“Le sang coulait encore”: le calvaire des réfugiés d’El-Facher arrivés au Tchad

Après 11 jours de trajet, Mounir Abderahmane atteint enfin le camp de Tiné, dans la province du Wadi Fira au Tchad, après avoir fui El-Facher, au Soudan, le 25 octobre. Lorsque des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) ont envahi la ville, il veillait son père, militaire dans l’armée régulière blessé quelques jours plus tôt, à l’hôpital …

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Birmanie: démolition partielle d’un centre d’arnaques après des raids de la junte, selon des images satellites

Des images satellite analysées par l’AFP montrent une destruction partielle d’un vaste centre d’arnaques en ligne en Birmanie après l’annonce d’une opération militaire, mais une grande partie des bâtiments se dressent toutefois encore.La junte birmane avait annoncé la démolition de bâtiments de ce complexe près de la Thaïlande, appelé KK Park, le journal officiel Global …

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What we know about Mali and its two-month fuel blockadeTue, 11 Nov 2025 14:57:11 GMT

Since September, jihadists affiliated with Al-Qaeda have imposed a fuel blockade on Mali and a total blockade on several towns, wreaking havoc on the west African nation.Here’s what we know about the situation, which is pushing the ruling junta to its limits in the landlocked Sahelian nation that is heavily dependent on imports.- Roads controlled …

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German court rules against OpenAI in copyright case

A German court ruled Tuesday that OpenAI has infringed copyright law by using song lyrics to feed its chat models in a case that could have wide implications for European artists.The Munich court found that the maker of ChatGPT was not entitled to use song lyrics to train its artificial intelligence without licences, and that the artists who wrote them are entitled to compensation.”Both the memorisation in the language models and the reproduction of the song lyrics in the chatbot’s outputs constitute infringements of copyright law,” the court ruled.The case was filed in November 2024 by German music rights body GEMA on behalf of the artists behind nine German songs.GEMA, which represents more than 100,000 composers, songwriters and publishers, accused OpenAI of reproducing protected song lyrics without having purchased licences or paid the creators. San Francisco-based OpenAI argued it had not broken the law because its language models do not store or copy specific data but rather reflect in their settings what they have learnt, according to the court.With regard to the AI chatbot, it is users who are the producers of its output and are responsible for it, OpenAI argued.But the court on Tuesday ruled that the plaintiffs were entitled to compensation “both on the basis of the reproduction of the texts in the language models and their reproduction in the outputs”.In a statement on Tuesday, OpenAI said that “we disagree” with the ruling and that the company was “considering next steps”. “The decision is for a limited set of lyrics and does not impact the millions of people, businesses and developers in Germany that use our technology every day,” it said.”We respect the rights of creators and content owners and are having productive conversations with many organisations around the world, so that they can also benefit from the opportunities of this technology.”- ‘Milestone victory’ -OpenAI has faced several court cases in the United States, with media groups and authors among those claiming that the company’s ChatGPT chatbot has been trained on their work without permission.But GEMA’s challenge is the first major case of its kind in Europe, the music rights group said.Law firm Raue, which represented GEMA in the case, said the ruling “sets an important precedent for the protection of creative works and sends a clear signal to the global tech industry”.The ruling has provided “legal certainty for creative artists, music publishers and platforms throughout Europe and is likely to have an impact far beyond Germany”, it said in a statement.Kai Welp, the head of GEMA’s legal department, said it was “crucial for authors receive remuneration for the commercial exploitation of their works so that they can make a living”.”It is to be hoped that today’s decision will increase the willingness of AI companies to negotiate and that, in this way, fair remuneration for our members can be agreed,” Welp said.The verdict could also have implications for other types of creative content, according to GEMA.The German Journalists’ Association also welcomed the ruling, hailing it as “a milestone victory for copyright law”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Des députés britanniques s’inquiètent du sort de manchots de l’Aquarium de Londres

Quelque 75 députés britanniques unis pour le bien-être de 15 manchots: ces élus ont alerté mardi sur le sort de ces oiseaux subantarctiques, enfermés dans un local sans fenêtre du principal aquarium de Londres, et dont la captivité est selon eux “contraire aux valeurs britanniques”.Ces élus des partis travaillistes, écologistes ou libéraux-démocrates ont fait part de leur “profonde inquiétude concernant le bien-être des 15 manchots papous du Sea Life Aquarium de Londres, situé à quelques pas du Parlement”, dans une lettre adressée à Emma Reynolds, secrétaire d’Etat à l’Environnement.Ces oiseaux au plumage noir et blanc, originaires des îles subantarctiques, vivent dans un enclos souterrain sans accès à l’extérieur, équipé d’une piscine d’environ deux mètres de profondeur, selon les associations de défense des animaux Born Free et Freedom for Animals, auxquelles les députés ont apporté leur soutien.”Il est contraire aux valeurs britanniques de garder des manchots enfermés dans un sous-sol, sans lumière du jour ni air frais”, a affirmé le député travailliste David Taylor, coordinateur de la lettre.Les signataires demandent au ministère “de mener une enquête indépendante pour déterminer si les conditions actuelles respectent les normes les plus élevées en matière de bien-être animal et, si nécessaire, d’intervenir pour garantir un environnement plus adapté à ces animaux”.Sea Life, propriété du géant britannique des parcs à thème Merlin Entertainments, a introduit en 2011 ces manchots au bec orange, connus pour être des nageurs très rapides. Deux d’entre eux “ont enduré 14 ans dans un sous-sol”, déplore Freedom for Animals, qui avait lancé, avant la lettre des élus, une pétition forte aujourd’hui de 37.000 signatures.Un porte-parole de l’équipe de conservation de Merlin Entertainments a cependant assuré que l’enclos des manchots – qui se trouve selon lui en rez-de-chaussée – reproduisait autant que possible l’habitat naturel des manchots, et répondait aux critères d’organisations évaluant le bien-être dans les zoos.”Nous travaillons avec certains des meilleurs experts en manchots au monde”, et une équipe qui “veille à ce qu’ils soient en bonne santé” au quotidien, a-t-il indiqué dans un communiqué.L’Aquarium de Londres accueille chaque année plus d’un million de visiteurs, selon Sea Life.

Le Premier ministre indien qualifie l’explosion meurtrière à Delhi de “complot”

Le Premier ministre indien Narendra Modi a qualifié mardi de “complot” l’explosion la veille d’une voiture au cœur de la capitale, qui a fait au moins huit morts.Jusqu’à présent, la police n’a évoqué aucune cause pour expliquer la déflagration qui s’est produite lundi près du Fort Rouge, un monument emblématique depuis lequel les Premiers ministres s’adressent au pays lors de la fête de l’indépendance.Il s’agit de la plus importante atteinte à la sécurité depuis une attaque le 22 avril dernier au Cachemire administré par l’Inde. Ce jour-là, trois hommes armés avaient abattu 26 civils de confession hindoue, déclenchant des affrontements avec le Pakistan.”Je peux garantir à chacun que les agences feront toute la lumière sur ce complot” a déclaré Narendra Modi dans un discours prononcé lors d’une visite d’Etat au Bhoutan voisin, sans donner plus de détails. “Tous ceux impliqués seront traduits en justice”, a-t-il assuré. Au moins 19 personnes ont également été blessées lorsqu’une voiture a explosé lundi en début de soirée, en plein milieu de la circulation. Les flammes se sont aussitôt propagées à plusieurs véhicules.   Mardi, le ministère de l’Intérieur a annoncé que l’enquête était désormais dirigée par la Force nationale de lutte contre le terrorisme. Le drame s’est produit quelques heures après que la police indienne a annoncé avoir arrêté des membres d’une organisation criminelle, saisi des engins explosifs et des fusils d’assaut. La police a indiqué que les hommes interpellés étaient liés à Jaish-e-Mohammed, un groupe islamiste pakistanais, et à Ansar Ghazwat-ul-Hind, une branche jihadiste d’Al-Qaïda au Cachemire.Tous deux sont classés organisations terroristes en Inde.Après avoir présidé une réunion sur la sécurité, le ministre de l’Intérieur, Amit Shah, a affirmé avoir pour instruction “de traquer chaque coupable impliqué dans cette tragédie”. “Tous ceux impliqués dans cet acte feront face à toute la rigueur de nos services”, a-t-il ajouté dans un communiqué.- Torches humaines -Un haut responsable de la police de la capitale, Raja Banthia, a indiqué que l’enquête sur cette explosion, dans le quartier très animé de la vieille ville de Delhi, est menée dans le cadre des lois antiterroristes. Le chef adjoint des pompiers de New Delhi, AK Malik, avait déclaré lundi soir à l’AFP que huit personnes avaient été tuées. L’agence de presse Press Trust of India a fait état mardi de 12 morts, un chiffre qui n’a pas été confirmé par les autorités. Des témoins ont raconté à l’AFP la manière dont la voiture a explosé en plein milieu de la circulation et dont les victimes, prises dans l’embrasement, se sont transformées en torches humaines. “J’ai vu la voiture exploser alors qu’elle était en mouvement”, se souvient Dharmindra Dhaga, 27 ans. “Les gens étaient en feu et nous avons essayé de les sauver… Des voitures et des gens brûlaient – les gens à l’intérieur des voitures” aussi, a relaté ce témoin. “Je disais aux gens de les sauver, de les secourir et de les sortir. Ils étaient occupés à faire des vidéos et à prendre des photos”, se désole M. Dhaga.- Sécurité renforcée -La sécurité a été renforcée à travers la mégapole de 30 millions d’habitants.Même si l’attentat d’avril dernier commis dans la partie indienne du Cachemire n’a pas été revendiqué, New Delhi en a imputé la responsabilité au Pakistan, qui a catégoriquement démenti, et a riposté le 7 mai en bombardant le territoire de son voisin.Les combats qui ont opposé les deux puissances nucléaires pendant les quatre jours suivants, les plus importants depuis 1999, ont fait plus de 70 morts dans les deux camps, jusqu’à un cessez-le-feu.Les autorités indiennes se sont abstenues de qualifier l’explosion d’attentat, affirmant attendre les résultats de l’analyse médico-légale. Mardi, à Islamabad, 12 personnes ont été tuées et 27 blessées dans un attentat-suicide revendiqué en début de soirée par les talibans pakistanais (TTP), groupe armé qui se réclame de la même idéologie que ceux de Kaboul et cible régulièrement les forces de sécurité pakistanaises.L’Inde a amorcé un rapprochement avec l’Afghanistan à l’heure où les liens de Kaboul se dégradaient avec le Pakistan.Lpjm/pbt/juf/apz/

En Israël, Hadar Goldin inhumé 11 ans après avoir été tué à Gaza

“Ne vous haïssez pas les uns les autres”, a lancé mardi le père de Hadar Goldin à une foule d’Israéliens venue rendre un dernier hommage au jeune officier dont la dépouille avait été retenue pendant plus d’une décennie à Gaza.Des centaines d’Israéliens se sont rassemblés à Kfar Saba, dans le centre du pays, pour assister aux funérailles d’un soldat dont l’absence a longtemps hanté Israël.”Nous nous souviendrons pour toujours”, pouvait-on lire sur une banderole peinte en grandes lettres bleues suspendue au-dessus de la route menant au cimetière militaire de Kfar Saba.Des personnes assises ou debout sur des chaises en plastique, suivaient les funérailles retransmises sur un grand écran installé à l’extérieur du cimetière, certaines brandissaient des drapeaux israéliens ou des portraits de Hadar Goldin, tué en 2014 à l’âge de 23 ans lors d’une précédente guerre à Gaza.”Marchez dans le droit chemin et surtout, ne vous haïssez pas les uns les autres. Tel est l’héritage de Hadar”, a lancé à la foule son père, Simcha Goldin. “Hadar ne jurait pas, je vous demande de vous comporter de la même manière et qu’il y ait un peu de Hadar tous les jours dans vos vies”.Israël a reçu sa dépouille dimanche dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu avec le Hamas, après plus de deux ans de guerre déclenchée après l’attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7-Octobre.M. Goldin faisait partie d’une unité israélienne chargée de localiser et de détruire les tunnels du Hamas lorsqu’il a été tué le 1er août 2014.Des soldats vêtus de l’uniforme vert et du béret violet de la brigade Givati de M. Goldin ont porté son cercueil recouvert du drapeau national jusqu’au cimetière.- “Soulagement” -La restitution de son corps, qui avait été pendant des années au centre de tractations, met fin à onze ans d’une douloureuse attente pour sa famille et de très nombreux Israéliens.”C’est un jour difficile, mais je suis heureux parce que le retour d’Hadar était un rêve, et aujourd’hui ce rêve devient réalité”, a déclaré à l’AFP Israël Blumshtein, 76 ans, un habitant de Kfar Saba qui avait gardé une photo du jeune homme dans sa voiture pendant des années.”Pour moi, c’est très important qu’il soit de retour en Israël, parce que dans notre armée (…) nous ne laissons personne derrière nous”, a-t-il ajouté.Des parties du corps de Hadar Goldin avaient été retrouvées dans un tunnel peu après sa mort, et sa famille avait organisé des funérailles symboliques pour Hadar Goldin à Kfar Saba en août 2014.Mais des tentatives précédentes d’obtenir la restitution de sa dépouille par des échanges de prisonniers avaient échoué.”C’est une forme de soulagement”, a témoigné Aharon Gamzu, ingénieur en informatique de 48 ans, enveloppé dans un drapeau israélien. “Nous allons tous à l’armée à 18 ans, et nous faisons confiance à l’armée, au pays, pour tout faire afin de nous ramener si quelque chose nous arrive”, a-t-il ajouté, en évoquant ces onze ans d’attente comme une “période triste pour nous tous”.Le directeur du Centre national de médecine légale d’Israël, Chen Kugel, avait déclaré la veille à l’AFP que le retour de M. Goldin avait apporté “un sentiment de conclusion, pour la famille, mais aussi pour tout le pays”. “Il est maintenant en Israël, chez lui. Même si cette maison est une tombe”.- “Se relever” -“L’histoire de Hadar est vraiment émouvante, touchante et exceptionnelle, c’est pourquoi nous avons désormais le sentiment d’avoir tourné la page”, a déclaré Urit Uziel, un scientifique de 67 ans et voisin de la famille Goldin, présent aux funérailles.Dans la foule, quelques élus et des responsables militaires, dont le chef d’état-major Eyal Zamir qui a qualifié Hadar Goldin de “combattant jusqu’au dernier moment”. “Nous continuerons à nous battre jusqu’à ce que chacun de nos fils soit rentré à la maison”, a-t-il ajouté, alors qu’il reste quatre dépouilles à restituer sur les 28 corps d’otages décédés et retenus dans la bande de Gaza avant la trêve.” Le 7-Octobre n’est pas une catastrophe, c’est une défaillance, on parle de catastrophe pour les tempêtes naturelles, les incendies, les accidents”, a expliqué depuis le cimetière le chanteur Idan Amedi, proche de la famille Goldin. “Lorsque nous serons prêts à écouter, enquêter et corriger nos défaillances internes, alors seulement nous pourrons nous relever”.A la fin des funérailles, la foule a entonné l’hymne national israélien, la Hatikvah (“l’espoir”, en hébreu).