Engins explosifs contre le consulat de Russie à Marseille: deux chercheurs du CNRS jugés jeudi

Les deux chercheurs du CNRS interpellés lundi soir dans le cadre de l’enquête sur les jets d’engins explosifs contre le consulat général de Russie à Marseille seront jugés en comparution immédiate jeudi, a indiqué mercredi le parquet.Dans sa première réaction, le Centre national de la recherche scientifique indique avoir “appris avec consternation que les auteurs étaient des agents CNRS” et “condamne avec la plus grande fermeté” ce qu’elle qualifie d'”attentat”, annonçant au passage se constituer partie civile.Les deux hommes, de nationalité française, sont renvoyés des chefs de “dégradation ou détérioration du bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes” et “fabrication non autorisée d’engin explosif ou incendiaire ou de produit explosif”, a précisé dans un communiqué mercredi matin le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone.Les deux chercheurs devaient être déférés dans la journée devant le juge des libertés et de la détention, “en vue d’une comparution immédiate” jeudi, a ajouté M. Bessone, soulignant qu’ils “reconnaissent les faits et motivent leur action dans le cadre du conflit entre la Russie et l’Ukraine”.Les deux hommes, un ingénieur et un chimiste, avaient indiqué aux enquêteurs mardi que le mélange contenu dans les bouteilles en plastique qu’ils avaient lancées dans le jardin du consulat était un cocktail d’azote et de substances chimiques.”Trois bouteilles de soda en plastique 50 cl” avaient été envoyées dans les jardins du consulat, situé dans le très cossu 8e arrondissement de Marseille, lundi matin, avait précisé la préfecture de police, précisant que deux d’entre elles avaient éclaté, générant des “détonations”.Mais ces engins n’ont fait “aucun dégât matériel ni blessé”, a encore précisé mercredi matin le procureur de Marseille. Cet acte, au troisième anniversaire du début du conflit en Ukraine, avait été aussitôt qualifié d'”attaque terroriste” par Moscou. “Les explosions survenues sur le territoire du consulat général de Russie à Marseille présentent tous les signes d’une attaque terroriste”, avait affirmé lundi le ministère russe des Affaires étrangères.Selon le quotidien régional La Provence, les deux chercheurs, âgés d’une quarantaine et d’une cinquantaine d’années, avaient été “repérés par les policiers alors qu’ils participaient à une manifestation de soutien à l’Ukraine” devant l’hôtel de ville de Marseille, lundi soir.Créé en 1939, le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est le plus grand organisme public de recherche en France. Il compte plus de 1.100 laboratoires répartis sur l’ensemble du territoire, employant quelque 33.000 personnes, et 80 laboratoires de recherche internationaux, peut-on lire sur son site.

Bruno Retailleau, un “bon” ministre de l’Intérieur pour six Français sur dix, selon un sondage

Bruno Retailleau est perçu comme un “bon” ministre de l’Intérieur par 62% des Français et s’impose comme la personnalité politique qui recueille la plus grande confiance “sur les questions d’immigration” (47%), devant Marine Le Pen et Jordan Bardella, dans un sondage Elabe paru mercredi.Dans cette étude pour BFMTV, l’action du ministre de l’Intérieur est saluée par 89% des sympathisants de son parti (LR), 80% de ceux de la macronie, mais aussi deux tiers des sympathisants RN.Une courte majorité (50%) des personnes interrogées estime en outre qu'”il faut instaurer un rapport de force avec l’Algérie, notamment en ne respectant plus l’accord qui facilite la délivrance de visas et titres de séjour entre les deux pays”, tel que le suggère le locataire de Beauvau, alors que 44% considèrent qu’au contraire, “il sera plus efficace de négocier et trouver une solution avec les dirigeants algériens, en utilisant d’autres moyens de pression”.Plus de six Français sur dix estiment que le ministre de l’Intérieur agit “du mieux qu’il peut mais est empêché dans son action à cause des limites fixées par la loi française et le cadre juridique européen”, alors que 37% lui reprochent de “privilégier la communication plutôt que l’action”.Si aucune personnalité politique ne recueille une majorité de confiance “sur les questions d’immigration”, Bruno Retailleau se hisse pour la première fois en haut du classement à 47%, une spectaculaire progression de 20 points par rapport à octobre.Il est suivi par Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui inspirent confiance sur ces question à 41% des personnes interrogées.La politique migratoire est par ailleurs jugée “trop laxiste” par 65% des Français (-4 points depuis octobre), “juste comme il faut” par 25% (+3 points) et “trop ferme” par 9% (+1).Trois Français sur quatre se disent encore “favorables à la modification de la Constitution pour élargir les sujets qui peuvent être soumis à référendum et ainsi organiser un référendum sur l’immigration”, contre 23% qui s’y opposent.Sondage réalisé par internet les 25 et 26 février auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur entre 1,4 et 3,1 points.

Le Chilien Zepeda sera rejugé une troisième fois pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Il sera jugé une troisième fois: par une décision inhabituelle, la Cour de cassation a annulé mercredi la condamnation à 28 ans de réclusion du Chilien Nicolas Zepeda pour l’assassinat de son ex-petite amie japonaise Narumi Kurosaki à Besançon en 2016.Le Chilien avait été condamné en appel en décembre 2023 par la cour d’assises de la Haute-Saône à la même peine qu’en première instance. Il sera de nouveau jugé pour l’assassinat de son ancienne petite amie japonaise, cette fois par la cour d’assises du Rhône, a indiqué la Cour de cassation, précisant que sa décision n’entraînait pas la remise en liberté de l’accusé.Le fait que le corps de la jeune femme n’ait jamais été retrouvé n’a pas constitué la base de la décision de la Cour de cassation. Celle-ci a cassé l’arrêt de la cour d’assises de la Haute-Saône car elle a estimé que la cour d’assises aurait dû vérifier les faits allégués par les avocats de la défense de Nicolas Zepeda, qui estimaient qu’un des enquêteurs dans sa déposition avait utilisé des projections de documents Powerpoint non communiquées au préalable aux avocats de la défense, et que ce même enquêteur avait “de facto, et de sa propre initiative, effectué de nouveaux actes d’enquête”.”C’est une vraie victoire et c’est la possibilité pour M. Zepeda de continuer à faire valoir son innocence à l’occasion de ce troisième procès”, a réagi auprès de l’AFP Patrice Spinosi, l’avocat du Chilien devant la Cour de cassation.- “Fatigué par la détention” -“Il attendait beaucoup la décision de la Cour de cassation donc il est évidemment très satisfait de pouvoir retourner devant des juges et de pouvoir de nouveau faire valoir son innocence”, a poursuivi Me Spinosi. “Il est évidemment fatigué par la détention, mais il reste tout à fait combatif et aspire à ce que ce troisième procès puisse lui permettre de faire valoir sa vérité et qu’il puisse enfin être reconnu comme étant innocent du crime.”Selon le conseil, le nouveau procès devrait intervenir d’ici “six à dix mois”.”Il y a encore plus d’incertitudes que de certitudes, cette décision confirme qu’il y a eu une campagne soutenue pour violer la procédure régulière, avec l’objectif de renforcer la faible accusation avec laquelle le procureur a présenté cette affaire”, a également réagi dans un communiqué la famille de Nicolas Zepeda.”En tant que famille, nous espérons que la procédure régulière sera respectée, que nous parviendrons à la vérité.”Contactée par l’AFP, Sylvie Galley, l’avocate de la famille de Narumi, n’avait pas encore pu recueillir la réaction des proches de l’étudiante japonaise.Nicolas Zepeda, issu d’une famille aisée et aujourd’hui âgé de 34 ans, avait été extradé du Chili en juillet 2020. Il a toujours nié avoir tué Narumi Kurosaki, 21 ans, malgré les nombreux éléments à charge.- “Mâle blessé” -Il avait rencontré Narumi et était devenu son petit ami lors de ses études au Japon. La jeune femme, étudiante brillante, avait ensuite poursuivi son cursus en France, à Besançon, où elle avait mis fin à leur relation.Nicolas Zepeda était venu du Chili la retrouver début décembre 2016, pour essayer de la reconquérir, selon lui. Il avait espionné la jeune femme durant plusieurs jours dans sa résidence universitaire et celle-ci a disparu après une soirée au restaurant avec le Chilien.L’avocat général Etienne Manteaux avait pointé lors du procès à Vesoul un crime de “possession” de Nicolas Zepeda, enraciné dans un orgueil de “mâle blessé”, jaloux, qui n’avait pas supporté d’être éconduit.Par le passé, d’autres condamnations pour meurtre ont été annulées sur la forme par la Cour de cassation, comme celle pour le meurtre de sa femme du Dr Jean-Louis Müller, cassée en juin 2011, ou celle d’Yvan Colonna pour l’assassinat du préfet Erignac, cassée en juin 2010. Le premier a été acquitté à l’issue d’un troisième procès en 2013, le second a été à nouveau condamné à perpétuité en 2011.Plus récemment, la condamnation de Guerric Jehanno pour le viol et le meurtre d’Amandine Estrabaud avait été annulée pour vice de procédure par la Cour de cassation en 2022. Il a été une nouvelle fois condamné début 2024 et son nouveau pourvoi devant la Cour de cassation a lui été rejeté début février.bdx-pau-apz-maj/mpm

Liban: France Médias Monde inaugure son “hub” régional à Beyrouth

Le groupe France Médias Monde (FMM) a annoncé mercredi inaugurer une nouvelle implantation en langue arabe à Beyrouth, un “hub” régional visant à renforcer sa couverture de l’actualité du Proche et Moyen-Orient, et à répondre aux formats numériques.France Médias Monde, groupe public français responsable de l’audiovisuel extérieur créé en 2008, réunit la chaîne info France 24 (en français, anglais, arabe et espagnol), la radio RFI (en français et 16 autres langues) et la radio en arabe Monte Carlo Doualiya (MCD).A travers ses médias, largement suivis en Afrique, au Moyen-Orient et en Europe, FMM assure une couverture de l’actualité mondiale avec une perspective française.”FMM inaugure le 27 février 2025 une implantation de proximité à Beyrouth (…) ancré au coeur de la région Proche et Moyen-Orient”, a déclaré le groupe dans un communiqué.Selon lui, “ce nouveau +hub+ vient compléter les rédactions déjà implantées localement ailleurs dans le monde”.”A travers ce hub régional, FMM poursuit sa stratégie de proximité géographique et linguistique”, a déclaré à l’AFP Marie-Christine Saragosse, Présidente-directrice générale de France Médias Monde.Avec sa rédaction arabophone de Beyrouth directement arrimée aux équipes de France 24 en arabe et de MCD, basées à Paris, “l’objectif est d’enrichir l’offre numérique des deux médias, sur nos sites, sur nos applications, sur les réseaux sociaux et sur YouTube”, a-t-elle ajouté.”Une quinzaine de journalistes arabophones originaires de toute la région (…) a été recrutée pour constituer la rédaction numérique basée à Beyrouth (…) avec des contenus destinés aux sites et réseaux sociaux des deux médias du groupe”, indique FMM dans son communiqué.Parmi ces contenus adaptés aux plateformes numériques, des “vidéos mobile, infographies, formats verticaux, articles, podcasts” qui viennent ainsi accroître la visibilité de France 24 en arabe et de MCD.”Cet élargissement de la présence de nos deux médias arabophones sur le numérique est essentiel alors qu’y prolifèrent les infox et manipulations de l’information”, a déclaré Mme Saragosse.FMM dit aussi répondre à “sa mission de promotion de la francophonie (…) et ses valeurs auprès de publics peu ou non-francophones”, ajoute le communiqué.

US new home sales miss expectations in January on cold weather

Sales of new US homes slumped more than expected in January, government data showed Wednesday, with cold weather and stubborn cost-of-living pressures weighing on buyers as Donald Trump returned to office.New home sales came in at a seasonally adjusted annual rate of 657,000, 10.5 percent down from December’s revised level of 734,000.This was significantly lower than the 681,000 figure a Briefing.com consensus of analysts expected, as bad weather kept potential homebuyers home and mortgage rates remained elevated.Sales of new properties have been helped in recent years as existing homeowners have been reluctant to enter the market with interest rates high.This has pushed some buyers towards new properties — new home sales hit their highest in three years in 2024.But there are risks to sales and residential investment this year, noted Ryan Sweet, chief US economist at Oxford Economics, in a note.This is due to “high mortgage rates, potential for tariffs on imported building materials from Canada and Mexico along with potential labor supply issues stemming from the Trump administration’s immigration policies,” he noted.On the upside, inventories are not an issue, Sweet said, adding that builders could still boost sales via incentives.The Federal Reserve rapidly lifted the benchmark lending rate in 2022 to curb surging inflation but has since started to cautiously lower it.In January, the median sales cost for new houses was $446,300, a pick-up from December’s figure and the highest in more than two years.Demand for new homes appears to be flagging, analysts at Pantheon Macroeconomics said in a recent note.”Sales likely were also weighed down by the weather; last month was the coldest January since 1988,” Pantheon added.

Le Hamas va rendre dans la nuit de mercredi à jeudi quatre corps d’otages retenus à Gaza

Le Hamas va rendre dans la nuit de mercredi à jeudi quatre corps d’otages israéliens morts en captivité à Gaza, et a affirmé qu’Israël libérerait en contrepartie plus de 600 détenus palestiniens, ce qui mettrait fin aux échanges prévus par la première phase du fragile cessez-le-feu, qui s’achève samedi.Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que, comme l’avait annoncé plus tôt le Hamas, Israël recevrait les corps de quatre otages de Gaza dans la nuit de mercredi à jeudi. “Conformément aux exigences israéliennes”, la remise se fera “sans cérémonies du Hamas”, a-t-il ajouté. Deux responsables du mouvement islamiste palestinien ont affirmé à l’AFP que seraient relâchés en échange 625 prisonniers palestiniens, dont la libération est bloquée depuis samedi par Israël, ce que le gouvernement israélien n’a jusque la pas confirmé.En Israël, des dizaines de milliers de personnes se sont massées dans la matinée le long des routes pour saluer le passage du cortège funéraire transportant les dépouilles de Shiri Bibas et ses deux petits garçons tués en captivité à Gaza, devenus le symbole de la tragédie des otages. Tous trois avaient été enlevés lors de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre dans la bande de Gaza, et leurs corps ont été restitués à Israël en fin de semaine dernière.”Shiri, je vous demande pardon pour ne pas avoir pu vous protéger”, a lancé son époux, Yarden Bibas, libéré de Gaza le 1er février, dans son éloge funèbre empreint d’émotion, dans un cimetière près du kibboutz Nir Oz, dans le sud d’Israël, où la famille avait été enlevée.Lors des funérailles, la famille a demandé à tous les responsables israéliens d’assumer la responsabilité de la mort de leurs proches en captivité. “Ils auraient pu vous sauver mais ont préféré la vengeance”, a lancé Ofri Bibas, belle-soeur de Shiri.La première phase de la trêve en vigueur depuis le 19 janvier doit s’achever le 1er mars. Elle a jusque-là permis le retour en Israël de 29 otages, dont quatre décédés, sur un total de 33, dont huit morts, devant être remis jusqu’au 1er mars, en échange d’environ 1.100 Palestiniens, sur un total convenu de 1.900.Mais ce cessez-le-feu très fragile a plusieurs fois été mis en péril par des accusations mutuelles de violation, et sa suite reste incertaine. L’armée israélienne a indiqué mercredi avoir frappé des postes de lancement de projectiles à Gaza, après avoir identifié plus tôt un tir, retombé dans le territoire palestinien. – “Beaucoup de progrès” -Les termes de la deuxième étape, censée déboucher sur la fin définitive de la guerre et la libération de tous les captifs encore à Gaza, n’ont toujours pas été négociés.Mardi soir, l’émissaire du président américain Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a cependant fait état de “beaucoup de progrès” en vue d’une reprise des pourparlers. Il a annoncé qu’Israël envoyait une équipe de négociateurs “soit à Doha soit au Caire, où les négociations vont commencer”.Israël n’a pas confirmé cette information.Sur les 251 otages enlevés le 7-Octobre en Israël, 62 sont toujours retenus à Gaza, dont 35 sont morts, selon l’armée israélienne.Plus de 600 Palestiniens auraient dû sortir de prison le 22 février, en échange de six Israéliens relâchés par le Hamas. Mais Israël avait annulé au dernier moment ces libérations, exigeant la fin des “cérémonies humiliantes” régulièrement organisées par le Hamas pour les remises d’otages.Après la suspension des libérations de prisonniers palestiniens, le mouvement islamiste avait accusé Israël de “mettre en grave danger tout l’accord de trêve”, et appelé les pays médiateurs – Etats-Unis, Qatar et Egypte – à intervenir.Les mises en scène par le Hamas des libérations d’otages, exhibés sur des podiums face à des foules de Gazaouis, ont été dénoncées à plusieurs reprises par Israël, l’ONU et la Croix-Rouge.- “Ils sont revenus, mais pas vivants” -La semaine dernière, le retour des dépouilles de Shiri Bibas et de ses enfants, Kfir et Ariel, âgés de huit mois et demi et quatre ans au moment de leur enlèvement, avait profondément ému le pays.Le cortège funéraire, où flottaient des ballons orange, hommage aux deux petits garçons aux cheveux roux, est parti mercredi matin de Rishon Letzion, au sud de Tel-Aviv, en direction de Nir Oz, à une centaine de kilomètres. “Quand je pense au 7 octobre”, dit à l’AFP Aviv Nahman, un habitant de Rishon Letzion, “c’est à cette famille que je pense en premier (…) Et malheureusement, ils sont revenus, mais pas vivants”.L’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.215 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles israéliennes et incluant les otages morts ou tués en captivité. Au total, 251 personnes avaient été enlevées.L’offensive israélienne menée en représailles à Gaza a fait au moins 48.319 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.