Le groupe de mode IKKS trouve repreneur mais perd 500 emplois

Énième symbole de la crise du prêt-à-porter français, le groupe IKKS a trouvé repreneur mais voit ses effectifs réduits de moitié, avec la perte d’environ 500 emplois, selon une décision vendredi du tribunal des activités économiques de Paris.L’offre de Santiago Cucci, actuel président de la holding HoldIKKS, et Michaël Benabou, cofondateur de Veepee (ex-Vente privée), validée par le tribunal, permet le maintien de 546 emplois sur les 1.094 en France et de 119 points de vente, selon un jugement consulté par l’AFP.Le Basque Santiago Cucci, qui a fait ses armes comme dirigeant chez Quiksilver et Tommy Hilfiger, a indiqué vendredi dans un entretien au site spécialisé Fashion Network vouloir se “recentrer sur le navire amiral”, soit, selon lui, les activités adultes d’IKKS, ce qui implique de mettre “en veille l’activité junior”. “Il faut se rendre compte que le junior est à l’origine de 82% des pertes d’IKKS”, a-t-il justifié. C’est un “coup sur l’emploi terrible” mais le choix de la “meilleure” offre parmi celles déposées, selon Sébastien Hervé, secrétaire général du syndicat CFDT dans le Maine-et-Loire, où se trouve le siège d’IKKS, marque haut de gamme pour femmes, hommes et enfants fondée en 1987. Le prix de cession est de 700.000 euros et les repreneurs s’engagent à un apport à court terme de 16 millions d’euros. S’y ajoute 700.000 euros d’abondement au plan de sauvegarde de l’emploi pour les salariés non repris, pour notamment des aides à la création d’entreprises ou à la mobilité. – “Deuil” -“C’est un véritable deuil pour celles et ceux qui voient brutalement s’arrêter l’aventure IKKS”, écrit la CFDT dans un communiqué. “Pour les salariés repris, l’incertitude reste immense”. Plombé par la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère venue d’Asie, l’habillement français peine à subsister et, dans ce contexte, l’existence d’une offre de reprise sérieuse était déjà un soulagement face au risque de liquidation judiciaire, funeste couperet tombé sur le groupe d’électroménager Brandt jeudi.”Cette offre a le mérite d’exister et de maintenir plusieurs centaines d’emplois”, indique à l’AFP Hélène Signoret, avocate du Comité social et économique (CSE) représentant des salariés, qui a rendu un avis favorable devant le tribunal.”Évidemment, ce n’est pas une offre parfaite, elle va s’accompagner de beaucoup de licenciements, notamment sur le siège de Saint-Macaire-en-Auge et de beaucoup de fermetures de boutiques”, regrette-t-elle.Elle s’inquiète en particulier du sort des salariés du siège, où un poste sur trois seulement serait maintenu, une restructuration pouvant déboucher sur des “difficultés opérationnelles”. Dans les magasins repris, pas de réduction d’effectifs: soit un magasin est repris avec tous ses salariés, soit il est fermé.- Fast-fashion destructrice -Avec l’offre acceptée, 92 magasins en propre sont repris, représentant 341 emplois. S’y ajoutent 27 corners aux Galeries Lafayette (44 emplois) et 161 emplois au siège. Par ailleurs, 100 points de vente d’affiliés sont repris, soit 300 emplois indirects.Avant même la décision, “le plan a commencé à être mis en oeuvre par la direction”, explique Sébastien Hervé, “des magasins ont commencé à être fermés”, des déstockages mis en place. L’entreprise possédait fin août 473 points de vente en France et dans 11 autres pays, et employait 1.287 salariés dans le monde, dont 1.094 en France, selon les administrateurs judiciaires.IKKS a rejoint la longue liste des entreprises françaises de prêt-à-porter en difficulté: Camaïeu, Kookaï, Gap France, Jennyfer, André, San Marina, Minelli, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam, Kaporal…”Depuis 10 ans, 48.000 emplois ont été détruits dans le commerce”, estime la CFDT, qui “alerte depuis longtemps sur l’effondrement progressif du secteur, marqué par des faillites en série” et “appelle l’État à prendre des mesures fortes et courageuses” face notamment au “modèle destructeur” de la fast-fashion.Après le difficile passage à la vente en ligne, le Covid-19, l’inflation et désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, l’activité du secteur habillement/textile recule de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l’Institut français de la mode (IFM).

Gaza civil defence says 16 dead as heavy rains batter territory

Gaza’s civil defence agency on Friday said at least 16 people had died in the last 24 hours, including three children who died from exposure to the cold, as a winter storm batters the territory.Heavy rain from Storm Byron has flooded tents and temporary shelters across the Gaza Strip since late Wednesday, compounding the suffering of the territory’s residents, nearly all of whom were displaced during more than two years of war.Gaza’s civil defence agency, which operates as a rescue force under Hamas authority, told AFP three children had died from exposure to the cold — two in Gaza City and one in Khan Yunis in the south.Al-Shifa Hospital in Gaza City confirmed the deaths of Hadeel al-Masri, aged nine, and Taim al-Khawaja, who it said was just several months old.Nasser Hospital in Khan Yunis on Thursday said eight-month-old Rahaf Abu Jazar had died in the nearby tented encampment of Al-Mawasi due to the cold.With most of Gaza’s buildings destroyed or damaged, thousands of tents and makeshift shelters now line areas cleared of rubble.Civil defence spokesman Mahmud Bassal said six people died when a house collapsed in the Bir al-Naja area of the northern Gaza Strip.Two bodies were recovered from the rubble of a home in the Sheikh Radwan neighbourhood of Gaza City, he added.Five others died when walls collapsed in multiple separate incidents, Bassal said.In a statement, the civil defence said its teams had responded to calls from “13 houses that collapsed due to heavy rains and strong winds, mostly in Gaza City and the north”.- No dry clothes -Under gloomy skies in Nuseirat in the central Gaza Strip, Palestinians used bowls, buckets and hoes to try and remove the water that had pooled around their tents made of plastic sheeting.Young children, some barefoot and others wearing open sandals, trudged and hopped through ponds of muddy water as the rain continued to fall.”The mattress has been soaked since this morning, and the children slept in wet bedding last night,” Umm Muhammad Joudah told AFP.”We don’t have any dry clothes to change into.”Saif Ayman, a 17-year-old who was on crutches due to a leg injury, said his tent had also been submerged.”In this tent we have no blankets. There are six of us sleeping on one mattress, and we cover ourselves with our clothes,” he said.Jonathan Crickx, spokesman for the UN children’s agency who is currently in Gaza, told AFP night-time temperatures could drop to around eight or nine degrees Celsius (46-48 degrees Fahrenheit).”The rains are heavy, and these families are living in makeshift tents battered by the wind, where they’re barely protected by a plastic tarp,” he said.Samer Morsi, a 22-year-old displaced Palestinian sheltering in the central area of Deir el-Balah, said he had “spent the night holding onto the tent pole so it wouldn’t fly away in the strong wind”.”We don’t know how to cope with these harsh conditions,” he added.”We are human beings with feelings, not made of stone.”- ‘Appalling hygiene conditions’ -Crickx also described “absolutely appalling hygiene and sanitary conditions,” saying there was a fear that preventable waterborne illnesses could spread.”There aren’t enough toilets, there are places — I saw some in Gaza City — where large pools of water are essentially open sewers right next to the displacement camps. So we’re especially concerned for the immediate health of the children,” he said.A ceasefire between Israel and militant group Hamas that took effect in October has partially eased restrictions on goods and aid entering into the Gaza Strip.But supplies have entered in insufficient quantities, according to the United Nations, and the humanitarian needs are still immense.The UN’s World Health Organization warned on Friday that thousands of families were “sheltering in low-lying or debris-filled coastal areas with no drainage or protective barriers”.”Winter conditions, combined with poor water and sanitation, are expected to drive a surge in acute respiratory infections,” it added.

Rwanda leading east African region toward war: US envoy to UNFri, 12 Dec 2025 19:12:42 GMT

The United States on Friday accused Rwanda of fanning a regional war with its support of the M23 armed group in eastern DR Congo, just days after the signing of a US-brokered peace deal.Last week, amid great fanfare, the Congolese and Rwandan leaders signed the deal in Washington at US President Donald Trump’s urging, raising …

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Biathlon: Lou Jeanmonnot, entre victoire et ambiance lourde

Victorieuse pour la première fois de la saison lors du sprint de Hochfilzen (Autriche), Lou Jeanmonnot a alterné vendredi entre la satisfaction d’un succès et l’amertume en raison de l’ambiance lourde au sein de l’équipe de France avec l’affaire Julia Simon.Côté pile, il y a la manière avec laquelle Lou Jeanmonnot est allée chercher sa victoire sous le soleil sur Tyrol autrichien. Un premier sans-faute sur le pas de tir cet hiver et une très bonne glisse sous les skis.”La course n’est pas parfaite, dans le sens où le tir n’est pas rapide. Mais je suis fière d’avoir réussi à régler ce tir debout, parce que c’était nécessaire”, a expliqué à l’AFP après la course Lou Jeanmonnot.”J’avais un peu peur de ce tir de manière générale sur les dernières semaines. Valider avec ce plein, ça fait du bien”, a souligné la Franc-Comtoise de 27 ans.”Ça veut dire qu’elle était vraiment présente, elle a su s’adapter, patienter. Elle n’est pas restée stéréotypée. Ca montre un caractère”, a apprécié l’entraîneur des Bleues au tir, Jean-Paul Giachino, après la course.Côté face, il y a toutefois l’amertume d’évoluer depuis plusieurs années dans une ambiance rendue difficile au sein du groupe par l’affaire des cartes de crédit dans laquelle Julia Simon a été récemment condamnée.- “C’est lourd” -Visée par deux plaintes pour avoir utilisé à plusieurs reprises à partir de 2021 les cartes bancaires de sa coéquipière Justine Braisaz-Bouchet et de la kinésithérapeute de l’équipe, Julia Simon, décuple championne du monde et lauréate de la Coupe du monde en 2023, a reconnu les faits devant le Tribunal correctionnel d’Albertville le 24 octobre.Elle a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende, et a fini de purger le 7 décembre son mois de suspension ferme, sanction disciplinaire infligée par la commission de discipline de la Fédération française de ski (FFS). A Hochfilzen, elle effectue son retour dans le groupe et en compétition après avoir purgé un mois de suspension. Elle a décroché une 19e place sur le sprint.”C’est lourd, ce n’est pas comme ça que j’aurais voulu vivre ma carrière en équipe de France A. J’aurais aimé que ce soit comme quand j’étais cadette, que j’aille à l’entraînement avec des copines, et heureuse d’y aller. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Mais on a appris à faire avec”, a commenté Jeanmonnot au micro de la chaîne L’Equipe.Une prise de position forte de la part de celle qui est devenue la leader de l’équipe de France féminine au cours des deux dernières saisons, prenant la 2e place de la Coupe du monde en 2023/24 et en 2024/25.”Là où je suis déçue, c’est pour Justine, parce qu’elle paie beaucoup trop cher des choses dont elle a été victime à un moment donné”, a poursuivi Jeanmonnot au micro de L’Equipe, évoquant des menaces de mort sur les réseaux sociaux contre la fille de Justine Braisaz-Bouchet.- Perrot monte en puissance -A deux mois des Jeux olympiques de Milan Cortina sur le site d’Anterselva, l’ambiance est donc pesante au sein de l’équipe féminine française, qui avait réussi les deux saisons précédentes à passer outre sur la piste.”Les jeunes filles ont été suffisamment intelligentes pour mettre leurs problèmes privés de côté sur tous les stages et tous les entraînements et de s’entraîner, et de faire en sorte que sportivement parlant, ça se passe très bien et c’est ce qui s’est passé”, avait estimé le patron du biathlon français, Stéphane Bouthiaux début octobre.Malgré cette affaire, les Françaises ont en effet remporté les deux derniers titres mondiaux en relais, effectuant une vraie razzia en 2024 et 2025. La saison passée, cinq Françaises s’étaient placées aux huit premières places du général.Samedi pour le relais (4×6 km), le staff de l’équipe de France a sélectionné les quatre premières Bleues du sprint (Camille Bened, Jeanne Richard, Justine Braisaz-Bouchet et Lou Jeanmonnot) et n’ont pas retenu  Julia Simon.A côté de cette ambiance pesante, la valeur montante de l’équipe de France masculine, Eric Perrot est montée en puissance.Auteur d’un 10/10 au tir, il a pris la deuxième place à quatre secondes de l’Italien Tommaso Giacomel, effaçant immédiatement la frustration d’un premier podium manqué la semaine dernière sur la poursuite à Ostersund.

Nicolas Sarkozy dédicace son livre au côté de son fils Louis à Menton

L’ancien président Nicolas Sarkozy a dédicacé vendredi son livre sur ses 20 jours d’incarcération à Menton, au côté de son fils Louis, candidat à la mairie dans cette ville frontalière où le RN est favori.Arrivés à pied dans une librairie en début d’après-midi après une première séance de dédicaces à Cannes, où Nicolas Sarkozy a reçu la visite du maire LR David Lisnard, le père et le fils ont salué les dizaines de personnes qui faisaient déjà la queue.Puis le père s’est installé à l’intérieur de la petite librairie où le fils avait dédicacé son livre sur Napoléon au printemps pour sa première apparition publique dans la ville.”Merci”, “Merci monsieur Sarkozy”, “Merci monsieur le président”: le défilé a duré près de trois heures. Les journalistes ont pu pénétrer à tour de rôle quelques minutes dans la librairie, avec des exceptions: Le Monde et Libération n’ont pas été autorisés à entrer, Le Figaro a été prié de rester.”J’aime l’homme, ce qu’il a fait ou pas fait c’est pas mon problème. Il a fait énormément pour la France”, a expliqué Gisèle Lejeune, ancienne militaire de 78 ans. “Mais pour son fils, ça va être dur à Menton. Il n’a pas la même hargne en lui, il va se faire manger”.”Il fait tout pour faire parler de lui, comme son père”, a lancé Soisic Floranceau, retraitée de l’immobilier de 79 ans, raillant la file depuis le trottoir d’en face: “Les gens qui admirent un escroc, faut vraiment être neuneu”.Dans cette ville où la députée RN Alexandra Masson, candidate à la mairie, a été réélue l’an dernier avec 56% des voix, le refus annoncé de Nicolas Sarkozy d’appeler à un front républicain contre le RN ne fait pas débat.De retour à sa permanence après le départ de son père, Louis Sarkozy lui-même a rejeté tout “cordon sanitaire” en insistant: “Le RN est un parti comme les autres”.”Les électeurs du RN étaient ceux de Nicolas Sarkozy il y a quelques années. Ce sont des Français comme les autres. Ils ne sont pas forcément d’ailleurs séduits par le RN, mais ils ont un ras-le-bol par rapport à la classe politique d’aujourd’hui”, a-t-il insisté.La semaine dernière, Mme Masson avait expliqué à l’AFP avoir fait campagne pour Nicolas Sarkozy en 2007 avant de prendre ses distances: “Il avait un vrai programme de droite et à la place on a eu Bernard Kouchner, Fadela Amara et Rama Yade”.

La prix Nobel Narges Mohammadi arrêtée en Iran

Les forces de sécurité iraniennes ont arrêté “violemment” vendredi la lauréate du prix Nobel de la paix 2023, Narges Mohammadi, lors d’une cérémonie en mémoire d’un avocat décédé, ont annoncé vendredi son comité de soutien et sa famille.Le comité Nobel norvégien a condamné une arrestation “brutale”, appelant à sa libération.Selon un message publié sur X par la Fondation Narges Mohammadi, elle a été violemment interpellée par les forces de sécurité et de police lors d’un événément en hommage à Khosrow Alikordi, un avocat décédé la semaine dernière, dans la ville orientale de Mashad.Son avocate française, Me Chirine Ardakani, a également confirmé l’information à l’AFP, tout comme son mari Taghi Rahmani, basé à Paris.Narges Mohammadi, 53 ans, maintes fois condamnée et emprisonnée, a été récompensée en 2023 pour “son combat contre l’oppression des femmes en Iran et pour la promotion des droits de l’homme et de la liberté pour tous” et était en liberté provisoire depuis décembre 2024 pour raisons de santé. – “Peur de la vérité” -Au moins huit autres personnes ont été arrêtées avec elle, dont une autre célèbre militante, Sepideh Gholian, avec qui elle a été détenue par le passé.L’agence de presse iranienne Mehr, citant le gouverneur de Mashad, Hassan Hosseini, a fait état de l’arrestation de plusieurs “militants politiques”. Ils ont été placés en garde à vue “pour avoir scandé des slogans contraires aux normes”, alors que “la cérémonie devait se dérouler dans le calme”, a-t-il dit sans mentionner nommément Narges Mohammadi.Selon un de ses frères, Hamid Mohammadi, qui vit à Oslo, a été “frappée aux jambes et saisie par les cheveux”.Lors de ses précédents passages en prison, “elle a eu beaucoup de complications: ses poumons, son coeur, elle a subi plusieurs opérations”, a-t-il dit à l’AFP.”Je ne suis pas inquiet qu’elle ait été arrêtée. Elle l’a été à de multiples reprises, mais ce qui m’inquiète le plus, c’est qu’ils mettent sous pression son état physique et psychologique”, a-t-il ajouté.”Quand des citoyens pacifistes ne peuvent pas pleurer un mort sans être frappés et embarqués de force, cela révèle un gouvernement qui a peur de la vérité et de devoir rendre des comptes”, a commenté Hadi Ghaemi, directeur exécutif du Centre pour les droits de l’homme en Iran (CHRI), dont le siège est à New York.”Cela démontre aussi l’extraordinaire courage des Iraniens qui refusent de renoncer à leur dignité”, a-t-il estimé.- Slogans -L’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA) a publié des images de Mme Mohammadi aux côtés d’une foule d’autres soutiens, sans porter le voile.Ils scandaient des slogans tels que “Vive l’Iran”, “Nous luttons, nous mourons, nous n’acceptons aucune humiliation” et “Mort au dictateur”, lors de la cérémonie qui, conformément à la tradition islamique, marquait sept jours depuis la mort de Khosrow Alikordi.D’autres images diffusées par des chaînes de télévision en langue persane basées hors d’Iran ont montré Narges Mohammadi grimpant sur un véhicule et encourageant les gens à scander des slogans.Khosrow Alikordi, 45 ans, avait notamment défendu des personnes arrêtées lors de la répression des manifestations de 2022. Son corps a été retrouvé le 5 décembre, et des groupes de défense des droits humains ont réclamé une enquête sur sa mort, l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, affirmant qu’il y avait “de très sérieux soupçons d’un meurtre d’État”.Mme Mohammadi avait soutenu avec force cette vague de manifestations déclenchées par la mort en détention de Mahsa Amini. La jeune femme avait été arrêtée par la police des moeurs pour un voile prétendument mal ajusté, en infraction avec le code vestimentaire en vigueur.

Foot: Salah dans le groupe de Liverpool pour affronter Brighton

Mohamed Salah fait partie du groupe de Liverpool qui accueillera Brighton samedi en championnat anglais, selon plusieurs médias britanniques. Selon la BBC et Sky, l’entraîneur de Liverpool, Arne Slot, a décidé dans l’intérêt du club d’intégrer l’attaquant star égyptien, mécontent de son temps de jeu et auteur de déclarations fracassantes le week-end dernier.Salah s’en était pris à Slot et aux responsables du club après être resté sur le banc lors du nul 3-3 à Leeds, le troisième match d’affilée où il n’était pas titulaire. Dans la foulée, il avait été laissé à la maison pour le déplacement mardi en Ligue des champions contre l’Inter Milan (1-0).Vendredi, Arne Slot a annoncé qu’il allait s’entretenir avec Salah avant de décider s’il ferait partie du groupe contre Brighton pour la 16e journée de Premier League, samedi (16H00).”Je vais avoir une conversation avec Mo ce matin (vendredi), dont le résultat déterminera à quoi ressembleront les choses demain (samedi)”, a déclaré Slot en conférence de presse d’avant-match.”Après le match contre Sunderland (1-1, le 3 décembre alors que Salah était remplaçant, ndlr) il y a eu beaucoup de discussions entre ses représentants et ceux du club, entre lui et moi”, a ajouté l’entraîneur.”Je n’ai aucune raison de ne pas vouloir qu’il reste”, a-t-il assuré, coupant court à d’autres questions sur le sujet. “Je pense que la prochaine fois que je parlerai de Mo, ce sera avec lui et pas ici. Vous pouvez insister, mais il n’y a pas plus à en dire”.Après le match contre Brighton à Anfield samedi, Salah doit rejoindre la sélection égyptienne pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) programmée du 21 décembre au 18 janvier au Maroc.L’attaquant de 33 ans a porté 420 fois le maillot des Reds de Liverpool depuis 2017 et a tout gagné avec le club, de la Ligue des champions à la Premier League en passant par la Coupe du monde des clubs.En dépit de la prolongation de contrat signée le printemps dernier, un départ de Salah n’est désormais pas exclu cet hiver.

Dermatose: blocage d’une autoroute, le gouvernement maintient sa stratégie d’abattage

Des agriculteurs en colère contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose bovine ont bloqué vendredi l’autoroute Toulouse-Bayonne, alors que le gouvernement a réaffirmé sa politique et étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire dans le Sud-Ouest face “à la dégradation soudaine de la situation sanitaire”.Dénonçant une gestion “plus effrayante que la maladie elle-même”, la Confédération paysanne a appelé à des “blocages partout”, “la fin de l’abattage total” et une vaccination élargie.Le syndicat a annoncé plusieurs rassemblements d’ici à dimanche, dont dès vendredi soir un blocage de la rocade prévu toute la nuit à Auch (Gers) et un autre “à durée indéterminée” sur la RN20 au sud de Tarascon-sur-Ariège.Des agriculteurs au volant de 80 tracteurs ont bloqué vendredi dans l’après-midi l’A64 à la hauteur de Carbonne (Haute-Garonne), y installant un campement pour y passer la nuit, selon un journaliste de l’AFP sur place.”Ce soir on sera là, demain matin on sera là”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation, tandis que les manifestants plaçaient des bottes de paille, installaient une tonnelle et un groupe électrogène sur la chaussée.Au même moment, la préfecture de Haute-Garonne a annoncé un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le département, le quatrième d’Occitanie touché après les Pyrénées-Orientales, l’Ariège et les Hautes-Pyrénées.Reçu vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a appelé à “continuer à manifester” pour faire valoir la “vaccination généralisée” demandée par son syndicat.- L’abattage, “seule solution” -“Pour sauver toute la filière, l’abattage est la seule solution”, a estimé au contraire Mme Genevard, au terme de deux jours de mobilisation dans l’Ariège de manifestants opposés à l’abattage d’un troupeau touché par la DNC.Vendredi matin, les services vétérinaires ont commencé à abattre les 207 vaches concernées sous la protection des gendarmes mobiles.”Le protocole actuel fonctionne”, a assuré la ministre dans une interview au Parisien, estimant que cette stratégie, imposée par les règles européennes, avait fait ses preuves en Savoie et Haute-Savoie où la DNC est apparue en France, en juin.Quant à une vaccination générale, elle s’est dite “ouverte au dialogue (…). On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination”.”Nous sommes aujourd’hui engagés dans une véritable course contre la montre contre le virus”, a-t-elle souligné dans un message posté sur X.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère. Le département des Landes est également concerné, a confirmé la préfecture à l’AFP.- “Epée de Damoclès” -Désormais, la vaccination de tous les bovins y est obligatoire et les bêtes ne peuvent sortir de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir, précise le ministère.La stratégie mise en place par l’Etat depuis l’apparition de la DNC en France implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km de la zone concernée.Les autorités expliquent que l’absence de symptômes ou même un test négatif sur les bêtes de troupeaux touchés ne signifient pas que ces animaux ne sont pas malades, ce qui implique l’abattage du lot.Mais les opposants à cette stratégie, soutenus par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, dénoncent un protocole “injuste et inefficace”, une “épée de Damoclès permanente” sur la vie des éleveurs et de leurs bêtes, et demandent une vaccination large.Le puissant syndicat FNSEA n’a pas la même vision, son président Arnaud Rousseau jugeant que la vaccination complète mettrait pendant de longs mois “la France sous cloche”, la privant de son statut européen de pays “indemne”, et donc de ses capacités d’export et d’un soutien important à ses prix.Pour le syndicat ainsi que l’organisation Jeunes Agriculteurs, “l’abattage total est la meilleure solution. C’est un crève-cœur, mais c’est ce que nous disent les scientifiques”.Apparue en juin en France, la DNC est non transmissible à l’humain, mais peut entraîner la mort des animaux.meh-ppy-cho-bdu/tq/ak/nth