Raphaël Glucksmann et Bernard Cazeneuve s’affichent pour rassembler la social-démocratie en vue de 2027

La gauche social-démocrate s’est affichée dimanche à Pontoise (Val-d’Oise) autour de l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve et du leader de Place publique Raphaël Glucksmann, dans l’optique de la présidentielle de 2027, et en opposition à la primaire voulue par la gauche “unitaire”.Alors que cette dernière, du PS aux Ecologistes, s’est réunie la veille à Trappes pour défendre une candidature commune à gauche, la sphère social-démocrate veut également affirmer ses ambitions pour 2027.Et bien que les unitaires, et le PS en particulier, pressent Raphaël Glucksmann de se joindre à eux, l’eurodéputé, bien placé à gauche dans les sondages, a toujours refusé, et a fait le choix de se rendre à l’invitation de l’ancien Premier ministre, en présence aussi de l’ancien président François Hollande et de la présidente de la région Occitanie Carole Delga, dans le cadre d’un rassemblement présenté comme celui de “la gauche réformiste”, pour préparer la prochaine présidentielle face à la menace de l’extrême droite. “Notre conversation n’est qu’un début”, a assuré M. Glucksmann, car “nous n’avons plus le droit de jouer. Rien ne nous garantit que dans un, deux ou trois ans, nous vivrons encore dans un continent en paix et en démocratie”.Point commun de ce rassemblement, où se trouvaient aussi l’ancien ministre François Rebsamen et le prix Nobel d’économie Philippe Aghion: l’aversion revendiquée pour La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui prépare plus que jamais sa quatrième campagne présidentielle et a tenu le même jour un meeting près de Tours.Jusqu’à présent, Raphaël Glucksmann s’était tenu éloigné de Bernard Cazeneuve, qui a quitté le PS en 2022 après l’alliance du parti à la rose avec La France insoumise et fondé son mouvement “La Convention”. L’ex-Premier ministre avait pourtant lancé à plusieurs reprises un appel au rassemblement des sociaux-démocrates, proposant de fusionner son mouvement avec Place publique. Une invitation restée lettre morte.Ce dimanche, “ça bouge” mais la fusion n’est “pas à l’ordre du jour”, a tempéré l’entourage de Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé veut incarner “une offre politique nouvelle” mais aussi s’ancrer politiquement en “embrassant l’héritage politique” de la social-démocratie, explique-t-on dans son entourage pour justifier sa présence.- “opération des appareils fatigués” -“Raphaël a du talent. Il peut incarner cette candidature pour 2027, comme des tas d’autres”, a affirmé M. Cazeneuve.Mais la présence de Raphaël Glucksmann aux côtés de Bernard Cazeneuve et François Hollande “ça dit quelque chose de sa ligne. Il n’a pas choisi le cœur de la gauche”, a critiqué la députée ex-insoumise, Clémentine Autain, qui fait partie des “unitaires”.Olivier Faure, le patron des socialistes concède, sous forme de critique déguisée, que M. Glucksmann a “le droit de vouloir incarner ce qu’il veut, si ça lui convient le mieux”.  Mais pour Carole Delga, opposante interne à M. Faure, ce dernier n’a “pas la moitié des socialistes” pour le soutenir dans l’idée d’une primaire, qui devra être validée par les militants.Pour Bernard Cazeneuve, la primaire est “une opération des appareils fatigués”. “Aujourd’hui, la priorité c’est de reconstituer une force de gauche de gouvernement. J’appelle Olivier Faure à la reconstituer avec nous tous”, a-t-il plaidé devant la presse.Le patron du Parti radical de gauche Guillaume Lacroix juge de son côté que la famille politique de Raphaël est dans cette salle”, et pas avec les “unitaires”, qui “ne parle que de primaire et pas de fond”.”Le plus urgent c’est de renvoyer l’idée que les responsables politiques réunis ici ne sont pas mus que par leurs ambitions”, insiste M. Lacroix. Pas question donc pour Bernard Cazeneuve, que certains voient toujours comme un recours, de se déclarer lui-même candidat. “Retrouvons-nous, tel était notre projet, entre les différentes composantes de la gauche réformiste, par-delà ce que sont nos organisations, pour que naisse une espérance”, a lancé l’ancien ministre dans son discours. “Mais il faudra que les ambitions pour soi-même, les combinaisons d’appareil s’effacent derrière l’amour de notre patrie”, a-t-il averti.François Hollande a aussi appelé au rassemblement: “Il faudra qu’on soit au complet la prochaine fois pour gagner en 2027”, dans une invitation déguisée à Olivier Faure. 

World champions South Africa add Mbonambi, Mchunu to squadSun, 16 Nov 2025 18:32:22 GMT

World champions South Africa added hooker Bongi Mbonambi and prop Ntuthuko Mchunu to their squad on Sunday ahead of Autumn Nations Series Tests against Ireland and Wales, SA Rugby announced. The Springboks face Ireland in Dublin on November 22 and Wales in Cardiff seven days later after victories over Japan, France and Italy in other matches …

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‘Now You See Me’ sequel steals N. American box office win

“Now You See Me: Now You Don’t” — the third installment in the crime heist franchise about a group of magicians — debuted atop the North American box office, besting the Glen Powell-fronted remake of “The Running Man,” industry estimates showed Sunday.Lionsgate’s “Now You See Me” — which reunites Jesse Eisenberg, Isla Fisher, Dave Franco and Woody Harrelson as Robin Hood-style illusionists targeting dangerous criminals — raked in $21.3 million from Friday to Sunday, Exhibitor Relations said.This time out, the original Four Horsemen — who first appeared on screen in 2013 — are joined by three younger magicians: Ariana Greenblatt, Dominic Sessa and Justice Smith.”There aren’t a lot of crime heist series that get to episode 3, simply because it’s so hard to keep these stories fresh,” said analyst David A. Gross of Franchise Entertainment Research.”It’s serialized storytelling and there’s good material like this on TV. Still, these characters are connecting — these are very good figures.”Paramount’s “The Running Man,” a new take on Stephen King’s dystopian novel about a murderous game show, opened in second place with $17 million in ticket sales in the United States and Canada.It comes 38 years after a loose adaptation starring Arnold Schwarzenegger in 1987.”That’s a long time, and the storyline is showing some wear,” Gross said.”Predator: Badlands” from Disney’s 20th Century Studios dropped from first to third place, taking in $13 million.The latest installment in the decades-old sci-fi horror franchise stars Dimitrius Schuster-Koloamatangi as an outcast Predator who is the hero this time, teaming up with an android (Elle Fanning) on an epic journey to prove himselfParamount’s “Regretting You,” the latest film adaptation of a Colleen Hoover romantic novel, came in fourth at $4 million.And Universal’s horror sequel “Black Phone 2,” once again starring Ethan Hawke as a devilish villain, came in fifth place at $2.7 million. Rounding out the top 10 were:”Nuremberg” ($2.6 million)”Keeper” ($2.5 million)”Sarah’s Oil” ($2.3 million)”Chainsaw Man – The Movie: Reze Arc” ($1.6 million)”Bugonia” ($1.6 million)

Les Chiliens aux urnes sur fond d’insécurité et de poussée de l’extrême droite

Les Chiliens votent dimanche pour élire leur président, au terme d’une campagne centrée sur le crime organisé et les promesses de l’extrême droite d’expulsions de migrants sans-papiers, qui ont mis la gauche sur la défensive.”Il faut améliorer la question de la délinquance. Tout est horrible (…) Un changement est nécessaire”, déclaré à l’AFP Joaquin Castillo, un étudiant de 23 ans en votant à Santiago.Pour la première fois depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet en 1990, la droite radicale pourrait revenir au pouvoir.La communiste Jeannette Jara, candidate de la coalition de centre gauche au pouvoir, arrive en tête des sondages, devant son rival d’extrême droite José Antonio Kast. Mais lors d’un probable second tour, elle est donnée battue par un candidat de droite ou d’extrême droite, du fait du report des voix.L’extrême droite est aussi portée par Johannes Kaiser, député libertarien en forte progression dans les sondages, souvent présenté comme la version chilienne du président argentin Javier Milei.Bien que le Chili reste l’un des pays les plus sûrs du continent, la criminalité y a sensiblement augmenté. Le taux d’homicides a augmenté de 2,5 à 6 pour 100.000 habitants en une décennie et 868 enlèvements ont été recensés l’an dernier, en hausse de 76% par rapport à 2021, selon les autorités.- “Besoin d’unité” -Cette violence inédite a éclipsé les aspirations de changement qui avaient porté au pouvoir en 2022 le président de gauche Gabriel Boric et sa promesse, finalement avortée, d’une nouvelle Constitution pour remplacer celle héritée de Pinochet.”Il manque de la poigne au Chili, on est trop laxistes (…) Il faut fermer la frontière et renvoyer tous les sans-papiers”, a déclaré à l’AFP Raul Lueiza, un ouvrier du bâtiment de 64 ans, après avoir voté dans un quartier populaire de Santiago.La campagne a ainsi été dominée par les discours sécuritaires, auxquels Jeannette Jara elle-même s’est ralliée. Membre du Parti communiste depuis l’adolescence, l’ancienne ministre du Travail de 51 ans assure n’avoir “aucun complexe en matière de sécurité”, défendant notamment un contrôle migratoire renforcé.  “Exacerber la peur ne suffit pas pour gouverner un pays”, a-t-elle cependant déclaré après avoir déposé son bulletin dans l’urne à Santiago.”Si je suis élue présidente, j’espère qu’au Chili la sécurité de pouvoir finir le mois deviendra une réalité, ainsi que la sécurité de vivre dans un quartier plus tranquille”, a-t-elle ajouté.José Antonio Kast, 59 ans, fils d’un ancien soldat allemand ayant servi dans l’armée d’Hitler et émigré au Chili après la Seconde Guerre mondiale, brigue la présidence pour la troisième fois. Son discours cible les 337.000 étrangers en situation irrégulière, en majorité des Vénézuéliens, dans un contexte d’inquiétude face à l’arrivée de groupes criminels étrangers. Une majorité de Chiliens associe la montée de la criminalité à l’immigration irrégulière.”Nous avons besoin d’unité pour affronter les problèmes (…) liés à la sécurité”, a déclaré le dirigeant du Parti républicain, père de neuf enfants, en votant dans la capitale. Il promet des expulsions massives, la construction d’un mur à la frontière, le renforcement de l’armement de la police et le déploiement de l’armée dans les zones critiques.Johannes Kaiser, lui, porte des propositions encore plus radicales. Le député libertarien de 49 ans promet lui aussi des expulsions massives, mais veut en outre envoyer les migrants ayant un casier judiciaire dans la mégaprison construite par le président Nayib Bukele au Salvador.”Ce qui se joue ici, c’est de savoir si la déconnexion de l’Amérique latine avec les États-Unis et le monde libre va continuer de s’accentuer”, a-t-il déclaré en réponse à une question de l’AFP après avoir voté à Santiago. Le scrutin fait figure de test pour la gauche sud-américaine, battue récemment en Argentine et en Bolivie, et confrontée à des élections décisives en Colombie et au Brésil en 2026.Le vote étant obligatoire (au risque d’une amende), une forte participation est attendue. De longues files étaient visibles à la mi-journée dans de nombreux bureaux de vote. Les premiers résultats sont attendus environ deux heures après la fermeture des bureaux, prévue à 16H00 (19H00 GMT).Les quelque 15,6 millions d’électeurs renouvellent également la Chambre des députés et la moitié du Sénat.

Le pape appelle les dirigeants mondiaux à tendre la main aux pauvres

Le pape Léon XIV a dénoncé la pauvreté dimanche à Rome, exhortant les dirigeants mondiaux et les catholiques à tendre la main aux personnes marginalisées à l’occasion d’un “Jubilé des pauvres”.Le pape américain a fait de la justice sociale un thème central de son pontificat, qui en est à son sixième mois depuis sa nomination …

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Libéré par le Venezuela, le Français Camilo Castro est arrivé en France

Le Français Camilo Castro, libéré par le Venezuela après y avoir été détenu depuis fin juin, a atterri dimanche à l’aéroport d’Orly, près de Paris, a-t-on appris de source proche du dossier.A sa descente d’avion vers 16H20, il a demandé à bénéficier d’un moment d’intimité avec sa famille, a ajouté cette source. Ce professeur de yoga …

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A Berlin, une chaîne de cafés bon marché goûte au succès et au vandalisme

Bon marché et service automatisé: la start-up allemande LAP Coffee, soutenue par de gros investisseurs, s’impose avec ses devantures bleu électrique dans Berlin. Un modèle qui inquiète les cafés indépendants et a fait naître un mouvement de contestation teinté de vandalisme.Dans le quartier bobo huppé de Prenzlauer Berg, le menu affiché à l’extérieur est sans …

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L’Insoumis Sébastien Delogu à l’assaut de la mairie de Marseille

Le député Insoumis Sébastien Delogu s’est lancé dimanche à l’assaut de la mairie de Marseille, avec la promesse de “ramener le peuple au pouvoir” dans la 2e ville de France où la gauche part divisée face à une droite unie et une extrême droite conquérante.”Je connais la moindre rue de Marseille par mon ancien travail de chauffeur de taxi et le fait d’avoir grandi dans cette ville, j’ai vu tout le clientélisme, la corruption”, affirme l’élu dans un entretien à l’AFP. “Les gens dans la rue me disent +dégagez ce système+”.Dans la deuxième ville de France, LFI fait donc cavalier seul comme à Lyon et Paris. “Nous ne fermerons pas la porte au second tour à une union des gauches”, a toutefois précisé M. Delogu qui bénéficie néanmoins du ralliement de Sébastien Barles, actuel adjoint au maire en charge de la transition énergétique, et de son mouvement écolo-citoyen Vaï, ainsi que de la Révolution écologique pour le vivant (REV), parti du député apparenté LFI Aymeric Caron. Le maire sortant divers gauche Benoît Payan n’a pas encore officialisé sa candidature mais il devrait rassembler socialistes, communistes et écologistes. Avec son union écologique et citoyenne du “Printemps marseillais”, l’ex-socialiste “devait être la rupture avec le système de droite alors qu’en réalité ils cogèrent la ville ensemble”, la métropole étant dirigée par la divers droite Martine Vassal, tacle l’Insoumis qui dénonce aussi son inaction.”C’est une honte de voir une ville aussi sale et de voir un maire qui dit +c’est pas moi+. Certes, 80% des compétences de la ville de Marseille sont à la métropole mais est-ce qu’aujourd’hui il s’est retroussé les manches pour se battre pour la propreté de cette ville?”, interroge M. Delogu. Dans le camp de M. Payan, on ne comprend pas pourquoi les Insoumis ciblent ainsi la majorité sortante, “en épargnant la droite et l’extrême droite”.”Face au risque de l’extrême-droite, l’irresponsable Delogu endosse la responsabilité de diviser l’Union de la gauche !”, ont déploré sur X les Jeunes socialistes des Bouches-du-Rhône.D’autant que la droite et le centre partent eux unis autour de la candidature de Mme Vassal. Et à l’extrême droite, le député du Rassemblement national Franck Allisio, rasséréné par les dernières législatives où l’extrême droite a remporté trois des sept circonscriptions marseillaises, est lui soutenu par le sénateur Stéphane Ravier, qui avait un temps rallié Eric Zemmour et son parti Reconquête. Solidement implanté dans les quartiers Nord où il a été réélu député dès le premier tour en 2024, M. Delogu aura la lourde tâche avec son “union populaire” de séduire aussi les quartiers plus aisés du Sud et mise sur un programme écologique avec notamment des transports “au service de la nature et des habitants” dans une ville qui n’a que deux lignes de métro.- Rêve d’un destin à la Mamdani -Coutumier des coups d’éclat qui lui valent soutiens mais aussi nombreuses critiques, l’élu s’est notamment illustré en brandissant un drapeau palestinien à l’Assemblée nationale ou en donnant son appui musclé à un blocus lycéen en 2023.Cette action lui a valu une condamnation pour violences envers deux cadres de l’Éducation nationale, des faits qu’il conteste mais pour lesquels il n’a pas fait appel. Il a par ailleurs été entendu au printemps dans le cadre d’une enquête préliminaire sur des documents privés volés à un chef d’entreprise dans le contexte d’un conflit social, documents que le député a ensuite diffusés sur ses réseaux sociaux. Les investigations se poursuivent.L’élu de 38 ans rêve d’un destin à la Zohran Mamdani, le démocrate américain de l’aile gauche du parti qui vient de remporter la mairie de New York, “parti à 1% dans les sondages”.”Il avait trois-quatre mesures phares qui lui ont permis de faire comprendre au peuple que c’était un maire qui allait réellement s’occuper des problèmes”, analyse M. Delogu.Le lancement de sa candidature se percute avec l’onde de choc provoquée par l’assassinat jeudi d’un deuxième frère d’Amine Kessaci, militant écologiste marseillais engagé dans la lutte contre le narcobanditisme, alors que la justice émet l’hypothèse d’un assassinat d’avertissement. “C’est effroyable. Je travaille depuis le début de mon mandat, main dans la main, avec le collectif des familles de victimes pour alerter et agir. À présent, malheureusement, un cap est franchi”, reconnaît l’élu.

“Vive la liberté”: Camilo Castro de retour en France après cinq mois de détention au Venezuela

“Vive la liberté”: Camilo Castro, un Français détenu au Venezuela depuis juin, est rentré dimanche en France, au lendemain de sa libération, visiblement ému et éprouvé.Ce professeur de yoga de 41 ans a atterri dans l’après-midi à l’aéroport parisien d’Orly.”Vive la liberté, vive l’égalité et vive la fraternité. Puissent tous les êtres sur cette terre vivre libre de toute souffrance”, a-t-il déclaré, des sanglots dans la voix, au côté de sa famille et du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot venus l’accueillir.”On ne peut pas se représenter (l’émotion que cela représente, NDLR) par rapport à toutes les joies qu’on a dans la vie, toutes les bonnes surprises, tous les soulagements”, avait réagi plus tôt à l’AFP la mère de M. Castro, Hélène Boursier.Sa libération a été annoncée au petit matin par le président Emmanuel Macron, qui a remercié sur X “tous ceux qui ont œuvré à sa libération” et assuré que “la France avance parfois sans bruit, mais toujours avec détermination et sang-froid”.Camilo Castro avait disparu le 26 juin au poste-frontière de Paraguachon, séparant le Venezuela de la Colombie, où il réside. Il s’y était rendu pour renouveler son visa de séjour colombien, selon sa famille, avant de disparaître.Les autorités vénézuéliennes ont tardé à reconnaître qu’elles le détenaient et n’ont jamais communiqué le motif de son arrestation.Elles l’accusaient d’entrée illégale sur le territoire, ont indiqué les autorités françaises, qui jugent cette accusation “sans fondement”.Selon son beau-père, Yves Guibert, “il a été arrêté parce qu’il était Français, essentiellement pour ça, et accusé injustement d’être un agent de la CIA, ce qu’il n’était absolument pas”.Ses conditions de détention ont été “extrêmement difficiles”, a-t-il ajouté, disant avoir “une pensée particulière pour tous les otages français qui sont enfermés à l’étranger”.- “Aucune contrepartie” -Il n’y a eu “aucune contrepartie” pour sa libération, a pour sa part assuré Jean-Noël Barrot.”Je salue le geste des autorités vénézuéliennes. Je remercie tout particulièrement mes homologues brésiliens et mexicains qui ont passé un certain nombre de messages en lien étroit avec moi”, a-t-il ajouté.Ce succès pour la diplomatie française survient après la sortie de prison, le 4 novembre, de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français détenus en Iran depuis trois ans et désormais hébergés à l’ambassade de France à Iran, et la grâce obtenue le 12 novembre par l’Allemagne de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré pendant un an par l’Algérie et désormais soigné en Allemagne.”Le Quai d’Orsay, au-delà de négocier la libération de nos ressortissants lorsqu’ils sont retenus en otages ou en détention arbitraire, suit la situation de plus de 2.000 Français qui sont en détention ou en rétention à l’étranger”, a rappelé le ministre.Camilo Castro a indiqué à ses proches vouloir que “la lutte continue pour ses codétenus, parce qu’il y a des personnes de toutes nationalités qui sont encore là-bas”, selon Thierry Galvez, coresponsable d’Amnesty International Midi-Pyrénées où est installé sa famille.”Ce n’est pas parce que pour nous ça se termine bien qu’on va s’arrêter là. On pense aux autres, on ne va pas les oublier”, a martelé sa mère, militante de longue date d’Amnesty International.- “Diplomatie des otages” -Le Venezuela est considéré comme un pays ayant recours à la pratique de la “diplomatie des otages”, à l’instar notamment de l’Iran, arrêtant des ressortissants étrangers utilisés ensuite comme levier de négociation.Selon l’ONG vénézuélienne Provea, 85 ressortissants étrangers étaient détenus début novembre au Venezuela. Parmi eux, une vingtaine de Colombiens, autant d’Espagnols et deux Français (dont Camilo Castro).Cette libération intervient dans un contexte de vives tensions entre le Venezuela et les Etats-Unis.Washington mène depuis septembre des frappes aériennes au large de l’Amérique latine contre des navires présentés, sans preuve, comme appartenant à des trafiquants de drogue et ont promis une récompense pour la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.Les frappes américaines, critiquées par Paris, ont coulé au moins 21 navires dans les eaux internationales et fait au moins 80 morts.Selon Caracas, Washington utilise la lutte antidrogue comme prétexte pour imposer un changement de gouvernement à la tête du Venezuela et s’emparer du pétrole du pays.burs-mra/sva/clr

“Vive la liberté”: Camilo Castro de retour en France après cinq mois de détention au Venezuela

“Vive la liberté”: Camilo Castro, un Français détenu au Venezuela depuis juin, est rentré dimanche en France, au lendemain de sa libération, visiblement ému et éprouvé.Ce professeur de yoga de 41 ans a atterri dans l’après-midi à l’aéroport parisien d’Orly.”Vive la liberté, vive l’égalité et vive la fraternité. Puissent tous les êtres sur cette terre vivre libre de toute souffrance”, a-t-il déclaré, des sanglots dans la voix, au côté de sa famille et du chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot venus l’accueillir.”On ne peut pas se représenter (l’émotion que cela représente, NDLR) par rapport à toutes les joies qu’on a dans la vie, toutes les bonnes surprises, tous les soulagements”, avait réagi plus tôt à l’AFP la mère de M. Castro, Hélène Boursier.Sa libération a été annoncée au petit matin par le président Emmanuel Macron, qui a remercié sur X “tous ceux qui ont œuvré à sa libération” et assuré que “la France avance parfois sans bruit, mais toujours avec détermination et sang-froid”.Camilo Castro avait disparu le 26 juin au poste-frontière de Paraguachon, séparant le Venezuela de la Colombie, où il réside. Il s’y était rendu pour renouveler son visa de séjour colombien, selon sa famille, avant de disparaître.Les autorités vénézuéliennes ont tardé à reconnaître qu’elles le détenaient et n’ont jamais communiqué le motif de son arrestation.Elles l’accusaient d’entrée illégale sur le territoire, ont indiqué les autorités françaises, qui jugent cette accusation “sans fondement”.Selon son beau-père, Yves Guibert, “il a été arrêté parce qu’il était Français, essentiellement pour ça, et accusé injustement d’être un agent de la CIA, ce qu’il n’était absolument pas”.Ses conditions de détention ont été “extrêmement difficiles”, a-t-il ajouté, disant avoir “une pensée particulière pour tous les otages français qui sont enfermés à l’étranger”.- “Aucune contrepartie” -Il n’y a eu “aucune contrepartie” pour sa libération, a pour sa part assuré Jean-Noël Barrot.”Je salue le geste des autorités vénézuéliennes. Je remercie tout particulièrement mes homologues brésiliens et mexicains qui ont passé un certain nombre de messages en lien étroit avec moi”, a-t-il ajouté.Ce succès pour la diplomatie française survient après la sortie de prison, le 4 novembre, de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français détenus en Iran depuis trois ans et désormais hébergés à l’ambassade de France à Iran, et la grâce obtenue le 12 novembre par l’Allemagne de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré pendant un an par l’Algérie et désormais soigné en Allemagne.”Le Quai d’Orsay, au-delà de négocier la libération de nos ressortissants lorsqu’ils sont retenus en otages ou en détention arbitraire, suit la situation de plus de 2.000 Français qui sont en détention ou en rétention à l’étranger”, a rappelé le ministre.Camilo Castro a indiqué à ses proches vouloir que “la lutte continue pour ses codétenus, parce qu’il y a des personnes de toutes nationalités qui sont encore là-bas”, selon Thierry Galvez, coresponsable d’Amnesty International Midi-Pyrénées où est installé sa famille.”Ce n’est pas parce que pour nous ça se termine bien qu’on va s’arrêter là. On pense aux autres, on ne va pas les oublier”, a martelé sa mère, militante de longue date d’Amnesty International.- “Diplomatie des otages” -Le Venezuela est considéré comme un pays ayant recours à la pratique de la “diplomatie des otages”, à l’instar notamment de l’Iran, arrêtant des ressortissants étrangers utilisés ensuite comme levier de négociation.Selon l’ONG vénézuélienne Provea, 85 ressortissants étrangers étaient détenus début novembre au Venezuela. Parmi eux, une vingtaine de Colombiens, autant d’Espagnols et deux Français (dont Camilo Castro).Cette libération intervient dans un contexte de vives tensions entre le Venezuela et les Etats-Unis.Washington mène depuis septembre des frappes aériennes au large de l’Amérique latine contre des navires présentés, sans preuve, comme appartenant à des trafiquants de drogue et ont promis une récompense pour la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.Les frappes américaines, critiquées par Paris, ont coulé au moins 21 navires dans les eaux internationales et fait au moins 80 morts.Selon Caracas, Washington utilise la lutte antidrogue comme prétexte pour imposer un changement de gouvernement à la tête du Venezuela et s’emparer du pétrole du pays.burs-mra/sva/clr