A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Les nations s’opposent sur les énergies fossiles à la COP30 en Amazonie

Une incursion, des protestations indigènes, un incendie et désormais un affrontement sur le pétrole: les chaotiques négociations climatiques de la COP30 entre près de 200 pays achoppent vendredi, au dernier jour, sur la question de pointer du doigt ou non les énergies fossiles.Au point que l’Union européenne évoque ouvertement la perspective d’une COP30 “sans accord”, ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie.La présidence brésilienne du sommet, qui se tient à Belem depuis la semaine dernière, a mis un projet de texte sur la table avec une grande omission: il ne contient pas le mot “fossiles”, et encore moins la création de la “feuille de route” réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.Protestation immédiate des Européens et de leurs alliés, dont la Colombie, qui mène la bataille contre la “prolifération” du pétrole.”Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable”, a déclaré le commissaire au climat, Wopke Hoestra, à des journalistes. “C’est malheureux à dire, mais nous sommes vraiment face à un scénario sans accord”.”Le texte ne peut pas rester tel qu’il est”, a relevé le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider.Qui s’oppose? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, à des journalistes.Pour la ministre colombienne de l’Environnement Irene Velez Torres, la COP30 “ne peut se terminer sans feuille de route pour abandonner les combustibles fossiles”.Le projet a aussi immédiatement été rejeté par des ONG. “C’est comme une page blanche, il y a si peu pour combler le manque d’ambition pour en rester à 1,5°C de réchauffement, ou pousser les pays à accélérer l’action”, a réagi Tracy Carty de Greenpeace. Il est “extrêmement décevant” selon WWF.- Pression de Lula -“Ceux qui doutent que la coopération soit la meilleure chose à faire pour le climat seront absolument ravis de voir qu’on n’arrive pas à nous mettre d’accord”, a plaidé le président de la COP30, le diplomate André Correa do Lago.Après une nuit de consultations, il va continuer pour une journée qui s’annonce très longue.Il a la lourde tâche de mettre d’accord 194 pays et l’Union européenne, membres de l’accord de Paris, pour une adoption par consensus, comme c’est la règle aux COP.L’idée d’une “feuille de route” pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement climatique, est née de la frustration face au manque de concrétisation de l’engagement à une sortie progressive des énergies fossiles pris à la COP28 il y a deux ans.Dans une année géopolitique mouvementée, avec de nombreux pays occidentaux se détournant politiquement du climat, peu comptaient sur le retour de cette question à l’ordre du jour.Mais le président brésilien Lula l’a relancée au début du sommet de Belem, et encore remise au centre du jeu mercredi lors de sa visite à la COP30, dopant le camp anti-pétrole.Aucune COP n’a terminé à l’heure depuis 2003, et nombre de vétérans de ces négociations jugent probable une prolongation à Belem.- Incendie -Les travaux ont été retardés par un incendie jeudi qui a forcé l’évacuation du site à la mi-journée, privant les délégués de précieuses heures.C’est le troisième incident perturbant la conférence de l’ONU, démarrée la semaine dernière dans cette grande ville emblématique de l’Amazonie urbaine. Une incursion de manifestants indigènes puis le blocage de l’entrée avaient déjà désorganisé les travaux du sommet, organisé par le Brésil avec l’ONU.Le feu a éclaté en plein cœur du site temporaire érigé au Parque da Cidade, constitué d’immenses tentes climatisées. En quelques minutes, de hautes flammes ont consumé une partie du toit dans le secteur des stands nationaux, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le pavillon de la communauté d’Afrique de l’Est est l’un de ceux détruits par le feu. Dix-neuf personnes ont été prises en charge par les secours à cause des fumées, et deux pour des crises d’angoisse, selon le ministère de la Santé.

Les nations s’opposent sur les énergies fossiles à la COP30 en Amazonie

Une incursion, des protestations indigènes, un incendie et désormais un affrontement sur le pétrole: les chaotiques négociations climatiques de la COP30 entre près de 200 pays achoppent vendredi, au dernier jour, sur la question de pointer du doigt ou non les énergies fossiles.Au point que l’Union européenne évoque ouvertement la perspective d’une COP30 “sans accord”, ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie.La présidence brésilienne du sommet, qui se tient à Belem depuis la semaine dernière, a mis un projet de texte sur la table avec une grande omission: il ne contient pas le mot “fossiles”, et encore moins la création de la “feuille de route” réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.Protestation immédiate des Européens et de leurs alliés, dont la Colombie, qui mène la bataille contre la “prolifération” du pétrole.”Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable”, a déclaré le commissaire au climat, Wopke Hoestra, à des journalistes. “C’est malheureux à dire, mais nous sommes vraiment face à un scénario sans accord”.”Le texte ne peut pas rester tel qu’il est”, a relevé le ministre allemand de l’Environnement, Carsten Schneider.Qui s’oppose? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique, à des journalistes.Pour la ministre colombienne de l’Environnement Irene Velez Torres, la COP30 “ne peut se terminer sans feuille de route pour abandonner les combustibles fossiles”.Le projet a aussi immédiatement été rejeté par des ONG. “C’est comme une page blanche, il y a si peu pour combler le manque d’ambition pour en rester à 1,5°C de réchauffement, ou pousser les pays à accélérer l’action”, a réagi Tracy Carty de Greenpeace. Il est “extrêmement décevant” selon WWF.- Pression de Lula -“Ceux qui doutent que la coopération soit la meilleure chose à faire pour le climat seront absolument ravis de voir qu’on n’arrive pas à nous mettre d’accord”, a plaidé le président de la COP30, le diplomate André Correa do Lago.Après une nuit de consultations, il va continuer pour une journée qui s’annonce très longue.Il a la lourde tâche de mettre d’accord 194 pays et l’Union européenne, membres de l’accord de Paris, pour une adoption par consensus, comme c’est la règle aux COP.L’idée d’une “feuille de route” pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement climatique, est née de la frustration face au manque de concrétisation de l’engagement à une sortie progressive des énergies fossiles pris à la COP28 il y a deux ans.Dans une année géopolitique mouvementée, avec de nombreux pays occidentaux se détournant politiquement du climat, peu comptaient sur le retour de cette question à l’ordre du jour.Mais le président brésilien Lula l’a relancée au début du sommet de Belem, et encore remise au centre du jeu mercredi lors de sa visite à la COP30, dopant le camp anti-pétrole.Aucune COP n’a terminé à l’heure depuis 2003, et nombre de vétérans de ces négociations jugent probable une prolongation à Belem.- Incendie -Les travaux ont été retardés par un incendie jeudi qui a forcé l’évacuation du site à la mi-journée, privant les délégués de précieuses heures.C’est le troisième incident perturbant la conférence de l’ONU, démarrée la semaine dernière dans cette grande ville emblématique de l’Amazonie urbaine. Une incursion de manifestants indigènes puis le blocage de l’entrée avaient déjà désorganisé les travaux du sommet, organisé par le Brésil avec l’ONU.Le feu a éclaté en plein cœur du site temporaire érigé au Parque da Cidade, constitué d’immenses tentes climatisées. En quelques minutes, de hautes flammes ont consumé une partie du toit dans le secteur des stands nationaux, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le pavillon de la communauté d’Afrique de l’Est est l’un de ceux détruits par le feu. Dix-neuf personnes ont été prises en charge par les secours à cause des fumées, et deux pour des crises d’angoisse, selon le ministère de la Santé.

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Renault ralentit le déploiement de ses bornes de recharge électrique rapide

Le groupe Renault va ralentir le rythme de déploiement de son réseau de stations de recharge électrique rapide en Europe, en raison des lourds investissements nécessités et d’un marché de l’électrique moins dynamique que prévu, a-t-il indiqué vendredi.”Dans un contexte d’ajustement de l’allocation de capital du groupe et dans une dynamique du marché de l’électrique contrastée en Europe, Mobilize (filiale du groupe: NDLR) a prévu d’adapter le plan de déploiement de son réseau de stations de charge”, explique le groupe dans une déclaration, confirmant une information des Echos. En mars dernier, le groupe Renault déclarait avoir pour objectif 650 stations d’ici fin 2028 en Europe, notamment en France, Belgique, Espagne et Italie. L’objectif pour la France n’avait pas été communiqué.Tout en annonçant ce coup de frein, le constructeur ne donne pas de nouvel objectif chiffré à horizon 2028.Il dit vouloir “se concentrer sur la valorisation du réseau existant en France, qui compte plus de 60 stations opérationnelles” et qui devrait s’élever à 95 stations “d’ici fin 2026″.En France, ces bornes de recharge rapide (en 15 ou 20 minutes) se trouvent en grande majorité sur le foncier de concessions Renault situées à quelques minutes des grands axes routiers (ou pour quelques unes d’entre elles sur des parkings d’hôtel). Elles sont au nombre de 61 fin novembre et devraient être 67 en fin d’année. L’infrastructure de bornes de recharge rapide nécessite des investissements lourds et le nombre de recharge par station est inférieur aux attentes. Il s’agit donc, pour Renault, de ralentir le rythme de ce déploiement, mais il n’est pas question de l’arrêter ou de vendre cette infrastructure, indique-t-on chez le constructeur.”Les solutions de recharge, incluant les stations de charge rapide Mobilize Fast Charge, restent une priorité pour Renault Group, au service de l’expérience client et des ventes de véhicules électriques”, souligne le groupe.Concernant l’Italie, Mobilize a investi en janvier dans un réseau de bornes de recharge situées sur les autoroutes en prenant une participation dans Free To X, filiale du réseau Autostrade per l’Italia dédiée à la recharge rapide des voitures électriques (jusqu’à 400 kilowatts). Mobilize “continue d’étoffer le réseau existant de plus de 100 stations sur les autoroutes (italiennes) avec de nouvelles stations hors autoroutes, à un rythme adapté”, indique la filiale de Renault vendredi.Pour l’Espagne et la Belgique, le déploiement n’avait pas commencé en 2025.

La Croix-Rouge réduit de 17% son budget, 2.900 postes supprimés

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé vendredi une réduction de 17% de son budget pour 2026 et la suppression de 2.900 postes, en raison des coupes budgétaires dans l’aide internationale.”Le CICR reste déterminé à intervenir en première ligne des conflits, là où peu d’autres organisations peuvent opérer. Mais la réalité financière nous …

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Nigeria: enlèvement d’élèves et d’enseignants dans une école catholique du centre

Un nombre encore indéterminé d’élèves et d’enseignants ont été enlevés dans une école catholique du centre du Nigeria, ont annoncé vendredi des responsables, deuxième enlèvement de ce type en une semaine dans le pays après le rapt de 25 lycéennes dans le nord-ouest.Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique de l’Ouest, miné par l’insécurité, les …

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Sanctions américaines: quel avenir pour la plus grande raffinerie des Balkans?

Provoquant la colère du Kremlin, la Bulgarie a annoncé en fin de semaine dernière prendre le contrôle de la raffinerie du groupe russe Lukoil sur son territoire, lui permettant d’échapper pour l’instant aux sanctions américaines qui entrent en vigueur ce vendredi. Mais la suite est un casse-tête.+ Pourquoi Sofia est intervenu ?Le 22 octobre, les …

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EU to seek more tariff exemptions during US commerce secretary visit

The EU will demand more tariff exemptions on products including wines when US Commerce Secretary Howard Lutnick meets the bloc’s trade ministers on Monday.US President Donald Trump and EU chief Ursula von der Leyen struck a deal in July for most EU exports to face a 15-percent US levy, but the European Union has been seeking various exemptions for more sectors.Despite the deal, both sides point to outstanding issues and the agreement still awaits approval by the EU parliament before further implementation.The EU’s trade ministers will meet in Brussels on Monday during which Lutnick and US Trade Representative Jamieson Greer will join them for lunch.Greer will also hold talks with EU trade chief Maros Sefcovic on Sunday, the European Commission said.As the EU’s digital rules are the subject of thorny relations with Washington, the bloc’s tech chief Henna Virkkunen is also expected to meet the Americans.The European Commission said on Friday it continues “to engage with the US both at political and technical level”.Diplomats said EU states were set to finalise a list of sectors they want to exempt from levies on Friday that will likely include wines and spirits — and potentially pasta, already the subject of tensions between Rome and Washington.Italy last month appealed to Washington and Brussels in an attempt to dissuade the United States from imposing provisional anti-dumping duties of over 91 percent on pasta from January 2026, on top of the 15 percent already in place.”The EU is aiming to present a united front and not come off as divided with all ministers arguing their own national exemptions,” a diplomat told AFP.Relations between the transatlantic allies remain tense.The United States is pushing Brussels to scrap digital and green rules, viewed as “non-tariff” barriers to trade by Washington.But the EU has insisted its digital laws are not up for discussion.President Donald Trump has lashed out at Brussels’ moves against US Big Tech companies including a whopping 2.95-billion-euro ($3.4-billion) fine on Google in September, threatening tariffs if the bloc does not repeal the measure.Brussels also wants Washington to cut its 50-percent steel tariffs, and proposes to create a broader “metals alliance” with the United States to ringfence their respective economies from Chinese overcapacity.