Accusé à droite de dérive “autoritaire”, Macron réfute tout projet de “label d’Etat” pour les médias

Emmanuel Macron a réfuté mardi vouloir instaurer un “label d’Etat” pour la presse ou un “ministère de la Vérité”, face aux accusations des médias Bolloré, de la droite et de l’extrême droite qui voient dans ses initiatives contre la désinformation une dérive “autoritaire” voire “totalitaire”.Le chef de l’Etat s’est lancé depuis fin octobre dans un vaste chantier pour “sonner le tocsin” sur les risques que les réseaux sociaux font peser, à ses yeux, sur la démocratie.Au fil des rendez-vous, il esquisse des pistes de régulation qu’il entend traduire en “décisions concrètes” début 2026. Au programme, une “majorité numérique” à 15 ans, la transparence des algorithmes, ou encore une action judiciaire en “référé” pour bloquer en urgence les “fausses informations” sur les réseaux.La réflexion se déroulait jusqu’ici plutôt à bas bruit.Mais ce week-end, le Journal du Dimanche, propriété de Vincent Bolloré, a reproché à Emmanuel Macron une “dérive totalitaire”. En cause, un projet, évoqué par le chef de l’Etat il y a deux semaines à Arras, de “labellisation faite par des professionnels” pour distinguer les sites et les réseaux qui font de l’information, selon les règles déontologiques, des autres.L’hebdomadaire a dénoncé “la tentation du ministère de la Vérité”, comme dans le roman dystopique “1984” de George Orwell.Une accusation aussitôt relayée par les autres antennes de l’homme d’affaires conservateur, de CNews à Europe 1, dont le présentateur vedette Pascal Praud a étrillé un “président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique”. Comme une réponse aussi aux critiques d’Emmanuel Macron contre les “milliardaires” qui détiennent des médias “à des finalités d’influence de l’opinion”.L’attaque a ensuite été reprise à droite.”Toucher à la liberté d’expression est une tentation autoritaire, qui correspond à la solitude d’un homme (…) qui a perdu le pouvoir et cherche à le maintenir par le contrôle de l’information”, a protesté sur CNews le président du RN Jordan Bardella.”Nul gouvernement n’a à trier les médias ni à dicter la vérité”, a abondé le patron des Républicains, Bruno Retailleau, sur le réseau social X. L’ex-ministre de l’Intérieur a ensuite lancé mardi une pétition contre le “projet de labellisation des médias”.Face à ces critiques, l’Elysée s’est fendu lundi soir d’un rare message sur X pour déplorer que “parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation”.- “Vidéo indigne” -“On nous taxe de totalitarisme en déformant totalement ce qu’a dit le président”, soupire un proche d’Emmanuel Macron, qui s'”attriste de voir de prétendus représentants de la droite républicaine” comme Bruno Retailleau reprendre ces mêmes arguments “sans vérifier” les véritables propos présidentiels.Mais cette réaction officielle de la présidence, visant notamment des médias, a déclenché une nouvelle cascade de commentaires enflammés y voyant la démonstration de velléités de contrôle macronistes.”Une vidéo indigne”, s’est offusquée mardi sur BFMTV/RMC la leader du RN Marine Le Pen. “Ce n’est pas le rôle de la présidence de la République”, a-t-elle ajouté, évoquant une volonté “de maîtriser l’information”.L’Etat “ne va pas créer tel ou tel label destiné à la presse”, et “encore moins de ministère de la Vérité”, a martelé mardi le chef de l’Etat en Conseil des ministres pour tenter de couper court à la polémique. Le gouvernement ne sera “pas l’arbitre des élégances”, ce sera “le choix de votre profession”, a abondé sur CNews la ministre de la Culture Rachida Dati, à l’adresse des journalistes. Cette idée de “label” vient des Etats généraux de l’information, dont le comité de pilotage avait recommandé en 2024 aux “professionnels de l’information” de s’engager dans une telle démarche pour “renforcer la confiance” du public.Le président avait d’ailleurs souligné à Arras que ce n’était pas au gouvernement de dire “ceci est une information, ceci n’en est pas”, invoquant plutôt une initiative de labellisation déjà lancée par l’ONG Reporters sans frontières avec la Journalism Trust Initiative. “C’est pas l’Etat qui doit vérifier”, sinon “ça devient une dictature”, avait-il dit à Mirecourt, dans les Vosges, la semaine dernière.La polémique s’inscrit dans une bataille de plus en plus vive pour une “liberté d’expression” supposée être menacée, menée notamment par la sphère Bolloré, dans le sillage de la défense du “free speech” aux Etats-Unis par la galaxie trumpiste.Le président Macron a commencé à essayer de battre en brèche cette idée ces dernières semaines, en appelant à la régulation des réseaux sociaux et de leurs algorithmes qui, martèle-t-il, sont “le Far West et pas le +free speech+”.”C’est pas la liberté de parole que de dire n’importe quoi”, a-t-il lancé mi-novembre à Toulouse, “c’est la loi du plus fort”.

Accusé à droite de dérive “autoritaire”, Macron réfute tout projet de “label d’Etat” pour les médias

Emmanuel Macron a réfuté mardi vouloir instaurer un “label d’Etat” pour la presse ou un “ministère de la Vérité”, face aux accusations des médias Bolloré, de la droite et de l’extrême droite qui voient dans ses initiatives contre la désinformation une dérive “autoritaire” voire “totalitaire”.Le chef de l’Etat s’est lancé depuis fin octobre dans un vaste chantier pour “sonner le tocsin” sur les risques que les réseaux sociaux font peser, à ses yeux, sur la démocratie.Au fil des rendez-vous, il esquisse des pistes de régulation qu’il entend traduire en “décisions concrètes” début 2026. Au programme, une “majorité numérique” à 15 ans, la transparence des algorithmes, ou encore une action judiciaire en “référé” pour bloquer en urgence les “fausses informations” sur les réseaux.La réflexion se déroulait jusqu’ici plutôt à bas bruit.Mais ce week-end, le Journal du Dimanche, propriété de Vincent Bolloré, a reproché à Emmanuel Macron une “dérive totalitaire”. En cause, un projet, évoqué par le chef de l’Etat il y a deux semaines à Arras, de “labellisation faite par des professionnels” pour distinguer les sites et les réseaux qui font de l’information, selon les règles déontologiques, des autres.L’hebdomadaire a dénoncé “la tentation du ministère de la Vérité”, comme dans le roman dystopique “1984” de George Orwell.Une accusation aussitôt relayée par les autres antennes de l’homme d’affaires conservateur, de CNews à Europe 1, dont le présentateur vedette Pascal Praud a étrillé un “président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique”. Comme une réponse aussi aux critiques d’Emmanuel Macron contre les “milliardaires” qui détiennent des médias “à des finalités d’influence de l’opinion”.L’attaque a ensuite été reprise à droite.”Toucher à la liberté d’expression est une tentation autoritaire, qui correspond à la solitude d’un homme (…) qui a perdu le pouvoir et cherche à le maintenir par le contrôle de l’information”, a protesté sur CNews le président du RN Jordan Bardella.”Nul gouvernement n’a à trier les médias ni à dicter la vérité”, a abondé le patron des Républicains, Bruno Retailleau, sur le réseau social X. L’ex-ministre de l’Intérieur a ensuite lancé mardi une pétition contre le “projet de labellisation des médias”.Face à ces critiques, l’Elysée s’est fendu lundi soir d’un rare message sur X pour déplorer que “parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation”.- “Vidéo indigne” -“On nous taxe de totalitarisme en déformant totalement ce qu’a dit le président”, soupire un proche d’Emmanuel Macron, qui s'”attriste de voir de prétendus représentants de la droite républicaine” comme Bruno Retailleau reprendre ces mêmes arguments “sans vérifier” les véritables propos présidentiels.Mais cette réaction officielle de la présidence, visant notamment des médias, a déclenché une nouvelle cascade de commentaires enflammés y voyant la démonstration de velléités de contrôle macronistes.”Une vidéo indigne”, s’est offusquée mardi sur BFMTV/RMC la leader du RN Marine Le Pen. “Ce n’est pas le rôle de la présidence de la République”, a-t-elle ajouté, évoquant une volonté “de maîtriser l’information”.L’Etat “ne va pas créer tel ou tel label destiné à la presse”, et “encore moins de ministère de la Vérité”, a martelé mardi le chef de l’Etat en Conseil des ministres pour tenter de couper court à la polémique. Le gouvernement ne sera “pas l’arbitre des élégances”, ce sera “le choix de votre profession”, a abondé sur CNews la ministre de la Culture Rachida Dati, à l’adresse des journalistes. Cette idée de “label” vient des Etats généraux de l’information, dont le comité de pilotage avait recommandé en 2024 aux “professionnels de l’information” de s’engager dans une telle démarche pour “renforcer la confiance” du public.Le président avait d’ailleurs souligné à Arras que ce n’était pas au gouvernement de dire “ceci est une information, ceci n’en est pas”, invoquant plutôt une initiative de labellisation déjà lancée par l’ONG Reporters sans frontières avec la Journalism Trust Initiative. “C’est pas l’Etat qui doit vérifier”, sinon “ça devient une dictature”, avait-il dit à Mirecourt, dans les Vosges, la semaine dernière.La polémique s’inscrit dans une bataille de plus en plus vive pour une “liberté d’expression” supposée être menacée, menée notamment par la sphère Bolloré, dans le sillage de la défense du “free speech” aux Etats-Unis par la galaxie trumpiste.Le président Macron a commencé à essayer de battre en brèche cette idée ces dernières semaines, en appelant à la régulation des réseaux sociaux et de leurs algorithmes qui, martèle-t-il, sont “le Far West et pas le +free speech+”.”C’est pas la liberté de parole que de dire n’importe quoi”, a-t-il lancé mi-novembre à Toulouse, “c’est la loi du plus fort”.

Accusé à droite de dérive “autoritaire”, Macron réfute tout projet de “label d’Etat” pour les médias

Emmanuel Macron a réfuté mardi vouloir instaurer un “label d’Etat” pour la presse ou un “ministère de la Vérité”, face aux accusations des médias Bolloré, de la droite et de l’extrême droite qui voient dans ses initiatives contre la désinformation une dérive “autoritaire” voire “totalitaire”.Le chef de l’Etat s’est lancé depuis fin octobre dans un vaste chantier pour “sonner le tocsin” sur les risques que les réseaux sociaux font peser, à ses yeux, sur la démocratie.Au fil des rendez-vous, il esquisse des pistes de régulation qu’il entend traduire en “décisions concrètes” début 2026. Au programme, une “majorité numérique” à 15 ans, la transparence des algorithmes, ou encore une action judiciaire en “référé” pour bloquer en urgence les “fausses informations” sur les réseaux.La réflexion se déroulait jusqu’ici plutôt à bas bruit.Mais ce week-end, le Journal du Dimanche, propriété de Vincent Bolloré, a reproché à Emmanuel Macron une “dérive totalitaire”. En cause, un projet, évoqué par le chef de l’Etat il y a deux semaines à Arras, de “labellisation faite par des professionnels” pour distinguer les sites et les réseaux qui font de l’information, selon les règles déontologiques, des autres.L’hebdomadaire a dénoncé “la tentation du ministère de la Vérité”, comme dans le roman dystopique “1984” de George Orwell.Une accusation aussitôt relayée par les autres antennes de l’homme d’affaires conservateur, de CNews à Europe 1, dont le présentateur vedette Pascal Praud a étrillé un “président mécontent du traitement médiatique et qui souhaite imposer un récit unique”. Comme une réponse aussi aux critiques d’Emmanuel Macron contre les “milliardaires” qui détiennent des médias “à des finalités d’influence de l’opinion”.L’attaque a ensuite été reprise à droite.”Toucher à la liberté d’expression est une tentation autoritaire, qui correspond à la solitude d’un homme (…) qui a perdu le pouvoir et cherche à le maintenir par le contrôle de l’information”, a protesté sur CNews le président du RN Jordan Bardella.”Nul gouvernement n’a à trier les médias ni à dicter la vérité”, a abondé le patron des Républicains, Bruno Retailleau, sur le réseau social X. L’ex-ministre de l’Intérieur a ensuite lancé mardi une pétition contre le “projet de labellisation des médias”.Face à ces critiques, l’Elysée s’est fendu lundi soir d’un rare message sur X pour déplorer que “parler de lutte contre la désinformation suscite la désinformation”.- “Vidéo indigne” -“On nous taxe de totalitarisme en déformant totalement ce qu’a dit le président”, soupire un proche d’Emmanuel Macron, qui s'”attriste de voir de prétendus représentants de la droite républicaine” comme Bruno Retailleau reprendre ces mêmes arguments “sans vérifier” les véritables propos présidentiels.Mais cette réaction officielle de la présidence, visant notamment des médias, a déclenché une nouvelle cascade de commentaires enflammés y voyant la démonstration de velléités de contrôle macronistes.”Une vidéo indigne”, s’est offusquée mardi sur BFMTV/RMC la leader du RN Marine Le Pen. “Ce n’est pas le rôle de la présidence de la République”, a-t-elle ajouté, évoquant une volonté “de maîtriser l’information”.L’Etat “ne va pas créer tel ou tel label destiné à la presse”, et “encore moins de ministère de la Vérité”, a martelé mardi le chef de l’Etat en Conseil des ministres pour tenter de couper court à la polémique. Le gouvernement ne sera “pas l’arbitre des élégances”, ce sera “le choix de votre profession”, a abondé sur CNews la ministre de la Culture Rachida Dati, à l’adresse des journalistes. Cette idée de “label” vient des Etats généraux de l’information, dont le comité de pilotage avait recommandé en 2024 aux “professionnels de l’information” de s’engager dans une telle démarche pour “renforcer la confiance” du public.Le président avait d’ailleurs souligné à Arras que ce n’était pas au gouvernement de dire “ceci est une information, ceci n’en est pas”, invoquant plutôt une initiative de labellisation déjà lancée par l’ONG Reporters sans frontières avec la Journalism Trust Initiative. “C’est pas l’Etat qui doit vérifier”, sinon “ça devient une dictature”, avait-il dit à Mirecourt, dans les Vosges, la semaine dernière.La polémique s’inscrit dans une bataille de plus en plus vive pour une “liberté d’expression” supposée être menacée, menée notamment par la sphère Bolloré, dans le sillage de la défense du “free speech” aux Etats-Unis par la galaxie trumpiste.Le président Macron a commencé à essayer de battre en brèche cette idée ces dernières semaines, en appelant à la régulation des réseaux sociaux et de leurs algorithmes qui, martèle-t-il, sont “le Far West et pas le +free speech+”.”C’est pas la liberté de parole que de dire n’importe quoi”, a-t-il lancé mi-novembre à Toulouse, “c’est la loi du plus fort”.

Pentagon chief says US has ‘only just begun’ striking alleged drug boats

The United States has “only just begun” targeting alleged drug-trafficking boats, Defense Secretary Pete Hegseth insisted Tuesday, despite a growing outcry over strikes that critics say amount to extrajudicial killings.Hegseth and President Donald Trump’s administration have come under fire particularly over an incident in which US forces launched a follow-up strike on the wreckage of a vessel that had already been hit, reportedly killing two survivors.Both the White House and Pentagon have sought to distance Hegseth from that decision — which some US lawmakers have said could be a war crime — instead pinning the blame on the admiral who directly oversaw the operation.”We’ve only just begun striking narco boats and putting narco-terrorists at the bottom of the ocean, because they’ve been poisoning the American people,” Hegseth said during a Tuesday cabinet meeting.”We’ve had a bit of a pause because it’s hard to find boats to strike right now — which is the entire point, right? Deterrence has to matter,” Hegseth said.The Pentagon chief said he watched the first strike but “did not personally see survivors,” while also defending the second attack, saying it was the “correct decision to ultimately sink the boat and eliminate the threat.”Earlier on Tuesday, Pentagon Press Secretary Kingsley Wilson insisted that the strikes were legal.The operations “are lawful under both US and international law, with all actions in compliance with the law of armed conflict,” she told a news conference.- Hegseth backs follow-on strikes -Wilson also repeated the White House’s assertion that Admiral Frank Bradley — who now leads US Special Operations Command — made “the decision to re-strike the narco-terrorist vessel,” saying the senior Navy officer was “operating under clear and long-standing authorities to ensure the boat was destroyed.””Any follow-on strikes like those which were directed by Admiral Bradley, the secretary 100 percent agrees with,” she added.Wilson spoke to a friendly audience, with dozens of journalists who refused to sign a new restrictive Pentagon media policy earlier in the year barred from the event.Trump’s administration insists it is effectively at war with alleged “narco-terrorists” and began carrying out strikes in early September on vessels it says were transporting drugs — a campaign that has so far left more than 80 dead.The follow-up strike that killed survivors took place on September 2 and would appear to run afoul of the Pentagon’s own Law of War Manual, which states that “orders to fire upon the shipwrecked would be clearly illegal.”Democratic senators have slammed the September 2 strikes, with Jacky Rosen and Chris Van Hollen saying the incident may be a war crime, and Chris Murphy accusing Hegseth of “passing the buck.”Trump has deployed the world’s biggest aircraft and an array of other military assets to the Caribbean, insisting they are there for counter-narcotics operations.Regional tensions have flared as a result of the strikes and the military buildup, with Venezuela’s leftist leader Nicolas Maduro accusing Washington of using drug trafficking as a pretext for “imposing regime change” in Caracas.Maduro, whose re-election last year was rejected by Washington as fraudulent, insists there is no drug cultivation in Venezuela, which he says is used as a trafficking route for Colombian cocaine against its will.

Le budget de la “Sécu” de retour à l’Assemblée, avec une issue très incertaine

C’est un acte 2 décisif: les députés ont recommencé mardi à plancher sur le projet de budget de la Sécurité sociale, à l’avenir très incertain, avec encore des compromis à trouver à gauche et une coalition gouvernementale qui part divisée.Retraites, franchises, déficit à contenir… Les sujets explosifs ne manquent pas, tous facteurs d’une équation difficile pour rassembler des voix de groupes aux positions souvent opposées.Une adoption du texte mardi prochain serait une victoire majeure pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, privée de majoirté à l’Assemblée. Mais un rejet serait un désaveu cinglant de la méthode gouvernementale.”Le compromis majoritaire est possible”, a lancé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture des débats. “Voter pour ce budget, ce n’est pas un vote de soutien au gouvernement, c’est un vote pour la Sécurité sociale”, a-t-il ajouté, cherchant à convaincre les groupes réticents.”Il n’y a pas de plan B, pas de loi spéciale pour la Sécurité sociale”, a averti le ministre.Devant les députés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a redit souhaiter contenir le déficit de la Sécu “autour des 20 milliards d’euros” en 2026, alors que certains s’inquiètent qu’il soit creusé par les compromis recherchés.Les députés repartent de la copie du Sénat, qui a profondément remanié le projet de loi en écartant la suspension de la réforme des retraites, concédée par le gouvernement en échange de la non-censure du PS. Le moment est crucial car si le dernier mot est donné à l’Assemblée nationale après un nouveau passage au Sénat, la copie finale ne pourra que très peu différer de celle écrite par les députés cette semaine.L’examen du texte a commencé en fin d’après-midi par l’examen d’une motion de rejet préalable des Insoumis, qui a été largement rejetée. Le Premier ministre pourrait prendre la parole dans la soirée.Les débats sur quelque 900 amendements pourront aller jusqu’à dimanche, avant un vote solennel le 9 décembre. A mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie recettes. Rejetée, elle emporterait l’ensemble du texte.- “Ingénieurs du chaos” -Face au rejet attendu du texte par le RN, ses alliés et LFI qui regroupent 210 députés, l’adoption pourrait reposer sur l’abstention des communistes, des écologistes et des socialistes, voire sur le soutien de ces derniers, alors qu’une partie du camp gouvernemental pourrait faire défection. En l’état, “on ne peut pas voter pour”, a jugé Edouard Philippe devant le groupe Horizons, qui oscille entre vote contre et abstention. Une “petite bombe”, selon un cadre Renaissance.Le groupe LR n’a pas encore arrêté de position, et est divisé, selon plusieurs sources internes, mais le président des Républicains, Bruno Retailleau, est très opposé à la suspension de la réforme des retraites.Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est emporté devant la presse contre ces prises de positions: “si Edouard Philippe et si Bruno Retailleau considèrent qu’il n’y a pas assez d’ingénieurs du chaos, qu’ils le disent”, a-t-il déclaré, les accusant de travailler “uniquement pour leur candidature à l’élection présidentielle”.Le Premier ministre doit “remettre de l’ordre chez lui” et “avoir le soutien des groupes qui se sont engagés à soutenir le gouvernement”, a estimé la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, après un rendez-vous avec M. Lecornu mardi. “Il y a beaucoup de travail pour avoir une copie ne serait-ce que acceptable”, a-t-elle ajouté.Les débats pourraient se tendre sur la question de l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine, obtenue de haute lutte en première lecture par le PS, et dont LR ne veut pas entendre parler.Autre point brûlant: les franchises médicales, reste à charge payé par les patients par exemple sur les médicaments, que le gouvernement entend doubler par décret.Les députés devraient ré-indexer sur l’inflation les minimas sociaux et pensions de retraite. Et suspendre de nouveau la réforme des retraites.- “Qu’un chemin, le compromis” -Le gouvernement, qui alerte sur un déficit de la Sécurité sociale approchant “30 milliards” d’euros en l’absence de budget, pourrait-il ressusciter le 49.3 pour passer l’obstacle ? Certains députés le souhaitent, estimant plus facile pour les socialistes, voire pour Horizons et LR, de ne pas censurer le gouvernement que de voter ce compromis. “La meilleure solution reste le 49.3 car personne ne veut assumer ce budget”, a encore estimé le président du groupe MoDem, Marc Fesneau.Une piste écartée par l’entourage de M. Lecornu: “Il n’y a qu’un chemin, le compromis parlementaire”.Pour M. Faure, qui avait demandé au Premier ministre d’y renoncer, “le 49.3, c’est la politique pour les paresseux”. Mme Chatelain a aussi dit n’être “pas favorable” à son retour. la-sac-bpa-sl-cma/sde/swi

Le budget de la “Sécu” de retour à l’Assemblée, avec une issue très incertaine

C’est un acte 2 décisif: les députés ont recommencé mardi à plancher sur le projet de budget de la Sécurité sociale, à l’avenir très incertain, avec encore des compromis à trouver à gauche et une coalition gouvernementale qui part divisée.Retraites, franchises, déficit à contenir… Les sujets explosifs ne manquent pas, tous facteurs d’une équation difficile pour rassembler des voix de groupes aux positions souvent opposées.Une adoption du texte mardi prochain serait une victoire majeure pour le gouvernement de Sébastien Lecornu, privée de majoirté à l’Assemblée. Mais un rejet serait un désaveu cinglant de la méthode gouvernementale.”Le compromis majoritaire est possible”, a lancé le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou en ouverture des débats. “Voter pour ce budget, ce n’est pas un vote de soutien au gouvernement, c’est un vote pour la Sécurité sociale”, a-t-il ajouté, cherchant à convaincre les groupes réticents.”Il n’y a pas de plan B, pas de loi spéciale pour la Sécurité sociale”, a averti le ministre.Devant les députés, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a redit souhaiter contenir le déficit de la Sécu “autour des 20 milliards d’euros” en 2026, alors que certains s’inquiètent qu’il soit creusé par les compromis recherchés.Les députés repartent de la copie du Sénat, qui a profondément remanié le projet de loi en écartant la suspension de la réforme des retraites, concédée par le gouvernement en échange de la non-censure du PS. Le moment est crucial car si le dernier mot est donné à l’Assemblée nationale après un nouveau passage au Sénat, la copie finale ne pourra que très peu différer de celle écrite par les députés cette semaine.L’examen du texte a commencé en fin d’après-midi par l’examen d’une motion de rejet préalable des Insoumis, qui a été largement rejetée. Le Premier ministre pourrait prendre la parole dans la soirée.Les débats sur quelque 900 amendements pourront aller jusqu’à dimanche, avant un vote solennel le 9 décembre. A mi-parcours, les députés voteront d’abord sur la partie recettes. Rejetée, elle emporterait l’ensemble du texte.- “Ingénieurs du chaos” -Face au rejet attendu du texte par le RN, ses alliés et LFI qui regroupent 210 députés, l’adoption pourrait reposer sur l’abstention des communistes, des écologistes et des socialistes, voire sur le soutien de ces derniers, alors qu’une partie du camp gouvernemental pourrait faire défection. En l’état, “on ne peut pas voter pour”, a jugé Edouard Philippe devant le groupe Horizons, qui oscille entre vote contre et abstention. Une “petite bombe”, selon un cadre Renaissance.Le groupe LR n’a pas encore arrêté de position, et est divisé, selon plusieurs sources internes, mais le président des Républicains, Bruno Retailleau, est très opposé à la suspension de la réforme des retraites.Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s’est emporté devant la presse contre ces prises de positions: “si Edouard Philippe et si Bruno Retailleau considèrent qu’il n’y a pas assez d’ingénieurs du chaos, qu’ils le disent”, a-t-il déclaré, les accusant de travailler “uniquement pour leur candidature à l’élection présidentielle”.Le Premier ministre doit “remettre de l’ordre chez lui” et “avoir le soutien des groupes qui se sont engagés à soutenir le gouvernement”, a estimé la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, après un rendez-vous avec M. Lecornu mardi. “Il y a beaucoup de travail pour avoir une copie ne serait-ce que acceptable”, a-t-elle ajouté.Les débats pourraient se tendre sur la question de l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine, obtenue de haute lutte en première lecture par le PS, et dont LR ne veut pas entendre parler.Autre point brûlant: les franchises médicales, reste à charge payé par les patients par exemple sur les médicaments, que le gouvernement entend doubler par décret.Les députés devraient ré-indexer sur l’inflation les minimas sociaux et pensions de retraite. Et suspendre de nouveau la réforme des retraites.- “Qu’un chemin, le compromis” -Le gouvernement, qui alerte sur un déficit de la Sécurité sociale approchant “30 milliards” d’euros en l’absence de budget, pourrait-il ressusciter le 49.3 pour passer l’obstacle ? Certains députés le souhaitent, estimant plus facile pour les socialistes, voire pour Horizons et LR, de ne pas censurer le gouvernement que de voter ce compromis. “La meilleure solution reste le 49.3 car personne ne veut assumer ce budget”, a encore estimé le président du groupe MoDem, Marc Fesneau.Une piste écartée par l’entourage de M. Lecornu: “Il n’y a qu’un chemin, le compromis parlementaire”.Pour M. Faure, qui avait demandé au Premier ministre d’y renoncer, “le 49.3, c’est la politique pour les paresseux”. Mme Chatelain a aussi dit n’être “pas favorable” à son retour. la-sac-bpa-sl-cma/sde/swi

L1: enquête ouverte et nouvelle plainte, l’OGC Nice toujours sous tension

L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait à son tour porter plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les graves incidents provoqués dimanche par certains de ses supporters en colère, qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête et de nombreuses condamnations politiques.”Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, dépose plainte contre X”, a fait savoir l’OGC Nice dans un bref message transmis à l’AFP.Plus tôt, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle”. Selon le communiqué du parquet, elle a été confiée à la police judiciaire et “de nombreuses auditions” sont déjà en cours.Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras étaient venus devant le centre d’entraînement exprimer leur colère face aux joueurs et dirigeants niçois, de retour de Lorient après avoir perdu dans l’après-midi (3-1) en Ligue 1, leur sixième défaite de rang toutes compétitions confondues.D’après plusieurs témoins de ces incidents, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cible. Lundi soir, une source au fait des évènements a confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT (arrêt de travail) de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X.Selon plusieurs médias sportifs, Moffi est le deuxième joueur à avoir porté plainte. Le parquet n’a pas confirmé les identités des joueurs concernés.- Sanctions demandées -“Après être sortis du bus, les deux joueurs indiquaient avoir reçu des coups de poing, des coups de pied et des crachats tout en se faisant insulter de la part de supporters ayant pour nombre d’entre eux le visage dissimulé”, est-il précisé dans le communiqué du procureur.Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP), organisatrice du championnat de France, a fait savoir qu’elle se constituerait “partie civile dans les plaintes déposées”. Elle a également déploré des “agressions totalement inacceptables”.Dans la foulée, la ministre des Sports Marina Ferrari a également “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”, dans une réaction transmise à l’AFP. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré, demandant “des sanctions”.Le maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté demandé mardi “un retour au calme et à la sérénité”, assurant qu’il ne “cautionnerai(t) jamais les violences physiques et les intimidations”. “Je vais m’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Avant l’annonce de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait dit lundi comprendre “la frustration générée par la succession de contre-performances” mais condamné “avec la plus grande fermeté” des débordements “inacceptables”.- Déjà des incidents -Contacté par l’AFP mardi, l’entraîneur du club Franck Haise n’a de son côté pas souhaité communiquer “pour le moment”.Mardi soir, les ultras de la Tribune Populaire Sud ont eux publié un communiqué dans lequel ils disent “ne pas être à l’origine” de la manifestation.”Certains cadres de l’association ont contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec les forces de l’ordre. Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des prétendues violences ou dégradations alléguées par les joueurs”, ont-ils assuré.Plusieurs incidents ont déjà impliqué des supporters niçois ces dernières saisons. En août 2022, le match Nice-Marseille avait dû être arrêté, des membres de la Tribune Populaire Sud étant descendus sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs de l’OM, notamment Dimitri Payet, précédemment touché par une bouteille jetée des gradins.Début 2025, encore contre Marseille, cette même tribune avait exhibé une banderole jugée “raciste et injurieuse” par l’OM et la Ligue. La tribune avait été fermée trois matches.Alors que le club azuréen reste sur six défaites, en championnat et en Ligue Europa, le match programmé dimanche à 15h00 face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se disputer dans une atmosphère très tendue.

L1: enquête ouverte et nouvelle plainte, l’OGC Nice toujours sous tension

L’OGC Nice a annoncé mardi qu’il allait à son tour porter plainte contre X, comme deux joueurs l’ont déjà fait, après les graves incidents provoqués dimanche par certains de ses supporters en colère, qui ont entraîné l’ouverture d’une enquête et de nombreuses condamnations politiques.”Le club, en accord avec son propriétaire Ineos, dépose plainte contre X”, a fait savoir l’OGC Nice dans un bref message transmis à l’AFP.Plus tôt, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait annoncé l’ouverture d’une enquête pour “violences aggravées, participation à un groupement préparant des violences ou dégradations et non-empêchement d’un délit contre l’intégrité corporelle”. Selon le communiqué du parquet, elle a été confiée à la police judiciaire et “de nombreuses auditions” sont déjà en cours.Dans la nuit de dimanche à lundi, près de 200 supporters ultras étaient venus devant le centre d’entraînement exprimer leur colère face aux joueurs et dirigeants niçois, de retour de Lorient après avoir perdu dans l’après-midi (3-1) en Ligue 1, leur sixième défaite de rang toutes compétitions confondues.D’après plusieurs témoins de ces incidents, les attaquants Terem Moffi et Jérémie Boga, ainsi que le directeur sportif Florian Maurice, ont notamment été pris pour cible. Lundi soir, une source au fait des évènements a confirmé à l’AFP que Boga avait reçu une ITT (arrêt de travail) de cinq jours et qu’il avait déposé plainte contre X.Selon plusieurs médias sportifs, Moffi est le deuxième joueur à avoir porté plainte. Le parquet n’a pas confirmé les identités des joueurs concernés.- Sanctions demandées -“Après être sortis du bus, les deux joueurs indiquaient avoir reçu des coups de poing, des coups de pied et des crachats tout en se faisant insulter de la part de supporters ayant pour nombre d’entre eux le visage dissimulé”, est-il précisé dans le communiqué du procureur.Dans la matinée de mardi, la Ligue de football professionnel (LFP), organisatrice du championnat de France, a fait savoir qu’elle se constituerait “partie civile dans les plaintes déposées”. Elle a également déploré des “agressions totalement inacceptables”.Dans la foulée, la ministre des Sports Marina Ferrari a également “condamné avec la plus grande fermeté (ces) violences inacceptables”, dans une réaction transmise à l’AFP. “Rien ne peut justifier ces actes qui visent ceux qui s’engagent chaque jour pour le football”, a-t-elle déclaré, demandant “des sanctions”.Le maire de Nice, Christian Estrosi, a de son côté demandé mardi “un retour au calme et à la sérénité”, assurant qu’il ne “cautionnerai(t) jamais les violences physiques et les intimidations”. “Je vais m’entretenir avec le propriétaire du club et ses représentants”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Avant l’annonce de sa plainte mardi, l’OGC Nice avait dit lundi comprendre “la frustration générée par la succession de contre-performances” mais condamné “avec la plus grande fermeté” des débordements “inacceptables”.- Déjà des incidents -Contacté par l’AFP mardi, l’entraîneur du club Franck Haise n’a de son côté pas souhaité communiquer “pour le moment”.Mardi soir, les ultras de la Tribune Populaire Sud ont eux publié un communiqué dans lequel ils disent “ne pas être à l’origine” de la manifestation.”Certains cadres de l’association ont contribué à l’apaisement ainsi qu’à la dispersion du rassemblement, en collaboration avec les forces de l’ordre. Aucun membre de l’association présent sur place n’a été témoin des prétendues violences ou dégradations alléguées par les joueurs”, ont-ils assuré.Plusieurs incidents ont déjà impliqué des supporters niçois ces dernières saisons. En août 2022, le match Nice-Marseille avait dû être arrêté, des membres de la Tribune Populaire Sud étant descendus sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs de l’OM, notamment Dimitri Payet, précédemment touché par une bouteille jetée des gradins.Début 2025, encore contre Marseille, cette même tribune avait exhibé une banderole jugée “raciste et injurieuse” par l’OM et la Ligue. La tribune avait été fermée trois matches.Alors que le club azuréen reste sur six défaites, en championnat et en Ligue Europa, le match programmé dimanche à 15h00 face à Angers à l’Allianz Riviera pourrait se disputer dans une atmosphère très tendue.