Japan’s ANA to purchase mega-order of 77 new jets
Japan’s biggest airline ANA Holdings announced Tuesday it will purchase 77 new aircraft from Boeing, Airbus and Embraer to replenish its fleet in order to serve growing passenger demand domestically and internationally. The order will be valued at a total of 2.1 trillion yen (about $14 billion) at catalogue prices before discounts, the company said, adding in a separate statement that 68 orders have been confirmed, with nine options for small and medium-size aircraft. This mega-order is done “in anticipation of future growth in passenger demand, including strong inbound demand”, it said. “This will be achieved by renewing the fleet that was suspended due to the Covid-19 and placing additional orders for new aircraft.”From Boeing, the company will purchase 18 widebody 787-9 aircraft — used for “international routes in anticipation of strong Asia-North America demand” — and a dozen 737-8 jets.ANA, or All Nippon Airways, will also be purchasing a total of 27 Airbus aircraft — some of which would be used by Peach, a low-cost carrier owned by ANA.For domestic routes, ANA will order 20 100-seat class Embraer E190-E2 aircraft, saying it was “the first time in Japan” for the Brazilian plane manufacturer.  “This order will be the catalyst for improving the profitability of domestic flights and the expansion of international flights which is an area of future growth of our airline business,” said ANA Holdings president and CEO Koji Shibata in the statement. “We will fully utilize this opportunity in order to become an industry-leading airline with sustainable growth.”With this massive buy, the total number of aircraft in the Group’s fleet — including those already ordered — will be approximately 320 by the financial year 2030. More than half would be the Boeing 787 series aircraft, ANA said.Boeing said it was “honored” that ANA selected the 787 Dreamliner and 737 MAX to expand its fleet. “This order is a testament to the market-leading capabilities of Boeing’s wide-ranging family of airplanes. We look forward to working closely with ANA to finalize the agreement,” the US aviation giant said in a statement.A spokesperson for Airbus said: “We are pleased that ANA has decided to grow its fleet with a new order for 24 A321neo and three A321XLR aircraft. We look forward to finalising the details.”
US woman pleads guilty to plot to sell Elvis’s Graceland estate
A Missouri woman pleaded guilty on Tuesday to hatching a “brazen scheme” to steal ownership of Graceland, the historic home of Elvis Presley, from the family of the King of Rock and Roll and put it up for auction.Lisa Jeanine Findley had falsely claimed that Elvis’s only child, Lisa Marie Presley, had pledged the historic landmark as collateral for a loan that she failed to repay before her death.Findley, who is in her early 50s, pleaded guilty in a federal court in Tennessee to one count of mail fraud in exchange for the dismissal of a separate count of identity theft, according to court documents.Nicole Argentieri, the former head of the Justice Department’s Criminal Division, said Findley had created numerous false documents with forged signatures as “part of the brazen scheme.”Findley claimed that Lisa Marie Presley, who died in January 2023, had borrowed $3.8 million in 2018 from a company called Naussany Investments, pledging Graceland as collateral for the loan, and failed to repay the debt.A foreclosure sale of Graceland had been scheduled to be held in May, but a Tennessee judge blocked the auction of the Memphis property at the last minute after Elvis’s granddaughter, actress Riley Keough, filed a lawsuit alleging the loan documents were forgeries.Findley faces a maximum of 20 years in prison but is likely to receive a lesser sentence as the result of her plea agreement.Judge John Thomas Fowlkes, Jr set sentencing for June 18.
Hausse inédite des dépenses de défense britanniques depuis la fin de la Guerre froide, selon Starmer
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé mardi que le Royaume-Uni allait s’engager dans une hausse de ses dépenses de défense, inédite “depuis la fin de la Guerre froide”, à deux jours de sa rencontre à Washington avec le président américain Donald Trump.Dans un discours surprise devant la chambre des Communes, M. Starmer a déclaré que son gouvernement porterait le budget de la défense à 2,5% du PIB en 2027, contre 2,3% actuellement.”Ce gouvernement va lancer la plus forte augmentation prolongée des dépenses de défense depuis la fin de la Guerre froide”, a-t-il affirmé devant les députés.Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a salué cette décision, une “étape importante de la part d’un partenaire de longue date”.Après la visite lundi du président français Emmanuel Macron aux Etats-Unis, Keir Starmer doit à son tour rencontrer Donald Trump, jeudi, pour évoquer le sort de l’Ukraine.Il espère le convaincre d’apporter des garanties de sécurité à Kiev dans la perspective d’un règlement du conflit.M. Starmer a également déclaré qu’il recevrait plusieurs dirigeants de pays “alliés” à son retour ce week-end pour là aussi des discussions sur l’Ukraine.Depuis qu’il est à nouveau à la Maison Blanche, Donald Trump a accentué ses pressions sur les Européens pour qu’ils contribuent davantage à l’Otan et a même laissé planer la menace d’une remise en cause du soutien militaire historique des Etats-Unis à l’Europe.”Ces dernières semaines ont accéléré ma réflexion sur le moment où nous devions faire cette annonce” concernant les dépenses de défense, a souligné Keir Starmer mardi au cours d’une conférence de presse à Downing Street.Son gouvernement s’était engagé à porter ce budget à 2,5% du PIB mais sans donner d’échéance. – “Courte vue” -Avec cet investissement, “le Royaume-Uni renforcera sa position de leader au sein de l’Otan et dans la défense collective de notre continent”, a affirmé Keir Starmer devant le Parlement.”Nous sommes dans un monde où tout a changé” depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, dont la nature même de la guerre, “et nous devons donc nous moderniser et revoir nos capacités”, a-t-il argué.A partir de 2027, le budget alloué aux services de sécurité et de renseignements porteront les dépenses totales dans la défense à 2,6% du PIB, avec l'”ambition” d’atteindre 3% “pendant la prochaine législature”, soit à partir de 2029, a précisé le Premier ministre.Une fois que ce budget sera porté à 2,5% du PIB, le gouvernement britannique dépensera 13,4 milliards de livres (16,1 milliards de dollars) supplémentaires dans la défense chaque année.Londres veut être un pont entre les Etats-Unis et une Union européenne décriée par l’administration Trump mais le Royaume-Uni “doit rejeter tout faux choix” entre ses alliés, a souligné Keir Starmer.Face aux députés, il a affirmé que Londres comptait “s’assurer” que les Ukrainiens “négocient leur avenir”, alors qu’Américains et Russes ont discuté d’un règlement du conflit sans impliquer Kiev.Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d’ores et déjà confirmé qu’il ferait partie du “groupe de dirigeants” qui se rendront au Royaume-Uni ce week-end pour évoquer des “plans de défense communs”.La hausse des dépenses de défense britanniques se fera au détriment du budget consacré à l’aide internationale au développement, qui passera de 0,5% à 0,3% du PIB sur la même période.”Ce n’est pas une annonce que je suis heureux de faire” mais la sécurité des Britanniques est “la priorité numéro un de ce gouvernement”, a défendu Starmer.”Nous devons soutenir l’Ukraine parce que si nous ne parvenons pas à obtenir une paix durable, alors l’instabilité économique et les menaces sur notre sécurité ne feront que croître”, a-t-il ajouté.Il a assuré que le Royaume-Uni continuerait de “jouer un rôle humanitaire” au Soudan, en Ukraine et dans la bande de Gaza et de soutenir l’effort mondial face au réchauffement climatique.Les agences humanitaires ont réagi à cette annonce avec colère. Romilly Greenhill, la directrice générale du réseau international de développement Bond, a jugé cette décision “à courte vue” et “épouvantable”.
Hausse inédite des dépenses de défense britanniques depuis la fin de la Guerre froide, selon Starmer
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé mardi que le Royaume-Uni allait s’engager dans une hausse de ses dépenses de défense, inédite “depuis la fin de la Guerre froide”, à deux jours de sa rencontre à Washington avec le président américain Donald Trump.Dans un discours surprise devant la chambre des Communes, M. Starmer a déclaré que son gouvernement porterait le budget de la défense à 2,5% du PIB en 2027, contre 2,3% actuellement.”Ce gouvernement va lancer la plus forte augmentation prolongée des dépenses de défense depuis la fin de la Guerre froide”, a-t-il affirmé devant les députés.Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a salué cette décision, une “étape importante de la part d’un partenaire de longue date”.Après la visite lundi du président français Emmanuel Macron aux Etats-Unis, Keir Starmer doit à son tour rencontrer Donald Trump, jeudi, pour évoquer le sort de l’Ukraine.Il espère le convaincre d’apporter des garanties de sécurité à Kiev dans la perspective d’un règlement du conflit.M. Starmer a également déclaré qu’il recevrait plusieurs dirigeants de pays “alliés” à son retour ce week-end pour là aussi des discussions sur l’Ukraine.Depuis qu’il est à nouveau à la Maison Blanche, Donald Trump a accentué ses pressions sur les Européens pour qu’ils contribuent davantage à l’Otan et a même laissé planer la menace d’une remise en cause du soutien militaire historique des Etats-Unis à l’Europe.”Ces dernières semaines ont accéléré ma réflexion sur le moment où nous devions faire cette annonce” concernant les dépenses de défense, a souligné Keir Starmer mardi au cours d’une conférence de presse à Downing Street.Son gouvernement s’était engagé à porter ce budget à 2,5% du PIB mais sans donner d’échéance. – “Courte vue” -Avec cet investissement, “le Royaume-Uni renforcera sa position de leader au sein de l’Otan et dans la défense collective de notre continent”, a affirmé Keir Starmer devant le Parlement.”Nous sommes dans un monde où tout a changé” depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, dont la nature même de la guerre, “et nous devons donc nous moderniser et revoir nos capacités”, a-t-il argué.A partir de 2027, le budget alloué aux services de sécurité et de renseignements porteront les dépenses totales dans la défense à 2,6% du PIB, avec l'”ambition” d’atteindre 3% “pendant la prochaine législature”, soit à partir de 2029, a précisé le Premier ministre.Une fois que ce budget sera porté à 2,5% du PIB, le gouvernement britannique dépensera 13,4 milliards de livres (16,1 milliards de dollars) supplémentaires dans la défense chaque année.Londres veut être un pont entre les Etats-Unis et une Union européenne décriée par l’administration Trump mais le Royaume-Uni “doit rejeter tout faux choix” entre ses alliés, a souligné Keir Starmer.Face aux députés, il a affirmé que Londres comptait “s’assurer” que les Ukrainiens “négocient leur avenir”, alors qu’Américains et Russes ont discuté d’un règlement du conflit sans impliquer Kiev.Le Premier ministre polonais Donald Tusk a d’ores et déjà confirmé qu’il ferait partie du “groupe de dirigeants” qui se rendront au Royaume-Uni ce week-end pour évoquer des “plans de défense communs”.La hausse des dépenses de défense britanniques se fera au détriment du budget consacré à l’aide internationale au développement, qui passera de 0,5% à 0,3% du PIB sur la même période.”Ce n’est pas une annonce que je suis heureux de faire” mais la sécurité des Britanniques est “la priorité numéro un de ce gouvernement”, a défendu Starmer.”Nous devons soutenir l’Ukraine parce que si nous ne parvenons pas à obtenir une paix durable, alors l’instabilité économique et les menaces sur notre sécurité ne feront que croître”, a-t-il ajouté.Il a assuré que le Royaume-Uni continuerait de “jouer un rôle humanitaire” au Soudan, en Ukraine et dans la bande de Gaza et de soutenir l’effort mondial face au réchauffement climatique.Les agences humanitaires ont réagi à cette annonce avec colère. Romilly Greenhill, la directrice générale du réseau international de développement Bond, a jugé cette décision “à courte vue” et “épouvantable”.
Syrie: la conférence nationale trace les contours du futur Etat, mais sans rallier les Kurdes
La conférence de dialogue national à Damas, tenue mardi, a tracé les grandes lignes du futur Etat en Syrie après la chute de Bachar al-Assad, insistant sur le désarmement nécessaire des groupes armés, mais sans rallier l’administration autonome kurde, qui n’était pas invitée. Dans leur déclaration finale, les participants ont en outre dénoncé les “déclarations provocatrices” du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait averti dimanche que son pays ne permettrait pas aux forces syriennes de se déployer au sud de Damas. Défendant l’unité et la souveraineté de la Syrie “sur l’ensemble de son territoire”, la déclaration finale insiste aussi sur la mise en oeuvre de la justice transitionnelle et l’ancrage des valeurs de liberté dans le pays. Ces recommandations “serviront de base” pour un plan de réforme des institutions, selon la commission préparatoire de la conférence, censée représenter tous les Syriens, et à laquelle des figures de la société civile, des responsables religieux, des personnalités de l’opposition et des artistes ont participé.Organisée par le nouveau pouvoir, dirigé par le président par intérim Ahmad al-Chareh, cette conférence constitue une démarche inédite dans le pays qui sort de près de 14 ans de guerre civile.Elle s’est tenue à l’approche de la formation prévue, le 1er mars, d’un gouvernement devant succéder au cabinet provisoire, et refléter “la diversité” du peuple syrien selon les autorités. – “Nouvelle phase historique” -Ahmad al-Chareh, qui a salué mardi une “nouvelle phase historique”, avait annoncé qu’il mettrait en place un dialogue national durant la période de transition, ouverte par la prise de Damas, le 8 décembre, par une alliance rebelle menée par son groupe radical islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Il s’est engagé devant la conférence à garantir le “monopole” de l’Etat sur les armes, après que le nouveau pouvoir a annoncé la dissolution de l’armée syrienne et de toutes les factions armées rebelles, dont le HTS.Dans leur déclaration finale, les participants appellent également à ce que le “monopole des armes” soit “aux mains de l’Etat, à construire une armée nationale professionnelle, et à considérer toute formation armée en dehors des institutions officielles comme des groupes hors-la-loi”. La référence vise notamment les Forces démocratiques syriennes (FDS), bras armé de l’administration autonome kurde.  Peu avant la fin de la conférence, les FDS ont déclaré qu’ils ne seraient “pas partie prenante dans la mise en oeuvre de ses résultats”. “Cette conférence ne représente pas le peuple syrien”, ont-ils ajouté, soulignant n’y avoir pas “été représentés”. Selon les organisateurs, ni les FDS ni l’administration autonome n’avaient été invités, en raison de l’exclusion de toute entité armée de la conférence. La déclaration finale exhorte également les autorités à “former un comité constitutionnel pour rédiger un projet de constitution (…) qui ancre les valeurs de justice, de liberté, d’égalité et fonde un Etat de droit”. Les participants affirment le “rejet de toutes formes de discrimination” dans un pays multiethnique et multiconfessionnel.Ils insistent sur le rejet “de toutes les formes de violence, de provocation et de vengeance”, et la mise en oeuvre d’une “justice transitionnelle”.L’agence de presse officielle Sana a indiqué qu’environ 10.000 personnes avaient suivi les travaux en ligne, dont beaucoup de l’étranger.- “Préserver l’unité” -En parallèle, des manifestations ont eu lieu mardi dans plusieurs villes syriennes pour protester contre les propos de M. Netanyahu. A Damas, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le siège de l’ONU, selon des photographes de l’AFP. Après la chute de Bachar al-Assad, Israël avait rapidement déployé ses troupes dans la zone démilitarisée du plateau du Golan, ce qui a suscité de nombreuses critiques internationales notamment de la part de l’ONU. M. Netanyahu a exigé dimanche que “le sud de la Syrie soit complètement démilitarisé”, insistant sur le fait qu’il ne permettrait pas à “la nouvelle armée syrienne d’entrer dans la région”.”Nous continuerons à mener une politique qui protège les intérêts du peuple syrien, sans aucune pression ou diktat extérieur”, a affirmé pour sa part le chef de la diplomatie syrienne, Assaad al-Chaibani. Il a fait part de la volonté de Damas de “garder la porte ouverte au dialogue avec toute partie désireuse de reconstruire ses relations avec nous sur la base du respect mutuel.”Au lendemain de sa désignation comme président intérimaire fin janvier, M. Chareh avait promis de publier un “déclaration constitutionnelle” pour la période de transition, et estimé que son pays, où le Parlement a été dissous après le 8 décembre, aurait besoin de quatre à cinq ans pour organiser des élections.
Le narcotrafiquant Mohamed Amra de retour en France après neuf mois de cavale
Le narcotrafiquant Mohamed Amra,  arrêté samedi en Roumanie après neuf mois de cavale marquée par la mort de deux agents pénitentiaires, a atterri mardi en France, où il doit désormais être présenté à un juge.Le fugitif le plus recherché de France est arrivé par un avion Falcon en provenance de Bucarest mardi en fin d’après-midi, ont indiqué à l’AFP deux sources proches du dossier. L’avion s’est posé sur la base aérienne de Villacoublay (Yvelines) peu avant 18H30. Vers 20H00, un convoi de cinq voitures banalisées blanches et noires suivies par quatre motards de la police est arrivé au tribunal de Paris, où un important dispositif policier a été mis en place, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le multirécidiviste de 30 ans, surnommé la mouche, doit être présenté à des juges en vue de sa mise en examen et de son placement en détention provisoire.Son transfert de la Roumanie à la France s’est déroulé sous haute sécurité. Il était escorté par le GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie, depuis son départ en avion de Roumanie vers 16H00.A l’aéroport de Bucarest, encadré des forces spéciales de la police roumaine, il a traversé le hall large sourire aux lèvres, menottes au poignet et avec la même teinture rousse qui avait surpris lors de son arrestation samedi.Amra avait accepté dimanche son renvoi en France avant de contester en vain sa détention.”Comme il conteste sa culpabilité” et qu’il “est victime d’une erreur judiciaire”, “nous avons fait appel pour qu’il soit libéré”, avait déclaré à l’AFP son avocate, Maria Marcu, avant son renvoi du pays.Mohamed Amra a été arrêté samedi en Roumanie où il vivait avec de faux papiers depuis le 8 février après avoir été installé par des complices dans un appartement de la banlieue de Bucarest, selon la police roumaine. “L’hypothèse la plus probable” est qu’il soit resté en France, jusqu’à son départ en Roumanie début février, ont confié deux sources proches de l’enquête lundi à l’AFP.Il attendait de faire de la chirurgie esthétique avant de fuir en Colombie, sans toutefois avoir encore entrepris de démarches concrètes, selon les autorités roumaines.- Une vingtaine de gardes à vue – Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, une réunion a eu lieu lundi pour étudier dans quelle prison française il serait incarcéré à son retour.Sa remise “se fera sous les conditions de sécurité les plus hautes, les plus renforcées”, a-t-elle indiqué sur franceinfo, tout en insistant sur l’importance du “secret” dans cette enquête de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco).”Gérald Darmanin a demandé que Mohamed Amra soit placé dans un quartier d’isolement, dans un établissement pénitentiaire présentant un très haut niveau de sécurité”, a souligné de son côté l’entourage du ministre français de la Justice.Son évasion datait du 14 mai 2024, lorsque le détenu avait été extrait de sa cellule en Normandie, pour être amené à un juge d’instruction qui devait l’interroger.Un commando en avait alors profité, sur un péage dans l’Eure, pour attaquer à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut le fourgon dans lequel il se trouvait, tuant deux agents pénitentiaires et en blessant trois autres. Trois jours après son arrestation en Roumanie, 24 gardes à vue étaient toujours en cours mardi soir. Deux Français ont notamment été arrêtés au Maroc et un autre homme en Espagne. “Un certain nombre de membres du commando pourraient se trouver au sein de ces gardes à vue”, a poursuivi Mme Beccuau. “L’ensemble des auditions permettront de crédibiliser ou pas les pistes que nous avons pu construire”.Selon elle, “dans son environnement, il y a effectivement un certain nombre de personnes qui peuvent appartenir” à la “Black Mafia Family”, une organisation criminelle spécialisée dans le trafic de stupéfiants, “dont l’activité mérite d’être creusée”.Preuve du caractère hors norme de l’enquête sur son évasion: tout au long de sa cavale, “100 à 150” enquêteurs de la police judiciaire ont travaillé au quotidien sur ce dossier devenu symbole de l’emprise du narcotrafic en France, a rappelé lundi Christian Sainte, le patron de la police judiciaire.bur-ani-bg-tll-mk/mat/gvy
Le narcotrafiquant Mohamed Amra de retour en France après neuf mois de cavale
Le narcotrafiquant Mohamed Amra,  arrêté samedi en Roumanie après neuf mois de cavale marquée par la mort de deux agents pénitentiaires, a atterri mardi en France, où il doit désormais être présenté à un juge.Le fugitif le plus recherché de France est arrivé par un avion Falcon en provenance de Bucarest mardi en fin d’après-midi, ont indiqué à l’AFP deux sources proches du dossier. L’avion s’est posé sur la base aérienne de Villacoublay (Yvelines) peu avant 18H30. Vers 20H00, un convoi de cinq voitures banalisées blanches et noires suivies par quatre motards de la police est arrivé au tribunal de Paris, où un important dispositif policier a été mis en place, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le multirécidiviste de 30 ans, surnommé la mouche, doit être présenté à des juges en vue de sa mise en examen et de son placement en détention provisoire.Son transfert de la Roumanie à la France s’est déroulé sous haute sécurité. Il était escorté par le GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie, depuis son départ en avion de Roumanie vers 16H00.A l’aéroport de Bucarest, encadré des forces spéciales de la police roumaine, il a traversé le hall large sourire aux lèvres, menottes au poignet et avec la même teinture rousse qui avait surpris lors de son arrestation samedi.Amra avait accepté dimanche son renvoi en France avant de contester en vain sa détention.”Comme il conteste sa culpabilité” et qu’il “est victime d’une erreur judiciaire”, “nous avons fait appel pour qu’il soit libéré”, avait déclaré à l’AFP son avocate, Maria Marcu, avant son renvoi du pays.Mohamed Amra a été arrêté samedi en Roumanie où il vivait avec de faux papiers depuis le 8 février après avoir été installé par des complices dans un appartement de la banlieue de Bucarest, selon la police roumaine. “L’hypothèse la plus probable” est qu’il soit resté en France, jusqu’à son départ en Roumanie début février, ont confié deux sources proches de l’enquête lundi à l’AFP.Il attendait de faire de la chirurgie esthétique avant de fuir en Colombie, sans toutefois avoir encore entrepris de démarches concrètes, selon les autorités roumaines.- Une vingtaine de gardes à vue – Selon la procureure de Paris, Laure Beccuau, une réunion a eu lieu lundi pour étudier dans quelle prison française il serait incarcéré à son retour.Sa remise “se fera sous les conditions de sécurité les plus hautes, les plus renforcées”, a-t-elle indiqué sur franceinfo, tout en insistant sur l’importance du “secret” dans cette enquête de la juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco).”Gérald Darmanin a demandé que Mohamed Amra soit placé dans un quartier d’isolement, dans un établissement pénitentiaire présentant un très haut niveau de sécurité”, a souligné de son côté l’entourage du ministre français de la Justice.Son évasion datait du 14 mai 2024, lorsque le détenu avait été extrait de sa cellule en Normandie, pour être amené à un juge d’instruction qui devait l’interroger.Un commando en avait alors profité, sur un péage dans l’Eure, pour attaquer à la voiture-bélier et aux fusils d’assaut le fourgon dans lequel il se trouvait, tuant deux agents pénitentiaires et en blessant trois autres. Trois jours après son arrestation en Roumanie, 24 gardes à vue étaient toujours en cours mardi soir. Deux Français ont notamment été arrêtés au Maroc et un autre homme en Espagne. “Un certain nombre de membres du commando pourraient se trouver au sein de ces gardes à vue”, a poursuivi Mme Beccuau. “L’ensemble des auditions permettront de crédibiliser ou pas les pistes que nous avons pu construire”.Selon elle, “dans son environnement, il y a effectivement un certain nombre de personnes qui peuvent appartenir” à la “Black Mafia Family”, une organisation criminelle spécialisée dans le trafic de stupéfiants, “dont l’activité mérite d’être creusée”.Preuve du caractère hors norme de l’enquête sur son évasion: tout au long de sa cavale, “100 à 150” enquêteurs de la police judiciaire ont travaillé au quotidien sur ce dossier devenu symbole de l’emprise du narcotrafic en France, a rappelé lundi Christian Sainte, le patron de la police judiciaire.bur-ani-bg-tll-mk/mat/gvy