Mondial-2026: Trump et Infantino lancent la cérémonie du tirage au sort en grande pompe

“Un grand jour”: la cérémonie de tirage au sort du Mondial-2026 a débuté vendredi au Kennedy Center de Washington, sous l’égide de Donald Trump et très haute surveillance.”C’est un grand jour et c’est un sport formidable”, a clamé le président américain sur le tapis rouge de la grande salle de spectacles de Washington qui accueille l’événement.Donald Trump est ensuite allé s’asseoir au balcon en compagnie du président de la FIFA, Gianni Infantino, dont il est proche, et non loin du Premier ministre canadien Mark Carney et de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, co-organisateurs.Sur la scène, Gianni Infantino a fait applaudir les trois dirigeants. “C’est le plus grand événement que l’humanité ait jamais vu (…), cela va être stratosphérique”, a-t-il déclaré avec emphase.Auparavant le ténor Andrea Bocelli avait entonné l’air “Nessun Dorma” (“Que personne ne dorme”) tiré de l’opéra Turandot de Giacomo Puccini, sous les applaudissements du public.En effet durant près de deux heures, c’est un véritable show qui va se dérouler dans l’imposante salle de spectacle située dans la capitale américaine, aux abords de laquelle un imposant dispositif de sécurité a été mis en place, obligeant les personnes accréditées à patienter parfois presque deux heures, sous la neige, pour y pénétrer.Cet évènement en mondovision constitue le premier temps fort de ce tournoi hors-normes organisé dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada), pour déterminer le parcours des 48 équipes -une première- lancées dans la course à la succession de l’Argentine de Lionel Messi.L’invité de marque est à n’en pas douter le président américain lui-même. Le milliardaire républicain, revenu à la Maison Blanche en janvier, a fait de la Coupe du monde 2026 un événement central de son second mandat, en dépit des inquiétudes que font peser sur le déroulement de l’épreuve ses prises de position tous azimuts contre ses voisins mexicain et canadien, sa politique migratoire ou ses menaces de priver de rencontres certaines villes dirigées par les démocrates.- “Prix de la Paix” -Trump a trouvé un allié de poids en la personne du patron de la Fifa, Gianni Infantino, avec qui il n’en finit pas d’afficher sa proximité, comme encore lors du début de la cérémonie. Le dirigeant italo-suisse, présent à son investiture et convié plusieurs fois dans le Bureau Ovale, a bien compris la nécessité de se rapprocher du président des Etats-Unis, où auront lieu 78 des 104 matches programmés du 11 juin au 19 juillet prochain, dont la finale au MetLife Stadium (New Jersey).Cette “bromance”, savamment entretenue par les deux hommes au nom d’intérêts stratégiques mutuels, s’est poursuivie durant la cérémonie, avec l’attribution à Trump du premier “Prix de la Paix de la Fifa”. Le dirigeant républicain a reçu sur scène un trophée ainsi qu’une médaille.”C’est l’un des plus grands honneurs de ma vie, nous avons sauvé des millions de vie”, a affirmé le dirigeant républicain, citant le Congo, l’Inde, le Pakistan, “tant de guerres auxquelles nous avons réussi à mettre fin” ou à éviter.Un lot de consolation en mondovision pour le chef d’Etat américain qui se targue d’avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir et rêve ouvertement du prix Nobel de la Paix, décerné cette année à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado.La cérémonie est l’occasion pour la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney de rencontrer Donald Trump malgré les grosses tensions en raison des droits de douane imposés par le président américain, qui a aussi martelé son souhait de faire du Canada le 51e Etat américain.Même l’Iran, dont les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sont rompues depuis 1980, enverra finalement une petite délégation avec à sa tête le sélectionneur Amir Ghalenoei, après avoir affirmé vouloir boycotter la cérémonie pour cause de non-délivrance de visas à plusieurs officiels.- Nouveauté -Sur le plan sportif, l’enjeu est de taille pour les sélectionneurs des 42 pays déjà qualifiés, qui seront rejoints en mars par six barragistes, pour porter à 48 le nombre de participants, une première dans l’histoire de la Coupe du monde.A l’issue du tirage, effectué par plusieurs légendes du sport nord-américain comme Tom Brady (foot américain), Shaquille O’Neal (basket) ou Wayne Gretzky (hockey sur glace), on connaîtra la composition des 12 groupes de quatre et les affiches du premier tour, mais il faudra patienter jusqu’à samedi pour découvrir les lieux et horaires des rencontres.”Il n’y a pas de tirage idéal, on verra bien. On prendra ce qu’on nous attribuera et on se préparera au mieux”, a déclaré le sélectionneur français Didier Deschamps, interrogé par l’AFP dans le Kennedy Center à deux heures de l’échéance.Une autre innovation: les quatre premières nations au classement Fifa (Espagne, Argentine, tenante du titre, France, Angleterre) seront placées dans deux parties différentes du tableau et ne pourront pas s’affronter avant les demi-finales si elles terminent en tête de leur poule, afin d’assurer “l’équilibre sportif”, selon la Fédération internationale.

Mondial-2026: Trump et Infantino lancent la cérémonie du tirage au sort en grande pompe

“Un grand jour”: la cérémonie de tirage au sort du Mondial-2026 a débuté vendredi au Kennedy Center de Washington, sous l’égide de Donald Trump et très haute surveillance.”C’est un grand jour et c’est un sport formidable”, a clamé le président américain sur le tapis rouge de la grande salle de spectacles de Washington qui accueille l’événement.Donald Trump est ensuite allé s’asseoir au balcon en compagnie du président de la FIFA, Gianni Infantino, dont il est proche, et non loin du Premier ministre canadien Mark Carney et de la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum, co-organisateurs.Sur la scène, Gianni Infantino a fait applaudir les trois dirigeants. “C’est le plus grand événement que l’humanité ait jamais vu (…), cela va être stratosphérique”, a-t-il déclaré avec emphase.Auparavant le ténor Andrea Bocelli avait entonné l’air “Nessun Dorma” (“Que personne ne dorme”) tiré de l’opéra Turandot de Giacomo Puccini, sous les applaudissements du public.En effet durant près de deux heures, c’est un véritable show qui va se dérouler dans l’imposante salle de spectacle située dans la capitale américaine, aux abords de laquelle un imposant dispositif de sécurité a été mis en place, obligeant les personnes accréditées à patienter parfois presque deux heures, sous la neige, pour y pénétrer.Cet évènement en mondovision constitue le premier temps fort de ce tournoi hors-normes organisé dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada), pour déterminer le parcours des 48 équipes -une première- lancées dans la course à la succession de l’Argentine de Lionel Messi.L’invité de marque est à n’en pas douter le président américain lui-même. Le milliardaire républicain, revenu à la Maison Blanche en janvier, a fait de la Coupe du monde 2026 un événement central de son second mandat, en dépit des inquiétudes que font peser sur le déroulement de l’épreuve ses prises de position tous azimuts contre ses voisins mexicain et canadien, sa politique migratoire ou ses menaces de priver de rencontres certaines villes dirigées par les démocrates.- “Prix de la Paix” -Trump a trouvé un allié de poids en la personne du patron de la Fifa, Gianni Infantino, avec qui il n’en finit pas d’afficher sa proximité, comme encore lors du début de la cérémonie. Le dirigeant italo-suisse, présent à son investiture et convié plusieurs fois dans le Bureau Ovale, a bien compris la nécessité de se rapprocher du président des Etats-Unis, où auront lieu 78 des 104 matches programmés du 11 juin au 19 juillet prochain, dont la finale au MetLife Stadium (New Jersey).Cette “bromance”, savamment entretenue par les deux hommes au nom d’intérêts stratégiques mutuels, s’est poursuivie durant la cérémonie, avec l’attribution à Trump du premier “Prix de la Paix de la Fifa”. Le dirigeant républicain a reçu sur scène un trophée ainsi qu’une médaille.”C’est l’un des plus grands honneurs de ma vie, nous avons sauvé des millions de vie”, a affirmé le dirigeant républicain, citant le Congo, l’Inde, le Pakistan, “tant de guerres auxquelles nous avons réussi à mettre fin” ou à éviter.Un lot de consolation en mondovision pour le chef d’Etat américain qui se targue d’avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir et rêve ouvertement du prix Nobel de la Paix, décerné cette année à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado.La cérémonie est l’occasion pour la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney de rencontrer Donald Trump malgré les grosses tensions en raison des droits de douane imposés par le président américain, qui a aussi martelé son souhait de faire du Canada le 51e Etat américain.Même l’Iran, dont les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sont rompues depuis 1980, enverra finalement une petite délégation avec à sa tête le sélectionneur Amir Ghalenoei, après avoir affirmé vouloir boycotter la cérémonie pour cause de non-délivrance de visas à plusieurs officiels.- Nouveauté -Sur le plan sportif, l’enjeu est de taille pour les sélectionneurs des 42 pays déjà qualifiés, qui seront rejoints en mars par six barragistes, pour porter à 48 le nombre de participants, une première dans l’histoire de la Coupe du monde.A l’issue du tirage, effectué par plusieurs légendes du sport nord-américain comme Tom Brady (foot américain), Shaquille O’Neal (basket) ou Wayne Gretzky (hockey sur glace), on connaîtra la composition des 12 groupes de quatre et les affiches du premier tour, mais il faudra patienter jusqu’à samedi pour découvrir les lieux et horaires des rencontres.”Il n’y a pas de tirage idéal, on verra bien. On prendra ce qu’on nous attribuera et on se préparera au mieux”, a déclaré le sélectionneur français Didier Deschamps, interrogé par l’AFP dans le Kennedy Center à deux heures de l’échéance.Une autre innovation: les quatre premières nations au classement Fifa (Espagne, Argentine, tenante du titre, France, Angleterre) seront placées dans deux parties différentes du tableau et ne pourront pas s’affronter avant les demi-finales si elles terminent en tête de leur poule, afin d’assurer “l’équilibre sportif”, selon la Fédération internationale.

Retraites et travail: la conférence sociale cherche à voir loin, en plein débat budgétaire

La conférence sur le travail et retraites a lancé ses travaux vendredi, des “matériaux précieux” dans la perspective de la présidentielle de 2027, espère le gouvernement, mais l’absence du Medef et l’examen en parallèle du budget de la Sécurité sociale ont maintenu la tension politique.”Si on veut avancer les retraites, il faut passer par la case travail”, a déclaré le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture de cette conférence voulue par Sébastien Lecornu, moins de six mois après l’échec du conclave initié par son prédécesseur François Bayrou.”Ce n’est pas impossible que les partenaires sociaux s’emparent des travaux de cette conférence et peut-être arrivent à converger sur le sujet des retraites”, a-t-il estimé lors d’un point de presse au Conseil économique, social et environnemental (Cese), qui abrite la conférence. “Ces travaux de qualité que nous allons engager, qui vont durer jusqu’à l’été de l’année prochaine, constitueront des matériaux précieux pour le débat politique”, s’est-il félicité.Le Premier ministre avait “prévu de venir mais l’actualité parlementaire est exigeante”, a expliqué M. Farandou.Sébastien Lecornu a obtenu vendredi un peu de répit grâce au vote par l’Assemblée nationale de la partie recettes du budget de la Sécurité sociale.Le ministre du Travail avait rappelé que “s’il n’y a pas de loi (budgétaire) sur la sécurité sociale, comme la suspension est encapsulée dedans, il n’y aura pas (…) de suspension de la réforme de 2023″.Voulue par Sébastien Lecornu au moment de l’annonce de cette suspension, la conférence sociale a été lancée il y a un mois par une réunion de méthode, dont le Medef a claqué la porte.La principale organisation patronale, vent debout contre les efforts demandés aux entreprises dans le projet de budget, dit préférer s’en tenir à l'”agenda autonome” des partenaires sociaux, qui “n’est pas indexé sur des échéances politiques”.Jean-Pierre Farandou s’est montré compréhensif: “Je comprends que le Medef, en ce moment, reporte plutôt son regard sur les débats à l’Assemblée”. Il s’est dit “convaincu” qu’une fois les débats budgétaires passés, l’organisation “retrouvera sa place, et on a besoin de lui pour avancer”.Les représentants des petites et moyennes entreprises, CPME et U2P étaient en revanche présents, tout comme l’ensemble des organisations syndicales, sauf Solidaires.Parmi les grands thèmes abordés, avec l’appui d’économistes et autres experts, les mutations du monde du travail et leurs conséquences sur les conditions de travail, la santé mentale, l’emploi des jeunes et des seniors et les liens entre le “virage démographique” et les retraites.- “Retraite à la carte” -La CGT a décidé jeudi de participer, après avoir obtenu du Premier ministre que l’objectif de la conférence soit de “conforter notre système par répartition”, a affirmé la secrétaire générale du syndicat, Sophie Binet.Elle a proposé “qu’à l’issue de la conférence, organisations syndicales et organisations patronales puissent chacune, proposer un sujet de référendum”. “Car si les retraites, l’emploi et le travail sont des sujets centraux pour les Françaises et les Français, on ne peut pas dire que c’est l’élection présidentielle qui permettra de trancher sur ces questions tant les enjeux sont larges”, a-t-elle insisté.Cette conférence “sera l’espace où on défendra notre vision de la retraite à la carte”, a déclaré à des journalistes la chef de file de la CFDT Marylise Léon.Elle a par ailleurs dénoncé “l’énorme gâchis en matière de dialogue social de la réforme des instances représentatives du personnel” de 2017, disant souhaiter que ce sujet soit abordé lors des ateliers ultérieurs.”Tant que nous n’aurons pas le courage de rouvrir le débat sur le financement du modèle social, nous ne revalorisons pas le travail lui-même”, a estimé côté patronal le président de la CPME, Amir Reza-Tofighi.”Notre modèle social est challengé”, a déclaré Jean-Pierre Farandou, en clôture, soulignant qu'”il faut regarder en face la situation”. L’ancien patron de la SNCF a conclu la journée en estimant avoir “mis la conférence Travail Emploi Retraites (TER) sur de bons rails”.Cette première conférence plénière sera suivie de deux autres et de six ateliers mensuels jusqu’à l’été prochain.

Palestinians say Israeli army killed man in occupied West Bank

The Ramallah-based Palestinian health ministry said that Israeli forces killed a man in the northern occupied West Bank on Friday.”Bahaa Abdel-Rahman Rashid (38 years old) was killed by Israeli fire in the town of Odala, south of Nablus,” the health ministry said in a statement.Shortly before, the Palestinian Red Crescent said its teams handled the case of a man “who suffered a critical head injury during clashes in the town of Odala near Nablus, and CPR is currently being performed on him”.Contacted by AFP, the Israeli military said soldiers operating in the Odala area opened fire and hit one person after “a violent confrontation occurred in which terrorists hurled rocks” in the troops’ direction.Witness and Odala resident Muhammad al-Kharouf told AFP that Israeli troops were patrolling in Odala and threw tear gas canisters at men who were exiting the local mosque for Friday prayer.Rashid was killed by live fire in the clashes that followed, added Kharouf, who had been inside the mosque with him.The Israeli military said Friday it had completed a two-week counter-terrorism operation in the northern West Bank during which it killed six militants, and questioned dozens of suspects.It told AFP that Rashid was not among the six militants killed over the past two weeks.Dozens of men including Rashid’s father gathered at the nearby city of Nablus’ Rafidia hospital to bid him goodbye on Friday, an AFP journalist reported.Israel has occupied the West Bank since 1967 and violence in the territory has soared since Hamas’s October 2023 attack on Israel triggered the Gaza war.It has not ceased despite the fragile truce between Israel and Hamas that came into effect in October.Israeli troops or settlers have killed more than 1,000 Palestinians, many of them militants, but also scores of civilians, in the West Bank since the start of the Gaza war, according to an AFP tally based on Palestinian health ministry figures.At least 44 Israelis, including both soldiers and civilians, have been killed in Palestinian attacks or Israeli military operations, according to official Israeli figures.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Réchauffement climatique: face au déni, le chef du Giec appelle à être “très clair” sur le rôle de l’homme

Face à la montée du déni climatique, le président du Giec Jim Skea veut rappeler la science et l’origine humaine du réchauffement “de manière très claire”, dans un entretien avec l’AFP.La France accueille jusqu’à vendredi plus de 600 membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, qui doivent entamer les travaux de leur prochain rapport.”Sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons”, souligne Jim Skea, le professeur écossais qui préside le groupe de scientifiques mandatés par l’ONU.QUESTION: Vous avez dit récemment qu’il était “presque inévitable” que le monde franchisse le seuil de 1,5°C de réchauffement à court terme. Quel sera alors le message de votre prochain rapport dans quelques années? REPONSE: “Le message est que si l’on veut ramener le réchauffement mondial à 1,5°C, les décisions à prendre sont très claires. Nous avons besoin de réductions significatives des émissions liées à l’énergie et à l’utilisation des terres.Nous devons aussi commencer à réfléchir à retirer le CO2 de l’atmosphère à grande échelle. Et il manque beaucoup de connaissance sur ce sujet.”Q: La France a exprimé son soutien au Giec cette semaine face à la montée du déni climatique. Est-ce que ce soutien est important?R: “C’est vraiment important et bienvenu d’avoir ce niveau de soutien de la part du gouvernement français, d’origines multiples: le chef de l’Etat, trois ministres. C’est un niveau de soutien significatif et ça a donné beaucoup d’élan aux scientifiques. Quand je leur ai parlé ensuite, ils en étaient très heureux: ça leur a apporté de la confiance et de l’enthousiasme pour aller de l’avant.”Q: Comment les conclusions du Giec vont-elles s’imposer au public malgré la désinformation, quand certains – comme le président américain Donald Trump – qualifient le changement climatique de canular?  R: “Nous devons continuer à communiquer la science de manière très claire. Notre dernier rapport avait cette conclusion très simple: sans équivoque, les humains sont la cause du changement climatique auquel nous assistons. Nous devons souligner ce message et nous pouvons l’appuyer par plusieurs types d’explications et de multiples sources de données.”Q: Le gouvernement des Etats-Unis est absent du Giec et ne finance pas les chercheurs qui participent à ses travaux. Mais ne craignez-vous pas qu’il bloque ses rapports au moment de l’approbation par les pays?R: “Nous bénéficions toujours d’une énorme présence américaine au Giec. Nous avons près de 50 auteurs à cette réunion, dont la présence est financée par des organisations philanthropiques américaines et qui ont été nommés par des organisations observatrices venant des Etats-Unis…Quant aux séances d’approbation, quand nous terminons les rapports, elles ont toujours été difficiles parce que les scientifiques et les gouvernements doivent se mettre d’accord sur chaque mot et virgule. Et je ne crois pas que ce soit devenu vraiment plus difficile que ça ne l’était.Ce n’est arrivé qu’une seule fois dans l’histoire du Giec que le résumé pour les décideurs ne soit pas approuvé et que la décision soit repoussée à la session suivante. Et ce n’est pas récent, c’était en 1995. Donc ça a toujours été difficile mais nous avons toujours surmonté ces obstacles.”Q: Des pays comme la France veulent que le prochain rapport d’évaluation du Giec soit publié en 2028, avant la COP33 en Inde, qui sera l’occasion d’un deuxième “bilan mondial” des efforts réalisés depuis l’accord de Paris. L’Arabie saoudite ou l’Inde préfèreraient attendre 2029. Est-ce important?R: “C’est aux gouvernements de décider si notre rapport sera publié à temps pour le bilan mondial. Pour les scientifiques ici, la question est plutôt de savoir si le calendrier est compatible avec le temps nécessaire pour produire une évaluation. Et franchement, ce temps ne devrait être ni trop court, ni trop long.”Q: Quel est votre message aux dirigeants et au grand public au moment où vous entamez ce nouveau cycle de travail?R: “Retenez votre souffle en attendant ce que nous allons publier dans trois ans environ! Il y a de nouveaux thèmes de recherche, de nouvelles lacunes dans nos connaissances que nous devons explorer, y compris cette question: est-il possible de limiter le réchauffement à 1,5°C sur le long-terme?”

Stocks consolidate as US inflation worries undermine Fed rate hopes

World stock markets gave a mixed picture Friday, with sentiment underpinned by hopes for sustained US central bank rate cuts, but nagging inflationary worries sparking some pre-weekend selling.Market optimists now expect the Federal Reserve to cut rates not just this month, but also on several more occasions throughout next year.Such expectations are, however, contingent on tame inflation in the US.On that front, Friday’s personal consumption expenditures (PCE) index — the Fed’s preferred gauge of inflation — was less than reassuring, analysts said.The PCE reading, which came in line with forecasts, “should cement a rate cut at next week’s Fed meeting”, said Bret Kenwell, US Investment Analyst at etoro, a trading firm.But, he cautioned, “it continues to point toward a sticky inflation situation”.Optimism on a series of 2026 rate cuts has been mostly based on reports reinforcing the view that the US jobs market is softening.- Netflix takeover -Netflix’s takeover of Warner Bros. Discovery, announced before Wall Street’s opening, caught investor attention in New York business.The deal represents the biggest consolidation in the entertainment sector this decade but could, according to analysts, run into regulatory problems because of its size.Netflix shares were around three percent lower in late-morning New York trading, while Warner Bros. Discovery shares rose by almost the same percentage.Earlier Friday in Asia, Mumbai equities won a boost from a rate cut by the Indian central bank.The rupee, which this week hit a record low against the dollar, rose.On the corporate front in Asia, shares in Chinese group Moore Threads Technology, which makes chips for the artificial intelligence sector, soared more than 500 percent on its market debut in Shanghai after the company raised $1.1 billion in an initial public offering.”This IPO has become a barometer for faith in China’s next-gen AI‑chip ambitions,” said Dilin Wu, research strategist at Pepperstone.In Europe, shares in Swiss Re were down more than six percent at the close after the reinsurance giant’s profit target for 2026 and plans for share buybacks disappointed financial analysts.- Key figures at around 1655 GMT -New York – Dow: UP 0.2 percent at 47,942.10 pointsLondon – FTSE 100: DOWN 0.5 percent at 9,667.01 (close)Paris – CAC 40: DOWN 0.1 percent at 8,114.74 (close)Frankfurt – DAX: UP 0.6 percent at 24,028.14 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.1 percent at 50,491.87 (close) Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.6 percent at 26,085.08 (close)Shanghai – Composite: UP 0.7 percent at 3,902.81 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1634 from $1.1648 on ThursdayPound/dollar: DOWN at $1.3325 from $1.3335Dollar/yen: UP at 155.29 yen from 155.03 yenEuro/pound: UP at 87.33 pence from 87.00 penceBrent North Sea Crude: UP 0.6 percent at $63.61 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.5 percent at $59.95burs-jh/jj

Malgré les pressions américaines, Poutine entend bien continuer à livrer du pétrole à l’Inde

Le président russe Vladimir Poutine a assuré vendredi qu’il continuerait à livrer du pétrole à l’Inde, malgré les sanctions imposées à New Delhi par les États-Unis au motif que ces importations financent la guerre russe en Ukraine.”La Russie est un fournisseur fiable de pétrole, de gaz, de charbon et de tout ce qui est nécessaire au développement énergétique de l’Inde”, a déclaré M. Poutine devant le Premier ministre indien Narendra Modi.”Nous sommes prêts à continuer des livraisons sans interruption de pétrole pour l’économie indienne en croissance rapide”, a-t-il poursuivi devant la presse, à l’issue d’un entretien avec son hôte.Sans faire explicitement référence au pétrole russe, M. Modi a pour sa part remercié son invité pour “son soutien inflexible à l’Inde”, ajoutant que “la sécurité énergétique était un pilier important et fort” de leur partenariat.Depuis plusieurs mois, l’Inde subit la pression des États-Unis, qui lui reprochent de financer l’effort de guerre russe en Ukraine en continuant à acheter à Moscou son pétrole brut à des prix particulièrement avantageux.Fin août, Donald Trump a tapé du poing sur la table en imposant une surtaxe de 50% aux exportations indiennes, en pleines discussions bilatérales sur la signature d’un traité de libre-échange commercial.Le locataire de la Maison Blanche a depuis répété avoir obtenu la promesse de Narendra Modi qu’il mettrait un terme à ses importations de brut russe, qui représentent 36% du volume de pétrole raffiné en Inde.New Delhi ne l’a jamais confirmé, mais ses achats ont diminué, selon la plateforme d’informations commerciales Kpler, et plusieurs groupes indiens ont annoncé qu’ils renonçaient à se fournir auprès de Moscou.Narendra Modi a déroulé le tapis rouge à Vladimir Poutine, en l’accueillant lui-même jeudi soir à l’aéroport de New Delhi et en lui offrant un dîner privé.Depuis le début de cette visite, les deux dirigeants ont fait assaut de compliments et surjoué l’excellence de la relation historique entre leurs deux pays.- Relations “profondes” -M. Modi a salué en son invité un “véritable ami” et s’est montré optimiste sur une résolution pacifique du conflit russo-ukrainien. “Nous devons tous retrouver le chemin de la paix”, a insisté le dirigeant indien.”Merci pour vos efforts visant à trouver un règlement à cette situation”, lui a répondu M. Poutine, louant par ailleurs les relations “profondes historiquement” et “de très grande confiance dans la coopération militaire et technique” entre l’Inde et la Russie.Jusqu’à ce jour, l’Inde a évité d’ouvertement condamner l’invasion de l’Ukraine, tout en réussissant à maintenir ses liens avec l’Europe et les États-Unis.Narendra Modi n’a guère haussé le ton qu’en 2022 lors d’une rencontre en Ouzbékistan avec Vladimir Poutine, exigeant la fin de la guerre “le plus vite possible”.Il a depuis répété à de multiples reprises son attachement à un ordre mondial “multipolaire” et résisté aux injonctions occidentales à s’éloigner de la Russie.Les deux pays ont également profité de cette visite pour discuter de  leur coopération en matière militaire.Les ministres de la Défense indien et russe se sont rencontrés mais aucun accord n’a été signé, a indiqué à la presse un haut-diplomate indien, Vikram Misri.L’Inde s’est tournée récemment vers d’autres fournisseurs – dont la France – et privilégie désormais les armements qu’elle produit elle-même, mais Moscou reste un de ses fournisseurs préférés d’équipements militaires.Tirant les enseignements de sa confrontation militaire avec le Pakistan en mai, New Delhi a ainsi manifesté son intérêt pour l’achat de nouveaux missiles sol-air russes de type S-400.La presse indienne a aussi souligné l’intérêt de l’armée indienne pour le chasseur russe de 5e génération Su-57.M. Poutine doit rentrer en Russie vendredi soir.

L’UE inflige une amende de 120 millions d’euros à X

L’UE a infligé vendredi une amende de 120 millions d’euros à X, le réseau social d’Elon Musk, au risque d’une nouvelle confrontation avec le président américain Donald Trump.Avant même l’officialisation de cette décision, le vice-président américain JD Vance avait dénoncé la démarche européenne. “L’UE devrait défendre la liberté d’expression au lieu de s’en prendre à des entreprises américaines pour des foutaises”, a-t-il lancé, s’attirant un message de remerciement d’Elon Musk.L’amende contre X “n’a rien à voir avec de la censure”, a répliqué la vice-présidente de la Commission européenne chargée du numérique, Henna Virkkunen, interrogée par des journalistes. “Nous ne sommes pas là pour imposer les amendes les plus élevées, mais pour nous assurer que nos lois sur le numérique soient respectées”.L’amende annoncée par Bruxelles est la première imposée à une plateforme dans le cadre du règlement sur les services numériques, ou DSA.Cette loi phare est entrée en vigueur il y a deux ans pour lutter contre les contenus illégaux et dangereux en ligne, et impose des obligations renforcées aux plus grandes plateformes actives dans l’UE.Cette sanction ne porte que sur les seules infractions notifiées en juillet 2024 à X, lorsque l’UE avait accusé simultanément la plateforme de tromperie des utilisateurs avec les coches bleues censées certifier les sources d’informations, de transparence insuffisante autour des publicités, et de non respect de l’obligation d’accès aux données internes par des chercheurs agréés.Les coches bleues étaient à l’origine attribuées par l’ex-Twitter à des utilisateurs au terme d’un processus de vérification de leur identité, afin d’aider à déjouer les impostures.Mais après avoir racheté le réseau social, Elon Musk a réservé ces badges aux abonnés payants, au risque selon Bruxelles d’induire en erreur les utilisateurs.L’UE a élargi entre-temps son enquête sur X à des soupçons de non respect de ses obligations en matière de contenus illégaux et de désinformation. Des sujets sur lesquels elle continue d’enquêter.- Les investigations se poursuivent -Ce dossier a pris une connotation très politique en raison de la forte proximité entre Elon Musk et le président américain Donald Trump, jusqu’à leur rupture fracassante en juin.Ces dernières semaines, les relations entre les deux milliardaires se sont quelque peu réchauffées, sans être revenues au beau fixe.Mais quoi qu’il en soit, Washington n’a cessé cette année de critiquer les lois européennes contre les abus des géants de la tech, les accusant de cibler les champions américains.Fin novembre, des responsables américains en visite à Bruxelles ont appelé l’Europe à assouplir ces lois, en échange d’une baisse des droits de douane américains sur l’acier européen.Une forme de marchandage aussitôt rejetée par les responsables européens.”Cette décision est historique”, a salué la ministre française du Numérique Anne Le Hénanff. “En sanctionnant X, l’Europe prouve qu’elle peut passer de la parole aux actes”. “Avec cette première sanction, la Commission européenne adresse un signal déterminé à X, comme à l’ensemble des plateformes susceptibles d’enfreindre le règlement sur les services numériques”, a abondé Martin Ajdari, président du régulateur français, l’Arcom.L’ONG de lutte contre les propos haineux en ligne CCDH, qui avait été poursuivie en justice par Elon Musk pour ses enquêtes sur X, a quant à elle estimé que cette décision “montrait aux plateformes qu’aucune n’est au-dessus des lois”.”Le DSA permet un contrôle modeste mais essentiel face au pouvoir écrasant des plus grandes entreprises technologiques”, a estimé également Marietje Schaake, experte du secteur à l’université de Stanford et ancienne eurodéputée.Par ailleurs, la Commission a défendu le montant de la sanction contre X, alors qu’elle pouvait théoriquement, pour chaque infraction constatée, frapper le fournisseur de la plateforme à hauteur de 6% de son chiffre d’affaires mondial annuel. “Nous avons estimé que c’était proportionné”, et “cela prend en compte la nature, la gravité et la durée” des infractions commises, a expliqué Mme Virkkunen.Mais elle a rappelé que les investigations concernant la désinformation et les contenus illégaux sur X se poursuivaient et a dit s’attendre à ce qu’elles soient bouclées “plus vite” que cette première sanction.Parallèlement, Bruxelles a annoncé avoir accepté des engagements de la plateforme d’origine chinoise TikTok qui répondaient à des griefs qu’elle lui avait adressés, concernant ses obligations de transparence en matière de publicité.

Mondial-2026: l’effervescence monte pour le tirage au sort, avec Trump en guest-star

Parterre de stars et délégations des pays qualifiés affluaient sur le tapis rouge du Kennedy Center vendredi matin à Washington, où s’apprête à débuter, sous très haute surveillance, le tirage au sort du Mondial-2026, avec Donald Trump en vedette principale.Durant près de deux heures, c’est un véritable show qui va se dérouler dans l’imposante salle de spectacle située dans la capitale américaine, aux abords de laquelle un imposant dispositif de sécurité a été mis en place, obligeant les personnes accréditées à patienter parfois presque deux heures, sous la neige, pour y pénétrer.Cet évènement en mondovision constitue le premier temps fort de ce tournoi hors-normes organisé dans trois pays (Etats-Unis, Mexique, Canada), pour déterminer le parcours des 48 équipes -une première- lancées dans la course à la succession de l’Argentine de Lionel Messi.Parsemée de prestations d’artistes issus de divers horizons musicaux (Andrea Bocelli, Village People, Robbie Williams, Nicole Scherzinger), cette grand-messe, qui sera animée par l’ancien mannequin allemand Heidi Klum et l’humoriste Kevin Hart, énorme star outre-Atlantique, est censée donner le ton d’une compétition à nulle autre pareille.Mais l’invité de marque sera à n’en pas douter le président américain lui-même. Le milliardaire républicain, revenu à la Maison Blanche en janvier, a fait de la Coupe du monde 2026 un événement central de son second mandat, en dépit des inquiétudes que font peser sur le déroulement de l’épreuve ses prises de position tous azimuts contre ses voisins mexicain et canadien, sa politique migratoire ou ses menaces de priver de rencontres certaines villes dirigées par les démocrates.Trump a trouvé un allié de poids en la personne du patron de la Fifa, Gianni Infantino, avec qui il n’en finit pas d’afficher sa proximité. Le dirigeant italo-suisse, présent à son investiture et convié plusieurs fois dans le Bureau Ovale, a bien compris la nécessité de se rapprocher du président des Etats-Unis, où auront lieu 78 des 104 matches programmés du 11 juin au 19 juillet prochain, dont la finale au MetLife Stadium (New Jersey).- “Prix de la Paix” -Cette “bromance”, savamment entretenue par les deux hommes au nom d’intérêts stratégiques mutuels, devrait atteindre son paroxysme vendredi avec l’attribution à Trump, selon plusieurs sources, du premier “Prix de la Paix de la Fifa”.Un  lot de consolation en mondovision pour le chef d’Etat américain qui se targue d’avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir et rêve ouvertement du prix Nobel de la Paix, décerné cette année à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado.Co-organisation oblige, la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney sont aussi présents et rencontreront Donald Trump en marge de la cérémonie, malgré les grosses tensions en raison des droits de douane imposés par le président américain, qui a aussi martelé son souhait de faire du Canada le 51e Etat américain.Même l’Iran, dont les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sont rompues depuis 1980, enverra finalement une petite délégation avec à sa tête le sélectionneur Amir Ghalenoei, après avoir affirmé vouloir boycotter la cérémonie pour cause de non-délivrance de visas à plusieurs officiels.- Nouveauté -Sur le plan sportif, l’enjeu est de taille pour les sélectionneurs des 42 pays déjà qualifiés, qui seront rejoints en mars par six barragistes, pour porter à 48 le nombre de participants, une première dans l’histoire de la Coupe du monde.A l’issue du tirage, effectué par plusieurs légendes du sport nord-américain comme Tom Brady (foot américain), Shaquille O’Neal (basket) ou Wayne Gretzky (hockey sur glace), on connaîtra la composition des 12 groupes de quatre et les affiches du premier tour, mais il faudra patienter jusqu’à samedi pour découvrir les lieux et horaires des rencontres.”Il n’y a pas de tirage idéal, on verra bien. On prendra ce qu’on nous attribuera et on se préparera au mieux”, a déclaré à l’AFP le sélectionneur français Didier Deschamps, interrogé par l’AFP dans le Kennedy Center à deux heures de l’échéance.Une autre innovation: les quatre premières nations au classement Fifa (Espagne, Argentine, tenante du titre, France, Angleterre) seront placées dans deux parties différentes du tableau et ne pourront pas s’affronter avant les demi-finales si elles terminent en tête de leur poule, afin d’assurer “l’équilibre sportif”, selon la Fédération internationale.