Japan’s Forever Young wins $20mln Saudi Cup

Japan’s Forever Young hunted down Hong Kong racing royalty Romantic Warrior to land the world’s richest race, the $20 million Saudi Cup in Riyadh on Saturday.Romantic Warrior is the highest-earning racehorse of all time, turning up at the Saudi capital with almost $23 million (22m euros) in the bank.The seven-year-old gelding looked destined to add significantly to his prize pot when he went well clear round the home turn in this his first ever outing on dirt.Under his regular New Zealand jockey James McDonald, Romantic Warrior set sail for home, dollar signs flashing.But Ryusei Sakai on board Forever Young went in hot pursuit.The pair relentlessly closed the three length-gap, passing Romantic Warrior 50 metres from the post.”Unbelievable,” beamed winning trainer Yoshito Yahagi.”Romantic Warrior is such a strong horse, we respected him but our horse was better today.”When Romantic Warrior passed us, I thought we could still come back,” he added.

Mohamed Amra arrêté en Roumanie après neuf mois de cavale

La fin de neuf mois de cavale: le narcotrafiquant multirécidiviste Mohamed Amra, en fuite depuis son évasion en mai 2024 lors de laquelle deux agents pénitentiaires avaient été tués dans l’attaque de leur fourgon dans l’Eure, a été arrêté sur mandat d’arrêt européen samedi en Roumanie.L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui a félicité “toutes les forces de l’ordre qui ont permis l’arrestation de Mohamed Amra en Roumanie aujourd’hui” sur son compte X.Le parquet de Paris, auquel appartient la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), a confirmé “l’interpellation d’un homme en Roumanie, fortement susceptible d’être Mohamed Amra”, précisant que “les vérifications qui s’imposent sont en cours”.La police roumaine a expliqué qu’Amra avait été interpellé à Bucarest, et qu’il allait être présenté à un magistrat roumain. “La police roumaine l’a localisé, identifié et capturé dans les 48 heures suivant la première information selon laquelle il se trouvait sur notre territoire”, a détaillé le ministre roumain de l’Intérieur Catalin Predoiu.Sur le réseau social X, le Premier ministre François Bayrou a vanté un “magnifique succès de notre police nationale”.Le président de la République Emmanuel Macron, depuis le Salon de l’agriculture à Paris, a aussi salué “un formidable succès”, rendu possible par la coopération des services d’enquête français et européens. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, en poste à Beauvau au moment de l’évasion mortelle, a estimé qu'”à la fin, la Police et la Justice gagnent toujours”.Le garde des Sceaux a également eu les familles des victimes au téléphone, a précisé son entourage à l’AFP. Son prédécesseur Eric Dupond-Moretti a, lui, évoqué un “immense soulagement”: “il est temps qu’Amra paye pour ses crimes !”Le 14 mai 2024, deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés lors de l’attaque ultraviolente de leur fourgon au péage d’Incarville (Eure) pour libérer Amra, narcotrafiquant de 30 ans soupçonné d’avoir commandité des meurtres alors qu’il était en détention.Au moment de son évasion, Mohamed Amra avait été extrait de sa cellule pour être amené chez un juge d’instruction pour y être interrogé. Cette attaque commando à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut avait jeté une lumière crue sur le degré de violence atteint par une nouvelle génération de trafiquants de drogue.- “Soulagement” pour les familles -La scène avait de plus été filmée par une caméra de surveillance du péage d’Incarville: on y voit plusieurs hommes, cagoulés et vêtus de noir, tirer sans sommation apparente sur les surveillants de prison, pour libérer Mohamed Amra qui, à la tête d’un réseau, est soupçonné d’avoir commandité des meurtres en lien avec des trafics de stupéfiants.Le fugitif et ses complices étaient recherchés en France par plus de trois cents enquêteurs. La traque s’était aussi organisée dans toute l’Europe, sur mandat d’arrêt européen, mais aussi au-delà des frontières européennes, avec une “notice rouge” émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser le détenu évadé.Une information judiciaire, menée par la Junalco et confiée à la police judiciaire, avait été ouverte notamment pour meurtres, tentatives de meurtre et évasion, le tout en bande organisée.A l’époque, un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) avait pointé un “déficit” de communication entre les différentes autorités judiciaires, pénitentiaires et les enquêteurs, qui avait conduit à considérer Amra comme un détenu ordinaire et non comme un détenu particulièrement dangereux.”Plus de 9 mois après l’assassinat barbare d’Arnaud Garcia, l’arrestation de Mohamed Amra est évidemment un immense soulagement pour sa famille”, ont réagi Mes Pauline Ragot et Thibault de Montbrial, avocats de la veuve du surveillant brigadier Arnaud Garcia, décédé aux côtés du capitaine pénitentiaire Fabrice Moello dans l’attaque du fourgon blindé.Même “premier soulagement” pour la veuve et les deux fils de M. Moello. “Nous saluons le travail des enquêteurs et des juges d’instruction. (…) Il convient que les investigations se poursuivent sereinement et que la famille continue d’être préservée”, a déclaré à l’AFP leur avocat, Matthieu Chirez.”Tout le monde est très ému ici”, a confié à l’AFP Olivier Duval, surveillant pénitentiaire de Caen-Ifs et collègue des deux hommes abattus lors de l’évasion, avant de poursuivre: “On espère surtout qu’ils vont aussi le faire parler pour récupérer les autres (membres du commando, NDLR) car ce sont eux qui ont tiré.””N’oublions pas que les membres du commando sont toujours dans la nature. Leur arrestation est également espérée très rapidement”, a aussi souligné Wilfried Fonck secrétaire national Ufap Unsa Justice.clw-pgr-cbr-bg-mac-mca/asl/swi

Mohamed Amra arrêté en Roumanie après neuf mois de cavale

La fin de neuf mois de cavale: le narcotrafiquant multirécidiviste Mohamed Amra, en fuite depuis son évasion en mai 2024 lors de laquelle deux agents pénitentiaires avaient été tués dans l’attaque de leur fourgon dans l’Eure, a été arrêté sur mandat d’arrêt européen samedi en Roumanie.L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui a félicité “toutes les forces de l’ordre qui ont permis l’arrestation de Mohamed Amra en Roumanie aujourd’hui” sur son compte X.Le parquet de Paris, auquel appartient la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco), a confirmé “l’interpellation d’un homme en Roumanie, fortement susceptible d’être Mohamed Amra”, précisant que “les vérifications qui s’imposent sont en cours”.La police roumaine a expliqué qu’Amra avait été interpellé à Bucarest, et qu’il allait être présenté à un magistrat roumain. “La police roumaine l’a localisé, identifié et capturé dans les 48 heures suivant la première information selon laquelle il se trouvait sur notre territoire”, a détaillé le ministre roumain de l’Intérieur Catalin Predoiu.Sur le réseau social X, le Premier ministre François Bayrou a vanté un “magnifique succès de notre police nationale”.Le président de la République Emmanuel Macron, depuis le Salon de l’agriculture à Paris, a aussi salué “un formidable succès”, rendu possible par la coopération des services d’enquête français et européens. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin, en poste à Beauvau au moment de l’évasion mortelle, a estimé qu'”à la fin, la Police et la Justice gagnent toujours”.Le garde des Sceaux a également eu les familles des victimes au téléphone, a précisé son entourage à l’AFP. Son prédécesseur Eric Dupond-Moretti a, lui, évoqué un “immense soulagement”: “il est temps qu’Amra paye pour ses crimes !”Le 14 mai 2024, deux agents pénitentiaires avaient été tués et trois autres blessés lors de l’attaque ultraviolente de leur fourgon au péage d’Incarville (Eure) pour libérer Amra, narcotrafiquant de 30 ans soupçonné d’avoir commandité des meurtres alors qu’il était en détention.Au moment de son évasion, Mohamed Amra avait été extrait de sa cellule pour être amené chez un juge d’instruction pour y être interrogé. Cette attaque commando à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut avait jeté une lumière crue sur le degré de violence atteint par une nouvelle génération de trafiquants de drogue.- “Soulagement” pour les familles -La scène avait de plus été filmée par une caméra de surveillance du péage d’Incarville: on y voit plusieurs hommes, cagoulés et vêtus de noir, tirer sans sommation apparente sur les surveillants de prison, pour libérer Mohamed Amra qui, à la tête d’un réseau, est soupçonné d’avoir commandité des meurtres en lien avec des trafics de stupéfiants.Le fugitif et ses complices étaient recherchés en France par plus de trois cents enquêteurs. La traque s’était aussi organisée dans toute l’Europe, sur mandat d’arrêt européen, mais aussi au-delà des frontières européennes, avec une “notice rouge” émise par Interpol à la demande des autorités françaises pour localiser le détenu évadé.Une information judiciaire, menée par la Junalco et confiée à la police judiciaire, avait été ouverte notamment pour meurtres, tentatives de meurtre et évasion, le tout en bande organisée.A l’époque, un rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) avait pointé un “déficit” de communication entre les différentes autorités judiciaires, pénitentiaires et les enquêteurs, qui avait conduit à considérer Amra comme un détenu ordinaire et non comme un détenu particulièrement dangereux.”Plus de 9 mois après l’assassinat barbare d’Arnaud Garcia, l’arrestation de Mohamed Amra est évidemment un immense soulagement pour sa famille”, ont réagi Mes Pauline Ragot et Thibault de Montbrial, avocats de la veuve du surveillant brigadier Arnaud Garcia, décédé aux côtés du capitaine pénitentiaire Fabrice Moello dans l’attaque du fourgon blindé.Même “premier soulagement” pour la veuve et les deux fils de M. Moello. “Nous saluons le travail des enquêteurs et des juges d’instruction. (…) Il convient que les investigations se poursuivent sereinement et que la famille continue d’être préservée”, a déclaré à l’AFP leur avocat, Matthieu Chirez.”Tout le monde est très ému ici”, a confié à l’AFP Olivier Duval, surveillant pénitentiaire de Caen-Ifs et collègue des deux hommes abattus lors de l’évasion, avant de poursuivre: “On espère surtout qu’ils vont aussi le faire parler pour récupérer les autres (membres du commando, NDLR) car ce sont eux qui ont tiré.””N’oublions pas que les membres du commando sont toujours dans la nature. Leur arrestation est également espérée très rapidement”, a aussi souligné Wilfried Fonck secrétaire national Ufap Unsa Justice.clw-pgr-cbr-bg-mac-mca/asl/swi

Ligue 1: Lille enfonce Monaco (2-1) et s’invite sur le podium

Lille a remporté le duel entre prétendants européens contre Monaco (2-1), plombant les Monégasques quatre jours après leur élimination de la Ligue des champions, samedi au Stade Pierre-Mauroy lors de la 23e journée de Ligue 1.Ce succès permet aux Lillois de remonter sur le podium (41 points) en dépassant leur adversaire du jour (cinquième, 40 pts), en attendant le match de Nice (quatrième, 40 pts) face à Montpellier dimanche (17h15).Cruciale dans la course à la Ligue des champions, cette rencontre s’est jouée sur un fil entre deux formations qui auraient pu prétendre à la victoire.Un Dogue a mené les siens vers le succès: Hakon Haraldsson, qui a inscrit un doublé (22e, 43e) pour donner un avantage que Monaco n’est pas parvenu à remonter, malgré la réduction de l’écart par Takumi Minamino juste avant la mi-temps (45e+1), qui a gardé les joueurs du Rocher dans le match.Mais malgré une pression mise sur le club nordiste en deuxième période, l’ASM n’a pas trouvé la faille, et conclut une bien mauvaise semaine, marquée par une élimination rageante en barrages d’accession aux huitièmes de finale de la C1 à Lisbonne contre Benfica (défaite 1-0 puis 3-3).Ce match devait permettre aux joueurs d’Adi Hütter de se rapprocher de la plus prestigieuse et rémunératrice compétition européenne entre clubs.Mais dans l’enceinte de Villeneuve-d’Ascq, les Nordistes ont confirmé qu’ils aimaient bien les grandes affiches, tant sur les scènes européenne – succès contre le Real Madrid (1-0) et l’Atlético (3-1) – que nationale – victoire face à Nice (2-1).Cela tombe bien, une autre les attend désormais à Paris le week-end prochain.- La défense monégasque encore coupable -Avec un onze de départ inédit au coup d’envoi, où Ngal’ayel Mukau, milieu défensif de formation, figurait au poste d’ailier droit, tandis que Jonathan David jouait en soutien du buteur Chuba Akpom.Mais c’est bien l’ailier gauche qui a débloqué la rencontre. Hakon Haraldsson a ouvert le score (22e) d’une belle frappe croisée du pied gauche, après une prise de balle pleine d’autorité, profitant aussi d’une défense monégasque trop apathique bien que présente en nombre.L’arrière-garde du club de la Principauté a même fait pire juste avant la mi-temps, quand leur capitaine Denis Zakaria a perdu le ballon dans sa propre surface, après une bonne pression lilloise exercée sur le côté droit par Ngal’ayel Mukau, Jonathan David et surtout Chuba Akpom. C’est encore Haraldsson qui en a profité pour doubler le score en deux temps (43e).Le but de Takumi Minamino après une tête de Maghnes Akliouche et surtout une talonnade très juste de Mika Biereth, a relancé le match (45e+1).Mais les Monégasques, malgré le contrôle du ballon (57%), n’ont pas eu tant d’occasions d’égaliser que cela lors du deuxième acte, plutôt des situations comme ce ballon brûlant devant le but lillois après un corner (82e).Monaco regrettera surtout ses errements défensifs et l’occasion très nette manquée par Eliesse Ben Seghir lors de son temps fort de la demi-heure de jeu (31e).Bien que malmené, le Losc a su tenir jusqu’au bout ce succès si précieux, qui lui permet d’envisager un peu plus sereinement son déplacement au Parc des Princes, puis sa double confrontation contre le Borussia Dortmund en huitièmes de finale de la Ligue des champions.

L’Allemagne sous tension à la veille d’un scrutin crucial pour l’Europe

Les partis allemands ont jeté samedi leurs dernières forces dans la bataille à la veille des législatives, pour lesquelles l’opposition conservatrice part favorite, malgré une poussée attendue de l’extrême droite dans un contexte tendu.Le résultat de ces élections s’annonce crucial au moment où l’Allemagne et l’Europe sont sonnées par les annonces fracassantes de l’administration de Donald Trump sur la guerre en Ukraine, les craintes de rupture du lien transatlantique et les menaces de hausse des droits de douane.Le climat intérieur est aussi pesant dans ce pays endeuillé par plusieurs attaques meurtrières ces dernières semaines, qui ont ébranlé l’opinion et favorisé les mouvements de droite et d’extrême droite. Une agression au couteau à caractère antisémite a été commise vendredi soir dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste, un site emblématique au coeur de Berlin.La ministre de l’Intérieur Nancy Faeser a dénoncé un “crime odieux”. Le suspect, arrêté sur les lieux, est un réfugié syrien de 19 ans, doté d’un titre de séjour, qui a grièvement blessé au cou un touriste espagnol de 30 ans. Il voulait “tuer des juifs”, selon la justice.De l’autre côté du Rhin, à Mulhouse, dans l’est de la France, une attaque au couteau qualifiée par le président Emmanuel Macron d'”acte de terrorisme” et “islamiste” a fait samedi un mort et plusieurs blessés.   – Pour un pays “sûr” -“Je veux que notre pays soit sûr”, dit à l’AFP, Maximilian Fritsche, 29 ans, un artisan membre du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) participant à une manifestation dans la capitale allemande. Ce mouvement pourrait atteindre un score record d’au moins 20%, selon les sondages.Face à cette poussée, le favori pour succéder au chancelier social-démocrate Olaf Scholz, le conservateur Friedrich Merz, prône un durcissement dans la lutte contre l’immigration illégale.”Demain, nous allons remporter les élections législatives et le cauchemar” qu’incarne selon Friedrich Merz le gouvernement Scholz “appartiendra à l’histoire”, a assuré le conservateur samedi à Munich, au cour de son dernier meeting électoral.Les sondages le créditent invariablement d’environ 30% des suffrages. Mais, pour gouverner, il aura besoin de s’allier à au moins un autre parti pendant des négociations qui devraient durer plusieurs semaines. Après un début de rapprochement au Parlement pendant la campagne avec l’AfD, il exclut une coalition avec elle.- Retour en Europe -Friedrich Merz a aussi promis samedi de remettre l’Allemagne au centre du jeu européen, après les années Scholz, souvent critiqué pour sa discrétion et son absence de propositions dans l’UE. “Je vais, en tant que chancelier allemand, à nouveau activement participer à la définition de la politique européenne et avec moi, l’Allemagne aura à nouveau une voix forte au sein de l’Union européenne”, a-t-il dit.Rarement dans une Allemagne éprise de compromis et de grandes coalitions associant la droite et la gauche, les débats n’ont été aussi polarisés et percutés par l’actualité internationale.L’onde de choc des premières semaines de mandat de Donald Trump a bousculé la campagne électorale marquée par des ingérences inédites de Washington dans le débat politique, également sous influence de campagnes de désinformation russes.Le vice-président américain JD Vance et le multimilliardaire Elon Musk, un conseiller de Donald Trump, ont pris fait et cause pour l’AfD.De son côté, Olaf Scholz paraît avoir fait son deuil d’une victoire. Il s’est borné samedi à demander “un mandat fort” pour peser dans les négociations à venir sur la constitution d’une coalition, dans le cadre desquelles son parti social-démocrate (SPD) pourrait s’allier avec les conservateurs. Le SPD n’est crédité dans les sondages que de la troisième place (15%), ce qui serait une débâcle historique.Il fait aussi les frais de la morosité économique, avec deux années de suite de récession.”J’espère que nous ne glisserons pas trop à droite et que nous pourrons former un contrepoids fort aux Etats-Unis”, déclare à l’AFP un sympathisant du SPD, Stephanus Remmert.Friedrich Merz souhaite former un gouvernement d’ici à la fin avril. Un pari qui dépendra beaucoup des scores des petites formations politiques, telles que le FDP (libéral) et le parti populiste de gauche BSW : si elles dépassent le seuil des 5%, elles seront représentées au Bundestag, la chambre basse du Parlement, et rendront plus délicate la constitution d’une majorité politique stable, dans une Europe déjà déboussolée.

L’Allemagne sous tension à la veille d’un scrutin crucial pour l’Europe

Les partis allemands ont jeté samedi leurs dernières forces dans la bataille à la veille des législatives, pour lesquelles l’opposition conservatrice part favorite, malgré une poussée attendue de l’extrême droite dans un contexte tendu.Le résultat de ces élections s’annonce crucial au moment où l’Allemagne et l’Europe sont sonnées par les annonces fracassantes de l’administration de Donald Trump sur la guerre en Ukraine, les craintes de rupture du lien transatlantique et les menaces de hausse des droits de douane.Le climat intérieur est aussi pesant dans ce pays endeuillé par plusieurs attaques meurtrières ces dernières semaines, qui ont ébranlé l’opinion et favorisé les mouvements de droite et d’extrême droite. Une agression au couteau à caractère antisémite a été commise vendredi soir dans l’enceinte du Mémorial de l’Holocauste, un site emblématique au coeur de Berlin.La ministre de l’Intérieur Nancy Faeser a dénoncé un “crime odieux”. Le suspect, arrêté sur les lieux, est un réfugié syrien de 19 ans, doté d’un titre de séjour, qui a grièvement blessé au cou un touriste espagnol de 30 ans. Il voulait “tuer des juifs”, selon la justice.De l’autre côté du Rhin, à Mulhouse, dans l’est de la France, une attaque au couteau qualifiée par le président Emmanuel Macron d'”acte de terrorisme” et “islamiste” a fait samedi un mort et plusieurs blessés.   – Pour un pays “sûr” -“Je veux que notre pays soit sûr”, dit à l’AFP, Maximilian Fritsche, 29 ans, un artisan membre du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) participant à une manifestation dans la capitale allemande. Ce mouvement pourrait atteindre un score record d’au moins 20%, selon les sondages.Face à cette poussée, le favori pour succéder au chancelier social-démocrate Olaf Scholz, le conservateur Friedrich Merz, prône un durcissement dans la lutte contre l’immigration illégale.”Demain, nous allons remporter les élections législatives et le cauchemar” qu’incarne selon Friedrich Merz le gouvernement Scholz “appartiendra à l’histoire”, a assuré le conservateur samedi à Munich, au cour de son dernier meeting électoral.Les sondages le créditent invariablement d’environ 30% des suffrages. Mais, pour gouverner, il aura besoin de s’allier à au moins un autre parti pendant des négociations qui devraient durer plusieurs semaines. Après un début de rapprochement au Parlement pendant la campagne avec l’AfD, il exclut une coalition avec elle.- Retour en Europe -Friedrich Merz a aussi promis samedi de remettre l’Allemagne au centre du jeu européen, après les années Scholz, souvent critiqué pour sa discrétion et son absence de propositions dans l’UE. “Je vais, en tant que chancelier allemand, à nouveau activement participer à la définition de la politique européenne et avec moi, l’Allemagne aura à nouveau une voix forte au sein de l’Union européenne”, a-t-il dit.Rarement dans une Allemagne éprise de compromis et de grandes coalitions associant la droite et la gauche, les débats n’ont été aussi polarisés et percutés par l’actualité internationale.L’onde de choc des premières semaines de mandat de Donald Trump a bousculé la campagne électorale marquée par des ingérences inédites de Washington dans le débat politique, également sous influence de campagnes de désinformation russes.Le vice-président américain JD Vance et le multimilliardaire Elon Musk, un conseiller de Donald Trump, ont pris fait et cause pour l’AfD.De son côté, Olaf Scholz paraît avoir fait son deuil d’une victoire. Il s’est borné samedi à demander “un mandat fort” pour peser dans les négociations à venir sur la constitution d’une coalition, dans le cadre desquelles son parti social-démocrate (SPD) pourrait s’allier avec les conservateurs. Le SPD n’est crédité dans les sondages que de la troisième place (15%), ce qui serait une débâcle historique.Il fait aussi les frais de la morosité économique, avec deux années de suite de récession.”J’espère que nous ne glisserons pas trop à droite et que nous pourrons former un contrepoids fort aux Etats-Unis”, déclare à l’AFP un sympathisant du SPD, Stephanus Remmert.Friedrich Merz souhaite former un gouvernement d’ici à la fin avril. Un pari qui dépendra beaucoup des scores des petites formations politiques, telles que le FDP (libéral) et le parti populiste de gauche BSW : si elles dépassent le seuil des 5%, elles seront représentées au Bundestag, la chambre basse du Parlement, et rendront plus délicate la constitution d’une majorité politique stable, dans une Europe déjà déboussolée.