Thaïlande-Cambodge: les combats frontaliers poussent un demi-million de personnes à évacuer

Plus d’un demi-million de personnes ont évacué les régions frontalières de la Thaïlande et du Cambodge, où les combats qui se poursuivent mercredi ont fait au moins 15 morts, amenant Donald Trump à s’engager à intervenir pour “arrêter” les hostilités.Parallèlement, l’armée thaïlandaise a déclaré que les forces cambodgiennes avaient tiré des roquettes tôt mercredi matin, lesquelles ont atterri à proximité de l’hôpital Phanom Dong Rak, dans la province de Surin, déjà touché lors des affrontements de juillet.”Les civils ont dû évacuer massivement en raison de ce que nous avons évalué comme une menace imminente pour leur sécurité”, a expliqué le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense, Surasant Kongsiri, après avoir annoncé l’évacuation de plus de 400.000 de ses ressortissants.L’armée cambodgienne a fait savoir de son côté que plus de 100.000 personnes avaient été contraintes de quitter leur domicile dans cinq provinces bordant la frontière contestée, où avions de chasse, drones et chars étaient à la manoeuvre.Les deux voisins d’Asie du Sud-Est s’accusent mutuellement de la reprise des affrontements, dans lesquels dix civils cambodgiens et cinq soldats thaïlandais ont été tués, selon les derniers bilans des autorités.Le nombre de déplacés dépasse celui du mois de juillet, lorsque 300.000 personnes avaient fui les combats, au sol et dans les airs, qui avaient fait 43 morts de part et d’autre en cinq jours.La Thaïlande et le Cambodge avaient signé le 26 octobre un accord de cessez-le-feu sous l’égide de Donald Trump, mais il a été suspendu quelques semaines plus tard.Le président américain a affirmé mardi au cours d’un rassemblement devant ses partisans en Pennsylvanie qu’il comptait appeler les dirigeants des deux pays pour leur demander de cesser les combats. “Demain, je dois passer un coup de fil et je pense qu’ils vont comprendre”, a-t-il lancé. “Qui d’autre pourrait dire +je vais passer un coup de fil et arrêter une guerre entre deux pays très puissants+?”Mais pour Bangkok, le temps du dialogue n’est pas encore venu.”Si un pays tiers souhaite jouer les médiateurs, la Thaïlande ne peut pas l’accepter à ce stade car une limite a été franchie”, a déclaré le porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères Nikorndej Balankura. “Nous devons nous assurer qu’il existe suffisamment de confiance avant que les pourparlers puissent commencer”, a-t-il ajouté, alors qu’un couvre-feu a été instauré de 19H00 à 5h00 dans la province frontalière de Sa Kaeo.- “Sauver ma vie” -Des tirs d’artillerie ont résonné mercredi matin dans le village cambodgien quasiment désert de Samraong, à quelques kilomètres de la frontière et de plusieurs temples historiques revendiqués par la Thaïlande.”Les combats sont plus intenses cette fois (qu’en juillet), les Thaïlandais larguent des bombes depuis des avions de chasse”, a dit à l’AFP Lay Non, qui a trouvé refuge dans une pagode de la province de Siem Reap.”Je me sens apaisé ici”, a poursuivi l’agent de sécurité de 55 ans, assis près d’une grande statue de Bouddha.La porte-parole du ministère cambodgien de la Défense, Maly Socheata, a accusé l’armée thaïlandaise d’avoir “tiré sans discernement sur des zones civiles et des écoles”, ainsi que sur le temple contesté de Ta Krabey, un “site sacré du Cambodge”, selon elle.De l’autre côté de la frontière, Niam Poda faisait sa lessive lundi chez elle, dans la province thaïlandaise de Sa Kaeo, lorsqu’une forte explosion a retenti. “J’ai dû courir pour avoir la vie sauve dès que j’ai pu”, a témoigné l’agricultrice de 62 ans, qui a laissé chez elle dans la précipitation ses médicaments contre le diabète et l’hypertension.”J’espère que la paix reviendra rapidement pour que je puisse retourner m’occuper de mes cannes à sucre”, a-t-elle ajouté devant sa tente installée sous un abri de fortune.Dans ce contexte, le Cambodge s’est retiré mercredi des Jeux d’Asie du Sud-Est, une compétition sportive régionale organisée par la Thaïlande dont la cérémonie d’ouverture avait eu lieu la veille.burs-sco-sdu/clc/ial

Neutralité et financement: la patronne de France Télé se défend face aux députés

Attendue de pied ferme par la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte Cunci, a défendu mercredi sans relâche sa gestion de l’entreprise et la neutralité des émissions, une “exigence absolue”.Le contexte est inflammable et le rapporteur de la commission, le député Charles Alloncle (UDR), l’a soumise à plusieurs …

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Des dizaines de milliers de manifestants réclament à nouveau le départ du gouvernement bulgare

Des dizaines de milliers de personnes manifestent mercredi à Sofia contre le gouvernement bulgare, dans une série de rassemblements sans précédent depuis des années dans le pays, où la colère se cristallise autour du budget 2026, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pour la troisième fois en trois semaines, les manifestants se sont réunis sur la …

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Macron confirme une loi pour interdire les réseaux sociaux “avant 15-16 ans”

Le président Emmanuel Macron a confirmé mercredi à Saint-Malo son intention de faire interdire les réseaux sociaux avant “15 ou 16 ans”, grâce à un projet de loi déposé “dès janvier”. Lors d’une étape en Bretagne dans son tour de France sur la régulation des réseaux sociaux, le chef de l’État a insisté devant près de …

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Emoi au Parisien après l’annulation d’une interview avec le procureur national financier

Les syndicats et des journalistes du Parisien ont dénoncé mercredi une “censure” de leur direction, après l’annulation d’une interview prévue avec le procureur national financier, en charge de dossiers sensibles dont l’enquête sur le financement libyen qui a valu à Nicolas Sarkozy d’aller en prison.Dans une lettre ouverte à l’ensemble de leurs collègues, que l’AFP a pu consulter, les journalistes du service des informations générales ont fait part de leur “immense stupéfaction après la décision unilatérale du directeur des rédactions”, Nicolas Charbonneau, “d’annuler (cette) interview” prévue mercredi avec le procureur Jean-François Bohnert, “à 24 heures de l’échéance”.Selon eux, les sujets à évoquer ne manquaient pas, comme la sortie du livre de Nicolas Sarkozy sur son expérience de la prison, “dans lequel il évoque à plusieurs reprises le PNF (parquet national financier)”, en charge de l’accusation dans le procès sur le financement libyen de sa campagne présidentielle.”Cette décision apparaît comme une censure pure et simple d’un magistrat responsable de la lutte contre la corruption dans le pays”, écrivent les journalistes.Le PNF a confirmé à l’AFP que l’entretien a été annulé “la veille pour le lendemain”.Dans un mail interne aux salariés envoyé en début de soirée, et consulté par l’AFP, le Directeur des rédactions du journal a contesté toute “censure” et a défendu “une décision éditoriale”  prise le 4 décembre “sur un seul critère +journalistique+, celui de rester un média qui propose des contenus et entretien exclusifs+”. Au cours d’une conférence de rédaction hebdomadaire, “il a été rapporté qu’il (NDLR: Jean-François Bohnert) faisait ses adieux du PNF et qu’il était effectivement +un peu partout+ dans la presse, ce qui m’a poussé publiquement à m’interroger”, écrit Nicolas Charbonneau. “J’ai souligné que nous n’avions pas franchement l’habitude de passer après tout le monde dans une séquence médiatique, et qu’en conséquence, nous pouvions +passer notre tour+”, ajoute-t-il.Il concède toutefois “une erreur dans la chaine de communication qui a suivi cette conférence” ayant mené au fait que cette décision “n’était tout simplement pas parvenue au journaliste à l’origine de cette proposition”.Les journalistes ont reçu le soutien de la Société des journalistes (SDJ), qui y a vu un “fait particulièrement grave” et parle aussi de “censure”.”Cette annulation d’une interview pourtant annoncée et programmée semble obéir à une logique sans rapport avec la vocation d’informer d’un titre tel que Le Parisien”, ont renchéri les syndicats (SGJ-FO, SGLCE-CGT, SNJ, SNJ-CGT) dans un autre communiqué.En difficulté financière, le Parisien/Aujourd’hui en France va faire l’objet d’une recapitalisation à hauteur de 150 millions d’euros de la part de LVMH, piloté par le milliardaire Bernard Arnault. Cette annonce le 21 novembre a donné de l’air au journal, où la rédaction s’est inquiétée des rumeurs évoquant une possible vente au milliardaire conservateur Vincent Bolloré.

Egypt switches off Liverpool after Salah falloutWed, 10 Dec 2025 20:40:29 GMT

At a cafe in a bustling Cairo neighbourhood, Liverpool games once drew wall-to-wall crowds, but with Mohamed Salah off the pitch, his Egyptian fans would now rather play cards or quietly doomscroll than watch the Reds play.Salah, one of the world’s greatest football stars, delivered an unusually sharp rebuke of manager Arne Slot after he …

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Egypt switches off Liverpool after Salah fallout

At a cafe in a bustling Cairo neighbourhood, Liverpool games once drew wall-to-wall crowds, but with Mohamed Salah off the pitch, his Egyptian fans would now rather play cards or quietly doomscroll than watch the Reds play.Salah, one of the world’s greatest football stars, delivered an unusually sharp rebuke of manager Arne Slot after he was left on the bench for three consecutive games.Adored by fans as the “Egyptian king”, Salah told reporters he had been “thrown under the bus” by the club he has called home for seven-and-a-half years.The outburst divided Liverpool fans worldwide — but in the Cairo cafe, people knew what side they were on, and Tuesday’s Champions League clash with Inter Milan went unnoticed.”We’re upset, of course,” said Adel Samy, 40, a longtime Salah fan, who remembers the cafe overflowing with fans whenever he was playing.On Tuesday evening, only a handful of customers sat at rickety tables — some hunched over their phones, others shuffling cards, barely glancing at the screen.”He doesn’t deserve what’s happening,” Samy told AFP.Islam Hosny, 36, who helps run the family cafe, said the street outside used to be packed with “people standing on their feet more than those who sat on chairs” whenever Salah played.”The cafe would be as full as an Ahly-Zamalek derby,” he told AFP, referring to Egypt’s fiercest football rivalry. “Now because they know he’s not playing, no one comes.”At a corner table, a customer quietly asks staff to switch to another match.- ‘Time to leave’ -Since joining the Merseyside team in 2017, Salah has powered the club’s return to the top of European football, inspiring two Premiere League titles, a Champions League triumph and victories at FA Cup, League Cup and FIFA Club World Cup.With 250 goals in 420 appearances, he is Liverpool’s third-highest goalscorer of all time, and for Egyptians, the country’s greatest sporting export.But this season, Salah has struggled for form, scoring five goals in 19 appearances as Liverpool have won just five of their last 16 matches in all competitions, slipping to eighth in the Champions League with 12 points.At the cafe in the Shoubra neighbourhood of Cairo, the sense of disillusionment gripped fans.”Cristiano Ronaldo, Messi and all players go through dips,” said Mohamed Abdelaziz, 40, but they still play.Shady Hany, 18, shook his head. “How can a player like Mohamed Salah sit on the bench for so long?” he told AFP.”It is time for Salah to leave.”Slot said on Monday he had “no clue” whether Salah would play for Liverpool again.Salah, due to join Egypt for the Africa Cup of Nations after next weekend’s home match against Brighton, has around 18 months remaining on the £400,000-a-week contract he signed in April.Saudi clubs have already set their sights on Salah to land him during the winter transfer window, a Public Investment Fund (PIF) source told AFP. Saudi clubs Al-Ittihad, who had a £150-million bid rejected two years ago, and Al-Hilal are both believed to be monitoring developments while Aramco-backed Al Qadsiah is also keen.Yet, Egyptian sports pundit Hassan Khalafallah believes Salah’s motivations lie elsewhere.”If he cared that much about money, he would have accepted earlier offers from Gulf clubs,” he told AFP.”What matters to Salah is his career and his legacy.”Salah’s journey from the Nile Delta village of Nagrig to global stardom at Anfield has inspired millions.His rise is a classic underdog story — starting at Egypt’s El Mokawloon, moving to Switzerland’s Basel, enduring a tough spell at Chelsea, finding form at AS Roma and ultimately becoming one of the Premier League’s greatest players.”Salah is an Egyptian star we are all proud of,” said Hany.”Saudi Arabia is money, but Salah deserves more. He still has so much ahead of him.”