Santé: un vaste appel à accélérer la lutte contre les aliments ultra-transformés

Les aliments ultra-transformés constituent une réelle menace pour la santé, selon un vaste collectif de chercheurs qui publient ce mercredi une série d’études dans le Lancet, accusant en outre l’industrie agrolimentaire de semer le doute sur le sujet.Les industriels appliquent “des tactiques dignes de l’industrie du tabac” pour décrédibiliser les recherches sur les aliments ultra-transformés, a estimé, lors d’une conférence de presse organisée par le Lancet, Chris van Tulleken, l’un des principaux auteurs de l’une de ces études, publiées par la grande revue médicale avec l’ambition de dresser un panorama de référence sur le sujet.Ces trois études s’inscrivent dans un contexte où les inquiétudes sanitaires s’accroissent autour des aliments ultra-transformés, mais où de vives controverses scientifiques demeurent autour de l’ampleur des risques.Selon certains scientifiques, le terme d’aliments ultra-transformés, qui s’applique en gros à des produits résultant de processus industriels complexes et recombinant des ingrédients variés, recouvre une réalité trop floue, au risque d’un certain alarmisme.Selon d’autres chercheurs, ces doutes sont illégitimes en l’état des connaissances et sont instrumentalisés par l’industrie agro-alimentaire afin de bloquer toute mesure visant à réduire la consommation d’aliments ultra-transformés.Les auteurs des études du Lancet s’inscrivent clairement dans ce second camp. Parmi eux figure l’épidémiologiste Carlos Monteiro, créateur d’un système dit Nova pour déterminer si un aliment est ultra-transformé. Cette classification sert largement de référence, mais sa méthodologie ne fait pas l’unanimité.Les critiques pointent notamment le fait que, selon les définitions de Nova, des produits comme des laits végétaux ou du pain pourraient être classés comme ultra-transformés, alors qu’ils sont largement considérés comme sains.M. Monteiro est le principal auteur de la première étude du Lancet, qui compile une centaine de travaux scientifiques pour établir l’état des connaissances sur les risques des aliments ultra-transformés. Elle conclut que leur consommation est associée à de multiples pathologies, comme l’obésité et le diabète, ainsi plus largement qu’une mort prématurée.- Interdire la publicité -Il existe des “critiques scientifiques valables” de Nova, admettent les auteurs, mais celles-ci sont sans commune mesure avec l’entreprise de déstabilisation menée par l’industrie. Ils appellent à des études plus poussées pour distinguer l’effet de certains processus industriels, comme par exemple ceux qui aromatisent artificiellement les yaourts.La seconde étude fait le point sur la consommation d’aliments ultra-transformés et conclut qu’elle représente déjà plus de la moitié des calories absorbées dans des pays comme les Etats-Unis ou le Royaume-Uni.La troisième étude se penche sur les stratégies des grands groupes de l’agroalimentaire – les huit principaux étant Nestlé, PepsiCo, Unilver, Coca-Cola, Danone, Fomento, Economico Mexicano, Mondelez et Kraft Heinz -, les accusant d’avoir agressivement promu depuis plusieurs décennies des produits fabriqués à partir d’ingrédients de médiocre qualité. A l’issue de ce panorama global, les chercheurs concluent tous à l’urgence d’agir contre la consommation d’aliments ultra-transformés, notamment en interdisant les publicités visant les enfants, ou en taxant certains de ces produits. L’argent récupéré pourrait, selon les chercheurs, financer des programmes facilitant l’accès à des produits frais pour les ménages aux plus faibles revenus.Ce vaste dossier a été plutôt salué par des chercheurs n’y ayant pas participé et gardant des réticences quant à certains points méthodologiques.”C’est sûr que les auteurs de ces études sont biaisés en faveur de Nova puisqu’ils l’ont créé”, a jugé Hilda Mulrooney, nutritionniste à l’université Kingston de Londres, soulignant que l’on ignorait encore largement par quels mécanismes précis les aliments ultra-transformés pourraient nuire à la santé.Mais “il est largement temps d’agir” face à ces produits, a-t-elle reconnu, citant leur coût élevé “pour les individus, les systèmes de santé et les finances publiques”, tout en soulignant que les milieux les plus pauvres sont les plus frappés avec un risque “disproportionné” de maladies chroniques.

Trump’s embrace of crown prince ushers in new era in US-Saudi ties

Crown Prince Mohammed bin Salman’s trip to Washington has been a triumph, with Donald Trump rolling out the red carpet for “the future king” and absolving him of the criticism he has faced for years.The heir to the Saudi throne was given a lavish welcome during his visit to the White House Tuesday on par with what American leaders regularly receive when they visit the kingdom.The trip marked the first visit by the prince to the US since the 2018 murder of journalist Jamal Khashoggi by Saudi agents sparked global outrage and transformed the heir into a pariah.The state visit was all the more surprising because the prince is not the kingdom’s official head of state — a fact that did not stop President Donald Trump from rolling out the literal red carpet for the de facto ruler.Here’s a quick rundown of what the Saudis achieved during this trip and what it means for the future of the relationship.- What was different this time? -Despite being long-time allies, there has been unease between the Americans and Saudis for years. US concerns over human rights issues, memories of the September 2001 attacks carried out by mostly Saudi hijackers and fears over the kingdom’s links to extremism have cast a long shadow over the partnership. But the relationship is undergoing a striking upgrade. On Tuesday, the heir to the Saudi throne was treated to a fly-over by military jets, an escort by an honour guard mounted on horseback and a red-carpet reception accompanied by trumpets. There was also a candle lit, black-tie dinner Tuesday night with the likes of footballer Cristiano Ronaldo, tech titan Elon Musk and Apple CEO Tim Cook ahead of a major Saudi-backed investment conference later this week. There was no lecturing about human rights during this visit. Instead, Trump went on the offensive to defend Prince Mohammed when the subject of Khashoggi’s murder was broached by reporters in the Oval Office. “This lavish reception in Washington with Donald Trump definitively establishes MBS as a privileged partner of the United States and shows that the centre of gravity of the Arab world is now located in Riyadh,” Karim Bitar, professor at Sciences Po in Paris, told AFP, referring to the prince by his initials.- But what did Riyadh actually secure? -The Saudis received US commitments on a variety of issues and a major defence deal that the kingdom has spent years lobbying for. Deals included the future sale of the US’s most advanced aircraft — the F35 stealth fighter jet — along with an agreement paving the way for a potential civil nuclear power programme in the kingdom and the naming of Saudi Arabia as a major non-NATO ally. But beyond deals, the trip also cemented the US’s backing of Prince Mohammed following years of strained ties over the Khashoggi murder. “The main thing Saudi Arabia gained from this was really about MBS, showing that he is an integral part of the US-Saudi relationship ahead of him becoming king,” said Andrew Leber is a nonresident scholar in the Carnegie Middle East Program.On Trump’s goal of normalising ties between Riyadh and Israel, Prince Mohammed said it remained possible, but insisted a “clear path” to Palestinian statehood was needed first.- How is the trip being received back home? -Saudis were gushing over the treatment the crown prince was treated to in Washington, and headlines in the papers dripped with approval.”Mohammed bin Salman and Trump… a partnership without limits” proclaimed one banner in Asharq Al Awsat newspaper.Broadcasters have also been airing highlights of the meeting and the embrace between Trump and the crown prince on repeat on Wednesday. Saudis on social media also praised the regal reception, while others were also quick to point out that First Lady Melania Trump’s evening gown matched the colour of the Saudi flag. One social media user called the fashion diplomacy move “a smart protocol gesture” that was full of “respect” for the crown prince. “The relationship is no longer confined to oil and security,” wrote Faisal J. Abbas, the editor-in-chief of Arab News in an editorial in the Saudi daily.  “Nuclear cooperation, space exploration, artificial intelligence and advanced technologies are now on the table. This is not just a bilateral upgrade — it is a strategic leap.” 

L’UE veut assouplir ses règles sur l’IA, et s’attaque aux bandeaux pour les cookies

 L’Union européenne a annoncé mercredi une série de mesures visant à réduire le fardeau réglementaire dans le domaine de l’intelligence artificielle et des données, au nom de l’urgence à redresser la compétitivité de l’Europe, tout en se défendant d’affaiblir les droits des citoyens et des consommateurs.La Commission européenne propose notamment de donner plus de temps aux entreprises pour appliquer ses nouvelles règles sur les systèmes d’intelligence artificielle dits à “hauts risques”, après des appels de part et d’autre de l’Atlantique à assouplir la réglementation.L’UE s’est dotée l’an dernier d’une ambitieuse loi en matière d’IA (AI Act), qui doit entrer en vigueur sur plusieurs années, et Bruxelles veut désormais donner au secteur jusqu’à fin 2027, au lieu d’août 2026, pour se conformer aux obligations sur ces systèmes à hauts risques. Il s’agit d’IA qui concernent des domaines sensibles comme la sécurité, la santé ou les droits fondamentaux.C’est l’une des mesures phares d’un projet de loi de simplification de la réglementation en matière numérique, présenté mercredi par Bruxelles.L’exécutif européen assure avoir écouté les entreprises du secteur, qui craignent de ne pas être prêtes à temps, et dénoncent des charges supplémentaires.- “Encombrement réglementaire” -“Nos règles ne doivent pas être un fardeau, mais une valeur ajoutée. D’où la nécessité de prendre des mesures immédiates pour se débarrasser de l’encombrement réglementaire”, a affirmé lors d’une conférence de presse Henna Virkkunen, vice-présidente de la Commission chargée du Numérique.Les dirigeants français et allemand ont eux-mêmes appelé l’UE à faire une pause d’un an dans l’application de l’AI Act, lors d’un sommet mardi à Berlin, afin d’aider à redynamiser l’économie européenne et à combler le retard de ses entreprises en matière d’IA.Le groupe américain OpenAI avait aussi appelé Bruxelles à mettre fin à l’enchevêtrement des règles européennes (AI Act, DMA, DSA, GDPR…) et nationales, y voyant une occasion pour l’Europe de “renouer avec la prospérité et le progrès”.Mais les défenseurs d’une régulation stricte de l’IA, pour lutter contre les risques de dérives, font valoir que la réglementation n’est pas responsable du retard technologique européen et invoquent des causes plus profondes comme le manque de champions européens de la tech, qui empêche le Vieux Continent d’égaler les investissements astronomiques des géants américains, ou la difficulté à retenir les chercheurs les plus talentueux.Autre point qui suscite la grande inquiétude des défenseurs de la protection des données personnelles, la Commission veut autoriser l’utilisation de données privées pour le développement des modèles d’IA, en cas d'”intérêt légitime”, et revoir la définition des données personnelles.- “Attaque contre les droits numériques” – Pour autant, “simplifier ne veut pas dire que nous allons relâcher nos règles”, a assuré Mme Virkkunen. “Nous avons étudié avec une grande précaution ce que nous pouvons faire pour favoriser l’innovation, tout en respectant la vie privée des citoyens”.Ce que propose la Commission représente “la plus grande attaque contre les droits numériques des Européens depuis des années”, a répliqué dans un communiqué le militant autrichien de la protection des données Max Schrems.Par ailleurs, parmi les propositions aux conséquences les plus visibles pour les internautes, la Commission veut lutter contre la multiplication des bandeaux d’autorisation ou de refus des cookies, ces outils de mesure et de pistage publicitaire.Ces bandeaux omniprésents agacent de nombreux utilisateurs, même s’ils servent à leur donner un meilleur contrôle sur leurs données. Bruxelles voudrait réduire et simplifier ces bandeaux et permettre aux internautes de répondre en seul clic. De plus, leur choix serait valable pour six mois, leur évitant de répéter l’opération chaque fois qu’ils se rendent sur le même site.L’organisation patronale BusinessEurope a salué des mesures qui répondent “aux demandes légitimes et anciennes des entrepreneurs européens” et a appelé les États membres et le Parlement européen à les approuver rapidement.Mais les eurodéputés semblent très divisés. Si la droite salue les assouplissements, les sociaux-démocrates appellent à ne pas “déréglementer et affaiblir le cadre juridique numérique soigneusement construit par l’UE”.

Trump says Saudi prince ‘knew nothing’ about journalist’s murder

US President Donald Trump fiercely defended Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman Tuesday over the 2018 killing of journalist Jamal Khashoggi, insisting the kingdom’s de facto ruler “knew nothing” about the murder as he wooed him at the White House.Trump sought to brush the gruesome murder of the Washington Post columnist under the red carpet, honoring the Saudi royal with a flypast and lavish dinner, and formally naming Riyadh as a major non-NATO ally.He raged at a journalist who asked the prince in the Oval Office about the case for embarrassing the Saudi royal on his first US trip since the murder, and called Khashoggi “extremely controversial.””A lot of people didn’t like that gentleman that you’re talking about,” he said.”Whether you like him or didn’t like him, things happen, but he (the prince) knew nothing about it. And we can leave it at that. You don’t have to embarrass our guest by asking a question like that.”The Saudi royal, who came bearing a pledge of a $1 trillion investment in the United States on his first US visit since the killing, said Khashoggi’s murder was “painful” and a “huge mistake.”Trump’s comments were at odds with a US intelligence assessment in 2021 that concluded Prince Mohammed had ordered the operation to kill Khashoggi, who was murdered and dismembered inside the Saudi consulate in Istanbul.Saudi officials blamed rogue agents.- ‘No justification’ -After the meeting, the journalist’s widow, Hanan Elatr Khashoggi, said in a post on X there was “no justification to murder my husband” and urged the Saudi prince to “meet me, apologize and compensate me.”The killing during Trump’s first term caused a diplomatic crisis, but the US president made it clear he now wanted to paper over it as he boosts his relationship with the Saudis.Trump called for US broadcaster ABC, whose journalist asked the question about Khashoggi’s murder, to have its license revoked in a furious diatribe against the “crappy” company.In a surprise move at the gala dinner in the evening, Trump said he was designating Saudi Arabia as one of just 20 major non-NATO allies around the world. “I’m just telling you now for the first time, because they wanted to keep a little secret for tonight,” he said.Soccer legend Cristiano Ronaldo, who plays in Saudi Arabia, was among the guests at the meal. So was billionaire Elon Musk, in a sign that the billionaire has mended ties with Trump after his tempestuous spell in the president’s administration.Earlier Trump, 79, pulled out all the stops to impress Prince Mohammed, 40, giving him a flyby featuring the coveted, US-made F-35 stealth fighters, and thundering cannon fire.The flattery continued inside the Oval Office, as Trump called the Saudi a “very good friend” and hailed him as being “incredible, in terms of human rights, and everything else.” The two countries later signed a host of deals, including a civil nuclear cooperation agreement that the White House said would last decades.Trump also approved a “major defense sale package” which includes “future deliveries” of F-35s. They also agreed to share AI technology “while protecting US technology from foreign influence.”- Business interests -Trump said he had also pushed Prince Mohammed to normalize relations with Israel through the Abraham Accords, as he seeks to turn the fragile ceasefire between Israel and Hamas in Gaza into a longer-lasting regional peace.The Saudi said he wanted to join the accords — Trump’s signature diplomatic achievement during his first term — but first needed a “clear path” to Palestinian statehood.Prince Mohammed has fostered close ties with Trump and his family over the years, including through investment pledges to the property billionaire-turned-US president.Trump denied any conflicts of interest, a day after a Saudi developer announced a new hotel partnership in the Maldives with the Trump Organization, which is run by his sons.”I have nothing to do with the family business. I have left,” Trump said.

Trump says Saudi prince ‘knew nothing’ about journalist’s murder

US President Donald Trump fiercely defended Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman Tuesday over the 2018 killing of journalist Jamal Khashoggi, insisting the kingdom’s de facto ruler “knew nothing” about the murder as he wooed him at the White House.Trump sought to brush the gruesome murder of the Washington Post columnist under the red carpet, honoring the Saudi royal with a flypast and lavish dinner, and formally naming Riyadh as a major non-NATO ally.He raged at a journalist who asked the prince in the Oval Office about the case for embarrassing the Saudi royal on his first US trip since the murder, and called Khashoggi “extremely controversial.””A lot of people didn’t like that gentleman that you’re talking about,” he said.”Whether you like him or didn’t like him, things happen, but he (the prince) knew nothing about it. And we can leave it at that. You don’t have to embarrass our guest by asking a question like that.”The Saudi royal, who came bearing a pledge of a $1 trillion investment in the United States on his first US visit since the killing, said Khashoggi’s murder was “painful” and a “huge mistake.”Trump’s comments were at odds with a US intelligence assessment in 2021 that concluded Prince Mohammed had ordered the operation to kill Khashoggi, who was murdered and dismembered inside the Saudi consulate in Istanbul.Saudi officials blamed rogue agents.- ‘No justification’ -After the meeting, the journalist’s widow, Hanan Elatr Khashoggi, said in a post on X there was “no justification to murder my husband” and urged the Saudi prince to “meet me, apologize and compensate me.”The killing during Trump’s first term caused a diplomatic crisis, but the US president made it clear he now wanted to paper over it as he boosts his relationship with the Saudis.Trump called for US broadcaster ABC, whose journalist asked the question about Khashoggi’s murder, to have its license revoked in a furious diatribe against the “crappy” company.In a surprise move at the gala dinner in the evening, Trump said he was designating Saudi Arabia as one of just 20 major non-NATO allies around the world. “I’m just telling you now for the first time, because they wanted to keep a little secret for tonight,” he said.Soccer legend Cristiano Ronaldo, who plays in Saudi Arabia, was among the guests at the meal. So was billionaire Elon Musk, in a sign that the billionaire has mended ties with Trump after his tempestuous spell in the president’s administration.Earlier Trump, 79, pulled out all the stops to impress Prince Mohammed, 40, giving him a flyby featuring the coveted, US-made F-35 stealth fighters, and thundering cannon fire.The flattery continued inside the Oval Office, as Trump called the Saudi a “very good friend” and hailed him as being “incredible, in terms of human rights, and everything else.” The two countries later signed a host of deals, including a civil nuclear cooperation agreement that the White House said would last decades.Trump also approved a “major defense sale package” which includes “future deliveries” of F-35s. They also agreed to share AI technology “while protecting US technology from foreign influence.”- Business interests -Trump said he had also pushed Prince Mohammed to normalize relations with Israel through the Abraham Accords, as he seeks to turn the fragile ceasefire between Israel and Hamas in Gaza into a longer-lasting regional peace.The Saudi said he wanted to join the accords — Trump’s signature diplomatic achievement during his first term — but first needed a “clear path” to Palestinian statehood.Prince Mohammed has fostered close ties with Trump and his family over the years, including through investment pledges to the property billionaire-turned-US president.Trump denied any conflicts of interest, a day after a Saudi developer announced a new hotel partnership in the Maldives with the Trump Organization, which is run by his sons.”I have nothing to do with the family business. I have left,” Trump said.

Ukraine: 25 morts dans une frappe russe avant des efforts diplomatiques en Turquie

Au moins 25 personnes ont été tuées et plus de 70 blessées mercredi dans l’une des pires frappes russes sur l’Ouest de l’Ukraine, au moment où le président Volodymyr Zelensky tente en Turquie de “relancer” les négociations de paix dans l’impasse.Le Kremlin a de son côté refusé de commenter des informations publiées par le média américain Axios, selon lesquelles Washington et Moscou préparent discrètement un plan de paix pour mettre fin à près de quatre ans de guerre en Ukraine.M. Zelensky est arrivé dans la matinée à Ankara pour rencontrer son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan. En revanche, l’émissaire américain Steve Witkoff ne sera pas présent, a indiqué à l’AFP un responsable américain.Selon des responsables ukrainiens à l’AFP, ces contacts, sans présence russe, visent surtout à “réengager” les Etats-Unis dans le processus de paix et à les convaincre d’accroître la pression sur Moscou.En attendant, l’Ukraine a vécu dans la nuit l’une des attaques les plus meurtrières de l’année, impliquant 476 drones et 48 missiles russes, dont respectivement 442 et 41 ont été abattus, selon l’armée de l’air.Cette attaque a notamment visé les régions occidentales de l’Ukraine, d’ordinaire plus épargnées en raison de leur éloignement du front: Lviv, Ivano-Frankivsk et Ternopil.A Ternopil, au moins 25 personnes ont été tuées, dont trois enfants, et 73 blessées, selon le dernier bilan du ministère de l’Intérieur. Les bombardements ont “endommagé des immeubles d’habitation ainsi que des installations industrielles et des entrepôts”, provoquant “des incendies de grande ampleur”, a-t-il indiqué.- Étages éventrés -L’administration régionale de Ternopil a appelé les habitants à rester chez eux et à fermer les fenêtres en raison d’une teneur en chlore dans l’air supérieure à la norme, liée aux incendies et fortes fumées.Un journaliste de l’AFP sur place a vu deux immeubles d’habitation dont les derniers étages ont été éventrés, de la fumée s’échappant de ce qu’il restait des appartements, tandis que des pompiers s’activaient autour avec une lance à incendie.M. Zelensky a estimé que ces frappes montraient que “la pression sur la Russie était insuffisante”. “Voilà à quoi ressemblent en réalité les +plans de paix+ de la Russie”, a ironisé le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Comme lors d’autres attaques, la Roumanie, membre de l’Otan et voisine de l’Ukraine, a annoncé avoir déployé des avions en réponse à une nouvelle incursion de drone sur son territoire.En Russie, le ministère de la Défense a rapporté mercredi avoir neutralisé, la veille, une attaque ukrainienne à l’aide de missiles américains ATACMS sur la ville de Voronej, dans le sud-ouest du pays.Il a précisé avoir abattu les quatre missiles, la chute de débris ayant endommagé entre autres une clinique et un orphelinat sans faire de victimes.L’état-major ukrainien avait confirmé mardi soir avoir attaqué la Russie à l’aide d’ATACMS, une arme américaine qui n’avait pas été utilisée depuis plusieurs mois.Le ministère russe de la Défense a aussi dit mercredi avoir abattu 65 drones ukrainiens au-dessus de six régions de Russie.- “Réengager” Washington -Depuis son retour au pouvoir en début d’année, Donald Trump s’est présenté comme un médiateur pour ce conflit, bien que Washington ait été un soutien militaire et financier majeur de Kiev depuis quatre ans.Ses efforts n’ont toutefois pas abouti à une cessation des hostilités. Se disant tour à tour frustré par Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, il a finalement adopté en octobre des sanctions contre le secteur pétrolier russe.Plusieurs sessions de pourparlers entre Russes et Ukrainiens à Istanbul cette année n’ont pas abouti à des avancées majeures.La Russie, qui occupe environ 20% de l’Ukraine, réclame que celle-ci lui cède cinq régions et renonce à intégrer l’Otan. Kiev refuse et réclame le déploiement de troupes occidentales pour se protéger, idée que la Russie juge inacceptable.La volonté de Kiev de relancer les pourparlers intervient à un moment très difficile pour l’armée ukrainienne.Une ville clé sur le front Est, Pokrovsk, semble sur le point de tomber ; les soldats russes ont pénétré cet été dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est) et avancent depuis plusieurs jours dans celle de Zaporijjia (sud), où le front était largement gelé depuis deux ans.La semaine dernière, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait indiqué que Moscou était “ouvert à des processus de négociation” pour résoudre le conflit, tout en jugeant Kiev et l’Europe responsables du gel des discussions.

Menace russe: l’UE veut accélérer la mobilité des armées sur le continent

L’UE a présenté mercredi un ensemble de mesures censées accélérer la mobilité des armées sur le continent face à la menace russe. Objectif: qu’une colonne de chars basés en Espagne n’arrive pas en Pologne “après la guerre”, résume un responsable européen.”L’infanterie remporte des batailles, mais c’est la logistique qui gagne les guerres”, a martelé devant la presse le commissaire européen à la Défense Andrius Kubilius, citant le général américain John Pershing (1860-1948).Or, pour le moment, l’intendance ne suit pas.Il est encore indispensable aujourd’hui d’obtenir des autorisations, pays par pays, pour faire transiter ces chars dans l’Union européenne. Et, une fois obtenus ces laissez-passer, ils risquent fort d’être contraints d’emprunter quantité d’itinéraires bis pour éviter des routes ou des ponts trop fragiles pour les supporter.Pire, des chars “n’ont pas reçu l’autorisation de se déplacer dans un État membre car leur poids dépassait la limite fixée dans les règles de la circulation routière”, relevait il y a quelques mois la Cour des comptes de l’Union européenne (UE), dans un rapport très critique sur la mobilité militaire.Quelque 500 points de passage obligés tout au long des corridors susceptibles d’être empruntés par les armées de l’UE en cas de guerre ont été identifiés, en attendant que cette liste soit confirmée par les pays concernés. Mais la Commission juge déjà que la plupart de ces “hotspots” devront impérativement être modernisés pour permettre cette indispensable mobilité des armées, brusquement revenue d’actualité après l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Et le coût sera significatif: quelque 100 milliards d’euros, selon le commissaire européen aux Transports Apostolos Tzitzikostas.- “Stress tests” -Pour remédier à ces goulots d’étranglement, la Commission propose d’instaurer un “permis unique” valable dans toute l’Union européenne, afin d’éviter cette succession de demandes d’autorisations, dont certaines doivent être faites 45 jours à l’avance.Cette simplification des règles doit permettre de ramener à “trois jours” la durée de transport des matériels et des troupes nécessaires en cas de nécessité, a précisé la vice-présidente de la Commission européenne Henna Virkkunen.En cas d’urgence, elle veut aussi fixer des règles claires en instaurant par exemple des autorisations de passage prioritaires, pour éviter tout blocage.Dans ce cadre, Bruxelles propose également un “mécanisme de solidarité”, mettant en commun des matériels à usage civil et militaire, comme des camions, dans lequel chaque État membre pourra puiser facilement.Et pour vérifier que tout cela fonctionne, Bruxelles veut organiser régulièrement des “stress tests”, des tests de résistance pour s’assurer par exemple que telle ou telle infrastructure est bien praticable.La Commission propose de consacrer au moins 17 milliards d’euros à la mobilité militaire sur la période 2028-2034, soit 10 fois plus que pour la période précédente (2021-2027).La prise de conscience des retards en matière de mobilité militaire ne date pas d’hier. La Commission européenne a déjà présenté deux plans d’action dans ce domaine, dont le dernier, rendu public en novembre 2022, lui avait valu les critiques de la Cour des comptes de l’UE. Le gendarme des finances européennes relevait ainsi en avril dernier qu’en dépit de mesures annoncées fin 2022, les progrès étaient “variables”.La Commission européenne va également annoncer mercredi un plan visant à rapprocher l’industrie de défense européenne des nouvelles technologies, comme l’intelligence artificielle, le quantique ou le spatial. Les industriels de l’armement y font déjà largement appel, mais Bruxelles veut favoriser les projets en commun. Elle veut ainsi que les “usines d’intelligence artificielle”, plateformes qui permettent de tester des solutions en IA, soient aussi ouvertes aux industries de défense. 19 de ces usines existent dans l’Union européenne et d’autres doivent voir le jour, y compris des “giga-usines” encore plus performantes.