Kohli, Rohit ‘have a lot of cricket left’ after sending Pakistan to brink

Virat Kohli and Rohit Sharma have “a lot of cricket left in them”, former India opener and Champions Trophy winner Shikhar Dhawan says, adding that the mere presence of the veteran duo can unsettle any opposition.Kohli hit an unbeaten 100 on Sunday, his 51st ODI century, as India swept aside Pakistan by six wickets in Dubai to stand on the cusp of the ICC Champions Trophy semi-finals.Pakistan, who are hosting all of the games except those involving India, are on the brink of elimination after their second defeat of the tournament.Rohit made a quickfire 20 at the top of the innings as India went after 242 for victory and Kohli took charge after the captain’s exit to steer the team home with 45 balls to spare.Kohli, 36, and Rohit, 37, have struggled for form since retiring from T20 internationals after last year’s World Cup win, with speculation swirling that they could soon retire.But Kohli rolled back the years with his first ODI century since November 2023.”Virat standing on the crease, his presence is big. The opposition have fear in them,” said Dhawan, who is in Dubai as a tournament ambassador.Kohli went past 14,000 ODI runs early in his innings, becoming only the third batsman to achieve the landmark after Sachin Tendulkar and Kumar Sangakkara.Rohit struck form with a century in India’s 3-0 home sweep of England earlier this month and hit a 36-ball 41 in India’s opening win over Bangladesh.”Recently Rohit scored an amazing century, but it’s not about a century or half-century,” said Dhawan, a swashbuckling opener who played his last ODI in 2022 and won the Champions Trophy in 2013.”Today Rohit played a quick 20 runs, that also carries value. He created that fearless environment for the whole team,” he added.”He’s got a great impact in early overs in today’s cricket.”Things have changed, so now it’s good to take that risk and play aerial shots. “We used to see it only in T20 cricket but now we see it in 50-over cricket. “The Pakistan batsmen did not play any aerial shots, but Rohit came and took that risk, which played in India’s favour.”Pressed on the futures of Rohit and Kohli, Dhawan said: “They have a lot of cricket left in them.”Spinner Kuldeep Yadav, who took a crucial 3-40 to peg back Pakistan, hailed man-of-the-match Kohli.”There is only one big player in the team and that is Virat ‘bhai’ (brother), who played a brilliant innings,” Kuldeep said.”Hope that I can continue performing well,” added the left-arm wrist spinner, who recently returned after hernia surgery. “Obviously if you play good cricket, stick around with good players, and you know you have a good team with two senior players who are greats.”

Allemagne: Friedrich Merz en quête d’alliés pour gouverner après une victoire étriquée

Vainqueur des élections allemandes avec un score plus faible qu’espéré, Friedrich Merz, le chef de la droite, se lance dans des négociations ardues pour former un gouvernement attendu avec impatience par les Européens pour peser face à Donald Trump et la Russie.Pour former une majorité, il compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, “catastrophique”. Ces deux partis disposent au final ensemble d’une courte majorité de sièges à la chambre des députés.Le nouvel homme fort de l’Allemagne sait que son pays ne peut pas rester longtemps sans direction face aux bouleversements économiques et géopolitiques du moment: rupture du sacro-saint lien transatlantique, crise du modèle industriel concurrencé par la Chine, menace de guerres commerciales avec les Etats-Unis.L’ancien avocat d’affaires, qui n’a jamais eu de fonctions ministérielles, a mené son camp CDU/CSU à la victoire. Mais le résultat des conservateurs aux législatives de dimanche (28,6%) ne leur permet pas de gouverner seuls et est moins élevé que les 30% annoncés depuis des mois par les sondages.L’extrême droite a doublé son score, à 20,8% et raille “la victoire à la Pyrrhus” de la droite. “Ce n’est pas un résultat particulièrement bon qui inspire confiance”, a averti Alice Weidel, cheffe de l’AfD, parti anti-migrants et prorusse qui s’impose comme la deuxième force politique du pays.- Scholz hors jeu -“Les Allemands ont très clairement dit +Non!+ à Olaf Scholz lors de cette élection, mais pas vraiment +Oui!+ à son challenger”, résume le quotidien Süddeutsche Zeitung (SZ).En promettant de former une coalition “au plus tard” à la date de Pâques, soit le 20 avril, Friedrich Merz se fixe un objectif ambitieux. Lundi, “le travail commence”, a-t-il assuré.”Le monde extérieur ne nous attend pas (…). Nous devons vite redevenir opérationnels pour (agir) sur le plan intérieur, pour redevenir présents en Europe”, a lancé le futur chancelier alors que l’Allemagne est déjà paralysée depuis quatre mois par la rupture de la coalition d’Olaf Scholz avec les verts et les libéraux.La fragilité des autres partis traditionnels n’arrange pas les affaires de la droite.Ayant annoncé qu’il ne s’alliera pas avec l’AfD, Friedrich Merz n’a d’autre choix que de tendre le main à des sociaux-démocrates aux abois: avec un score autour de 16%, le SPD, plus vieux parti du pays, encaisse son plus mauvais résultat en 80 ans.  Il doit éviter l’implosion et tenter de se rassembler autour de nouveaux leaders, Olaf Scholz prévoyant de se mettre en retrait.Le parti écologiste Die Grünen, qui était dans la coalition sortante, a décroché 11,6% des voix.Après une campagne électorale polarisée comme jamais, sceller les compromis indispensables au “contrat de coalition” pourrait s’avérer ardu.”Je quitterai le parti si le SPD choisit (de s’allier) à Friedrich Merz comme chancelier”, assénait dimanche soir, Philipp Bauer, un militant berlinois de 44 ans dépité.Une grande coalition avec la CDU de Merz serait “bien différente”, selon lui, des majorités “rouge-noir” formées autour de l’ex-chancelière Angela Merkel, au cap résolument centriste.- Ligne dure -Son successeur et ancien rival s’est affranchi de cet héritage, revendiquant une droite sans tabou aux propositions radicales pour lutter contre l’immigration illégale.Son pari de prendre des voix à l’AfD grâce à cette ligne intransigeante, au point d’esquisser un début de rapprochement avec l’extrême droite pendant la campagne, n’a pas été payant.Merz n’a pas réussi “à susciter un véritable désir de changement, un enthousiasme pour sa personne ou son projet”, estime le quotidien SZ.Malgré un taux de participation record depuis la réunification (83-84%), les électeurs ne sont guère optimistes: 68% d’entre eux craignent qu’il n’y ait pas de gouvernement stable à l’issue de l’élection, selon un sondage Infratest dimap.La cheffe de l’AfD a prédit un sort funeste à une future coalition SPD-CDU qui sera incapable, selon elle, de s’entendre sur l’immigration ou les questions budgétaires.”Nous aurons de nouvelles élections très rapidement”, a avancé Alice Weidel, ouvertement soutenue par l’administration Trump depuis des semaines.L’Europe espère au contraire de Berlin de la stabilité et un rôle d’impulsion après les divisions de la coalition sortante. Renforcer la défense européenne afin que le continent s’émancipe des Etats-Unis sera la “priorité absolue” du prochain gouvernement, a assuré Friedrich Merz, atlantiste convaincu mais aujourd’hui “sans illusion” après le rapprochement amorcé par Washington avec la Russie pour forcer un règlement de la guerre en Ukraine.

Allemagne: Friedrich Merz en quête d’alliés pour gouverner après une victoire étriquée

Vainqueur des élections allemandes avec un score plus faible qu’espéré, Friedrich Merz, le chef de la droite, se lance dans des négociations ardues pour former un gouvernement attendu avec impatience par les Européens pour peser face à Donald Trump et la Russie.Pour former une majorité, il compte se tourner en priorité vers les sociaux-démocrates, malgré leur résultat, de leur propre aveu, “catastrophique”. Ces deux partis disposent au final ensemble d’une courte majorité de sièges à la chambre des députés.Le nouvel homme fort de l’Allemagne sait que son pays ne peut pas rester longtemps sans direction face aux bouleversements économiques et géopolitiques du moment: rupture du sacro-saint lien transatlantique, crise du modèle industriel concurrencé par la Chine, menace de guerres commerciales avec les Etats-Unis.L’ancien avocat d’affaires, qui n’a jamais eu de fonctions ministérielles, a mené son camp CDU/CSU à la victoire. Mais le résultat des conservateurs aux législatives de dimanche (28,6%) ne leur permet pas de gouverner seuls et est moins élevé que les 30% annoncés depuis des mois par les sondages.L’extrême droite a doublé son score, à 20,8% et raille “la victoire à la Pyrrhus” de la droite. “Ce n’est pas un résultat particulièrement bon qui inspire confiance”, a averti Alice Weidel, cheffe de l’AfD, parti anti-migrants et prorusse qui s’impose comme la deuxième force politique du pays.- Scholz hors jeu -“Les Allemands ont très clairement dit +Non!+ à Olaf Scholz lors de cette élection, mais pas vraiment +Oui!+ à son challenger”, résume le quotidien Süddeutsche Zeitung (SZ).En promettant de former une coalition “au plus tard” à la date de Pâques, soit le 20 avril, Friedrich Merz se fixe un objectif ambitieux. Lundi, “le travail commence”, a-t-il assuré.”Le monde extérieur ne nous attend pas (…). Nous devons vite redevenir opérationnels pour (agir) sur le plan intérieur, pour redevenir présents en Europe”, a lancé le futur chancelier alors que l’Allemagne est déjà paralysée depuis quatre mois par la rupture de la coalition d’Olaf Scholz avec les verts et les libéraux.La fragilité des autres partis traditionnels n’arrange pas les affaires de la droite.Ayant annoncé qu’il ne s’alliera pas avec l’AfD, Friedrich Merz n’a d’autre choix que de tendre le main à des sociaux-démocrates aux abois: avec un score autour de 16%, le SPD, plus vieux parti du pays, encaisse son plus mauvais résultat en 80 ans.  Il doit éviter l’implosion et tenter de se rassembler autour de nouveaux leaders, Olaf Scholz prévoyant de se mettre en retrait.Le parti écologiste Die Grünen, qui était dans la coalition sortante, a décroché 11,6% des voix.Après une campagne électorale polarisée comme jamais, sceller les compromis indispensables au “contrat de coalition” pourrait s’avérer ardu.”Je quitterai le parti si le SPD choisit (de s’allier) à Friedrich Merz comme chancelier”, assénait dimanche soir, Philipp Bauer, un militant berlinois de 44 ans dépité.Une grande coalition avec la CDU de Merz serait “bien différente”, selon lui, des majorités “rouge-noir” formées autour de l’ex-chancelière Angela Merkel, au cap résolument centriste.- Ligne dure -Son successeur et ancien rival s’est affranchi de cet héritage, revendiquant une droite sans tabou aux propositions radicales pour lutter contre l’immigration illégale.Son pari de prendre des voix à l’AfD grâce à cette ligne intransigeante, au point d’esquisser un début de rapprochement avec l’extrême droite pendant la campagne, n’a pas été payant.Merz n’a pas réussi “à susciter un véritable désir de changement, un enthousiasme pour sa personne ou son projet”, estime le quotidien SZ.Malgré un taux de participation record depuis la réunification (83-84%), les électeurs ne sont guère optimistes: 68% d’entre eux craignent qu’il n’y ait pas de gouvernement stable à l’issue de l’élection, selon un sondage Infratest dimap.La cheffe de l’AfD a prédit un sort funeste à une future coalition SPD-CDU qui sera incapable, selon elle, de s’entendre sur l’immigration ou les questions budgétaires.”Nous aurons de nouvelles élections très rapidement”, a avancé Alice Weidel, ouvertement soutenue par l’administration Trump depuis des semaines.L’Europe espère au contraire de Berlin de la stabilité et un rôle d’impulsion après les divisions de la coalition sortante. Renforcer la défense européenne afin que le continent s’émancipe des Etats-Unis sera la “priorité absolue” du prochain gouvernement, a assuré Friedrich Merz, atlantiste convaincu mais aujourd’hui “sans illusion” après le rapprochement amorcé par Washington avec la Russie pour forcer un règlement de la guerre en Ukraine.

Au marché aux bovins de Saint-Christophe, les enchères montent, les éleveurs respirent

“2010, 2020, 2030…” : les nombres roulent dans la bouche du crieur, s’envolant dans un écho métallique au-dessus du “ring” où les bovins tournent en rond devant les acheteurs fiévreux du marché de Saint-Christophe-en-Brionnais, en Saône-et-Loire.Plus gros de France concernant les bovins adultes, ce marché “au cadran” (avec un affichage des enchères) connaît depuis quelques années une hausse des cours sans précédent, qui offre un peu d’air aux éleveurs malgré la crise du secteur.En ce jour de février, le crieur, chef d’orchestre des enchères, adjuge la vente à 2.400 euros par tête, un prix définitif qui s’affiche immédiatement sur l’écran géant.”Ce matin, on a vu des bêtes à 5 euros 20″, le kilo. “Il y a trois ans, c’était encore 3,84 euros”, remarque Guillaume Berger, directeur du marché de Saint-Christophe.”Heureusement”, les cours “ont pris 30%” ces dernières années, précise Daniel, un éleveur de charolaises qui préfère rester anonyme. “Sinon, il y a longtemps qu’on aurait arrêté parce que les charges ont pris bien 30% aussi”, poursuit cet homme de 47 ans en dressant l’inventaire de cette flambée: “les charges alimentaires pour les bêtes, les charges mécaniques, la MSA (mutualité agricole). Tout, tout, tout…”Avant que les prix des boeufs ne remontent, “on n’arrivait plus à vivre. J’en ai même vu se faire des choses qu’il ne fallait pas faire”, ajoute-t-il en référence aux suicides qui se multiplient dans les campagnes. – Cheptel réduit -“On a dégoûté les éleveurs. Aujourd’hui, il n’y a plus d’éleveurs et il n’y a plus de bêtes”, regrette encore Daniel.Pierrot Mazoyer, acheteur de 88 ans, confirme: “quand j’avais 15 ans, le marché était plein”, dit-il en roulant les “r” à la bourguignonne. Les jours de vente, “il y avait jusqu’à 5.000 bêtes. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir.””On est allé jusqu’à 120.000 bêtes vendues en 1977-78”, se souvient Gérard Peguet, président de l’Antenne Touristique de Saint-Christophe, qui organise des visites du marché. Aujourd’hui, “on est plutôt sur 40, 45.000 par an. On a reculé comme sur l’ensemble des marchés en France”, ajoute le retraité issu d’une famille d’opérateurs du marché.La baisse est “significative” et se poursuit, confirme Guillaume Berger: “il y a une dizaine d’années, on passait aux portes 1.000 animaux en moyenne. Aujourd’hui, on est autour de 870″ par mercredi, jour du marché aux bestiaux.”Il y a de moins en moins d’agriculteurs”, donc mécaniquement de moins en moins de bêtes à vendre, explique-t-il.Encore supérieur à 20 millions de têtes en 2000, le cheptel bovin français n’était plus que de 16,4 millions en 2023, en raison du non-renouvellement des générations, mais également des intempéries et des épizooties comme la maladie hémorragique épizootique (MHE).- Emballement -La chute des volumes à vendre, plus rapide que la baisse de la consommation de viande, a provoqué le retour de bâton magique, qui a poussé les cours à la hausse.”L’année 2024 aura été une année, en tout cas sur la fin, d’amélioration des prix”, s’est récemment réjoui Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB).La même tendance est confirmée à Saint-Christophe: “aujourd’hui, la hausse des cours permet de compenser la baisse (des volumes). Les éleveurs valorisent donc mieux leurs animaux”, indique Guillaume Berger.Mais la hausse va-t-elle se stabiliser ou éclater en une bulle spéculative?”Ça fait comme une voiture, quand elle s’emballe, des fois, le moteur serre”, craint Daniel, éleveur depuis 23 ans.”Le manque de bétail, aujourd’hui, fait ce qui est rare est cher, tout simplement. Mais on va réussir à stabiliser”, tente de rassurer le directeur du marché, Guillaume Berger. 

Au marché aux bovins de Saint-Christophe, les enchères montent, les éleveurs respirent

“2010, 2020, 2030…” : les nombres roulent dans la bouche du crieur, s’envolant dans un écho métallique au-dessus du “ring” où les bovins tournent en rond devant les acheteurs fiévreux du marché de Saint-Christophe-en-Brionnais, en Saône-et-Loire.Plus gros de France concernant les bovins adultes, ce marché “au cadran” (avec un affichage des enchères) connaît depuis quelques années une hausse des cours sans précédent, qui offre un peu d’air aux éleveurs malgré la crise du secteur.En ce jour de février, le crieur, chef d’orchestre des enchères, adjuge la vente à 2.400 euros par tête, un prix définitif qui s’affiche immédiatement sur l’écran géant.”Ce matin, on a vu des bêtes à 5 euros 20″, le kilo. “Il y a trois ans, c’était encore 3,84 euros”, remarque Guillaume Berger, directeur du marché de Saint-Christophe.”Heureusement”, les cours “ont pris 30%” ces dernières années, précise Daniel, un éleveur de charolaises qui préfère rester anonyme. “Sinon, il y a longtemps qu’on aurait arrêté parce que les charges ont pris bien 30% aussi”, poursuit cet homme de 47 ans en dressant l’inventaire de cette flambée: “les charges alimentaires pour les bêtes, les charges mécaniques, la MSA (mutualité agricole). Tout, tout, tout…”Avant que les prix des boeufs ne remontent, “on n’arrivait plus à vivre. J’en ai même vu se faire des choses qu’il ne fallait pas faire”, ajoute-t-il en référence aux suicides qui se multiplient dans les campagnes. – Cheptel réduit -“On a dégoûté les éleveurs. Aujourd’hui, il n’y a plus d’éleveurs et il n’y a plus de bêtes”, regrette encore Daniel.Pierrot Mazoyer, acheteur de 88 ans, confirme: “quand j’avais 15 ans, le marché était plein”, dit-il en roulant les “r” à la bourguignonne. Les jours de vente, “il y avait jusqu’à 5.000 bêtes. Aujourd’hui, ça n’a plus rien à voir.””On est allé jusqu’à 120.000 bêtes vendues en 1977-78”, se souvient Gérard Peguet, président de l’Antenne Touristique de Saint-Christophe, qui organise des visites du marché. Aujourd’hui, “on est plutôt sur 40, 45.000 par an. On a reculé comme sur l’ensemble des marchés en France”, ajoute le retraité issu d’une famille d’opérateurs du marché.La baisse est “significative” et se poursuit, confirme Guillaume Berger: “il y a une dizaine d’années, on passait aux portes 1.000 animaux en moyenne. Aujourd’hui, on est autour de 870″ par mercredi, jour du marché aux bestiaux.”Il y a de moins en moins d’agriculteurs”, donc mécaniquement de moins en moins de bêtes à vendre, explique-t-il.Encore supérieur à 20 millions de têtes en 2000, le cheptel bovin français n’était plus que de 16,4 millions en 2023, en raison du non-renouvellement des générations, mais également des intempéries et des épizooties comme la maladie hémorragique épizootique (MHE).- Emballement -La chute des volumes à vendre, plus rapide que la baisse de la consommation de viande, a provoqué le retour de bâton magique, qui a poussé les cours à la hausse.”L’année 2024 aura été une année, en tout cas sur la fin, d’amélioration des prix”, s’est récemment réjoui Patrick Bénézit, président de la Fédération nationale bovine (FNB).La même tendance est confirmée à Saint-Christophe: “aujourd’hui, la hausse des cours permet de compenser la baisse (des volumes). Les éleveurs valorisent donc mieux leurs animaux”, indique Guillaume Berger.Mais la hausse va-t-elle se stabiliser ou éclater en une bulle spéculative?”Ça fait comme une voiture, quand elle s’emballe, des fois, le moteur serre”, craint Daniel, éleveur depuis 23 ans.”Le manque de bétail, aujourd’hui, fait ce qui est rare est cher, tout simplement. Mais on va réussir à stabiliser”, tente de rassurer le directeur du marché, Guillaume Berger. 

Asian markets track Wall St loss; Frankfurt lifted by German vote

Asian markets mostly fell Monday following a dour end to last week for Wall Street fuelled by disappointing economic data, but Frankfurt and the euro rose after conservatives won Germany’s closely watched election.After a healthy performance on Friday, Asian investors struggled to maintain momentum after big losses in New York, where the Nasdaq lost more than two percent.The selling came after a report showed activity in the key services sector hit a 25-month low in February, while separate data indicated consumer sentiment dived almost 10 percent from January.Meanwhile, another study revealed that expectations for inflation hit a three-decade high.The readings follow a recent run of figures pointing to a softening of the labour market and prices continuing to rise faster than the Federal Reserve’s target rate.There have been increasing fears since Donald Trump regained the US presidency that his plans to impose import tariffs, and slash taxes, immigration and regulations would reignite inflation.That has led investors to scale back their expectations for how many interest rate cuts the Fed will make this year.Hong Kong retreated after Friday’s blockbuster rally fuelled by tech firms, particularly an eye-watering rise of more than 14 percent in ecommerce titan Alibaba.Shanghai, Seoul, Mumbai, Taipei, Manila, Jakarta, Bangkok and Wellington were also in the red.Sydney and Singapore also edged up but the rest of the region struggled.London edged up at the open but Paris slipped.Frankfurt’s DAX index and the euro were boosted by news that conservatives won a closely watched election in Germany, with leader Friedrich Merz urging the speedy formation of a new coalition government.Merz’s CDU/CSU alliance won more than 28 percent, according to projections, crushing the Social Democrats (SPD) of outgoing Chancellor Olaf Scholz, which came third.But there was some nervousness after the far-right Alternative for Germany (AfD) came second, almost doubling its score to more than 20 percent.Merz said he wanted to quickly form a government, warning that as Trump is driving rapid and disruptive changes, “the world isn’t waiting for us”.”Markets will like that, presuming it is achieved,” said National Australia Bank’s senior forex analyst Rodrigo Catril.But SPI Asset Management’s Stephen Innes said: “With these results, the next government’s first priority won’t be fixing Germany’s stagnating economy — it’ll be damage control.”Expect a hard pivot toward stricter immigration policies, not because of economic necessity but because mainstream parties are now in full-blown panic mode over the AfD’s rise.”Oil prices extended losses after dropping as much as three percent on Friday as the weak US data sparked demand fears, while there are also growing expectations Trump will ease the sanctions that have limited Russian oil exports.- Key figures around 0815 GMT -Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 0.6 percent at 23,341.61 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.2 percent at 3,373.03 (close)London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 8,665.27Tokyo – Nikkei 225: Closed for a holidayEuro/dollar: UP at $1.0500 from $1.0462 on FridayPound/dollar: UP at $1.2643 from $1.2628Dollar/yen: UP at 149.45 from 149.32 yenEuro/pound: UP at 82.96 pence from 82.81 pence West Texas Intermediate: DOWN 0.3 percent at $70.16 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 0.2 percent at $73.88 per barrelNew York – Dow: DOWN 1.7 percent at 43,428.02 (close)

Sommet à Kiev, Zelensky salue “trois ans de résistance” ukrainienne

Plusieurs dirigeants étrangers sont arrivés lundi à Kiev pour un sommet destiné à réaffirmer leur engagement en faveur de l’Ukraine trois ans après le début de l’invasion russe et alors que le revirement des Etats-Unis a changé la donne du conflit.Dans un message sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué “trois ans de résistance” et “d’héroïsme absolu des Ukrainiens” depuis le début du conflit il y a trois ans jour pour jour.Pour marquer cet anniversaire et réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, de nombreux dirigeants étrangers sont arrivés lundi matin à Kiev, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et les dirigeants de pays baltes, scandinaves ou de l’Espagne.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Reçu lundi par Donald Trump à Washington, le président français Emmanuel Macron doit lui présenter des “propositions d’action” pour conjurer la “menace russe” en Europe et garantir une “paix durable” qui ne vire pas au diktat pour Kiev.Un sommet européen spécial aura lieu par ailleurs le 6 mars tandis qu’un seizième train de sanctions contre la Russie a été annoncé lundi par Bruxelles. “Dans cette lutte pour la survie, ce n’est pas seulement le destin de l’Ukraine qui est en jeu. C’est le destin de l’Europe”, a dit Mme von der Leyen.Au total, 13 dirigeants, plus 24 autres par visioconférence, doivent participer au sommet à Kiev, selon M. Zelensky.- “Capacité de défense européenne” -Le chef de file des démocrates-chrétiens allemands Friedrich Merz, qui a remporté les législatives de dimanche et a toutes les chances de devenir le prochain chancelier, a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.Après s’être aligné sur la position russe qui juge l’Ukraine responsable du déclenchement du conflit et avoir ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, le président américain Donald Trump insiste sur sa volonté de récupérer le montant de l’aide fournie depuis cette date en obtenant un accès aux ressources minières ukrainiennes.M. Zelensky a exclu de signer un texte que “dix générations d’Ukrainiens” devront payer.M. Trump a aussi qualifié de “dictateur sans élections” M. Zelensky, élu en 2019 pour cinq ans mais qui reste au pouvoir en raison de l’impossibilité d’organiser un scrutin en pleine guerre. Washington prépare en outre un sommet entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, et a jugé irréaliste une adhésion de l’Ukraine à l’Otan.Cette volte-face américaine après trois ans de soutien militaire ininterrompu a abasourdi un grand nombre d’Ukrainiens, qui redoutent que leur pays soit forcé d’accepter des concessions territoriales en échange d’un cessez-le-feu.- “Plus rien à perdre” -Si le président ukrainien accepte de céder à la Russie les régions qu’elle occupe actuellement, “les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky et nous continuerons à pousser”, prévient Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire ukrainien.Des manifestations de soutien à l’Ukraine ont déjà eu lieu dimanche, notamment à Paris, à Prague, ou aux Etats-Unis. D’autres rassemblements sont prévus lundi, notamment à Londres et Sydney.De son côté, la Russie ne cache pas sa satisfaction de voir Donald Trump briser l’isolement, voulu par les Occidentaux, de Vladimir Poutine. “Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, s’est félicité dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Moscou a annoncé qu’une nouvelle rencontre de diplomates russes et américains aurait lieu en fin de semaine, après celle du 18 février en Arabie saoudite des ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Marco Rubio.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Américains ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et ce alors même que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé dimanche à une paix “juste” qui respecte cette “intégrité territoriale”.Sur le terrain, un incendie s’est déclaré dans la raffinerie de pétrole de Riazan, une des plus grandes de Russie au sud de Moscou, après une attaque de drones revendiquée par Kiev.

Sommet à Kiev, Zelensky salue “trois ans de résistance” ukrainienne

Plusieurs dirigeants étrangers sont arrivés lundi à Kiev pour un sommet destiné à réaffirmer leur engagement en faveur de l’Ukraine trois ans après le début de l’invasion russe et alors que le revirement des Etats-Unis a changé la donne du conflit.Dans un message sur les réseaux sociaux, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué “trois ans de résistance” et “d’héroïsme absolu des Ukrainiens” depuis le début du conflit il y a trois ans jour pour jour.Pour marquer cet anniversaire et réaffirmer leur soutien à l’Ukraine, de nombreux dirigeants étrangers sont arrivés lundi matin à Kiev, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre canadien Justin Trudeau et les dirigeants de pays baltes, scandinaves ou de l’Espagne.Confrontés à la menace russe et au revirement américain, les Européens, affaiblis, tentent de se mobiliser. Reçu lundi par Donald Trump à Washington, le président français Emmanuel Macron doit lui présenter des “propositions d’action” pour conjurer la “menace russe” en Europe et garantir une “paix durable” qui ne vire pas au diktat pour Kiev.Un sommet européen spécial aura lieu par ailleurs le 6 mars tandis qu’un seizième train de sanctions contre la Russie a été annoncé lundi par Bruxelles. “Dans cette lutte pour la survie, ce n’est pas seulement le destin de l’Ukraine qui est en jeu. C’est le destin de l’Europe”, a dit Mme von der Leyen.Au total, 13 dirigeants, plus 24 autres par visioconférence, doivent participer au sommet à Kiev, selon M. Zelensky.- “Capacité de défense européenne” -Le chef de file des démocrates-chrétiens allemands Friedrich Merz, qui a remporté les législatives de dimanche et a toutes les chances de devenir le prochain chancelier, a d’emblée affiché comme “priorité absolue” la création d’une “capacité de défense européenne autonome” comme alternative à “l’Otan dans sa forme actuelle”.Après s’être aligné sur la position russe qui juge l’Ukraine responsable du déclenchement du conflit et avoir ouvert des pourparlers avec Moscou sans participation ukrainienne ou européenne, le président américain Donald Trump insiste sur sa volonté de récupérer le montant de l’aide fournie depuis cette date en obtenant un accès aux ressources minières ukrainiennes.M. Zelensky a exclu de signer un texte que “dix générations d’Ukrainiens” devront payer.M. Trump a aussi qualifié de “dictateur sans élections” M. Zelensky, élu en 2019 pour cinq ans mais qui reste au pouvoir en raison de l’impossibilité d’organiser un scrutin en pleine guerre. Washington prépare en outre un sommet entre M. Trump et son homologue russe Vladimir Poutine, et a jugé irréaliste une adhésion de l’Ukraine à l’Otan.Cette volte-face américaine après trois ans de soutien militaire ininterrompu a abasourdi un grand nombre d’Ukrainiens, qui redoutent que leur pays soit forcé d’accepter des concessions territoriales en échange d’un cessez-le-feu.- “Plus rien à perdre” -Si le président ukrainien accepte de céder à la Russie les régions qu’elle occupe actuellement, “les gars qui se battent maintenant pour notre terre (…) n’écouteront pas Zelensky et nous continuerons à pousser”, prévient Oleksandre, commandant d’une unité d’assaut dans la 93ème brigade.Beaucoup d’hommes ont déjà perdu “leur maison, leurs familles, leurs enfants” et n’ont “plus rien à perdre”, juge le militaire ukrainien.Des manifestations de soutien à l’Ukraine ont déjà eu lieu dimanche, notamment à Paris, à Prague, ou aux Etats-Unis. D’autres rassemblements sont prévus lundi, notamment à Londres et Sydney.De son côté, la Russie ne cache pas sa satisfaction de voir Donald Trump briser l’isolement, voulu par les Occidentaux, de Vladimir Poutine. “Le dialogue a lieu entre deux présidents vraiment remarquables. C’est prometteur. Il est important que rien ne vienne gêner la mise en oeuvre de leur volonté politique”, s’est félicité dimanche le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.Moscou a annoncé qu’une nouvelle rencontre de diplomates russes et américains aurait lieu en fin de semaine, après celle du 18 février en Arabie saoudite des ministres des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et Marco Rubio.Dans une initiative lourde de sous-entendus, les Américains ont proposé à l’Assemblée générale de l’ONU un projet de résolution qui ne mentionne pas l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Et ce alors même que le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé dimanche à une paix “juste” qui respecte cette “intégrité territoriale”.Sur le terrain, un incendie s’est déclaré dans la raffinerie de pétrole de Riazan, une des plus grandes de Russie au sud de Moscou, après une attaque de drones revendiquée par Kiev.

Bourses européennes: Francfort ouvre en hausse au lendemain des élections

La Bourse de Francfort a ouvert en hausse de 0,82% au lendemain de la victoire des conservateurs (CDU/CSU) aux élections législatives, le marché nourrissant l’espoir de l’augmentation des dépenses allemandes pour relancer l’économie du pays.Ailleurs en Europe, la Bourse de Londres a ouvert en hausse de 0,16%, tandis que Paris a cédé 0,19%.

“L’horrible” guerre de Iouri, vétéran russe du front ukrainien

Dans sa cuisine d’une province russe, Iouri touille son thé et tente de se fondre dans la “routine” qui a succédé aux mois passés sur le front en Ukraine. Mais les souvenirs du conflit “plus horrible qu’à la télé” le hantent.”Ma femme me dit que je suis revenu aigri”, confie à l’AFP Iouri, 39 ans, dont le nom de guerre “Lokomotiv” rappelle son attachement au club de foot moscovite du même nom.Du front, cet employé dans une école privée a ramené de l'”aigreur”, mais aussi des réflexes. Comme de souvent scruter le ciel par crainte des drones. Il n’attache plus sa ceinture lorsqu’il est au volant. Souvenir du front où l’on ne s’attache pas pour évacuer au plus vite si le véhicule est frappé. Cela lui a d’ailleurs valu des amendes dressées par les policiers de sa petite ville d’Istra, à 40 km au nord-ouest de Moscou, où il vit avec sa femme et son fils de quatre ans.Lorsque la mobilisation a été annoncée en septembre 2022, Iouri, qui avait déjà une expérience des combats dans le Caucase russe, était persuadé qu’il serait parmi les premiers à être appelés. “Mais ce sont mes amis qui n’avaient aucune expérience qui ont été mobilisés. Pourquoi eux, et pas moi ? J’ai alors senti que je devais y aller”, explique-t-il. “Mes amis m’ont dit que j’étais idiot: +Pourquoi tu veux y aller ? Tu as une famille, un enfant, un bon travail+”.En octobre 2023, il signe avec une compagnie paramilitaire privée comme radiotéléphoniste dans une brigade d’artillerie. La brigade était basée à Bakhmout, une ville de l’est de l’Ukraine conquise par les Russes en mai 2023, au prix d’une des batailles les plus sanglantes de l’offensive lancée par Moscou en février 2022.Iouri a pris part à l’assaut de Tchassiv Yar, un point stratégique dans la région orientale de Donetsk et de Bogdanivka, finalement occupée par les forces russes en avril 2024.- “Effrayant” -Aujourd’hui, Iouri s’ennuie dans “la routine quotidienne”. Sur le front, “il y a toujours quelque chose de nouveau. Tu as peur les deux premières semaines et après c’est l’aventure”, avance-t-il.Sa femme Albina, 40 ans, avoue lui avoir fait “un scandale grandiose” en apprenant qu’il voulait partir en Ukraine. “C’était dur. J’avais peur de le perdre”, se souvient-elle, assise sur le canapé dans leur modeste appartement.Pour Albina, les neuf mois de la mission de Iouri ont été aussi longs que “cinq années”. “Je me précipitais sur mon portable dès que j’entendais une notification. J’avais peur de lire ou d’entendre une mauvaise nouvelle. Chaque matin commençait avec cette peur. C’était affreux”, dit-elle, en essuyant ses larmes.”En réalité, c’est plus effrayant, c’est plus horrible que ce qu’on nous montre à la télé”, reprend Iouri. “Si l’on montrait à la télé tout ce qui se passe là-bas, les gens auraient peut-être changé d’avis” sur le conflit.Il y a les “tirs d’artillerie, les drones, qu’on appelle +les oiseaux+. Un des mes amis est mort sur la route de Bakhmout. Il rentrait chez lui et un +oiseau+ l’a attaqué”, se souvient-il.”Pour moi, le pire c’était d’imaginer que mon enfant resterait sans moi. Et de perdre mes camarades”, avoue Iouri.- “Allée de la gloire” -Au cimetière d’Istra se trouve une trentaine de tombes ornées de drapeaux russes et de photos d’hommes en treillis, âgés la plupart entre 30 et 45 ans. Ils sont tombés en Ukraine. C’est “l’allée de la gloire”, selon la terminologie officielle. Pratiquement chaque cimetière russe compte ce coin où sont enterrés les milliers de soldats tués sur le front, dont le nombre exact n’est pas communiqué par les autorités.Iouri désigne la tombe d’un camarade de classe et raconte que cinq de ses amis ont péri au front. “La plupart meurent ou sont blessés par des éclats, des tirs d’artillerie ou des drones explosifs”, explique-t-il.”Je pense que chaque Russe comprend que cette guerre est contre l’Occident”, dit-il, reprenant la rhétorique de Moscou. “Les armes (des Ukrainiens, ndlr) que nous trouvions (sur le champ de bataille) étaient des armes occidentales”.Et il accueille l’éventualité de futurs pourparlers de paix entre Vladimir Poutine et Donald Trump avec scepticisme. “Ce serait bien s’ils se mettaient d’accord, si la guerre se terminait, mais elle ne se finira pas immédiatement”, prédit Iouri.”La trêve ne fera qu’aggraver la situation. Il faut aller jusqu’au bout !”, dit-il. “Si ça n’est pas fini d’ici le Nouvel An, j’y retournerai”.