Immigration: plus de titres de séjour, moins de régularisations en France en 2025

Plus de titres de séjour, moins de régularisations et une petite baisse des demandes d’asile: Beauvau a dévoilé mardi les chiffres 2025 de l’immigration, appelés à alimenter un débat toujours plus polarisé sur ce thème en vue de la présidentielle.La passe d’armes n’a d’ailleurs pas tardé entre le RN et Bruno Retailleau: le parti de Jordan Bardella a tenu l’ancien ministre de l’Intérieur pour responsable de la hausse de 11% des titres de séjour, le patron de LR chargeant pour sa part le Quai d’Orsay et le gouvernement actuel qu’il a accusé de ne pas vouloir “reprendre le contrôle de l’immigration”. La France a délivré 384.230 premiers titres de séjour l’an dernier (+11%), avec comme l’année précédente une prédominance des motifs étudiants (118.000), suivis des titres humanitaires qui ont bondi de 65%, selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF).Mais les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13% à 51.190. “On a un marché de l’emploi qui peut-être attire un peu moins la population étrangère” en termes d’embauches, mais aussi de salaires, a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.Pour ces premiers titres de séjour, les premières nationalités des demandeurs sont le Maroc (36.100) et l’Algérie (28.000). Et il y avait au total 4,47 millions de titres de séjour valides au 31 décembre 2025, soit une hausse de 3,2% sur un an.Sur X, le RN a dénoncé le “record absolu atteint sous Bruno Retailleau et la Macronie…” en termes de titres de séjours accordés.- “Impact” de la circulaire Retailleau -Sur le même réseau, Bruno Retailleau a défendu son bilan à Beauvau en évoquant la baisse des “admissions exceptionnelles au séjour” et une hausse des “éloignements des étrangers en situation irrégulière”. Mais a estimé que ses “efforts ont été contournés par la politique menée par le ministère des Affaires étrangères, combinée à des règles d’accueil automatique qui ont conduit à une augmentation sans précédent du nombre de titres de séjour”. Le sujet “sera au cœur de la prochaine” présidentielle, estime le patron des LR.Selon le bilan annuel communiqué mardi, le nombre de régularisations a baissé de 10%, avec 28.610 étrangers régularisés l’an dernier; la baisse est due aux motifs économiques (-11,5%) et familiaux (-6,4%). “Il y a l’impact de la circulaire Retailleau qui visait à rappeler le caractère exceptionnel” de ces régularisations et à en “durcir les conditions”, a expliqué M. Mordant. La durée recommandée pour délivrer une carte de séjour à un travailleur sans-papiers avait été allongée à sept ans de présence en France contre cinq auparavant, voire parfois trois.Ces chiffres sont publiés alors que le gouvernement espagnol de gauche entend adopter un plan de régularisation de sans-papiers qui pourrait bénéficier à 500.000 personnes, pour soutenir la croissance économique.Après la publication de la circulaire Retailleau en janvier 2025, le monde économique français avait appelé à ne pas durcir outre mesure les conditions de régularisation, sous peine de voir certains secteurs péricliter.- Asile en baisse -Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a par ailleurs augmenté de 30% l’an dernier, concernant notamment des Algériens (+52%), Tunisiens (+33%) et Marocains (+19%). Les éloignements ont eux augmenté de 15,7% avec 24.985 étrangers renvoyés. Les seuls éloignements forcés ont progressé de 21%.Du côté de l’asile, la baisse est de 3,7% en 2025 avec 151.665 demandes, ainsi “orientées à la baisse pour la deuxième année consécutive”, selon M. Mordant.Les premiers pays d’origine des demandeurs ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11.500 demandes). Le taux d’accord a atteint 52% l’an dernier. “Plus d’une demande sur deux s’est vu attribuer l’asile”, ce qui marque une forte hausse : “on était plutôt autour de 40% il y a cinq ou six ans”, a rappelé M. Mordant.Enfin 62.235 personnes ont acquis la nationalité française (-6,8% après une année “assez élevée”): cela s’explique par une baisse de 13,5% des acquisitions par décret, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.Six sur dix de ces nouveaux Français étaient originaires d’Afrique, notamment des trois pays du Maghreb, a expliqué le responsable des statistiques.

Immigration: plus de titres de séjour, moins de régularisations en France en 2025

Plus de titres de séjour, moins de régularisations et une petite baisse des demandes d’asile: Beauvau a dévoilé mardi les chiffres 2025 de l’immigration, appelés à alimenter un débat toujours plus polarisé sur ce thème en vue de la présidentielle.La passe d’armes n’a d’ailleurs pas tardé entre le RN et Bruno Retailleau: le parti de Jordan Bardella a tenu l’ancien ministre de l’Intérieur pour responsable de la hausse de 11% des titres de séjour, le patron de LR chargeant pour sa part le Quai d’Orsay et le gouvernement actuel qu’il a accusé de ne pas vouloir “reprendre le contrôle de l’immigration”. La France a délivré 384.230 premiers titres de séjour l’an dernier (+11%), avec comme l’année précédente une prédominance des motifs étudiants (118.000), suivis des titres humanitaires qui ont bondi de 65%, selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF).Mais les titres délivrés pour motifs économiques ont reculé de 13% à 51.190. “On a un marché de l’emploi qui peut-être attire un peu moins la population étrangère” en termes d’embauches, mais aussi de salaires, a expliqué Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF.Pour ces premiers titres de séjour, les premières nationalités des demandeurs sont le Maroc (36.100) et l’Algérie (28.000). Et il y avait au total 4,47 millions de titres de séjour valides au 31 décembre 2025, soit une hausse de 3,2% sur un an.Sur X, le RN a dénoncé le “record absolu atteint sous Bruno Retailleau et la Macronie…” en termes de titres de séjours accordés.- “Impact” de la circulaire Retailleau -Sur le même réseau, Bruno Retailleau a défendu son bilan à Beauvau en évoquant la baisse des “admissions exceptionnelles au séjour” et une hausse des “éloignements des étrangers en situation irrégulière”. Mais a estimé que ses “efforts ont été contournés par la politique menée par le ministère des Affaires étrangères, combinée à des règles d’accueil automatique qui ont conduit à une augmentation sans précédent du nombre de titres de séjour”. Le sujet “sera au cœur de la prochaine” présidentielle, estime le patron des LR.Selon le bilan annuel communiqué mardi, le nombre de régularisations a baissé de 10%, avec 28.610 étrangers régularisés l’an dernier; la baisse est due aux motifs économiques (-11,5%) et familiaux (-6,4%). “Il y a l’impact de la circulaire Retailleau qui visait à rappeler le caractère exceptionnel” de ces régularisations et à en “durcir les conditions”, a expliqué M. Mordant. La durée recommandée pour délivrer une carte de séjour à un travailleur sans-papiers avait été allongée à sept ans de présence en France contre cinq auparavant, voire parfois trois.Ces chiffres sont publiés alors que le gouvernement espagnol de gauche entend adopter un plan de régularisation de sans-papiers qui pourrait bénéficier à 500.000 personnes, pour soutenir la croissance économique.Après la publication de la circulaire Retailleau en janvier 2025, le monde économique français avait appelé à ne pas durcir outre mesure les conditions de régularisation, sous peine de voir certains secteurs péricliter.- Asile en baisse -Le nombre d’interpellations d’étrangers en situation irrégulière a par ailleurs augmenté de 30% l’an dernier, concernant notamment des Algériens (+52%), Tunisiens (+33%) et Marocains (+19%). Les éloignements ont eux augmenté de 15,7% avec 24.985 étrangers renvoyés. Les seuls éloignements forcés ont progressé de 21%.Du côté de l’asile, la baisse est de 3,7% en 2025 avec 151.665 demandes, ainsi “orientées à la baisse pour la deuxième année consécutive”, selon M. Mordant.Les premiers pays d’origine des demandeurs ont été l’Ukraine, la RDC et l’Afghanistan (tous trois autour de 11.500 demandes). Le taux d’accord a atteint 52% l’an dernier. “Plus d’une demande sur deux s’est vu attribuer l’asile”, ce qui marque une forte hausse : “on était plutôt autour de 40% il y a cinq ou six ans”, a rappelé M. Mordant.Enfin 62.235 personnes ont acquis la nationalité française (-6,8% après une année “assez élevée”): cela s’explique par une baisse de 13,5% des acquisitions par décret, dans le sillage d’une circulaire de mai durcissant les conditions d’octroi.Six sur dix de ces nouveaux Français étaient originaires d’Afrique, notamment des trois pays du Maghreb, a expliqué le responsable des statistiques.

Municipales à Paris: Dati promet de “rafraîchir” et “apaiser” la capitale

Rachida Dati, candidate de droite à la mairie de Paris, a dévoilé mardi son programme pour l’écologie qui ambitionne de “rafraîchir” et d'”apaiser” la capitale avec une végétalisation “systématique”, et de faire de la rénovation du bâti le “chantier du siècle”.Critiquant “l’écologie de communication” de la majorité sortante d’Anne Hidalgo, elle veut mettre l’arbre “au centre” d’une “politique de végétalisation systématique”, en promettant de n’abattre “aucun des 200.000 arbres de Paris et 300.000 des bois, sauf exception motivée”.”Beaucoup d’arbres sont morts et ont été abattus par la politique des chantiers permanents” de l’actuelle équipe municipale, regrette la candidate des LR et du MoDem dans un entretien au Parisien.Si elle est élue en mars, Rachida Dati créera “500 nouvelles bandes végétalisées” en privilégiant la “plantation en pleine terre plutôt que des installations d’affichage”.La capitale compte actuellement 4.530 surfaces végétalisées sur la voie publique, essentiellement sur des places de stationnement supprimées, soit un doublement depuis 2020, selon la mairie.La ministre de la Culture et maire du 7e arrondissement espère “gagner 3 degrés dans les rues” en “débitumant” Paris pour en faire une “ville éponge”, à l’instar de ce que prévoit le “plan pluie” adopté cet été en Conseil de Paris.L’avenue de la Grande Armée (ouest) sera “largement végétalisée et débitumée” avec des pavés filtrants pour laisser passer l’eau, détaille le dossier de presse. La place de la République (est), aujourd’hui “entièrement bitumée”, “devra être remise en chantier” et végétalisée par endroits, ajoute Rachida Dati qui voit dans le réaménagement de ce site “le symbole de l’échec de la majorité sortante”.Elle s’engage à faire de la rénovation thermique du bâti le “chantier du siècle parisien”, avec une exonération de la taxe foncière pendant cinq ans des logements qui sont sortis des étiquettes G ou F. Cela répond à une demande régulièrement défendue par des associations de propriétaires et certains professionnels immobiliers.La candidate promet aussi de rénover 10.000 logements sociaux par an – le double de l’objectif que s’est fixé la ville – en raccordant le quart des résidences aux réseaux urbains de froid et de chaleur.Elle entend réduire “la moitié des nuisances sonores” d’ici 2032, avec un “permis à points” pour les terrasses, pour atteindre “un équilibre entre le Paris festif et le droit au sommeil”. Pour “apaiser la circulation”, des revêtements phoniques seront posés sur les artères les plus fréquentées, y compris le boulevard périphérique.Une étude sur le passage à 50 km/h sur cette autoroute urbaine sera par ailleurs lancée pour évaluer ses effets sur la pollution.  Rachida Dati souhaite encourager les modes de déplacement à faible empreinte écologique, avec des aides à l’achat de véhicules électriques, et préserver la place du vélo en “renforçant et sécurisant les pistes cyclables sur les axes sous-dotés, comme l’axe nord-sud”. 

Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset “pour Marine Le Pen”

“Je travaillais pour Marine Le Pen, pas pour un parti”: Catherine Griset a soutenu mardi devant la cour d’appel de Paris n’avoir jamais été qu’au service de la leader d’extrême droite lorsque celle-ci était eurodéputée… mais aussi, malgré tout, patronne du RN.En 1995, dans l’un de ses “albums”, le mouvement de jeunesse du Front national, le FNJ, consacre un encadré à “Catherine” titré “Je bosse grâce à Le Pen”: “Mes camarades (du FNJ) m’ont trouvé un poste de secrétaire chez un avocat proche du Front”, témoigne la brune de 23 ans à côté de son portrait en gros plan.Son employeur était en fait la fille du président du FN, une robe noire nommée Marine Le Pen, rencontrée trois ans plus tôt. Depuis, les deux ont toujours lié leur destin amical, professionnel et même familial – Mme Griset fut la compagne du frère du second mari de sa patronne, les deux se sont depuis séparées.Est-ce l’intensité d’une telle proximité qui a conduit Catherine Griset à ne pas s’embarrasser de séparer la personne de ses fonctions ?Au neuvième jour du procès en appel du RN, celle qui est elle-même devenue eurodéputée RN, en convient: elle a pu, à hauteur de “20%”, travailler pour Marine Le Pen présidente du FN lorsqu’elle était officiellement à 100% au service de Le Pen Marine députée européenne et, à ce titre, payée par des enveloppes du Parlement de Strasbourg.Là réside l’accusation de détournement de fonds pour laquelle les deux, ainsi que le parti et neuf autres cadres sont poursuivis.En première instance, Catherine Griset avait notamment été condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis.- “C’est bien le problème” -A la barre, l’assistante s’attarde sur son travail, tenue de l’agenda et organisation de déplacements. “On ne peut pas dire que tout le travail de Marine Le Pen se résumait à son activité de députée européenne: à cette époque, elle est cheffe du parti”, fonction dont “on imagine bien qu’elle a dû générer une activité importante”, lui fait observer la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi.D’autant, appuie la magistrate, qu’elle apparaît dans un organigramme – public – du parti FN comme “l’assistante de Marine Le Pen”, sous-entendu la présidente de la formation – le même document mentionne au passage un “assistant parlementaire” de l’eurodéputée Le Pen. “Ça ne m’a pas choquée parce que je travaillais pour Marine Le Pen”, élude Catherine Griset. “C’est bien le problème: vous travailliez pour Marine Le Pen mais ça n’est plus elle qui vous embauche: c’est le Parlement européen qui vous paie”, la coupe la présidente. Catherine Griset, sans vaciller: “Moi, mon travail, je l’ai fait, je l’ai bien fait. J’étais la seule à gérer l’agenda”. “Donc, forcément, vous gérez aussi l’agenda de Marine Le Pen présidente du parti”, enfonce la magistrate.Catherine Griset, en reprenant à la volée: “Vous avez raison. C’est la partie où j’ai travaillé pour elle en tant que présidente”.- “Un militant politique” -Le demi-aveu passé, l’interrogatoire se resserre. Car la prévenue n’a pas respecté son obligation de résidence à Bruxelles – inhérente à l'”assistante accréditée” qu’elle était, entre décembre 2010 et 2016 -, ce qui ne constitue pas stricto sensu un élément de l’infraction reprochée mais tout de même “un élément dans le débat”, relève la magistrate.Plus ennuyeuse, cette fonction de “cheffe de cabinet” de la présidente du FN à partir de février 2015. “Ça n’a absolument rien changé à mon travail”, jure l’intéressée, “Marine Le Pen n’a plus de chef de cabinet, il faut faire un organigramme, c’est juste honorifique”.Michèle Agi hausse la voix: “Là, je ne vous suis plus du tout: vous disiez que vous pouviez être assistante parlementaire parce qu’il y avait un chef de cabinet (qui s’occupait du reste), et vous dites que lorsque vous le devenez, ça ne change rien!”C’est encore un ton haut dessus que, mardi après-midi, la présidente a rudoyé Guillaume L’Huillier, officiellement l’assistant de Bruno Gollnisch, puis de Marine Le Pen, puis à nouveau de Bruno Gollnisch, tout en étant le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.”Moi, je suis un militant politique. Que je fasse mon travail” pour l’un ou l’autre des trois, “c’est pareil: je ne suis pas fonctionnaire européen !”, s’est-il agacé.”Je ne me suis pas posé la question”, insiste-t-il, “à raison”. La présidente, sèchement: “Ça, vous laisserez la cour l’apprécier”.

Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset “pour Marine Le Pen”

“Je travaillais pour Marine Le Pen, pas pour un parti”: Catherine Griset a soutenu mardi devant la cour d’appel de Paris n’avoir jamais été qu’au service de la leader d’extrême droite lorsque celle-ci était eurodéputée… mais aussi, malgré tout, patronne du RN.En 1995, dans l’un de ses “albums”, le mouvement de jeunesse du Front national, le FNJ, consacre un encadré à “Catherine” titré “Je bosse grâce à Le Pen”: “Mes camarades (du FNJ) m’ont trouvé un poste de secrétaire chez un avocat proche du Front”, témoigne la brune de 23 ans à côté de son portrait en gros plan.Son employeur était en fait la fille du président du FN, une robe noire nommée Marine Le Pen, rencontrée trois ans plus tôt. Depuis, les deux ont toujours lié leur destin amical, professionnel et même familial – Mme Griset fut la compagne du frère du second mari de sa patronne, les deux se sont depuis séparées.Est-ce l’intensité d’une telle proximité qui a conduit Catherine Griset à ne pas s’embarrasser de séparer la personne de ses fonctions ?Au neuvième jour du procès en appel du RN, celle qui est elle-même devenue eurodéputée RN, en convient: elle a pu, à hauteur de “20%”, travailler pour Marine Le Pen présidente du FN lorsqu’elle était officiellement à 100% au service de Le Pen Marine députée européenne et, à ce titre, payée par des enveloppes du Parlement de Strasbourg.Là réside l’accusation de détournement de fonds pour laquelle les deux, ainsi que le parti et neuf autres cadres sont poursuivis.En première instance, Catherine Griset avait notamment été condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis.- “C’est bien le problème” -A la barre, l’assistante s’attarde sur son travail, tenue de l’agenda et organisation de déplacements. “On ne peut pas dire que tout le travail de Marine Le Pen se résumait à son activité de députée européenne: à cette époque, elle est cheffe du parti”, fonction dont “on imagine bien qu’elle a dû générer une activité importante”, lui fait observer la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi.D’autant, appuie la magistrate, qu’elle apparaît dans un organigramme – public – du parti FN comme “l’assistante de Marine Le Pen”, sous-entendu la présidente de la formation – le même document mentionne au passage un “assistant parlementaire” de l’eurodéputée Le Pen. “Ça ne m’a pas choquée parce que je travaillais pour Marine Le Pen”, élude Catherine Griset. “C’est bien le problème: vous travailliez pour Marine Le Pen mais ça n’est plus elle qui vous embauche: c’est le Parlement européen qui vous paie”, la coupe la présidente. Catherine Griset, sans vaciller: “Moi, mon travail, je l’ai fait, je l’ai bien fait. J’étais la seule à gérer l’agenda”. “Donc, forcément, vous gérez aussi l’agenda de Marine Le Pen présidente du parti”, enfonce la magistrate.Catherine Griset, en reprenant à la volée: “Vous avez raison. C’est la partie où j’ai travaillé pour elle en tant que présidente”.- “Un militant politique” -Le demi-aveu passé, l’interrogatoire se resserre. Car la prévenue n’a pas respecté son obligation de résidence à Bruxelles – inhérente à l'”assistante accréditée” qu’elle était, entre décembre 2010 et 2016 -, ce qui ne constitue pas stricto sensu un élément de l’infraction reprochée mais tout de même “un élément dans le débat”, relève la magistrate.Plus ennuyeuse, cette fonction de “cheffe de cabinet” de la présidente du FN à partir de février 2015. “Ça n’a absolument rien changé à mon travail”, jure l’intéressée, “Marine Le Pen n’a plus de chef de cabinet, il faut faire un organigramme, c’est juste honorifique”.Michèle Agi hausse la voix: “Là, je ne vous suis plus du tout: vous disiez que vous pouviez être assistante parlementaire parce qu’il y avait un chef de cabinet (qui s’occupait du reste), et vous dites que lorsque vous le devenez, ça ne change rien!”C’est encore un ton haut dessus que, mardi après-midi, la présidente a rudoyé Guillaume L’Huillier, officiellement l’assistant de Bruno Gollnisch, puis de Marine Le Pen, puis à nouveau de Bruno Gollnisch, tout en étant le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.”Moi, je suis un militant politique. Que je fasse mon travail” pour l’un ou l’autre des trois, “c’est pareil: je ne suis pas fonctionnaire européen !”, s’est-il agacé.”Je ne me suis pas posé la question”, insiste-t-il, “à raison”. La présidente, sèchement: “Ça, vous laisserez la cour l’apprécier”.

Au procès du RN, le travail inconditionnel de Catherine Griset “pour Marine Le Pen”

“Je travaillais pour Marine Le Pen, pas pour un parti”: Catherine Griset a soutenu mardi devant la cour d’appel de Paris n’avoir jamais été qu’au service de la leader d’extrême droite lorsque celle-ci était eurodéputée… mais aussi, malgré tout, patronne du RN.En 1995, dans l’un de ses “albums”, le mouvement de jeunesse du Front national, le FNJ, consacre un encadré à “Catherine” titré “Je bosse grâce à Le Pen”: “Mes camarades (du FNJ) m’ont trouvé un poste de secrétaire chez un avocat proche du Front”, témoigne la brune de 23 ans à côté de son portrait en gros plan.Son employeur était en fait la fille du président du FN, une robe noire nommée Marine Le Pen, rencontrée trois ans plus tôt. Depuis, les deux ont toujours lié leur destin amical, professionnel et même familial – Mme Griset fut la compagne du frère du second mari de sa patronne, les deux se sont depuis séparées.Est-ce l’intensité d’une telle proximité qui a conduit Catherine Griset à ne pas s’embarrasser de séparer la personne de ses fonctions ?Au neuvième jour du procès en appel du RN, celle qui est elle-même devenue eurodéputée RN, en convient: elle a pu, à hauteur de “20%”, travailler pour Marine Le Pen présidente du FN lorsqu’elle était officiellement à 100% au service de Le Pen Marine députée européenne et, à ce titre, payée par des enveloppes du Parlement de Strasbourg.Là réside l’accusation de détournement de fonds pour laquelle les deux, ainsi que le parti et neuf autres cadres sont poursuivis.En première instance, Catherine Griset avait notamment été condamnée à un an d’emprisonnement avec sursis.- “C’est bien le problème” -A la barre, l’assistante s’attarde sur son travail, tenue de l’agenda et organisation de déplacements. “On ne peut pas dire que tout le travail de Marine Le Pen se résumait à son activité de députée européenne: à cette époque, elle est cheffe du parti”, fonction dont “on imagine bien qu’elle a dû générer une activité importante”, lui fait observer la présidente de la cour d’appel, Michèle Agi.D’autant, appuie la magistrate, qu’elle apparaît dans un organigramme – public – du parti FN comme “l’assistante de Marine Le Pen”, sous-entendu la présidente de la formation – le même document mentionne au passage un “assistant parlementaire” de l’eurodéputée Le Pen. “Ça ne m’a pas choquée parce que je travaillais pour Marine Le Pen”, élude Catherine Griset. “C’est bien le problème: vous travailliez pour Marine Le Pen mais ça n’est plus elle qui vous embauche: c’est le Parlement européen qui vous paie”, la coupe la présidente. Catherine Griset, sans vaciller: “Moi, mon travail, je l’ai fait, je l’ai bien fait. J’étais la seule à gérer l’agenda”. “Donc, forcément, vous gérez aussi l’agenda de Marine Le Pen présidente du parti”, enfonce la magistrate.Catherine Griset, en reprenant à la volée: “Vous avez raison. C’est la partie où j’ai travaillé pour elle en tant que présidente”.- “Un militant politique” -Le demi-aveu passé, l’interrogatoire se resserre. Car la prévenue n’a pas respecté son obligation de résidence à Bruxelles – inhérente à l'”assistante accréditée” qu’elle était, entre décembre 2010 et 2016 -, ce qui ne constitue pas stricto sensu un élément de l’infraction reprochée mais tout de même “un élément dans le débat”, relève la magistrate.Plus ennuyeuse, cette fonction de “cheffe de cabinet” de la présidente du FN à partir de février 2015. “Ça n’a absolument rien changé à mon travail”, jure l’intéressée, “Marine Le Pen n’a plus de chef de cabinet, il faut faire un organigramme, c’est juste honorifique”.Michèle Agi hausse la voix: “Là, je ne vous suis plus du tout: vous disiez que vous pouviez être assistante parlementaire parce qu’il y avait un chef de cabinet (qui s’occupait du reste), et vous dites que lorsque vous le devenez, ça ne change rien!”C’est encore un ton haut dessus que, mardi après-midi, la présidente a rudoyé Guillaume L’Huillier, officiellement l’assistant de Bruno Gollnisch, puis de Marine Le Pen, puis à nouveau de Bruno Gollnisch, tout en étant le directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen.”Moi, je suis un militant politique. Que je fasse mon travail” pour l’un ou l’autre des trois, “c’est pareil: je ne suis pas fonctionnaire européen !”, s’est-il agacé.”Je ne me suis pas posé la question”, insiste-t-il, “à raison”. La présidente, sèchement: “Ça, vous laisserez la cour l’apprécier”.

Minuit plus proche que jamais pour l’horloge de l’apocalypse

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise depuis 1947 l’imminence d’un cataclysme planétaire, s’est rapprochée mardi plus que jamais de minuit, alors que les inquiétudes grandissent concernant les armes nucléaires, le changement climatique et la désinformation.Le Bulletin of the Atomic Scientists l’a réglée à 85 secondes avant minuit, soit quatre secondes de moins qu’il y a un …

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Le dossier judiciaire s’alourdit pour Morandini, maintenu à l’antenne

Le dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini s’alourdit: déjà condamné pour corruption de mineurs, l’animateur a renoncé à contester une condamnation pour harcèlement sexuel dans un autre dossier, accentuant la pression sur sa chaîne CNews qui le maintient à l’antenne.L’animateur de 60 ans présentera bien mercredi le “Morandini Live”, comme chaque jour, a indiqué la chaîne …

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“C’est super mais…” : parents et ados partagés sur l’interdiction des réseaux sociaux

“C’est super mais….” : parents et adolescents sont partagés mardi entre satisfecit prudent pour les premiers et réserves teintées d’incompréhension pour les seconds face à la perspective d’une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une première en Europe.Pour Esther, élève en classe de Première à Paris, cette mesure, votée lundi à l’Assemblée …

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Procès en appel de l’assassinat de Paty: Ruffin dénonce “l’infâme défense des bourreaux”

François Ruffin a critiqué mardi, au lendemain de l’ouverture du procès en appel des personnes impliquées dans l’assassinat en 2020 de Samuel Paty, “l’infâme défense des bourreaux” et a accusé le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui et son avocat de “salir la mémoire et l’honneur” du professeur. “Sefrioui, le prédicateur islamiste ayant jeté Samuel Paty à la vindicte sur les réseaux sociaux, change de pied. Sa défense ne consiste plus à refuser tout lien avec l’assassin Anzorov. Désormais, il attaque l’enseignant reprenant la rumeur: il aurait discriminé des élèves. La morale est retournée: à l’origine, le délit viendrait de Samuel Paty”, a écrit sur X le député de Picardie, candidat à la primaire des unitaires de gauche pour l’élection présidentielle de 2027.”Sefrioui et son avocat diffament Samuel Paty, l’insultent, salissent sa mémoire et son honneur. Où sont les réactions du ministre de l’Education nationale?”, a ajouté l’élu de la Somme en dénonçant une “intimidation directe pour tout le corps enseignant”.”Que nous valent ces pudeurs de gazelle quand l’honneur d’un enseignant décapité pour transmettre les valeurs de la République est ainsi souillé en place publique?”, conclut-il en interpellant la gauche.L’ancien Insoumis, fondateur du parti Debout, réagissait aux déclarations de Me Francis Vuillemin lundi.L’avocat d’Abdelhakim Sefrioui a accusé le professeur d’avoir “procédé à la discrimination des élèves musulmans”.”Je démontrerai qu’il faisait la même chose dans le précédent établissement où il était affecté en 2016 (…) Lui disait que c’était pour protéger les élèves par rapport à cette caricature. Mais on ne protège personne dans l’école de la République en discriminant, en demandant à des élèves de se désigner en fonction de leur religion”, a-t-il dit devant la presse.L’enseignant d’histoire-géographie avait été décapité le 16 octobre 2020 aux abords du collège du Bois-d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, abattu par la police juste après son crime.Une élève de 13 ans avait menti en l’accusant d’avoir discriminé les élèves musulmans de sa classe lors d’un cours sur la liberté d’expression où il avait présenté une caricature de Mahomet. En réalité, elle n’y avait pas assisté.”Il n’est évidemment pas question de faire le procès post-mortem de Samuel Paty. Ce n’est pas le sujet et ce serait totalement contreproductif, qui plus est compte tenu de l’émotion suscitée par la barbarie de l’acte”, a déclaré un autre des conseils d’Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth, à l’AFP.”Rien ne doit venir occulter le fait que notre client n’avait aucun lien avec l’auteur de l’attentat, qu’il ne connaissait pas et que ce dernier n’a jamais vu sa vidéo”, a-t-il ajouté.