Procès Péchier: les collègues de l’anesthésiste, “victimes indirectes” des empoisonnements

Les médecins étaient “la cible”, les patients “le moyen”: les avocats des collègues de Frédéric Péchier, jugé depuis trois mois à Besançon pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, ont évoqué mardi le “traumatisme” vécu par ces anesthésistes “rongés par la culpabilité”.”La chose la plus précieuse pour un médecin, c’est son patient. Si on s’en prend au patient, on s’en prend au médecin. Le patient est blessé dans sa chair, le médecin dans son âme”, a plaidé Ariel Lorach, au deuxième jour des plaidoiries des parties civiles devant la cour d’assises du Doubs.Son client, le docteur Sylvain Serri, et sa compagne Catherine Nambot, tous deux médecins anesthésistes à la clinique Saint-Vincent, ont vécu “un cauchemar”. Sept de leurs patients ont été victimes d’un arrêt cardiaque suspect, dont six pour le seul Dr Serri, l’un des praticiens les plus touchés par les empoisonnements imputés à Frédéric Péchier.Ancien ami de l’accusé, il s’est attiré ses foudres après un repas qui a tourné au vinaigre. L’accusé l’a même désigné comme possible empoisonneur, avant de se “rétracter à la barre”, a noté Me Lorach. “Les médecins, eux, ont prêté le serment d’Hippocrate, l’accusé le serment d’hypocrite”, a tancé l’avocate, et “il s’est arrogé le droit suprême de vie et de mort”.Frédéric Péchier, 53 ans, est jugé depuis début septembre pour 30 empoisonnements de patients âgés de 4 à 89 ans, dont 12 sont morts, commis entre 2008 et 2017 à la cliniques Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté.L’accusation lui reproche d’avoir pollué des poches de perfusion pour provoquer l’arrêt cardiaque de patients pris en charge par d’autres médecins, et ainsi nuire à des collègues.Le Dr Péchier a ainsi, selon Me Kevin Louvet, empoisonné quatre patients des docteurs Martial Jeangirard et Loubna Assila pour les “discréditer” et les “faire plier”.Martial Jeangirard s’était opposé au retour du praticien à la clinique Saint-Vincent, après son passage à la Polyclinique de Franche-Comté, et Loubna Assila était “devenue une menace” pour lui, “par sa compétence qu’il ne peut accepter, par ses suspicions quand elle perçoit quelque chose de pas net dans cette clinique et par sa fougue de jeune anesthésiste talentueuse”, a souligné leur conseil.Ces praticiens ont été “rongés pendant des années par un sentiment de culpabilité et d’impuissance” face à la mort incompréhensible de leurs patients. “Ils n’y étaient pourtant pour rien” car “une seule personne est responsable de ces vies brisées, de ces vie arrachées, c’est Frédéric Péchier”, a plaidé Me Louvet.Les médecins anesthésistes, dont le contrat moral est de réveiller leurs patients, sont des “victimes indirectes” de cette affaire, a souligné lundi soir la bâtonnière Emmanuelle Huot, intervenant pour Jacques Pignard, anesthésiste de la Polyclinique.”Ils ont tous à un moment donné au cours de leur audition soit pleuré, soit eu des trémolos dans la voix”, a-t-elle dit.Ce n’est pas le cas de l’accusé, qui n’a pas montré de compassion envers les patients touchés. Or, pour Georges Lacoeuilhe, avocat d’Anne-Sophie Balon, l’anesthésiste qui a permis de révéler l’affaire, “l’indifférence” du Dr Péchier envers les victimes “est la marque de la culpabilité”.L’accusé, qui comparaît libre, clame son innocence et encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.

Des familles de l’attentat du DC-10 “affligées” par le livre de Sarkozy

Des familles de victimes de l’attentat du DC-10, parties civiles au procès libyen, se sont déclarées mardi “affligées” par le passage qui leur est consacré dans le livre de Nicolas Sarkozy sur son incarcération, à paraître mercredi.Dans son livre “Le journal d’un prisonnier”, dédié à ses trois semaines de détention à la prison parisienne de la Santé en octobre-novembre, Nicolas Sarkozy “se présente comme une victime injustement prise pour cible par des familles ingrates et revanchardes”, fustige dans un communiqué transmis à l’AFP le collectif “Les Filles du DC-10″.”Une fois encore, Nicolas Sarkozy inverse les rôles, faisant croire qu’il serait la véritable victime, celle de la douleur des familles du DC-10. C’est un choix assumé: déformer les faits et escamoter la vérité”, regrette ce groupe de filles, mères et sœurs de morts du DC-10.Le 19 septembre 1989, 170 personnes de 18 nationalités ont été tuées dans l’attaque préparée par les services secrets libyens contre l’avion d’UTA au-dessus du Niger.Nicolas Sarkozy a été condamné pour avoir laissé ses deux plus proches collaborateurs, Brice Hortefeux et Claude Guéant, démarcher en vue d’un financement de sa campagne présidentielle de 2007 un haut dignitaire libyen, Abdallah Senoussi, alors que celui-ci était sous le coup d’une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour cet attentat. En contrepartie, ils lui auraient laissé miroiter un examen de sa situation judiciaire. Condamné à cinq ans de prison en septembre et écroué par le tribunal eu égard à la gravité des faits, Nicolas Sarkozy nie et sera jugé en appel du 16 mars au 3 juin 2026.Dans son ouvrage, Nicolas Sarkozy qualifie les auditions des familles de “l’un des moments les plus émouvants” du procès de première instance. “J’ai été bouleversé par nombre de ces témoignages. Je fus cependant affecté par la violence de certains propos à mon endroit”, y écrit l’ancien président de la République.L’ancien chef de l’État souligne qu’il a reçu les familles avant la visite de Mouammar Kadhafi à Paris en décembre 2007 et qu’il “n'(a) jamais eu le moindre contact avec Abdallah Senoussi, l’auteur de ce monstrueux attentat”, rencontré toutefois par ses proches Claude Guéant et Brice Hortefeux fin 2005, avant et après sa visite officielle en Libye en tant que ministre de l’Intérieur.”Affirmer n’avoir jamais eu de contact avec l’organisateur de l’attentat du DC-10 est une nouvelle distorsion de la vérité (…). Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer les liens existants entre ses plus proches collaborateurs et le numéro 2 libyen”, estiment ces proches des victimes du DC-10.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La goélette Tara va partir à la recherche des “coraux de demain”

La goélette scientifique Tara va prendre la mer dimanche pour une expédition en Asie du Sud-Est destinée à identifier les “coraux de demain”, les plus résistants au réchauffement climatique, a annoncé la Fondation Tara Océan mardi.Dix ans après “Tara Pacific” consacrée à la biodiversité du corail, cette nouvelle expédition baptisée “Tara Coral” doit mener le voilier-laboratoire vers le Triangle du Corail, une région de 5,7 millions de km2, située entre les Philippines, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Cette zone de forte biodiversité, qui abrite un tiers des récifs coralliens du monde et 600 espèces différentes, présente la particularité d’héberger des récifs coralliens résistant mieux au réchauffement climatique. Les coraux, qui abritent un quart de la biodiversité marine sur 0,2% de la surface océanique, blanchissent en effet sous l’effet des vagues de chaleur et finissent par dépérir.Or, “on a des zones dans le Triangle du Corail où la couverture corallienne est en croissance”, a souligné Paola Furla, directrice scientifique de l’expédition, lors d’une visioconférence de presse.”Il est donc intéressant d’essayer de comprendre pourquoi certains récifs, certaines espèces, certaines colonies, sont plus ou moins sensibles aux vagues de chaleur, et d’identifier les colonies tolérantes”, a décrit la chercheuse et professeure à l’Université Côte d’Azur.La goélette passera 17 mois sur place, embarquant 67 scientifiques qui effectueront 1.440 plongées pour identifier ces “coraux de demain”.Pour tenter de percer ce mystère, les scientifiques étudieront plusieurs hypothèses, comme l’effet de la plus grande diversité d’espèces dans cette zone, la présence d’espèces plus résistantes, ou d’individus “pré-adaptés” au réchauffement climatique en raison de leur histoire, ou la présence de remontées d’eaux froides limitant le réchauffement de l’océan.Outre des échantillonnages de l’eau, des sédiments et des coraux eux-mêmes, les chercheurs feront subir des “stress thermiques aigus” (+3°C, +6°C, +9°C) à des morceaux de coraux “pour regarder leur réaction” et détecter les colonies qui ne blanchissent pas, a détaillé Serge Planes, directeur de recherche au CNRS.”Notre objectif, c’est de trouver des moyens pour diminuer le déclin” des récifs coralliens, a souligné M. Planes, qui a dit espérer “des récifs coralliens “en bonne santé dans le futur”, grâce aux avancées de la recherche.Le scientifique a notamment évoqué une possible “restauration active” des récifs coralliens par différentes techniques.Tara doit quitter Lorient dimanche pour rejoindre Tokyo début avril puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée au mois de mai.

La goélette Tara va partir à la recherche des “coraux de demain”

La goélette scientifique Tara va prendre la mer dimanche pour une expédition en Asie du Sud-Est destinée à identifier les “coraux de demain”, les plus résistants au réchauffement climatique, a annoncé la Fondation Tara Océan mardi.Dix ans après “Tara Pacific” consacrée à la biodiversité du corail, cette nouvelle expédition baptisée “Tara Coral” doit mener le voilier-laboratoire vers le Triangle du Corail, une région de 5,7 millions de km2, située entre les Philippines, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Cette zone de forte biodiversité, qui abrite un tiers des récifs coralliens du monde et 600 espèces différentes, présente la particularité d’héberger des récifs coralliens résistant mieux au réchauffement climatique. Les coraux, qui abritent un quart de la biodiversité marine sur 0,2% de la surface océanique, blanchissent en effet sous l’effet des vagues de chaleur et finissent par dépérir.Or, “on a des zones dans le Triangle du Corail où la couverture corallienne est en croissance”, a souligné Paola Furla, directrice scientifique de l’expédition, lors d’une visioconférence de presse.”Il est donc intéressant d’essayer de comprendre pourquoi certains récifs, certaines espèces, certaines colonies, sont plus ou moins sensibles aux vagues de chaleur, et d’identifier les colonies tolérantes”, a décrit la chercheuse et professeure à l’Université Côte d’Azur.La goélette passera 17 mois sur place, embarquant 67 scientifiques qui effectueront 1.440 plongées pour identifier ces “coraux de demain”.Pour tenter de percer ce mystère, les scientifiques étudieront plusieurs hypothèses, comme l’effet de la plus grande diversité d’espèces dans cette zone, la présence d’espèces plus résistantes, ou d’individus “pré-adaptés” au réchauffement climatique en raison de leur histoire, ou la présence de remontées d’eaux froides limitant le réchauffement de l’océan.Outre des échantillonnages de l’eau, des sédiments et des coraux eux-mêmes, les chercheurs feront subir des “stress thermiques aigus” (+3°C, +6°C, +9°C) à des morceaux de coraux “pour regarder leur réaction” et détecter les colonies qui ne blanchissent pas, a détaillé Serge Planes, directeur de recherche au CNRS.”Notre objectif, c’est de trouver des moyens pour diminuer le déclin” des récifs coralliens, a souligné M. Planes, qui a dit espérer “des récifs coralliens “en bonne santé dans le futur”, grâce aux avancées de la recherche.Le scientifique a notamment évoqué une possible “restauration active” des récifs coralliens par différentes techniques.Tara doit quitter Lorient dimanche pour rejoindre Tokyo début avril puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée au mois de mai.

4,5 tonnes de cigarettes saisies par les douanes françaises

Quatre tonnes et demie de cigarettes de contrebande ont été saisies en novembre par les douanes françaises, à bord d’un camion immatriculé en Allemagne, a annoncé mardi la direction régionale des douanes de Toulouse, dans le sud-ouest.Le 12 novembre, une équipe de la brigade des douanes de Millau, au nord-est de Toulouse, en service de nuit sur l’autoroute A75, a découvert à bord d’un camion frigorifique, derrière un “mur de palettes empêchant tout contrôle du chargement (…) 450 cartons contenant des cigarettes des marques Marlboro et Camel représentant un poids total de 4 tonnes et 500 kg”, précisent les douanes dans un communiqué.Le chauffeur du poids lourd, de nationalité ukrainienne, a été “placé en retenue douanière pour trafic de tabac de contrebande” avant d’être remis au commissariat de police de Millau sur instruction du procureur de la République de Rodez, ajoute le communiqué.Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Rodez en mai 2026, a précisé la direction régionale des douanes de Toulouse.

L’animateur Vincent Cerutti jugé pour avoir mordu les fesses d’une ex-collègue

Vincent Cerutti, ancien animateur de la matinale de la radio Chérie FM, est jugé mardi après-midi à Paris pour avoir mordu, à deux reprises, les fesses d’une collègue à l’époque standardiste.Mis en examen en 2023 pour agression sexuelle, l’ex-présentateur de l’émission “Danse avec les stars” sur TF1, est présent à l’audience du tribunal correctionnel.Veste grise, pantalon noir, Vincent Cerutti est arrivé dans une salle comble, accompagné de sa compagne, Hapsatou Sy, ancienne chroniqueuse de C8 et entrepreneuse.Sur le banc d’en face, la plaignante, Caroline Barel, aujourd’hui vice-présidente de l’association MeTooMedia, est entourée de proches. Les faits remontent à 2015-2016. Alors standardiste pour la matinale de Chérie FM, Caroline Barel décrit une ambiance de travail marquée par des plaisanteries potaches et une consommation d’alcool excessive, selon le récit judiciaire. Elle accuse l’animateur de lui avoir mordu les fesses en deux occasions.Une première fois en novembre 2015, quand, seuls dans les bureaux, M. Cerutti lui maintient les mains dans le dos et la plaque au sol pour lui mordre la fesse, selon la plaignante, qui présente une photo d’un hématome, datée du même jour. Puis en février 2016, lors d’une photo de groupe dans les locaux de la radio. Placé derrière elle, Vincent Cerutti profite de son inattention pour lui mordre la fesse.L’animateur, qui a reconnu ces morsures, en conteste la connotation sexuelle.  “L’affaire pose deux questions: la prétendue absence de consentement à ce +jeu+ par la plaignante, qui mordait elle-même les fesses de ses collègues, et l’absence de caractère sexuel de ce jeu”, souligne auprès de l’AFP Antoine Vey, avocat de Vincent Cerutti. Il dénonce une “tentative de lynchage médiatique”.Sollicitée par l’AFP avant l’audience, l’avocate de Caroline Barel, Samya Bouiche, n’a pas souhaité réagir. Après les faits, Caroline Barel s’est vu prescrire un arrêt de travail et a fait l’objet d’un suivi psychologique avec prises d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques face à une dépression et des pensées suicidaires. Les auditions de salariés ont confirmé l’habitude qu’avait l’animateur de mordre les fesses de ses collaborateurs, l’une de ses collègues rapportant l’avoir été à quelques reprises.Ces auditions ont par ailleurs souligné le statut d’animateur vedette dont il bénéficiait, comme d’une immunité lui permettant de poursuivre ses agissements, en dépit des remarques et mécontentements de ses collaborateurs.L’animateur encourt 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.

Après la polémique Brigitte Macron, Abittan rappelle être “innocent” aux yeux de la justice

L’avocate de l’humoriste Ary Abittan a rappelé mardi qu’il était “innocent” aux yeux de la justice, au lendemain de la diffusion d’une vidéo de Brigitte Macron qui a fait polémique en qualifiant de “sales connes” des militantes féministes qui ont interrompu son spectacle.”La justice a considéré qu’il était innocent, après une instruction de plus de trois ans et de nombreuses investigations, expertises, commissions rogatoires, auditions et confrontations”, a déclaré son avocate Me Caroline Toby dans une déclaration à l’AFP.”Les sept magistrats qui ont eu à statuer sur ce dossier sont unanimes sur le fait qu’il est innocent. L’affaire est close et il n’y a aucune raison qu’il se retrouve dans une telle situation”, a-t-elle ajouté.Samedi soir, quatre militantes du collectif féministe #NousToutes, portant des masques à l’effigie de l’acteur avec la mention “violeur”, avaient interrompu son spectacle à Paris, scandant “Abittan violeur”, a rapporté cette organisation dans un communiqué.Fin 2021, l’humoriste a été accusé de viol par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines. Après trois ans d’enquête, l’instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier, mais son retour sur scène est depuis contesté par des féministes qui ont protesté aux abords des salles où il se produit.Le lendemain de cette interruption, dimanche, Brigitte Macron est allée voir sa représentation parisienne. Sur une vidéo publiée lundi par le site de Public, on la voit apporter son soutien à Ary Abittan en coulisses avant le spectacle.”J’ai peur”, lui dit-il. “S’il y a des sales connes on va les foutre dehors”, lui répond Brigitte Macron, en riant. “Surtout des bandits masqués”, ajoute-t-elle.Ces propos ont suscité une intense polémique. Interrogé par l’AFP, l’entourage de l’épouse d’Emmanuel Macron a assuré qu’il ne fallait “voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan samedi soir pour empêcher que l’artiste se produise sur scène”.

Deux chasseurs jugés pour avoir tué un cerf sur la propriété de Luc Besson

Plusieurs amendes et un stage de sensibilisation ont été requis mardi au tribunal judiciaire d’Argentan (Orne) à l’encontre de deux chasseurs qui avaient abattu en février un cerf sur le domaine du réalisateur Luc Besson et sous les yeux de sa mère.”Ils ont tué l’animal comme des sauvages en rentrant chez une dame de 85 ans sans rien lui demander. Elle n’a jamais demandé à ce qu’on l’achève. C’est odieux”, a déclaré Luc Besson à la barre.Les faits s’étaient déroulés le 21 février 2025 à Cisai-Saint-Aubin (Orne). La scène avait été largement diffusée sur les réseaux sociaux.”Ce cerf vient dormir dans le jardin parce que c’est +safe+ (sûr, ndlr) pour lui. Ils ont enfreint les règles de sécurité pour aller massacrer un cerf”, a ajouté le réalisateur du Grand Bleu, âgé de 66 ans.Un des deux chasseurs poursuivis a expliqué au tribunal qu’il avait été “obligé de tuer” le cerf car “il souffrait et agonisait sur la terrasse. Il fallait abréger ses souffrances”.”Je conçois que ce soit traumatisant. Le cerf pouvait être dangereux pour les chiens ou pour Madame qui était sortie. J’ai fait ce qui me paraissait le mieux à l’instant T. On n’est pas des voyous”, s’est défendu le chasseur, âgé de 41 ans.L’inspecteur de l’Office français de la biodiversité (OFB) a lui estimé que le cerf “n’était pas mortellement atteint” et qu'”on aurait pu agir différemment”.Les deux chasseurs ont comparu notamment pour “chasse non autorisée sur le terrain d’autrui” et “chasse à l’aide d’un engin, instrument, mode ou moyen prohibé”. Dans ses réquisitions, le procureur Sébastien Chesneau a estimé que cette scène “n’aurait jamais dû avoir lieu” car “la sécurité est un point essentiel dans la chasse”, soulignant que les chasseurs étaient “entrés illicitement sur la propriété d’autrui”. “Il n’y a pas de blessure mortelle après analyse hormis le coup de dague”, a également pointé le magistrat.Outre des amendes et un stage de sensibilisation, le magistrat a requis un retrait du permis de chasse pour les mis en cause avec interdiction de le repasser pendant un an.La défense de Luc Besson a demandé un euro symbolique pour le réalisateur et sa mère.Plusieurs associations de défense des animaux se sont constituées parties civiles.Le jugement a été mis en délibéré au mardi 20 janvier à 14H00.

Trump slams ‘decaying’ Europe and pushes Ukraine on elections

US President Donald Trump deepened his rift with Europe in an interview published Tuesday, calling it “decaying” and blasting key allies as “weak” over immigration and Ukraine.Speaking to Politico, Trump also called on Ukraine to hold elections despite Russia’s invasion and questioned whether the country is truly democratic under President Volodmyr Zelensky.Trump doubled down on his recent extraordinary criticisms of Europe, following the release of the new US national security strategy last week that recycled far-right tropes as it warned of civilizational decline on the continent.”Most European nations, they’re, they’re decaying. They’re decaying,” Trump told Politico in the interview, conducted Monday.The 79-year-old billionaire, whose political rise to power was built on inflammatory language about migration, echoed far-right talking points as he said that Europe’s policies on migrants were a “disaster.””They don’t want to send them back to where they came from,” Trump said.The Trump administration’s strategy sparked alarm in Europe — where most countries are part of the US-led NATO alliance — by calling for the cultivation of “resistance” in the EU.Asked if European countries would not remain US allies if they failed to embrace his migration policies, Trump replied that “it depends.””I think they’re weak, but they also want to be so politically correct,” Trump said.He listed countries including Britain, France, Germany, Poland and Sweden that he said were being “destroyed” by migration, and launched a new attack on the “horrible, vicious, disgusting” Sadiq Khan, London’s first Muslim mayor.Trump also brushed off the Kremlin hailing the new US strategy as echoing its own views, saying Putin “would like to see a weak Europe, and to be honest with you, he’s getting that. That has nothing to do with me.”The US president then criticized Europe’s role in resolving the war between Russia and Ukraine, saying: “They talk but they don’t produce. And the war just keeps going on and on.”- ‘Not a democracy anymore’ -Washington and its European allies are increasingly at odds over Trump’s plan to end the war, which many European capitals fear will force Kyiv to hand over territory to Moscow.Trump also had sharp words for Ukraine and for Zelensky, in his latest see-saw in relations with the leader whom he called a “dictator without elections” in January and then berated in the Oval Office in February.”I think it’s an important time to hold an election. They’re using war not to hold an election.” Trump said. “You know, they talk about a democracy, but it gets to a point where it’s not a democracy anymore.”Elections in Ukraine were due in March 2024 but have been postponed under the imposition of martial law since the Russian invasion of Ukraine in February 2022. Fresh elections were included in the draft US plan to end the war. Trump, who has long tried to cultivate close relations with Russian President Vladimir Putin, asserted that Moscow has the “upper hand” in the conflict by virtue of being “much bigger.”He also reiterated claims about Zelensky having not read the US plan. “It would be nice if he would read it. You know, a lot of people are dying,” Trump said.Top US negotiators met Putin in Moscow last week and then held days of negotiations with Ukrainian officials, but there has been no apparent breakthrough.Trump even hinted at walking away from the Ukraine war. Asked about his son Don Jr.’s recent comment that he could soon do so, Trump said: “No, it’s not correct. But it’s not exactly wrong.”His comments came as Ukraine’s European allies expressed solidarity with Kyiv in London on Monday, with Zelensky maintaining Ukraine has “no right” to cede the territories claimed by Moscow to Russia.