Agressions sexuelles: le faux infirmier “jouissait des aiguilles”

Le faux infirmier obsédé par les veines Nicolas Gonidec, jugé à Quimper pour agressions sexuelles, éprouvait “satisfaction sexuelle” et “jouissance perverse” en piquant des dizaines de femmes depuis deux décennies, a décrit une experte psychiatre mercredi.”Il jouit, il jouit tout le temps, ce monsieur, quand il parle des aiguilles”, a déclaré le Dr Anne Henry, experte psychiatre, lors d’un témoignage en visioconférence devant le tribunal correctionnel de Quimper.”C’est sexuel, c’est totalement sexuel. Les injections (…) lui procuraient de la satisfaction sexuelle, sans qu’il ait forcément une érection”, a-t-elle ajouté, devant le prévenu poursuivi pour avoir pratiqué des injections et prises de sang illégales sur une quarantaine de femmes entre 2015 et 2021.Alors producteur audiovisuel et conseiller municipal de Quimper, dans la majorité de droite, M. Gonidec, 44 ans, proposait à ses victimes de participer à une étude médicale impliquant des prises de sang. Le plus souvent, ces études étaient censées porter sur des personnes ayant une phobie des aiguilles.- “Comportements pervers” -Les femmes qui acceptaient devaient remplir un questionnaire de santé et un formulaire de consentement, adressé par une secrétaire fictive.Mallette de médecin, garrot, seringues: M. Gonidec travaillait les moindres détails pour convaincre ses victimes qu’il était bien infirmier et leur proposait rappels de vaccins et tests Covid, en sus des prises de sang.”Le stratagème fait partie de la jouissance”, a souligné l’experte. “Les comportements pervers, c’est un rituel qui se répète et augmente en intensité. Ce n’est pas le coït habituel qui va leur donner satisfaction, c’est le rituel”.Marié, M. Gonidec n’avait pas de relation sexuelle avec sa femme, dont il est aujourd’hui divorcé, a décrit un expert psychologue.Anne Henry a quant à elle décrit M. Gonidec en “personnalité perverse”, un homme “autocentré, bien plus préoccupé par son sort que par la souffrance des victimes”.Le rituel pervers qu’il avait mis en place s’est modifié au cours du temps “dans le sens d’une aggravation transgressive”, a détaillé la psychiatre.Le faux infirmier s’est ainsi mis à proposer à certaines de ses victimes des méthodes de relaxation, à base de massages censés provoquer un “orgasme thérapeutique”.Huit femmes ont raconté aux enquêteurs avoir subi des caresses sur les seins et des masturbations non désirées, alors qu’elles étaient censées participer à un protocole médical.- “Collectionnisme” -“Il est intelligent, il savait ce qu’il risquait et il a continué en prenant tous les risques. Sa jouissance est tellement impérieuse que ça prenait le pas sur tout le reste”, a commenté Mme Henry, décrivant un “collectionnisme pervers”.Mardi, M. Gonidec avait raconté en détail comment une prise de sang douloureuse, à l’âge de 5 ans, avait, selon lui, déclenché cette obsession pour les veines.Se piquant lui-même dès l’âge de 10 ans, il a ensuite reporté son obsession sur des camarades d’université. En 2001, à 20 ans, il fait l’objet d’un rappel à la loi du parquet, mais cela ne le dissuade pas de continuer ses injections.En octobre 2021, il est condamné à trois ans de prison dont deux avec sursis pour des faits similaires. C’est à la suite de la publicité générée par ce premier procès, organisé à Saint-Brieuc à l’automne 2021, qu’une soixantaine de plaintes avaient été déposées.Mme Henry a estimé mercredi que le risque de récidive ne pouvait être écarté pour le prévenu, qui avait réalisé une séance d’injection un mois après une garde à vue en février 2021.Lundi, il a d’ailleurs admis qu’il pratiquait des prises de sang sur sa nouvelle compagne, dans le cadre d’un “fantasme” assouvi dans un “cadre privé”.Une troisième procédure pour des faits similaires est par ailleurs en cours au parquet de Lorient.

Corée du Sud: le président déchu appelle à manifester, un an après la loi martiale

Le président sud-coréen déchu Yoon Suk Yeol a lancé mercredi depuis sa prison un appel à manifester à ses partisans et défendu sa décision il y a un an d’imposer la loi martiale, qui avait plongé le pays dans le chaos.Depuis cette éphémère proclamation, le pays reste polarisé et confronté à un ralentissement économique, à …

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Stocks dip after US jobs fall

Wall Street’s main stock indices dipped on Wednesday after data showed US businesses unexpectedly shed jobs last month.The US private sector shed 32,000 jobs in November, according to payroll firm ADP, compared to a small gain expected by analysts.The jobs numbers reinforced concerns over the health of the US economy, which has struggled with dislocations and price rises caused by tariffs introduced by President Donald Trump’s administration.The Dow dipped by less than a tenth of a percentage point at the opening bell, while the S&P 500 shed 0.2 percent and the tech-heavy Nasdaq dropped 0.5 percent.Tech stocks were weaker, with shares in the so-called Magnificent Seven largest tech firms down 0.3 percent overall. Shares in Microsoft were down 2.8 percent.The surprise drop in employment underpinned expectations that the US Federal Reserve will cut interest rates next week.”The justification for a rate cut next week centres around weakness in the (US) jobs market,” noted Joshua Mahony, chief market analyst at trading group Scope Markets.Money markets have put the chances of the Fed cutting interest rates on December 10 at nearly 90 percent.Lower interest rates make it easier for companies and consumers to borrow money, and thus the prospect of Fed rate cuts tend to boost stocks.Optimism over US rate cuts won an additional boost from reports that Trump’s top economic adviser Kevin Hassett — a proponent of more reductions — is the frontrunner to take the helm at the Fed when Jerome Powell’s tenure ends in May.While a number of bank decision-makers have thrown their hat in the ring for a reduction, there remains differences on the policy board about the need to target the soft labour market or stubbornly high inflation.With a cut to US interest rates expected, trading has softened ahead of key indicators this week that could still play a role in the central bank’s planning over the next year.The Fed’s preferred gauge of inflation — personal consumption expenditure (PCE) index — will be released on Friday.Investors see the Fed cutting rates three times next year, which has been a factor weighing on the dollar.A recovery in Bitcoin has also helped support equity markets.”A continued bounce in bitcoin and other cryptocurrencies has stoked a renewed speculative bid,” said Briefing.com analyst Patrick O’Hare.Bitcoin is back above $90,000. It plunged below $83,000 last month after having set a record high of $126,251 in October.European stocks were just below the break-even point in afternoon trading.Asian stock markets mostly rose Wednesday.The pound was up 0.7 percent against the dollar on UK data showing stronger than expected British services sector activity.Stronger sterling weighed on London’s benchmark FTSE 100 stock index, which features major companies earning in dollars.Elsewhere, the Indian rupee weakened past 90 per dollar for the first time, extending declines through the year as New Delhi struggles to strike a trade deal with the United States.- Key figures at around 1440 GMT -New York – Dow: DOWN less than 0.1 percent at 47,434.68 pointsNew York – S&P 500: DOWN 0.2 percent at 6,841.32New York – Nasdaq Composite: DOWN 0.5 percent at 23,315.58London – FTSE 100: DOWN less than 0.1 percent at 9,696.83 Paris – CAC 40: DOWN less than 0.1 percent at 8,069.52Frankfurt – DAX: DOWN less than 0.1 percent at 23,697.98Tokyo – Nikkei 225: UP 1.1 percent at 49,864.68 (close) Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.3 percent at 25,760.73 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.5 percent at 3,878.00 (close)Euro/dollar: UP at $1.1657 from $1.1622 on TuesdayPound/dollar: UP at $1.3296 from $1.3209Dollar/yen: DOWN at 155.50 yen from 155.86 yenEuro/pound: DOWN at 87.68 pence from 88.00 penceBrent North Sea Crude: UP 0.7 percent at $62.89 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.8 percent at $59.12 per barrelburs-rl/tw

Mère accusée d’avoir empoisonné ses filles: 30 ans de réclusion criminelle requis

Des faits “d’une particulière gravité”: l’avocat général a requis mercredi 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Maylis Daubon, accusée d’avoir empoisonné avec des médicaments ses deux filles, dont l’une est morte, et d’avoir voulu faire assassiner son ex-mari.Devant la cour d’assises des Landes à Mont-de-Marsan, Marc Bourragué a retenu la circonstance aggravante d’empoisonnements “commis sur des personnes en état de sujétion psychologique ou physique connu de l’auteur”, et demandé que la peine soit assortie d’une période de sûreté de 15 ans.Enea, 18 ans, déscolarisée depuis plus d’un an et souffrant de troubles psychologiques, a été prise d’une crise de convulsions le 13 novembre 2019 au domicile familial. Sa mort a été causée par une prise de Propranolol, un bêta-bloquant qui ralentit l’activité du cœur, à un taux “dix fois supérieur à la dose thérapeutique”, selon l’enquête.Pour le magistrat, “rien n’étaye” la thèse du suicide de la fille aînée, avancée par l’accusée qui clame son innocence. Il estime que la mère avait deux mobiles: “J’ai une emprise sur quelqu’un qui va m’échapper, je ne peux pas le supporter, je le tue. C’est le syndrome de Münchhausen par procuration. Et la détestation du père, tellement forte”.Yannick Reverdy, ancien international français de handball, avait divorcé de Maylis Daubon en 2009, qui l’accusait de violences, et avait ensuite perdu contact avec ses filles.- “Conditions d’emprise” -L’avocat général a présenté Enea “comme une enfant affaiblie par la surmédicalisation, avec une soumission chimique qui entraîne une abolition du libre arbitre”.Une perquisition avait permis de découvrir des cachets de Propranolol dans la chambre de la mère, cachés dans un emballage de suppositoires, ainsi que dans le vaisselier du salon.Confrontée aux “incohérences” relevées dans ses déclarations, aux soupçons de falsifications d’ordonnances, l’accusée de 53 ans a persisté à l’audience dans ses dénégations.Pour le magistrat, “l’absorption de Propranolol” a eu lieu le matin des faits. “On lui donne ou elle le prend, je ne peux l’affirmer, mais l’absorption a été faite dans des conditions d’emprise”, a dit Marc Bourragué.”On ne peut pas se cantonner à des hypothèses pour assoir son intime conviction”, a tancé Me Gérard Danglade, l’un des deux avocats de Maylis Daubon, demandant aux jurés de “juger une mère avec des défauts et des comportements pas toujours adaptés”, mais en évacuant des “accusations fondées essentiellement sur sa personnalité”.L’avocat général n’a pas apporté la “preuve de la culpabilité”, a ajouté Me Carine Monzat, décrivant méticuleusement Enea comme une adolescente “aux troubles psychiatriques sévères et chroniques” dont les intentions suicidaires étaient connues de certains de ses proches.La défense, qui a ainsi cherché à se recentrer sur la thèse du suicide, a plaidé l’acquittement au terme d’une démonstration rigoureuse.- “Schéma criminel” -Concernant la cadette Luan, chez qui les analyses ont révélé une prise importante d’un somnifère réservé aux adultes, le magistrat évoque “exactement le même schéma. Il y a une similitude des modes opératoires, c’est la preuve de l’empoisonnement”.La sœur d’Enea n’a jamais incriminé sa mère. Au procès, elle a maintenu qu’elle n’était “pas coupable”, revenant sur son enfance “heureuse” mais “compliquée” par le divorce des parents et des violences imputées à son père.Ce dernier accuse son ex-femme de s’être servi de ses filles comme “outil de sa vengeance” contre lui.Devant la cour, un expert psychiatre a décrit “l’emprise” que la mère exerçait sur ses filles, vouée à “s’aggraver” à mesure qu’elles grandiraient, doublée d’une volonté d'”éliminer le père”.Outre l’empoisonnement d’Enea et Luan, Maylis Daubon est aussi soupçonnée d’avoir voulu faire assassiner son ex-mari en soudoyant des codétenues à la prison de Pau.Les faits d’empoisonnement sur les filles “sont colorés par l’instigation à l’assassinat sur Yannick Reverdy, qui montre un schéma criminel bien établi et mûri de longue date”, a lancé M. Bourragué.Mardi, Mme Daubon a dénoncé des “ragots de prison” à ce sujet.Dans une dernière prise de parole, elle a une nouvelle fois assuré qu’elle n’avait pas  “fait de mal à (s)es fille”. “C’est avec l’énergie du désespoir que je vous dis mon innocence”.

L’avenir de Brandt en suspens, la décision du tribunal mise en délibéré

L’avenir de Brandt, groupe centenaire d’électroménager et fleuron industriel français, est encore incertain: le tribunal des affaires économiques de Nanterre a mis mercredi en délibéré sa décision sur l’avenir du groupe, ont indiqué des élus locaux en sortant de l’audience.”Nous n’avons pas grand-chose à vous dire, l’affaire a été mise au délibéré”, a dit à la presse Serge Grouard, maire d’Orléans, qui était présent à l’audience.De son côté, le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a assuré avoir “mis tous les éléments sur la table”.Les élus étaient venus défendre le projet de reprise en société coopérative (Scop), soutenu par le gouvernement.D’autres parties à l’audience, qui ne souhaitent pas s’exprimer sur le fond du dossier, ont indiqué que le délibéré avait été fixé au 11 décembre.Le tribunal des affaires économiques de Nanterre doit statuer sur le sort du groupe Brandt, bien incertain depuis son placement en redressement judiciaire début octobre.Parmi les offres déposées, seul le projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, permettrait de sauver au moins 300 emplois sur les près de 700 que compte Brandt en France, d’après le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin.Il constituerait aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans, dans le Loiret, et à Vendôme, dans le Loir-et-Cher, selon des sources syndicales.Face au risque de disparition de la marque, le gouvernement et les élus locaux ont multiplié les prises de parole depuis 48 heures pour assurer qu’une reprise par les salariés, notamment au nom d’un “savoir-faire” français, était possible.En jeu, l’avenir du fabricant des produits Brandt, mais aussi de ceux des marques Vedette, Sauter et De Dietrich. Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après vente (SAV) en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).- Banques sollicitées -Mais la tâche s’annonce difficile pour un groupe dont la production est quasiment à l’arrêt.Entre 20 et 25 millions d’euros au total seraient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt, qui ne pourra plus payer les salaires après le 15 décembre, ont affirmé des sources concordantes.Le gouvernement a annoncé un soutien de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros.La métropole d’Orléans a promis un apport, tout comme la Région Centre-Val de Loire qui a confirmé mardi à l’AFP qu’elle “mettrait les moyens financiers”, en ajoutant que le portage des sites industriels est notamment envisagé pour un montant entre 4,5 et 5 millions d’euros.”On est déjà à peu près à 15 millions d’euros mobilisés”, a précisé Sébastien Martin mardi sur RMC.Reste à savoir si les banques, poussées par le ministre à “jouer le jeu”, ont répondu à cet appel pour convaincre le tribunal de la viabilité du projet.Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Affecté par la crise persistante de l’immobilier, il a enregistré l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023. L’achat de ces produits, notamment des appareils de cuisine, est souvent lié à un déménagement.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Libya war crimes suspect makes first appearance at ICC

A Libyan prison boss accused of overseeing murder, rape, and torture at a notorious detention centre appeared at the International Criminal Court Wednesday to face charges of war crimes and crimes against humanity.Khaled Mohamed Ali El Hishri, 47, sat impassively dressed in a dark blue jacket and light blue shirt, confirming his name and date of birth before the three-woman judging panel.He stands accused of six counts of war crimes and six crimes against humanity, including torture, murder, rape, sexual violence, and persecution between February 2015 and early 2020 at the notorious Mitiga prison near Tripoli.The ICC, which tries individuals for the world’s worst crimes, believes there are “reasonable grounds” to believe he personally killed one detainee at the prison, which he ran with an iron fist.A “significant number” of people died during El Hishri’s time there, either from torture, being left outside in winter, untreated injuries, or starvation, the court said.ICC judges believe at least five detainees, including a 15-year-old boy, were raped by guards or other prisoners. Women prisoners were also subjected to sexual abuse, the court alleged.The court alleges El Hishri took part in “personally torturing, mistreating, sexually abusing and killing detainees” and also “exercised his authority over all Mitiga prison staff and detainees.”The suspect “imposed prison conditions aimed at increasing the detainees’ suffering,” alleged the court, which said “several thousand” were held there.Detainees were tortured on arrival and at regular times during their stay.The court said they were beaten with plastic pipes, batons, electrical cables, as well as fists. Detainees were shot, placed in stress positions, and confined in small metal boxes.”Extensive beatings” were commonplace at the prison, said the court, “sometimes for the entertainment and amusement of guards.”- ‘Horrific abuses’ -Presiding judge Iulia Motoc said the court had received an email earlier Wednesday from El Hishri’s defence team applying for interim release.When invited to speak, El Hishri said he had no observations — “just requesting my release”.Motoc said the next phase of proceedings, a “confirmation of charges” hearing, would take place on 19 May, 2026.El Hishri is the first suspect to appear at the ICC as part of its investigation into Libya which began in 2011.The oil-rich country is still grappling with the aftermath of the armed conflict and political chaos that followed the 2011 NATO-backed uprising that toppled long-time dictator Moamer Kadhafi.It remains divided between a United Nations-recognised government in the west and its eastern rival, backed by military commander Khalifa Haftar.Liz Evenson, international justice director at Human Rights Watch, said the case would “bring into the light the horrific abuses taking place behind the locked doors of Libya’s prisons.”The ICC is also seeking Osama Almasri Najim, head of Libya’s judicial police, on charges relating to alleged crimes at the prison.Najim was arrested in Italy but then released and returned to Libya, sparking a major political row in Italy and consternation in The Hague, where the ICC is based.