La France met à jour sa méthode pour devenir “neutre en carbone” en 2050

Le gouvernement a publié vendredi la stratégie actualisée de la France pour devenir “neutre en carbone” en 2050, un objectif extrêmement ambitieux qui passe entre autres par la fin du pétrole et du gaz.Ce projet de troisième Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3) paraît dix ans jour pour jour après l’Accord de Paris, traité signé en France pour abaisser les émissions de gaz à effet de serre mondiales.Depuis, le pays est resté fidèle à l’objectif de sortir des activités industrielles et des énergies qui alimentent le réchauffement de la planète.”Au terme de ces dix ans, nous pouvons être fiers du chemin parcouru”, écrit le président Emmanuel Macron dans une tribune publiée par le site d’opinions Projet Syndicate. Il y vante “la réussite de notre écologie à la française, qui combine progrès et protection, qui permet de réduire nos émissions et le chômage à la fois”.La France, avec l’Union européenne plus généralement, a des partenaires qui croient aussi à ces objectifs. Mais ils semblent de moins en moins influents, comme l’ont montré les négociations internationales récentes, en particulier à la conférence climat de novembre (COP30) à Belém (Brésil).Les États-Unis, premier producteur mondial de pétrole, comptent sur les hydrocarbures pour leur avenir, tandis que leur président Donald Trump ne croit pas aux prévisions des climatologues. De plus, de grands pays émergents ne souhaitent pas que la sortie des énergies fossiles soit un objectif explicite de la communauté internationale.En France, l’opinion publique est divisée sur les changements radicaux de mode de vie qu’implique cette “neutralité en carbone”. Moins de viande, moins d’essence, moins d’avion, d’autres modes de chauffage: de telles préconisations sont parfois impopulaires, qualifiées par exemple par l’opposition d’extrême droite d'”écologie punitive”.- “Électricité décarbonée” -“Attention, cette stratégie n’est pas une façon de dicter des changements de mode de vie, elle met l’accent sur les leviers dont nous disposons déjà: déployer davantage les pompes à chaleur, promouvoir les véhicules électriques…”, réplique la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, dans le quotidien Les Échos.”Ce n’est pas une transition écologique de centres-villes, où on mange du soja et on fait du vélo. C’est une transition écologique avec véhicules électriques pour tout le monde”, a appuyé son cabinet, en présentant à la presse ce projet de Stratégie.Certains objectifs ciblés peuvent paraître très compliqués à atteindre dans le temps imparti. Parmi les préconisations de cette Stratégie nationale bas carbone, on lit par exemple “2040-2045: sortie du pétrole”, et “2050: fin du gaz fossile”.La réduction de la dépendance aux importations d’hydrocarbures est un objectif largement partagé, qui profitera à la production nationale d’électricité, notamment renouvelable. L’objectif fixé est de passer à 55% d’électricité dans la consommation énergétique en 2050, contre 37% en 2023.”Avec une électricité décarbonée abondante, nous sommes dans une situation très favorable pour agir, pour le climat, mais aussi pour notre compétitivité, notre indépendance énergétique et notre prospérité”, a commenté le directeur de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE), Benoît Leguet.Dans les transports, l’électrique doit aussi progresser. Le gouvernement espère 15% de voitures électriques sur les routes en 2030. En 2050, pour les transports intérieurs, seul l’aérien continuerait à émettre du CO2, d’après la Stratégie. Camions électriques, trains et péniches déplaceraient les marchandises.L’agriculture est un autre champ d’action crucial pour la France. Les recommandations vont de “davantage de fruits et légumes, et de légumineuses” dans le régime alimentaire à “réduire l’intensité carbone de l’élevage”, via le retour des pâturages entre autres.Dans l’alimentation, le gouvernement veut “réduire le gaspillage alimentaire de 50% d’ici 2030 par rapport à 2015”.Dans l’industrie, il s’agira de “réindustrialiser en décarbonant la production”, ou encore de “faire évoluer les modes de consommation pour réduire la demande en processus intensifs en carbone”.Greenpeace s’est dite très sceptique. “La réalité de la trajectoire de la France laisse craindre des ambitions de façade”, écrit un de ses experts sur l’énergie, Nicolas Nace.

Les petits colis chinois entrant dans l’UE seront taxés 3 euros à partir de juillet 2026

Trois euros à compter du 1er juillet 2026: les Etats européens se sont entendus vendredi sur la taxation des petits colis importés dans l’Union européenne, une mesure qui vise à contrer l’afflux de produits chinois à bas prix sur le marché européen.Voici comment cette taxe s’appliquera, selon un porte-parole du Conseil:- Tous les paquets seront au minimum taxés 3 euros- Si un colis contient plusieurs exemplaires d’un même article (un même t-shirt par exemple), la taxe ne s’appliquera qu’une fois.- Si le paquet contient plusieurs produits différents (un jean et un t-shirt par exemple), il faudra payer 3 euros par produit.”Cette mesure temporaire répond au fait qu’actuellement, ces colis sont importés dans l’UE sans subir de droits de douane, ce qui entraîne une concurrence déloyale pour les vendeurs européens, des risques pour la santé et la sécurité des consommateurs, des niveaux élevés de fraude et des inquiétudes pour l’environnement”, a souligné le Conseil, qui représente les 27 Etats membres. Quelque 4,6 milliards d’envois d’une valeur inférieure à 150 euros sont entrés sur le marché européen en 2024, soit plus de 145 chaque seconde. Sur ce total, 91% provenaient de Chine.Il y a un mois, les ministres des Finances européens avaient approuvé la suppression dès l’an prochain de l’exonération de droits de douane dont bénéficient depuis longtemps ces “petits colis”.Une mesure qui vise à lutter contre le déferlement de produits chinois à bas prix, achetés sur des plateformes asiatiques comme Shein, Temu ou AliExpress.Cet afflux de paquets importés sans aucun droit de douane est dénoncé avec plus en plus de vigueur comme une forme de concurrence déloyale par les producteurs et les commerçants européens.De plus, la masse de colis arrivant en Europe est telle que les douaniers sont fréquemment dans l’incapacité de contrôler leur conformité.Difficile dans ces conditions d’intercepter les produits dangereux ou contrefaits avant qu’ils n’arrivent dans les mains des consommateurs.- Une bataille menée par la France -“L’instauration d’un montant forfaitaire sur les petits colis est une victoire majeure pour l’Union européenne”, a salué le ministre français de l’Economie Roland Lescure, qui a porté ce combat à Bruxelles.La France, en plein bras de fer avec le géant de l’e-commerce d’origine chinoise Shein, après le scandale de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A, est en pointe dans ce dossier.La mesure était en fait déjà prévue dans le cadre de la réforme de l’Union douanière (le système douanier européen), mais celle-ci ne doit s’appliquer qu’en 2028.Les ministres de l’Economie de l’UE se sont donc entendus à Bruxelles sur un dispositif transitoire, qui s’appliquera à partir du 1er juillet prochain, et jusqu’à l’entrée en vigueur d’une solution pérenne qui devrait accompagner ou précéder la réforme douanière.La France avait proposé à ses partenaires d’imposer une “taxe forfaitaire”, c’est à dire d’un montant fixe, plutôt qu’une taxe proportionnelle comme le préconisait la Commission européenne. Et c’est l’option défendue par Paris, beaucoup plus dissuasive, qui a été validée.- Une première étape -En revanche, la mesure ne s’appliquera qu’en juillet, alors que Paris militait pour une entrée en vigueur dès le premier trimestre.Mettre en place un système transitoire “n’est pas simple, car nous devons le faire avec nos moyens existants”, en attendant la plateforme de données, avait expliqué en amont un diplomate européen.La taxation des petits colis n’est qu’une première étape d’une offensive de l’UE contre l’avalanche de produits chinois qui entrent sur son territoire : elle devrait s’accompagner de l’instauration à partir de novembre 2026 de frais de traitement sur ces même colis valant moins de 150 euros. Bruxelles a proposé en mai de les fixer à deux euros par paquet.Cette somme aidera à financer le développement des contrôles, et contribuera selon l’UE, avec la perception des droits de douane, à rééquilibrer les règles du jeu entre les produits européens et la concurrence “made in China”. En outre,  plusieurs pays membres, comme la France et l’Italie, ont déjà annoncé la mise en place de tels frais de traitement à l’échelle nationale. 

À Mayotte, les déchets du cyclone Chido empoisonnent toujours l’île

Sur le front de mer de Mamoudzou, un voilier éventré repose encore sur un trottoir, un an après que le cyclone Chido a dévasté Mayotte. À ses pieds, des débris de coques et des morceaux de polyester s’enfoncent dans les rochers.La scène rappelle le lendemain du passage du cyclone tropical Chido, qui avait frappé l’archipel de plein fouet le 14 décembre 2024, faisant 40 morts et 41 disparus. Les bateaux à l’ancre dans le lagon du département français avaient été surpris par les vents: parmi les naufrages, une vedette de la gendarmerie et une barge reliant les deux îles de Mayotte.Un peu plus loin, la route littorale débouche sur une vaste étendue de gravats: les débris des habitations dévastées y sont encore entassés, presque inchangés depuis un an, malgré les opérations de nettoyage.Selon la préfecture de Mayotte, “le passage successif des cyclones Chido et Dikeledi (qui a provoqué des pluies diluviennes le 12 janvier, ndlr) ont généré près de 10.000 tonnes de déchets” dans la collectivité de 374 km2.Quelque 50 “sites tampons” avaient alors été mis en place à travers Mayotte. “Il en reste cinq sur le territoire”, précise Chanoor Cassam, directeur général du Sidevam, en charge de la collecte et du traitement des déchets ménagers.Il espérait voir disparaître “la totalité de ces tas d’ordures en mai”. Mais en décembre, la situation reste inextricable. Il faut dire que les vents à plus de 210 km/h ont aussi perturbé durablement le service des collectes. Les premiers mois, le site d’enfouissement du nord, endommagé, ne pouvait traiter plus de 300 tonnes quotidiennes. Aujourd’hui, il en absorbe “400 à 500”. Mais les dépôts encore visibles sur l’île mêlent bois, ferrailles ou plastiques, qui doivent être triés puis exportés avant l’enfouissement des déchets non valorisablesCar Mayotte ne dispose ni de filière de recyclage ni d’incinérateur. Le tri repose sur quelques bornes d’apports volontaires, avant l’expédition des matériaux “en Hexagone”, rappelle Philippe Moccand, directeur régional outre-mer de Citeo, chargé de la collecte des déchets recyclables sur l’île.Le résultat reste marginal: “seulement 3% des emballages en verre, plastique, papier, carton ou des conserves sont triés” à Mayotte contre 66% dans l’Hexagone, souligne Chanoor Cassam.- Risques sanitaires -Ces amas de déchets créent des risques sanitaires croissants. En février, la préfecture a autorisé “pour des raisons de salubrité et de santé publique” le brûlage exceptionnel d’une partie des déchets.La mesure visait à contenir rats et moustiques, “vecteurs de maladies graves” dans un territoire touché en 2024 par une épidémie de choléra, alertait alors la sénatrice (LR) Marta de Cidrac, présidente du groupe d’études “Économie circulaire” qui appelle à “repenser la gestion des déchets à Mayotte”.Le mélange des déchets produit un lixiviat (jus) toxique qui s’infiltre dans les sols, menace les nappes phréatiques et, par ruissellement, gagne le littoral. “Les appareils électroménagers peuvent aussi rejeter des métaux lourds”, rappelle le directeur du Sidevam, Chanoor Cassam.Une pollution diffuse qui atteint la végétation, les rivières et finit parfois dans le lagon de Mayotte, que les élus locaux ambitionnent d’inscrire au patrimoine mondial de l’Unesco.Pour Damien Devault, maître de conférences en éco-toxicologie qui participe au projet Plasma (“Pollution aux microplastiques du lagon de Mayotte”), “les conséquences sur l’écosystème marin sont indéniables”.D’autant que les épaves accentuent le phénomène. Des fragments de coques flottent encore entre deux eaux et rejoignent parfois les mangroves. Les rivières rejettent d’autres déchets.”Les navires en polyester sont en décomposition dans l’eau depuis un an. Nous manquons de moyens pour les extraire du lagon, le risque qu’ils cassent et polluent encore davantage le milieu est grand et on ne sait pas où les mettre”, souligne le chercheur.”Le cyclone a rendu extrêmement visibles des problématiques qui étaient déjà présentes sur l’île en les amplifiant”, poursuit-il. En août, l’État a missionné une entreprise pour retirer certaines épaves qui menaçaient la navigation. Pour les autres, il n’y a plus d’urgence, veut croire un spécialiste de la biodiversité dans l’archipel, souhaitant rester anonyme.”Le gazole et l’huile des moteurs se sont déjà échappés. Et quand un bateau est échoué sur les rochers, il est quasiment inaccessible”.

Nouvelles sanctions américaines contre le Venezuela

De nouvelles sanctions contre des compagnies maritimes opérant au Venezuela et des proches du président Nicolas Maduro ont été imposées par Washington, après la saisie spectaculaire d’un pétrolier par les Etats-Unis, dénoncée par Caracas comme de la “piraterie”.Selon des responsables américains, cités par la chaîne NBC News, ce pétrolier fait route vendredi vers le port de Galveston au Texas. L’équipage sera libéré une fois arrivé à destination.Les sanctions contre “le régime illégitime de Nicolas Maduro au Venezuela” visent trois neveux de l’épouse du président que Washington accuse d’être des narcotrafiquants, un homme d’affaires panaméen soupçonné d’avoir facilité les transactions pétrolières de Caracas, et six compagnies maritimes accusées d’avoir transporté du pétrole vénézuélien, a détaillé le Trésor américain.Ces personnes et entreprises se voient interdire toute transaction avec une société ou individu américains et leurs avoirs aux Etats-Unis sont gelés.L’administration du président américain Donald Trump accuse Nicolas Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément catégoriquement, affirmant que Washington cherche à le renverser pour s’emparer du pétrole de son pays.Washington a aussi annulé, selon Caracas, un vol de retour de migrants clandestins vénézuéliens prévu vendredi. Ces vols, une priorité du président Donald Trump, se poursuivaient jusque là malgré la crise entre les deux pays et l’annonce fin novembre du président américain que l’espace aérien vénézuélien était “fermé”.- “Piraterie navale” -Ces nouvelles sanctions interviennent après la saisie par les forces américaines mercredi en mer des Caraïbes d’un pétrolier, le Skipper, qui selon des responsables américains transportait du pétrole en provenance du Venezuela et d’Iran à destination de Cuba.”Ils ont enlevé les membres d’équipage, volé le navire et inauguré une nouvelle ère, l’ère de la piraterie navale criminelle dans les Caraïbes”, a protesté jeudi soir M. Maduro à la télévision publique.Résumant la stratégie américaine, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a déclaré que le président Donald Trump n’entendait pas “rester les bras croisés à regarder des navires sanctionnés naviguer sur les mers avec du pétrole provenant du marché noir, dont les profits alimenteront le narcoterrorisme de régimes voyous et illégitimes”.Elle a précisé que les Etats-Unis avaient l’intention de “saisir le pétrole” du navire, reconnaissant cependant que cela posait des questions légales.Washington entend intercepter d’autres pétroliers sous sanction, ont aussi indiqué des responsables cités par le Washington Post.Les Etats-Unis ont déployé un important dispositif militaire dans les Caraïbes depuis cet été, et bombardé des embarcations suspectées de narcotrafic en provenance du Venezuela. Ce déploiement est notamment soutenu par l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix, qui a salué jeudi depuis Oslo les actions “décisives” de Donald Trump “pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui, à savoir un régime (vénézuélien, ndlr) plus faible que jamais, car celui-ci pensait auparavant pouvoir tout faire”.C’est la première fois que le président américain ordonne la saisie d’un pétrolier, visant à priver Caracas de sa principale source de revenus.Soumis à un embargo depuis 2019, Caracas écoule sa production pétrolière sur le marché noir à des prix nettement plus bas, à destination en particulier de la Chine. La saisie du pétrolier pourrait peser sur ces exportations, en dissuadant les acheteurs potentiels.- Soutien de Moscou -M. Maduro a indiqué que Caracas allait lancer “les actions juridiques et diplomatiques appropriées”. Sans dire que quelle nationalité était le navire, il a précisé qu’il transportait “vers les marchés internationaux 1.900.000 barils de pétrole — pétrole qui a été payé au Venezuela, car quiconque importe du pétrole le paie d’abord”.Selon les données du site Vesselfinder vendredi à 05H30 GMT, le Skipper se trouvait dans les eaux internationales au sud-est de l’archipel français de la Guadeloupe, et se dirigeait vers le nord.Le navire a été sanctionné par le Trésor américain en 2022 pour des liens présumés avec le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien et le Hezbollah.Lors d’un échange téléphonique avec M. Maduro, le président russe, Vladimir Poutine, lui “a exprimé sa solidarité” et a “confirmé son soutien” à sa politique “visant à protéger ses intérêts nationaux et sa souveraineté dans un contexte de pressions extérieures croissantes”, a expliqué le Kremlin dans un communiqué.Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a affirmé jeudi avoir mis en garde son homologue américain lors d’un appel téléphonique le 2 décembre.”Je lui ai dit: Trump, nous ne voulons pas d’une guerre en Amérique latine”, a déclaré Lula, selon qui le président américain a alors répondu: “mais moi j’ai plus d’armes, plus de bateaux, plus de bombes”.

In Pakistan, ‘Eternal Love’ has no place on YouTube

YouTube has hit pause on a dating show that whisked eight men and women from deeply conservative Pakistan to a sun-soaked Istanbul villa, where the strangers mingled, flirted and searched for chemistry.What was meant to be a glittering escape into modern-day romance sparked a storm back home, turning the rose-petal drama into a cultural, traditional and religious flashpoint.Dating and sex outside of marriage are prohibited by law in the Muslim-majority country, where public displays of affection can draw penalties.The show “Lazawal Ishq”, or “Eternal Love”, aired 50 episodes before it was recently taken off YouTube in Pakistan, though it is still available elsewhere.The format, reminiscent of the British reality hit “Love Island”, pushed boundaries that Pakistani entertainment typically avoids.”Our programme might not be watchable in Pakistan due to political reasons,” the show posted on its Instagram page.It advised Pakistani viewers to use virtual private networks (VPNs) to continue watching.YouTube did not immediately reply to an AFP request for comment on why the show was suspended.The show’s trailer starts with the host, actress Ayesha Omer, entering the villa in a white dress, where she meets contestants who are to choose a partner of their liking and test their compatibility through 100 episodes.Omer swiftly came under fire online for wearing a “Western dress” and hosting a show that “promotes obscene and immoral content”, an increasingly common reaction to celebrities who deviate from Pakistan’s conservative expectations.Omer countered on Instagram that “this is not a Pakistani show… it is a Turkish production, but of course people in Pakistan can watch it.”- ‘A lot of complaints’ – The Urdu-language show proved popular, with the inaugural trailer getting over two million views.The online buzz underscored a growing divide between Pakistan’s younger, digitally connected audience and traditional gatekeepers anxious about changing values.”It was something fun to watch. A show that showed that people in Pakistan can and do date even though it is frowned upon,” said one viewer who requested anonymity to speak freely.But someone soon filed a petition to the Pakistan Electronic Media Regulatory Authority (PEMRA), it said, seeking a ban and claiming the show goes against “Pakistan’s religious and social values by showing unmarried men and women living together”.The regulator acknowledged receiving “a lot of complaints” about “Eternal Love” but said it did not have jurisdiction over digital platforms.PEMRA advised petitioning the Pakistan Telecommunication Authority, which oversees online content. It did not respond to requests for comment.It is not the first time YouTube has taken down a programme deemed offensive by conservative Pakistanis.Last year, the show “Barzakh”, a family drama that touched on topics including love and spirituality, was removed on claims it promoted LGBTQ relationships.

Greenpeace asperge de peinture la place de l’Étoile à Paris

Des militants de l’ONG Greenpeace ont aspergé de peinture vendredi à Paris les pavés de la place de l’Étoile pour protester contre les modestes avancées de l’accord de Paris sur le climat, adopté il y a dix ans jour pour jour.Vers 11H15, a constaté un journaliste de l’AFP, ces militants, accompagnés de ceux d’Action justice climat et d’Action non-violente COP21, ont aspergé de la peinture de couleur orange foncé, aux “pigments naturels”, “pas nocive et qui s’efface à l’eau” selon eux, le sol de la place où se trouve l’Arc de triomphe, sur le rond-point en haut de la célèbre avenue des Champs-Élysées.Les militants climatiques ont déployé plusieurs banderoles près du rond-point. L’une d’elles arborait le message “10 ans de sabotage climatique”.Ils se sont dispersés au moment de l’arrivée de la police, alors que les voitures continuaient à circuler sur le rond-point.Adopté par la quasi-totalité des pays du monde à la COP21 le 12 décembre 2015, l’accord de Paris fixait l’objectif de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale “bien en deçà de 2°C” par rapport à l’ère pré-industrielle et de poursuivre les efforts pour la contenir à 1,5°C.De nombreuses voix, dont celle du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, ont toutefois reconnu récemment que l’objectif de 1,5°C ne serait pas tenu à court terme.La dernière COP qui s’est tenue au Brésil en novembre s’est par ailleurs terminée sur de modestes engagements, sans citer les énergies fossiles dans ses conclusions.”Il faut faire des choses spectaculaires qui vont attirer l’attention des journalistes, des gens et de l’État pour faire parler de ça. C’est un peu navrant, mais c’est ça la résistance citoyenne aujourd’hui, c’est trouver des moyens innovants d’attirer l’attention sur ces sujets”, a expliqué à l’AFP Jason Temaui Man, un militant pro-climat polynésien ayant participé à l’action organisée par Greenpeace.Le ministère de la transition écologique a prévu de son côté de commémorer les dix ans de l’accord de Paris avec des tables-rondes, en présence du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et de l’ancien président de la COP21, Laurent Fabius.

Greenpeace asperge de peinture la place de l’Étoile à Paris

Des militants de l’ONG Greenpeace ont aspergé de peinture vendredi à Paris les pavés de la place de l’Étoile pour protester contre les modestes avancées de l’accord de Paris sur le climat, adopté il y a dix ans jour pour jour.Vers 11H15, a constaté un journaliste de l’AFP, ces militants, accompagnés de ceux d’Action justice climat et d’Action non-violente COP21, ont aspergé de la peinture de couleur orange foncé, aux “pigments naturels”, “pas nocive et qui s’efface à l’eau” selon eux, le sol de la place où se trouve l’Arc de triomphe, sur le rond-point en haut de la célèbre avenue des Champs-Élysées.Les militants climatiques ont déployé plusieurs banderoles près du rond-point. L’une d’elles arborait le message “10 ans de sabotage climatique”.Ils se sont dispersés au moment de l’arrivée de la police, alors que les voitures continuaient à circuler sur le rond-point.Adopté par la quasi-totalité des pays du monde à la COP21 le 12 décembre 2015, l’accord de Paris fixait l’objectif de maintenir la hausse de la température moyenne mondiale “bien en deçà de 2°C” par rapport à l’ère pré-industrielle et de poursuivre les efforts pour la contenir à 1,5°C.De nombreuses voix, dont celle du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, ont toutefois reconnu récemment que l’objectif de 1,5°C ne serait pas tenu à court terme.La dernière COP qui s’est tenue au Brésil en novembre s’est par ailleurs terminée sur de modestes engagements, sans citer les énergies fossiles dans ses conclusions.”Il faut faire des choses spectaculaires qui vont attirer l’attention des journalistes, des gens et de l’État pour faire parler de ça. C’est un peu navrant, mais c’est ça la résistance citoyenne aujourd’hui, c’est trouver des moyens innovants d’attirer l’attention sur ces sujets”, a expliqué à l’AFP Jason Temaui Man, un militant pro-climat polynésien ayant participé à l’action organisée par Greenpeace.Le ministère de la transition écologique a prévu de son côté de commémorer les dix ans de l’accord de Paris avec des tables-rondes, en présence du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot et de l’ancien président de la COP21, Laurent Fabius.

Ariège: l’abattage des bovins a débuté dans la ferme où un cas de dermatose a été détecté

Après deux jours de mobilisation d’agriculteurs contre la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), les services vétérinaires ont commencé vendredi à abattre les 207 vaches d’un élevage d’Ariège sous la protection des gendarmes mobiles, après des incidents la veille dans cette ferme.Vendredi matin, aux alentours de 10h30, les premières vaches ont été abattues et chargées par un engin dans un des camions benne devant les conduire dans un centre d’incinération, a constaté le journaliste de l’AFP. Une demi-heure plus tard, le premier camion a quitté la ferme.Jeudi soir, les gendarmes ont délogé par la force quelques centaines de manifestants qui bloquaient l’accès à l’exploitation avec des dizaines de tracteurs et des troncs d’arbres en travers de la route étroite et sinueuse, au pied des Pyrénées.L’intervention des gendarmes en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaures, a été émaillée d’incidents entre les forces de l’ordre et les manifestants. Des journalistes de l’AFP sur place ont assisté à des jets de pierre et de grenades lacrymogènes entre les deux positions.Vers 23h00, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de l’exploitation et les manifestants se sont dispersés, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale (CR) ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants “d’ultragauche”, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. – Quatre interpellations -Quatre personnes ont été interpellées jeudi soir lors de l’opération dans le village des Bordes-sur-Arize, mais une seule restait en garde à vue vendredi matin, selon le parquet de Foix.”On agit pour éviter qu’il y ait une maladie qui se propage qui causerait des dégâts terribles dans l’élevage bovin”, a déclaré sur RTL M. Nuñez.Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l’un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, “on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d’abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre”, a-t-il regretté.Vendredi matin, il n’y avait plus qu’une dizaine de manifestants mais plus aucun tracteur à proximité de la ferme, dont l’accès est toujours restreint par plusieurs véhicules de la gendarmerie mobile.”On s’est pris pas loin de mille grenades sur la gueule. C’est la manière dont on nous traite, comme de la merde”, a regretté auprès de l’AFP Lionel Candelon, président de la CR du Gers.Des agriculteurs restent mobilisés dans le Sud-Ouest contre la gestion de la stratégie du gouvernement face à la DNC, mais aussi pour d’autres raisons.- Vaccination étendue -A Agen, des manifestants ont déversé de nombreux déchets dans la nuit de jeudi à vendredi devant des bâtiments administratifs. La CR du Lot-et-Garonne, qui s’est aussi mobilisée jeudi aux Bordes-sur-Arize, avait qualifié la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, de “pompier pyromane”.En Lozère, un barrage filtrant a été établi sur l’A75 Clermont-Béziers dans la nuit de jeudi à vendredi.Alors que les manifestants réclament une vaccination préventive élargie du cheptel, le ministre du Commerce Serge Papin a estimé vendredi que “la solution, c’est le vaccin”.”On ne résoudra que par la vaccination”, a-t-il affirmé sur Europe 1. “Tout le monde est de bonne foi dans cette affaire. L’Etat doit prendre une décision et protéger l’essentiel”, a-t-il dit.En Ariège, le préfet a annoncé jeudi qu’une campagne de vaccination des 33.000 bovins du département allait débuter en fin de semaine prochaine.Le gouvernement a étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire en Occitanie.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué de presse vendredi.Dans un communiqué séparé, le préfet des Pyrénées-Atlantiques cite aussi le département des Landes parmi ceux qui font l’objet de l’extension de la zone vaccinale.