Angleterre: Arsenal chute avant le choc City-Liverpool
Arsenal a laissé passer l’occasion, peut-être l’une des dernières, de revenir dans la course au titre en s’inclinant à domicile face à West Ham (1-0) samedi, à la veille du choc de la 26e journée entre City et Liverpool.Les Reds peuvent porter leur avance à 11 points (avec un match en plus) s’ils s’imposent dimanche (17h30) à Manchester.Les Gunners ne sont jamais parvenus à bousculer leurs voisins dans un de leurs matches les plus ternes de la saison. Pour la troisième fois d’affilée, c’est la deuxième place qui se profile pour le club londonien, dont le dernier titre remonte à 2004.Les hommes de Mikel Arteta ont fini à dix après l’expulsion de Myles Lewis-Skelly (73e), mais ils n’avaient montré aucune supériorité ni avant le but de Jarrod Bowen (44e) ni après. Les Hammers n’avaient pourtant pris qu’un point lors des quatre derniers matches et avaient encaissé onze buts lors de leurs deux dernières confrontation avec Arsenal.L’entraîneur espagnol était privé de quatre attaquants (Gabriel Martinelli, Bukayio Saka, Kai Havertz et Gabriel Jesus), ce qui l’a amené à titulariser son compatriote Mikel Merino au poste de faux neuf. Le milieu de terrain avait marqué les deux buts de la victoire après être entré en fin de match lors du dernier déplacement à Leicester (2-0) mais a semblé perdu cette fois. L’animation offensive a été proche du néant, avec seulement quatre petites occasions.- United surnage à Everton -Manchester United a arraché le match nul à Everton (2-2), en étant inférieur dans tous les compartiments pendant l’essentiel de la rencontre, et reste englué à la quinzième place.Mené 2-0 dès la demi-heure de jeu après deux buts de Beto (19e) et d’Abdoulaye Doucouré (33e), United est resté presque sans réaction jusqu’à un magnifique coup franc de Bruno Fernandes à la 72e minute. L’égalisation est venue huit minutes plus tard par Manuel Ugarte. Fernandes était jusqu’alors passé complètement à côté de son match, comme les deux autres attaquants Joshua Zirkzee et Rasmus Hojlund. Seule l’entrée en jeu d’Alejandro Garnacho, dans la dernière demi-heure, a apporté de la percussion, à une équipe toujours aussi fébrile et désorganisée.Les Red Devils ont failli encaisser un troisième but dans le temps additionnel sur une situation brûlante, puis lorsqu’un pénalty a été annulé après une longue vérification de la VAR.L’entraîneur Ruben Amorim n’a pas caché son inquiétude, au micro de TNT Sports : “Le pire, c’était de perdre des ballons sans faire de pressing. On doit travailler au jour le jour, pour survivre à cette saison et penser à la suite.”Dans la lutte pour la qualification pour la Ligue des champions, l’outsider Bournemouth a trébuché devant son public sur Wolverhampton, vainqueur 1 à 0, et reste en cinquième position, avec un point de retard sur Manchester City.Tottenham (12e) a remporté sa troisième victoire de suite à Ipswich (4-1).
Porn stars: Oscar favorite ‘Anora’ gets sex work right
For a film about sex work to win an Oscar is rare. For it to win the respect of sex workers is even rarer.If Sean Baker’s “Anora” triumphs at the Academy Awards next Sunday, as predicted by most pundits, it will have achieved both.”Sean gets sex work. He just does,” porn actress and director Casey Calvert tells AFP, as she prepares to film an explicit lesbian scene on a set in the San Fernando Valley.”Sean is the only working mainstream filmmaker who has the ability to get it right. He’s also the only one who cares about getting it right,” adds adult film veteran Eli Cross, who is the cinematographer for the day.Baker’s journey to the Oscars began in this valley next to Los Angeles, infamously and accurately dubbed the capital of the US porn industry.It was here that he shot “Starlet,” a micro-budget film about a young adult actress who forms an unlikely friendship with an elderly widow.Baker’s candid portrayal of an industry used to being maligned and sensationalized by Hollywood earned him the friendship of porn workers like Calvert, who later worked as a paid consultant on his film “Red Rocket.”She will be among the many pornographers and sex workers cheering on “Anora” as it competes for best picture, best director, best actress for Mikey Madison, and much more on March 2. “It’s so exciting to me that I can’t even think about it,” says Calvert.”It would feel like this industry that I love being recognized on a stage it’s never been recognized before on.”- ‘Really skeptical’ -“Anora” follows Ani, a New York stripper and escort, as she embarks on an ill-fated, whirlwind romance with a bratty young Russian customer who turns out to be the son of an oligarch.Typical of Baker’s movies, it is stuffed with details that “civilian” viewers might miss.These range from the pole-dancing bruises on Ani’s legs, to the way she licks her fingers before instigating a sex act.”It’s just such a sex worker thing to do. It’s so in character,” explains Calvert.Authenticity is not something sex workers expect from Hollywood.Most famously, “Pretty Woman” served up a sanitized fairy tale about a prostitute and her wealthy savior. “The sex work industry as a whole is really skeptical of any film having to do with sex work,” says Calvert.”Hollywood, historically speaking, has made a lot of movies about prostitution and escorting that are not particularly positive.”Following the world premiere of “Anora,” Baker told AFP he had deliberately avoided the “hooker with a heart of gold” cliches.For Calvert, Baker’s films stand out because they are not really about sex work — they are about the struggles, emotions and humanity of people who happen to do sex work for a living.”It’s not about the taboo of sex. It’s just about a marginalized community of people who he finds really interesting and wants to explore,” she says.- ‘Consensual’ -“Anora” has already won multiple awards, from the Cannes festival’s Palme d’Or to prizes from Hollywood’s directors, producers, writers and critics.Baker has repeatedly dedicated his success to sex workers, and Madison used her BAFTA acceptance speech to pledge to be “an ally.”That such remarks caused zero controversy arguably represents a sea change in Hollywood. A decade ago, industry heavyweights like Meryl Streep joined a campaign to oppose the decriminalization of sex work.It is part of a wider, age-old debate about the profession.Opponents warn that criminal gangs exploit and traffic vulnerable women. Proponents of a regulated industry say it would better protect sex workers, who have the right to do as they wish with their bodies.Pornographer Siouxsie Q said it was “amazing” to see a film portraying “consensual adult sex work” receiving mainstream accolades.”We’ve come a long way, baby — we really have,” she told AFP.- ‘Stigma’ -Still, Calvert says the “stigma” surrounding pornography remains fierce, with highly experienced and talented adult filmmakers rarely able to cross over into Hollywood work.On the day AFP visited her set, Calvert — known for directing what she calls “big budget cinematic features” in adult film — was shooting in a large but outwardly nondescript house on a suburban cul-de-sac.Neighbors chased away reporters carrying camera gear to the home, wary of what was taking place inside.Baker is an unusual mainstream director who casts real porn actors in his films, and is genuinely friends with many in both businesses.Calvert says that fact was “a huge reason why I think that the critical success of ‘Anora’ is so important.”Baker’s work “helps a ton to break down those barriers,” she said.
Attaque au couteau à Mulhouse: un mort, deux policiers gravement blessés
Un homme de 37 ans, fiché pour prévention du terrorisme, est suspecté d’avoir tué à l’arme blanche une personne samedi à Mulhouse (Haut-Rhin) en marge d’une manifestation, et d’avoir grièvement blessé deux policiers municipaux, a indiqué le procureur à l’AFP.Le suspect “est fiché au FSPRT”, le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, a déclaré Nicolas Heitz, qui s’est rendu sur place. Les deux policiers municipaux ont été blessés pour l’un “à la carotide”, pour l’autre “au thorax”. Trois autres policiers municipaux auraient été plus légèrement atteints, a-t-il précisé.Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, est attendu sur place dans la soirée.Les faits se sont déroulés peu avant 16H00, en marge d’une manifestation de soutien au Congo. Sur place, à proximité du marché du canal couvert, un périmètre de sécurité a été dressé.De source syndicale, l’homme, né en Algérie, est actuellement sous contrôle judiciaire avec assignation à résidence. Il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).”L’horreur vient de saisir notre ville”, a déploré dans un message posté sur Facebook la maire de la ville, Michèle Lutz. “La piste terroriste semble être privilégiée pour le moment. Cela doit naturellement être confirmé sur le plan judiciaire”, a-t-elle ajouté. Elle a adressé aux victimes et à leurs proches ses “sentiments fraternels”.Â
Attaque au couteau à Mulhouse: un mort, deux policiers gravement blessés
Un homme de 37 ans, fiché pour prévention du terrorisme, est suspecté d’avoir tué à l’arme blanche une personne samedi à Mulhouse (Haut-Rhin) en marge d’une manifestation, et d’avoir grièvement blessé deux policiers municipaux, a indiqué le procureur à l’AFP.Le suspect “est fiché au FSPRT”, le fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, a déclaré Nicolas Heitz, qui s’est rendu sur place. Les deux policiers municipaux ont été blessés pour l’un “à la carotide”, pour l’autre “au thorax”. Trois autres policiers municipaux auraient été plus légèrement atteints, a-t-il précisé.Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, est attendu sur place dans la soirée.Les faits se sont déroulés peu avant 16H00, en marge d’une manifestation de soutien au Congo. Sur place, à proximité du marché du canal couvert, un périmètre de sécurité a été dressé.De source syndicale, l’homme, né en Algérie, est actuellement sous contrôle judiciaire avec assignation à résidence. Il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF).”L’horreur vient de saisir notre ville”, a déploré dans un message posté sur Facebook la maire de la ville, Michèle Lutz. “La piste terroriste semble être privilégiée pour le moment. Cela doit naturellement être confirmé sur le plan judiciaire”, a-t-elle ajouté. Elle a adressé aux victimes et à leurs proches ses “sentiments fraternels”.Â
‘Daddy’s home’: Trump’s biggest fans throng to convention speech
Sporting a “Trump Was Right” T-shirt and a “Make America Great Again” cap, Carol Newton was brimming with impatience to see the US president before he addressed a conservative convention near Washington.A month after his return to the White House, Donald Trump has been a “whirlwind,” said the 63-year-old retiree. And after four years under President Joe Biden, she added, “That’s what we needed.”Hailing from northwestern Washington state, Newton said she had seen the Republican billionaire “a half-dozen times.”And every time, she added, “You come away feeling good and, you know, enlightened and hopeful and enriched.”Newton had brought her young grandson to the Conservative Political Action Conference (CPAC), a yearly assembly of top Republicans in suburban Maryland.She didn’t expect anything terribly new from Trump’s speech on Saturday, saying she’s happy to hear “the same message.” – ‘Golden Era’ -In the corridors of the sprawling National Harbor convention center, Trump’s image and name are omnipresent. Attendees can take selfies with a life-sized cardboard likeness, purchase sequined vests bearing the words “Trump: The Golden Era” or wear T-shirts showing Trump defiant with a bloodied ear after last July’s assassination attempt.One woman sported a “Daddy’s Home” T-shirt bearing a picture of the Republican leader outside the White House, while another proudly displays red, white and blue fingernails with “TRUMP” spelled out on one hand and “VANCE,” the US vice president, on the other.”People are happy that Trump is president, you know, and last year we were all hoping he would be,” said Clark Page, a 70-year-old retiree from Alabama, referring to the previous CPAC confab. This is Page’s sixth CPAC. He said he first saw Trump in 2015 at a rally in his home state.”The first time I saw him, I thought, ‘Oh, he’s going to be president.'”- ‘Not as crowded’ -Page, a former medical equipment salesman, said Trump’s first month back in office had been “fantastic.””Reagan was fantastic, too,” he added, referring to the conservative president from the 1980s, “but I’ve never seen a president as effective as Donald Trump.”While the CPAC attendees interviewed expressed universal excitement about Trump, some said this year’s convention was a bit disappointing.”It’s not as crowded as it has been,” said 39-year-old Rex Clark, who works for a military contractor. “I hope everybody’s not being complacent.”James Ong, a student at Catholic University in Washington, agreed. “There’s like, less enthusiasm here compared to past CPACs,” said Ong, who campaigned for Trump last year and is attending his third meeting of the group.The young people he saw at previous CPAC conventions, the 21-year-old Ong added, seem to have given way to “Baby Boomers” and older Americans.Â
Ukraine : Zelensky rejette le projet d’accord de Trump sur les minerais
Volodymyr Zelensky n’est toujours “pas prêt” à signer un accord avec les Etats-Unis sur les minerais, a affirmé samedi à l’AFP une source proche du dossier, en pleine dégradation des relations du président ukrainien avec son homologue américain Donald Trump.”Ils veulent nous soutirer 500 milliards” de dollars, a accusé cette source, ajoutant que Kiev avait proposé “des modifications et de manière constructive” au projet d’accord.Le locataire de la Maison Blanche veut obtenir un accord avec l’Ukraine pour avoir accès à 50% de ses minerais stratégiques en compensation de l’aide militaire et économique américaine déjà fournie à Kiev, des conditions inacceptables à l’heure actuelle pour l’Ukraine, qui exige un accord “équitable”.Depuis l’entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 12 février, Moscou et Washington ont dit vouloir repartir sur de nouvelles bases et le président américain a complètement renversé la position des Etats-Unis à propos de la guerre en Ukraine, reprenant la rhétorique du Kremlin sur la responsabilité des autorités ukrainiennes et qualifiant même Volodymyr Zelensky de “dictateur”.L’Ukraine a été envahie le 24 février 2022, la Russie affirmant se protéger contre la menace de l’Otan et éviter un élargissement de cette organisation.Tandis que l’Assemblée générale de l’ONU se réunit lundi pour marquer le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine, les Etats-Unis ont proposé un projet de résolution qui ne mentionne pas le respect de l’intégrité territoriale de ce pays, après une nouvelle charge de Donald Trump contre Volodymyr Zelensky.Ce texte est “une bonne idée”, a rapidement commenté l’ambassadeur de Russie aux Nations unies Vassili Nebenzia.Le projet de résolution vu vendredi par l’AFP, qui ne comporte que 65 mots, appelle à “une fin rapide du conflit” et à “une paix durable entre l’Ukraine et la Russie”, une formulation vague et laconique, très éloignée des précédentes résolutions de l’Assemblée qui soutenaient clairement l’Ukraine.- “La loi du Far West” -Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a exhorté dans un communiqué les pays membres de l’ONU à voter cette nouvelle résolution “simple” et “historique” afin de “tracer un chemin vers la paix”. Donald Trump a estimé que Kiev n’avait “aucune carte en main” et que la présence de Volodymyr Zelensky à des négociations avec Moscou n’était “pas importante”.Quant aux Européens, bien que désarçonnés par le soudain dialogue américano-russe sur l’Ukraine, ils entendent bien s’y opposer.Le Premier ministre britannique Keir Starmer et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont insisté samedi sur la “nécessité de garantir une paix juste et durable” en Ukraine.”On ne peut pas imposer la paix de l’Ukraine et la sécurité de l’Europe”, a de son côté martelé Pedro Sanchez, deux jours avant une visite à Kiev, rejetant “la loi du plus fort” et “la loi du Far-West”.Et le chef de file de l’opposition conservatrice allemande et favori des élections législatives de dimanche a affirmé samedi que l’Europe devait être “assise à la table principale” et “défendre” ses intérêt vis-à -vis de la Russie et de la Chine, “y compris si nécessaire en s’opposant aux Etats-Unis”.Keir Starmer doit se rendre à Washington la semaine prochaine. Le président français Emmanuel Macron le précèdera lundi, décidé à jouer sur une corde sensible de Donald Trump en lui disant : “tu ne peux pas être faible face au président Poutine”.- Une Russie “surarmée” -“La sécurité des Français et des Européens, c’est important”. La Russie est “surarmée” et “continue de se surarmer”, va aussi dire le chef de l’Etat français.La plupart des pays européens s’inquiètent du revirement américain, craignant que Donald Trump ne mette fin à la guerre à des conditions favorables à Moscou sans fournir de garanties de sécurité à Kiev et à l’Europe. L’Ukraine et les Européens ont de leur côté préparé un projet de résolution à l’ONU qui souligne la nécessité de “redoubler” d’efforts diplomatiques pour que le conflit militaire finisse “cette année” et prend note des initiatives de plusieurs Etats membres ayant présenté “leur vision pour un accord de paix complet et durable”.Le texte réitère en outre les précédentes demandes de l’Assemblée générale d’un retrait immédiat et inconditionnel des troupes russes d’Ukraine et la cessation des attaques de la Russie contre ce pays. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Londres en soutien aux Ukrainiens, certaines brandissant des pancartes “L’Ukraine défend la paix pour toute l’Europe”, a constaté l’AFP. Si le président russe Vladimir Poutine s’est dit “ouvert” à des pourparlers de paix, Moscou exige notamment que Kiev lui cède quatre régions ukrainiennes en plus de la Crimée annexée en 2014 et n’adhère jamais à l’Otan. Des conditions inacceptables pour les autorités ukrainiennes qui réclament à leurs alliés des garanties de sécurités solides.M. Trump et ses collaborateurs ont jugé “irréalistes” une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique et son ambition de reprendre ses territoires perdus.Sur le terrain, la situation reste difficile pour les forces ukrainiennes. Samedi, le chef d’état-major de l’armée russe, le général Valéri Guérassimov, “a rendu visite au poste de commandement” des troupes opérant dans la région orientale de Donetsk.C’est dans cette zone du front que les soldats russes grignotent depuis plusieurs mois du terrain face à des militaires ukrainiens en difficulté.
Ukraine : Zelensky rejette le projet d’accord de Trump sur les minerais
Volodymyr Zelensky n’est toujours “pas prêt” à signer un accord avec les Etats-Unis sur les minerais, a affirmé samedi à l’AFP une source proche du dossier, en pleine dégradation des relations du président ukrainien avec son homologue américain Donald Trump.”Ils veulent nous soutirer 500 milliards” de dollars, a accusé cette source, ajoutant que Kiev avait proposé “des modifications et de manière constructive” au projet d’accord.Le locataire de la Maison Blanche veut obtenir un accord avec l’Ukraine pour avoir accès à 50% de ses minerais stratégiques en compensation de l’aide militaire et économique américaine déjà fournie à Kiev, des conditions inacceptables à l’heure actuelle pour l’Ukraine, qui exige un accord “équitable”.Depuis l’entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine le 12 février, Moscou et Washington ont dit vouloir repartir sur de nouvelles bases et le président américain a complètement renversé la position des Etats-Unis à propos de la guerre en Ukraine, reprenant la rhétorique du Kremlin sur la responsabilité des autorités ukrainiennes et qualifiant même Volodymyr Zelensky de “dictateur”.L’Ukraine a été envahie le 24 février 2022, la Russie affirmant se protéger contre la menace de l’Otan et éviter un élargissement de cette organisation.Tandis que l’Assemblée générale de l’ONU se réunit lundi pour marquer le troisième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine, les Etats-Unis ont proposé un projet de résolution qui ne mentionne pas le respect de l’intégrité territoriale de ce pays, après une nouvelle charge de Donald Trump contre Volodymyr Zelensky.Ce texte est “une bonne idée”, a rapidement commenté l’ambassadeur de Russie aux Nations unies Vassili Nebenzia.Le projet de résolution vu vendredi par l’AFP, qui ne comporte que 65 mots, appelle à “une fin rapide du conflit” et à “une paix durable entre l’Ukraine et la Russie”, une formulation vague et laconique, très éloignée des précédentes résolutions de l’Assemblée qui soutenaient clairement l’Ukraine.- “La loi du Far West” -Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a exhorté dans un communiqué les pays membres de l’ONU à voter cette nouvelle résolution “simple” et “historique” afin de “tracer un chemin vers la paix”. Donald Trump a estimé que Kiev n’avait “aucune carte en main” et que la présence de Volodymyr Zelensky à des négociations avec Moscou n’était “pas importante”.Quant aux Européens, bien que désarçonnés par le soudain dialogue américano-russe sur l’Ukraine, ils entendent bien s’y opposer.Le Premier ministre britannique Keir Starmer et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont insisté samedi sur la “nécessité de garantir une paix juste et durable” en Ukraine.”On ne peut pas imposer la paix de l’Ukraine et la sécurité de l’Europe”, a de son côté martelé Pedro Sanchez, deux jours avant une visite à Kiev, rejetant “la loi du plus fort” et “la loi du Far-West”.Et le chef de file de l’opposition conservatrice allemande et favori des élections législatives de dimanche a affirmé samedi que l’Europe devait être “assise à la table principale” et “défendre” ses intérêt vis-à -vis de la Russie et de la Chine, “y compris si nécessaire en s’opposant aux Etats-Unis”.Keir Starmer doit se rendre à Washington la semaine prochaine. Le président français Emmanuel Macron le précèdera lundi, décidé à jouer sur une corde sensible de Donald Trump en lui disant : “tu ne peux pas être faible face au président Poutine”.- Une Russie “surarmée” -“La sécurité des Français et des Européens, c’est important”. La Russie est “surarmée” et “continue de se surarmer”, va aussi dire le chef de l’Etat français.La plupart des pays européens s’inquiètent du revirement américain, craignant que Donald Trump ne mette fin à la guerre à des conditions favorables à Moscou sans fournir de garanties de sécurité à Kiev et à l’Europe. L’Ukraine et les Européens ont de leur côté préparé un projet de résolution à l’ONU qui souligne la nécessité de “redoubler” d’efforts diplomatiques pour que le conflit militaire finisse “cette année” et prend note des initiatives de plusieurs Etats membres ayant présenté “leur vision pour un accord de paix complet et durable”.Le texte réitère en outre les précédentes demandes de l’Assemblée générale d’un retrait immédiat et inconditionnel des troupes russes d’Ukraine et la cessation des attaques de la Russie contre ce pays. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi à Londres en soutien aux Ukrainiens, certaines brandissant des pancartes “L’Ukraine défend la paix pour toute l’Europe”, a constaté l’AFP. Si le président russe Vladimir Poutine s’est dit “ouvert” à des pourparlers de paix, Moscou exige notamment que Kiev lui cède quatre régions ukrainiennes en plus de la Crimée annexée en 2014 et n’adhère jamais à l’Otan. Des conditions inacceptables pour les autorités ukrainiennes qui réclament à leurs alliés des garanties de sécurités solides.M. Trump et ses collaborateurs ont jugé “irréalistes” une adhésion de l’Ukraine à l’Alliance atlantique et son ambition de reprendre ses territoires perdus.Sur le terrain, la situation reste difficile pour les forces ukrainiennes. Samedi, le chef d’état-major de l’armée russe, le général Valéri Guérassimov, “a rendu visite au poste de commandement” des troupes opérant dans la région orientale de Donetsk.C’est dans cette zone du front que les soldats russes grignotent depuis plusieurs mois du terrain face à des militaires ukrainiens en difficulté.