A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

En Provence, champ libre pour l’essor de l’amande et de la pistache

Dans un atelier qui embaume la pâte d’amande, des employés enfournent des plateaux de calissons. La traditionnelle confiserie de Provence est de plus en plus fabriquée avec des amandes locales, dont la culture est relancée depuis une décennie.Dans le sillon de l’amande, la pistache s’implante aussi en Provence, en Occitanie et en Corse, encore timidement mais portée par la volonté des agriculteurs de se diversifier face aux difficultés économiques et au réchauffement climatique.Et si la Californie, géant mondial du secteur, inonde les marchés, les producteurs français mettent en avant conscience écologique et fierté de produits haut de gamme.Dans les ateliers du Roy René, confiserie d’Aix-en-Provence, 50 tonnes d’amandes françaises sont désormais utilisées pour certains produits phares: calissons traditionnels, nougats ou pralines.Quand la maison est rachetée en 2014 par l’entrepreneur Olivier Baussan, elle importe des amandes américaines et espagnoles, rappelle le responsable communication Alexis Bertucat. Rapidement germe l’idée de replanter des amandiers.D’une part pour “retrouver une tradition” remontant au 15e siècle. “Si on fait des calissons à Aix-en-Provence, c’est qu’il y avait des producteurs d’amandes tout autour”, poursuit M. Bertucat.Volonté aussi d’instaurer des circuits courts. “Si on prend des amandes plus proches de chez nous, on fait baisser l’impact carbone.”- “Respectueuse de l’environnement” -La France compte désormais plus de 2.700 hectares d’amandiers, selon des chiffres officiels. La production (fruit débarrassé de sa coque) est d’environ 1.200 tonnes explique à l’AFP le producteur François Moulias.Une récolte qui “continuera d’augmenter” mais restera “toujours faible au regard du marché”, reconnaît-il, évoquant des importations frôlant les 50.000 tonnes.”Avec nos pratiques agronomiques plus vertueuses, on ne peut pas avoir les rendements des Américains”, ajoute M. Moulias indiquant que l’amande française “consomme cinq fois moins d’eau” que la californienne.En 2018, il cofonde avec l’ancien ministre Arnaud Montebourg la Compagnie des Amandes, qui s’associe aux agriculteurs pour planter des amandiers sur leurs terrains. L’entreprise dispose aujourd’hui de 230 hectares de vergers “sur tout l’arc méditerranéen”: Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Hérault et Aude.Une usine de transformation a été lancée en octobre. Elle approvisionne des artisans –chocolatiers, producteurs de nougat ou de macarons –comme Ladurée– et des grandes surfaces. Pour l’industrie cosmétique, les amandes se déclinent en poudre ou en huile.L’ambition: “Apporter au consommateur final une amande plus goûteuse, plus respectueuse de l’environnement et produite localement.”- “Résister aux sécheresses” -Dès 2011, Fabien Dauphin, producteur de cerises, s’est lancé dans l’amande comme “culture de diversification.”Il marche ainsi dans les pas de son arrière-grand-père, qui possédait des amandiers avant que le grand gel des années 1950 ne terrasse la filière.Aujourd’hui, M. Dauphin -président du syndicat des producteurs d’amande de Provence- possède 22 hectares à Cucuron. Ses amandes représentent la moitié de ses revenus, notamment grâce aux ventes en ligne, sur les marchés et dans des épiceries fines.”Ca reste un marché de niche. Nos clients sont souvent des gens à fort pouvoir d’achat”, reconnaît-il.Il réfléchit à se lancer dans la pistache. “C’est vraiment deux filières jumelles: on a besoin du même matériel et surtout, on a les mêmes clients.”Si la pistache française en est à ses débuts –550 hectares plantés, une récolte annuelle de 200 kilos–, dans un bassin méditerranéen enchaînant des records de canicule, la culture apparaît “fortement résiliente face au changement climatique”, explique Benoit Dufay, du Syndicat France Pistache.Le pistachier “résiste très bien aux sécheresses”, poursuit-il, même si pour garantir le rendement il faut “irriguer un minimum.”L’initiative a débuté en 2018 avec des agriculteurs et entrepreneurs locaux. La production s’oriente vers “un marché plutôt premium” valorisant un produit “100% français”.Mais pour des volumes conséquents il faudra attendre: les premières récoltes n’arrivent que six ans après avoir planté et les producteurs cherchent surtout une diversification, explique M. Dufay, dont le syndicat compte 130 adhérents.”Un vigneron qui diversifie, le but, ce n’est pas qu’il arrête totalement la vigne”, plaide-t-il. “Quand vous avez une culture qui ne se porte pas bien une année, vous avez la culture numéro deux qui permet d’assurer quand même un revenu.”

En Provence, champ libre pour l’essor de l’amande et de la pistache

Dans un atelier qui embaume la pâte d’amande, des employés enfournent des plateaux de calissons. La traditionnelle confiserie de Provence est de plus en plus fabriquée avec des amandes locales, dont la culture est relancée depuis une décennie.Dans le sillon de l’amande, la pistache s’implante aussi en Provence, en Occitanie et en Corse, encore timidement mais portée par la volonté des agriculteurs de se diversifier face aux difficultés économiques et au réchauffement climatique.Et si la Californie, géant mondial du secteur, inonde les marchés, les producteurs français mettent en avant conscience écologique et fierté de produits haut de gamme.Dans les ateliers du Roy René, confiserie d’Aix-en-Provence, 50 tonnes d’amandes françaises sont désormais utilisées pour certains produits phares: calissons traditionnels, nougats ou pralines.Quand la maison est rachetée en 2014 par l’entrepreneur Olivier Baussan, elle importe des amandes américaines et espagnoles, rappelle le responsable communication Alexis Bertucat. Rapidement germe l’idée de replanter des amandiers.D’une part pour “retrouver une tradition” remontant au 15e siècle. “Si on fait des calissons à Aix-en-Provence, c’est qu’il y avait des producteurs d’amandes tout autour”, poursuit M. Bertucat.Volonté aussi d’instaurer des circuits courts. “Si on prend des amandes plus proches de chez nous, on fait baisser l’impact carbone.”- “Respectueuse de l’environnement” -La France compte désormais plus de 2.700 hectares d’amandiers, selon des chiffres officiels. La production (fruit débarrassé de sa coque) est d’environ 1.200 tonnes explique à l’AFP le producteur François Moulias.Une récolte qui “continuera d’augmenter” mais restera “toujours faible au regard du marché”, reconnaît-il, évoquant des importations frôlant les 50.000 tonnes.”Avec nos pratiques agronomiques plus vertueuses, on ne peut pas avoir les rendements des Américains”, ajoute M. Moulias indiquant que l’amande française “consomme cinq fois moins d’eau” que la californienne.En 2018, il cofonde avec l’ancien ministre Arnaud Montebourg la Compagnie des Amandes, qui s’associe aux agriculteurs pour planter des amandiers sur leurs terrains. L’entreprise dispose aujourd’hui de 230 hectares de vergers “sur tout l’arc méditerranéen”: Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Hérault et Aude.Une usine de transformation a été lancée en octobre. Elle approvisionne des artisans –chocolatiers, producteurs de nougat ou de macarons –comme Ladurée– et des grandes surfaces. Pour l’industrie cosmétique, les amandes se déclinent en poudre ou en huile.L’ambition: “Apporter au consommateur final une amande plus goûteuse, plus respectueuse de l’environnement et produite localement.”- “Résister aux sécheresses” -Dès 2011, Fabien Dauphin, producteur de cerises, s’est lancé dans l’amande comme “culture de diversification.”Il marche ainsi dans les pas de son arrière-grand-père, qui possédait des amandiers avant que le grand gel des années 1950 ne terrasse la filière.Aujourd’hui, M. Dauphin -président du syndicat des producteurs d’amande de Provence- possède 22 hectares à Cucuron. Ses amandes représentent la moitié de ses revenus, notamment grâce aux ventes en ligne, sur les marchés et dans des épiceries fines.”Ca reste un marché de niche. Nos clients sont souvent des gens à fort pouvoir d’achat”, reconnaît-il.Il réfléchit à se lancer dans la pistache. “C’est vraiment deux filières jumelles: on a besoin du même matériel et surtout, on a les mêmes clients.”Si la pistache française en est à ses débuts –550 hectares plantés, une récolte annuelle de 200 kilos–, dans un bassin méditerranéen enchaînant des records de canicule, la culture apparaît “fortement résiliente face au changement climatique”, explique Benoit Dufay, du Syndicat France Pistache.Le pistachier “résiste très bien aux sécheresses”, poursuit-il, même si pour garantir le rendement il faut “irriguer un minimum.”L’initiative a débuté en 2018 avec des agriculteurs et entrepreneurs locaux. La production s’oriente vers “un marché plutôt premium” valorisant un produit “100% français”.Mais pour des volumes conséquents il faudra attendre: les premières récoltes n’arrivent que six ans après avoir planté et les producteurs cherchent surtout une diversification, explique M. Dufay, dont le syndicat compte 130 adhérents.”Un vigneron qui diversifie, le but, ce n’est pas qu’il arrête totalement la vigne”, plaide-t-il. “Quand vous avez une culture qui ne se porte pas bien une année, vous avez la culture numéro deux qui permet d’assurer quand même un revenu.”

Budget de la Sécu: Lecornu intensifie les consultations à l’aube d’une semaine déterminante

Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera à la manœuvre cette semaine pour tenter d’arracher un compromis sur le budget de la Sécurité sociale, de retour dans l’hémicycle à partir de mardi pour une nouvelle lecture décisive.Lundi à la mi-journée, le chef du gouvernement doit rencontrer successivement les responsables du PS et du PCF à Matignon. Il rencontrera également les représentants des écologistes mardi, et ceux du RN mercredi, après avoir vu ceux de Liot et de LR la semaine dernière.M. Lecornu, qui assistera à la discussion générale sur le budget de la Sécu mardi, a par ailleurs prévu des rencontres avec plusieurs organisations patronale et syndicales (Medef, CFDT, FO) et échangera avec des parlementaires sur la défense ou l’énergie, thèmes clés du budget de l’État.Lundi, il a adressé une lettre aux entrepreneurs afin de les rassurer face au “vrai danger pour le pays”: “l’absence de budget”. Il y évoque notamment “un moment de clarification nationale”, où chacun “devra dire où il se situe: avec ceux qui veulent faire tenir le pays, ou avec ceux qui préfèrent le voir vaciller”. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée dans la version transmise par le Sénat, assez éloignée de celle des députés, puisque les sénateurs en ont rejeté la mesure phare, la suspension de la réforme des retraites, et écarté une piste de recettes arrachée de haute lutte par les socialistes, à savoir la hausse de la CSG sur les revenus du capital.Un premier vote sur la partie “recettes” est attendu dans la semaine, et le vote sur l’ensemble du texte le 9 décembre.Samedi, la commission des Affaires sociales a rejeté le projet de budget, LR votant contre, tandis que le PS s’est abstenu.”On est assez loin d’un accord”, a convenu le président de la commission, Frédéric Valletoux, dont le groupe Horizons devrait hésiter en séance entre vote contre et abstention.Le vote de la commission ne préjuge pas forcément de la suite, mais il témoigne de l’étroitesse du chemin, avec un PS frileux et surtout un “socle commun” de plus en plus timoré.Alors que tout indique que LFI et l’alliance RN-UDR voteront contre, il faudrait, pour que ce budget soit adopté, que les groupes de la coalition gouvernementale l’approuvent, et qu’au minimum le PS et les écologistes s’abstiennent. Ou bien que le PS vote pour, alors que les écologistes semblent de plus en plus tentés de voter contre. – “Vitalité démocratique” -Lundi, les socialistes vont redire au Premier ministre leurs priorités: “défendre le pouvoir d’achat et les services publics, par la contribution des plus fortunés”, a expliqué le président du groupe des députés PS Boris Vallaud au Parisien samedi.Également sur la table: le sujet des franchises médicales, dont le gouvernement souhaite le doublement, à rebours de la gauche, et les exonérations de cotisations sociales, dont le PS souhaite la réduction “plutôt que de mettre à contribution les hauts patrimoines”.Les responsables PS viendront aussi selon M. Vallaud avec un message politique, pour demander à M. Lecornu s’il est “effectivement le chef de cette majorité”, alors qu’ils constatent “une grande dispersion” entre les quatre groupes censés soutenir le gouvernement, “notamment LR et Horizons”.De fait, LR montre peu d’empressement à soutenir le texte: “A l’heure où je vous parle (…) j’ai très envie de ne pas voter ce budget de la Sécurité sociale”, a déclaré le rapporteur général du Budget de l’État Philippe Juvin.Dans sa lettre aux entrepreneurs, le Premier ministre défend la “vitalité démocratique” selon lui à l’œuvre depuis que la dissolution de 2024 qui n’a pas donné de majorité claire. Mais rappelle qu'”aujourd’hui, l’urgence est simple: avoir un budget”. “Je sais déjà que celui-ci ne reflètera pas mes convictions. Il est d’ailleurs bien possible qu’il ne reflètera complètement les convictions de personne. Mais ce budget de compromis issu du Parlement sera la condition pour que la France continue de se tenir à vos côtés”, affirme Sébastien Lecornu.Le gouvernement est décidé à obtenir un vote sur le budget mais la petite musique du 49.3 de se faire de plus en plus insistante, au PS comme chez LR.L’utilisation de cette arme constitutionnelle, abandonnée par M. Lecornu à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire adopter son texte sans que le PS ni LR ne soient obligés de le voter.

Budget de la Sécu: Lecornu intensifie les consultations à l’aube d’une semaine déterminante

Le Premier ministre Sébastien Lecornu sera à la manœuvre cette semaine pour tenter d’arracher un compromis sur le budget de la Sécurité sociale, de retour dans l’hémicycle à partir de mardi pour une nouvelle lecture décisive.Lundi à la mi-journée, le chef du gouvernement doit rencontrer successivement les responsables du PS et du PCF à Matignon. Il rencontrera également les représentants des écologistes mardi, et ceux du RN mercredi, après avoir vu ceux de Liot et de LR la semaine dernière.M. Lecornu, qui assistera à la discussion générale sur le budget de la Sécu mardi, a par ailleurs prévu des rencontres avec plusieurs organisations patronale et syndicales (Medef, CFDT, FO) et échangera avec des parlementaires sur la défense ou l’énergie, thèmes clés du budget de l’État.Lundi, il a adressé une lettre aux entrepreneurs afin de les rassurer face au “vrai danger pour le pays”: “l’absence de budget”. Il y évoque notamment “un moment de clarification nationale”, où chacun “devra dire où il se situe: avec ceux qui veulent faire tenir le pays, ou avec ceux qui préfèrent le voir vaciller”. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale revient à l’Assemblée dans la version transmise par le Sénat, assez éloignée de celle des députés, puisque les sénateurs en ont rejeté la mesure phare, la suspension de la réforme des retraites, et écarté une piste de recettes arrachée de haute lutte par les socialistes, à savoir la hausse de la CSG sur les revenus du capital.Un premier vote sur la partie “recettes” est attendu dans la semaine, et le vote sur l’ensemble du texte le 9 décembre.Samedi, la commission des Affaires sociales a rejeté le projet de budget, LR votant contre, tandis que le PS s’est abstenu.”On est assez loin d’un accord”, a convenu le président de la commission, Frédéric Valletoux, dont le groupe Horizons devrait hésiter en séance entre vote contre et abstention.Le vote de la commission ne préjuge pas forcément de la suite, mais il témoigne de l’étroitesse du chemin, avec un PS frileux et surtout un “socle commun” de plus en plus timoré.Alors que tout indique que LFI et l’alliance RN-UDR voteront contre, il faudrait, pour que ce budget soit adopté, que les groupes de la coalition gouvernementale l’approuvent, et qu’au minimum le PS et les écologistes s’abstiennent. Ou bien que le PS vote pour, alors que les écologistes semblent de plus en plus tentés de voter contre. – “Vitalité démocratique” -Lundi, les socialistes vont redire au Premier ministre leurs priorités: “défendre le pouvoir d’achat et les services publics, par la contribution des plus fortunés”, a expliqué le président du groupe des députés PS Boris Vallaud au Parisien samedi.Également sur la table: le sujet des franchises médicales, dont le gouvernement souhaite le doublement, à rebours de la gauche, et les exonérations de cotisations sociales, dont le PS souhaite la réduction “plutôt que de mettre à contribution les hauts patrimoines”.Les responsables PS viendront aussi selon M. Vallaud avec un message politique, pour demander à M. Lecornu s’il est “effectivement le chef de cette majorité”, alors qu’ils constatent “une grande dispersion” entre les quatre groupes censés soutenir le gouvernement, “notamment LR et Horizons”.De fait, LR montre peu d’empressement à soutenir le texte: “A l’heure où je vous parle (…) j’ai très envie de ne pas voter ce budget de la Sécurité sociale”, a déclaré le rapporteur général du Budget de l’État Philippe Juvin.Dans sa lettre aux entrepreneurs, le Premier ministre défend la “vitalité démocratique” selon lui à l’œuvre depuis que la dissolution de 2024 qui n’a pas donné de majorité claire. Mais rappelle qu'”aujourd’hui, l’urgence est simple: avoir un budget”. “Je sais déjà que celui-ci ne reflètera pas mes convictions. Il est d’ailleurs bien possible qu’il ne reflètera complètement les convictions de personne. Mais ce budget de compromis issu du Parlement sera la condition pour que la France continue de se tenir à vos côtés”, affirme Sébastien Lecornu.Le gouvernement est décidé à obtenir un vote sur le budget mais la petite musique du 49.3 de se faire de plus en plus insistante, au PS comme chez LR.L’utilisation de cette arme constitutionnelle, abandonnée par M. Lecornu à la demande du PS, permettrait au gouvernement de faire adopter son texte sans que le PS ni LR ne soient obligés de le voter.

Asia floods toll tops 1,000 as military aid survivors

The toll in deadly flooding and landslides across parts of Asia climbed past 1,000 on Monday as hardest-hit Sri Lanka and Indonesia deployed military personnel to help survivors.Separate weather systems brought torrential, extended rainfall to the entire island of Sri Lanka and large parts of Indonesia’s Sumatra, southern Thailand and northern Malaysia last week.The relentless rains left residents clinging to rooftops awaiting rescue by boat or helicopter, and cut entire villages off from assistance.Arriving in North Sumatra on Monday, Indonesian President Prabowo Subianto said “the worst has passed, hopefully”.The government’s “priority now is how to immediately send the necessary aid”, with particular focus on several cut-off areas, he added.Prabowo has come under increasing pressure to declare a national emergency in response to flooding and landslides that have killed at least 502 people, with more than 500 still missing.Unlike his Sri Lankan counterpart, he has also not publicly called for international assistance.The toll is the deadliest in a natural disaster in Indonesia since a massive 2018 earthquake and subsequent tsunami killed more than 2,000 people in Sulawesi.The government has sent three warships carrying aid and two hospital ships to some of the worst-hit areas, where many roads remain impassable.At an evacuation centre in North Aceh, 28-year-old Misbahul Munir described walking through water that reached his neck to get back to his parents.”Everything in the house was destroyed because it was submerged,” he told AFP.”I have only the clothes I am wearing,” he said, dissolving into tears.- Sri Lanka seeks aid -In Sri Lanka meanwhile, the government called for international aid and used military helicopters to reach people stranded by flooding and landslides triggered by Cyclone Ditwah.At least 340 people have been killed, Sri Lankan officials said on Monday, with many more still missing.Floodwaters in the capital Colombo peaked overnight, and with rain now stopped there were hopes that waters would begin receding.Some shops and offices began to reopen.Officials said the extent of the damage in the worst-affected central region was only just being revealed as relief workers cleared roads blocked by fallen trees and mudslides.In Ma Oya, just north of the capital, Hasitha Wijewardena said he was struggling to clean up after the floods.”The water has gone down, but the house is now full of mud,” he told local reporters, appealing for military help to clean up.President Anura Kumara Dissanayake, who declared a state of emergency to deal with the disaster, vowed to build back.”We are facing the largest and most challenging natural disaster in our history,” he said in an address to the nation. “Certainly, we will build a better nation than what existed before.”The losses and damage are the worst in Sri Lanka since the devastating 2004 Asian tsunami that killed around 31,000 people there and left more than a million homeless.- Anger in Thailand -By Sunday afternoon, rain had subsided across Sri Lanka but low-lying areas of the capital were flooded and authorities were bracing for a major relief operation.Military helicopters have been deployed to airlift stranded residents, and deliver food, though one crashed just north of Colombo on Sunday evening.Much of Asia is in its annual monsoon season, which often brings heavy rain, triggering landslides and flash floods.But the flooding that hit Indonesia, Thailand and Malaysia was also exacerbated by a rare tropical storm that dumped heavy rain on Sumatra island in particular.Climate change has also increased the intensity of storms, and produced more heavy rain events because a warmer atmosphere holds more moisture.The waves of rain caused flooding that killed at least 176 people in southern Thailand, authorities said Monday, one of the deadliest flood incidents in the country in a decade.The government has rolled out relief measures, but there has been growing public criticism of the flood response, and two local officials have been suspended over their alleged failures.Across the border in Malaysia, where heavy rains also inundated large stretches of land in Perlis state, two people were killed.burs-sah/mtp

Handicap: les fauteuils roulants remboursés à 100% par la Sécu

L’Assurance-Maladie prend en charge à partir de lundi le remboursement à 100% des fauteuils roulants pour les personnes handicapées et âgées en perte d’autonomie, une promesse du président Macron qui veut mettre fin à “des vies empêchées”.”Vous m’avez interpellé pour me dire le coût parfois exorbitant que vous avez à payer. C’était une injustice énorme, c’était des vies empêchées, une vie bloquée”, a déclaré Emmanuel Macron dans une vidéo publiée dimanche sur Instagram adressée à des personnes handicapées.Qualifiée de “première en Europe” par l’Elysée, cette réforme prévoit le remboursement intégral des fauteuils adaptés aux besoins “liés à un handicap de naissance, acquis au cours de la vie, un accident de la vie” mais aussi à une perte d’autonomie liée à l’âge.Quelque 1,1 million de personnes utilisent un fauteuil roulant et 150.000 personnes en acquièrent un chaque année, selon le ministère des Personnes handicapées.Depuis cette annonce d’Emmanuel Macron lors de la conférence nationale du Handicap en avril 2023, le gouvernement a négocié un “cadre tarifaire” avec les fabricants dans une “nomenclature” qui intègre toutes les catégories de fauteuil.Le remboursement d’un “fauteuil léger classique”, jusqu’ici de 600 euros, passe à 6.000 euros, indique le ministère sur son site. Un “fauteuil électrique verticalisateur” pris en charge actuellement à 5.000 euros sera “remboursé à hauteur de 21.000 euros”.Tous les fauteuils et leurs “options et adjonctions” (bras articulé, fauteuil qui se verticalise…) justifiés par un besoin médical seront remboursés. Avec les options, certains fauteuils peuvent coûter “jusqu’à 100.000 euros”, selon l’Elysée.Jusqu’à présent, les personnes complétaient le remboursement de la Sécu en sollicitant leur mutuelle, les maisons départementales des Personnes handicapées, les collectivités locales, leurs proches.Désormais la procédure sera rapide et simplifiée avec l’Assurance maladie comme “guichet unique”. La prescription, effectuée par des professionnels de santé sera adressée à un prestataire de santé à domicile, qui s’occupera des démarches avec la “Sécu”. Le bénéficiaire recevra son fauteuil sans avancer les frais.Le délai de renouvellement est de cinq ans pour les adultes et trois ans pour les mineurs, plus souvent si les besoins changent, selon cette réforme “coconstruite avec les associations”, comme l’AFM Téléthon, APF France Handicap et Paralysie cérébrale France.Les personnes handicapées pourront en outre se faire rembourser un fauteuil sportif à hauteur de 2.400 euros.Alors que le débat sur le budget de la Sécurité sociale peine à aboutir, l’exécutif évalue approximativement le coût de cette réforme à 100 à 200 millions supplémentaires aux 300 millions d’euros consacrés actuellement par an.