Comment Trump a conquis l’accord sur Gaza

Ce fut un moment typiquement théâtral pour Donald Trump, l’autoproclamé “faiseur de paix” en chef. Mercredi, le secrétaire d’Etat américain a interrompu une réunion télévisée à la Maison Blanche, pour remettre une note au président et lui chuchoter qu’un accord sur Gaza était imminent.Peu de temps après, Trump annonçait l’accord sur son réseau Truth Social. “BÉNIS SOIENT LES FAISEURS DE PAIX !”.Mais au-delà de cette scène spectaculaire qui se jouait devant les journalistes, dont l’AFP, les efforts de Trump se sont joués en coulisses.- Pression sur Netanyahu -En quête d’un improbable prix Nobel de la paix, désireux de marquer l’histoire, Trump n’a pas signé un chèque en blanc à son allié israélien.Lorsqu’il a accueilli Netanyahu à la Maison Blanche le 29 septembre pour dévoiler son plan de paix en 20 points, le président américain a certes semblé le soutenir sans détour, assurant qu’Israël aurait son “plein soutien pour terminer le travail” et détruire le Hamas, si le groupe palestinien refusait son plan. Mais, en privé, Trump a mis son allié sous pression. A commencer par le plan présenté à Netanyahu, rédigé après des consultations approfondies avec des dirigeants arabes et musulmans aux Nations unies, la semaine précédente.Lorsque le responsable israélien a été confronté au projet, il a découvert qu’il contenait des points clés qu’il avait juré de ne pas accepter. Notamment la création d’un État palestinien.- Unité arabe sur l’attaque au Qatar -Trump était également furieux de l’attaque d’Israël contre le Hamas au Qatar, allié des États-Unis, alors que les négociations atteignaient un stade crucial.Il a utilisé l’unité arabe contre l’attaque pour tous les amener à accepter son plan. Et il a ensuite pris Netanyahu par surprise, le faisant appeler le dirigeant du Qatar depuis le Bureau Ovale pour présenter à Doha ses excuses.Trump a même tenu le combiné pour Netanyahu pendant que le leader israélien lisait sur un morceau de papier, comme le montre une photo publiée par la Maison Blanche.Selon le média Politico un haut responsable qatari était également dans la pièce pendant l’appel, afin de s’assurer que Netanyahu respectait le script.Trump a ensuite signé un décret donnant au Qatar des garanties de sécurité américaines.Un changement qui reflète les liens étroits que Trump a cultivés avec les États arabes pendant ses deux présidences. Lors de son premier mandat, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc avaient notamment signé les Accords d’Abraham reconnaissant Israël. Cette fois, son premier grand voyage l’a emmené dans les États du Golfe, notamment le Qatar, l’Égypte et Abu Dhabi – sans halte en Israël.- Tirer parti de l’offre du Hamas -Trump a dans le même temps intensifié la pression sur le Hamas, lui donnant jusqu’au 5 octobre pour conclure un accord. Ou faire face à “un enfer total”.Le Hamas a répondu astucieusement, en jouant sur l’engagement répété du président de libérer tous les otages israéliens détenus à Gaza. Trump a, à cet effet, rencontré à plusieurs reprises des proches des otages à la Maison Blanche.Désormais, l’annonce de leur libération prochaine apparaît déjà comme une victoire. Sa victoire. “Je pense que les otages seront de retour lundi (…) cela inclura les corps des morts”, a déclaré le président américain.Il a ensuite publié un message vidéo. Et dans une démarche sans précédent pour un président américain, il a republié la déclaration du Hamas, que Washington considère pourtant comme une organisation terroriste.Dans le message du milliardaire, rien ne suggère que le Hamas n’a pas totalement accepté son plan, comme si le mouvement islamiste palestinien s’arrêtait à des détails.Mais l’important demeure de pousser Israël, le Hamas et leurs médiateurs à conclure rapidement.Trump a révélé ses mots à Netanyahu au média Axios : “+Bibi, c’est ta chance de victoire+”. Il était d’accord avec cela. Il doit être d’accord avec cela. Il n’a pas le choix. Avec moi, tu dois être d’accord”.

Nobel de littérature 2025: vers un retour à une plume occidentale?

Après avoir couronné en 2024 la Sud-Coréenne Han Kang, première femme asiatique à recevoir le Nobel de littérature, l’Académie suédoise pourrait opter jeudi pour un auteur occidental, comme ceux qui ont longtemps dominé son histoire centenaire, mais les bookmakers parient eux sur un auteur indien.Plusieurs critiques littéraires sondés par l’AFP tablent cette année sur un homme européen ou du monde anglo-saxon. Les plus en vue sont l’Australien Gerald Murnane, le Roumain Mircea Cartarescu, les Hongrois Laszlo Krasznahorkai et Peter Nadas, ainsi que le Suisse Christian Kracht. L’Académie suédoise l’assure: elle ne se concentre que sur la qualité littéraire des œuvres qui lui sont soumises. Mais “même s’ils disent qu’ils ne pensent pas en termes de représentation, on peut toujours regarder la liste (des lauréats précédents) et voir qu’il s’agit d’une sorte de +OK, cette année c’était un Européen, maintenant nous pouvons regarder un peu plus loin+. Et maintenant, revenons à l’Europe. L’année dernière, c’était une femme, choisissons un homme cette année”, a déclaré à l’AFP Lina Kalmteg, critique culturelle à la Sveriges Radio. Après le scandale #MeToo qui a secoué l’Académie en 2018, un lauréat sur deux a été une femme, suggérant un effort pour réparer les erreurs du passé et améliorer le déséquilibre entre les sexes.- “Homme blanc”? -Björn Wiman, rédacteur en chef culturel du quotidien Dagens Nyheter, a une lecture similaire. Après Han Kang, “c’est au tour d’un homme blanc issu de la sphère linguistique anglo-saxonne, allemande ou francophone” d’être récompensé. Lui pense que Christian Kracht remportera le prix.Le dernier roman de l’écrivain de 58 ans, “Air” (non traduit en français), oscille entre réel et fantastique, mêlant critique du consumérisme et quête existentielle.Au salon du livre à Göteborg, qui se déroule quelques semaines avant la saison des Nobel, “l’Académie suédoise était là, assise au premier rang” du colloque de cet auteur, relève-t-il dans un entretien à l’AFP.”Et ça, en général, c’est un signe qui ne trompe pas”, poursuit M. Wiman. La même chose s’était produite lorsque la dramaturge autrichienne Elfriede Jelinek avait décroché le prix en 2004.- Rêve -L’autre favori, Gerald Murnane, né en 1939 dans une banlieue de Melbourne d’un père porté sur les courses de chevaux, a grandi dans un foyer catholique.Son livre “Les Plaines” (1982), qui plonge le lecteur dans le monde des propriétaires terriens australiens, a été décrit par le New Yorker comme un “chef d’oeuvre bizarre”, ressemblant plus à un rêve qu’à un livre. “La question est de savoir s’il répondra au téléphone (s’il gagne), je ne sais même pas s’il en a un”, s’amuse Josefin de Gregorio, critique littéraire au journal SvD. “Il n’a jamais quitté l’Australie. Il vit à la campagne, il ne se rend pas particulièrement accessible”, ajoute celle dont c’est l’auteur préféré. La critique mise aussi sur l’Américain George Saunders. L’Indien Amitav Ghosh a caracolé en tête des sites de pari ces derniers jours et d’autres noms régulièrement mis en avant sont de nouveau considérés comme “nobélisables”: la Chinoise Can Xue, l’Américano-antiguaise Jamaica Kincaid, le Chilien Raúl Zurita, l’Argentin César Aira. L’Amérique du sud n’a d’ailleurs pas eu de lauréat depuis 2010 avec le sacre du Péruvien Mario Vargas Llosa, note Mme Kalmteg. Elle cite les écrivaines mexicaines Fernanda Melchor et Cristina Rivera Garza comme potentielles gagnantes. Depuis sa création, le Nobel de littérature est dominé par les hommes et les lettres occidentales. Parmi les 121 lauréats, seules 18 femmes ont obtenu le prix et une minorité des auteurs récompensés sont de langues asiatiques ou moyen-orientales. Aucune langue africaine n’est représentée. Difficile de connaître les ressorts des sélections: les délibérations du jury sont gardées secrètes pendant 50 ans.- Rééquilibrage -Faute de mieux, la composition de l’Académie suédoise, qui décerne le prix après avoir passé en revue les propositions d’un collège de lettrés et d’universitaires grâce à son comité Nobel, est passée au crible.Bouleversée par un scandale #Metoo en 2018, elle a fait peau neuve et plus de la moitié de ses membres ont changé.”Des auteurs comme Han Kang auraient été tout à fait impensables il y a cinq ou six ans”, analyse le rédacteur en chef culturel de DN qui note que le cénacle a longtemps privilégié des auteurs pointus, et plus âgés.Reflet d’une “nouvelle” Académie moins “élitiste” dans ses goûts?Tout n’est, à ce stade, que spéculations.Le suspense sera levé à Stockholm à 13H00 (11H00 GMT), avec, à la clef, 11 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros). 

Markets mixed as traders eye AI rally, US rates and shutdown

Markets were mixed on Thursday as investors tried to assess the outlook for the global AI-fuelled rally, Federal Reserve interest rates and the US government shutdown.News that Israel and Hamas had agreed to the first phase of a Gaza ceasefire provided some relief from geopolitical concerns, while gold retreated the day after hitting an all-time high above $4,000.Technology firms have been riding to ever-higher levels this year — dragging equity markets with them as companies pump hundreds of billions of dollars into all things linked to AI. But there is growing concern that the returns might not match the investment sums, leading to warnings that valuations may have gone too far. “AI is clearly a bubble,” warned Neil Wilson at Saxo markets. “The question is when — not if — it blows up. And timing is incredibly hard,” he said.”(Software giant) Oracle had a stab at pricking the bubble yesterday by disclosing that the margins from its AI cloud business — including server rentals using Nvidia chips — are very slim.”Tesla added to the gravity… as it dropped 4.5 percent on (its) lower-priced Model 3/Y reveal that underwhelmed analysts. Third-quarter earnings are still set to be strong, but doubts are being seeded for later.”However, while the Oracle report dragged Wall Street on Tuesday, the S&P 500 and Nasdaq bounced back the day after to end at fresh records.In Asia, Tokyo rallied 1.8 percent on continued optimism about further stimulus following the election of business-friendly Sanae Takaichi as leader of Japan’s ruling party.Shanghai advanced as it reopened after a week-long holiday, while Sydney, Wellington, Taipei, Mumbai and Bangkok were also up, and Frankfurt opened at a record high. Paris was also higher.Hong Kong dipped along with Singapore, Manila, Jakarta and London.The US shutdown was not helping matters, with Republicans and Democrats no closer to reaching a deal to reopen the government as the row goes into a second week.Democrats voted for a sixth time to block a Republican stopgap funding measure to reopen government departments — they refuse to back any funding bill that does not offer an extension of expiring health care subsidies for 24 million people.Minutes from the Fed’s latest rate meeting showed divisions among decision-makers on cutting them, with some agreeing only after being persuaded in discussion over rising prices and a string of weak jobs figures.”Policymakers that are becoming increasingly concerned about downside risks to employment likely favour additional and faster rate cuts going forward,” HSBC’s Ryan Wang said. “Those that are more concerned about upside inflation risks are likely more circumspect about future cuts.”Geopolitical worries were eased after news that Israel and Hamas agreed on Thursday to the first phase of a deal to end the Gaza war that has killed tens of thousands and at times fanned worries of a possible wider Middle East conflict.Donald Trump announced a 20-point peace plan that would see Palestinian militant group Hamas release all hostages, while Israel would pull its troops back to an agreed-upon line. Oil prices inched up, having initially dropped on news of the deal.Gold, which hit a record of nearly $4,060 an ounce Wednesday — partly on concerns about the Gaza crisis — was slightly lower.In company news, Hong Kong-listed Hang Seng Bank soared more than 26 percent on reports that HSBC plans to take it private by buying its remaining shares. The deal values the lender at US$37 billion. HSBC tumbled seven percent.HSBC Asia and Middle East co-chief executive David Liao told reporters the plan was “an investment in Hong Kong’s development potential — a growth plan”.- Key figures at around 0810 GMT -Tokyo – Nikkei 225: UP 1.8 percent at 48,580.44 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.3 percent at 26,752.59 (close)Shanghai – Composite: UP 1.3 percent at 3,933.97 (close)London – FTSE 100: DOWN 0.4 percent at 9,513.88 Euro/dollar: DOWN at $1.1611 from $1.1628 on WednesdayPound/dollar: DOWN at $1.3352 from $1.3401Dollar/yen: UP at 153.09 yen from 152.64 yenEuro/pound: UP at 86.96 pence from 86.78 penceWest Texas Intermediate: UP 0.2 percent at $62.67 per barrelBrent North Sea Crude: UP 0.2 percent at $66.36 per barrelNew York – Dow: FLAT at 46,601.78

Robert Badinter, combattant pour l’abolition universelle de la peine de mort, va entrer au Panthéon

Robert Badinter, l’artisan de l’abolition de la peine de mort en France, entre jeudi soir au Panthéon, 20 mois après son décès, lors d’une cérémonie solennelle présidée par Emmanuel Macron.Prévue de longue date, cette cinquième panthéonisation sous ses mandats sera une parenthèse en pleine crise politique pour le président Macron, qui doit décider quoi faire pour sortir le pays de l’impasse.L’hommage à l’ancien avocat et garde des Sceaux a débuté mercredi soir par une veillée funèbre au Conseil constitutionnel qu’il présida de 1986 à 1995, parmi les nombreux engagements de sa vie.A 17H00 (15H00 GMT) jeudi, le cercueil portant le nom de Robert Badinter, décédé en février 2024 à l’âge de 95 ans, doit être transporté vers l’ancienne église, au centre de Paris, pour une cérémonie d’environ une heure.En présence d’un public que l’Elysée espère nombreux grâce à une “scénographie adaptée”, la cérémonie suivra le “scénario traditionnel”: remontée de la rue Soufflot, accueil du cercueil sous la nef du Panthéon par le président de la République, qui prononcera un discours “court et percutant”, puis installation dans le caveau “des révolutionnaires de 1789”, où reposent Condorcet, l’abbé Grégoire et Gaspard Monge depuis le bicentenaire de la Révolution.A l’honneur, le combat pour la justice de Robert Badinter, “qui incarne ce qu’est l’Etat de droit”, souligne la présidence. Et surtout l’abolition de la peine de mort, “un saut civilisationnel majeur dans l’histoire de la justice de notre pays”, a estimé un conseiller d’Emmanuel Macron.Parmi les temps forts, Julien Clerc viendra interpréter sa chanson “L’assassin assassiné” consacrée en 1980 à la lutte pour l’abolition du châtiment suprême.- “Universalisme républicain” -Des textes seront également lus, dont des plaidoiries de l’avocat qui sauva plusieurs condamnés de la guillotine. Mais aussi des discours de l’homme politique qui, nommé ministre de la Justice par François Mitterrand, demanda à la tribune de l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981, et obtint “l’abolition de la peine de mort en France”, conformément à un engagement du président socialiste à rebours de l’opinion de l’époque.Le comédien Guillaume Gallienne lira un texte de Victor Hugo, précurseur dans ce même combat.Ce texte, comme d’autres, a été choisi par la veuve de l’homme de droit. La philosophe Elisabeth Badinter a été associée de très près aux préparatifs, encore lundi avec le chef de l’Etat lors d’une discrète visite au monument funéraire portant sur son fronton la devise “Aux grands hommes, la patrie reconnaissante”.Emmanuel Macron a déjà fait entrer dans la nécropole républicaine Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et auteure de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, l’écrivain chroniqueur de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale Maurice Genevoix, la star du music-hall, résistante et militante antiraciste franco-américaine Joséphine Baker, et le résistant communiste d’origine arménienne Missak Manouchian.L’historien et résistant Marc Bloch sera à son tour panthéonisé mi-juin, 82 ans après son exécution par la Gestapo en 1944.Pour l’historien Denis Peschanski, le fil conducteur de ces choix présidentiels est l'”universalisme républicain”. “C’est la France des Lumières, qu’incarnait Robert Badinter à travers son combat abolitionniste mais aussi sa défense acharnée des victimes et sa lutte pour les droits”.L’universalisme qui “se retrouve dans Joséphine Baker, qui ne pouvait pas accepter ce qui se passait aux Etats-Unis et est devenue française”, ou dans la “défense des droits des femmes” chez Simone Veil, ajoute ce spécialiste de la mémoire. Ou chez Missak Manouchian, et “tous ces résistants étrangers qui ont manifesté un attachement très fort à la France des Lumières, patrie des droits de l’homme”.

Robert Badinter, combattant pour l’abolition universelle de la peine de mort, va entrer au Panthéon

Robert Badinter, l’artisan de l’abolition de la peine de mort en France, entre jeudi soir au Panthéon, 20 mois après son décès, lors d’une cérémonie solennelle présidée par Emmanuel Macron.Prévue de longue date, cette cinquième panthéonisation sous ses mandats sera une parenthèse en pleine crise politique pour le président Macron, qui doit décider quoi faire pour sortir le pays de l’impasse.L’hommage à l’ancien avocat et garde des Sceaux a débuté mercredi soir par une veillée funèbre au Conseil constitutionnel qu’il présida de 1986 à 1995, parmi les nombreux engagements de sa vie.A 17H00 (15H00 GMT) jeudi, le cercueil portant le nom de , décédé en février 2024 à l’âge de 95 ans, doit être transporté vers l’ancienne église, au centre de Paris, pour une cérémonie d’environ une heure.En présence d’un public que l’Elysée espère nombreux grâce à une “scénographie adaptée”, la cérémonie suivra le “scénario traditionnel”: remontée de la rue Soufflot, accueil du cercueil sous la nef du Panthéon par le président de la République, qui prononcera un “court et percutant”, puis installation dans le caveau “des révolutionnaires de 1789”, où reposent Condorcet, l’abbé Grégoire et Gaspard Monge depuis le bicentenaire de la Révolution.A l’honneur, le combat pour la justice de Robert Badinter, “qui incarne ce qu’est l’Etat de droit”, souligne la présidence. Et surtout l’, “un saut civilisationnel majeur dans l’histoire de la justice de notre pays”, a estimé un conseiller d’Emmanuel Macron.Parmi les temps forts, Julien Clerc viendra interpréter sa chanson “L’assassin assassiné” consacrée en 1980 à la lutte pour l’abolition du châtiment suprême.- “Universalisme républicain” -Des textes seront également lus, dont des plaidoiries de l’avocat qui sauva plusieurs condamnés de la guillotine. Mais aussi des discours de l’homme politique qui, nommé ministre de la Justice par François Mitterrand, demanda à la tribune de l’Assemblée nationale le 17 septembre 1981, et obtint “l’abolition de la peine de mort en France”, conformément à un engagement du président socialiste à rebours de l’opinion de l’époque.Le comédien Guillaume Gallienne lira un texte de Victor Hugo, précurseur dans ce même combat.Ce texte, comme d’autres, a été choisi par la veuve de l’homme de droit. La philosophe Elisabeth Badinter a été associée de très près aux préparatifs, encore lundi avec le chef de l’Etat lors d’une discrète visite au monument funéraire portant sur son fronton la devise “Aux grands hommes, la patrie reconnaissante”.Emmanuel Macron a déjà fait entrer dans la nécropole républicaine Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et auteure de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse, l’écrivain chroniqueur de l’horreur des tranchées de la Première Guerre mondiale Maurice Genevoix, la star du music-hall, résistante et militante antiraciste franco-américaine Joséphine Baker, et le résistant communiste d’origine arménienne Missak Manouchian.L’historien et résistant Marc Bloch sera à son tour panthéonisé mi-juin, 82 ans après son exécution par la Gestapo en 1944.Pour l’historien Denis Peschanski, le fil conducteur de ces choix présidentiels est l'”universalisme républicain”. “C’est la France des Lumières, qu’incarnait Robert Badinter à travers son combat abolitionniste mais aussi sa défense acharnée des victimes et sa lutte pour les droits”.L’universalisme qui “se retrouve dans Joséphine Baker, qui ne pouvait pas accepter ce qui se passait aux Etats-Unis et est devenue française”, ou dans la “défense des droits des femmes” chez Simone Veil, ajoute ce spécialiste de la mémoire. Ou chez Missak Manouchian, et “tous ces résistants étrangers qui ont manifesté un attachement très fort à la France des Lumières, patrie des droits de l’homme”.

Gouvernement: Retailleau pose ses conditions à une participation “exigeante” de LR

Non à un Premier ministre de gauche ou macroniste, non à une suspension de la réforme des retraites: Bruno Retailleau a posé ses conditions à une participation “exigeante” lors d’une réunion en visio mercredi soir avec les parlementaires LR, ont indiqué à l’AFP des participants.  “Il ne faut pas s’embarquer dans une aventure qui pourrait nous nuire”, a prévenu mercredi soir le ministre de l’Intérieur démissionnaire, après l’annonce par l’Elysée qu’un nouveau chef du gouvernement serait nommé dans les 48 heures.Il a réitéré son refus de participer à un gouvernement dirigé par un Premier ministre de gauche et exigé que le prochain locataire de Matignon “s’éloigne de la Macronie pour donner une assurance aux Français (et) que le message envoyé par les Français lors des législatives et des partielles soit respecté”.Quant à une éventuelle suspension de la réforme des retraites, c’est aussi non: “Si on accepte ça, toutes les futures reformes de fond, les réformes structurelles, pourraient être contestées dans la rue”, a-t-il affirmé.”A titre personnel, je n’irai pas dans un gouvernement qui voudrait abroger ou suspendre la reforme des retraites ou même un Lecornu bis”, a insisté le Vendéen.Interrogé sur Public Sénat jeudi matin, le député Philippe Juvin, rapporteur général du Budget, a cependant affirmé qu’il n’avait “pas été acté” qu’une telle suspension entraînerait une censure du gouvernement, même s’il “y a eu un fort mouvement de parlementaires” pour dire que cela “poserait un problème parce que c’est aussi un de nos marqueurs politiques”.Lui-même pense que ce serait une “erreur” de suspendre la réforme, tout en soulignant que l’absence de budget serait plus coûteuse.Lors de cette réunion qui n’a pas abouti à une décision sur la participation de LR au prochain exécutif, Bruno Retailleau a demandé “un mandat de négociation”, avec le patron des députés LR Laurent Wauquiez et celui des sénateurs Mathieu Darnaud, pour discuter avec le prochain chef du gouvernement. Pour sa part, Laurent Wauquiez a indiqué qu’une “très large majorité” des 50 députés LR “sont favorables à la poursuite du socle commun”, tout en indiquant que lui-même ne l’était pas, mais qu’il respecterait la décision collective.  “Les députés sont les premiers concernés. Il faut qu’ils soient concertés et respectés”, a-t-il ajouté, rappelant qu’une dissolution de l’Assemblée mettrait en première ligne les élus LR, dont beaucoup ont sauvé leur peau de justesse l’an dernier face au RN dans des circonscriptions rurales.Récemment élu à l’Assemblée, l’ex-Premier ministre Michel Barnier a estimé que “la participation au gouvernement” était “la solution la moins mauvaise”, plaidant pour “une participation exigeante et lucide”.”Nous sommes prêts désormais à discuter avec le futur Premier ministre que le président de la République choisira à condition qu’il ne soit pas de gauche”, a résumé M. Juvin sur Public Sénat.

Gouvernement: Retailleau pose ses conditions à une participation “exigeante” de LR

Non à un Premier ministre de gauche ou macroniste, non à une suspension de la réforme des retraites: Bruno Retailleau a posé ses conditions à une participation “exigeante” lors d’une réunion en visio mercredi soir avec les parlementaires LR, ont indiqué à l’AFP des participants.  “Il ne faut pas s’embarquer dans une aventure qui pourrait nous nuire”, a prévenu mercredi soir le ministre de l’Intérieur démissionnaire, après l’annonce par l’Elysée qu’un nouveau chef du gouvernement serait nommé dans les 48 heures.Il a réitéré son refus de participer à un gouvernement dirigé par un Premier ministre de gauche et exigé que le prochain locataire de Matignon “s’éloigne de la Macronie pour donner une assurance aux Français (et) que le message envoyé par les Français lors des législatives et des partielles soit respecté”.Quant à une éventuelle suspension de la réforme des retraites, c’est aussi non: “Si on accepte ça, toutes les futures reformes de fond, les réformes structurelles, pourraient être contestées dans la rue”, a-t-il affirmé.”A titre personnel, je n’irai pas dans un gouvernement qui voudrait abroger ou suspendre la reforme des retraites ou même un Lecornu bis”, a insisté le Vendéen.Interrogé sur Public Sénat jeudi matin, le député Philippe Juvin, rapporteur général du Budget, a cependant affirmé qu’il n’avait “pas été acté” qu’une telle suspension entraînerait une censure du gouvernement, même s’il “y a eu un fort mouvement de parlementaires” pour dire que cela “poserait un problème parce que c’est aussi un de nos marqueurs politiques”.Lui-même pense que ce serait une “erreur” de suspendre la réforme, tout en soulignant que l’absence de budget serait plus coûteuse.Lors de cette réunion qui n’a pas abouti à une décision sur la participation de LR au prochain exécutif, Bruno Retailleau a demandé “un mandat de négociation”, avec le patron des députés LR Laurent Wauquiez et celui des sénateurs Mathieu Darnaud, pour discuter avec le prochain chef du gouvernement. Pour sa part, Laurent Wauquiez a indiqué qu’une “très large majorité” des 50 députés LR “sont favorables à la poursuite du socle commun”, tout en indiquant que lui-même ne l’était pas, mais qu’il respecterait la décision collective.  “Les députés sont les premiers concernés. Il faut qu’ils soient concertés et respectés”, a-t-il ajouté, rappelant qu’une dissolution de l’Assemblée mettrait en première ligne les élus LR, dont beaucoup ont sauvé leur peau de justesse l’an dernier face au RN dans des circonscriptions rurales.Récemment élu à l’Assemblée, l’ex-Premier ministre Michel Barnier a estimé que “la participation au gouvernement” était “la solution la moins mauvaise”, plaidant pour “une participation exigeante et lucide”.”Nous sommes prêts désormais à discuter avec le futur Premier ministre que le président de la République choisira à condition qu’il ne soit pas de gauche”, a résumé M. Juvin sur Public Sénat.

Gouvernement: l’issue de la crise entre les mains de Macron

La balle est dans le camp du président: Emmanuel Macron doit tirer les leçons des consultations de la dernière chance menées par Sébastien Lecornu afin de nommer un Premier ministre d’ici vendredi soir, les spéculations s’intensifiant sur la personnalité choisie. Reconduire Lecornu ? Appeler enfin la gauche à Matignon ? Choisir une autre personnalité ? Lancer de nouvelles consultations ? Accepter de remettre en débat la réforme des retraites ?Le président de la République, resté dans l’ombre depuis la démission surprise de son Premier ministre lundi, se retrouve en première ligne désormais, avec le défi d’éloigner une nouvelle dissolution, refusée selon Sébastien Lecornu par “une majorité absolue à l’Assemblée nationale”. Parmi les options qu’il a entre les mains, la reconduction de l’ancien ministre des Armées, à Matignon depuis un mois mais dont le gouvernement a duré à peine quelques heures. Si ce dernier assure ne pas “courir après le job” et avoir “terminé” sa “mission”, plusieurs responsables politiques prêtaient mercredi à Emmanuel Macron la tentation de le reconduire, au risque d’ulcérer les oppositions qui ne cessent de fustiger “l’entêtement” du chef de l’Etat.Mais un autre nom circulait jeudi dans les coulisses: celui de Jean-Louis Borloo, ancien ministre sous Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy avec qui il avait notamment organisé le Grenelle de l’Environnement. Aujourd’hui âgé de 74 ans, le fondateur de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), qui a longtemps été maire de Valenciennes, doit intervenir jeudi après-midi au congrès des Intercommunalités à Toulouse. “Borloo est une hypothèse, c’est le seul qui n’a rien à perdre”, estimait jeudi une source proche d’Emmanuel Macron. Mais interrogé par l’AFP, le principal intéressé a démenti la rumeur. “J’ignore absolument tout”, a-t-il déclaré, assurant n’avoir “aucun” contact avec l’entourage du président. Poussé par la droite – Bruno Retailleau l’a eu au téléphone dimanche, selon une source LR -, cette forte personnalité n’a cependant pas les meilleures relations avec le chef de l’Etat qui avait retoqué en 2018 son rapport sur le devenir de la politique de la Ville. Le choix du centriste Jean-Louis Borloo ne serait pas non plus pour déplaire au chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, qui a vanté jeudi “un sacré pari” mais “quelqu’un qui renverserait la table”.- Parenthèse mémorielle -Mais la crise politique heurte de plein fouet un autre événement politique incontournable pour le chef de l’Etat: la cérémonie d’entrée au Panthéon de Robert Badinter.Emmanuel Macron doit présider cette parenthèse mémorielle organisée de longue date à 19H00, ce qui l’empêche de parler aux Français lors d’une éventuelle allocution le soir. Reportant vraisemblablement toute décision à vendredi, qui pourrait même être assortie – sans certitude – d’une composition de gouvernement, dixit un proche du chef de l’Etat.Lundi soir, l’entourage du président assurait en tout cas qu’il prendrait “ses responsabilités” à l’issue des “ultimes consultations” de son Premier ministre. Au cours d’un entretien d’un peu plus d’une heure à l’Elysée mercredi soir, Sébastien Lecornu a en tout cas donné quelques clés de lecture supplémentaires au président. D’abord, la future équipe gouvernementale devra être “complètement déconnectée des ambitions présidentielles pour 2027”, a-t-il expliqué au JT de France 2, pointant sans doute sans le nommer le patron de la droite Bruno Retailleau, que beaucoup estiment partiellement responsable de la quasi implosion en début de semaine du socle commun de la droite et du centre. Et Sébastien Lecornu de prendre le soin de préciser que lui n’était “pas” candidat à l’Elysée.Ensuite, outre le dépôt d’un projet de budget dès lundi dans lequel “il y aura beaucoup à débattre”, il faudra “trouver un chemin pour que le débat ait lieu sur la réforme des retraites”, a dit le Premier ministre démissionnaire, alors que la suspension de cette loi, exigée par les socialistes, fracture le camp présidentiel.Ce dossier s’annonce extrêmement épineux, notamment car la droite en a fait une ligne rouge. Bruno Retailleau a répété mercredi soir son refus de participer à un gouvernement qui suspendrait la réforme ou qui serait dirigé par la gauche. La majorité des députés LR sont cependant favorables à rester dans le “socle commun”. Le parti socialiste d’Olivier Faure continue lui de réclamer une cohabitation avec une personnalité de gauche à Matignon. La France insoumise, qui demande inlassablement la démission d’Emmanuel Macron, promet de censurer “tout gouvernement de grande coalition”, a dit le coordinateur Manuel Bompard, sans explicitement indiquer ses intentions dans le cas où le Parti socialiste serait nommé à Matignon.Quant au Rassemblement national, il est catégorique : “Je censurerai tous les gouvernements jusqu’à obtenir la dissolution”, a prévenu Marine Le Pen.

Modi, Starmer hail ‘new energy’ in India-UK ties

Indian Prime Minister Narendra Modi told his British counterpart Keir Starmer on Thursday that relations had made “significant progress”, as they pledged to unlock “unparalleled” economic opportunities.Starmer is on his first visit to India as premier, accompanied by a 125-member delegation, after the two countries signed a trade deal in London in July.Under the accord, India will slash tariffs on imports of British goods such as whisky, cosmetics and medical devices, while Britain will reduce duties on clothing, footwear and food products, including frozen prawns from India.”This agreement will reduce import costs between our two countries, create new employment opportunities for youth, boost trade, and benefit both our industry and consumers,” Modi said.He told his “friend” Starmer that his visit “symbolises the new energy” in ties between the nations. “Together we will build a bright future for the people of both countries”, he told Starmer, speaking in Hindi.India and its former colonial ruler share bilateral trade worth around $54.8 billion and investments supporting more than 600,000 jobs across both countries.India’s became the world’s fifth-largest economy in 2022, when its GDP overtook Britain’s, according to IMF figures. It is tipped to overtake Japan as the fourth largest later this year.”India’s growth story is remarkable,” Starmer said, noting New Delhi’s ambition to become the world’s third largest economy by 2028.”Everything I’ve seen since I’ve been here is absolute proof to me that you’re on track to succeed in that,” Starmer said. “So, we want to be partners on that journey.”Starmer, who returns to London later on Thursday, said he expected by his departure to have “secured major new investments, creating thousands of high-skilled jobs” for both nations.”My visit this week is about doubling down on the potential of our trade deal for the benefit of all of us”, Starmer said.The leaders also announced a defence cooperation deal, as well pushing education ties, including support for the nine British universities opening campuses in India.