Foot: “la base du groupe” des Bleues pour le Mondial-2027 est “établie” (Bonadei à l’AFP)

Le sélectionneur de l’équipe de France, Laurent Bonadei, a assuré à l’AFP que la “base du groupe” était “établie” pour le Mondial-2027 et que les Bleues devaient “assumer le statut” de favorites pour les qualifications.Q: Quel bilan faites-vous de 2025 ?R: “C’est positif sur le plan comptable: 48 buts depuis le début de mon mandat et neuf nouvelles joueuses lancées. On a affiché un très bon état d’esprit. J’avais à coeur de faire que cette équipe montre une belle image. Il y a aussi eu des déceptions (élimination en quarts de finale de l’Euro et en demi-finales de la Ligue des nations, ndlr). Le dernier stage nous donne beaucoup d’espoir et nous a donné du baume au cœur. On apprend aussi de nos échecs.”Q: Avez-vous été pleinement satisfait du niveau de vos joueuses cadres lors des grands rendez de 2025 ?R: “Globalement, oui. J’ai trouvé que les joueuses ont assumé leurs responsabilités et ont répondu présentes. On voudrait toujours plus de nos joueuses, de nos cadres, qu’elles soient de plus en plus performantes. J’ai aimé comment les cadres ont accueilli les jeunes, comment elles ont su les mettre en confiance. Elles savaient très bien aussi l’enjeu pour elles (Geyoro, Mbock, Karchaoui, Toletti, ndlr), notamment à la suite de mes choix forts (non sélection de Renard, Le Sommer et Dali, ndlr). L’enjeu était de créer un état d’esprit et que les joueuses vivent bien ensemble, qu’elles aient un peu plus de tolérance entre elles.”Q: Comment appréhendez-vous cette année sans grande compétition ?R: “Quand on est sélectionneur, on voudrait qu’il y ait des grosses compétitions toutes les années. Mais c’est une bonne chose pour les joueuses d’avoir une longue période de trêve cet été. Mais pour nous ce n’est pas une année de repos, parce qu’on démarre les qualifications pour la Coupe du monde. Nous avons des joueuses à superviser pour peaufiner le groupe et faire en sorte que cette équipe s’améliore.”Q: Justement, comment abordez-vous ces qualifications pour le Mondial-2027 ?R: “C’est un groupe homogène avec deux nations, l’Irlande et la Pologne, en constante progression. Les Pays-Bas restent une grande nation de football. Elles auront une revanche à prendre de l’Euro (victoire des Bleues 5-2, ndlr). C’est un groupe dans lequel on est les favorites, puisqu’on est les mieux classées. On doit assumer ce statut.”Q: Pour cette année 2026, allez-vous faire de nouveaux choix forts ? R: “Je ne fais pas des choix forts pour faire des choix forts. Je les fais uniquement en pensant à l’intérêt de l’équipe de France. Sur l’année écoulée, j’ai intégré beaucoup de jeunes joueuses. Il y a eu de belles satisfactions à l’Euro avec Alice Sombath et Thiniba Samoura. Et Oriane Jean-François a vraiment pris la mesure de son rôle au milieu de terrain.”Q: Vous attendez-vous à des retraites internationales? Pauline Peyraud-Magnin a 33 ans, comptez-vous toujours sur elle ?R: “Elle est à fond, elle est dans un projet à Denver, une nouvelle franchise aux Etats-Unis. C’était son rêve depuis très longtemps de pouvoir y jouer, donc elle est en pleine euphorie, elle est très contente. Tant qu’elle peut tout donner, tant qu’elle peut jouer en équipe de France, elle répondra présente.”Q: Quel regard portez-vous sur le choix de Delphine Cascarino et Grace Geyoro de signer à London City, qui ne joue pas la Ligue des champions ?R: “Chaque cas est différent: Delphine et Grace ont déjà une certaine expérience du haut niveau. London City a un projet ambitieux et a envie de jouer la Ligue des champions. Le principal, c’est que les joueuses soient épanouies. Oriane Jean-François a quitté Chelsea pour avoir plus de temps de jeu. C’est une bonne option car c’est important pour elle d’avoir du temps de jeu plutôt que de cirer un banc et d’avoir le moral dans les chaussettes. La Ligue des champions n’est pas un gage complet de réussite en équipe nationale. A l’inverse, aujourd’hui, elle sert à Kessya Bussy (Wolfsburg), à Maëlle Lakrar (Real Madrid).”Q: Allez-vous garder la même ossature pour le prochain Mondial que pour l’Euro l’été dernier ?R: “C’est important de garder une certaine continuité, même si on peut voir que ce groupe est élargi avec plusieurs U23. Au gré de leur progression, des performances qu’elles font en club, de leur forme… on va faire un choix. La base du groupe est établie et en fonction des aléas, il y a des rotations qui peuvent s’effectuer.”Propos recueillis par Alice LEFEBVRE

A Genève, début de nouveaux pourparlers entre Iran et Etats-Unis

L’Iran et les Etats-Unis ont démarré jeudi une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, avec pour objectif de sortir du flou actuel “ni guerre ni paix”, selon les mots du président iranien.Depuis janvier, chaque partie se dit ouverte au dialogue mais aussi prête à l’action militaire, laissant le champ ouvert à tous les scénarios.Les deux délégations sont arrivées jeudi peu avant 10H00 (09H00 GMT) à la résidence de l’ambassadeur d’Oman, pays médiateur, près de Genève, ont constaté des journalistes de l’AFP.Washington veut arracher un accord garantissant notamment que l’Iran ne se dote pas de l’arme atomique, une crainte des Occidentaux qui nourrit de longue date le différend avec Téhéran.Donald Trump, qui a envoyé dans le Golfe un dispositif militaire massif, répète qu’il privilégie la diplomatie, mais a accusé mardi Téhéran d’avoir de “sinistres ambitions nucléaires”.”Notre guide suprême (l’ayatollah Ali Khamenei, NDLR) a déjà déclaré que nous n’aurions pas du tout d’armes nucléaires”, a réaffirmé jeudi le président Massoud Pezeshkian, en écho mot pour mot aux accusations du président américain.Il avait dit la veille vouloir sortir de “cette situation +ni guerre ni paix”+.Autre sujet de discorde: le programme balistique iranien.Alors que Washington exige d’aborder cette question, comme celle du soutien de Téhéran à des groupes armés hostiles à Israël, la diplomatie iranienne a affirmé que seul le dossier nucléaire serait débattu, amenuisant la perspective d’un accord.D’après le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, il s’agit d'”un gros problème”. “Nous devrons discuter d’autres sujets que le seul programme nucléaire”, a-t-il averti avant l’ouverture des pourparlers en Suisse.- “Contradictoires” -L’Iran a “développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases” militaires et cherche à en concevoir des plus puissants encore, capables “d’atteindre bientôt les Etats-Unis”, a assuré mardi le président Trump, dans son discours sur l’état de l’Union.C’est dans ce discours, temps fort de la vie politique américaine, que le président George W. Bush avait en son temps exposé ses arguments en faveur de l’invasion de l’Irak de 2003.Téhéran, qui affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km, a qualifié de “gros mensonges” ces affirmations.L’Iran dispose d’un large arsenal d’engins conçus localement, notamment des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et quelques pays d’Europe orientale.Malgré les divergences, l’Iran assure qu’un accord est “à portée de main”, selon le chef de la diplomatie Abbas Araghchi, qui mène la délégation aux négociations, invoquant une “opportunité historique”.Mais “le succès de ces négociations dépend du sérieux de l’autre partie et de sa capacité à éviter les comportements et les positions contradictoires”, a-t-il insisté jeudi.- Précédentes négociations -Les Etats-Unis sont représentés par l’émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, qui en parallèle doivent mener des pourparlers avec l’Ukraine, également à Genève jeudi.L’Iran et les Etats-Unis ont repris le dialogue début février à Oman, puis se sont retrouvés une première fois en Suisse le 17.Un précédent cycle de négociations avait été interrompu au printemps 2025 par la guerre déclenchée par Israël contre l’Iran.Washington avait à cette occasion frappé des sites nucléaires en Iran et Donald Trump avait assuré avoir “anéanti” son programme nucléaire, même si l’étendue exacte des dégâts n’est pas connue.Téhéran met en avant son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.D’après la diplomatie iranienne, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, devrait participer aux discussions à Genève.Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Donald Trump avait alors promis de venir “en aide” au peuple iranien.

Cuba kills four on US-registered speedboat trying to ‘infiltrate’

Cuba said it thwarted gunmen trying to infiltrate from the United States as its coastguard opened fire Wednesday at a Florida-registered speedboat near its shores, killing four people and wounding six.The clash was a new source of tension with Washington as the communist-ruled nation endures intense US pressure following the capture of Venezuelan leader Nicolas Maduro.Havana’s interior ministry said people arrested after an exchange of gunfire with the boat claimed they “intended to carry out an infiltration for the purposes of terrorism.”The ministry said assault rifles, handguns, Molotov cocktails and other military-style gear were found on the vessel and the 10 occupants were all Cubans living in the United States.US Secretary of State Marco Rubio said Washington was seeking its own facts about the shooting and would “respond accordingly.””We’re not going to base our conclusions on what they’ve (Cuba) told us, and I’m very, very confident that we will know the full story of what happened here,” Rubio told reporters while on a trip to the Caribbean nation of St Kitts and Nevis.”As we gather more information, then we’ll be prepared to respond accordingly,” he said.The attorney general of Florida, which lies just 100 miles (160 kilometers) from Cuba across the Florida Straits, ordered an investigation into the killings.The Cuban interior ministry earlier said the coast guard encountered the “illegal” US vessel, whose registration number it gave as FL7726SH, one nautical mile from Cayo Falcones island off Cuba’s northern coast.As the coast guard vessel approached, “shots were fired from the illegal speedboat,” injuring the commander of the Cuban vessel, the ministry said.”As a result of the clash, at the time of this report, on the foreign side, four aggressors were killed and six others were wounded,” the ministry said, adding that the injured were evacuated and received medical assistance.In its second statement the ministry released the names of seven of the people on the speedboat. It said most of the 10 had records in Cuba for “criminal and violent activity.”A man sent from the United States to take part in this operation was arrested on Cuban soil and confessed, it added.The Cuban government frequently reports incursions by speedboats from the United States into its territorial waters.US lawmaker with Cuban roots, Carlos Gimenez, demanded an investigation into the deaths.”United States authorities must determine whether any of the victims were US citizens or legal residents and establish exactly what occurred,” he said.”The regime in Cuba must be relegated to the dustbin of history for its countless crimes against humanity.”- People-smuggling -Incursion incidents are often related to people-smuggling to the United States or drug trafficking, and have included chases, shootouts and armed attacks on border guards.Shortages of food and medicine and daily blackouts drove an exodus from the island in recent years, with many heading to southern Florida, which has received waves of Cuban migration since the 1960s. Wednesday’s shootings came as Washington softened a virtual oil siege of the island imposed by President Donald Trump in January after the US ouster of a top Cuba ally, Nicolas Maduro of Venezuela.Before Maduro’s ouster by US forces on January 3, Cuba had relied on Venezuela, once a major oil producer, for about half its fuel needs.Faced with an outcry from Caribbean leaders, worried that starving 9.6 million Cubans of oil would cause the economy to collapse, Washington said it would allow shipments of Venezuelan oil for “commercial and humanitarian use.”The announcement came during the summit of Caribbean nations attended by Rubio, a Cuban-American who has spent his career hoping to topple Havana’s government.The Treasury Department said the Venezuelan oil would need to go through private businesses and not the Cuban government or the military apparatus that controls much of the island’s economy.The US oil blockade in place for over a month has brought an already crumbling Cuban economy, which has been under a US trade embargo since shortly after Fidel Castro’s 1959 revolution, to the brink.Mexico on Tuesday dispatched two military vessels carrying nearly 2,200 tons of aid to the island — its second aid shipment in under a month.Canada also announced Can$8 million ($5.8 million) in aid on Wednesday.

Alerte enlèvement, 20 ans d’un dispositif exceptionnel pour protéger les enfants

“Une caisse de résonance qui permet de toucher à peu près tout le monde”: vingt ans après sa création, le dispositif “alerte enlèvement” a permis à 38 enfants d’être retrouvés vivants grâce à une mobilisation massive et strictement encadrée.”Vous n’avez pas vu le modèle ou la plaque (minéralogique) ? Il est seul le père ? C’était le seul accompagnant du petit ?”. Dans une salle de crise de la direction nationale de la police judiciaire à Nanterre, les questions fusent au rythme des appels.Au milieu de l’effervescence, huit enquêteurs, casques vissés sur les oreilles, ont les yeux rivés sur leurs écrans dans l’attente de témoignages décisifs pour retrouver le petit Mezzo, “âgé de 5 ans, 1 mètre environ, corpulence normale, cheveux châtain, yeux marrons vêtu d’un short et d’un tee-shirt bleu”, enlevé dans “la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février 2026″.S’il ne s’agit-là que d’une simulation en conditions réelles à laquelle a pu assister l’AFP, l’impératif reste le même: agir vite et avec méthode.”Le maître-mot, c’est l’écoute” pour pouvoir poser les bonnes questions et obtenir des éléments supplémentaires, explique la commissaire de police Charlotte Sawicki, adjointe au chef de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP).Adopté en France en février 2006, l'”alerte enlèvement” est un dispositif d’alerte “massive et immédiate” engagé pour aider à la recherche d’enfants présumés enlevés, et inspiré du plan américain “Amber Alert” créé après l’enlèvement et l’assassinat de la petite Amber Hagerman au Texas en 1996.- Critères stricts -Le déclenchement appartient au procureur de la République et répond à quatre critères stricts: la victime doit être un mineur, l’enlèvement avéré, il doit y avoir un risque établi pour sa vie ou son intégrité et des éléments d’identification “précis” disponibles.Une fois lancée, l’alerte est envoyée à plus d’une soixantaine d’annonceurs et partenaires (médias, sociétés d’autoroute, SNCF…), qui diffusent le message toutes les 15 minutes pendant au moins trois heures renouvelables.Le dispositif “a modifié en profondeur dans le temps de l’urgence la gestion de certaines enquêtes”, selon Laurent Dumaine, procureur d’Avesnes-sur-Helpe (Nord), à l’origine d’une alerte en janvier 2025 qui a permis de retrouver deux frères enlevés par leur père.Au-delà des témoignages recueillis via un numéro dédié, la diffusion massive exerce aussi une pression sur les ravisseurs. “Dans mon cas, la mise en place des messages ont conduit le père, qui avait trouvé refuge chez un tiers, à sortir”, se rappelle M. Dumaine. Selon le ministère de la Justice, dans plus de la moitié des cas, l’auteur est un parent de l’enfant.Une fois l’enfant retrouvé, le plan est arrêté et les photos sont retirées pour préserver son droit à l’oubli. La Chancellerie peut aussi lever le dispositif à tout moment, selon l’avancée de l’enquête.Les autorités insistent sur la nécessité de maintenir un usage rare pour préserver son efficacité.”Il en va de l’intérêt même du dispositif”, appuie Laureline Peyrefitte, directrice des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice, chargée de valider le déclenchement. Si l’alerte se banalise ou dure trop longtemps, “l’attention diminue”, ça doit rester “très exceptionnel”, rappelle Mme Peyrefitte.- Résistance -Aujourd’hui largement saluée, l’alerte enlèvement n’a pas immédiatement fait consensus.”J’étais convaincu d’avoir trouvé une bonne solution”, se souvient auprès de l’AFP Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’État aux Droits des victimes, à l’origine de la création du dispositif. “Mais on redoutait les témoignages intempestifs qui compromettent les recherches, ou encore que la pression mise sur les ravisseurs pouvait les pousser à passer à l’acte”.”Il aura fallu qu’une petite fille soit enlevée (en Maine-et-Loire, NDLR)”, raconte Mme Guedj, “pour qu’une procureure s’inspire d’un dispositif ressemblant à l’alerte enlèvement (…) et que l’enfant soit retrouvée”, atténuant ainsi les réticences.En 20 ans, 37 alertes ont été déclenchées. La dernière l’a été samedi, après l’enlèvement en Seine-Saint-Denis par leurs parents de trois enfants, dont un nourrisson de six semaines souffrant d’une cardiopathie retrouvé vivant quelques heures plus tard dans un hôpital de Lille, où il avait été déposé. Les recherches se poursuivent pour retrouver son frère et sa soeur.”On peut dire que (le plan) tient toutes ses promesses”, se félicite Laureline Peyrefitte. “On estime à 16 les alertes qui ont été décisives dans la découverte de l’enfant, et onze celles qui ont contribué” à le retrouver.

Procès d’une Iranienne à Paris: décision jeudi, le sort des Français Kohler et Paris en suspens

La justice française doit rendre sa décision jeudi dans le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris assignés à l’ambassade de France en Iran.Quatre ans de prison dont trois avec sursis avaient été requis lors de l’audience du 16 janvier, assortis d’une interdiction définitive du territoire français. Elément important: la procureure avait estimé qu’il n’était pas nécessaire de la réincarcérer, l’accusée ayant déjà effectué huit mois de détention provisoire.L’issue de ce procès est attendue avec fébrilité par les proches de Cécile Kohler et Jacques Paris, dans un contexte de haute tension en Iran, secoué par de récentes contestations réprimées dans le sang et menacé d’une intervention militaire américaine.Les autorités iraniennes ont émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close en France, leur ressortissante contre les deux Français. Ces derniers avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés à de lourdes peines notamment pour espionnage, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le territoire iranien. Agée de 39 ans, Mahdieh Esfandiari, née en Iran et arrivée en France en 2018, était jugée à Paris pour apologie du terrorisme, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme, injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Quatre hommes étaient aussi jugés dans cette affaire.”On attend que la justice relaxe Mme Esfandiari”, a déclaré mercredi à l’AFP son avocat, Me Nabil Boudi, ajoutant que sa cliente “veut être blanchie”. “Concernant l’échange (avec les deux Français, ndlr), tout dépendra de la décision à venir”, a-t-il commenté. La justice française accuse Mme Esfandiari d’avoir alimenté les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, sur les réseaux sociaux et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste français d’extrême droite multicondamné Alain Soral.- Incertitude en Iran -A la barre, cette admiratrice des gardiens de la Révolution, qui a traduit en français des ouvrages publiés par une maison d’édition rattachée au régime iranien, a reconnu être à l’origine de la chaîne Axe de la Résistance, mais contesté être l’autrice des publications.Elle a cautionné les massacres du 7 octobre 2023 commis par le Hamas en Israël.”Il y a eu des enfants tués, des femmes tuées, des prises d’otages du côté palestinien et le 7-Octobre, c’était une réponse logique”, a affirmé cette femme. Avant d’ajouter: “ce n’est pas un acte de terrorisme, c’est un acte de résistance”.Téhéran, de son côté, estime que sa ressortissante a été injustement détenue et a publiquement demandé son échange contre Cécile Kohler et Jacques Paris.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, a déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi à la chaîne France 24.”Le verdict a été prononcé mais comme je vous l’ai dit, sur la base de la loi iranienne (…) les prisonniers, sur la base des intérêts nationaux, peuvent être échangés”, a expliqué Abbas Araghchi. “Tout est prêt. Nous attendons que le processus judiciaire s’achève en France”.Au ministère français des Affaires étrangères, on a pris acte de ces déclarations mais on souligne que la justice est indépendante.S’agissant de Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, la procédure est close: ils ont déjà purgé trois ans et demi de prison et ont été condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d’Israël.Tous deux ont pu sortir de prison mais restent assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran. “Ils vont bien. Ils sont en sécurité”, a déclaré mercredi à l’AFP le porte-parole du Quai d’Orsay Pascal Confavreux.Les modalités d’un tel échange restent inconnues, alors qu’une grande incertitude continue de peser sur la situation en Iran.Les Etats-Unis, qui ont multiplié les menaces d’attaque en cas d’échec de la diplomatie sur le programme nucléaire iranien, ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe. Des pourparlers doivent reprendre jeudi à Genève.

Des fichiers sur Trump retirés du dossier Epstein, la Justice lance un réexamen

Le ministère américain de la Justice s’est engagé mercredi à réexaminer des documents du dossier Epstein, après que des médias ont accusé le gouvernement d’en avoir caché plusieurs mentionnant Donald Trump, notamment des accusations d’agression sexuelle sur mineure.La radio publique NPR avait rapporté mardi que le ministère (DoJ), dirigé par une fidèle du président républicain, …

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Kiev et d’autres villes ukrainiennes visées par des attaques russes dans la nuit

Plusieurs villes ukrainiennes dont Kiev, la capitale, ont été la cible d’attaques russes tôt jeudi, à quelques heures de nouvelles discussions américano-ukrainiennes en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre.Plusieurs explosions ont été entendues au cours de la nuit dans le centre de Kiev par une journaliste de l’AFP. D’après le chef de …

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Hillary avant Bill Clinton devant une commission parlementaire pour s’expliquer sur les liens avec Epstein

L’ancienne cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton témoigne jeudi à huis clos devant une commission parlementaire sur les liens passés entre son mari, l’ex-président Bill Clinton, et le criminel sexuel Jeffrey Epstein.Cette commission de la Chambre des représentants dominée par les républicains a déjà entendu le 9 février la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, en visioconférence de la prison où elle purge une peine de 20 ans d’emprisonnement pour exploitation sexuelle.L’audition avait rapidement tourné court, Ghislaine Maxwell ayant sans surprise invoqué son droit constitutionnel à garder le silence.Mais elle “est prête à parler complètement et honnêtement si elle obtient une grâce du président Donald Trump”, avait déclaré son avocat David Markus, selon une vidéo de son audition parlementaire.Mme Maxwell serait prête notamment à témoigner du fait que “le président Trump et le président Clinton sont innocents de tout méfait”, a assuré son avocat.Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York en 2019 et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.- “Rien à cacher” -La déposition de l’ancienne Première dame des Etats-Unis se tiendra à Chappaqua, dans l’Etat de New York (nord-est), où réside le couple. Celle de Bill Clinton est prévue le lendemain au même endroit.”Nous n’avons rien à cacher”, a déclaré Hillary Clinton, 78 ans, à la BBC en février, rappelant que le couple avait demandé à maintes reprises la publication de l’intégralité du dossier Epstein.Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier “plus de trois millions de pages” en partie caviardées du dossier Epstein, affirmant que l’administration Trump s’était ainsi acquittée de son obligation, imposée par une loi adoptée en novembre par le Congrès, de faire toute la lumière sur ce dossier politiquement explosif.Ces documents ne contiennent pas d’élément pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires, avait prévenu d’emblée le numéro 2 du ministère, Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump.Le témoignage des époux Clinton clôt des mois de bataille avec le chef républicain de cette commission, James Comer.Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter, dénonçant une tentative des républicains de détourner l’attention de la proximité passée entre Jeffrey Epstein et Donald Trump.Menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d’être entendu. Tous deux ont exigé en vain des auditions publiques, disant vouloir éviter une instrumentalisation de leurs propos par les républicains.Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d’une décennie. Quant à Donald Trump, lui aussi apparu à maintes reprises avec Jeffrey Epstein, malgré ses assurances selon lesquelles il n’aurait “jamais pris l’avion d’Epstein”, son nom apparaît huit fois sur la liste des passagers de l’appareil entre 1993 et 1996, selon un courriel d’un enquêteur datant de 2020.Bien que la simple mention du nom d’une personne dans le dossier ne suppose aucun acte répréhensible a priori de sa part, de nombreuses personnalités redoutent les répercussions des révélations sur leurs liens passés avec le criminel sexuel.