Climate talks run into night as COP30 hosts seek breakthrough

COP30 hosts Brazil on Monday extended negotiations into the night at the UN climate talks as they pushed for a rapid compromise among countries very much at deep odds. Following a difficult first week, Brazil set a deadline for nations to finalize “a significant part” of the negotiations by Tuesday evening for approval the following day.”It’s super difficult as you know… but all involved thought that it’s worth a try” said COP30 President Andre Correa do Lago in the rainforest city of Belem where the talks are underway.Sleepless nights are assured, with Correa do Lago extending the program so negotiators were “able to continue working at night.”They have their work cut out.No progress has been made to reconcile differences over weak climate commitments, insufficient financial pledges and trade measures.China and India are leading a push for COP30 to adopt a decision against unilateral trade barriers, singling out the EU’s Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM) for attack.Tested since 2023 and set to become fully operational in 2026, CBAM targets imports of carbon-intensive goods such as steel, aluminum, cement, fertilizers, electricity and hydrogen.The head of China’s COP30 delegation, Li Gao, told AFP last week that nations should “avoid the negative impact of, for example, geopolitical unilateralism or protectionism.”But the EU’s climate commissioner, Wopke Hoekstra, hit back at attacks over the bloc’s flagship policy and defended carbon pricing as “something that we need”.”We’re not going to be lured into the suggestion that actually CBAM is a unilateral trade measure. And in that realm, we’re also not going to discuss it,” Hoekstra said in a news conference.EU and Chinese officials were due to hold talks later Monday.- Sleepless in Belem -UN climate chief Simon Stiell urged negotiators to tackle “the hardest issues fast” to avoid going into overtime at the summit’s close on Friday.”When these issues get pushed deep into extra time, everybody loses. We absolutely cannot afford to waste time on tactical delays or stonewalling,” he said.The COP30 presidency published a memo Sunday evening summarizing the divergent viewpoints and proposing options.Money is again at the heart of the negotiations, after last year’s summit in Baku ended with an agreement for developed countries to provide $300 billion annually in climate finance to poorer nations — a figure criticized as greatly insufficient.Developing countries, especially from Africa, want COP30 to point the finger at developed nations for falling short on providing financing to help adapt to climate change and cut emissions.Another divisive issue was a push by island states — backed by Latin American nations and the EU — for COP30 to respond to the latest projections showing the world will fail to limit warming to 1.5C.But major emerging countries, from China to Saudi Arabia, are wary of any text that implies they are not doing enough to curb climate change.”For Small Island Developing States, 1.5C is not a political slogan. It is a non-negotiable survival threshold for our people, our culture, and our livelihoods,” said Steven Victor, the environment minister of Palau, which is chairing the Alliance of Small Island States (AOSIS).- Fossil fight -Victor told fellow ministers that AOSIS was disappointed over a lack of progress since nations agreed in 2023 at COP28 in Dubai to transition away from fossil fuels.Host nation Brazil wants COP30 to send an ambitious signal on fossil fuels, but it remains unclear what form this might take.Even supporters are doubtful that stronger language on fossil fuels could be agreed by all countries at COP30 given fierce opposition from major oil-producing nations, among others.”At the end of the day… it’s about phasing out fossil fuels if we are to solve this problem,” a delegate from a European country supportive of Brazil’s fossil fuel push told AFP.”They are not talking about it in the negotiating rooms. Someone has to do something about it.” Brazil’s Vice President Geraldo Alckmin urged ministers on Monday to agree to “integrated action plans” for transitioning away from fossil fuels.Alckmin said President Luiz Inacio Lula da Silva might come to Belem this week, which would be “extremely positive.””Brazil is committed to combating climate change,” he said.ia-ico-alb-lth-np/bjt

La COP30 passe en “mode nuit” pour sa dernière semaine

Désormais dans sa deuxième et dernière semaine, la COP30 en Amazonie brésilienne est passée en “mode nuit” lundi, la présidence brésilienne espérant obtenir des accords rapidement malgré les divisions persistantes entre pays. “Nous proposons d’achever une partie significative de notre travail d’ici demain (mardi) soir, pour qu’une plénière pour le paquet politique de Belem puisse avoir lieu d’ici le milieu de la semaine”, a dit le président de la COP André Correa do Lago dans une lettre aux pays.”C’est super difficile”, a-t-il reconnu devant la presse. “Mais tous ceux qui sont concernés ont pensé que ça valait la peine d’essayer”.Face à l’important travail restant, il a réorganisé le programme pour “pouvoir continuer à travailler de nuit”. La négociatrice en chef brésilienne, Liliam Chagas, a indiqué que les réunions dureraient aussi longtemps que nécessaire lundi soir.La tâche est ardue car les négociations restent entravées par des sujets de blocage majeurs, dont la taxe carbone aux frontières européennes attaquée par la Chine et d’autres pays, mais déclarée non négociable par l’Union européenne.”La tarification du carbone est une mesure que nous devons mettre en œuvre avec le plus grand nombre possible, et le plus rapidement possible”, a lancé lundi Wopke Hoekstra, commissaire européen au climat, à son arrivée à Belem.Le Néerlandais a opposé une fin de non-recevoir à toute discussion de la taxe dans le cadre des débats sur les “mesures commerciales unilatérales”.Une question plane au-dessus de la conférence: le président Lula reviendra-t-il pour peser sur les négociations, après avoir ouvert le sommet? “S’il pouvait venir, ce serait très positif”, a déclaré lundi son vice-président, Geraldo Alckmin.- Acier, aluminium, ciment… -Pour verdir ses importations, l’UE imposera à partir de janvier un “mécanisme d’ajustement carbone” aux frontières (MACF) sur l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité et l’hydrogène, des secteurs extrêmement polluants et exposés à une forte concurrence internationale.Elle vise à imposer aux importations dans l’UE un prix du carbone similaire à celui en vigueur en Europe, où les entreprises payent déjà pour polluer. Plusieurs pays, dont les États-Unis et la Chine, y voient une mesure protectionniste déguisée. Certains ont décidé d’élever le sujet dans les négociations climatiques.”Le meilleur MACF est en fait celui qui ne rapporte pas d’argent, c’est là son essence même”, a répondu M. Hoekstra au cours d’une conférence de presse.  Il a souligné que l’idée d’une tarification du carbone faisait son chemin au Brésil et dans une trentaine d’autres pays.- Obstructions -Il reste cinq jours aux ministres, arrivés lundi, pour sortir au niveau politique de l’impasse.”Nous ne pouvons absolument pas nous permettre de perdre du temps à cause de retards tactiques ou d’obstructions”, a lancé le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, dans un appel qui fait écho à d’autres similaires aux COP précédentes à mi-parcours.Peu après lui, le ministre de l’Agriculture de l’archipel pacifique des Palaos et représentant des petits États insulaires Steven Victor a affirmé que “1,5°C n’est pas un slogan politique. C’est un seuil de survie non négociable pour notre peuple”, en référence à l’objectif de réchauffement fixé par l’accord de Paris il y a dix ans, désormais clairement hors de portée à moyen terme.Une semaine de consultations ont montré qu’en plus des “mesures commerciales unilatérales”, deux sujets bloquent encore les tractations.D’une part, les États insulaires, soutenus par des pays d’Amérique latine et les Européens, estiment évident que la COP doit appeler les pays à rehausser leurs engagements climatiques. Mais de grandes économies, de la Chine à l’Arabie saoudite, ne veulent pas d’une décision qui sous-entendrait qu’elles n’en font pas assez.D’autre part, de nombreux pays du Sud, notamment les africains, veulent rappeler aux pays développés l’insuffisance de leurs financements vers les pays en développement.Le Brésil s’est aussi montré ambitieux sur son désir d’envoyer un signal sur la sortie des énergies fossiles, même si la forme exacte de ce signal reste à clarifier.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La COP30 passe en “mode nuit” pour sa dernière semaine

Désormais dans sa deuxième et dernière semaine, la COP30 en Amazonie brésilienne est passée en “mode nuit” lundi, la présidence brésilienne espérant obtenir des accords rapidement malgré les divisions persistantes entre pays. “Nous proposons d’achever une partie significative de notre travail d’ici demain (mardi) soir, pour qu’une plénière pour le paquet politique de Belem puisse avoir lieu d’ici le milieu de la semaine”, a dit le président de la COP André Correa do Lago dans une lettre aux pays.”C’est super difficile”, a-t-il reconnu devant la presse. “Mais tous ceux qui sont concernés ont pensé que ça valait la peine d’essayer”.Face à l’important travail restant, il a réorganisé le programme pour “pouvoir continuer à travailler de nuit”. La négociatrice en chef brésilienne, Liliam Chagas, a indiqué que les réunions dureraient aussi longtemps que nécessaire lundi soir.La tâche est ardue car les négociations restent entravées par des sujets de blocage majeurs, dont la taxe carbone aux frontières européennes attaquée par la Chine et d’autres pays, mais déclarée non négociable par l’Union européenne.”La tarification du carbone est une mesure que nous devons mettre en œuvre avec le plus grand nombre possible, et le plus rapidement possible”, a lancé lundi Wopke Hoekstra, commissaire européen au climat, à son arrivée à Belem.Le Néerlandais a opposé une fin de non-recevoir à toute discussion de la taxe dans le cadre des débats sur les “mesures commerciales unilatérales”.Une question plane au-dessus de la conférence: le président Lula reviendra-t-il pour peser sur les négociations, après avoir ouvert le sommet? “S’il pouvait venir, ce serait très positif”, a déclaré lundi son vice-président, Geraldo Alckmin.- Acier, aluminium, ciment… -Pour verdir ses importations, l’UE imposera à partir de janvier un “mécanisme d’ajustement carbone” aux frontières (MACF) sur l’acier, l’aluminium, le ciment, les engrais, l’électricité et l’hydrogène, des secteurs extrêmement polluants et exposés à une forte concurrence internationale.Elle vise à imposer aux importations dans l’UE un prix du carbone similaire à celui en vigueur en Europe, où les entreprises payent déjà pour polluer. Plusieurs pays, dont les États-Unis et la Chine, y voient une mesure protectionniste déguisée. Certains ont décidé d’élever le sujet dans les négociations climatiques.”Le meilleur MACF est en fait celui qui ne rapporte pas d’argent, c’est là son essence même”, a répondu M. Hoekstra au cours d’une conférence de presse.  Il a souligné que l’idée d’une tarification du carbone faisait son chemin au Brésil et dans une trentaine d’autres pays.- Obstructions -Il reste cinq jours aux ministres, arrivés lundi, pour sortir au niveau politique de l’impasse.”Nous ne pouvons absolument pas nous permettre de perdre du temps à cause de retards tactiques ou d’obstructions”, a lancé le chef de l’ONU Climat, Simon Stiell, dans un appel qui fait écho à d’autres similaires aux COP précédentes à mi-parcours.Peu après lui, le ministre de l’Agriculture de l’archipel pacifique des Palaos et représentant des petits États insulaires Steven Victor a affirmé que “1,5°C n’est pas un slogan politique. C’est un seuil de survie non négociable pour notre peuple”, en référence à l’objectif de réchauffement fixé par l’accord de Paris il y a dix ans, désormais clairement hors de portée à moyen terme.Une semaine de consultations ont montré qu’en plus des “mesures commerciales unilatérales”, deux sujets bloquent encore les tractations.D’une part, les États insulaires, soutenus par des pays d’Amérique latine et les Européens, estiment évident que la COP doit appeler les pays à rehausser leurs engagements climatiques. Mais de grandes économies, de la Chine à l’Arabie saoudite, ne veulent pas d’une décision qui sous-entendrait qu’elles n’en font pas assez.D’autre part, de nombreux pays du Sud, notamment les africains, veulent rappeler aux pays développés l’insuffisance de leurs financements vers les pays en développement.Le Brésil s’est aussi montré ambitieux sur son désir d’envoyer un signal sur la sortie des énergies fossiles, même si la forme exacte de ce signal reste à clarifier.