Mondial-2026: groupe “difficile” pour le Brésil, dit Ancelotti
Le Brésil est tombé dans un “groupe difficile” au Mondial-2026 avec le Maroc, l’Ecosse et Haïti, a déclaré vendredi le sélectionneur des quintuples champions du monde, Carlo Ancelotti, à l’issue du tirage au sort à Washington.”Le Maroc a été très bon lors de la dernière Coupe du Monde”, en 2022, au Qatar, où il a atteint les demi-finales, tandis que la Seleçao a chuté en quarts, a affirmé le technicien italien à la chaîne brésilienne Sportv.”L’Ecosse a une équipe très solide, ce sera très difficile”, a-t-il ajouté.Le Brésil jouera son premier match le 13 juin 2026, contre le Maroc, avant d’affronter les Haïtiens le 19, puis les Ecossais le 24. “Nous devons essayer de terminer à la première place du groupe. Il faut surtout bien préparer le premier match, qui sera très important”, a affirmé Ancelotti.”Il faut penser à gagner les trois matches. Contre le Maroc d’abord, le plus difficile, aussi contre les deux autres adversaires. Il faut avoir confiance”, a-t-il ajouté.Le Brésil affrontera la France et la Croatie lors de deux matches amicaux disputés aux Etats-Unis en mars.Carlo Ancelotti a par ailleurs été interrogé sur l’éventuelle présence de Neymar au Mondial. Tout en restant prudent, le technicien de 66 ans a néanmoins laissé la porte ouverte à un retour de l’attaquant de Santos, absent de la sélection depuis plus de deux ans.Ancelotti a souligné qu’il choisira son groupe seulement en mai, en fonction du niveau et de l’état de forme de chacun, y compris de la star de 33 ans.”Si Neymar mérite d’être au Mondial, s’il est bien et meilleur qu’un autre, il jouera”, a-t-il insisté, assurant n’avoir “de dettes envers personne”.Meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (79 buts), l’ancienne star du Barça et du PSG n’a plus joué avec le Brésil depuis une grave blessure au genou survenue le 17 octobre 2023.Le Brésil a vécu une période compliquée après le Mondial-2022, ayant vu défiler trois sélectionneurs avant l’arrivée d’Ancelotti en mai dernier. Lors des qualifications sud-américaines, les Brésiliens ont notamment subi une lourde défaite 4-1 face aux champions du monde argentins en mars.Le Maroc et l’Ecosse avaient déjà été adversaires du Brésil en phase de poules du Mondial-1998, en France, et la Seleçao l’avait emporté 3-0 et 2-1, respectivement. Et l’autre match aura une résonance particulière, le Brésil ayant mené de 2004 à 2017 la mission de Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).En août 2004, la Seleçao avait joué un match amical historique à Port-au-Prince, remporté 6-0 avec des stars comme Ronaldo et Ronaldinho.
Ligue 1: Une occasion de sortir de l’ombre pour Safonov au PSG ?
Avec la blessure de Lucas Chevalier, le gardien Matveï Safonov pourrait connaitre sa première titularisation avec le PSG cette saison, samedi face à Rennes en Ligue 1 (21h05) et avoir peut-être l’occasion de démontrer sa capacité à concurrencer l’ancien Lillois.Si c’est le cas, il s’agirait de la première titularisation de l’international russe dans les buts parisiens depuis le 24 mai et la victoire en finale de Coupe de France contre Reims (3-0). A moins que Luis Enrique ne décide de lancer le N.3 dans la hiérarchie, le jeune italien Renato Marin (19 ans), recruté l’été dernier.L’entraîneur espagnol a refusé de dévoiler ses plans après le forfait de Chevalier, touché à une cheville lors de la défaite à Monaco (1-0), qui a fait perdre la tête du classement à son équipe (PSG 2e).”Si c’est Renato ou lui (Safonov), ce sera une bonne option dans les buts”, a esquivé Luis Enrique, vendredi en conférence de presse. Recruté en 2024 pour mettre Gianluigi Donnarumma en situation de concurrence, Safonov, 26 ans, n’a jusqu’ici récolté que des miettes. Les prestations décisives du champion d’Europe italien – parti à Manchester City – sur la route du premier sacre des Parisiens en Ligue des champions, puis l’arrivée de Lucas Chevalier comme N.1, l’ont relégué dans l’ombre.S’il a disputé la quasi-totalité des matches de Coupe de France la saison passée, l’ancien portier de Krasnodar n’a en revanche été titularisé que neuf fois en Ligue 1 et à deux reprises en C1.- “Aider l’équipe” -Le match au Parc des Princes face à Rennes, 5e au classement et invaincu depuis cinq matches, est peut-être l’occasion pour lui de s’illustrer, alors que Chevalier n’a pas été irréprochable jusqu’ici au point d’alimenter des critiques sur sa capacité à s’imposer durablement dans la cage parisienne.Depuis mai et son dernier match avec Paris, Safonov n’a joué qu’avec la sélection russe lors des rassemblements en septembre, en octobre et novembre, dont un match compliqué face au Pérou (1-1). Malgré tout, le Russe semble toujours convaincu qu’il a sa place dans les buts du PSG et qu’il mérite d’être mis en concurrence avec Chevalier, comme il l’affirmait dès son arrivée à Paris au sujet de Donnarumma. “Je serai prêt quand ils auront besoin de moi”, disait-il dès le mois de septembre 2024, après avoir joué deux matches à cause d’une blessure de l’Italien.Décrit comme calme, drôle, ou peu sujet à la pression, Safonov est “prêt à tout pour aider l’équipe”, explique une source, alors qu’il ne s’est quasiment jamais présenté devant les médias avec le PSG depuis son arrivée.- “Il sera performant” -Interrogé cette saison à plusieurs reprises sur la place de l’ancien joueur de Krasnodar à Paris, Luis Enrique n’a jamais répondu clairement, et toujours pas vendredi en conférence de presse. “Ce que je cherche, c’est de gérer de la meilleure des manières ce que je pense être le meilleur pour l’équipe. Personne n’a sa place assurée, cela dépend de ton niveau et de ce que l’on pense qui est le mieux pour nous”, avait-il expliqué il y a quelques semaines. Jeudi lors de l’entrainement ouvert aux médias, Safonov – fan de maths, de jeux de société, de basket, de mythologie ou de billard russe – est apparu très concerné et a impressionné pendant l’exercice d’oppositions sur petit terrain.C’est “un très bon gardien” et “quelqu’un qui travaille énormément”, a assuré jeudi son partenaire Désiré Doué. “Je suis sûr que lorsqu’il aura sa chance de pouvoir jouer et de s’exprimer sur le terrain, il le fera et il sera performant”, a ajouté l’ailier des Bleus, actuellement blessé. Réponse samedi?
Foot: Messi et Miami face à Müller et Vancouver pour un premier titre en MLS
Lionel Messi et son Inter Miami visent samedi à domicile un premier titre de champion MLS, face aux Vancouver Whitecaps de Thomas Müller, bête noire du héros argentin depuis une quinzaine d’années.Au lendemain du tirage au sort du Mondial-2026, coorganisé par les Etats-Unis, la MLS ne pouvait rêver mieux qu’une affiche à 14h30 locales (20h30 à Paris) entre sa tête de gondole, Lionel Messi (38 ans), et la dernière star européenne à avoir rejoint le championnat, Thomas Müller (36 ans), débarqué en août au Canada.Le feu de Messi devant son public contre la glace de Müller, buteur allemand à sang-froid, soit un grand classique des hautes sphères du football qui a rarement tourné à l’avantage de l’octuple Ballon d’Or.L’Allemagne avait humilié l’Argentine 4-0 en quart de finale de la Coupe du monde 2010, avec un doublé de Müller, avant de la battre 1-0 en finale en 2014.En août 2020, le Bayern Munich avait anéanti 8-2 le FC Barcelone de Messi en quart de finale de la Ligue des champions, quelques années après une rare correction infligée par les Catalans aux Bavarois (3-0 en demi-finale de la C1 2014-2015).”Quoi de plus beau que de jouer contre le GOAT (“Greatest of all time”, soit “le meilleur de tous les temps”), jouer contre Messi et le battre?”, s’est demandé Müller, cette semaine dans sa newsletter mensuelle, lui qui est sorti 7 fois vainqueur de leurs 10 confrontations.”C’est une grande finale. Je voulais cette finale et nous y sommes”, a-t-il aussi déclaré au diffuseur Apple TV, tout en tenant à souligner que ce n’était “pas Messi contre Müller”.Les Vancouver Whitecaps, deuxièmes de la saison régulière à l’Ouest ont en effet su développer cette saison un jeu léché, profitant de l’apport de leur nouvel attaquant allemand en cours d’exercice (8 buts en 11 matches).Mais l’occasion semble trop belle pour l’Inter Miami, 3e de la saison régulière à l’Est et irrésistible depuis quelques semaines, dans le sillage de Messi, meilleur buteur du championnat (29 buts, puis 6 buts en play-offs) et d’un autre attaquant argentin, Tadeo Allende, déjà 8 buts en 5 matchs de phases finales.Aucun des deux clubs n’avait jamais accédé à la finale du championnat, remporté l’an dernier par le LA Galaxy.
De nouvelles pluies torrentielles menacent le Sri Lanka et l’Indonésie, où la faim guette
Le Sri Lanka et l’Indonésie redoutent de nouvelles pluies torrentielles prévues samedi, ce qui risque d’entraver les opérations de nettoyage après les inondations et glissements de terrain meurtriers de la semaine passée.La série de tempêtes tropicales et de pluies de mousson qui s’est abattue sur cette région de l’Asie, provoquant des glissements de terrain et des crues soudaines a tué depuis la semaine dernière quelque 1.770 personnes en Indonésie, au Sri Lanka, en Malaisie, en Thaïlande et au Vietnam.Parmi elles, 883 personnes sont mortes à Sumatra, grande île de l’ouest de l’Indonésie, selon l’agence de gestion des catastrophes indonésienne samedi matin, où 520 autres sont portées disparues.Ce bilan pourrait être alourdi par la faim qui menace les villages et “zones (qui) restent inaccessibles dans les régions reculées d’Aceh”, s’est inquiété Muzakir Manaf, le gouverneur de cette province “complètement détruite, du nord au sud, des routes à la mer”. “Beaucoup de gens ont besoin de produits de première nécessité”, a-t-il déclaré à la presse. “Les gens ne meurent pas à cause des inondations, mais à cause de la faim”.D’après l’agence météorologique indonésienne, la pluie pourrait revenir samedi dans les provinces d’Aceh et du nord de Sumatra, où l’eau et la boue ont enseveli les maisons.- “Trahi” -Munawar Liza Zainal, habitant d’Aceh, se sent “trahi” par le gouvernement indonésien, qui n’a jusqu’à présent pas déclaré l’état de catastrophe nationale, malgré les pressions. “C’est une catastrophe extraordinaire qui doit être traitée avec des mesures extraordinaires”, insiste l’homme auprès de l’AFP, frustré comme de nombreuses autres victimes. Selon certains analystes, Jakarta pourrait hésiter à déclarer l’état de catastrophe nationale, et donc à solliciter l’aide internationale qui traduirait son incapacité à faire face seule.Au Sri Lanka, île au sud de l’Inde qui a sollicité l’aide internationale cette semaine, Colombo a confirmé le bilan de 607 morts et 214 disparus, présumés morts, dans ce que le président Anura Kumara Dissanayake a qualifié de catastrophe naturelle la plus grave jamais connue par le pays.Plus de deux millions de personnes, soit près de 10% de la population, ont été touchées.Les rescapés recevront jusqu’à dix millions de roupies (33.000 dollars) pour acquérir un terrain dans un endroit plus sûr et construire une nouvelle maison, a promis vendredi soir le ministère des Finances dans un communiqué.Le gouvernement offre également un million de roupies (3.300 dollars) à titre d’indemnisation aux proches de chaque personne décédée ou handicapée.Le Centre de gestion des catastrophes (DMC) a indiqué que plus de 71.000 maisons avaient été endommagées, et que de nouvelles précipitations sont attendues samedi.Le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré examiner la demande du Sri Lanka visant à obtenir 200 millions de dollars supplémentaires, en plus de la tranche de 347 millions de dollars que le pays devait déjà recevoir ce mois-ci.



