PM-hopeful Rahman to return to Bangladesh on December 25: party

Political heavyweight and aspiring Bangladesh prime minister Tarique Rahman will return to the country later this month after 17 years in exile in Britain, his party announced on Friday. Rahman, 60, has lived in London since 2008, saying he fled political persecution under former prime minister Sheikh Hasina.He is heir to the longtime ruling Bangladesh Nationalist Party (BNP) led by his ailing mother, 80-year-old former prime minister Khaleda Zia.Rahman has said he will run in the general elections slated for February 12 next year and remains a favourite to be the next prime minister.”Our Acting Chairman Mr. Tarique Rahman will arrive among us on the soil of Dhaka on the 25th of December,” BNP secretary general Mirza Fakhrul Islam Alamgir told reporters.”The day is also a very good one, as it’ll be the Christmas holiday. A fantastic day.”The elections will be the first since a mass uprising ended the 15-year hardline rule of Hasina last year.Long groomed for leadership, Rahman’s political career has been dogged by several allegations.He was arrested on corruption charges in 2007 and says he was tortured in custody.Freed later that year, he flew to London in 2008 for medical treatment and never returned.Since Hasina’s fall, Rahman has been acquitted of the most serious charge against him — a life sentence handed down in absentia for a 2004 grenade attack on a political rally, which he always denied.Zia, who is critically ill, is in intensive care in the capital Dhaka, after she was admitted to hospital last month.

Face à la progression de la grippe, des SMS de l’Assurance maladie pour inciter à la vaccination

“ATTENTION: le virus de la grippe circule TRES activement”: l’Assurance maladie a envoyé ces derniers jours des textos à certains Français à risque pour les inciter à se faire vacciner, alors que l’épidémie touche la quasi totalité de l’Hexagone et préoccupe pour sa potentielle sévérité.Des parents d’enfants à risque ont reçu des messages proches: “ASSURANCE MALADIE: ATTENTION: le virus de la grippe circule TRES activement, faites vite vacciner votre enfant pour le protéger et éviter des complications”.”L’ensemble de l’Hexagone étant en phase épidémique, des envois de SMS ont été planifiés entre le 10 et le 12 décembre”, a précisé la Cnam vendredi à l’AFP, notant que “le SMS est une nouveauté 2025 en cas d’épidémie de grippe” et s’ajoute aux  courriels de rappel de mi-novembre.”L’objectif des différentes relances réalisées par l’Assurance Maladie est d’éviter les oublis et de rappeler qu’il est encore temps de se faire vacciner”, selon la même source.Consultations en médecine de ville, passages aux urgences, tests positifs: l’épidémie de grippe saisonnière a accéléré dans l’Hexagone, où presque toutes les régions sont touchées et où la Corse devrait suivre prochainement, d’après Santé publique France.La dynamique est, jusqu’ici, “comparable” à celle de l’an dernier à la même période, a observé l’agence sanitaire, après une saison 2024/2025 particulièrement sévère, avec plus de 17.000 décès et nombre de bébés hospitalisés.A l’approche des fêtes, la ministre de la Santé Stéphanie Rist a appelé jeudi dans un communiqué “à la mobilisation de tous”: “la grippe n’est pas une fatalité: se vacciner, c’est se protéger, mais aussi protéger nos proches les plus fragiles”, et “préserver notre système de santé”.Il faut environ deux semaines pour développer des anticorps après l’injection. La vaccination demeure la meilleure défense contre les formes graves de grippe, surtout pour les plus vulnérables (plus de 65 ans, femmes enceintes, personnes immunodéprimées ou avec des maladies chroniques), martèlent les autorités sanitaires. Les gestes barrières (masques, aération, évitement du contact avec les personnes fragiles) restent recommandés.La campagne de vaccination semble moins poussive qu’un an plus tôt, et le ministère de la Santé a annoncé fin novembre qu’il allait débloquer des stocks de sécurité, certains pharmaciens se disant déjà à court de doses.L’épidémie de grippe, plus précoce que les saisons précédentes, est portée jusqu’ici principalement par des virus de type A (H1N1 et H3N2), et plusieurs spécialistes craignent une épidémie sérieuse, notamment sous l’effet d’un sous-variant de H3N2 appelé “K”.Le Royaume-Uni est confronté à une “vague sans précédent” de grippe, a averti vendredi le service de santé public britannique.

Benin issues arrest warrant for prominent activist after coup foiledFri, 12 Dec 2025 17:42:38 GMT

Benin issued an arrest warrant Friday for anti-Western activist Kemi Seba for “inciting rebellion” after he supported a foiled coup over the weekend.On Sunday morning, as mutinous soldiers claimed on television to have overthrown President Patrice Talon, Seba posted a video declaring it was “the day of liberation” for his country.The coup attempt was thwarted …

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“Des chiffres et des lettres”: les ex-présentateurs gagnent aux prud’hommes

Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat, anciens piliers du jeu télévisé “Des chiffres et des lettres”, ont obtenu devant les prud’hommes que France Télévisions leur verse respectivement 230.000 et 220.000 euros d’indemnités pour “discrimination fondée sur l’âge” et “licenciement nul” notamment.Évincés mi-2022, le M. Chiffres et la Mme Lettres du jeu, depuis respectivement 47 ans et 36 ans, avaient réclamé devant le conseil de prud’hommes de Paris la requalification en CDI de leurs CDD d’usage passés, et la reconnaissance d’une rupture abusive.Après de longs mois de procédure, le conseil, appuyé par un magistrat professionnel, leur a donné gain de cause, dans un jugement du 27 novembre révélé par Le Parisien et consulté par l’AFP.Leurs contrats ont été requalifiés en CDI depuis mars 1975 pour Bertrand Renard et depuis février 1986 pour Arielle Boulin-Prat, leurs postes étant “pérennes”. De plus, le conseil a estimé que “la discrimination fondée sur l’âge est caractérisée”, France Télévisions ayant “organisé le départ de deux salariés” et “maintenu des salariés plus jeunes (…) à la faveur de choix alternatifs”.En outre, la rupture de la relation de travail a été jugée “brutale et vexatoire”.Ils doivent ainsi percevoir quelque 136.000 et 129.000 euros respectivement au titre de l’indemnité conventionnelle de licenciement, près de 35.000 et 32.000 euros pour “licenciement nul” et 10.000 euros chacun de “dommages et intérêts pour rupture brutale et vexatoire”. “Nous prenons le temps de la réflexion” pour un éventuel appel afin d’obtenir “une meilleure indemnisation” sur certains points, a déclaré à l’AFP leur avocate, Me Juliette Mascart.”Peut-on soutenir que ce programme, qui existe depuis l’ORTF, est temporaire ?”, avait-elle fait valoir à l’audience.De son côté, France Télévisions avait expliqué le recours à ces CDD d’usage, courants dans la profession, par le fait que “la reconduction d’une émission dans une grille est réinterrogée chaque année”.Le groupe public n’a pas souhaité faire de commentaire vendredi. Auparavant quotidienne, “Des chiffres et des lettres” a été diffusée le week-end sur France 3 à partir de la rentrée 2022, puis supprimée à la rentrée 2024. Bertrand Renard et Arielle Boulin-Prat avaient dénoncé dès 2022 un départ “contraint et forcé” de ce jeu à la longévité exceptionnelle (un demi-siècle au compteur), alors que France Télévisions avait demandé une baisse de salaire de 60%.Ils avaient reçu le soutien de nombreux téléspectateurs. Bertrand Renard, 70 ans, a depuis lancé un blog culturel, tandis qu’Arielle Boulin-Prat, 72 ans, est bénévole dans des associations. Ils avaient été remplacés par un ancien candidat, Stéphane Crosnier, et une professeure des écoles, Blandine Maire, aux côtés de l’animateur principal du jeu, Laurent Romejko, qui tenait ce rôle depuis 1992. 

Admiral leading US forces in Latin America steps down

The US admiral responsible for overseeing a major military buildup in the Caribbean and controversial strikes on alleged drug-smuggling boats stepped down on Friday just a year into his tenure.Admiral Alvin Holsey announced in mid-October that he would leave his position as head of US Southern Command, which is responsible for American forces operating in Central and South America.Holsey had reportedly expressed concerns about the boat strikes, but neither he nor Pentagon chief Pete Hegseth have publicly provided a reason for his early departure.In his remarks during a ceremony marking his relinquishment of command, the admiral emphasized the importance of supporting nations that believe in democracy and human rights.”We must always be there for like-minded partners, like-minded nations who share our values — democracy, rule of law and human rights,” Holsey said.The United States has amassed a huge flotilla of warships in the Caribbean as part of what Washington bills as counter-narcotics efforts, and has since September carried out strikes targeting alleged drug-smuggling vessels that have left nearly 90 people dead.Trump’s administration insists it is effectively at war with alleged “narco-terrorists,” but experts say the strikes on the boats amount to extrajudicial killings even if they target known traffickers.The first strike, which took place on September 2, is especially controversial, as two survivors of the initial attack were killed in a subsequent hit.Regional tensions have flared as a result of the strikes and the military buildup, with Venezuela’s leftist leader Nicolas Maduro accusing Washington of using drug trafficking as a pretext for regime change in Caracas.Now responsible for both the campaign of boat strikes and efforts to pressure Maduro is Air Force Lieutenant General Evan Pettus, who said he was “humbled” to take on the role in an acting capacity.Since beginning his second White House term in January, President Donald Trump has overseen a purge of top military officers, including the chairman of the Joint Chiefs of Staff, general Charles “CQ” Brown, whom he fired without explanation in February.Hegseth has insisted the president is simply choosing the leaders he wants, but Democratic lawmakers have raised concerns about the potential politicization of the traditionally neutral US military.

Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer

Les avocats d’un Sénégalais dont Dakar réclame l’extradition à la France ont qualifié vendredi de “chantage diplomatique” la suspension annoncée par le Sénégal de toute extradition vers Paris accusé de refuser deux de ses demandes d’extradition.”Nous avons décidé de suspendre toute extradition vers la France jusqu’à ce que la France réponde” favorablement aux demandes d’extradition sénégalaises, “la réciprocité va s’appliquer”, a affirmé jeudi aux députés la ministre sénégalaise de la Justice Yassine Fall.Le 25 novembre, la justice française a reporté à février sa décision sur la demande d’extradition de Madiambal Diagne, patron de presse sénégalais critique des autorités de Dakar, ordonnant un “supplément d’information”, notamment sur “la procédure et le régime juridique applicable au Sénégal”.Sans les nommer, elle a cité le cas de “deux Sénégalais” réclamé par Dakar et que la France n’a toujours pas extradé, bien que le Sénégal ait, selon elle, “donné toutes les justifications”. Elle a affirmé que la France demande actuellement de son côté l’extradition de 12 personnes de Dakar.La décision du gouvernement sénégalais “s’apparente à un véritable chantage diplomatique” alors que la demande d’extradition de Madiambal Diagne est actuellement examinée par les juridictions françaises”, a réagi vendredi le collectif d’avocats de l’intéressé dans un communiqué publié à Dakar.”La juridiction (française) a considéré qu’elle ne disposait, en l’état, pas des éléments nécessaires pour se prononcer” et “il appartient à l’Etat sénégalais d’apporter un certain nombre d’éléments parfaitement listés” dans son arrêt, “au plus tard le 23 janvier 2026”, selon les avocats.Les avocats affirment que les autorités sénégalaises font “pression” sur la France, faute de pouvoir fournir les éléments réclamés, “compte tenu du caractère politique des poursuites exercées contre leur client”.Le Sénégal a émis un mandat d’arrêt international contre Madiambal Diagne qui a fui vers la France en septembre, après avoir été convoqué par la police dans le cadre d’une enquête portant sur des transactions financières présumées suspectes.Dakar réclame également à la France l’extradition d’un homme d’affaires sénégalais poursuivi dans son pays pour des malversations, selon la presse locale.Deux journalistes sénégalais avaient été arrêtés fin octobre au Sénégal après avoir interviewé Madiambal Diagne alors qu’il se trouvait en France. Ils ont depuis été libérés.Ces arrestations avaient suscité de vives protestations de représentants de la presse et au sein de la classe politique au Sénégal.

Nouvelle augmentation du prix des cigarettes au 1er janvier 2026

Les prix de certains paquets de cigarettes, notamment les marques premium, vont augmenter au 1er janvier 2026, des hausses allant jusqu’à 50 centimes selon un document publié par les Douanes vendredi.Ce sera notamment le cas de paquets de Camel et de Winston du fabricant Japan Tobacco International (JTI), qui passeront à 13 euros. JTI, qui augmente aussi son tabac à rouler, appliquera des augmentations de 10 centimes à plus d’un euro en fonction des références.Le fabricant Philip Morris International (PMI) a de son côté décidé d’appliquer des augmentations d’environ 50 centimes sur ses cigarettes et tabac à rouler, notamment sur ses marques premium Marlboro Red ou Philip Morris dont plusieurs références dépassent les 13 euros.”Nous avions plutôt absorbé les coûts jusqu’à présent, là nous avons décidé d’augmenter les prix ce qui correspond à la hausse de notre éco-contribution, à l’inflation des coûts de production et à la hausse de la part versée aux buralistes”, explique un porte-parole de PMI à l’AFP”La hausse reste limitée pour ne pas pousser les acheteurs vers le marché illégal et nous n’augmentons que les cigarettes, pas les produits alternatifs comme la vape que nous souhaitons garder abordables”, poursuit-il.Le fabricant British American Tobacco (BAT, Dunhill, Lucky Strike..) n’augmente qu’une petite dizaine de références, principalement ses cigarettes, des hausses allant de 10 à 50 centimes, selon la grille tarifaire des Douanes.Imperial Brands – Seita (Fortuna, Gauloises…) applique des hausses de 10 centimes sur la plupart de ses marques de cigarettes.A l’annonce fin 2023 du programme national de lutte contre le tabagisme 2023-2027, le gouvernement prévoyait un prix du paquet de cigarettes de minimum 13 euros courant 2026.Le document publié a finalement retenu l’objectif d’un paquet à 13 euros en 2027.Malgré les hausses prévues en 2026, les grands fabricants proposent toutefois tous des références autour de 11,50 euros le paquet de 20.Les ventes de cigarettes ont reculé de plus de 11% en volume entre novembre 2025 et novembre 2024, et de plus de 15% pour le tabac à rouler, selon des données publiées vendredi par les Douanes. Pour le président de la Confédération des buralistes Serdar Kaya “cette énième évolution de prix est une nouvelle occasion de fragiliser davantage nos commerces au profit de la criminalité organisée”.”L’Etat doit réagir et ne plus se contenter de percevoir 87% de taxes sur le produit. Nous avons besoin d’une réponse adaptée de sa part sur la contrebande et la contrefaçon”, a-t-il déploré dans une déclaration à l’AFP.

La Lituanie commande 30 canons Caesar supplémentaires au franco-allemand KNDS

La Lituanie a commandé 30 canons Caesar au franco-allemand KNDS, qui s’ajoutent à 18 pièces acquises en 2022, a annoncé le groupe de défense dans un communiqué, sans donner de montant. Ce pays balte, ex-république soviétique frontalière à la Russie, disposera ainsi d’ici 2030 d’une division entière de canons Caesar, fabriqués par la branche française de KNDS et éprouvés sur le front ukrainien. Les livraisons débuteront au premier semestre 2027. Interrogé par l’AFP, le groupe n’a pas révélé le montant du contrat. Selon le quotidien La Tribune, il s’élève à 252 millions d’euros.Ce choix “ participera à la protection du flanc Est de l’Otan”, souligne KNDS. L’accord prévoit aussi l’ouverture d’un centre de maintien en condition opérationnelle en Lituanie, afin de soutenir la montée en puissance de l’industrie de défense locale.En parallèle, Vilnius franchit une nouvelle étape avec la construction d’un site d’assemblage pour 41 chars Leopard à Kaunas dans le cadre d’un contrat signé avec KNDS Allemagne qui fabrique ces chars.Cet accord prévoit la formation de personnel pour la production et la maintenance, ainsi qu’un soutien logistique pendant cinq ans après la livraison des premiers systèmes. Cette initiative fait suite à la décision de la Lituanie, en décembre 2024, d’acquérir 44 chars Leopard dans le cadre du programme commun d’achats européen, dont elle fut le premier pays signataire. Les livraisons sont attendues entre 2028 et 2030.La Lituanie a déclaré cette semaine un “état d’urgence” facilitant la participation des militaires à la surveillance de la frontière bélarusse face à un afflux de ballons en provenance du Bélarus, allié de la Russie, que Vilnius et Bruxelles qualifient “d’attaque hybride”.Depuis l’annexion de la péninsule ukrainienne de la Crimée par la Russie en 2014 et le début de la guerre en Ukraine, la Lituanie est l’un des pays européens les plus en alerte face à la menace russe. Membre de l’Otan depuis 2004, elle a rétabli la conscription en 2015, augmenté ses dépenses militaires au-delà des 2% du PIB et milite pour une présence renforcée des forces alliées sur le flanc Est. Sa position géographique, voisine de l’enclave russe de Kaliningrad et du Bélarus, la place en première ligne des tensions régionales. Vilnius dénonce régulièrement les cyberattaques et campagnes de désinformation attribuées à Moscou, qu’elle considère comme une menace directe pour sa sécurité nationale.

Procès Péchier: la perpétuité requise contre “le docteur la mort”

Pour l’accusation c’est le “docteur la mort”, un “tueur en série” aux crimes “hautement pervers”: la réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi à Besançon contre l’anesthésiste Frédéric Péchier, jugé pour 30 empoisonnements de patients, dont douze mortels.”Parce que les crimes reprochés à Frédéric Péchier sont hautement pervers, parce qu’il a agi sournoisement et par le biais de la médecine pour duper tout le monde, parce que Frédéric Péchier a commis l’irréparable, tuant de sang froid 12 personnes, et manqué de tuer 18 personnes, (…) nous requérons la peine maximale”, a déclaré l’avocate générale Christine de Curraize devant la cour d’assises du Doubs.Elle a demandé une période de sûreté de 22 ans – soit le maximum prévu par le code pénal pour ces faits – ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer la profession de médecin envers celui qu’elle a qualifié de “tueur en série”.Frédéric Péchier est l'”inventeur du crime à double lame: la mort physique du patient et l’atteinte psychique lente et insidieuse de ses confrères, jusqu’à les conduire à la disgrâce”, a asséné la magistrate.Le médecin de 53 ans, qui n’a cessé de clamer son innocence, est accusé d’avoir empoisonné 30 patients âgés de 4 à 89 ans, dont 12 sont morts, entre 2008 et 2017 dans deux cliniques de Besançon.Frédéric Péchier est “le seul dénominateur commun des 30 empoisonnements”, “le seul à pouvoir les avoir commis”, a martelé Mme de Curraize plus tôt dans l’après-midi, plantant ses yeux dans ceux de l’accusé.Selon elle, si Frédéric Péchier n’a pas avoué, c’est qu’il est “complètement verrouillé par sa famille” car ses proches ont dit qu’ils le “renieraient, lui cracheraient dessus, le priveraient de ses enfants” s’il était coupable, avertissant que “leur amour n’est pas inconditionnel”.Une tirade fougueuse qui a déclenché les applaudissements du public, vite rappelé à l’ordre par la présidente de la cour Delphine Thibierge.- Impassible -Frédéric Péchier est resté impassible tout au long de cette journée où la tension est montée crescendo.En fin de matinée, l’autre avocate générale, Thérèse Brunisso, a eu la voix brisée en concluant son énumération des empoisonnements imputés à l’anesthésiste – signe de l’émotion provoquée par plus de trois mois d’audience intense et technique, ponctués de témoignages poignants.Pendant deux jours, les deux avocates générales se sont efforcées de convaincre les jurés que chaque cas de cette “affaire totalement hors norme” est bien un empoisonnement et que “tout converge” vers le médecin de 53 ans.Frédéric Péchier “n’a cessé de mentir, de varier dans ses déclarations, soutenant au-delà de la raison des positions intenables”, a déroulé Christine de Curraize, regrettant qu’il n’ait “pas su évoluer face aux avancées de l’enquête”.- “Soif de puissance” -Selon l’accusation, le praticien a pollué des poches de perfusion avec du potassium, des anesthésiques locaux, de l’adrénaline ou encore de l’héparine, pour provoquer un arrêt cardiaque ou des hémorragies chez des patients pris en charge par des confrères. Son objectif: “atteindre psychologiquement” des soignants avec lesquels il était en conflit et “nourrir sa soif de puissance”.Pendant cette terrible charge, Frédéric Péchier est resté imperturbable, relisant ses notes, aux côtés de sa sœur Julie Péchier et de Randall Schwerdorffer, ses deux conseils. Depuis l’ouverture du procès, où il comparaît libre, il a admis qu’un empoisonneur avait bien sévi dans l’une des deux cliniques privées où il a travaillé, mais a constamment répété qu’il n’était pas cet empoisonneur.Pour Mme de Curraize, “Frédéric Péchier apparaît d’une dangerosité criminelle extrême”, raison pour laquelle elle a requis la perpétuité.”Personne ne s’attendait à autre chose”, a sobrement commenté l’avocat de Frédéric Péchier, Randall Schwerdorffer. Il aura la parole lundi et plaidera l’acquittement, lors de la dernière semaine de ce procès qui “a été très difficile, parfois même très violent, ce qui est très inhabituel dans un procès pénal”.Le verdict est attendu d’ici le 19 décembre.

Le Smic va augmenter de 1,18% au 1er janvier, sans coup de pouce, les syndicats déçus

Une revalorisation sans coup de pouce: le Smic augmentera mécaniquement de 1,18% au 1er janvier, au grand dam des syndicats, qui appelaient le Premier ministre à faire un geste. Deux semaines après la remise du rapport annuel du groupe d’experts sur le Smic qui préconisait, comme tous les ans, de ne pas donner de coup de pouce au salaire minimum au-delà de son augmentation automatique, les partenaires sociaux étaient réunis vendredi pour apprendre la décision du gouvernement.Avec cette hausse de 1,18%, ils ont dû tirer un trait sur un coup de pouce surprise et même constater une revalorisation automatique en deçà de la projection du groupe d’experts, en raison d’une inflation plus faible qu’anticipée. Les experts estimaient en effet fin novembre que la revalorisation automatique du Smic prévue par le Code du Travail entraînerait une hausse de 1,4%.Le salaire minimum passera finalement le 1er janvier de 1.801,80 à 1.823,03 euros brut par mois et de 11,88 à 12,02 euros brut de l’heure. Le gain pour un salarié payé au Smic travaillant à temps plein sera d’un peu moins de 17 euros net par mois. Le Smic “est revalorisé afin de garantir le pouvoir d’achat des salariés concernés et de soutenir le développement économique national”, a commenté le ministère du Travail.Au 1er novembre 2024, environ 2,2 millions de salariés du secteur privé étaient rémunérés au Smic, soit 12,4% d’entre eux, selon les données du ministère.”Le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français”, a réagi auprès de l’AFP le secrétaire national de la CFDT, Fabien Guimbretière. “Une année où il y a une plus faible inflation, c’est souvent là que ça peut permettre un coup de pouce”, a-t-il estimé, regrettant que le Premier ministre n’ait pas fait ce choix.- “Tassement” -Pour la CGT, “le Premier ministre enlise les travailleurs et travailleuses dans la précarité”. La CGT revendique, dans un communiqué, un Smic à 2.000 euros brut et l’indexation de tous les salaires sur les prix “pour garantir à tous les salarié.es le maintien de leur niveau de vie face à l’inflation et stopper les effets de tassement”.”Nous regrettons qu’il n’y ait toujours pas de coup de pouce depuis de trop nombreuses années alors que le nombre de travailleurs pauvres augmente”, a déploré Pierre Jardon de la CFTC. Le syndicat “a fait une étude économique qui démontre qu’une revalorisation de 5% est socialement utile et économiquement largement soutenable”, a-t-il ajouté. Le Smic bénéficie chaque année d’une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l’inflation hors tabac constatée pour les 20% de ménages les plus pauvres – qui s’élève à 0,6% entre novembre 2024 et novembre 2025 – et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.En cours d’année, si l’inflation dépasse 2%, le Smic est par ailleurs augmenté automatiquement dans les mêmes proportions. Au-delà de ces évolutions mécaniques, le gouvernement peut choisir de donner un coup de pouce, mais le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande à l’Élysée.”Compte tenu du ralentissement du marché du travail, du niveau élevé du Smic par rapport au salaire médian et du coût très important des exonérations” de charges patronales sur les bas salaires, le groupe d’experts recommandaient de “ne pas aller au-delà de la revalorisation automatique”.En France, le Smic représentait 62,5% du salaire médian en 2024, “soit le niveau le plus élevé parmi les pays européens”, pointaient-ils. Ils se prononçaient également sur le sujet sensible des exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires.  Pour éviter l’effet “trappe à bas salaires”, ils jugeaient souhaitable de ramener progressivement le plafond ouvrant droit à ces exonérations à deux Smic. En septembre, le gouvernement avait déjà décidé de le ramener à trois Smic, contre 3,3 auparavant.La CGT pointe dans son communiqué un système qui “tire l’ensemble des salaires vers le bas” en incitant les entreprises à “maintenir des salaires au niveau du Smic pour maximiser ces exonérations, au détriment du niveau de vie des salarié.es”.