Most Asian markets track Wall St loss; Hong Kong extends gains
Asian markets mostly fell Monday following a dour end to last week for Wall Street, where a disappointing round of data added to concerns about the world’s number one economy.The euro started on the front foot after conservatives won a closely watched election in Germany, with leader Friedrich Merz urging the speedy formation of a new coalition government.After a healthy performance on Friday, Asian investors struggled to maintain momentum after big losses in New York, where the Nasdaq lost more than two percentThe selling came after a report showed activity in the key services sector hit a 25-month low in February, while separate data indicated consumer sentiment dived almost 10 percent from January.Meanwhile, another study revealed that expectations for inflation hit a three-decade high.The readings follow a recent run of figures pointing to a softening of the labour market and prices continuing to rise faster than the Federal Reserve’s target rate.There have been increasing fears since Donald Trump regained the US presidency that his plans to impose import tariffs, and slash taxes, immigration and regulations would reignite inflation.That has led investors to scale back their expectations for how many interest rate cuts the Fed will make this year.Hong Kong advanced in early Asian trade, building on Friday’s blockbuster rally fuelled by tech firms, particularly an eye-watering rise of more than 14 percent in ecommerce titan Alibaba.The Chinese firm piled on more than one percent, while JD.com was up 0.9 percent.However, while Singapore also edged up the rest of the region struggled.Shanghai, Sydney, Seoul, Taipei, Manila, Jakarta and Wellington were all in the red.The euro got a lift from news that Merz’s CDU/CSU alliance won more than 28 percent, according to projections, crushing the Social Democrats (SPD) of outgoing Chancellor Olaf Scholz, which came third.The far-right Alternative for Germany (AfD) came second, almost doubling its score to over 20 percent.Merz said he wanted to quickly form a government, warning that as Trump is driving rapid and disruptive changes, “the world isn’t waiting for us”.”Markets will like that, presuming it is achieved,” said National Australia Bank’s senior forex analyst Rodrigo Catril.Oil prices extended losses after dropping as much as three percent on Friday as the weak US data sparked demand fears, while there are also growing expectations Trump will ease the sanctions that have limited Russian oil exports.- Key figures around 0230 GMT -Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.1 percent at 23,494.24Shanghai – Composite: DOWN 0.3 percent at 3,370.56Tokyo – Nikkei 225: Closed for a holidayEuro/dollar: UP at $1.0521 from $1.0462 on FridayPound/dollar: UP at $1.2682 from $1.2628Dollar/yen: UP at 149.45 from 149.32 yenEuro/pound: UP at 82.96 pence from 82.81 pence West Texas Intermediate: DOWN 0.2 percent at $70.27 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.1 percent at $73.97 per barrelNew York – Dow: DOWN 1.7 percent at 43,428.02 (close)London – FTSE 100: FLAT at 8,659.37 (close)
Sommet à Kiev pour le troisième anniversaire de l’invasion russe
Les dirigeants de 13 pays se retrouvent lundi à Kiev pour réaffirmer leur soutien à l’Ukraine au troisième anniversaire de l’invasion russe, au moment où le revirement des Etats-Unis a changé la donne du conflit.”Nous avons une rencontre importante demain, un sommet. Peut-être que ce sera un tournant”, a déclaré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky à propos de cette réunion à laquelle 24 autres dirigeants se joindront par visioconférence.Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez sera du voyage à Kiev, tout comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cette dernière a dit avoir “fait le point” avec le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui se rendent aux Etats-Unis respectivement lundi et jeudi.En vol pour Washington, M. Macron a répété que lui et ses “collègues européens” étaient “engagés pour que la paix revienne de manière juste, solide et durable” et que “la sécurité des Européens sorte confortée” des négociations.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Le président du Conseil européen Antonio Costa a pour sa part annoncé un sommet spécial pour le 6 mars car “nous vivons un moment décisif pour l’Ukraine et la sécurité européenne”.- “Capacité de défense européenne” -Le chef de file des démocrates-chrétiens allemands Friedrich Merz, qui a remporté les législatives de dimanche et a toutes les chances de devenir le prochain chancelier, a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.Après s’être aligné sur la position russe qui juge l’Ukraine responsable du déclenchement du conflit le 24 février 2022 et avoir ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, le président américain Donald Trump insiste sur sa volonté de récupérer le montant de l’aide fournie depuis cette date en obtenant un accès aux ressources minières ukrainiennes.M. Zelensky a exclu de signer un texte que “dix générations d’Ukrainiens” devront payer.M. Trump a aussi qualifié de “dictateur sans élections” M. Zelensky, élu en 2019 pour cinq ans mais qui reste au pouvoir en raison de l’impossibilité d’organiser un scrutin en pleine guerre. Le président ukrainien a affirmé dimanche ne pas être “offensé” par ces propos car il était “un président légitimement élu”.Washington prépare en outre un sommet entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, et a jugé irréaliste une adhésion de l’Ukraine à l’Otan.Cette volte-face américaine après trois ans de soutien militaire ininterrompu a abasourdi un grand nombre d’Ukrainiens, qui redoutent que leur pays soit forcé d’accepter des concessions territoriales en échange d’un cessez-le-feu.- “Plus rien à perdre” -Si le président ukrainien accepte de céder à la Russie les régions qu’elle occupe actuellement, “les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky et nous continuerons à pousser”, prévient Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire ukrainien.Des manifestations de soutien à l’Ukraine ont déjà eu lieu dimanche à Paris, à Prague, à Vilnius, devant l’ambassade de Russie à Washington et dans plusieurs autres villes américaines. D’autres rassemblements sont prévus lundi, notamment à Londres.De son côté, la Russie ne cache pas sa satisfaction après avoir vu Donald Trump briser l’isolement voulu par les Occidentaux de Vladimir Poutine et l’ouverture de pourparlers bilatéraux.”Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, s’est félicité dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Moscou a annoncé qu’une nouvelle rencontre de diplomates russes et américains aurait lieu en fin de semaine, après celle du 18 février en Arabie saoudite des ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Marco Rubio.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Américains ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et ce alors même que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé dimanche à une paix “juste” qui respecte cette “intégrité territoriale”.
Sommet à Kiev pour le troisième anniversaire de l’invasion russe
Les dirigeants de 13 pays se retrouvent lundi à Kiev pour réaffirmer leur soutien à l’Ukraine au troisième anniversaire de l’invasion russe, au moment où le revirement des Etats-Unis a changé la donne du conflit.”Nous avons une rencontre importante demain, un sommet. Peut-être que ce sera un tournant”, a déclaré dimanche le président ukrainien Volodymyr Zelensky à propos de cette réunion à laquelle 24 autres dirigeants se joindront par visioconférence.Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez sera du voyage à Kiev, tout comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Cette dernière a dit avoir “fait le point” avec le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui se rendent aux Etats-Unis respectivement lundi et jeudi.En vol pour Washington, M. Macron a répété que lui et ses “collègues européens” étaient “engagés pour que la paix revienne de manière juste, solide et durable” et que “la sécurité des Européens sorte confortée” des négociations.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Le président du Conseil européen Antonio Costa a pour sa part annoncé un sommet spécial pour le 6 mars car “nous vivons un moment décisif pour l’Ukraine et la sécurité européenne”.- “Capacité de défense européenne” -Le chef de file des démocrates-chrétiens allemands Friedrich Merz, qui a remporté les législatives de dimanche et a toutes les chances de devenir le prochain chancelier, a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.Après s’être aligné sur la position russe qui juge l’Ukraine responsable du déclenchement du conflit le 24 février 2022 et avoir ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, le président américain Donald Trump insiste sur sa volonté de récupérer le montant de l’aide fournie depuis cette date en obtenant un accès aux ressources minières ukrainiennes.M. Zelensky a exclu de signer un texte que “dix générations d’Ukrainiens” devront payer.M. Trump a aussi qualifié de “dictateur sans élections” M. Zelensky, élu en 2019 pour cinq ans mais qui reste au pouvoir en raison de l’impossibilité d’organiser un scrutin en pleine guerre. Le président ukrainien a affirmé dimanche ne pas être “offensé” par ces propos car il était “un président légitimement élu”.Washington prépare en outre un sommet entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, et a jugé irréaliste une adhésion de l’Ukraine à l’Otan.Cette volte-face américaine après trois ans de soutien militaire ininterrompu a abasourdi un grand nombre d’Ukrainiens, qui redoutent que leur pays soit forcé d’accepter des concessions territoriales en échange d’un cessez-le-feu.- “Plus rien à perdre” -Si le président ukrainien accepte de céder à la Russie les régions qu’elle occupe actuellement, “les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky et nous continuerons à pousser”, prévient Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire ukrainien.Des manifestations de soutien à l’Ukraine ont déjà eu lieu dimanche à Paris, à Prague, à Vilnius, devant l’ambassade de Russie à Washington et dans plusieurs autres villes américaines. D’autres rassemblements sont prévus lundi, notamment à Londres.De son côté, la Russie ne cache pas sa satisfaction après avoir vu Donald Trump briser l’isolement voulu par les Occidentaux de Vladimir Poutine et l’ouverture de pourparlers bilatéraux.”Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, s’est félicité dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Moscou a annoncé qu’une nouvelle rencontre de diplomates russes et américains aurait lieu en fin de semaine, après celle du 18 février en Arabie saoudite des ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Marco Rubio.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Américains ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et ce alors même que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé dimanche à une paix “juste” qui respecte cette “intégrité territoriale”.
Allemagne: les conservateurs vainqueurs des élections, record pour l’extrême droite
Les conservateurs allemands ont remporté dimanche les élections législatives allemandes, marquées par un score record de l’extrême droite dans ce scrutin crucial pour une Europe en plein doute face à la fracture avec les Etats-Unis de Donald Trump.Le vainqueur du scrutin et chef de file des démocrates-chrétiens, Friedrich Merz, pourtant atlantiste convaincu, a immédiatement annoncé vouloir opérer un virage radical pour l’Allemagne, en émancipant l’Europe de Washington en matière de sécurité.Son bloc constitué autour des partis démocrates-chrétiens CDU et CSU, actuellement dans l’opposition, a obtenu 28,6% des suffrages, selon les chiffres officiels. Cette victoire est plus étriquée qu’escompté. Mais Friedrich Merz a désormais toutes les chances de devenir le nouveau chancelier, en remplacement du social-démocrate Olaf Scholz, dont le mouvement, avec 16,4%, enregistre son pire score de l’après-guerre.- “Changer” de politique -Affirmant disposer d’un “mandat clair” pour “changer” le cap politique du pays, il a dit viser la formation d’un gouvernement de coalition “au plus tard à Pâques”, autrement dit le 20 avril.Une chose est acquise: il ne s’alliera pas avec l’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), malgré les appels du pied de la formation nationaliste et anti-migrants, ainsi qu’un flirt parlementaire lors de la campagne. Le mouvement nationaliste d’Alice Weidel, soutenu depuis des semaines avec énergie par les proches du président américain, atteint avec 20,8% un résultat record. Son ambition déclarée: devenir bientôt le premier parti du pays.”Les gens en ont assez. Ils ne sont pas contents de la politique pratiquée par les partis traditionnels parce que les prix augmentent toujours plus (…) et les gens ont vraiment peur après la série d’attentats” commis ces dernières semaines dans le pays, dit à l’AFP Karin Kuschy, retraitée de 63 ans et électrice de l’AfD à Berlin.Les bouleversements tectoniques du paysage politique allemand surviennent au moment où la première économie européenne traverse des crises multiples qui remettent en cause son modèle de prospérité, entre récession et fossé de plus en plus profond entre l’Europe et les Etats-Unis, notamment autour de l’Ukraine.Le président Donald Trump a parlé d'”un grand jour pour l’Allemagne et les Etats-Unis d’Amérique” suite au scrutin.Mais Friedrich Merz a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.- Tournant -Compte tenu de “l’indifférence” de Donald Trump à l’égard de l’Europe, le Vieux continent doit atteindre “progressivement l’indépendance vis-à -vis des États-Unis”, a-t-il proclamé. Il s’agit d’un tournant pour l’Allemagne qui depuis 80 ans compte sur le “parapluie” américain pour sa sécurité.Ce désir d’émancipation de son allié traditionnel survient après le rapprochement amorcé par Washington avec la Russie pour forcer un règlement de la guerre en Ukraine, quitte à ignorer les intérêts de Kiev et des Européens.Le président français Emmanuel Macron a félicité Friedrich Merz et affirmé que les deux hommes étaient “plus que jamais déterminés à faire de grandes choses ensemble”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait de même, disant sa “hâte de continuer à travailler pour la paix et pour renforcer l’Europe” qui doit être “capable de se défendre”.Dans l’immédiat, le conservateur de 69 ans, vieux routier de la politique allemande mais encore sans expérience gouvernementale, va devoir trouver une majorité à la chambre des députés pour former son gouvernement.Le parti libéral FDP, qu’il espérait avoir à ses côtés, a échoué à atteindre le seuil minimum requis de 5% pour entrer au Bundestag. Son président et ancien ministre des Finances, Christian Lindner, a annoncé dans la foulée quitter la politique.Friedrich Merz compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, “catastrophique”.Ces deux partis disposent au final ensemble d’une courte majorité de sièges à la chambre des députés. Ils bénéficient pour cela indirectement de l’échec, d’extrême justesse, d’un petit parti anticapitaliste mais aussi antimigrants, BSW, à atteindre le seuil minimum de 5% des voix nécessaire pour entrer au Bundestag. BSW a atteint 4,97%, selon le résultat final, ratant le coche de 13.000 voix seulement. Cette issue évite aux conservateurs de chercher un troisième allié pour une coalition, avec le risque d’un gouvernement d’emblée instable.Donnée moribonde il y a quelque mois, la gauche radicale du parti Die Linke a, quant à elle, connu une renaissance, à 8,8%, sur un programme très social et hostile à l’extrême droite, qui a séduit les jeunes notamment.Le parti écologiste Grüne, qui était dans la coalition sortante, a décroché 11,6% des voix.
Allemagne: les conservateurs vainqueurs des élections, record pour l’extrême droite
Les conservateurs allemands ont remporté dimanche les élections législatives allemandes, marquées par un score record de l’extrême droite dans ce scrutin crucial pour une Europe en plein doute face à la fracture avec les Etats-Unis de Donald Trump.Le vainqueur du scrutin et chef de file des démocrates-chrétiens, Friedrich Merz, pourtant atlantiste convaincu, a immédiatement annoncé vouloir opérer un virage radical pour l’Allemagne, en émancipant l’Europe de Washington en matière de sécurité.Son bloc constitué autour des partis démocrates-chrétiens CDU et CSU, actuellement dans l’opposition, a obtenu 28,6% des suffrages, selon les chiffres officiels. Cette victoire est plus étriquée qu’escompté. Mais Friedrich Merz a désormais toutes les chances de devenir le nouveau chancelier, en remplacement du social-démocrate Olaf Scholz, dont le mouvement, avec 16,4%, enregistre son pire score de l’après-guerre.- “Changer” de politique -Affirmant disposer d’un “mandat clair” pour “changer” le cap politique du pays, il a dit viser la formation d’un gouvernement de coalition “au plus tard à Pâques”, autrement dit le 20 avril.Une chose est acquise: il ne s’alliera pas avec l’extrême droite de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), malgré les appels du pied de la formation nationaliste et anti-migrants, ainsi qu’un flirt parlementaire lors de la campagne. Le mouvement nationaliste d’Alice Weidel, soutenu depuis des semaines avec énergie par les proches du président américain, atteint avec 20,8% un résultat record. Son ambition déclarée: devenir bientôt le premier parti du pays.”Les gens en ont assez. Ils ne sont pas contents de la politique pratiquée par les partis traditionnels parce que les prix augmentent toujours plus (…) et les gens ont vraiment peur après la série d’attentats” commis ces dernières semaines dans le pays, dit à l’AFP Karin Kuschy, retraitée de 63 ans et électrice de l’AfD à Berlin.Les bouleversements tectoniques du paysage politique allemand surviennent au moment où la première économie européenne traverse des crises multiples qui remettent en cause son modèle de prospérité, entre récession et fossé de plus en plus profond entre l’Europe et les Etats-Unis, notamment autour de l’Ukraine.Le président Donald Trump a parlé d'”un grand jour pour l’Allemagne et les Etats-Unis d’Amérique” suite au scrutin.Mais Friedrich Merz a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.- Tournant -Compte tenu de “l’indifférence” de Donald Trump à l’égard de l’Europe, le Vieux continent doit atteindre “progressivement l’indépendance vis-à -vis des États-Unis”, a-t-il proclamé. Il s’agit d’un tournant pour l’Allemagne qui depuis 80 ans compte sur le “parapluie” américain pour sa sécurité.Ce désir d’émancipation de son allié traditionnel survient après le rapprochement amorcé par Washington avec la Russie pour forcer un règlement de la guerre en Ukraine, quitte à ignorer les intérêts de Kiev et des Européens.Le président français Emmanuel Macron a félicité Friedrich Merz et affirmé que les deux hommes étaient “plus que jamais déterminés à faire de grandes choses ensemble”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fait de même, disant sa “hâte de continuer à travailler pour la paix et pour renforcer l’Europe” qui doit être “capable de se défendre”.Dans l’immédiat, le conservateur de 69 ans, vieux routier de la politique allemande mais encore sans expérience gouvernementale, va devoir trouver une majorité à la chambre des députés pour former son gouvernement.Le parti libéral FDP, qu’il espérait avoir à ses côtés, a échoué à atteindre le seuil minimum requis de 5% pour entrer au Bundestag. Son président et ancien ministre des Finances, Christian Lindner, a annoncé dans la foulée quitter la politique.Friedrich Merz compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, “catastrophique”.Ces deux partis disposent au final ensemble d’une courte majorité de sièges à la chambre des députés. Ils bénéficient pour cela indirectement de l’échec, d’extrême justesse, d’un petit parti anticapitaliste mais aussi antimigrants, BSW, à atteindre le seuil minimum de 5% des voix nécessaire pour entrer au Bundestag. BSW a atteint 4,97%, selon le résultat final, ratant le coche de 13.000 voix seulement. Cette issue évite aux conservateurs de chercher un troisième allié pour une coalition, avec le risque d’un gouvernement d’emblée instable.Donnée moribonde il y a quelque mois, la gauche radicale du parti Die Linke a, quant à elle, connu une renaissance, à 8,8%, sur un programme très social et hostile à l’extrême droite, qui a séduit les jeunes notamment.Le parti écologiste Grüne, qui était dans la coalition sortante, a décroché 11,6% des voix.
India’s Modi uses mega Hindu festival to burnish credentials
The quest of millions seeking salvation at the world’s largest religious festival has also been a golden opportunity for Indian Prime Minister Narendra Modi to burnish Hindu nationalist credentials.Undeterred by packed trains, sold-out hotels, stomach-churning faecal matter measurements in rivers used for ritual bathing, and two deadly stampedes that killed dozens, the Hindu faithful descended on the city of Prayagraj for the six-week-long Kumbh Mela.They were welcomed by the ubiquitous presence of Modi on giant billboards flanked by firebrand Hindu monk Yogi Adityanath, 52, the chief minister of India’s largest state of Uttar Pradesh — and viewed by many as the prime minister’s potential successor.Both men say the millennia-old festival which ends Wednesday has been the “grandest” yet, bolstering their portrayal of themselves as stewards of Hindu resurgence and national prosperity.Above the sea of people at sprawling campsites, loudspeakers trumpet the achievements of Modi’s Bharatiya Janata Party (BJP).That is the take-home message for many of the pilgrims, who — at least according to eyebrow-raising figures from Adityanath’s state government — numbered more than 560 million.”We are just thankful to Modi and Yogi for their great work,” said Satendar Singh, 60, who travelled from Bihar state to bathe where Ganges and Yamuna rivers meet.”Only they will return to power now, no one else can replace them.”- ‘Kings’ -As well as Modi and Adityanath, a host of political leaders, business tycoons and Bollywood stars have made national headlines with a holy dip since the festival opened on January 13.The festival’s success was paramount for Modi and Adityanath, whose fortunes are linked to support from India’s one-billion-plus Hindus and, critics say, the marginalisation of its estimated 200 million Muslim minority.Modi, elected for his third consecutive term last year, has championed a Hindu nationalist agenda intertwining the majority religion with politics and economy.The Kumbh Mela, held at Prayagraj every 12 years, is the biggest milestone on the Hindu calendar.Modi, speaking before the festival, said previous governments “did not care” about the festival and pointed out that his administration “respects the culture and hence sees it as a responsibility to provide all the facilities for devotees”.The BJP has long pushed massive projects in key Hindu pilgrimage sites including Ayodhya, also in Utter Pradesh, where a grand temple was opened last year on the site where a centuries-old mosque was torn down by zealots in 1992.Before the festival, Modi and Adityanath —  who controlled lucrative service contracts — boasted of massive infrastructure upgrades and investments. It has cemented diehard loyalty from supporters.”Both Modi and Yogi are doing what no other government could do for us, and I just want them to stay in power forever,” said Sonu Sharma, 48, from Prayagraj.”They are kings, and the only thing a good king wants is whatever his subjects need.”- ‘Religious division’ -But many among Prayagraj’s Muslim population, who make up roughly a fifth of its seven million residents, viewed the festival with deep unease.Many still use the city’s old name of Allahabad, given by a Muslim ruler more than 400 years ago, rather than the Hindu name of Prayagraj the BJP changed it to in 2018.Critics say it was part of wider BJP efforts to smother Muslim identity. Local political activist Mohammad Akram, 38, accused the BJP of trying to turn the ancient festival into a “tool for religious division”.Unlike earlier editions, warnings by hardline Hindu groups deterred many Muslim shopkeepers and hawkers from entering the festival grounds. Mohammad Zahid, 52, a shopkeeper, said “99 percent of the local Muslims did not set up shops there out of fear”.He worried about the loss of the city’s Muslim past.”You can rename the city, but how can you change this cultural fabric of brotherhood which is the foundation of Allahabad?” he asked.Preacher Syed Farooq Ahmed, 55, whose family has lived in Prayagraj for generations, said he was “saddened” because division was “not the history of Allahabad’s shared cultural heritage”. Ahmed said his ancestor built their 300-year-old home and the mosque next to it, and had used the Ganges river to perform ceremonial washings before prayers.”This river does not belong to any caste or religion,” he said. “It belongs to those who have made it a part of themselves”.
Surprise rebel alliance could give Sudan’s beleaguered RSF a boostMon, 24 Feb 2025 01:49:16 GMT
Sudan’s paramilitary Rapid Support Forces have signed a charter paving the way for a parallel government with its allies, including a former foe who analysts say could offer crucial territory, fighters and border access.Since April 2023, a brutal war between the RSF and the regular army — represented by the internationally recognised government currently based …
Three years after Russia invasion, UN faces difficult votes on Ukraine
Defying Kyiv and its European allies, Washington plans on Monday to submit to the UN Security Council and General Assembly a draft text that calls for a “swift end” to the Ukraine conflict but makes no reference to its territorial integrity, in an early test of Donald Trump’s muscular approach to the crisis. Since Russian forces invaded Ukraine three years ago, the balance of power at the United Nations has been clear: the General Assembly, representing all members, has clearly and overwhelmingly supported Ukrainian sovereignty, while the 15-member Security Council has been paralyzed by Russia’s veto power. But Trump’s return to the White House last month has brought a dramatic reshuffling of the diplomatic cards, as he undertakes a clear rapprochement with the Kremlin while dismissing his Ukrainian counterpart, the severely pressured Volodymyr Zelensky, as a “dictator.”Against this tense diplomatic backdrop, Ukraine and more than 50 other states are planning on Monday — the third anniversary of the Russian invasion — to introduce a text before the General Assembly saying it is “urgent” to end the war “this year” and clearly repeating the Assembly’s previous demands: an immediate cessation of Russian hostilities against Ukraine and an immediate withdrawal of Russian troops. Amid heated speculation that the United States might abstain from the General Assembly vote — expected around midday — Washington generated widespread surprise Friday by proposing a competing text. The US resolution is “simple (and) historic,” Secretary of State Marco Rubio said late Friday, as he urged member states to approve it.- ‘A good move’ -The tersely worded US draft “implores a swift end to the conflict and further urges a lasting peace between Ukraine and Russia.”It makes no reference to Ukrainian territorial integrity, a cornerstone of the previous resolutions passed by the Assembly, with the United States under former president Joe Biden among its strongest supporters. For Vassili Nebenzia, the Russian ambassador to the UN, the American resolution is “a good move,” though he believes it should also “address the root causes” of the war.According to diplomatic sources, the American delegation plans to submit that text to a Security Council vote set for 3 pm (2000 GMT) Monday, according to the Chinese presidency of the Council.The vote will place European delegates in an awkward position.To be adopted, a resolution needs the votes of at least nine of the 15 Security Council members — while not being vetoed by any of the five permanent members (the United States, Britain, France, Russia and China).Even if the EU members (France, Slovenia, Denmark and Greece) along with Britain were to abstain, the resolution could still pass.Would France or Britain be prepared to cast their first vetoes in more than 30 years — even as their respective leaders, Emmanuel Macron and Keir Starmer, are expected this week at the White House for key talks on Ukraine? “I do not see how Paris and London can support a text that is so far from their stated positions on Ukraine, but I also do not see how they can veto it,” Richard Gowan of the International Crisis Group told AFP. Predicting the outcome of the diplomatic confrontation in the General Assembly is not easy: While some Europeans are deeply unsettled by the American approach, several UN member states have grown tired of the constant attention to Ukraine, and some Arab countries have not forgotten Kyiv’s refusal to support their resolutions on Gaza. For the Europeans, the competing votes will be “a test of their standing in the multilateral system.” At the same time, Kyiv could be left “increasingly isolated” if it draws too little support, Gowan said.The votes also constitute “an early test of the Trump administration’s strong-arm approach to UN diplomacy,” he added.With core principles of international law at stake, UN chief Antonio Guterres on Sunday called for a peace that “fully upholds Ukraine’s territorial integrity” and respects the UN Charter. Â