“Un traumatisme”: la liquidation de Brandt prononcée, quelque 700 emplois supprimés

“Un choc”: la justice a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du groupe centenaire d’électroménager Brandt, fleuron industriel français qui disparaît en laissant quelque 700 salariés au chômage à la veille de Noël.”C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française”, a indiqué à l’AFP le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau, évoquant un “traumatisme” pour les quelque 700 emplois du groupe supprimés après cette décision du tribunal des activités économiques (TAE) de Nanterre.Bercy a de son côté exprimé sa “profonde tristesse” après la liquidation d’un “fleuron français”.Devant une des usines du groupe, à Vendôme, qui emploie 93 salariés dans le Loir-et-Cher, une soixantaine de salariés ont fait part de leur colère.”C’est une décision très choquante. On a tout fait, mais ça n’a pas marché, on était bien ici, on est tous sous le choc. Les fêtes de Noël seront tristes”, a déclaré à l’AFP Célia Pinto à l’AFP, devant plusieurs braseros allumés.Comme d’autres, elle a décidé de brûler des documents administratifs devant l’usine, façon de dire “au revoir à Brandt”.Face au risque d’une mise en liquidation, particulièrement redouté, un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, devait pourtant permettre de sauver au moins 370 emplois.Cette offre, présentée comme celle de la dernière chance, avait reçu ces derniers jours un large soutien des pouvoirs publics et d’une majorité de salariés.La tâche s’annonçait difficile. Eentre 20 et 25 millions d’euros étaient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt.Les pouvoirs publics ont pourtant annoncé des soutiens en cascade: le gouvernement avait promis une aide de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros, suivi par la région Centre-Val de Loire et la métropole d’Orléans pour une somme atteignant au moins 20 millions d’euros.”On ne comprend pas, les soutiens étaient là, une mobilisation sans précédent avait été faite”, a dit M. Bonneau.Le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, et son collègue en charge de l’Industrie, Sébastien Martin ont déploré que “malgré cela, les autres acteurs indispensables n’ont pas souhaité se positionner pour sauver Brandt”, semblant désigner, sans les nommer, les banques.Face à ce “traumatisme” porté à ces emplois et au territoire, ce dernier doit se rendre dans la journée aux côtés des salariés du site situé près d’Orléans.- “La rage” -La coopérative était aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans (Loiret), et à Vendôme (Loir-et-Cher). Avec cette décision, environ 450 postes industriels sont supprimés.Au total, quelque 700 emplois disparaissent, alors que leurs salaires ne seront plus versés après le 15 décembre.”C’est de la rage, de la colère, de l’incompréhension. On se sera battus jusqu’au bout”, a abondé le secrétaire CGT Melkonyan Khachatur auprès de l’AFP, évoquant avec aperture “un beau cadeau de Noël”.Avec cette décision, le fabricant des produits Brandt disparaît, tout comme les trois autres marques françaises d’électroménager Vedette, Sauter et De Dietrich.Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager, lié au ralentissement du marché immobilier.Ce secteur a subi l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023.ngu-js-pvt-tmn/mb/rhl

“Un traumatisme”: la liquidation de Brandt prononcée, quelque 700 emplois supprimés

“Un choc”: la justice a prononcé jeudi la liquidation judiciaire du groupe centenaire d’électroménager Brandt, fleuron industriel français qui disparaît en laissant quelque 700 salariés au chômage à la veille de Noël.”C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française”, a indiqué à l’AFP le président de la région Centre-Val de Loire François Bonneau, évoquant un “traumatisme” pour les quelque 700 emplois du groupe supprimés après cette décision du tribunal des activités économiques (TAE) de Nanterre.Bercy a de son côté exprimé sa “profonde tristesse” après la liquidation d’un “fleuron français”.Devant une des usines du groupe, à Vendôme, qui emploie 93 salariés dans le Loir-et-Cher, une soixantaine de salariés ont fait part de leur colère.”C’est une décision très choquante. On a tout fait, mais ça n’a pas marché, on était bien ici, on est tous sous le choc. Les fêtes de Noël seront tristes”, a déclaré à l’AFP Célia Pinto à l’AFP, devant plusieurs braseros allumés.Comme d’autres, elle a décidé de brûler des documents administratifs devant l’usine, façon de dire “au revoir à Brandt”.Face au risque d’une mise en liquidation, particulièrement redouté, un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, devait pourtant permettre de sauver au moins 370 emplois.Cette offre, présentée comme celle de la dernière chance, avait reçu ces derniers jours un large soutien des pouvoirs publics et d’une majorité de salariés.La tâche s’annonçait difficile. Eentre 20 et 25 millions d’euros étaient nécessaires pour relancer l’activité de Brandt.Les pouvoirs publics ont pourtant annoncé des soutiens en cascade: le gouvernement avait promis une aide de l’Etat à hauteur de 5 millions d’euros, suivi par la région Centre-Val de Loire et la métropole d’Orléans pour une somme atteignant au moins 20 millions d’euros.”On ne comprend pas, les soutiens étaient là, une mobilisation sans précédent avait été faite”, a dit M. Bonneau.Le ministre de l’Economie et des Finances, Roland Lescure, et son collègue en charge de l’Industrie, Sébastien Martin ont déploré que “malgré cela, les autres acteurs indispensables n’ont pas souhaité se positionner pour sauver Brandt”, semblant désigner, sans les nommer, les banques.Face à ce “traumatisme” porté à ces emplois et au territoire, ce dernier doit se rendre dans la journée aux côtés des salariés du site situé près d’Orléans.- “La rage” -La coopérative était aussi l’unique possibilité de sauver les deux usines du groupe, situées près d’Orléans (Loiret), et à Vendôme (Loir-et-Cher). Avec cette décision, environ 450 postes industriels sont supprimés.Au total, quelque 700 emplois disparaissent, alors que leurs salaires ne seront plus versés après le 15 décembre.”C’est de la rage, de la colère, de l’incompréhension. On se sera battus jusqu’au bout”, a abondé le secrétaire CGT Melkonyan Khachatur auprès de l’AFP, évoquant avec aperture “un beau cadeau de Noël”.Avec cette décision, le fabricant des produits Brandt disparaît, tout comme les trois autres marques françaises d’électroménager Vedette, Sauter et De Dietrich.Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager, lié au ralentissement du marché immobilier.Ce secteur a subi l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023.ngu-js-pvt-tmn/mb/rhl

Nobel: depuis Oslo, Machado assure qu’elle ira au bout de sa lutte au Venezuela

L’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix, fera tout en son pouvoir pour rentrer au Venezuela où elle compte poursuivre sa lutte contre la “tyrannie”, a-t-elle dit jeudi à Oslo, après un voyage entouré de mystère pour lequel des personnes “ont risqué leur vie”.Arrivée dans la nuit, trop tard pour recevoir son Nobel en personne, Mme Machado s’est livrée jeudi dans la capitale norvégienne à sa première apparition et prise de parole publiques depuis près d’un an.Récompensée du Nobel en octobre pour ses efforts en faveur d’une transition démocratique au Venezuela, l’opposante de 58 ans, qui vivait jusqu’alors cachée dans son pays, a promis qu’elle “fera tout (son) possible” pour rentrer malgré les risques d’être arrêtée. “Je suis venue pour recevoir le prix au nom du peuple vénézuélien et je le ramènerai au Venezuela au moment adéquat”, a-t-elle déclaré à la presse en visitant le Parlement norvégien.”Je ne dirai pas quand ni comment cela se fera mais je ferai tout (mon) possible pour pouvoir rentrer et aussi mettre fin à cette tyrannie très bientôt”, a-t-elle dit, assurant qu’il fallait “finir le travail” pour établir la démocratie.Lors d’une conférence de presse, Mme Machado a aussi remercié “tous ces hommes et ces femmes qui ont risqué leur vie pour que je puisse être ici aujourd’hui”. “Un jour, je pourrai vous raconter, car je ne veux certainement pas les mettre en danger maintenant”, a-t-elle ajouté.La réapparition de l’opposante a lieu en pleine crise entre le Venezuela et les États-Unis, qui ont déployé depuis août une imposante flottille en mer des Caraïbes, officiellement pour lutter contre le narcotrafic, causant 87 morts. Le président vénézuélien Nicolas Maduro accuse Washington de vouloir le renverser pour s’emparer du pétrole de son pays. Maria Corina Machado, bête noire de M. Maduro, est critiquée par certains pour la proximité de ses idées avec celles du président américain Donald Trump, auquel elle a dédié son Nobel, et soutient ce déploiement américain. Donald Trump a annoncé mercredi la saisie d’un pétrolier au large des côtes du Venezuela.L’opposante était entrée en clandestinité au Venezuela en août 2024, quelques jours après la présidentielle à laquelle elle avait été empêchée de participer.Mercredi, c’est sa fille Ana Corina qui a reçu en son nom le prix et a lu pour elle un discours de remerciements. Le comité Nobel a évoqué “un voyage en situation de danger extrême” en référence à l’absence de la lauréate.La précédente apparition publique de Mme Machado remonte au 9 janvier lors d’une manifestation à Caracas. On ignore comment l’opposante a réussi à quitter le Venezuela, où la justice la recherche pour “conspiration, incitation à la haine et terrorisme”, et comment elle compte faire pour éventuellement y retourner.”Elle risque d’être arrêtée si elle rentre, même si les autorités ont fait preuve de plus de retenue avec elle qu’avec beaucoup d’autres parce qu’une arrestation aurait une portée symbolique très forte”, a expliqué Benedicte Bull, spécialiste de l’Amérique latine de l’Université d’Oslo.- Retour au Venezuela ? -“Pour avoir la démocratie, nous devons être prêts à nous battre pour la liberté”, a dit mercredi sa fille dans le discours lu à l’Hôtel de ville d’Oslo, en présence de nombreux membres de la famille de la lauréate, du président argentin Javier Milei et d’autres chefs d’État latino-américains de droite radicale.Évoquant les arrestations, les tortures et la chasse aux opposants, elle a fustigé “des crimes contre l’humanité, documentés par les Nations Unies” et “un terrorisme d’État déployé pour étouffer la volonté du peuple”.Les États-Unis, l’Union européenne et de nombreux pays d’Amérique latine refusent de reconnaître les résultats de la présidentielle de l’an dernier, qui a permis au socialiste Nicolas Maduro d’enchaîner un troisième mandat de six ans. L’opposition accuse le pouvoir de fraude et a revendiqué la victoire de son candidat, Edmundo Gonzalez Urrutia, aujourd’hui en exil et également présent à Oslo mercredi.Le comité Nobel a exhorté le président vénézuélien à quitter le pouvoir.”M. Maduro, acceptez les résultats de l’élection et retirez-vous”, a lancé son président Jørgen Watne Frydnes sous des applaudissements nourris.

Brandt: liquidation judiciaire prononcée, quelque 700 emplois supprimés

La justice a prononcé jeudi la liquidation du groupe centenaire d’électroménager Brandt, fleuron industriel français, en grandes difficultés depuis son placement en redressement judiciaire, a annoncé le président de la région Centre-Val de Loire à l’AFP.”C’est une terrible nouvelle, un choc et un coup très dur porté à l’industrie française”, a réagi son président François Bonneau, évoquant un “traumatisme” pour les quelque 700 emplois du groupe supprimés après cette décision du tribunal des activités économiques (TAE) de Nanterre.Face au risque, particulièrement redouté, d’une mise en liquidation, un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, devait pourtant permettre de sauver au moins 370 emplois.Cette offre, présentée comme celle de la dernière chance, a reçu ces derniers jours un large soutien des pouvoirs publics et était soutenue par une majorité de salariés.”On ne comprend pas, les soutiens étaient là, une mobilisation sans précédent avait été faite par les pouvoirs publics”, a dit M. Bonneau, qui avait estimé précédemment le total des engagements publics à “près de 20 millions d’euros”.C’est un “traumatisme” à “la veille de Noël”, a-t-il ajouté, précisant qu’il se rendrait aux côtés des salariés de l’usine située près d’Orléans dans la journée.Avec cette décision, le fabricant des produits Brandt disparaît, tout comme les trois autres marques françaises d’électroménager Vedette, Sauter et De Dietrich.Outre ses deux usines en France, en Centre-Val de Loire, Brandt possède un centre de service après-vente en région parisienne, à Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise). Son siège social est situé à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).Brandt, propriété depuis 2014 du groupe algérien Cevital, réalise 260 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise subit notamment les conséquences des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager, lié à la crise de l’immobilier.Ce secteur a subi l’an dernier un nouveau recul de ventes (-3,9%), après avoir déjà baissé en 2023.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

A69: Début d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse a commencé jeudi matin à se pencher sur le dossier de l’autoroute A69, lors d’une audience décisive pour la construction de cette infrastructure contestée dont le rapporteur public a d’ores et déjà souhaité la poursuite.Ce magistrat dont la vocation est d’éclairer les décisions des juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, a estimé, dans ses conclusions, qu’il convenait de revenir sur la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait annulé l’autorisation environnementale ayant permis le démarrage des travaux, en 2023.Au terme de l’audience jeudi, la cour administrative d’appel va mettre son arrêt en délibéré, la décision devant intervenir dans plusieurs semaines.Plusieurs dizaines d’opposants à l’A69 s’étaient rassemblés devant la juridiction, avant le début de l’audience, espérant “un peu de justice, un peu de clarté”, comme l’a affirmé à l’AFP Sylvie Baune, retraitée et militante contre l’autoroute.”On a vraiment l’impression que quoi qu’il se passe, ça (le chantier, ndlr) continue, ça avance alors qu’ils sont hors la loi, ils font ce qu’ils veulent, c’est catastrophique”, a-t-elle déploré, non loin d’une affichette portant le message: “Aujourd’hui, l’État nous vole la justice”.A quelques mètres, une dizaine d'”écureuils”, ces militants écologistes qui se suspendent dans les arbres pour défendre la nature, descendaient des platanes où ils s’étaient accrochés depuis la veille, devant la cour.”Une nouvelle fois, il faut montrer à quel point il y a une proximité entre le porteur de projet, les décideurs politiques et les tribunaux”, a déploré Thomas Brail, l’un d’entre eux, fondateur du Groupement national de Surveillance des arbres (GNSA).M. Brail, comme d’autres manifestants, dénonçait à cet égard la position prise par le rapporteur public dans cette affaire.Jeudi matin, Frédéric Diard va développer ses arguments dans une salle d’audience comble, comme elle l’a été tout au long des différentes étapes procédurales de la longue bataille juridique autour de ce projet de 53 km de voie rapide, devenu depuis plusieurs années un symbole des luttes écologiques.- Récusation rejetée -“Nous invitons les médias à venir écouter attentivement les motivations du rapporteur lors de l’audience”, a réagi le principal collectif d’opposants à l’A69, “La Voie est libre” (LVEL), après avoir pris connaissance de sa position.”Il doit nous donner une démonstration irréfutable du caractère vital de l’A69. N’en doutons pas”, a-t-il ironisé, alors que le collectif s’était indigné que M. Diard soit reconduit comme rapporteur public pour cette audience cruciale alors qu’il avait déjà pris position en faveur de l’A69 dans une première procédure liée à ce dossier.En mai dernier, il avait en effet souhaité que la cour administrative d’appel se prononce en faveur de la demande présentée par l’État et le concessionnaire Atosca d’un “sursis à exécution” du jugement du tribunal administratif de Toulouse, une requête visant à faire reprendre les travaux, interrompus par cette décision.La juridiction d’appel, présidée dans cette procédure par Denis Chabert, avait suivi le rapporteur public, ce qui avait permis une reprise progressive du chantier au cours de l’été. M. Chabert préside également l’audience de jeudi.Les opposants ont demandé à ce que ce magistrat, tout comme M. Diard, ainsi qu’un troisième ayant également participé à l’audience de mai, ne siègent pas jeudi mais leur demande de récusation a été rejetée.”Avec cette décision, la justice creuse elle-même le fossé qui sépare les citoyens de l’institution”, selon LVEL.- Phase ultime du chantier -Sur le terrain, près d’un millier de personnes travaillent actuellement sur ce vaste chantier où le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.

A69: Début d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse a commencé jeudi matin à se pencher sur le dossier de l’autoroute A69, lors d’une audience décisive pour la construction de cette infrastructure contestée dont le rapporteur public a d’ores et déjà souhaité la poursuite.Ce magistrat dont la vocation est d’éclairer les décisions des juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, a estimé, dans ses conclusions, qu’il convenait de revenir sur la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait annulé l’autorisation environnementale ayant permis le démarrage des travaux, en 2023.Au terme de l’audience jeudi, la cour administrative d’appel va mettre son arrêt en délibéré, la décision devant intervenir dans plusieurs semaines.Plusieurs dizaines d’opposants à l’A69 s’étaient rassemblés devant la juridiction, avant le début de l’audience, espérant “un peu de justice, un peu de clarté”, comme l’a affirmé à l’AFP Sylvie Baune, retraitée et militante contre l’autoroute.”On a vraiment l’impression que quoi qu’il se passe, ça (le chantier, ndlr) continue, ça avance alors qu’ils sont hors la loi, ils font ce qu’ils veulent, c’est catastrophique”, a-t-elle déploré, non loin d’une affichette portant le message: “Aujourd’hui, l’État nous vole la justice”.A quelques mètres, une dizaine d'”écureuils”, ces militants écologistes qui se suspendent dans les arbres pour défendre la nature, descendaient des platanes où ils s’étaient accrochés depuis la veille, devant la cour.”Une nouvelle fois, il faut montrer à quel point il y a une proximité entre le porteur de projet, les décideurs politiques et les tribunaux”, a déploré Thomas Brail, l’un d’entre eux, fondateur du Groupement national de Surveillance des arbres (GNSA).M. Brail, comme d’autres manifestants, dénonçait à cet égard la position prise par le rapporteur public dans cette affaire.Jeudi matin, Frédéric Diard va développer ses arguments dans une salle d’audience comble, comme elle l’a été tout au long des différentes étapes procédurales de la longue bataille juridique autour de ce projet de 53 km de voie rapide, devenu depuis plusieurs années un symbole des luttes écologiques.- Récusation rejetée -“Nous invitons les médias à venir écouter attentivement les motivations du rapporteur lors de l’audience”, a réagi le principal collectif d’opposants à l’A69, “La Voie est libre” (LVEL), après avoir pris connaissance de sa position.”Il doit nous donner une démonstration irréfutable du caractère vital de l’A69. N’en doutons pas”, a-t-il ironisé, alors que le collectif s’était indigné que M. Diard soit reconduit comme rapporteur public pour cette audience cruciale alors qu’il avait déjà pris position en faveur de l’A69 dans une première procédure liée à ce dossier.En mai dernier, il avait en effet souhaité que la cour administrative d’appel se prononce en faveur de la demande présentée par l’État et le concessionnaire Atosca d’un “sursis à exécution” du jugement du tribunal administratif de Toulouse, une requête visant à faire reprendre les travaux, interrompus par cette décision.La juridiction d’appel, présidée dans cette procédure par Denis Chabert, avait suivi le rapporteur public, ce qui avait permis une reprise progressive du chantier au cours de l’été. M. Chabert préside également l’audience de jeudi.Les opposants ont demandé à ce que ce magistrat, tout comme M. Diard, ainsi qu’un troisième ayant également participé à l’audience de mai, ne siègent pas jeudi mais leur demande de récusation a été rejetée.”Avec cette décision, la justice creuse elle-même le fossé qui sépare les citoyens de l’institution”, selon LVEL.- Phase ultime du chantier -Sur le terrain, près d’un millier de personnes travaillent actuellement sur ce vaste chantier où le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.

A69: Début d’une audience décisive devant la cour administrative d’appel de Toulouse

La cour administrative d’appel de Toulouse a commencé jeudi matin à se pencher sur le dossier de l’autoroute A69, lors d’une audience décisive pour la construction de cette infrastructure contestée dont le rapporteur public a d’ores et déjà souhaité la poursuite.Ce magistrat dont la vocation est d’éclairer les décisions des juridictions administratives et dont l’avis est en général suivi, a estimé, dans ses conclusions, qu’il convenait de revenir sur la décision du tribunal administratif de Toulouse qui, le 27 février, avait annulé l’autorisation environnementale ayant permis le démarrage des travaux, en 2023.Au terme de l’audience jeudi, la cour administrative d’appel va mettre son arrêt en délibéré, la décision devant intervenir dans plusieurs semaines.Plusieurs dizaines d’opposants à l’A69 s’étaient rassemblés devant la juridiction, avant le début de l’audience, espérant “un peu de justice, un peu de clarté”, comme l’a affirmé à l’AFP Sylvie Baune, retraitée et militante contre l’autoroute.”On a vraiment l’impression que quoi qu’il se passe, ça (le chantier, ndlr) continue, ça avance alors qu’ils sont hors la loi, ils font ce qu’ils veulent, c’est catastrophique”, a-t-elle déploré, non loin d’une affichette portant le message: “Aujourd’hui, l’État nous vole la justice”.A quelques mètres, une dizaine d'”écureuils”, ces militants écologistes qui se suspendent dans les arbres pour défendre la nature, descendaient des platanes où ils s’étaient accrochés depuis la veille, devant la cour.”Une nouvelle fois, il faut montrer à quel point il y a une proximité entre le porteur de projet, les décideurs politiques et les tribunaux”, a déploré Thomas Brail, l’un d’entre eux, fondateur du Groupement national de Surveillance des arbres (GNSA).M. Brail, comme d’autres manifestants, dénonçait à cet égard la position prise par le rapporteur public dans cette affaire.Jeudi matin, Frédéric Diard va développer ses arguments dans une salle d’audience comble, comme elle l’a été tout au long des différentes étapes procédurales de la longue bataille juridique autour de ce projet de 53 km de voie rapide, devenu depuis plusieurs années un symbole des luttes écologiques.- Récusation rejetée -“Nous invitons les médias à venir écouter attentivement les motivations du rapporteur lors de l’audience”, a réagi le principal collectif d’opposants à l’A69, “La Voie est libre” (LVEL), après avoir pris connaissance de sa position.”Il doit nous donner une démonstration irréfutable du caractère vital de l’A69. N’en doutons pas”, a-t-il ironisé, alors que le collectif s’était indigné que M. Diard soit reconduit comme rapporteur public pour cette audience cruciale alors qu’il avait déjà pris position en faveur de l’A69 dans une première procédure liée à ce dossier.En mai dernier, il avait en effet souhaité que la cour administrative d’appel se prononce en faveur de la demande présentée par l’État et le concessionnaire Atosca d’un “sursis à exécution” du jugement du tribunal administratif de Toulouse, une requête visant à faire reprendre les travaux, interrompus par cette décision.La juridiction d’appel, présidée dans cette procédure par Denis Chabert, avait suivi le rapporteur public, ce qui avait permis une reprise progressive du chantier au cours de l’été. M. Chabert préside également l’audience de jeudi.Les opposants ont demandé à ce que ce magistrat, tout comme M. Diard, ainsi qu’un troisième ayant également participé à l’audience de mai, ne siègent pas jeudi mais leur demande de récusation a été rejetée.”Avec cette décision, la justice creuse elle-même le fossé qui sépare les citoyens de l’institution”, selon LVEL.- Phase ultime du chantier -Sur le terrain, près d’un millier de personnes travaillent actuellement sur ce vaste chantier où le ballet des tractopelles, niveleuses et autres bulldozers bat son plein: 82% des terrassements et 95% des ouvrages d’art (ponts, viaducs, structures de soutènement, etc.) sont désormais réalisés, affirme le maître d’œuvre Atosca, même si les opposants contestent ces chiffres.Le chantier s’apprête à rentrer dans sa phase ultime, avec la pose, à partir de janvier, des 500.000 tonnes du revêtement que les deux centrales d’enrobé à chaud, installées en novembre, se préparent à produire.Fervent soutien du projet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a répété à la mi-novembre qu’il souhaitait “mettre en route cette autoroute d’ici au mois d’octobre 2026”.