Tentative de coup d’Etat au Bénin: deux militaires pris en otage libérés, calme à Cotonou

Deux haut gradés de l’armée béninoise retenus en otage par des putschistes ont été libérés à Cotonou, au lendemain d’une tentative de coup d’État déjouée notamment avec l’aide du Nigeria voisin, qui affirme avoir mené des frappes. La capitale économique du Bénin était calme lundi matin et la circulation reprenait peu à peu, ont constaté des journalistes de l’AFP.Après une journée d’incertitude dimanche, marquée par l’irruption de militaires à la télévision nationale annonçant avoir renversé le président Patrice Talon, ce dernier a affirmé dimanche soir que la situation était “totalement sous contrôle”. M. Talon passera la main en avril 2026, après deux mandats à la tête de ce petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest qui est frappé depuis quelques années par des violences jihadistes dans sa partie nord.Cette tentative de putsch intervient dans une Afrique de l’Ouest particulièrement secouée par l’instabilité politique depuis le début de la décennie avec des coups d’État au Mali, au Burkina Faso et au Niger – deux voisins du Bénin -, ainsi qu’en Guinée et plus récemment, fin novembre, en Guinée-Bissau.Dimanche, les autorités béninoises ont demandé – et obtenu – l’appui rapide de leur voisin nigérian, qui a mené des frappes à Cotonou pour mettre les putschistes en déroute et a envoyé des troupes au sol. La Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a de son côté annoncé l’envoi de renforts militaires, et l’organisation doit tenir une réunion lundi à Abidjan, en Côte d’Ivoire. En 2023, lors du coup d’État au Niger, la Cedeao avait menacé d’y intervenir, avant de finalement renoncer. Selon deux sources militaires interrogées par l’AFP, deux hauts gradés béninois qui étaient aux mains des putschistes ont été libérés dans la nuit de dimanche à lundi : le chef d’état-major de l’armée de terre Abou Issa et le chef d’état-major de la garde nationale Faïzou Gomina, pris en otage par les mutins retranchés près de la base de la Garde nationale. “Ils sont tous les deux libres”, a dit une de ces sources.Le nombre de mutins toujours retranchés était inconnu lundi matin. – “Nettoyer” -“Nous avons fait front, repris les positions jusqu’à nettoyer les dernières poches de résistance des mutins”, a affirmé Patrice Talon dans son allocution dimanche soir. “Cette forfaiture ne restera pas impunie”, a-t-il dit, tandis que des sources militaires avaient indiqué à l’AFP qu’une douzaine de mutins avaient été arrêtés. Selon une source proche du dossier, leur leader, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, est en fuite.Aux alentours de la base de la Garde nationale, la route n’est plus barrée mais deux chars stationnent, ont constaté des journalistes de l’AFP.Dans le reste de la capitale économique, quelques chars étaient visibles, notamment le long du boulevard de la Marina qui dessert le palais présidentiel, le port et des sites ministériels. Plusieurs routes menant au palais étaient encore fermées, d’autres avaient rouvert. La plupart des journaux titraient lundi sur les événements de dimanche: “La situation est totalement sous contrôle, rassure Patrice Talon”, cite le quotidien public La Nation, tandis que le journal privé Matin Libre évoque “Une tentative de coup d’État déjouée”.La Cedeao avait annoncé dimanche soir le “déploiement immédiat” de troupes du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire et du Ghana pour soutenir “le gouvernement et l’armée républicaine” du Bénin et “préserver l’ordre constitutionnel”.L’ONU, la France (ancienne puissance coloniale), l’Union africaine et la Cedeao ont condamné le coup d’État.Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, arrivera en 2026 au terme de son second mandat, le maximum autorisé par la Constitution.Son dauphin désigné, l’actuel ministre des Finances Romuald Wadagni, fait figure d’ultra-favori pour la présidentielle d’avril 2026, le principal parti d’opposition ayant été écarté de la course.S’il est salué pour le développement économique du Bénin, Patrice Talon est régulièrement accusé par ses détracteurs d’avoir opéré un virage autoritaire dans un pays autrefois salué pour le dynamisme de sa démocratie.

Airbags Takata: contre-visite obligatoire pour les véhicules non réparés

Tous les véhicules qui passeront au contrôle technique à partir du 1er janvier seront vérifiés afin de savoir s’ils sont dotés d’un airbag Takata classé “stop drive”, qui implique de ne plus rouler, indique lundi le ministère des Transports, invitant les conducteurs à prendre les devants.”Afin de traiter systématiquement les véhicules faisant l’objet d’une mesure de +stop drive+ toujours en circulation (1,3 million), il a été décidé d’intégrer la vérification des airbags dans les points pouvant faire l’objet d’une contre-visite lors du contrôle technique”, indique le ministère dans un communiqué.”Si le véhicule est équipé d’un airbag Takata classé +stop drive+ (et uniquement dans ce cas), le véhicule sera mis en contre-visite en raison du danger potentiellement mortel qu’il représente …), le contrôle technique ne pourra être validé qu’après réparation par un garagiste de la marque” et “le véhicule n’aura plus le droit de circuler tant qu’il n’est pas réparé”, détaille le ministère.Cette procédure existe déjà pour les défauts les plus graves, rappelle le ministère, tels que l’absence de freinage ou de rétroviseurs.”Pour éviter au maximum” cette situation, “le ministère invite tous les propriétaires, s’ils ne l’ont pas déjà fait, à vérifier dès maintenant sur le site du ministère des Transports, sans attendre le contrôle technique, si leur véhicule est soumis à un rappel d’airbag Takata en +stop drive+”.Cette mesure supplémentaire vise à offrir aux conducteurs “une sécurité supplémentaire, en s’assurant qu’ils soient bien informés”.A ce jour, 46 accidents sont attribués à des éclatements d’airbags Takata défectueux sur le territoire français, dont 42 dans les collectivités et départements d’outre-mer, qui ont causé 20 morts (dont 18 en outre-mer) et 25 blessés (dont 24 en outre-mer).L’entreprise japonaise Takata, aujourd’hui en faillite, est au cœur d’un scandale mondial depuis plus de dix ans. Ses airbags provoquent des explosions mortelles ou engendrant de graves blessures à cause d’un gaz propulseur, le nitrate d’ammonium, qui se dégrade avec le temps, particulièrement dans les climats chauds et humides.

“L’union des droites” continue de faire son chemin chez Les Républicains

Nicolas Sarkozy contre un “front républicain” anti-Rassemblement national, le patron de LR Bruno Retailleau pour une “union des droites” mais “dans les urnes”: l’hypothèse d’un rapprochement entre droite et extrême droite gagne du terrain dans les esprits même si ses contours restent flous.Dans “Le Journal d’un prisonnier”, livre consacré à ses 20 jours de détention, en librairie mercredi, Nicolas Sarkozy rapporte un échange téléphonique avec Marine Le Pen.”Vous associerez-vous à un quelconque front républicain ” lors de futures échéances électorales?, lui aurait dit la cheffe de file du Rassemblement national. “Ma réponse fut sans ambiguïté : +Non, et de surcroît je l’assumerai en prenant le moment venu une position publique sur le sujet+”, écrit l’ancien président.Il ne s’arrête pas là. “Le chemin de reconstruction de la droite ne pourra passer que par l’esprit de rassemblement le plus large possible, sans exclusive et sans anathème”, ajoute celui qui, en 2017 et 2022, avait publiquement appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen.De son côté, le président des Républicains (LR) Bruno Retailleau s’est adressé dimanche aux électeurs du parti d’extrême droite. Et, s’il ne croit pas à “une tambouille d’appareils”, “vaine” à ses yeux, a-t-il dit sur BFMTV, il plaide pour une “union des droites” qui doit se faire “dans les urnes”.”Le Rassemblement national appartient à l’arc républicain, ce que n’est pas La France insoumise”, a encore affirmé l’ex-ministre de l’Intérieur, qui plaide pour une candidature spécifique aux Républicains en 2027 – sans préciser si c’est lui qui portera les couleurs du parti. En revanche, le président LR des Hauts-de-France Xavier Betrand a pris ses distances, assurant que pour sa part son “combat” tenait toujours “contre les extrêmes”: “ni LFI ni Rassemblement national”.Tout comme deux ex-Premiers ministres, Michel Barnier et Dominique de Villepin. “Il n’y aura pas d’alliance ni d’association avec les partis d’extrême droite”, a balayé le premier sur TF1, même s’il a dit souhaiter “parler aux électeurs qui nous ont quittés”. Quant au second, il s’est dit “choqué” et a pointé “le risque d’une banalisation de ce qu’est le RN”. “Nicolas Sarkozy bascule en marquant clairement sa volonté de banaliser le RN”, a-t-il dit sur France Info.L’idée d’une “union des droites” n’est pas nouvelle, mais elle semble de plus en plus visible à l’approche des municipales et à 18 mois de la présidentielle.L’ancien patron de LR, Eric Ciotti, avait été le premier à franchir la ligne en s’alliant avec le Rassemblement national en 2024, s’attirant les critiques, y compris de M. Sarkozy.- “De Darmanin à Knafo” -Depuis, l’idée a fait du chemin.Le patron des députés LR Laurent Wauquiez souhaite pour 2027 une primaire du macroniste “Gérald Darmanin à Sarah Knafo”, l’eurodéputée du parti d’extrême droite Reconquête.Mais il ne plaide pas pour une alliance formelle avec le Rassemblement national, qui tournerait à l’avantage de ce dernier largement en tête des sondages.De son côté, Bruno Retailleau a appelé, en octobre, lors d’une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, à ne pas donner “une voix” à la gauche face au candidat ciottiste, soutenu par le RN. Avant de critiquer, début décembre, le parti de Jordan Bardella et son “ADN socialiste”.L’approche des municipales ne clarifie pas la ligne d’un parti écartelé: à Marseille, Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, soutenue par LR, a provoqué une polémique en esquivant une question sur une possible alliance avec le RN au second tour.A Béziers, le sortant Robert Ménard fait face à une candidature du RN… dont il a pourtant lui-même été proche. Ce méli-mélo se reflète aussi dans les sondages. Dans une enquête, publiée le 20 novembre par Odoxa pour Le Figaro, autant d’électeurs LR se déclaraient favorables à une alliance avec le RN qu’avec le camp présidentiel.Laurent Wauquiez a tenté la semaine dernière d’esquisser une position collective en appelant à faire barrage à La France insoumise: “Cela veut dire voter blanc, ça veut dire voter pour ceux qui sont en face, quel que soit le parti”, a-t-il expliqué.

Louvre: les personnels appelés à une “grève reconductible” à partir du lundi 15 décembre

Les personnels du musée du Louvre à Paris sont appelés à une “grève reconductible” à partir du lundi 15 décembre pour protester contre “des conditions de travail dégradées” et des “moyens insuffisants”, a déclaré la CFDT à l’AFP lundi à l’issue d’une intersyndicale.Cet appel déposé auprès du ministère de la Culture et lancé par la CGT, Sud et la CFDT a été “voté à l’unanimité” d’une assemblée générale qui a rassemblé “environ 200 personnes” lundi matin dans l’auditorium du Louvre, selon Valérie Baud, déléguée CFDT.Le Louvre, dans la tourmente depuis le spectaculaire cambriolage du 19 octobre, a dû également fermer une galerie en novembre en raison de la vétusté de l’édifice et a subi le 26 novembre une fuite d’eau ayant endommagé plusieurs centaines d’ouvrages de la bibliothèque des Antiquités égyptiennes.”Chaque jour, les espaces muséographiques sont fermés bien au-delà des prévisions du plan d’ouverture garantie faute d’effectifs en nombre suffisant ainsi qu’en raison des défaillances techniques et de la vétusté du bâtiment constatées”, écrivent les syndicats dans une lettre adressée à la ministre de la Culture Rachida Dati et dont une copie a été transmise à l’AFP. “Le public n’a plus qu’un accès limité aux œuvres et se trouve entravé dans ses circulations. Visiter le Louvre est devenu un véritable parcours du combattant”, estiment-ils également. Selon eux, “les différentes alertes internes sont restées lettre morte et les éléments de langage distillés à la représentation nationale ainsi qu’aux médias par la direction du Louvre ne nous permettent pas d’espérer une prise de conscience à la hauteur de la crise que nous traversons”.Aussi demandent-ils une négociation directement auprès du ministère de la Culture, “en raison de la dégradation sans précédent du climat social interne et de la nécessité d’obtenir des réponses de la part des autorités compétentes”.

Au procès Péchier, des plaidoiries pour “mettre des mots” sur la douleur des victimes

Son crime était “tellement énorme”: les avocats des 30 personnes que l’anesthésiste Frédéric Péchier est accusé d’avoir empoisonnées au bloc opératoire, et de leurs proches, ont commencé à plaider lundi devant la cour d’assises du Doubs, pour “mettre des mots” sur la douleur des victimes.”Sandra, Damien, Jean-Claude, Kevin… Le crime est tellement énorme, que l’inventaire à la Prévert est difficile à tenir”, a souligné Frédéric Berna, qui a ouvert le bal des plaidoiries des 27 avocats représentant les 193 parties civiles constituées.”L’un des plus grands criminels de l’histoire judiciaire française, c’était lui”, Frédéric Péchier, a soutenu l’avocat, qui défend à lui seul les intérêts d’une grande partie des victimes présumées et de leurs proches, ainsi que ceux de l’association des victimes de ce dossier, l’Avapolvi.Dans cette dernière ligne droite du procès ouvert le 8 septembre, cette séquence consacrée aux parties civiles doit durer trois jours, jusqu’à mercredi. Après quoi, le ministère public prendra la parole pour ses réquisitions jeudi et vendredi, avant la plaidoirie de l’avocat de la défense, Randall Schwerdorffer, lundi 15 décembre.Frédéric Péchier est jugé à Besançon pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, commis entre 2008 et 2017 dans deux cliniques privées de Besançon. Au cours des débats, l’accusé a admis qu’un empoisonneur avait bien sévi à la clinique Saint-Vincent de Besançon -mais pas à la Polyclinique de Franche-Comté, selon lui. Cependant il a contesté fermement être ce criminel.L’accusation lui reproche d’avoir dans la plupart des cas pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer l’arrêt cardiaque de patients pris en charge par d’autres anesthésistes et ainsi nuire à des collègues avec qui il était en conflit.Frédéric Péchier, qui comparaît libre, encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.

Nigeria’s cash-splashing ‘Detty December’ festivities kick off in LagosMon, 08 Dec 2025 10:16:18 GMT

The hotels are booked and final preparations for the festivals and concerts are under way, as Lagos prepares for “Detty December”, Nigeria’s end-of-year frenzy.Nigerians and tourists alike, especially members of the country’s massive diaspora, descend on the megacity annually to visit family and friends and observe the holidays — and party.Never mind the recent state …

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Zelensky, critiqué par Trump, reçu par ses alliés européens

Volodymyr Zelensky doit revoir lundi à Londres ses alliés européens Keir Starmer, Emmanuel Macron et Friedrich Merz, au moment où Donald Trump lui reproche de ne “pas avoir lu” sa proposition de règlement du conflit, objet de tractations séparées avec Moscou et Kiev.Le président ukrainien sera reçu par le Premier ministre britannique, en compagnie du président français et du chancelier allemand.La réunion est destinée à faire le point sur “les négociations en cours dans le cadre de la médiation américaine”, avait déjà écrit samedi sur X Emmanuel Macron en promettant de “continuer à faire pression sur la Russie pour la contraindre à la paix”.Au même moment, la cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper est attendue à Washington pour rencontrer son homologue américain Marco Rubio, dans le cadre d’intenses efforts diplomatiques pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine déclenchée par l’invasion russe du 24 février 2022.Le Royaume-Uni et les Etats-Unis devraient réaffirmer “leur engagement à parvenir à un accord de paix en Ukraine”, a annoncé le Foreign Office, ajoutant que Londres appuie “les efforts continus du président Trump pour garantir une paix juste et durable”.- Questions clés -Ces rencontres suivent des réunions à Miami, en Floride, entre responsables ukrainiens et américains, autour du plan qu’a dévoilé Donald Trump il y a trois semaines et censé trouver une issue à la guerre.Samedi, M. Zelensky avait assuré avoir eu une conversation téléphonique “substantielle et constructive” avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et ses propres négociateurs dépêchés en Floride.”Les questions clés qui pourraient garantir la fin de l’effusion de sang” et “le risque que la Russie ne tienne pas ses promesses” ont été abordés, avait alors prévenu le président ukrainien.De son côté, la diplomatie américaine a annoncé ce week-end s’être entendue avec l’Ukraine pour affirmer que “tout progrès réel vers un accord dépendait de la volonté de la Russie de s’engager sérieusement en faveur d’une paix durable”.Depuis la présentation du plan américain il y a trois semaines, les puissances européennes alliées de Kiev tentent de faire entendre leur voix. Elles ont tenté, lors d’une réunion à Genève fin novembre, d’amender un texte perçu comme très favorable à la Russie car porté par M. Witkoff, un promoteur immobilier intime du président Trump et accusé d’être également proche de Moscou où il s’est rendu plusieurs fois depuis près d’un an.- Il reste “beaucoup de travail” -Lui et M. Kushner, gendre de Donald Trump, avaient été reçus la semaine dernière par le président russe Vladimir Poutine, le Kremlin parlant alors de certaines avancées, même s’il reste “beaucoup de travail”.Interrogé dimanche soir lors d’une soirée de gala à Washington, le président des Etats-Unis, qui souffle le chaud et le froid à l’endroit de son homologue ukrainien, lui a reproché de n’avoir “pas lu” son plan pour l’Ukraine.”Nous avons donc parlé au président Poutine, nous avons parlé aux dirigeants ukrainiens — notamment Zelensky, le président Zelensky — et je dois dire que je suis un peu déçu que le président Zelensky n’ait pas encore lu la proposition”, a lancé M. Trump.”Cela convient à la Russie, vous savez je pense que la Russie préférerait avoir tout le pays”, mais “je ne suis pas sûr que cela convienne à M. Zelensky”, a ajouté le milliardaire républicain, qui s’est rapproché de Moscou depuis qu’il est revenu à la Maison Blanche il y a près d’un an.Le Kremlin a d’ailleurs qualifié dimanche de “globalement conformes à (sa) vision” les “ajustements” contenus dans la “nouvelle stratégie de sécurité nationale” dévoilée vendredi par la Maison Blanche.Ce texte d’une trentaine de pages s’en prend à l’Europe, confrontée à un “effacement civilisationnel” attribué à l’immigration et s’engage à ce qu’il n’y ait pas d’élargissement de l’Otan.Sur le terrain en Ukraine, neuf personnes de plus ont été blessées par des frappes attribuées à la Russie dans la nuit de dimanche à lundi: sept dans la région de Soumy (nord-est) et deux à Tchernihiv (nord).burs-nr/phs

Syria’s Sharaa calls for united efforts to rebuild a year after Assad’s ouster

President Ahmed al-Sharaa on Monday urged Syrians to work together to rebuild their country, still marred by insecurity and divisions, as they marked a year since the ousting of longtime ruler Bashar al-Assad.The atmosphere in Damascus was jubilant as thousands of people took to the streets of the capital, AFP correspondents said, after mosques in the Old City began the day broadcasting celebratory prayers at dawn.”What happened over the past year seems like a miracle,” said Iyad Burghol, 44, a doctor, citing developments including a warm welcome in Washington by President Donald Trump for Sharaa, a former jihadist who once had a US bounty on his head.”People are demanding electricity, lower prices and higher salaries” after years of war and economic crisis, Burghol said.”But the most important thing to me is civil peace, security and safety,” he added, taking a photo of people carrying a huge Syrian flag and sending it to his friends abroad.Sharaa’s Islamist-led alliance launched a lightning offensive in late November last year, taking the capital Damascus on December 8 after nearly 14 years of war and putting an end to more than five decades of the Assad family’s iron-fisted rule.Since then Sharaa has managed to restore Syria’s international standing and has won sanctions relief, but he faces major challenges in guaranteeing security, rebuilding crumbling institutions, regaining Syrians’ trust and keeping his fractured country united.”The current phase requires the unification of efforts by all citizens to build a strong Syria, consolidate its stability, safeguard its sovereignty, and achieve a future befitting the sacrifices of its people,” Sharaa said following dawn prayers at Damascus’s famous Umayyad Mosque.He was wearing military garb as he did when he entered the capital a year ago.- ‘Heal deep divisions’ -As part of the celebrations in Damascus, hundreds of military personnel marched down a major thoroughfare as helicopters flew overhead and people lined the streets to watch.Sharaa and several ministers were in attendance, state media reported.Monday’s events, including an expected speech by Sharaa, are the culmination of celebrations that began last month as Syrians began marking the start of last year’s lightning offensive.Multi-confessional Syria’s fragile transition has been shaken this year by sectarian bloodshed in the country’s Alawite and Druze minority heartlands, alongside ongoing Israeli military operations.In a statement, United Nations Secretary-General Antonio Guterres said that “what lies ahead is far more than a political transition; it is the chance to rebuild shattered communities and heal deep divisions”.”It is an opportunity to forge a nation where every Syrian — regardless of ethnicity, religion, gender or political affiliation — can live securely, equally, and with dignity,” he said in the statement, urging international support.On Sunday, the UN Independent International Commission of Inquiry on Syria, which investigates international human rights law violations since the start of the war, warned the country’s transition was fragile and said that “cycles of vengeance and reprisal must be brought to an end”.The US-backed Kurdish-led Syrian Democratic Forces that control swathes of northeast Syria said Monday that “the next phase requires launching a real, inclusive dialogue… and establishing a new social contract that guarantees rights, freedoms and equality”.The Kurdish administration in the northeast has announced a ban on public gatherings on Monday, citing security concerns, while also banning gunfire and fireworks.Under a March deal, the Kurdish administration was to integrate its institutions into the central government by year-end, but progress has stalled.On Saturday, a prominent Alawite spiritual leader in Syria urged members of his religious minority, to which the Assad family also belongs, to boycott the celebrations, in protest against the “oppressive” new authorities.

L’UE avance au pas de charge pour durcir sa politique migratoire

Sous pression de la droite et de l’extrême droite, les 27 pays de l’Union européenne vont entériner lundi un net durcissement de leur politique migratoire et la possibilité de renvoyer les migrants dans des centres hors des frontières européennes.Réunis à Bruxelles, les ministres de l’Intérieur des Etats membres de l’UE se prononcent pour la première fois sur trois textes présentés cette année par la Commission européenne afin d’encadrer plus strictement les arrivées et les renvois d’exilés.Ils permettraient notamment:- D’ouvrir des centres en dehors des frontières de l’UE pour y envoyer les migrants dont la demande d’asile aurait été rejetée, les fameux “hubs de retours”. – De sanctionner plus durement ceux qui refusent de quitter le territoire européen, via des périodes de détention plus longues.- De renvoyer des migrants vers des pays dont ils ne sont pas originaires mais que l’Europe considère comme “sûrs”.La baisse des arrivées — environ 20% d’entrées irrégulières en moins par rapport à l’an dernier — n’a pas fait retomber la pression sur les responsables politiques du Vieux continent. Bien au contraire.”Il est vraiment important que nous donnions aux citoyens le sentiment que nous maîtrisons ce qui se passe”, a martelé lundi le commissaire européen Magnus Brunner, architecte de ce tour de vis migratoire.- La France et l’Espagne sceptiques -Ses idées font bondir la gauche et les associations de protection des exilés, qui dénoncent des mesures violant les droits humains.”Au lieu d’investir dans la sécurité, la protection et l’inclusion, l’UE choisit des politiques qui plongeront davantage de personnes dans le danger et l’insécurité juridique”, alerte Silvia Carta de PICUM, une ONG de protection des sans-papiers.Sous l’impulsion du Danemark, qui assure la présidence tournante de l’Union européenne et défend de longue date ce durcissement migratoire, les Etats membres avancent au pas de charge dans leur examen des mesures.”Nous progressons très vite”, affirme un diplomate européen, estimant qu’il existe une “volonté politique largement partagée” parmi les Vingt-Sept pour valider ces propositions.Parmi les rares sceptiques: la France, qui s’interroge sur la légalité et l’efficacité de certaines de ces mesures, et l’Espagne, pas convaincue par les “hubs de retour”, déjà expérimentés par plusieurs pays mais sans réel succès.Cette position est toutefois de plus en plus “difficile à tenir” tant la pression exercée par certains pays pour les adopter est forte, assure le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska.Ces mesures bénéficient aussi du net soutien de la droite et de l’extrême droite qui se sont alliées au Parlement européen la semaine dernière pour leur accorder de premiers feux verts.Là encore, l’idée est d’avancer vite, de nombreux eurodéputés et dirigeants plaidant pour leur adoption finale en début d’année prochaine.- Qui accueillera les demandeurs d’asile ? -Des discussions extrêmement périlleuses sont par ailleurs prévues lundi sur un nouveau système de répartition des demandeurs d’asile en Europe.Afin de soulager les pays se situant le long des routes migratoires, comme la Grèce et l’Italie, l’UE exigera bientôt que les autres Etats membres relocalisent des demandeurs d’asile sur leur sol. Ou versent, à défaut, une contribution financière de 20.000 euros par demandeur d’asile aux pays sous pression.Les pays de l’UE négocient depuis plusieurs semaines sur comment mettre en place ce système.Mais les tractations ont déjà connu de nombreux remous: dans le contexte politique actuel, quels pays seraient prêts à accepter les demandeurs d’asile d’un autre?Plusieurs pays, dont la Belgique, la Suède ou l’Autriche, sont déjà sortis du bois en annonçant qu’ils n’accepteront pas les demandeurs d’asile d’autres Etats membres.”Il y a peu de ministres de l’Intérieur qui vont vouloir venir devant la presse et dire +ok j’en ai pris 3.000+”, prédit un responsable européen, s’exprimant sous couvert d’anonymat.Une décision finale sur la répartition de plusieurs milliers de demandeurs d’asile est malgré tout requise d’ici la fin de l’année.

Le Palace, lieu mythique des nuits parisiennes, rouvrira fin 2026, selon son propriétaire

La salle de spectacles du Palace, lieu mythique des nuits parisiennes à l’abandon depuis deux ans, rouvrira ses portes fin 2026 après un an de rénovation, a annoncé à l’AFP son nouveau propriétaire Mickael Chetrit.”Je veux recréer l’ADN du Palace à l’époque où il accueillait des concerts”, détaille cet entrepreneur et producteur de 42 ans, qui possède déjà deux salles parisiennes, dont le Palais des Glaces, et vient de finaliser le rachat, avec ses associés, de ce lieu centenaire chargé d’histoire.”C’est un nom connu dans le monde entier”, assure-t-il, tablant sur une réouverture en octobre 2026. Au tournant des années 80, le Palace était à la fois le night-club le plus célèbre d’Europe, attirant stars, artistes et créateurs (Mick Jagger, Andy Warhol, Karl Lagerfeld…), et une salle de concert où se sont produits Prince, Gainsbourg ou Grace Jones. Son sous-sol, décoré par le peintre Gérard Garouste, abritait un restaurant très sélect.A partir du mitan des années 80, avec le reflux de la vague de la disco, le lieu a connu de longs trous d’air et changé plusieurs fois de propriétaire. Laissé à l’abandon de 1996 à 2008, il avait été entièrement restauré, accueillant concerts et spectacles à partir de 2018 avant de nouveau de fermer ses portes en 2023.Inoccupés depuis, la salle avec balcon et son sous-sol ont souffert du manque d’entretien, a constaté l’AFP lors d’une récente visite.Pour la rénovation, les nouveaux maîtres des lieux ont fait appel au décorateur-star Jacques Garcia, qui a imprimé sa marque dans des hôtels de luxe et au Louvre et a aussi été un habitué des années folles du Palace.”J’ai passé ma vie ici, avec des fêtes les unes après les autres aux côtés de gens hallucinants. On était des dingues, sans limite mais avec une forme d’élégance”, dit à l’AFP le décorateur septuagénaire, qui promet de “l’exubérance” pour la rénovation. Mickael Chetrit espère refaire du Palace une salle prisée des artistes, avec une jauge pouvant aller jusqu’à 1.400 spectateurs, en insufflant un peu de l’âme de l’époque.”Le Palace représentait une époque de fêtes qui n’existe plus aujourd’hui où on avait l’impression que tout était autorisé. Yves Saint Laurent pouvait danser à côté du mec qui débarrassait les poubelles. Tout ça est révolu mais on va continuer de mélanger les genres”, assure-t-il.