment M. Houlié.”Ils sont paumés idéologiquement. Ils en veulent énormément au président, ce que je peux comprendre. Ils n’ont pas d’identité politique et ne savent pas quel est leur avenir”, ajoute un député qui les côtoie.”Le parti est né avec l’élection d’Emmanuel Macron. Il s’est confondu avec l’action du gouvernement et du président depuis huit ans. Donc son existence s’est confondue avec l’exercice du pouvoir. (Aujourd’hui), on n’est plus le parti majoritaire, puisque c’est une coalition qui est au gouvernement. Donc ça nous donne plus d’espace pour avoir notre identité propre”, explique Gabriel Attal.Une identité propre, oui, mais laquelle ? C’est une des questions débattues au cours des “États généraux” lancés par son nouveau secrétaire général, qui s’achèvent dimanche. Environ 500 évènements dans les différentes fédérations du parti, qui ne souhaite toujours pas donner le nombre de ses adhérents. La restitution de cette démarche est prévue lors d’un meeting le 6 avril à la Cité du Cinéma, en Seine-Saint-Denis.Jeudi, lors d’une réunion à Talence (Gironde), l’assistance laisse entrevoir l’hétérogénéité de la base militante. Les plus jeunes interpellent M. Attal sur la disparition de “l’aile gauche”. Une adhérente lui reproche plutôt d’avoir appelé à voter pour La France insoumise contre le RN dans l’entre-deux tours des législatives.- “Injonction permanente” -“En cherchant notre identité, ne tombons pas dans ce dans quoi certains voudraient nous faire tomber, c’est-à-dire le retour du clivage gauche-droite, cette espèce d’injonction permanente à devoir se positionner. Moi, j’ai toujours refusé de le faire”, leur explique Gabriel Attal. Qui ne se définit pas non plus comme “centriste”, parce que dans centriste, “il y a +triste+”.”Quand certains assument de dire +on est de droite, on veut être candidat de droite à la tête de parti de droite+, ça n’a jamais été mon discours. Ca n’est pas mon objectif et ça ne le sera pas dans les années qui viennent”, insiste-t-il, visant Édouard Philippe et Gérald Darmanin.Le nouveau garde des Sceaux, toujours membre de Renaissance, a récemment fait un sort au “en même temps” présidentiel, expliquant n’être “pas tout à fait sûr que cela corresponde à la société d’aujourd’hui”.Un constat partagé à regret par une macroniste pur jus: “Entre ceux qui pensent que le +en même temps+ n’a été qu’une parenthèse et qu’on arrive à un retour du clivage gauche-droite et ceux, dont je fais partie, qui sont devenus macronistes parce que progressistes… Ca devient compliqué”.Comment s’extirper de ce piège ? Devant ses adhérents, Gabriel Attal décline les “valeurs” récemment édictées sur France 2: “travailliste”, “humaniste”, “féministe”, “écologiste” et “républicaniste”. “Pour moi, à travers ces cinq grandes valeurs, je ne pense pas qu’on puisse se dire qu’on peut les classer à droite ou à gauche”.Renaissance, un parti libéral ? “Je considère que la liberté est le fondement de nos démocraties. Qu’on n’a peut-être pas suffisamment porté et incarné cette vision-là et cette valeur-là ces dernières années”. “Si les révolutionnaires ont donné comme devise +liberté-égalité-fraternité+ dans cet ordre, c’est que la liberté est quand même un objectif prioritaire pour notre société. C’est ce que j’ai envie de défendre”, explique Gabriel Attal.

Bétharram: Bayrou va rencontrer les victimes, le gouvernement ordonne une inspection

Accusé par la gauche d’avoir menti sur sa connaissance des violences et agressions sexuelles au collège-lycée de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), qui a été fréquenté par plusieurs de ses enfants, François Bayrou va rencontrer samedi à Pau le collectif des victimes.La rencontre aura lieu à 11h45 à la mairie de Pau dont le Premier ministre est resté maire. Face à un dossier de plus en plus embarrassant, le gouvernement a aussi demandé vendredi au rectorat une inspection de l’établissement catholique sous contrat avec l’Etat.L’entretien avec les victimes se tiendra quelques jours avant une motion de censure socialiste contestant les récents propos du Premier ministre sur l’immigration.Le parquet de Pau mène l’enquête depuis un an sur plus d’une centaine de plaintes visant des violences physiques, agressions sexuelles et viols qui auraient été commis au collège-lycée Notre-Dame-de-Bétharram entre les années 1970 et 1990.Le chef du gouvernement a déjà échangé au téléphone mercredi avec le porte-parole des victimes Alain Esquerre, qui lui reprochait de “n’avoir pas eu un mot” pour les personnes concernées depuis le début de l’affaire en 1996. M. Bayrou lui a demandé “comment il pouvait les aider”, selon son entourage.Le représentant des victimes, administrateur d’une page Facebook des “anciens du collège et lycée de Bétharram victimes de l’institution”, a expliqué sur la radio Ici Béarn Bigorre lui avoir demandé d'”allouer davantage de moyens au parquet de Pau” pour cette affaire, et de faire des violences sexuelles “une priorité nationale”. – “Affaire politique” -“Je lui ai dit que c’est ce que j’attendais d’un Premier ministre, et certainement pas de dire que tout est faux”, a poursuivi M. Esquerre.François Bayrou a “récusé” mercredi tout mensonge, parlant de “polémiques artificielles”. Mardi, il avait affirmé qu’il n’avait “jamais à cette époque, été averti (…) des faits qui ont donné lieu à des plaintes ou à des signalements”. François Bayrou était ministre de l’Éducation entre 1993 et 1997, puis député des Pyrénées-Atlantiques et président du conseil général les années suivantes. Certains de ses enfants ont été scolarisés dans cet établissement où sa femme a enseigné le catéchisme.Le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Mignola, a accusé vendredi sur franceinfo La France insoumise de monter l’affaire en épingle “en mélangeant les dates et en expliquant que, puisqu’il aurait pu savoir plus tard, il devait savoir avant”. – Aucun contrôle -Le ministère de l’Education nationale, qui n’a “à ce stade” pas retrouvé de traces de contrôle de cet établissement dans le passé malgré de nombreuses plaintes, a ordonné vendredi soir au rectorat de Bordeaux de mener une inspection de Betharram. Dans un communiqué, le ministère “rappelle qu’une circulaire datant de juin 2024 demande aux recteurs de renforcer les contrôles” des établissements privés sous contrat “dans le cadre d’une stratégie pluriannuelle”, adoptée après un rapport parlementaire sur le financement public, qui pointait une certaine opacité.Parallèlement, La France insoumise et les écologistes maintiennent la pression.  Le député Paul Vannier a demandé à la ministre de l’Education Elisabeth Borne de “diligenter une mission de l’Inspection générale” et sa requête de création d’une commission d’enquête parlementaire sur le contrôle des établissements scolaires privés sera examinée mercredi.Un autre député LFI, Jean-François Coulomme, a annoncé sur X avoir saisi la justice pour “non-dénonciation” de mauvais traitements ou d’agressions sexuelles sur mineurs.Le groupe des écologistes à l’Assemblée a demandé vendredi l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire pour faire la “lumière” sur les violences commises au sein du lycée et l’absence de traitement des signalements.En avril 1996, une plainte avait dénoncé les violences physiques d’un surveillant à Bétharram sur un enfant de la classe d’un des fils de M. Bayrou. Puis en mai 1998, un prêtre, ancien directeur de l’institution, avait été mis en examen et écroué pour viol, avant d’être retrouvé mort en février 2000. Le juge chargé de ce dossier a relaté dans plusieurs médias que François Bayrou avait “fait la démarche de venir (le) voir lorsque le prêtre était en détention”. “Il était inquiet au regard du fait qu’un de ses fils était scolarisé” à Bétharram et “disait qu’il ne pouvait pas croire que le père Carricart avait fait ce qu’on lui reprochait”. lum-sac-ved-ppy-are-cma/hr/clr