Pesticides: deux études alertent sur leur impact “sur l’ensemble du vivant”

Santé dégradée pour les perdrix, davantage de parasites sanguins pour les passereaux: deux études récentes “interrogent sur l’impact de l’usage des pesticides sur l’ensemble du vivant”, selon les chercheurs d’un immense laboratoire à ciel ouvert des Deux-Sèvres.Dans cette vaste plaine de 450 km2 au sud de Niort, qui comprend 24 communes et 435 exploitations agricoles, …

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Crash électrique pour Stellantis, qui annonce la deuxième plus lourde perte pour un groupe français

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français.Cette énorme perte du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall…) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui traduisent un plan de réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes initiales, et de relance de modèles à essence et diesel.Une décision prise à la suite des difficultés des modèles électriques aux Etats-Unis, marché clé pour Stellantis, où ce segment recule faute de soutien de l’administration Trump.En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé aux commandes en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir “réinitialiser” la stratégie du groupe qui a “surestimé” le rythme de la mutation électrique, surtout aux Etats-Unis.Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries. La perte comptable de Stellantis est la deuxième plus importante jamais annoncée par un groupe français, derrière le record de Vivendi (-23,3 milliards d’euros en 2002) mais devant France Télécom (-20,7 milliards en 2002) et EDF (-17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (-8 milliards).Comme Stellantis, Ford et General Motors ont eux aussi passé de très lourdes charges pour prendre en compte dans leur bilan la lenteur des ventes de voitures électriques aux Etats-Unis.  En 2025, le chiffre d’affaires du groupe italo-franco-américain a baissé de 2%, à 153,5 milliards, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules.Les recettes ont pâti d’une politique de baisse des prix, un tournant après la stratégie de prix élevés de Carlos Tavares.Au second semestre 2025, Stellantis a en revanche vu son chiffre d’affaires progresser de 10%, avec 2,8 millions de véhicules vendus, grâce à un rebond de 39% aux Etats-Unis.Pour 2026, il a confirmé ses perspectives d’une amélioration de son chiffre d’affaires et d’un retour à une marge légèrement positive. – Retour du thermique -Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux Etats-Unis, avec un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain mais en baisse en Europe. Pour le groupe, “il n’y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent”.En revanche, les droits de douanes mis en place aux Etats-Unis ont impacté les comptes de 1,2 milliard d’euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026. Estimation que Stellantis a confirmée jeudi malgré la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d’invalider les taxes douanières du président Donald Trump.Ces derniers jours, Stellantis a confirmé son revirement dans l’électrique en annonçant la vente de ses 49% dans NextStar Energy, qui développe la première “gigafactory” de batteries pour voitures électriques du Canada, et une prochaine sortie de sa coentreprise avec Samsung, qui construit deux giga-usines de batteries aux Etats-Unis. L’annonce des charges début février avait fait chuter de 24% le cours de l’action Stellantis, mais celle-ci n’a quasiment pas bougé jeudi matin, signe que les marchés avaient anticipé ces résultats.Même s’ils jugeaient nécessaire un tournant stratégique au vu des difficultés du groupe, les analystes restent mitigés sur son choix de fortement ralentir dans l’électrique.La vente des voitures tout-électriques se développe inégalement dans le monde, d’où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux Etats-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l’UE pour 2035. Un niveau insuffisant pour Stellantis qui, en 2022, annonçait vouloir vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux Etats-Unis en 2030. 

Crash électrique pour Stellantis, qui annonce la deuxième plus lourde perte pour un groupe français

Pénalisé par ses déboires dans les voitures électriques, le constructeur automobile Stellantis a publié jeudi une perte nette de 22,3 milliards d’euros pour l’année 2025, la deuxième plus importante jamais enregistrée par un groupe français.Cette énorme perte du groupe italo-franco-américain aux 14 marques (Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge DS, Fiat, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot, Ram, Vauxhall…) s’explique par des charges de 25,4 milliards d’euros, qui traduisent un plan de réduction de sa production dans l’électrique, où les ventes sont très inférieures à ses attentes initiales, et de relance de modèles à essence et diesel.Une décision prise à la suite des difficultés des modèles électriques aux Etats-Unis, marché clé pour Stellantis, où ce segment recule faute de soutien de l’administration Trump.En annonçant le 6 février cette provision colossale, le nouveau directeur général Antonio Filosa, arrivé aux commandes en juin pour remplacer Carlos Tavares, avait expliqué vouloir “réinitialiser” la stratégie du groupe qui a “surestimé” le rythme de la mutation électrique, surtout aux Etats-Unis.Les provisions financeront notamment l’arrêt de certains modèles électriques et de projets d’usines de batteries. La perte comptable de Stellantis est la deuxième plus importante jamais annoncée par un groupe français, derrière le record de Vivendi (-23,3 milliards d’euros en 2002) mais devant France Télécom (-20,7 milliards en 2002) et EDF (-17,9 milliards en 2022). C’est aussi presque le triple du précédent record pour un groupe automobile français, celui de Renault en 2020 (-8 milliards).Comme Stellantis, Ford et General Motors ont eux aussi passé de très lourdes charges pour prendre en compte dans leur bilan la lenteur des ventes de voitures électriques aux Etats-Unis.  En 2025, le chiffre d’affaires du groupe italo-franco-américain a baissé de 2%, à 153,5 milliards, malgré une hausse de 1% des ventes en volume, à 5,5 millions de véhicules.Les recettes ont pâti d’une politique de baisse des prix, un tournant après la stratégie de prix élevés de Carlos Tavares.Au second semestre 2025, Stellantis a en revanche vu son chiffre d’affaires progresser de 10%, avec 2,8 millions de véhicules vendus, grâce à un rebond de 39% aux Etats-Unis.Pour 2026, il a confirmé ses perspectives d’une amélioration de son chiffre d’affaires et d’un retour à une marge légèrement positive. – Retour du thermique -Les ventes devraient être portées cette année par la montée en puissance de nouveaux modèles, notamment des pick-up thermiques aux Etats-Unis, avec un niveau de prix stable, en hausse sur le marché américain mais en baisse en Europe. Pour le groupe, “il n’y a pas de conflit entre diesel et innovation, il faut fournir ce que les clients demandent”.En revanche, les droits de douanes mis en place aux Etats-Unis ont impacté les comptes de 1,2 milliard d’euros en 2025 et devraient de nouveau les amputer de 1,6 milliard en 2026. Estimation que Stellantis a confirmée jeudi malgré la décision de la Cour suprême des Etats-Unis d’invalider les taxes douanières du président Donald Trump.Ces derniers jours, Stellantis a confirmé son revirement dans l’électrique en annonçant la vente de ses 49% dans NextStar Energy, qui développe la première “gigafactory” de batteries pour voitures électriques du Canada, et une prochaine sortie de sa coentreprise avec Samsung, qui construit deux giga-usines de batteries aux Etats-Unis. L’annonce des charges début février avait fait chuter de 24% le cours de l’action Stellantis, mais celle-ci n’a quasiment pas bougé jeudi matin, signe que les marchés avaient anticipé ces résultats.Même s’ils jugeaient nécessaire un tournant stratégique au vu des difficultés du groupe, les analystes restent mitigés sur son choix de fortement ralentir dans l’électrique.La vente des voitures tout-électriques se développe inégalement dans le monde, d’où un impact contrasté selon les constructeurs. Elle est rapide en Chine, où les voitures 100% électriques représentent environ la moitié des ventes, lente aux Etats-Unis (environ 8% des ventes) et intermédiaire en Europe (20% environ), encore loin des 90% que vise l’UE pour 2035. Un niveau insuffisant pour Stellantis qui, en 2022, annonçait vouloir vendre 100% de véhicules électriques en Europe et 50% aux Etats-Unis en 2030. 

Iranian in possible prisoner exchange faces ‘terrorism’ verdict in France

A French court was to rule Thursday in the trial of an Iranian accused of “promoting and inciting terrorism”, a case linked to a possible prisoner swap with two French citizens held in Iran.Mahdieh Esfandiari, 39, was arrested in France last year over comments she is accused of having made on social media, including on Palestinian militant group Hamas’s attack on Israel on October 7, 2023.Prosecutors in the case have called for a four-year prison sentence, of which three would be suspended.If convicted, some observers see her as a potential bargaining chip in negotiations with Tehran for the release of French nationals Cecile Kohler and Jacques Paris, who are still waiting to leave Iran.”They are well. They are safe,” foreign ministry spokesman Pascal Confavreux told AFP on Wednesday.The outcome of the trial is eagerly awaited by the relatives of Kohler and Paris as tensions rage over Iran’s nuclear programme, with the United States threatening military action.Arrested in Iran in May 2022, Kohler and Paris were freed in November after more than three years in prison on espionage charges their families vehemently denied.They were taken by French diplomats to France’s mission in Tehran, where they live now.- ‘Everything is ready’ – Esfandiari was released after some eight months in pre-trial detention in October, and her trial began in January. In mid-January, the prosecutor requested a four-year jail term, including three years suspended, for Esfandiari, but said it would not be necessary for her to be re-incarcerated.”We expect the court to acquit Ms Esfandiari,” her lawyer Nabil Boudi told AFP on Wednesday.As for a possible exchange, he added, “everything will depend on the upcoming decision”.The Iranian authorities have expressed their wish to exchange their national for the two French citizens once the legal proceedings in France have finished.The French government has neither confirmed nor denied the existence of a potential exchange deal.France has described Kohler and Paris as “state hostages” taken by Tehran in a bid to extract concessions. They were convicted on espionage charges which their families have always condemned as fabricated.Esfandiari has condoned Hamas’s unprecedented October 7 attack on Israel that sparked the war in Gaza.”There were children killed, women killed, hostages taken on the Palestinian side, and October 7 was a logical response,” she has said. “It’s not an act of terrorism, it’s an act of resistance.”Tehran argues she has been unjustly detained.In November, Iranian Foreign Minister Abbas Araghchi said a potential exchange between Tehran and Paris “had been negotiated.””An agreement has been reached and indeed, we are waiting for the entire legal and judicial procedure to be completed in both countries.””Everything is ready. We are waiting for the judicial process to be completed in France.”

Cuba dénonce une tentative d'”infiltration” d’un groupe armé venant des Etats-Unis

Cuba a dénoncé une tentative d'”infiltration à des fins terroristes” après avoir abattu mercredi au large de l’île quatre occupants d’une vedette immatriculée en Floride, dans un contexte de tensions croissantes avec les Etats-Unis.Quatre personnes ont été tuées et six autres blessées après avoir été interceptées dans les eaux cubaines à bord d’une vedette immatriculée aux Etats-Unis, a déclaré le ministère cubain de l’Intérieur.De son côté, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a indiqué que les Etats-Unis enquêtaient sur cette fusillade.Ce violent affrontement survient alors que les tensions entre Washington et La Havane se sont  intensifiées ces dernières semaines, l’embargo pétrolier de facto imposé par le président Donald Trump à ce pays communiste aggravant une crise humanitaire qui dure depuis des années.Selon le gouvernement cubain, les hommes à bord de la vedette étaient en possession notamment de fusils d’assaut, d’armes de poing, d’engins explosifs de fabrication artisanale (cocktails Molotov), de gilets pare-balles et de vêtements de camouflage.Les membres du groupe armé sont “des Cubains résidant aux Etats-Unis” et “la plupart d’entre eux ont des antécédents connus d’activité délictueuse et violente”, a précisé le ministère de l’Intérieur, qui a publié les noms des six occupants de la vedette blessés, ainsi que celui d’un tué.”Cuba doit changer radicalement, car c’est sa seule chance d’améliorer la qualité de vie de sa population”, avait affirmé juste avant l’incident le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.- “Réagir en conséquence” -Auparavant, le ministère américain des Finances avait fait savoir que du pétrole d’origine vénézuélienne pourrait être revendu et acheminé au secteur privé à Cuba, à condition que les transactions ne profitent pas au régime de La Havane mais “au peuple” de l’île.Après avoir capturé le président vénézuélien, Nicolas Maduro, lors d’un raid militaire surprise le 3 janvier, l’administration Trump a pris le contrôle des exportations de pétrole du Venezuela et a interdit les livraisons de pétrole dont dépendait Cuba.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, qui se trouvait mercredi à Saint-Kitts-et-Nevis dans le cadre d’une visite diplomatique pour rencontrer des responsables de pays des Caraïbes, a déclaré que Washington enquêtait sur la fusillade.”Au fur et à mesure que nous recueillerons davantage d’informations, nous serons prêts à réagir en conséquence”, a-t-il dit.Interrogé sur la possibilité que cet épisode ait impliqué du personnel du gouvernement américain ou soit une opération du gouvernement américain, M. Rubio a catégoriquement répondu: “Non”.Marco Rubio, fils d’immigrants cubains né à Miami, a affirmé récemment que l’administration Trump espère voir son emprise économique contribuer à renverser ce qu’il a appelé le “régime illégitime” de La Havane.Selon le gouvernement cubain, deux des blessés “figurent sur la liste nationale des personnes et entités qui (…) ont fait l’objet d’enquêtes pénales et sont recherchées par les autorités cubaines”.Les autorités cubaines indiquent également qu’un Cubain “envoyé depuis les Etats-Unis pour assurer la réception du groupe armé infiltré a été arrêté sur le territoire national” et “a avoué ses actes”.La vedette rapide a été interceptée au large de la côte nord de Cuba, près du Cayo Falcones, dans la province de Villa Clara (centre).Selon les autorités cubaines, des “coups de feu” ont été tirés depuis l’embarcation contre les effectifs cubains qui s’approchaient pour procéder à son identification, blessant le commandant du navire. Avant l’annonce de La Havane sur la présence à bord d’un groupe armé, le procureur général de Floride, James Uthmeier, avait annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire. “Le gouvernement cubain n’est pas digne de confiance et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces communistes répondent de leurs actes”, a-t-il écrit sur X.”J’appelle à une enquête immédiate sur ce massacre”, a affirmé le député républicain de Floride, Carlos Gimenez, dans un communiqué. “Le régime cubain doit être relégué dans les poubelles de l’histoire pour ses innombrables crimes contre l’humanité”, a-t-il ajouté.Le vice-président américain, JD Vance, a déclaré pour sa part que les Etats-Unis “surveillaient” la situation.Les Etats-Unis ne cachent pas leur souhait de voir un changement de régime sur l’île de 9,6 millions d’habitants et ils appliquent une politique de pression maximum sur La Havane, invoquant la “menace exceptionnelle” que ferait peser sur la sécurité nationale américaine ce pays situé à seulement 150 km des côtes de la Floride.Washington maintient un embargo sur la plupart des échanges commerciaux avec Cuba depuis 1960.burs-aje/bpi/bfi

Ukrainiens et Américains se réunissent à Genève, après de nouvelles frappes russes

Les émissaires ukrainiens et américains se retrouvent jeudi à Genève pour préparer de nouvelles discussions trilatérales avec la Russie afin de mettre fin à la guerre en Ukraine, entrée mardi dans sa cinquième année.Le rendez-vous en Suisse a été précédé par une nouvelle nuit d’attaques russes en Ukraine.Moscou a tiré quelque 420 drones et 39 missiles sur son voisin pendant la nuit, faisant des dizaines de blessés, dont des enfants, a annoncé sur X le président ukrainien Volodymyr Zelensky.La plupart des missiles ont été interceptés, mais des infrastructures cruciales et des immeubles résidentiels ont été touchés dans huit régions, a-t-il précisé.A Kiev, les journalistes de l’AFP ont entendu des explosions en plein nuit, pendant l’attaque aérienne russe aux drones et aux missiles.Ces nouvelles frappes ont eu lieu alors que le négociateur ukrainien Roustem Oumerov doit rencontrer à Genève les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump.Peu avant ces discussions en Suisse, la Russie a par ailleurs annoncé avoir remis un millier de dépouilles de soldats ukrainiens à Kiev, contre les corps de 35 combattants russes.Mercredi soir, Volodymyr Zelensky et Donald Trump se sont entretenus 30 minutes au téléphone pour évoquer la rencontre de Genève et les préparatifs de nouvelles discussions trilatérales entre Ukrainiens, Russes et Américains, prévues “au tout début du mois de mars”, selon le président ukrainien.L’émissaire du Kremlin pour les questions économiques, Kirill Dmitriev, doit se rendre lui aussi jeudi à Genève “afin de poursuivre les négociations avec les Américains sur le volet économique”, selon une source citée mercredi par l’agence d’Etat russe Tass.M. Dmitriev a déjà rencontré les deux envoyés américains à plusieurs reprises.Le président Zelensky a affirmé début février que Moscou – par la voix de Dmitriev – aurait proposé à Washington une reprise de la coopération économique et des accords de coopération pour des centaines de milliards de dollars. – Pression américaine sur Kiev -Washington fait pression pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.Ce pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale a fait depuis des centaines de milliers de morts et de blessés, des millions d’Ukrainiens réfugiés à l’étranger et des destructions massives notamment dans l’est et le sud de l’Ukraine.Mais selon Kiev et ses soutiens européens, l’administration de Donald Trump réclame plus de concessions de la part de l’Ukraine que de Moscou en vue de mettre fin aux hostilités. “On ne peut pas exercer — je l’ai dit — plus de pression sur nous que sur les Russes, car ce sont eux les agresseurs”, a ainsi déclaré le président Zelensky dans un entretien accordé à l’AFP vendredi.M. Zelensky a par ailleurs précisé mercredi que les discussions avec les Américains à Genève allaient également porter sur le plan économique de “redressement” de l’Ukraine et la préparation d’un nouvel échange de prisonniers de guerre entre Kiev et Moscou.Le président ukrainien souhaite aussi une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine et Donald Trump pour résoudre les points clés des pourparlers, ce à quoi le dirigeant russe s’est jusqu’à présent refusé.Les négociations bloquent notamment sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel de l’est de l’Ukraine: Moscou réclame que les forces ukrainiennes abandonnent les zones qu’elles y contrôlent, ce que Kiev refuse.Genève avait accueilli à la mi-février un précédent cycle de pourparlers entre Ukrainiens et Russes sous médiation américaine, qui n’a débouché sur aucun résultat tangible autre qu’un nouvel échange de prisonniers.Ces échanges sont une des rares avancées concrètes issues des contacts entre les deux belligérants.Marquant mardi les quatre ans du début de l’invasion russe de l’Ukraine, M. Zelensky s’est félicité que Vladimir Poutine n’ait “pas atteint ses objectifs” de guerre ni “brisé les Ukrainiens” malgré les combats à haute intensité et les bombardements quotidiens du pays par Moscou.

Iran-US talks begin in push to avert war

Iran and the United States began indirect talks in Switzerland on Thursday, a last-ditch bid to avert war following the biggest American military build-up in the Middle East in decades. The Oman-mediated discussions follow repeated threats from Donald Trump to strike Iran, with the US president last Thursday giving Tehran 15 days to reach a deal.The US and Iranian delegations arrived at the venue at the Omani ambassador’s residence amid tight security, following a protest by Iranian exiles at their talks last week who threw objects at the Iranian motorcade.Oman’s Foreign Minister Badr Albusaidi later confirmed that discussions had begun, saying the two sides had expressed “unprecedented openness to new and creative ideas and solutions”.Iran’s president insisted ahead of the talks that the Islamic republic was not “at all” seeking a nuclear weapon.”Our Supreme Leader has already stated that we will not have nuclear weapons at all,” President Masoud Pezeshkian said, in a reference to Ayatollah Ali Khamenei.United Nations nuclear chief Rafael Grossi would likely also attend the discussions in Geneva, Iran’s foreign ministry spokesman said.While Iran has insisted the talks focus solely on its nuclear programme, the US wants Tehran’s missile programme and its support for militant groups in the region curtailed.As part of the dramatic US build-up, the USS Gerald R. Ford, the world’s largest aircraft carrier, sent to the Mediterranean this week, left a naval base in Crete Thursday, an AFP photographer said.The developments follow a massive protests in Iran that rights groups say saw thousands of demonstrators killed after the movement called for the end of the Islamic republic. – ‘Sinister nuclear ambitions’ -In his State of the Union address on Tuesday, Trump accused Iran of “pursuing sinister nuclear ambitions”, though Tehran has always insisted its programme is for civilian purposes.Trump also claimed Tehran had “already developed missiles that can threaten Europe and our bases overseas, and they’re working to build missiles that will soon reach the United States of America”.The Iranian foreign ministry called these claims “big lies”.The maximum range of Iran’s missiles is 2,000 kilometres (1,200 miles) according to what Tehran has publicly disclosed. However the US Congressional Research Service estimates they top out at about 3,000 kilometres — less than a third of the distance to the continental United States.Trump’s State of the Union accusations in Congress were delivered in the same forum in which then-president George W. Bush laid out the case for the invasion of Iraq in 2003.Ahead of Thursday’s talks, Secretary of State Marco Rubio warned that Iran must also negotiate on its missile programme, calling Tehran’s refusal to discuss ballistic weapons “a big, big problem”.He followed up by saying “the president wants diplomatic solutions”.But US Vice President JD Vance told Iran to take Trump’s threats “seriously”, saying the US president had a “right” to use military action.”You can’t let the craziest and worst regime in the world have nuclear weapons,” Vance told “America’s Newsroom” on Fox News.- ‘People would suffer’ -Foreign Minister Abbas Araghchi, who is leading the Iranian delegation at the talks, had called them “a historic opportunity”, adding that a deal was “within reach”.The US will be represented by envoy Steve Witkoff and Jared Kushner, who is married to Trump’s daughter Ivanka.The two countries held talks earlier this month in Oman, then gathered for a second round in Geneva last week.A previous attempt at negotiations collapsed when Israel launched surprise strikes on Iran last June, beginning a 12-day war that Washington briefly joined to bomb Iranian nuclear sites.In January, Tehran launched a mass crackdown on nationwide protests that have posed one of the greatest challenges to the Islamic republic since its inception.Protests have since resumed around Iranian universities.Tehran residents who spoke to AFP were divided as to whether there would be renewed conflict.”There would be famine and people would suffer a lot. People are suffering now, but at least with war, our fate might be clear,” 60-year-old homemaker Tayebeh said.burs/axn/ser

Le sanglier sur le ballast, “bête noire” de la SNCF

Le long des voies de la ligne Rouen-Caen, en pleine forêt normande, des balises sonores et lumineuses diffusent tous les 50 mètres des “bruits de forêt” – claquement sec, froissement d’ailes, craquements de branche –  avant chaque passage de train, pour prévenir les animaux: il faut s’éloigner des rails.Et ça marche. Depuis l’installation de ces avertisseurs “Safe”, la SNCF a “réduit les collisions de trains avec les sangliers et la faune sauvage de quasi 100%” sur cette portion de voie, explique Frédéric Cochepain, chef du projet.Le son se déplace à la vitesse du train. Les animaux sont alertés quelques secondes avant le passage de la rame.Grâce à un radar, une balise détectrice plantée le long des rails calcule la vitesse du convoi à l’approche. L’information est transmise à une balise émettrice alimentée par énergie solaire. Celle-ci déclenche un haut-parleur et répercute l’alerte sonore à la borne suivante. Et ainsi de suite.Safe a été créé par la SNCF avec une société spécialisée dans la signalétique et une jeune chercheuse en thèse de doctorat qui a élaboré les “bruits de forêt” susceptibles d’avertir les animaux.”Le but est de leur faire relever la tête”, explique à l’AFP Maxime Gombart, référent national faune à SNCF Réseau, la filiale qui entretient les 28.000 kilomètres de voies ferrées en France.- Zone de collision -“Les collisions arrivent souvent à tombée de nuit, l’heure où les animaux sortent s’abreuver ou s’alimenter”, explique-t-il, et surtout en automne ou en hiver car ils sortent au moment des heures de pointe des trains, en fin de journée.Ils ne voient pas ou n’entendent pas les trains, “de plus en plus silencieux” et rapides, souligne M. Gombart. Ce matin-là, de part et d’autre du ballast – la couche de cailloux disposée sous et autour des rails – des empreintes de pattes sont imprimées dans la terre noire et grasse de lisière forestière.Un sanglier a traversé la voie, une biche a remonté le talus en sautant: Maxime Gobart sait lire la forêt. Safe a été installé là car c’est une zone de passage et de collision. “On était à 10 heurts de sangliers par an” sur ces 5,5 km, souligne M. Cochepain. Plus aucun depuis l’installation du système.Avec l’augmentation du nombre de sangliers, les collisions sont devenues un tel problème pour la SNCF qu’elle a élaboré en 2024 son premier “plan faune”, avec “régulateurs” humains et avertisseurs balises.Car tout arrêt de train – quinze par jour en moyenne en France liés aux sangliers – génère des retards en chaîne et des pertes financières, souligne Valérie Lallemand, directrice du programme végétation-faune de la SNCF.A chaque collision, le conducteur doit vérifier son train, surtout le châssis du dessous. Un train croiseur est ensuite envoyé à 30 km/heure pour nettoyer les voies.- “La bête noire” -En 2025, la SNCF a comptabilisé 1.400 heurts entre trains et sangliers, 27% de plus qu’en 2024. “C’est la bête noire, l’animal qui nous cause le plus de dégâts”, dit Maxime Gombart. Un problème dans toute l’Europe.Sans être classé nuisible, le sanglier est chassable en raison des dommages qu’il cause dans les champs agricoles. Près de 900.000 sangliers ont été abattus en 2025, contre 100.000 dans les années 1990, indique Eric Baubet, de l’Office français de la biodiversité (OFB). Il estime la population de sangliers “entre 1,5 et 2 millions d’individus” en France.”Nous travaillons avec les autorités” et les fédérations de chasseurs, dit M. Gombart. Parfois des battues sont organisées. Il n’y a “pas de solution unique, c’est du cas par cas”, et le mieux, c’est d’inciter les animaux à ne pas pénétrer sur les voies.Plus loin sur la ligne Rouen-Caen, à Beaumont-le-Roger, d’autres dispositifs permettent aux sangliers de s’échapper à temps des voies. La SNCF en installe aussi sur son réseau TGV, grillagé et théoriquement protégé des intrusions.  Outre la Seine-Maritime, la SNCF a placé deux effaroucheurs Safe en Pays de Loire sur la ligne Angers-Le Mans, et un en Alsace. Coût: 350.000 euros l’unité. Il pourrait baisser si le système s’industrialise, estime la compagnie qui compte sur l’aide financière des régions pour le déployer.