Ukraine : Zelensky se dit prêt à organiser une présidentielle si la sécurité est garantie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré mardi être “prêt” à organiser une élection présidentielle en Ukraine à condition que ses alliés puissent garantir la sécurité du scrutin, et compte envoyer rapidement à Washington sa proposition révisée du plan Trump visant à mettre fin à la guerre avec la Russie.”Je suis prêt pour des élections”, …

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China surplus pushing EU to take ‘offensive’ trade measures: business lobby

China’s mammoth trade surplus with Europe as well as challenges faced by foreign firms in the country are incentivising Brussels to adopt more “offensive” policies, a business lobby warned Wednesday.The report by the European Union Chamber of Commerce in China underscores the turbulence in economic ties between the key trading partners, as they navigate heightened uncertainty sparked by Beijing-Washington tensions.Data this week showed that China’s global exports in the first 11 months of the year outpaced imports by more than $1 trillion, reaching the historic milestone even before December.A significant portion of that surplus was generated by shipments to the European Union, which last year ran a trade deficit with the country of more than $350 billion.China is “continuing to export ever greater quantities of goods to the EU — in part to compensate for weak domestic demand relative to supply growth”, wrote the EU Chamber of Commerce in China in a report Wednesday.Beijing is also “failing to address several long-standing concerns that European companies have about the country’s business environment”, it added.The trends mean that “China is pushing the EU to take a more offensive approach to its China policy than it currently does”, the report said.The warning comes less than a week after French President Emmanuel Macron said Europe would consider adopting strong measures against China — including tariffs — if the trade imbalance was not addressed.It also follows the Chamber’s publication of a survey earlier this month showing that one in three member companies were looking to shift sourcing out of China in response to tight export controls introduced this year by Beijing.The measures, which sent shockwaves across global manufacturing industries, include licence requirements for shipments of rare earth elements crucial to automobiles, defence equipment and other items.Beijing maintains its steps were necessary for national security, though they were widely viewed as retaliation in its trade war with the United States, now paused in a precarious truce.”The rare earths situation was a wake-up call for Europe,” said EU Chamber of Commerce in China president Jens Eskelund at a media event this week ahead of the report’s release.”You cannot assume that you will not inadvertently become collateral damage to someone else’s fight,” he added.The predicament is “scary” for companies and governments alike, said Eskelund.”It’s no longer just trade disputes; it’s been veering into security, and that is a different discussion.”

Les combats frontaliers Thaïlande-Cambodge poussent un demi-million de personnes à évacuer

Plus d’un demi-million de personnes ont évacué les régions frontalières de la Thaïlande et du Cambodge, où les combats qui se poursuivent mercredi ont fait au moins 11 morts depuis le début de la semaine, amenant le président Donald Trump à annoncer son intervention pour “arrêter” les hostilités.”Les civils ont dû évacuer massivement en raison de ce que nous avons évalué comme une menace imminente pour leur sécurité”, a expliqué le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense, Surasant Kongsiri, après avoir annoncé l’évacuation de plus de 400.000 de ses ressortissants.L’armée cambodgienne a fait savoir de son côté que plus de 100.000 personnes avaient été contraintes de quitter leurs maisons dans cinq provinces bordant la frontière contestée.Les deux voisins d’Asie du Sud-Est s’accusent mutuellement d’avoir déclenché la reprise des hostilités, dans lesquelles sept civils cambodgiens et quatre soldats thaïlandais ont été tués, selon les derniers bilans des autorités.Le nombre de déplacés dépasse celui du mois de juillet, lorsque 300.000 personnes avaient fui les combats, au sol et dans les airs, qui avaient fait 43 morts de part et d’autre en cinq jours.La Thaïlande et le Cambodge avaient signé le 26 octobre un accord de cessez-le-feu sous l’égide de Donald Trump, mais il été suspendu quelques semaines plus tard.Le président américain a affirmé mardi au cours d’un rassemblement devant ses partisans en Pennsylvanie qu’il comptait appeler les dirigeants des deux pays pour leur demander de cesser les combats. “Demain, je dois passer un coup de fil et je pense qu’ils vont comprendre”, a-t-il lancé. “Qui d’autre pourrait dire +je vais passer un coup de fil et arrêter une guerre entre deux pays très puissants+?”- “Plus intenses” -Des tirs d’artillerie résonnaient mercredi matin dans le village cambodgien quasiment désert de Samraong, à quelques kilomètres de la frontière et de plusieurs temples historiques revendiqués par la Thaïlande.”Les combats sont plus intenses cette fois (qu’en juillet), les Thaïlandais larguent des bombes depuis des avions de chasse”, a dit à l’AFP Lay Non, qui a trouvé refuge dans une pagode de la province de Siem Reap.”Je me sens apaisé ici”, a poursuivi l’agent de sécurité de 55 ans, assis près d’une grande statue de Bouddha.De l’autre côté de la frontière, Niam Poda faisait sa lessive lundi chez elle, dans la province thaïlandaise de Sa Kaeo, lorsqu’une forte explosion a retenti. “J’ai dû courir pour sauver ma vie dès que j’ai pu”, a témoigné l’agricultrice de 62 ans, qui a laissé derrière dans la précipitation ses médicaments contre le diabète et l’hypertension.”J’espère que la paix reviendra rapidement pour que je puisse retourner m’occuper de mes cannes à sucre”, a-t-elle ajouté devant sa tente installée sous un abri de fortune.La Thaïlande poursuivra ses opérations militaires jusqu’à ce que le Cambodge “change de position”, a affirmé mardi soir le ministère thaïlandais de la Défense, sans montrer de signes d’apaisement.Dans ce contexte, le Cambodge s’est retiré mercredi des Jeux d’Asie du Sud-Est, une compétition sportive régionale organisée par la Thaïlande dont la cérémonie d’ouverture avait eu lieu la veille.burs-sco-sdu/roc

L’Australie dit reprendre le “contrôle” des réseaux sociaux avec l’interdiction aux moins de 16 ans

Les Australiens âgés de moins de 16 ans sont officiellement interdits d’accès à de nombreux réseaux sociaux depuis mercredi matin, une première mondiale pour “reprendre le contrôle” face aux plateformes, s’est félicité le Premier ministre du pays, Anthony Albanese.Des centaines de milliers d’adolescents se sont réveillés déconnectés des applications sur lesquelles ils pouvaient passer plusieurs heures par jour.Sans mesures “raisonnables” prises pour faire respecter la loi, les plateformes concernées risquent des amendes pouvant atteindre 28 millions d’euros en vertu de cette obligation, dont l’application sera scrutée par de nombreux pays.”C’est une première mondiale”, a clamé mercredi M. Albanese, ajoutant qu’il s’agissait d'”un des plus grand changement social et culturel que notre nation ait connu”. “Nous reprendrons le contrôle.” Addiction aux écrans, harcèlement en ligne, violence, contenus sexuels: la mesure est accueillie avec soulagement par certains parents mais laisse les premiers concernés sceptiques.”Je ne pense pas que le gouvernement sache vraiment ce qu’il fait et je ne pense pas que cela aura un impact sur les enfants australiens”, estime Layton Lewis, 15 ans, interrogé avant son exclusion des plateformes.Les téléchargements d’applications encore accessibles aux adolescents, comme Lemon8 et yobe, ont déjà grimpé en flèche dans le pays.Bianca Navarro, 10 ans, compte les années la séparant de son compte YouTube: “je vais devoir attendre six ans avant de pouvoir regarder à nouveau des vidéos”.- “Prudence” -Les géants Facebook, Instagram, YouTube, TikTok, Snapchat ou encore Reddit ont désormais obligation de bannir les utilisateurs australiens âgés de moins de 16 ans. Les plateformes de streaming Kick et Twitch, ainsi que les réseaux sociaux Threads et X, sont aussi concernés.Pour l’heure, la plateforme de jeux en ligne Roblox, le réseau Pinterest ou encore la messagerie WhatsApp sont épargnés par le dispositif. Mais cette liste pourra évoluer, a averti le gouvernement.Parmi les parents partisans de la mesure, Mia Bannister a mis en cause le rôle des réseaux sociaux dans le suicide de son fils adolescent, Ollie, victime de harcèlement en ligne et de vidéos ayant favorisé son anorexie. “J’en ai assez que les géants des réseaux sociaux fuient leurs responsabilités”, a-t-elle dénoncé auprès de l’AFP.Des études avancent que passer trop de temps en ligne nuit au bien-être des adolescents.Dany Elachi, père de cinq enfants, approuve: “On doit faire preuve de prudence avant de mettre n’importe quoi d’addictif entre les mains de nos enfants”.- Vérification -Meta, YouTube et d’autres géants de la tech ont condamné l’interdiction. Tous ont cependant accepté de s’y plier, à l’instar de Meta (Facebook, Instagram, Threads) qui a annoncé dès jeudi avoir commencé à supprimer les comptes des utilisateurs concernés.”Nous respecterons nos obligations légales, mais nous restons préoccupés par le fait que cette loi affaiblira la sécurité des adolescents”, a affirmé Meta mercredi dans un communiqué.Selon l’entreprise, de nombreuses applications n’offrent pas les mêmes fonctionnalités de sécurité que les siennes, comme les comptes dédiés aux adolescents. “Nous avons constamment fait part de nos inquiétudes quant au fait que cette loi mal conçue pourrait pousser les adolescents vers des plateformes ou des applications moins réglementées. Nous voyons maintenant ces inquiétudes devenir réalité”, s’est alarmée l’entreprise.La justice a également été saisie: un groupe de défense des droits des internautes a dit avoir engagé une procédure auprès de la Haute Cour d’Australie.Le succès ou non de la décision australienne sera scrutée de près. La Nouvelle-Zélande voisine mais aussi la Malaisie réfléchissent à des restrictions similaires.Le gouvernement australien a admis que l’interdiction serait imparfaite à ses débuts et que des adolescents trouveraient un moyen de continuer à utiliser les plateformes.D’après le texte, les réseaux sociaux visés ont seulement à vérifier que leurs utilisateurs sont âgés de 16 ans ou plus.Plusieurs plateformes ont annoncé qu’elles recourraient à l’intelligence artificielle (IA) pour estimer l’âge des internautes à partir de leurs photos. Ceux-ci pourraient aussi avoir à transmettre un document d’identité.

Louvre: des sénateurs se penchent sur l’enquête administrative lancée après le casse

Des sénateurs entendent mercredi les deux responsables de l’enquête administrative sur la sécurité au Louvre, lancée après le cambriolage du 19 octobre et dont les premières conclusions avaient révélé, selon Rachida Dati, une “sous-estimation chronique” des risques de vols dans le musée.Prévues à partir de 10H30, ces auditions surviennent dans un contexte toujours sombre pour le Louvre, fragilisé par le vol de joyaux de la Couronne, contraint de fermer une galerie en raison d’avaries et confronté à un appel à la grève de ses agents à partir de lundi.Au lendemain du casse, la ministre de la Culture Rachida Dati avait diligenté une enquête administrative pour faire la lumière sur les failles sécuritaires du musée le plus visité au monde.Ce rapport confidentiel n’a pas vocation à être rendu public mais la commission de la culture du Sénat entend mercredi les responsables des deux institutions qui l’ont réalisé: Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac), et Pascal Mignerey, de la Mission sécurité, sûreté et d’audit (Missa) au ministère de la Culture.”A la lecture de l’enquête administrative, j’ai considéré qu’il n’était pas possible de ne rien faire”, a expliqué à l’AFP l’initiateur de ces auditions, le président de la commission Laurent Lafon, qui dit avoir pris connaissance du document la semaine dernière.”Ce qui est certain c’est que les failles étaient connues depuis 2017 et qu’il ne s’est pas passé grand-chose depuis”, a ajouté le sénateur centriste.Sans attendre le document définitif, la ministre de la Culture avait révélé fin octobre les premières conclusions de cette enquête administrative qui pointait, selon elle, “une sous-estimation” des risques depuis “plus de 20 ans” au Louvre et “un sous-équipement” en matière de sûreté.Rachida Dati avait alors annoncé plusieurs “mesures d’urgence”, dont l’installation de dispositifs “anti-intrusion” sur le bâtiment et dans ses alentours. Lors d’un conseil d’administration d’urgence, le Louvre a approuvé ces mesures qui ont, faute de nouveaux recrutements, laissé les syndicats sur leur faim.La semaine prochaine, la sécurité du musée parisien continuera d’occuper cette même commission du Sénat. Mardi, elle interrogera pour la première fois l’ancien président du Louvre, Jean-Luc Martinez, dont la parole est très attendue après la mise au jour d’audits sécuritaires alarmants réalisés sous son mandat (2013-2021). Mercredi, sa successeure, Laurence des Cars, sera à nouveau entendue par les sénateurs.”Il y a manifestement eu un problème de transmission des informations au moment de la transition entre l’ancien président du Louvre et son actuelle dirigeante”, estime M. Lafon.