Les grandes dates de l’A69, emblème des luttes écologiques

Depuis les premiers coups de pioche il y a près de trois ans, l’A69 est devenu à l’instar de Sainte-Soline ou de Notre-Dame des Landes, un emblème national des luttes écologiques, sur le terrain comme devant les tribunaux.Voici les grandes dates du projet autoroutier de 53 km entre Toulouse et Castres, voulu par l’Etat et la majorité des élus locaux pour désenclaver le sud du Tarn, alors que le dossier revient devant la justice administrative jeudi.- Printemps 2023: les premiers coups de pioche -Le maître d’oeuvre des travaux Atosca, futur concessionnaire de l’A69, lance le chantier de l’autoroute censé raccourcir d’une vingtaine de minutes le trajet entre Toulouse et Castres, qui nécessite aujourd’hui environ 1h15 de voiture.Dès le début, la contestation prend différentes formes: manifestations, grèves de la faim, occupations d’arbres au coeur de Zones à défendre (ZAD) et recours juridiques.Dès avril, les anti-A69 se réunissent pour un premier week-end de protestation, suivi d’une mobilisation d’importance en octobre, marqué par des affrontements avec les forces de l’ordre.Les militants écologistes et scientifiques dénoncent les destructions de zones humides, de terres agricoles, d’arbres, d’écosystèmes et de nappes phréatiques provoquées par la construction du segment autoroutier.- Eté 2024: les tensions enflent -Au cours de l’été, des tensions entre pro et anti-A69 éclatent, dans une région où cette autoroute est vue par les uns comme un outil de désenclavement pour le sud du Tarn, ou par les autres comme un projet d’infrastructure anachronique à l’ère de la crise climatique. Des engins de chantier sont incendiés et des affrontements avec les forces de l’ordre surviennent lors de grands rassemblements de militants anti-A69.- Automne 2024: des commandos contre les opposants -Six hommes, dont le gérant d’une société chargée de la sécurité du chantier, participent à des “commandos” selon le procureur de Toulouse, prenant pour cible des opposants à l’A69. Ils seront mis en examen un an plus tard pour “incendie volontaire en bande organisée, association de malfaiteurs et violences en réunion”.- Février 2025: les anti-A69 remportent une victoire -Le tribunal administratif de Toulouse, saisi par les opposants au projet, annule l’autorisation environnementale du chantier, par son jugement du 27 février, qui conduit à l’interruption totale et immédiate des travaux. C’est une victoire “historique” pour La Voie est libre (LVEL), principal collectif des anti-A69, mais de courte durée, car l’Etat et le concessionnaire font appel et obtiennent un “sursis à exécution”.- Eté 2025: le chantier reprend -Autorisés fin mai par la cour administrative d’appel de Toulouse, les travaux reprennent progressivement après quatre mois d’arrêt. Venu sur place le 5 septembre, le ministre des Transports Philippe Tabarot, se félicite que le chantier retrouve son “plein régime” et l’espère achevé “dans une année”.Pour produire le revêtement de la chaussée, qui doit être posé en janvier 2026, les deux centrales d’enrobé bitumineux à chaud commencent à fonctionner en novembre. Quelque 500.000 tonnes sont nécessaires pour la future autoroute.- Décembre 2025: audience déterminante -Le chantier est avancé aux deux-tiers, l’Etat et Atosca tablent sur une livraison au 2e semestre 2026, si la cour administrative d’appel de Toulouse ordonne la poursuite du chantier, à l’issue de l’audience du 11 décembre.

À Mayotte, les déchets du cyclone Chido empoisonnent toujours l’île

Sur le front de mer de Mamoudzou, un voilier éventré repose encore sur un trottoir, un an après que le cyclone Chido a dévasté Mayotte. À ses pieds, des débris de coques et des morceaux de polyester s’enfoncent dans les rochers.La scène rappelle le lendemain du passage du cyclone tropical Chido, qui avait frappé l’archipel de plein fouet le 14 décembre 2024, faisant 40 morts et 41 disparus. Les bateaux à l’ancre dans le lagon du département français avaient été surpris par les vents: parmi les naufrages, une vedette de la gendarmerie et une barge reliant les deux îles de Mayotte.Un peu plus loin, la route littorale débouche sur une vaste étendue de gravats: les débris des habitations dévastées y sont encore entassés, presque inchangés depuis un an, malgré les opérations de nettoyage.Selon la préfecture de Mayotte, “le passage successif des cyclones Chido et Dikeledi (qui a provoqué des pluies diluviennes le 12 janvier, ndlr) ont généré près de 10.000 tonnes de déchets” dans la collectivité de 374 km2.Quelque 50 “sites tampons” avaient alors été mis en place à travers Mayotte. “Il en reste cinq sur le territoire”, précise Chanoor Cassam, directeur général du Sidevam, en charge de la collecte et du traitement des déchets ménagers.Il espérait voir disparaître “la totalité de ces tas d’ordures en mai”. Mais en décembre, la situation reste inextricable. Il faut dire que les vents à plus de 210 km/h ont aussi perturbé durablement le service des collectes. Les premiers mois, le site d’enfouissement du nord, endommagé, ne pouvait traiter plus de 300 tonnes quotidiennes. Aujourd’hui, il en absorbe “400 à 500”. Mais les dépôts encore visibles sur l’île mêlent bois, ferrailles ou plastiques, qui doivent être triés puis exportés avant l’enfouissement des déchets non valorisablesCar Mayotte ne dispose ni de filière de recyclage ni d’incinérateur. Le tri repose sur quelques bornes d’apports volontaires, avant l’expédition des matériaux “en Hexagone”, rappelle Philippe Moccand, directeur régional outre-mer de Citeo, chargé de la collecte des déchets recyclables sur l’île.Le résultat reste marginal: “seulement 3% des emballages en verre, plastique, papier, carton ou des conserves sont triés” à Mayotte contre 66% dans l’Hexagone, souligne Chanoor Cassam.- Risques sanitaires -Ces amas de déchets créent des risques sanitaires croissants. En février, la préfecture a autorisé “pour des raisons de salubrité et de santé publique” le brûlage exceptionnel d’une partie des déchets.La mesure visait à contenir rats et moustiques, “vecteurs de maladies graves” dans un territoire touché en 2024 par une épidémie de choléra, alertait alors la sénatrice (LR) Marta de Cidrac, présidente du groupe d’études “Économie circulaire” qui appelle à “repenser la gestion des déchets à Mayotte”.Le mélange des déchets produit un lixiviat (jus) toxique qui s’infiltre dans les sols, menace les nappes phréatiques et, par ruissellement, gagne le littoral. “Les appareils électroménagers peuvent aussi rejeter des métaux lourds”, rappelle le directeur du Sidevam, Chanoor Cassam.Une pollution diffuse qui atteint la végétation, les rivières et finit parfois dans le lagon de Mayotte, que les élus locaux ambitionnent d’inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco.Pour Damien Devault, maître de conférences en éco-toxicologie qui participe au projet Plasma (“Pollution aux microplastiques du lagon de Mayotte”), “les conséquences sur l’écosystème marin sont indéniables”.D’autant que les épaves accentuent le phénomène. Des fragments de coques flottent encore entre deux eaux et rejoignent parfois les mangroves. Les rivières rejettent d’autres déchets.”Les navires en polyester sont en décomposition dans l’eau depuis un an. Nous manquons de moyens pour les extraire du lagon, le risque qu’ils cassent et polluent encore davantage le milieu est grand et on ne sait pas où les mettre”, souligne le chercheur.”Le cyclone a rendu extrêmement visibles des problématiques qui étaient déjà présentes sur l’île en les amplifiant”, poursuit-il. En août, l’État a missionné une entreprise pour retirer certaines épaves qui menaçaient la navigation. Pour les autres, il n’y a plus d’urgence, veut croire un spécialiste de la biodiversité dans l’archipel, souhaitant rester anonyme.”Le gazole et l’huile des moteurs se sont déjà échappés. Et quand un bateau est échoué sur les rochers, il est quasiment inaccessible”.

Vote crucial pour le budget de la Sécu et pour Lecornu

Les dés retomberont mardi et son avenir peut en dépendre. Sébastien Lecornu tente le pari de faire adopter sans majorité le projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée, où il s’est assuré du soutien des socialistes mais risque d’être lâché par les siens.Le texte pourrait être rejeté non pas à cause d’Olivier Faure, le patron du PS, qui a appelé à voter “pour” et avec lequel le Premier ministre a mené les négociations, mais parce que dans son propre camp, Les Républicains et Horizons refusent de soutenir un budget qui, à leurs yeux, fait trop de concessions à la gauche.Le scrutin s’annonce donc extrêmement serré sur la deuxième lecture du projet de loi, dans lequel le chef du gouvernement a concédé la suspension de l’emblématique réforme des retraites.Et son rejet pourrait précipiter la chute de Sébastien Lecornu, même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé dimanche qu’une démission “n’aurait pas de sens”.Nommé il y a trois mois à Matignon, le chef du gouvernement a en effet renoncé à recourir au 49.3, qui permet de faire passer un texte sans vote mais expose à la censure. Et défend la méthode des “petits pas”. – Pêche aux voix – Il a déjà senti le vent du boulet souffler sur le volet “recettes” du texte, adopté à peu de voix grâce à plusieurs compromis, sur la CSG du capital par exemple ou la promesse d’abandonner l’augmentation des franchises médicales. Mais aussi grâce aux nombreux absents dans l’hémicycle, notamment au RN.Après avoir mouillé sa chemise sur cette partie “recettes”, Sébastien Lecornu est reparti à la pêche aux voix pour le volet “dépenses” et surtout pour le vote final sur l’ensemble du projet de loi, prévus tous deux mardi.Sébastien Lecornu “m’a dit plutôt d’appeler des députés Horizons”, raconte une ministre Renaissance.Car chaque voix va compter et celles d’Horizons sont particulièrement courtisées.Lundi soir, sur LCI, le président du parti Edouard Philippe, candidat déclaré pour 2027, a recommandé à ses députés de s’abstenir. Mais certains devraient voter pour.Ce texte “n’est pas satisfaisant” mais “je ne suis pas partisan du chaos, je ne propose pas de voter contre. Je n’ai jamais voulu que le gouvernement de Sébastien Lecornu tombe”, a ajouté l’ex-Premier ministre.Le Premier ministre tente aussi d’arracher des abstentions du côté des 38 écologistes avec un amendement visant à augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) de 3% au lieu de 2%, soit un milliard d’euros.”L’abstention est une possibilité”, a reconnu mardi matin la présidente du groupe des Verts Cyrielle Chatelain qui attend dans l’hémicycle un “engagement” du gouvernement sur le fait que “chaque euro voté pourra être dépensé par les soignants”. Une assurance donnée quelques minutes plus tard par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.En direction des élus d’outre-mer, M. Lecornu a proposé un amendement pour financer davantage la santé de ces territoires.- Déficit à 19,6 milliards -Le gouvernement ne cesse d’avertir que si aucun texte n’est adopté, le déficit de la Sécu flamberait à 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.Selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist, il devrait se situer dans le texte final à 19,6 milliards d’euros. En comptant toutefois 4,5 milliards d’euros transférés des caisses de l’Etat pour donner de l’air à la Sécu – ce qui reporte le problème, pointe la droite.L’issue du scrutin est d’autant plus incertaine que les votes ne seront pas unanimes au sein des groupes.Renaissance, le MoDem, le PS et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR devraient voter contre.Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.Chez LR, Bruno Retailleau a appelé à ne pas voter un “budget socialiste” qui “prépare un crash social”. Mais certains élus opposés à la réforme des retraites pourraient voter pour.Si le texte est adopté, son chemin n’est pas terminé pour autant: il repartira au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée, à qui le gouvernement pourra alors donner le dernier mot.

Vote crucial pour le budget de la Sécu et pour Lecornu

Les dés retomberont mardi et son avenir peut en dépendre. Sébastien Lecornu tente le pari de faire adopter sans majorité le projet de budget de la Sécurité sociale à l’Assemblée, où il s’est assuré du soutien des socialistes mais risque d’être lâché par les siens.Le texte pourrait être rejeté non pas à cause d’Olivier Faure, le patron du PS, qui a appelé à voter “pour” et avec lequel le Premier ministre a mené les négociations, mais parce que dans son propre camp, Les Républicains et Horizons refusent de soutenir un budget qui, à leurs yeux, fait trop de concessions à la gauche.Le scrutin s’annonce donc extrêmement serré sur la deuxième lecture du projet de loi, dans lequel le chef du gouvernement a concédé la suspension de l’emblématique réforme des retraites.Et son rejet pourrait précipiter la chute de Sébastien Lecornu, même si la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a jugé dimanche qu’une démission “n’aurait pas de sens”.Nommé il y a trois mois à Matignon, le chef du gouvernement a en effet renoncé à recourir au 49.3, qui permet de faire passer un texte sans vote mais expose à la censure. Et défend la méthode des “petits pas”. – Pêche aux voix – Il a déjà senti le vent du boulet souffler sur le volet “recettes” du texte, adopté à peu de voix grâce à plusieurs compromis, sur la CSG du capital par exemple ou la promesse d’abandonner l’augmentation des franchises médicales. Mais aussi grâce aux nombreux absents dans l’hémicycle, notamment au RN.Après avoir mouillé sa chemise sur cette partie “recettes”, Sébastien Lecornu est reparti à la pêche aux voix pour le volet “dépenses” et surtout pour le vote final sur l’ensemble du projet de loi, prévus tous deux mardi.Sébastien Lecornu “m’a dit plutôt d’appeler des députés Horizons”, raconte une ministre Renaissance.Car chaque voix va compter et celles d’Horizons sont particulièrement courtisées.Lundi soir, sur LCI, le président du parti Edouard Philippe, candidat déclaré pour 2027, a recommandé à ses députés de s’abstenir. Mais certains devraient voter pour.Ce texte “n’est pas satisfaisant” mais “je ne suis pas partisan du chaos, je ne propose pas de voter contre. Je n’ai jamais voulu que le gouvernement de Sébastien Lecornu tombe”, a ajouté l’ex-Premier ministre.Le Premier ministre tente aussi d’arracher des abstentions du côté des 38 écologistes avec un amendement visant à augmenter l’objectif des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) de 3% au lieu de 2%, soit un milliard d’euros.”L’abstention est une possibilité”, a reconnu mardi matin la présidente du groupe des Verts Cyrielle Chatelain qui attend dans l’hémicycle un “engagement” du gouvernement sur le fait que “chaque euro voté pourra être dépensé par les soignants”. Une assurance donnée quelques minutes plus tard par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin.En direction des élus d’outre-mer, M. Lecornu a proposé un amendement pour financer davantage la santé de ces territoires.- Déficit à 19,6 milliards -Le gouvernement ne cesse d’avertir que si aucun texte n’est adopté, le déficit de la Sécu flamberait à 30 milliards d’euros en 2026, contre 23 en 2025.Selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist, il devrait se situer dans le texte final à 19,6 milliards d’euros. En comptant toutefois 4,5 milliards d’euros transférés des caisses de l’Etat pour donner de l’air à la Sécu – ce qui reporte le problème, pointe la droite.L’issue du scrutin est d’autant plus incertaine que les votes ne seront pas unanimes au sein des groupes.Renaissance, le MoDem, le PS et le groupe indépendant Liot devraient voter majoritairement pour, quand les insoumis et l’alliance RN-UDR devraient voter contre.Les communistes se dirigent vers un vote majoritairement contre.Chez LR, Bruno Retailleau a appelé à ne pas voter un “budget socialiste” qui “prépare un crash social”. Mais certains élus opposés à la réforme des retraites pourraient voter pour.Si le texte est adopté, son chemin n’est pas terminé pour autant: il repartira au Sénat, avant de revenir à l’Assemblée, à qui le gouvernement pourra alors donner le dernier mot.

Le repreneur en série ACI Group devant la justice, l’inconnu pour des centaines de salariés

Le groupe ACI, jeune repreneur en série d’une quarantaine de sites industriels lui-même placé en redressement judiciaire, joue mardi son avenir, mais aussi et surtout celui d’une partie de ses 1.600 employés, devant la justice commerciale à Lyon.Lors de la première audience devant le Tribunal des activités économiques (TAE) le 25 novembre, son cofondateur et actionnaire majoritaire Philippe Rivière s’était engagé à trouver “les fonds suffisants” pour sauver la holding. Après plusieurs promesses de financement non tenues, les juges risquent d’être méfiants et pourraient prononcer une liquidation judiciaire.Les syndicats, qui appellent à manifester devant le tribunal, ne croient plus cet homme qui a perdu la gestion de sa société – confiée à des administrateurs judiciaires- et fait l’objet d’une enquête pénale pour des soupçons de malversations.Créé en 2019 par Philippe Rivière et Patrice Rives, ACI Group a racheté, à tour de bras et au pas de charge en six ans, une kyrielle d’entreprises en difficulté, notamment spécialisées dans la fourniture de pièces pour les industries de la défense, de l’aéronautique et du nucléaire civil.Il était parvenu à constituer un groupe d’une quarantaine d’entreprises, englobant quelque 1.600 salariés dont 1.400 en France, mais il avait dû renoncer cette année à plusieurs acquisitions et son modèle s’est effondré à partir de cet été. Depuis le placement en redressement en septembre à la demande de Patrice Rives, contre l’avis de Philippe Rivière, au moins six entités du groupe ont déjà été liquidées, et une dizaine d’autres placées en redressement.Outre la décision sur la maison-mère, “le placement en redressement ou en liquidation devrait intervenir mardi pour près d’une vingtaine d’autres sociétés”, selon Samy Tabti, délégué syndical CGT, qui évalue à 1.200 le nombre de salariés actuels d’ACI Group.Le ministre de l’Economie Roland Lescure, qui suit de près ce dossier, a promis que l’Etat se pencherait sur “toutes les filiales les unes après les autres”, dont certaines “vont bien” et d’autres “moins bien”, pour “tenter de trouver des repreneurs”.Lors d’une première audience, le 25 novembre, Fabrice Fort, coordinateur régional de la CGT Métallurgie, avait évoqué auprès de l’AFP “une affaire qui pourrait virer au scandale d’Etat”: “Rivière a bénéficié d’aides publiques, sans aucun contrôle”, dans des domaines sensibles touchant l’armement et le nucléaire, “pour ensuite siphonner les trésoreries des entreprises qu’il rachetait et faire remonter les fonds à la holding”. 

Honduras: le candidat Nasralla dénonce un “vol” de la présidentielle en faveur de son rival adoubé par Trump

Le candidat libéral à la présidentielle au Honduras Salvador Nasralla a dénoncé lundi un “vol” du scrutin en faveur de son rival Nasry Asfura adoubé par le président américain Donald Trump, alors que le dépouillement a repris.Au point mort depuis plusieurs jours, le décompte des bulletins, qui restait bloqué à 88,6% samedi, a repris lundi.Avec …

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Présidentielle au Chili: l’extrême droite de Kast favorite face à la gauche de Jara

Le Chili élit dimanche son prochain président lors d’un second tour dominé par l’insécurité et l’immigration, des thèmes qui ont propulsé le leader d’extrême droite José Antonio Kast en position de favori face à sa rivale de gauche Jeannette Jara.Le leader du Parti Républicain, qui promet de lutter contre la criminalité en expulsant les quelque …

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Marylise Léon (CFDT) appelle à “absolument” voter le budget de la Sécu

La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon appelle à “absolument” voter mardi le budget de la Sécurité sociale qui prévoit de suspendre la réforme des retraites de 2023.”Il faut absolument qu’il puisse y avoir l’adoption de ce budget parce qu’il y a la suspension de la réforme des retraites (…) ça concerne des centaines de milliers de personnes qui pourraient partir plus tôt. Il faut pouvoir répondre à cette attente sociale qui est extrêmement forte”, a déclaré mardi matin sur France Info Mme Léon.Le vote du budget de la Sécu prévu dans l’après-midi s’annonce extrêmement serré sur la deuxième lecture de ce projet de loi. Face à la menace d’une censure, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait concédé aux socialistes le décalage à janvier 2028 de la réforme des retraites portant l’âge légal de départ à 64 ans.Cinq générations de retraités, soit 3,5 millions de personnes, bénéficieraient ainsi à terme de ce report de la réforme, en gagnant un trimestre par rapport à la loi de 2023.”Ce n’est ni le budget du gouvernement, ni celui du parti socialiste ou d’autres forces qui ont joué le jeu de la négo (négociation, NDLR) et je pense qu’il faut qu’il soit adopté”, a insisté la cheffe de file syndicale.”Le vrai sujet, c’est le contenu et moi ma boussole, c’est qu’est-ce que ça a comme impact concret sur les travailleurs. La suspension de la réforme des retraites, ça a un impact très concret dès sa mise en application”, a-t-elle défendu.”Je pense qu’il y a un risque à ce qu’il n’y ait pas de budget de la Sécurité sociale”, citant notamment “un report des moyens pour les associations de solidarité qui sont déjà en grande difficulté”, a estimé Mme Léon.

Budget de la Sécu : que prévoit le texte ?

Le projet de budget de la Sécurité sociale a été largement réécrit par les députés, qui ont amputé une large partie des économies initialement prévues.Suspension de la réforme des retraites, heures supplémentaires, taxe sur les mutuelles… Voici les principales mesures du texte sur lequel l’Assemblée se prononce mardi.- Retraites -Le projet de loi suspend jusqu’à janvier 2028 la marche vers l’âge légal de départ à 64 ans. La génération née en 1964 partirait à 62 ans et 9 mois au lieu de 63 ans. Et avec 170 trimestres cotisés au lieu de 171.L’application de la réforme reprendrait ensuite, avec un trimestre de décalage.Le texte contient également des mesures visant à mieux valoriser, au moment de la retraite, les carrières des femmes ayant eu des enfants.- Arrêts de travail -L’Assemblée a adopté une limitation de la durée des arrêts de travail: ils ne pourront excéder un mois pour une première prescription, et deux mois pour chaque renouvellement.- Revenus du capital -Après de multiples tractations, l’Assemblée a adopté un compromis entre gauche et droite : rehausser la contribution sociale généralisée sur le capital, taxe finançant la protection sociale, en réduisant le périmètre de la hausse.La gauche avait fait voter une hausse de 9,2% à 10,6%, pour 2,8 milliards de rendement. L’Assemblée l’a restreinte, excluant entre autres les PEL, assurances vie et autres revenus de location. Avec un rendement amputé à 1,5 milliard d’euros.- Heures supplémentaires -A l’initiative des Républicains, l’Assemblée a étendu aux entreprises de plus de 250 salariés une déduction de cotisations patronales sur les heures supplémentaires.- Surtaxe sur les mutuelles -Initialement mis en échec, le gouvernement a finalement réussi à faire adopter une taxation exceptionnelle des complémentaires santé, à hauteur de un milliard d’euros, avec le soutien des socialistes. Même si une partie des députés, principalement à gauche, s’inquiète d’une répercussion in fine sur les assurés.- Économies trop clivantes -Inflammable, le gel des pensions de retraite et minima sociaux, devant rapporter 3 milliards, a été supprimé.La suppression de l’exonération de cotisations en faveur des nouveaux apprentis, et la création d’une cotisation patronale sur les tickets-restaurants se sont aussi heurtées au rejet des députés.Le gouvernement a aussi annoncé renoncer à doubler par décret, sans approbation du Parlement, les franchises médicales, reste à charge pour les patients, par exemple sur les boîtes de médicaments.- Dépenses de l’assurance maladie, déficit -La hausse de l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie (Ondam) était initialement d’1,6% (265,9 milliards d’euros en 2025). Très insuffisante, selon les parlementaires et certains acteurs, pour suivre les dépenses nécessaires à l’hôpital comme à la ville.Le gouvernement a déclaré viser finalement +3%, annonce interprétée comme un geste envers les écologistes.Un député LR y voit principalement la traduction du renoncement au doublement des franchises : “ça vous augmente l’Ondam, puisque vous allez avoir plus de dépenses et moins de recettes. C’est du faux argent”.Quant au déficit de la Sécu, selon l’entourage de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, il oscillerait entre 18 et 19,5 milliards d’euros en fonction du texte final. Mais en comptant 4,5 milliards transférés des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu, reportant, selon la droite, le problème.parl-sac/la/sde/dsa

EU launches antitrust probe into Google’s data use for AI

The EU announced Tuesday it had opened a probe to assess whether Google breached antitrust rules by using content put online by media and other publishers to train and provide AI services without appropriate compensation.The European Commission said the investigation would look into concerns that the US tech giant might be distorting competition by imposing unfair terms and conditions on publishers and content creators, or by granting itself privileged access to their output.”A free and democratic society depends on diverse media, open access to information, and a vibrant creative landscape,” the European Union’s competition chief, Teresa Ribera, said. “AI is bringing remarkable innovation and many benefits for people and businesses across Europe, but this progress cannot come at the expense of the principles at the heart of our societies”. The commission, the European Union’s antitrust regulator, said the probe would focus on two issues. It would look into whether Google used YouTube videos to train its generative AI models without adequately paying the creators who post the clips online — and without offering them the possibility to refuse such use of their content.”Google does not remunerate YouTube content creators for their content, nor does (it) allow them to upload their content on YouTube without allowing Google to use such data,” the commission said. “At the same time, rival developers of AI models are barred by YouTube policies from using YouTube content to train their own AI models.”The probe would also check whether the firm used online content from other sites, such as newspaper websites, to provide generative AI-powered services, again with no compensation or possibility to opt-out. This relates in particular to Google’s AI-generated summaries that pop-up in response to a user’s search query and to the firm’s “AI Mode” — a search tab similar to a chatbot which answers users’ questions, the commission said. “We are investigating whether Google may have imposed unfair terms and conditions on publishers and content creators, while placing rival AI models developers at a disadvantage, in breach of EU competition rules,” Ribera said.There is no deadline for the commission to complete its investigation and the opening of a probe does not prejudge its outcome. The company, however, risks a hefty fine.