TikTok settles hours before landmark social media addiction trial
Video sharing app TikTok has made an eleventh-hour deal to avoid a landmark US trial accusing it, along with Meta and YouTube, of addicting young people to social media, lawyers said on Tuesday.The deal was made as jury selection was to begin in a Los Angeles court that could establish a legal precedent on whether social media companies deliberately designed their platforms to addict children.The case being heard in the California state court is being called a “bellwether” proceeding because its outcome could set the tone for a tidal wave of similar litigation across the United States.The remaining defendants in the suit are Alphabet and Meta, the tech titans behind YouTube and Instagram.Meta co-founder and Chief Executive Mark Zuckerberg is slated to be called as a witness during the trial.”The parties are pleased to have reached an amicable resolution of this dispute,” the Social Media Victims Law Center said, noting that the terms of the settlement with TikTok are confidential.The case focuses on allegations that a 19-year-old woman identified by the initials K.G.M. suffered severe mental harm because she was addicted to social media.After joining YouTube at age six, Instagram at 11, Snapchat at 13, and TikTok at 14, the Californian claims to have developed an addiction to the sites that contributed to her depression, anxiety, body image issues and that stoked suicidal thoughts.Social media firms are accused in hundreds of lawsuits of addicting young users to content that has led to depression, eating disorders, psychiatric hospitalization and even suicide.Lawyers for the plaintiffs are explicitly borrowing strategies used in the 1990s and 2000s against the tobacco industry, which faced a similar onslaught of lawsuits arguing that companies sold a harmful product.The trial before Judge Carolyn Kuhl is expected to start next week after a jury is selected.- ‘Significant victory’ -“This is the first time that a social media company has ever had to face a jury for harming kids,” Social Media Victims Law Center founder Matthew Bergman, whose team is involved in more than 1,000 such cases, told AFP.The center is a legal organization dedicated to holding social media companies accountable for harms allegedly caused to young people online.”The fact that now K.G.M. and her family get to stand in a courtroom equal to the largest, most powerful and wealthy companies in the world is, in and of itself, a very significant victory,” Bergman said.Internet titans have argued that they are shielded by Section 230 of the US Communications Decency Act, which frees them of responsibility for what social media users post.However, this case argues those firms are culpable for business models designed to hold people’s attention and to promote content that winds up harming their mental health.”The allegations in these complaints are simply not true,” said Jose Castaneda, a YouTube spokesperson.”Providing young people with a safer, healthier experience has always been core to our work,” he added.Meta has also rejected the allegations.TikTok’s settlement joins Snapchat, which last week confirmed that it made a deal to avoid the trial brought by K.G.M. The terms were not disclosed.The companies face two other similar trials in the same court scheduled for later this year.Lawsuits, including some brought by school districts, accusing social media platforms of practices endangering young users are also making their way through federal court in Northern California and state courts across the country.
Municipales: en six ans, le vélo s’est trouvé des ailes
Avec plus de 12.000 kilomètres de nouvelles pistes cyclables ou voies vertes et près de 3.000 kilomètres de “véloroutes” touristiques supplémentaires depuis 2020, le vélo a tenu le haut du pavé depuis les dernières élections municipales, indiquent mardi les élus favorables au vélo.”Depuis 2019, la pratique du vélo a augmenté de 40% en France”, a souligné mardi à Paris Chrystelle Beurrier, maire d’Excenevex en Haute-Savoie, et coprésidente de l’Association transpartisane Vélo et Marche qui regroupe des élus engagés pour le vélo et la marche.”On a vu exploser le vélo pendant ce mandat” grâce au plan pluriannuel vélo, a ajouté Françoise Rossignol, maire de Dainville (Pas-de-Calais) et vice-présidente chargée des transports de la communauté urbaine d’Arras, qui s’inquiète néanmoins pour l’avenir, en raison des coups de rabot budgétaire qui menacent l’enveloppe vélo du fonds vert.Fin 2025, la France comptait 63.390 km de pistes cyclables et de voies vertes contre 51.154 km en 2020, selon le bilan présenté mardi par le réseau national Vélo et Marche à l’Assemblée Nationale.Au total, en incluant les “bandes cyclables”, ces espaces dévolus aux vélos au milieu des voitures et délimités par des bandes peintes sur la chaussée, ou encore les couloirs de bus accueillant des vélos, l’association recense 88.497 km d’aménagements cyclables en France à fin 2025, pour un objectif de 100.000 km en 2030. Tout au long de la mandature, les véloroutes ont elles aussi progressé. Ces itinéraires touristiques à vélo — par exemple la piste qui suit le cours de La Loire, ou la “Velodyssée” le long de la côte Atlantique de Roscoff en Bretagne jusqu’à Hendaye à la frontière espagnole — ont augmenté de 16%, à 21.830 km au total en 2025, contre 18.848 en 2020, selon l’association. “Nous sommes à 83,6% du schéma national des véloroutes”, contre 73,7% en 2020, a ajouté Mme Beurrier. Objectif final: parvenir à 25.900 km de véloroutes en 2030. Un travail de fourmi pour relier les collectivités entre elles, gérer l’accès au foncier et coordonner les différents réseaux (gaz, eau, électricité) sur les trajets. Autre avancée, le nombre de places de stationnement pour vélos: depuis 2019, 48.904 places de stationnement ont été créées dans les gares en France. “On est à un peu plus de 50% de l’objectif”, qui est de 80.000 places d’ici 2027, a précisé Mme Beurrier.
En Moselle, recherches et espoirs après la découverte “unique au monde” d’hydrogène naturel
Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d’hydrogène naturel, possible source d’énergie décarbonée? Les recherches s’intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d’Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants.La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l’objectif est de creuser encore, jusqu’à 4.000 mètres courant février, à la recherche d’hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.Ces travaux doivent permettre de poursuivre les investigations après la découverte “unique” de ce qui pourrait être “la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde”, rappelle Yann Fouant, responsable des relations publiques de La Française de l’Energie (FDE). Cette entreprise mène le projet avec l’appui scientifique du laboratoire GeoRessources du CNRS et de l’Université de Lorraine, dans le cadre d’un programme de recherches baptisé Regalor II (pour Ressources en gaz et en lithium en Lorraine).Selon les estimations du CNRS à l’issue du précédent programme de recherches, Regalor, le gisement lorrain (qui s’étend aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand) pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d’hydrogène. – “Petites bulles en surface” -Le but de ce nouveau programme de recherches est de descendre bien plus bas que le précédent (qui s’était arrêté à 1.300 m de profondeur) pour “se rapprocher peut-être de la source, de la cuisine de l’hydrogène” et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, explique Jacques Pironon, directeur de recherches du CNRS au laboratoire GeoRessources.L’hydrogène natif se forme naturellement dans le sous-sol, via des réactions chimiques, entre l’eau et des minéraux par exemple. En Lorraine, où l’extraction minière a jadis fait fleurir l’économie, les veines de charbon, en se transformant en gaz “avec le temps (et) la température”, sont peut-être à l’origine de la création de l’hydrogène, détaille M. Pironon.Cela peut aussi provenir d’une réaction entre des molécules de fer et d’eau: le fer va créer “de la rouille en quelque sorte” pour ainsi produire de l’hydrogène. Les études actuellement menées doivent permettre de déterminer quelle hypothèse est la bonne. Cette phase de recherches permet aussi d’anticiper l’exploitation future, espérée, de cette ressource. Dans le cadre de ce forage, “on a déjà produit l’hydrogène, on l’a remonté, on a eu des petites bulles en surface”, détaille M. Fouant.- “Promesse” -“C’est vraiment une promesse (…) pour l’instant, tous les feux clignotent au vert en termes de décarbonation”, de “source d’énergie” et “d’indépendance énergétique”, s’enthousiasme Philippe de Donato, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur le projet.Il se félicite également de “l’avance” française en matière de recherche sur l’exploitation du gaz dissout dans l’eau, grâce notamment à une sonde brevetée “que nous sommes les seuls à utiliser”. “On a continué de travailler, d’améliorer cette sonde-là, à la fois en système de mesure et maintenant en système d’extraction à dimension industrielle”.Pour le président de la Région Grand Est Franck Leroy, “ici, en Moselle, le sous-sol fait partie de notre histoire”. “Demain, il peut devenir un atout stratégique pour notre souveraineté énergétique et industrielle”, se félicite-t-il. Deux associations locales de défense de l’environnement, l’APEL57 et le Collectif de défense des bassins miniers lorrains, appellent cependant à la vigilance quant à l’impact futur de ce projet sur les nappes d’eau souterraine.Un précédent projet de la Française de l’Energie, qui visait à exploiter les gaz de couche, autrement dit le méthane piégé dans les veines de charbon du sous-sol lorrain, a d’ailleurs été enterré en décembre par le Conseil d’Etat, justement à cause du risque jugé trop élevé d’atteinte aux ressources en eau.
En Moselle, recherches et espoirs après la découverte “unique au monde” d’hydrogène naturel
Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d’hydrogène naturel, possible source d’énergie décarbonée? Les recherches s’intensifient autour de ce gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.A Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Metz, une plateforme de forage de 41 mètres de haut, venue d’Autriche, a été érigée en périphérie du village de 800 habitants.La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. Et l’objectif est de creuser encore, jusqu’à 4.000 mètres courant février, à la recherche d’hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.Ces travaux doivent permettre de poursuivre les investigations après la découverte “unique” de ce qui pourrait être “la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde”, rappelle Yann Fouant, responsable des relations publiques de La Française de l’Energie (FDE). Cette entreprise mène le projet avec l’appui scientifique du laboratoire GeoRessources du CNRS et de l’Université de Lorraine, dans le cadre d’un programme de recherches baptisé Regalor II (pour Ressources en gaz et en lithium en Lorraine).Selon les estimations du CNRS à l’issue du précédent programme de recherches, Regalor, le gisement lorrain (qui s’étend aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand) pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d’hydrogène. – “Petites bulles en surface” -Le but de ce nouveau programme de recherches est de descendre bien plus bas que le précédent (qui s’était arrêté à 1.300 m de profondeur) pour “se rapprocher peut-être de la source, de la cuisine de l’hydrogène” et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, explique Jacques Pironon, directeur de recherches du CNRS au laboratoire GeoRessources.L’hydrogène natif se forme naturellement dans le sous-sol, via des réactions chimiques, entre l’eau et des minéraux par exemple. En Lorraine, où l’extraction minière a jadis fait fleurir l’économie, les veines de charbon, en se transformant en gaz “avec le temps (et) la température”, sont peut-être à l’origine de la création de l’hydrogène, détaille M. Pironon.Cela peut aussi provenir d’une réaction entre des molécules de fer et d’eau: le fer va créer “de la rouille en quelque sorte” pour ainsi produire de l’hydrogène. Les études actuellement menées doivent permettre de déterminer quelle hypothèse est la bonne. Cette phase de recherches permet aussi d’anticiper l’exploitation future, espérée, de cette ressource. Dans le cadre de ce forage, “on a déjà produit l’hydrogène, on l’a remonté, on a eu des petites bulles en surface”, détaille M. Fouant.- “Promesse” -“C’est vraiment une promesse (…) pour l’instant, tous les feux clignotent au vert en termes de décarbonation”, de “source d’énergie” et “d’indépendance énergétique”, s’enthousiasme Philippe de Donato, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur le projet.Il se félicite également de “l’avance” française en matière de recherche sur l’exploitation du gaz dissout dans l’eau, grâce notamment à une sonde brevetée “que nous sommes les seuls à utiliser”. “On a continué de travailler, d’améliorer cette sonde-là, à la fois en système de mesure et maintenant en système d’extraction à dimension industrielle”.Pour le président de la Région Grand Est Franck Leroy, “ici, en Moselle, le sous-sol fait partie de notre histoire”. “Demain, il peut devenir un atout stratégique pour notre souveraineté énergétique et industrielle”, se félicite-t-il. Deux associations locales de défense de l’environnement, l’APEL57 et le Collectif de défense des bassins miniers lorrains, appellent cependant à la vigilance quant à l’impact futur de ce projet sur les nappes d’eau souterraine.Un précédent projet de la Française de l’Energie, qui visait à exploiter les gaz de couche, autrement dit le méthane piégé dans les veines de charbon du sous-sol lorrain, a d’ailleurs été enterré en décembre par le Conseil d’Etat, justement à cause du risque jugé trop élevé d’atteinte aux ressources en eau.
Honduras: Nasry Asfura, nouvel allié de Trump, investi nouveau président
Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump qui en avait fait son favori durant le scrutin, soulevant des critiques d’ingérence, a prêté serment mardi pour un mandat de quatre ans à la tête du pays le plus pauvre et le plus violent d’Amérique centrale.”Je fais la promesse légale de respecter la Constitution, les lois, comme le prescrivent les saints commandements. Honduras, nous sommes là pour te servir”, a déclaré le nouveau chef de l’Etat, 67 ans, lors de la cérémonie d’investiture au Parlement.Son arrivée au pouvoir tourne la page de quatre années de gouvernement de gauche et assure au président républicain d’un allié de plus en Amérique latine, après l’avènement de la droite au Chili, en Bolivie, au Pérou et en Argentine.Son élection, dont les résultats ont été retardés de près de trois semaines, entraînant des suspicions de fraude, a été dénoncée par la présidente sortante Xiomara Castro fustigeant “l’ingérence” du président américain qui avait notamment menacé de réduire l’aide au Honduras si son favori ne l’emportait pas.Reconnaissant de ce soutien, l’ancien entrepreneur du bâtiment et maire de Tegucigalpa s’est déjà rendu aux Etats-Unis pour rencontrer le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Il est revenu annonçant un projet d’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, destination de 60% des exportations du Honduras, et une promesse de renforcement de la coopération en matière de sécurité.Disposant du premier groupe parlementaire à l’Assemblée, sans la majorité, le nouveau chef de l’Etat a appelé les législateurs à soutenir son programme, sans toutefois en détailler les contours.”Pour moi (…) il n’existe ni différences, ni couleurs politiques, il n’existe pas d’idéologies qui vont nous diviser”, a affirmé M. Asfura, qui a remporté la présidence d’une infime marge avec son principal rival également de droite.- Chine, insécurité -Derrière le soutien américain à M. Asfura se dessine la rivalité entre Washington et Pékin.Sous le gouvernement de la présidente Castro, Tegucigalpa avait rompu ses relations avec Taïwan, que la Chine revendique comme partie intégrante de son territoire. M. Asfura n’exclut pas de les rétablir.”Il faut analyser les engagements (signés avec la Chine), voir ce qui est le mieux pour le Honduras, et c’est là que nous prendrons les meilleures décisions”, a-t-il déclaré à CNN.Selon l’économiste Liliana Castillo à l’AFP, “en 2024 (…) ce que nous achetons (à la Chine) approche les 3 milliards de dollars”, alors que le Honduras n’arrive même pas à lui vendre “40 millions”.La question migratoire sera au menu des relations avec l’administration Trump.Quelque deux millions de Honduriens vivent aux Etats-Unis, beaucoup sans papiers. Leurs envois de fonds représentent un tiers du PIB du Honduras, où la pauvreté frappe 60% des 11 millions d’habitants.M. Asfura souhaite que le président républicain rétablisse un dispositif spécial, dit TPS, qui protégeait de l’expulsion quelque 60.000 Honduriens sur le sol américain.Nasry Asfura devra parvenir à un difficile équilibre : attirer les investissements étrangers et développer les infrastructures, tout en réduisant les dépenses du pays où la dette publique représente 45% du PIB, selon des chiffres officiels.Tout cela dans un contexte sécuritaire périlleux dans un pays gangréné par le narcotrafic et où prospèrent les gangs de la Mara Salvatrucha et du Barrio 18, déclarés organisations terroristes par les Etats-Unis.”Si l’on ne paie pas, on se fait tuer”, a déclaré à l’AFP Daniel Santos, un chauffeur de taxi de la capitale âgé de 64 ans, dénonçant l’extorsion omniprésente.Le nouveau chef de l’Etat a assuré que son gouvernement va “lutter de front contre l’insécurité, n’ayez aucun doute là-dessus”, annonçant un plan anti-extorsion et des renforts de sécurité dans les zones conflictuelles pour assurer un contrôle territorial.Bien qu’il n’ait pas expliqué comment il s’attaquera à la criminalité organisée, Nasry Asfura avait promis de ne “pas reconduire l’état d’exception” décrété par sa prédécesseuse. Il se démarque donc d’emblée de la manière forte contre les gangs opérée au Salvador voisin, dont disent s’inspirer les nouveaux gouvernements de droite en Amérique latine.Si les homicides ont diminué, le Honduras demeure un des pays les plus violents de la région, avec un taux de mort violente de 23 pour 100.000 habitants.
Minneapolis: sous la pression, Trump lâche du lest
Des agents fédéraux devaient commencer à quitter Minneapolis mardi, dans le cadre de la reprise en main de l’opération anti-immigration sur place par un proche conseiller de Donald Trump, contraint à l’apaisement après la mort d’un deuxième manifestant américain.L’annonce du départ de “certains” des 3.000 agents fédéraux déployés dans le Minnesota depuis plusieurs semaines — sans plus de précisions — est venue du maire de la plus grande ville de l’Etat, le démocrate Jacob Frey, lundi.L’édile, qui a promis sur X de “continuer à lutter pour que le reste (des agents) s’en aille”, devait rencontrer mardi Tom Homan, le nouveau responsable de l’opération, dépêché par M. Trump la veille.M. Homan est le principal responsable de la politique d’expulsions massives de migrants menée par le gouvernement à travers les Etats-Unis. Il prend le relais dans le Minnesota du chef de la police aux frontières, Greg Bovino.Le gouvernement américain a en revanche démenti lundi des informations de presse selon lesquelles M. Bovino avait été démis de ses fonctions. Il reste “un membre clé de l’équipe du président”, a posté sur X la porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure, Tricia McLaughlin.Selon le New York Times, Donald Trump a également reçu la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, pendant deux heures lundi soir.Ces signes d’apaisement interviennent après une nouvelle flambée des tensions suite au décès samedi à Minneapolis d’un deuxième manifestant américain, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans tué par des tirs d’agents fédéraux.- “Violence et terreur” -Confronté à des critiques y compris au sein de son camp, Donald Trump s’est aussi entretenu par téléphone lundi avec Jacob Frey et avec le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz, ancien colistier de Kamala Harris.Le président “ne veut pas voir de gens blessés ou tués dans les rues”, a souligné la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, devant la presse. Il continue néanmoins d’exiger que les autorités locales coopèrent avec les agences fédérales chargées de l’immigration, une ligne rouge pour les élus démocrates.La mort d’Alex Pretti intervient après celle de Renee Good, une Américaine de 37 ans elle aussi, tuée par balles par un agent de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis le 7 janvier.Le malaise atteint jusqu’au camp républicain. Lundi, Chris Madel, un des avocats qui a assisté cet agent, a renoncé à briguer l’investiture du parti pour le poste de gouverneur du Minnesota.”Je ne peux pas soutenir les représailles lancées par les républicains à l’échelle nationale contre les citoyens de notre Etat, ni me compter comme membre d’un parti qui le ferait”, a souligné ce juriste connu pour défendre les forces de l’ordre.Quelques jours après ses prédécesseurs Bill Clinton et Barack Obama, l’ex-président démocrate Joe Biden a, à son tour, condamné mardi les événements des dernières semaines.”La violence et la terreur n’ont pas leur place aux Etats-Unis d’Amérique, particulièrement quand c’est notre propre gouvernement qui cible des citoyens américains”, a fustigé le prédécesseur de Donald Trump, affirmant que ces faits “violent nos valeurs les plus fondamentales en tant qu’Américains”.- “Diffamer et mentir” -Plusieurs procédures judiciaires sont par ailleurs en cours concernant la validité de l’action des agences fédérales de l’immigration dans le Minnesota et l’enquête sur la mort d’Alex Pretti. Dans l’une d’elle, un juge fédéral a appelé le directeur d’ICE, Todd Lyons, à comparaître “en personne” vendredi.Une juge fédérale a pour sa part promis lundi de rendre une décision rapide concernant la demande du procureur général du Minnesota de suspendre l’opération anti-immigration dans l’Etat. A Minneapolis, les habitants continuent de rendre hommage aux deux manifestants tués.”C’est terrifiant et profondément ignoble de pouvoir exécuter quelqu’un de sang-froid dans la rue, puis le diffamer et mentir sur ce qui s’est passé”, s’est indigné Stephen McLaughlin, un retraité de 68 ans, auprès de l’AFP lundi.Comme pour Renee Good, accusée d’avoir mis en danger les agents fédéraux avec sa voiture, le gouvernement a rejeté la faute sur Alex Pretti, lui reprochant de porter un pistolet, ce pour quoi il disposait d’un permis, selon les autorités locales.Les analyses des vidéos par l’AFP et d’autres médias contredisent toutefois les versions officielles.
US sued over deadly missile strikes on alleged drug boats
Relatives of two Trinidadian men killed last year in a US military strike on a boat allegedly carrying drugs filed a wrongful death lawsuit on Tuesday against the US government.It is the first such case to be brought against the Trump administration over the three dozen missile strikes in the Caribbean and eastern Pacific, which have left at least 125 people dead since September.The suit, filed in a federal court in Massachusetts, is being brought by the families of Chad Joseph, 26, and Rishi Samaroo, 41, who were among six people killed in an October 14 strike in the Caribbean.President Donald Trump alleged at the time that “six male narcoterrorists” were killed in a boat allegedly ferrying drugs from Venezuela to the United States.Washington has yet to release any evidence supporting its claims that the targeted boats have links to drug cartels designated by Trump as terrorist organizations.”The United States’ unlawful killings of persons at sea including Mr Joseph and Mr Samaroo constitute wrongful deaths and extrajudicial killings,” the complaint says. “These premeditated and intentional killings lack any plausible legal justification.”Thus, they were simply murders, ordered by individuals at the highest levels of government and obeyed by military officers in the chain of command.”The case is being brought under the Death on the High Seas Act, which allows for redress for wrongful deaths at sea, and the Alien Tort Statute, which allows foreigners to file suit in US courts for rights violations.Plaintiffs in the case are Lenore Burnley, Joseph’s mother, and Sallycar Korasingh, Samaroo’s sister, and they are being represented by the American Civil Liberties Union (ACLU) and the Center for Constitutional Rights (CCR).The family members are seeking punitive damages, the amount of which would be determined at trial.”These are lawless killings in cold blood; killings for sport and killings for theater,” CCR legal director Baher Azmy said.The suit is “a critical step in ensuring accountability, while the individuals responsible may ultimately be answerable criminally for murder and war crimes,” Azmy added.- ‘Must be held accountable’ -In a statement, Korasingh said her brother, who had spent 15 years in prison for participation in a homicide, “was a hardworking man who paid his debt to society and was just trying to get back on his feet again.””If the US government believed Rishi had done anything wrong, it should have arrested, charged, and detained him, not murdered him,” she said.According to the complaint, neither man was affiliated with drug cartels and they were simply hitching a ride back to Trinidad from Venezuela, where they had been engaged in fishing and farm work.In December, the family of a Colombian man killed in another strike lodged a complaint with the Washington-based Inter-American Commission on Human Rights (IACHR).The family of Alejandro Carranza Medina, 42, who was killed on September 15, rejected assertions there were drugs on his vessel and said he was a fisherman doing his job on the open sea.The complaint accuses the United States of violating Carranza’s right to life and to due process.The IACHR is a quasi-judicial body of the Organization of American States, created to promote and protect human rights in the region.
Mairie d’Orange: levée de l’inéligibilité de Jacques Bompard qui peut être candidat
L’inéligibilité de l’ancien maire d’extrême droite d’Orange Jacques Bompard, condamné en mars 2021 pour prise illégale d’intérêt, a été levée mardi par la cour d’appel de Nîmes, l’autorisant à être candidat aux prochaines municipales, a-t-on appris auprès de son avocat.La décision survient le lendemain de la condamnation, à moins de deux mois de l’élection municipale, de son fils Yann, qui lui avait succédé en 2021 à la mairie d’Orange (Vaucluse), et lui-même rendu inéligible.Yann Bompard a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Marseille à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire et 18 mois de prison avec sursis pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire.”Hier, Yann Bompard est dégagé de la mairie et dans l’incapacité de se présenter, et ce matin son père peut à nouveau retrouver son éligibilité, le tout sur deux juridictions différentes, le tribunal correctionnel de Marseille pour Yann et la cour d’appel de Nîmes pour Jacques, c’est assez fou”, a commenté l’avocat de Jacques Bompard, Me Gilbert Sindrès.”J’ai été surpris”, a réagi mardi après-midi Jacques Bompard, 82 ans, cité par Ici Provence, confirmant son intention d’être candidat. “Ma popularité est intacte”, a-t-il assuré.Son fils a annoncé faire appel de sa condamnation, estimant qu’il serait “encore opérationnel” pour les municipales de 2032. Aucun des deux hommes n’a pu être immédiatement joint par l’AFP.Yann Bompard avait succédé en novembre 2021 à son père Jacques, contraint de démissionner après le rejet de son pourvoi en cassation contre une condamnation à cinq ans d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêt.Maire d’Orange, ville de 30.000 habitants, depuis 1995, Jacques Bompard avait été condamné en mai 2019 à une peine de six mois de prison avec sursis, mais avait échappé à la peine d’inéligibilité requise par le parquet. Le 25 mars 2021, il avait été condamné en appel à un an de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité.”La cour a dû se dire qu’à 15 jours près, on n’allait pas l’empêcher de se présenter aux municipales, sinon ça correspondait de fait à prolonger sa peine d’inéligibilité de six ans puisque s’il sautait le tour de 2026, il ne pouvait se représenter qu’en 2032″, a expliqué à l’AFP M. Sindrès.Le décision de la cour d’appel n’était pas immédiatement disponible, ayant été rendue en audience non publique.La justice reprochait au maire d’Orange la vente par la ville d’un bien immobilier à sa fille et à son gendre. Il était également mis en cause pour avoir acheté avec son épouse deux terrains à bâtir dans un lotissement d’Orange via une société civile immobilière (SCI). Elu en 1995 sous l’étiquette Front national, Jacques Bompard avait quitté dix ans plus tard le FN, devenu depuis RN, avant de fonder en 2010 la Ligue du Sud qu’il préside depuis.
Lecornu accuse Ciotti “d’importer” à l’Assemblée sa campagne des municipales de Nice
Sébastien Lecornu a accusé mardi Eric Ciotti “d’importer” sa campagne des municipales à Nice en faisant du “recel du malheur” d’une nonagénaire victime de viol dans cette ville, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté.”On vous voit importer votre campagne municipale ici dans cet hémicycle, en faisant le recel du malheur de cette famille”, a lancé lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale le Premier ministre, applaudi par les députés du bloc central et de La France insoumise.Il était interrogé par le président de l’UDR Eric Ciotti, allié du Rassemblement national, à propos du viol d’une femme de 90 ans à Nice, pour lequel un Tunisien en situation irrégulière a été arrêté. Le député dénonçait l'”incapacité” du gouvernement “à expulser” et “à protéger”.”Monsieur le président Ciotti, puisque vous nous appelez à agir, pourquoi dans une heure vous allez censurer le budget du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Justice, du ministère des Armées?”, a demandé le chef du gouvernement, confronté à de nouvelles motions de censure mardi après-midi pour avoir déclenché un nouveau 49.3 sur la partie dépenses du budget.L’Assemblée devrait repousser ces deux nouvelles motions, les socialistes ayant annoncé qu’ils ne les voteraient pas.”Qu’attendez vous pour agir? Plutôt que de bloquer, plutôt que d’entraver?”, a poursuivi Sébastien Lecornu en haussant la voix. C’est “insupportable de vous voir faire le recel de cette émotion (…) Au bout d’un moment, halte avec cette petite politique”.M. Ciotti a en retour crié au “scandale”, déplorant que M. Lecornu n’ait pas eu “un mot de compassion” dans sa réponse. “Un Premier ministre responsable et coupable qui doit présenter des excuses à la victime et sa famille”, a-t-il estimé sur X.Sébastien Lecornu s’en était déjà pris à Eric Ciotti fin novembre, en multipliant les piques et en mettant en avant ses divergences avec le parti de Jordan Bardella, notamment sur la fiscalité.









