Le “super-typhon” Fung-wong fond sur les Philippines, près d’un million d’évacués

Le super-typhon Fung-wong s’approche dimanche des Philippines où près d’un million de personnes ont été évacuées, moins d’une semaine après le passage déjà dévastateur du typhon Kalmaegi.Fung-wong, dont le diamètre couvre virtuellement l’intégralité du pays, se dirige vers l’archipel depuis l’est en soufflant des vents de 185 km/h, voire de 230 km/h en pointe. Il doit toucher terre dans la nuit, selon le service météorologique national.Au total, 916.863 personnes avaient été évacuées en début d’après-midi, a indiqué un haut responsable de la Défense civile, Rafaelito Alejandro, lors d’un point presse.Les écoles et bâtiments publics resteront fermés lundi dans une large partie du pays, notamment dans la capitale Manille, et près de 300 vols ont déjà été annulés, selon les autorités. “Les vagues ont commencé à gronder vers 07H00 du matin (23H00 GMT samedi). Quand elles frappent le brise-lame, on dirait que le sol tremble”, a témoigné Edson Casarino, un habitant de l’île de Catanduanes (nord-est).”De fortes pluies sont en train de s’abattre, et le vent souffle”, a dit cet homme de 33 ans joint au téléphone par l’AFP.La petite île risque d’être frappée de plein fouet par Fung-wong, a prévenu le service météorologique.”Ils ressentent l’impact du typhon (…) car l’oeil du cyclone y est le plus proche”, a expliqué M. Alejandro.Samedi, des habitants ont tenté de river leurs habitations au sol avec des cordes dans l’espoir qu’elles résistent aux rafales, selon des images relayées sur les réseaux sociaux.Sur une vidéo authentifiée par l’AFP, une église de la ville de Birac apparaît encerclée par les eaux de crues, qui montent jusqu’à la mi-hauteur de son entrée.Plus au sud, sur l’île de Mindanao, des inondations provoquées par fortes pluies liées à l’arrivée de Fung-wong ont perturbé samedi le trafic, a constaté un photographe de l’AFP.A Sorsogon, dans le sud de l’île principale de Luçon, certains ont trouvé refuge dans une église dès samedi, a constaté une équipe de l’AFP.”Je suis là car les vagues près de ma maison sont énormes maintenant. Je vis près de la côte et les vents là-bas sont très forts à présent”, a indiqué l’une d’eux, Maxine Dugan.- Cumuls de 200 millimètres -Fung-wong devrait déverser “des précipitations de 200 millimètres ou plus, qui peuvent provoquer des inondations étendues, pas seulement dans les zones de basse altitude”, a mis en garde en conférence de presse Benison Estareja, un météorologue du gouvernement.”Il est possible que nos plus importants bassins versants débordent”, a-t-il alerté.Ce super-typhon balaiera l’archipel quelques jours seulement après Kalmaegi, responsable de plus de 224 morts dans le pays d’après les derniers chiffres du gouvernement, le typhon le plus meurtrier de l’année, selon la base de données spécialisée EM-DAT.La province de Cebu (centre) recense la majorité des victimes, et les opérations de secours y ont été suspendues samedi en raison de l’arrivée de Fung-wong.”Nous ne pouvons pas mettre en danger nos secouristes. Nous ne voulons pas qu’ils soient les prochaines victimes”, a déclaré à l’AFP Myrra Daven, une responsable des secours de la région.Tous les ans, une vingtaine de tempêtes ou de typhons atteignent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres étant généralement les plus gravement affectées.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique généré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Des océans plus chauds permettent aux typhons de se renforcer plus vite, quand des températures générales plus élevées entraînent une atmosphère plus humide et donc des pluies plus importantes.Kalmaegi a également fait cinq morts au Vietnam, qu’il a frappé en s’affaiblissant après avoir dévasté les Philippines.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le “super-typhon” Fung-wong fond sur les Philippines, près d’un million d’évacués

Le super-typhon Fung-wong s’approche dimanche des Philippines où près d’un million de personnes ont été évacuées, moins d’une semaine après le passage déjà dévastateur du typhon Kalmaegi.Fung-wong, dont le diamètre couvre virtuellement l’intégralité du pays, se dirige vers l’archipel depuis l’est en soufflant des vents de 185 km/h, voire de 230 km/h en pointe. Il doit toucher terre dans la nuit, selon le service météorologique national.Au total, 916.863 personnes avaient été évacuées en début d’après-midi, a indiqué un haut responsable de la Défense civile, Rafaelito Alejandro, lors d’un point presse.Les écoles et bâtiments publics resteront fermés lundi dans une large partie du pays, notamment dans la capitale Manille, et près de 300 vols ont déjà été annulés, selon les autorités. “Les vagues ont commencé à gronder vers 07H00 du matin (23H00 GMT samedi). Quand elles frappent le brise-lame, on dirait que le sol tremble”, a témoigné Edson Casarino, un habitant de l’île de Catanduanes (nord-est).”De fortes pluies sont en train de s’abattre, et le vent souffle”, a dit cet homme de 33 ans joint au téléphone par l’AFP.La petite île risque d’être frappée de plein fouet par Fung-wong, a prévenu le service météorologique.”Ils ressentent l’impact du typhon (…) car l’oeil du cyclone y est le plus proche”, a expliqué M. Alejandro.Samedi, des habitants ont tenté de river leurs habitations au sol avec des cordes dans l’espoir qu’elles résistent aux rafales, selon des images relayées sur les réseaux sociaux.Sur une vidéo authentifiée par l’AFP, une église de la ville de Birac apparaît encerclée par les eaux de crues, qui montent jusqu’à la mi-hauteur de son entrée.Plus au sud, sur l’île de Mindanao, des inondations provoquées par fortes pluies liées à l’arrivée de Fung-wong ont perturbé samedi le trafic, a constaté un photographe de l’AFP.A Sorsogon, dans le sud de l’île principale de Luçon, certains ont trouvé refuge dans une église dès samedi, a constaté une équipe de l’AFP.”Je suis là car les vagues près de ma maison sont énormes maintenant. Je vis près de la côte et les vents là-bas sont très forts à présent”, a indiqué l’une d’eux, Maxine Dugan.- Cumuls de 200 millimètres -Fung-wong devrait déverser “des précipitations de 200 millimètres ou plus, qui peuvent provoquer des inondations étendues, pas seulement dans les zones de basse altitude”, a mis en garde en conférence de presse Benison Estareja, un météorologue du gouvernement.”Il est possible que nos plus importants bassins versants débordent”, a-t-il alerté.Ce super-typhon balaiera l’archipel quelques jours seulement après Kalmaegi, responsable de plus de 224 morts dans le pays d’après les derniers chiffres du gouvernement, le typhon le plus meurtrier de l’année, selon la base de données spécialisée EM-DAT.La province de Cebu (centre) recense la majorité des victimes, et les opérations de secours y ont été suspendues samedi en raison de l’arrivée de Fung-wong.”Nous ne pouvons pas mettre en danger nos secouristes. Nous ne voulons pas qu’ils soient les prochaines victimes”, a déclaré à l’AFP Myrra Daven, une responsable des secours de la région.Tous les ans, une vingtaine de tempêtes ou de typhons atteignent les Philippines ou s’en approchent, les régions les plus pauvres étant généralement les plus gravement affectées.Selon les scientifiques, le réchauffement climatique généré par l’activité humaine rend les phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, plus meurtriers et plus destructeurs.Des océans plus chauds permettent aux typhons de se renforcer plus vite, quand des températures générales plus élevées entraînent une atmosphère plus humide et donc des pluies plus importantes.Kalmaegi a également fait cinq morts au Vietnam, qu’il a frappé en s’affaiblissant après avoir dévasté les Philippines.

Le président syrien Ahmad al-Chareh arrive aux Etats-Unis

Le président intérimaire syrien, Ahmad al-Chareh, est arrivé aux Etats-Unis samedi pour une visite officielle inédite, a rapporté l’agence de presse officielle de son pays, au lendemain de son retrait de la liste noire américaine du terrorisme.Le chef d’Etat par intérim, dont les forces rebelles ont renversé le dirigeant de longue date Bachar al-Assad en fin d’année dernière, doit rencontrer lundi le président américain, Donald Trump.Il s’agit de la première visite bilatérale d’un chef d’Etat syrien aux Etats-Unis depuis l’indépendance du pays en 1946.A son arrivée, M. Chareh a échangé des passes de basketball avec le commandant des forces américaines aux Moyen-Orient, Brad Cooper, ainsi qu’avec le chef de la coalition internationale anti-jihadistes, Kevin Lambert, selon des images qu’il a postées sur les réseaux sociaux.Lors de cette visite, Damas devrait signer un accord pour rejoindre cette coalition menée par les Etats-Unis, selon l’émissaire américain pour la Syrie, Tom Barrack.Le groupe jihadiste Etat Islamique (EI) avait été défait militairement en 2019 en Syrie par la coalition et les Forces démocratiques syriennes (FDS), conduites par les Kurdes, qui négocient actuellement leur intégration dans l’armée syrienne.Les Etats-Unis prévoient pour leur part d’établir une base militaire près de Damas, a indiqué à l’AFP une source diplomatique en Syrie. La Syrie, sortie de plus de 13 ans de guerre civile, cherche aussi à garantir des fonds pour sa reconstruction, un chantier dont le coût pourrait dépasser les 216 milliards de dollars (187 milliards d’euros), selon la Banque mondiale.  Jeudi, le Conseil de sécurité de l’ONU a levé les sanctions contre M. Chareh, qui jusqu’à présent avait besoin d’une exemption des Nations unies pour chaque déplacement international.La résolution préparée par les Etats-Unis salue l’engagement des nouvelles autorités de M. Chareh, qui il y a encore un an dirigeait le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda, à “lutter contre le terrorisme”.Le ministère syrien de l’Intérieur a annoncé samedi avoir mené 61 raids et procédé à 71 arrestations dans une “campagne proactive pour neutraliser la menace que représente l’EI”, selon l’agence officielle Sana.Ces raids ont eu lieu notamment dans les secteurs d’Alep, d’Idlib, de Hama, de Homs, de Deir ez-Zor, de Raqqa et de Damas, où demeurent des cellules dormantes de l’organisation, a-t-il été précisé. C’est au titre de chef de HTS, qui à la tête d’une coalition islamiste a renversé Bachar al-Assad le 8 décembre 2024, que M. Chareh était inscrit depuis 2013 sur la liste des sanctions de l’ONU.- Bouleversement -Mais dès sa prise du pouvoir, il a clairement rompu avec son passé jihadiste, multipliant les ouvertures vers l’Occident et les pays de la région, notamment les riches monarchies arabes. Il a aussi engagé des négociations avec Israël, pays avec lequel la Syrie est théoriquement en état de guerre.Donald Trump avait déjà rencontré le dirigeant syrien lors d’un voyage dans le Golfe en mai et avait annoncé la levée des sanctions américaines contre la Syrie.Les deux hommes vont également évoquer les négociations directes entamées par les autorités syriennes avec Israël.M. Trump avait pressé en mai le dirigeant syrien de rejoindre les accords d’Abraham, qui ont acté en 2020 la reconnaissance d’Israël par plusieurs pays arabes.Aux yeux de Michael Hanna, analyste de Crisis Group, “le président Trump a bouleversé de manière inattendue la politique de longue date des États-Unis concernant la Syrie en mai et a continué à soutenir le nouveau gouvernement à Damas, malgré des épisodes d’instabilité et de violence sectaire qui ont entamé la confiance envers les nouveaux dirigeants du pays”.La visite prévue à la Maison-Blanche de M. Chareh est “un témoignage supplémentaire de l’engagement des Etats-Unis envers la nouvelle Syrie et un moment hautement symbolique pour le nouveau dirigeant du pays, marquant ainsi une nouvelle étape dans sa transformation étonnante de chef militant en homme d’Etat mondial”, ajoute l’analyste.

L’Ukraine lutte pour rétablir l’électricité et le chauffage après des frappes russes massives

L’Ukraine s’efforce dimanche de rétablir l’électricité et le chauffage après des frappes russes à grande échelle qui ont endommagé ses infrastructures énergétiques et provoqué des coupures de courant massives.”Il est difficile de se souvenir d’un nombre aussi important de frappes directes sur des installations énergétiques depuis le début de l’invasion”, a affirmé la ministre de l’Energie Svitlana Grintchouk sur la chaîne locale United News. La nuit de samedi à dimanche a été, selon elle, “l’une des plus difficiles” depuis le début de l’offensive russe à grande échelle en février 2022.Ces frappes de drones et de missiles russes ont fait au moins quatre morts à Dnipro, grande ville du centre-est de l’Ukraine, et à Kharkiv (nord-est).La Russie cible depuis plusieurs semaines les centrales électriques et les installations gazières ukrainiennes, provoquant régulièrement des coupures à travers le pays et faisant craindre un hiver difficile alors que les températures baissent.Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie a tiré un total de 458 drones et 45 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne, qui a assuré avoir abattu 409 drones et neuf missiles.Ces attaques ont coupé l’approvisionnement en électricité, en chauffage et en eau dans de nombreuses villes, le groupe public d’électricité Centerenergo avertissant samedi que la capacité de production était “réduite à zéro” après “la frappe la plus massive sur (les) centrales thermiques” ukrainiennes “depuis le début de l’invasion”.- “Attaques délibérées” -“La Russie a une nouvelle fois pris pour cible les sous-stations qui alimentent les centrales nucléaires de Khmelnytskyi et Rivne (ouest). Il ne s’agissait pas d’attaques accidentelles, mais d’attaques délibérées”, a réagi sur X le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrii Sybiha.Dénonçant des “risques inacceptables” pour la sécurité nucléaire en Europe, il a appelé à la tenue au plus vite d’une réunion du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).Sur le terrain, les techniciens travaillent d’arrache-pied dimanche pour rétablir le courant.L’électricité restera cependant coupée encore entre huit et seize heures par jour dans la plupart des régions d’Ukraine en raison de délestages, a déclaré le fournisseur public Ukrenergo, le temps d’effectuer les réparations et de déployer des sources d’énergie alternatives.Comme lors de chaque vague de frappes, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir visé “des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien et des installations gazières et énergétiques qui soutiennent leurs opérations”.Ces frappes russes, qui les années précédentes avaient déjà plongé des millions de personnes dans le noir en Ukraine, font craindre un nouvel hiver rude pour les civils.Le directeur du Centre ukrainien de recherche sur l’énergie, Oleksandre Khartchenko, a averti que le pays court un “risque significatif” de coupures de chauffage cet hiver.Selon un rapport fin octobre de l’Ecole d’économie de Kiev, au moins “27% de la demande en électricité ne pourra être satisfaite” cet hiver, en raison des dommages causés aux installations énergétiques.L’Ukraine vise de son côté quasiment chaque semaine des dépôts et raffineries de pétrole en Russie, avec l’objectif de perturber les exportations de pétrole et de réduire le financement de l’effort de guerre de la Russie. Elle a aussi déjà ciblé des centrales électriques et des conduites d’hydrocarbures, y compris approvisionnant l’Europe.

India mega-zoo in spotlight again over animal acquisitions

Leading wildlife protection experts have urged India to suspend all imports of the world’s most endangered species, endorsing long-running concerns by conservationists about mass acquisitions by mega-zoo Vantara.The facility in western Gujarat state, officially known as the Green Zoological Rescue and Rehabilitation Centre, is run by the son of Asia’s richest man.It has scooped up tens of thousands of animals in recent years, and was subject to an Indian Supreme Court review that cleared it of any wrongdoing.But experts from the world’s top wildlife watchdog — the secretariat overseeing the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora (CITES) — have warned Vantara may have imported highly endangered species in violation of international rules.In a report published ahead of CITES talks this month, they found a “large number of imports… appear to be inconsistent” with rules protecting so-called Appendix I species, the world’s most threatened animals.They recommended serious reforms to ensure Vantara does “not inadvertently become a driver of illegal harvest of wild animals”.Vantara and India’s environment ministry did not respond to AFP requests for comment.Experts have repeatedly sounded the alarm on Vantara’s massive animal intake. The facility claims to have 150,000 animals, though CITES officials said closer to 47,000 were reported during a September visit.”This report raises more questions than it answers,” said Mark Jones, head of policy at wildlife group Born Free.”Why the discrepancies in numbers? Why import so many animals from so many species across the world… Who is supplying these animals, and how can we be sure they’re not being traded for profit?”- ‘Really, really shocking’ -CITES examined a laundry list of allegations involving endangered animals including the world’s most endangered great ape — the Tapanuli orangutan.AFP earlier this year reported that Vantara had acquired a Tapanuli orangutan from the United Arab Emirates that originated in Indonesia.CITES prohibits trade in the world’s most endangered species, but there are exceptions, including for “captive-bred” animals.The Tapanuli orangutan, like many of Vantara’s rarest acquisitions, was given this designation.But multiple experts told AFP there are no captive breeding programmes for the species in Indonesia — home to all the estimated 800 Tapanuli orangutans left in the world.Similar cases involving cheetahs from Syria, a gorilla from Haiti, and bonobos from Iraq are among those questioned by CITES.The report “is evidence of Vantara’s problematic acquisitions,” said Panut Hadisiswoyo, founder and chairman of the Orangutan Information Centre in Indonesia.He has been lobbying, so far unsuccessfully, for the return of several orangutans in Vantara, including a smuggled animal intercepted in India and handed to the facility.The CITES report says Vantara has acquired more than 2,000 Appendix I animals and nearly 9,000 from less endangered species.”It’s really, really shocking, the number is huge,” Panut said. “Vantara is exploiting legal loopholes and undermining Appendix I.”- ‘Exemplary action’ -The CITES report acknowledges Vantara’s world-class facilities, but urges India to review its import procedures, bolster capacity and more closely scrutinise permits.Independent wildlife trade expert Daniel Stiles said the report was “a true examination” of Vantara.”We’ll see if anything changes for the better.”CITES has asked India to report back on its progress, and it could face measures, including trade suspension, if it does not fully address the concerns.The findings are “deeply concerning and damaging to India’s conservation credibility”, warned K. Yoganand, a longtime conservation expert in India and Southeast Asia.”Restoring India’s global standing, damaged by the irregularities surrounding these imports, will require exemplary action.”