Corruption de mineurs: le pourvoi en cassation de Jean-Marc Morandini examiné le 3 décembre

La Cour de cassation examinera le 3 décembre le pourvoi de l’animateur Jean-Marc Morandini contre sa condamnation pour corruption de mineurs sur trois adolescents entre 2009 et 2016, a appris jeudi l’AFP de source judiciaire.L’animateur de télévision de 60 ans, qui officie actuellement sur la chaîne CNews, a été condamné le 21 mars 2025 à …

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Soudan: plus de 770 km d’exode pour les déplacés d’El-Facher

Des réfugiés soudanais de tous âges partis d’El-Facher racontent à l’AFP leur exode épuisant: la faim, la soif, les cadavres sur la route, les contrôles, les fouilles brutales, les scènes de violence.Certains ont dû parcourir à pied les 770 km qui séparent la capitale du Darfour-Nord, tombée aux mains des paramilitaires soudanais, du camp de …

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Affaire de corruption en Ukraine: Zelensky impose des sanctions contre un proche

Le président ukrainien a imposé jeudi des sanctions contre un homme d’affaires considéré comme son ami proche et accusé d’avoir orchestré une vaste affaire de corruption, tentant ainsi d’endiguer l’une des pires crises politiques qu’il traverse depuis l’invasion russe. Ces sanctions visant Timour Minditch, 46 ans, ainsi qu’un autre homme d’affaires impliqué dans ce scandale, prévoient …

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Ubisoft décale la publication de ses résultats semestriels et demande la suspension de sa cotation

Le géant français des jeux vidéo Ubisoft a décalé la publication de ses résultats pour le premier semestre, prévus jeudi soir, et demandé la suspension de sa cotation à la Bourse de Paris, a-t-il annoncé sans avancer d’explications à ce stade.”Ubisoft a demandé à Euronext de suspendre la cotation de ses actions et de ses …

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Espagne: le jugement dans le procès inédit du Procureur général mis en délibéré

Le procès du Procureur général espagnol pour violation du secret judiciaire s’est achevé jeudi à Madrid et son jugement a été mis en délibéré, après six journées d’audiences inédites dans l’histoire moderne du pays. Álvaro García Ortiz, le plus haut magistrat du parquet espagnol, nommé à ce poste prestigieux en 2022 sur proposition du gouvernement de …

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Yquem, Romanée-Conti, Pétrus: 2.500 bouteilles du marquis de Lur-Saluces vendues aux enchères à Paris

Yquem, Romanée-Conti, Pétrus… Près de 2.500 bouteilles issues de la cave du marquis de Lur-Saluces, figure du vin français, ont été vendues aux enchères jeudi à Paris pour un total de 784.200 euros (frais inclus), soit le double de l’estimation initiale, selon l’expert Ambroise de Montigny.Organisée par la maison Daguerre en collaboration avec Ambroise de Montigny, la vente s’est tenue à l’Hôtel Drouot dans une “salle bondée”, s’est réjoui le spécialiste auprès de l’AFP.”C’est plutôt un bon signe pour les ventes de vin qui sont généralement toutes dématérialisées”, a-t-il souligné. “On a eu une belle clientèle australienne, américaine et asiatique” et également “quelques restaurants étoilés français”, a-t-il précisé.Toutes les bouteilles provenaient de la cave personnelle d’Alexandre de Lur-Saluces au château de Fargues (Gironde), propriété du marquis pendant près de six décennies jusqu’à sa mort en 2023 à l’âge de 89 ans.L’essentiel de cette cave était constituée de millésimes de Château d’Yquem, seul premier cru supérieur de Sauternes, dans le Bordelais, dont il fut le président emblématique pendant plus de trente ans.La collection couvre près d’un siècle, de 1928 à 2019.”La différence de cette vente par rapport à d’autres en termes de vin, c’est qu’en principe, quand on vend une cave, on vend aussi bien des Bordeaux, des Bourgognes, des Sauternes… Là ce qui est mythique, c’est d’avoir 80% de la vente en Sauternes”, a précisé Ambroise de Montigny.Parmi les lots phares figuraient notamment des “crus rarissimes”, comme des bouteilles de 1935 vendues entre 3.250 et 3.770 euros et une bouteille de 1946 adjugée 3.640 euros. Outre les Sauternes, des crus Pétrus, Lafite Rothschild et Cheval Blanc ont également suscité l’enthousiasme des collectionneurs.Le record a été atteint par un vin de Bourgogne, un flacon de Romanée-Conti de 1990 vendu 17.000 euros. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

“Ne pas perdre de vue” l’abandon des “fossiles”, dit la cheffe de l’ONU environnement à la COP30

“Record battu”, “à côté de la cible”… les rapports phares du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) alertent depuis des années sur la nécessité de réduire les émissions de CO2, mais le monde écoute-t-il ? “Je pense que oui”, répond sa directrice exécutive, Inger Andersen,  dans un entretien à l’AFP à Belem, où se déroule la COP30, la conférence de l’ONU sur le climat rassemblant près de 200 pays.L’économiste danoise observe “des progrès” depuis l’accord de Paris sur le climat en 2015, tout en appelant les Etats à aller plus loin.QUESTION: Le PNUE estime que les derniers engagements de réduction des émissions des Etats (contributions déterminées au niveau national ou CDN) changent peu la trajectoire du réchauffement ce siècle. Les pays prennent-ils cette crise au sérieux?REPONSE: “Je pense que oui. On observe un effort dans certaines CDN, mais cet effort reste insuffisant. La question est: doit-on tout abandonner et rentrer chez nous? Non. C’est le moment de redoubler d’efforts.”Q: Les émissions continuent d’augmenter, faisant grimper les températures. Les COP doivent-elles aborder plus explicitement l’échec mondial à réduire ces émissions?R: “Une discussion sur les émissions est précisément ce qu’il nous faut — et c’est urgent. Qu’elle figure à l’ordre du jour formel ou non, l’essentiel est de ne pas perdre de vue que cette histoire doit se terminer par une réduction, un abandon progressif, une transition hors des énergies fossiles, pour ne plus avoir les émissions dont nous parlons.”Il faut développer à grande échelle les alternatives capables d’alimenter notre monde, car nous sommes, vous et moi comme le reste de la planète, dépendants des énergies fossiles. Aujourd’hui, nos économies en dépendent dans de nombreux pays.”Q: Les tentatives de conclure un traité mondial contre la pollution plastique ont échoué cette année à Genève. Le PNUE poussait pour un résultat ambitieux en un temps record. Avez-vous été trop optimiste?R: “J’ai été l’une de celles qui ont plaidé pour une date limite – bouclons cela en deux ans. Est-ce que je savais que nous n’y parviendrions pas? C’était très probable. Il nous a fallu 17 ans pour aboutir au traité sur la haute mer, 21 ans pour obtenir un objectif climatique. Mais nous n’avons ni 21 ans ni 17 ans pour le plastique, car il est partout. Nous avons organisé six sessions en deux ans et demi. Ce qui va se passer (ensuite), c’est ce qui se passe dans toutes les négociations: nous entamons un nouveau cycle. Et parfois, c’est lorsque l’on est au plus bas que l’on arrive à se focaliser.”Q: Aucune délégation fédérale américaine n’est présente à Belem. Au vu du rôle de Washington dans les récentes négociations environnementales, la COP30 s’en porte-t-elle mieux?A: “Non, dans le multilatéralisme, nous souhaitons voir les 193 États membres représentés. Bien sûr, nous respectons la décision d’un gouvernement souverain. Mais nous aimerions clairement voir une présence, quelles que soient les positions des gouvernements. Pour être claire: les États-Unis étaient présents à Genève, et je ne leur impute pas l’échec des discussions. C’était un échec collectif, et tout le monde – y compris l’ONU – doit réfléchir à la manière de mieux faire la prochaine fois.”

Foot: hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 lors de France-Ukraine

Un hommage a été rendu, avant et pendant le match France-Ukraine, aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Saint-Denis et à Paris qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, jeudi au Parc des Princes.Une minute de silence a été observée avant cette rencontre décisive pour les qualifications au Mondial-2026. A la 13e minute, les spectateurs ont allumé leurs téléphones portables tandis que la Tribune Boulogne se parait de tifos bleu-blanc-rouge avant que tout le stade n’entonne La Marseillaise.    Les joueurs et l’encadrement français portent par ailleurs l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.Mercredi en conférence de presse, le capitaine Kylian Mbappé avait souhaité saluer la mémoire des victimes des attentats au nom des Bleus.    “On voulait avoir une pensée pour toutes les personnes qui ont perdu leurs proches, qui ont pu être touchées, blessées, que ce soit mentalement ou physiquement. On veut faire comprendre aux Français que malgré le fait qu’il y ait une qualification à la Coupe du monde qui se joue, il y a des choses bien plus importantes. Et la commémoration de cette journée en fait partie. On n’est pas déconnecté de ça”, a expliqué Mbappé.kn/cyj

Au procès d’un naufrage de migrants, passeurs présumés et victime dans le même box

Des peines allant de trois à quinze ans de prison ferme ont été requises par le parquet jeudi à Paris à l’encontre de huit hommes, afghans et kurdes irakiens, accusés d’être les “passeurs” à l’origine d’un naufrage meurtrier dans la Manche en 2023.Dans ce drame qui avait entraîné la mort de sept candidats afghans à l’exil vers le Royaume-Uni, la représentante du ministère public a en revanche demandé au tribunal de libérer le neuvième prévenu, un ressortissant soudanais originaire du Darfour et pilote présumé de l’embarcation, en reconnaissant à ce rescapé du naufrage sa qualité de “victime”.Agés de 23 à 45 ans, poursuivis notamment pour homicides involontaires, les huit autres prévenus, “aveuglés par leur volonté d’enrichissement”, ont “mis à disposition des embarcations de fortune surchargées à l’extrême”, a fustigé la procureure durant ses deux heures de réquisitions qu’elle a démarrées par la lecture des noms des sept victimes. “Alors qu’ils n’aspiraient qu’à l’espoir d’une vie meilleure, ils sont morts du mépris de ces passeurs pour la vie”, a-t-elle affirmé.- Chambres à air -L’affaire remonte à la nuit du 11 au 12 août 2023, lorsqu’un “small boat” avec 67 personnes à bord quitte la plage de la Huchette, près de Calais. En haute mer, après une avarie de moteur, le pneumatique de fortune chavire et les passagers afghans, ainsi que les deux pilotes présumés, se retrouvent à la mer, pour certains équipés de bouées faites de chambres à air gonflées. Bilan: sept morts et soixante personnes prises en charge par les secours maritimes français et britanniques.Le procès qui s’est ouvert le 4 novembre devait examiner les responsabilités individuelles des prévenus présentés comme un réseau de passeurs qui organisait des traversées pour des migrants en situation irrégulière.Selon l’enquête, ce réseau était organisé en deux branches, l’une irako-kurde chargée de la logistique, l’autre afghane chargée du recrutement des candidats à l’exil. Mais la présidente du tribunal s’est heurtée en dix jours d’audiences à l’amnésie collective de la part de prévenus parfois en détention déjà depuis un an et demi, et qui ont nié toute implication dans le naufrage. La procureure a assumé des réquisitions d’une “extrême fermeté” envers les deux Kurdes irakiens, moteurs du réseau aux méthodes musclées, selon les enquêteurs.Elle a demandé 12 ans de prison ferme pour Tariq H. et 15 ans pour Idriss K., qui “n’a jamais fait autre chose que cette activité de passeur depuis qu’il est arrivé en Europe” et se livrait à une guerre de territoire sur le littoral français avec des passeurs “concurrents”.- “Appât du gain” -A l’encontre des prévenus afghans, le ministère public a requis 3 et 4 ans de prison concernant deux hommes pour lesquels il n’a pas retenu la qualification d’homicides involontaires. Il a demandé 8 ans d’emprisonnement pour trois autres et 9 ans pour un dernier, toujours sous mandat d’arrêt.Seul le sort du rescapé soudanais doit “être distingué de celui des autres prévenus”, a estimé le ministère public.Lors du procès, Ibrahim A. 31 ans, a été le seul à s’ouvrir sur son parcours chaotique.La procureure ne l’a pas cru, lorsqu’il a nié avoir tenu la barre de l’embarcation qui a fait naufrage, et a demandé pour lui deux ans prison avec sursis pour homicides involontaires, qui sont déjà couverts par sa détention depuis le 16 août 2023.Mais elle lui a surtout reconnu “un statut de victime, au regard de son parcours de vie depuis sa naissance dans un pays en guerre perpétuelle”, jusqu’à la plage de Calais.”Il est temps que vous sortiez de détention”, a-t-elle lancé en direction du box vitré derrière lequel il était assis, la tête entre ses mains, aux côtés des autres prévenus.”La vie vous a conduit à être un exilé, à débuter une migration sans fin, dans des conditions d’insécurité extrêmes, dont le sort s’est trouvé entre les mains de passeurs sans scrupules, animés uniquement par l’appât du gain”, a souligné le ministère public. Il est aussi le seul, dans le box, contre lequel une interdiction définitive du territoire français n’a pas été demandée.Délibéré le 18 novembre.