Dernier tour de piste sur C8 pour Cyril Hanouna, qui doit dévoiler ses projets

Il a promis de l’annoncer lors de la dernière de “Touche pas à mon poste” sur C8: autant adulé que décrié, l’animateur Cyril Hanouna doit dévoiler jeudi soir ses projets, après l’arrêt de sa chaîne vendredi sur la télévision numérique terrestre (TNT).”Ca y est, la décision est prise”, a déclaré le présentateur de TPMP dans la matinée à CNews, ménageant le suspense. C8, comme NRJ12, vont s’éteindre vendredi soir à minuit, en raison du non-renouvellement de leurs fréquences par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Cela est largement dû pour C8 aux “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amendes en raison des dérapages de “Baba”, surnom de Hanouna.Mais “mon seul objectif est clair, c’est bien entendu continuer: on va faire une autre émission ou la même”, affirme l’intéressé. TPMP, dont le concept remonte à 2010, revendique chaque jour en moyenne “deux millions et demi” de téléspectateurs.Le programme a même atteint un “record historique” mercredi soir, avec 2,8 millions de téléspectateurs sur sa dernière partie, faisant de C8 la deuxième chaîne nationale.Hanouna révèlera sa piste d’atterrissage jeudi lors d’une soirée spéciale en direct, “TPMP Toute la vérité”, où il répondra à des questions des téléspectateurs.En fin de soirée, il a promis de convoyer en van ses chroniqueurs jusqu’à leur nouveau port d’attache, tenu secret.- Direction M6 ou Canal+ ? -Deux options se dégagent: rester au sein du groupe Canal+ en migrant sur CStar, chaîne gratuite de la TNT, ou rejoindre le groupe M6.Des discussions ont été menées depuis plusieurs semaines pour de possibles émissions à partir de la rentrée prochaine sur la chaîne W9 et la station Fun Radio appartenant à M6. Il s’agit d’un “projet de divertissement”, “pas un projet sociétal ou politique”, donc “c’est quelque chose de très différent de ce que fait aujourd’hui Cyril”, selon le directeur général des activités audio du groupe, Régis Ravanas.Mais cette piste suscite des résistances internes, notamment des journalistes, en raison de la personnalité polémique de l’animateur. “S’il vient, je m’en vais”, avait lâché fin janvier Karine Le Marchand, star de M6. Mais les deux animateurs semblent avoir depuis enterré la hache de guerre. “On a pu lui faire du mal. Je lui présente mes excuses”, a déclaré mardi la figure de C8. Karine Le Marchand en a aussitôt “pris acte” et indiqué qu’elle resterait “vigilante”.”J’ai échangé avec la direction du groupe qui a su me rassurer”, a-t-elle affirmé jeudi matin sur France Inter, précisant qu’elle ne ferait plus obstacle à une éventuelle arrivée de Cyril Hanouna. L’autre voie pour l’animateur pourrait être celle d’une arrivée sur CStar, chaîne musicale de Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, à qui il clame son amitié indéfectible et qui pourrait lui laisser potentiellement davantage de liberté que M6. Ses critères de choix? “Préserver le maximum d’emplois”, dit-il. Il restera quoi qu’il en soit les après-midis des prochains mois à l’antenne d’Europe 1, également dans l’escarcelle de Vincent Bolloré.  – “Fanzouzes” mobilisés -Hanouna a cependant livré deux autres “destinations” possibles pour l’après-C8: “chez moi”, ce qui “voudra dire que je vais monter moi-même ma chaîne”, ou “un autre endroit pour me consacrer à autre chose, peut-être pourquoi pas 2027″, année d’élection présidentielle.C’est que Hanouna a, au fil des années, de plus en plus investi les sujets politiques et invité nombre de personnalités de la droite et de l’extrême droite. Il est boycotté par une partie de la gauche.”C’est quoi ces histoires de candidature à la présidentielle?”, l’a interrogé la semaine dernière Jordan Bardella (RN). “On se verra” et “on en parlera”, lui a répondu Hanouna, lors d’une édition de TPMP.”Les Français se souviendront en 2027″ de l’arrêt de C8, a-t-il lancé jeudi matin.L’animateur semble toutefois privilégier à ce stade ses “fanzouzes” qui ne ratent aucune de ses émissions et qu’il ne cesse de rassurer sur la suite.La fin de TPMP, “c’est l’horreur, c’est injuste”, se lamentait il y a quelques jours Sylvia Dornier, 62 ans, dans la queue pour assister à un des derniers numéros. Et de promettre: “On le suivra sur une autre chaîne”.

Le Kirghizstan annonce échanger des territoires contestés avec le Tadjikistan

Le Kirghizstan a annoncé jeudi un échange de territoires disputés depuis la chute de l’Union soviétique avec le Tadjikistan, trois mois après un accord historique pour mettre fin au conflit autour de la dernière frontière contestée d’Asie centrale.Selon un décompte détaillé du chef des services secrets kirghiz, le Kirghizstan recevra environ 25 kilomètres carrés du Tadjikistan, contre des terres d’une superficie équivalente ou un meilleur accès à des ressources hydriques partagées dans ces zones parsemées d’enclaves où ont eu lieu des conflits meurtriers, notamment pour le contrôle de l’eau.L’accord doit encore être signé à une date inconnue par les chefs d’Etats kirghiz Sadyr Japarov et tadjik Emomali Rakhmon.Plusieurs routes controversées ont par ailleurs été déclarées neutres et “seront utilisées par les deux parties”, ainsi que des puits de pétrole, a déclaré Kamtchybek Tachiev, le chef des services secrets kirghiz, devant le Parlement.Le Tadjikistan, où l’information reste étroitement contrôlée, n’a encore rien annoncé mais réagit généralement après le Kirghizstan.- Accès à l’eau -Cet accord frontalier s’inscrit dans un contexte d’amélioration générale des relations longtemps minées par les rivalités entre les cinq ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan).Ces dernières années, elles ont tour à tour annoncé des accords frontaliers, qui doivent faciliter les échanges commerciaux et assurer la stabilité de cette région stratégique et riche en ressources naturelles entre l’Europe et la Chine.Jeudi, le Kirghizstan a révélé avoir trouvé un accord avec le Tadjikistan sur une zone autour d’un canal crucial pour l’agriculture dans ces régions pauvres et rurales, où des routes entrelacées entre des villages faisaient office de séparation officieuse, créant de multiples enclaves.L’Asie centrale fait face à un stress hydrique croissant aggravé, selon les scientifiques, par le changement climatique, phénomène particulièrement ressenti dans cette région enclavée de 80 millions d’habitants largement recouverte de déserts et de montagnes.Les autorités vont déplacer des habitants des villages échangés, dont certains seront détruits et reconstruits, a précisé Kamtchybek Tachiev.De plus, l’échange doit assurer l’utilisation “sans entrave des installations agricoles et énergétiques” situées de part et d’autre de la frontière entre le sud du Kirghizstan et le nord du Tadjikistan.Après l’annonce d’un accord fin décembre, les chefs des services secrets kirghiz Kamtchybek Tachiev et tadjiks Saïmoumine Iatimov avaient paraphé la semaine dernière les documents.”Les documents ont été déclassifiés, le Parlement va les examiner, puis les présidents les signeront et les ratifieront ensuite. La version finale (de l’accord) sera signée par les chefs des deux États”, a poursuivi M. Tachiev.- Sans la Russie -Dans la foulée d’un conflit en 2022, le Kirghizstan et le Tadjikistan avaient annoncé se réarmer, faisant craindre une reprise des hostilités, avant un réchauffement diplomatique depuis 2023 entre ces deux nations parmi les plus montagneuses au monde.La frontière kirghizo-tadjike reste fermée depuis près de quatre ans mais la réussite des négociations pourrait ouvrir la voie à son ouverture prochaine. Les dirigeant du Tadjikistan, Kirghizstan et de l’Ouzbékistan doivent se réunir le 31 mars en territoire tadjik pour un sommet historique non loin de ces zones longtemps contestées.Le tracé sinueux de la frontière d’environ 1.000 kilomètres entre le Kirghizstan et le Tadjikistan avait été réalisé à l’époque soviétique et n’était alors qu’une simple délimitation administrative.Les négociations pour les tronçons problématiques n’aboutissaient pas pendant des années car le Tadjikistan se basait sur des cartes des années 1920-1930 et le Kirghizstan s’appuyait sur des cartes plus tardives.Les deux derniers principaux conflits tadjiko-kirghiz, au printemps 2021 et à l’automne 2022, avaient officiellement coûté la vie à plus de 150 personnes, dont de nombreux civils et des villages avaient été ravagés dans les régions kirghize de Batken et tadjike de Soughd.Cet accord entre ces deux pays alliés de la Russie et membres d’un bloc militaire commun avec Moscou, l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), a mis du temps à se dessiner.La Russie, qui maintient des bases militaires au Kirghizstan et au Tadjikistan, n’a jamais officiellement participé aux négociations entre Bichkek et Douchanbé et l’OTSC n’a pas envoyé de troupes de maintien de la paix.

Mort de Rémi Fraisse: la CEDH condamne la France pour violation du droit à la vie

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné jeudi la France pour l’opération de maintien de l’ordre menée par la gendarmerie qui avait provoqué la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, en 2014 lors d’affrontements autour du chantier du barrage de Sivens (Tarn).Dans un arrêt long de 56 pages, la Cour estime que “le niveau de protection requis” pour parer aux risques posés par le “recours à une force potentiellement meurtrière” n’a pas été “garanti”, et souligne les “lacunes du cadre juridique et administratif alors applicable” et les “défaillances” dans “la préparation et la conduite des opérations” de gendarmerie.La CEDH souligne que la France était le “seul pays à utiliser de pareilles munitions”, des grenades offensives OF-F1 “d’une dangerosité exceptionnelle”, pour des opérations de maintien de l’ordre. Le recours à cette arme était “problématique”, “en raison de l’absence d’un cadre d’emploi précis (…) prévoyant a minima une formation sur sa dangerosité, sur les dommages susceptibles d’être occasionnés (…) et le respect d’une distance de sécurité”.Elle rappelle que les gendarmes avaient agi dans l’obscurité, leur matériel d’éclairage étant “très insuffisant” et “de faible autonomie”. Et le haut-parleur utilisé pour les sommations “s’est avéré défectueux”.- “Absence de l’autorité civile” -Elle pointe aussi “les défaillances de la chaîne de commandement, en particulier l’absence de l’autorité civile sur les lieux”. Le préfet du Tarn, Thierry Gentilhomme, avait délégué l’autorité civile à un commandant qui avait lui-même quitté les lieux en début de soirée.”Il aura fallu plus de dix ans et l’appui de la Cour européenne des droits de l’Homme pour que la responsabilité de l’Etat français dans la mort de Rémi Fraisse soit enfin reconnue. Que de temps perdu”, a réagi auprès de l’AFP Patrice Spinosi, avocat de Jean-Pierre Fraisse, le père de la victime.”Le recours inapproprié à la force lors des manifestations contre le barrage de Sivens est désormais acquis. Pour éviter de nouvelles condamnations, la France doit maintenant tirer toutes les conséquences de cette décision et revoir en profondeur sa politique de maintien de l’ordre”, a-t-il ajouté.”Les membres du gouvernement de l’époque qui ont donné les ordres ont la responsabilité la mort de Rémi”, a déclaré dans un communiqué Arié Alimi, autre avocat de Jean-Pierre Fraisse. “La France ne sort pas grandie de cette affaire. Elle le serait si elle mettait tout en Å“uvre pour que de tels faits ne se reproduisent pas.”Paris devra verser des sommes allant de 5.600 à 16.000 euros aux proches de Rémi Fraisse, en réparation du “dommage moral”.- “Aucun manquement à l’indépendance” -La CEDH était également invitée à se prononcer sur un deuxième aspect, à savoir si l’enquête pénale avait bien été “approfondie, indépendante et impartiale”.La cour de Strasbourg juge ici que la procédure “n’est entachée d’aucun manquement à l’indépendance et à l’impartialité”. Elle rappelle que si l’enquête avait initialement été confiée à la gendarmerie de Gaillac, proche du site de Sivens, alimentant des soupçons de collusion, elle avait rapidement été transférée ensuite à la section de recherches de Toulouse.La CEDH salue particulièrement “la qualité des investigations réalisées par le Défenseur des droits”, qui avait notamment “auditionné le préfet et recueilli les réponses de son directeur de cabinet”, auditions qui n’avaient pas été réalisées dans le cadre de l’enquête judiciaire.Elle relève par ailleurs que des “modifications substantielles” ont été instaurées face aux “lacunes législatives et réglementaires, organisationnelles et opérationnelles” relevées au cours de l’enquête.A l’époque, ces lacunes n’avaient cependant pas été considérées comme constituant des infractions pénales. Aucun procès n’avait été organisé à l’issue de l’enquête des juges d’instruction qui s’était soldée par un non-lieu.”Cela n’arrive jamais. Quand quelqu’un meurt, normalement, il y a un procès”, confiait à l’AFP Claire Dujardin, avocate de membres de la famille, peu avant la décision de la CEDH.Rémi Fraisse avait été tué par l’explosion d’une grenade offensive lancée par un gendarme lors d’affrontements avec des militants écologistes, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014.Selon ses proches, le jeune botaniste était “foncièrement pacifiste”, et éloigné de toute activité militante.

L’acteur Gene Hackman et sa femme retrouvés morts à leur domicile

L’acteur multi-oscarisé américain Gene Hackman et son épouse, la pianiste classique Betsy Arakawa, ont été retrouvés morts mercredi à leur domicile de Santa Fe, au Nouveau-Mexique, ont annoncé jeudi plusieurs médias américains.Le bureau du shérif du comté de Santa Fé, cité par plusieurs médias, n’a pas précisé la cause du décès du couple, mais a indiqué n’avoir pas trouvé de trace d’un acte criminel. Le cadavre de leur chien a également été retrouvé à leur domicile.Considéré comme un géant d’Hollywood, Gene Hackman, était âgé de 95 ans, et était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film “Bienvenue à Mooseport” (2004). Son épouse était elle âgée de 63 ans.Né le 30 janvier 1930, l’acteur avait remporté deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971  pour son rôle dans “French Connection”, où il campait le légendaire flic Jimmy “Popeye” Doyle. Il avait ensuite remporté en 1993 l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans “Impitoyable”, de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.Au fil des années, l’acteur avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film “Conversation secrète”, Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le méconnu “L’Epouvantail”, un film dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. “A Hollywood, tout tourne autour du cinéma: les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier”, disait-il à L’Express.L’acteur avait annoncé en 2008 sa “retraite” des plateaux de cinéma.

Oscar-winning US actor Gene Hackman, wife found dead at home: media reports

Oscar-winning US actor Gene Hackman and his long-time wife Betsy Arakawa have been found dead inside their home in New Mexico, media outlets reported on Thursday.Santa Fe County Sheriff Adan Mendoza said the couple was found dead on Wednesday afternoon, adding that there was no immediate indication of foul play, according to the Santa Fe New Mexican and Sky News. Mendoza did not provide a cause of death.The media reports said the couple, who were married since 1991, died along with their dog. Hackman, who had turned 95 late last month, was once voted as likely to flop in showbiz but instead went on to win two Oscar awards. Arakawa was a 63-year-old classical pianist.Hollywood director Francis Ford Coppola on Thursday mourned the loss of Hackman.”The loss of a great artist, always cause for both mourning and celebration: Gene Hackman a great actor, inspiring and magnificent in his work and complexity,” Coppola wrote in a post on Instagram. “I mourn his loss, and celebrate his existence and contribution.”Hackman is perhaps best known for his portrayal of the tough and vulgar New York cop Jimmy “Popeye” Doyle in the 1971 crime thriller “The French Connection” — for which he won an Oscar for best actor.He won another golden statuette two decades later for best supporting actor for his portrayal of the brutal small-town sheriff “Little Bill” Daggett in the 1992 western “Unforgiven.”Throughout his acting career, Hackman drew on his talents and versatility, taking on a series of gritty roles and delivering thoughtful, intelligent performances.”It really costs me a lot emotionally to watch myself on screen,” the actor once said. “I think of myself, and feel like I’m quite young, and then I look at this old man with the baggy chins and the tired eyes and the receding hairline and all that.”- Unlikely star -Born in Illinois during the Great Depression, Hackman came from a broken family.His father left when he was 13, waving enigmatically as he drove away one day, and his mother later died in a fire.Hackman later used his personal turmoil as fuel to flesh out his characters.He was an unlikely star, coming to acting relatively late in life after dabbling in a series of jobs, and only attracting attention in his 30s.According to Hollywood legend, after his enrollment at the Pasadena Playhouse in California in the late 1950s, he and a fellow student, one Dustin Hoffman, were voted the “least likely to succeed.”Upon graduation, Hackman earned work off-Broadway and began to turn heads.He earned his first Oscar nomination for best supporting actor in “Bonnie and Clyde.” That landmark 1967 film, in which Hackman played Clyde’s brother Buck Barrow, put him firmly on track for stardom. Hackman notched up dozens of film credits in his career, working well into his 60s and 70s although he stayed out of the limelight, instead writing and painting.Into the 21st century, he starred in “The Heist” and “The Royal Tenenbaums” in 2001, the latter winning him his third competitive Golden Globe, before announcing his retirement in 2008.

A Belgrade, deux expositions rivales sur l’impact de Banksy

A Belgrade, deux expositions rivales présentant l’impact de l’artiste de rue britannique Banksy ont donné lieu à un débat coloré sur la commercialisation de l’art de la rue.Banksy, dont l’identité est inconnue du public, sillonne le monde depuis des décennies pour réaliser des peintures murales clandestines dans des espaces publics, dont en Cisjordanie occupée, à Londres et à Los Angeles.L’artiste ne donne presque jamais son aval officiel aux expositions présentant ses oeuvres.Dans la capitale de la Serbie, dans l’une des expositions intitulée simplement “Banksy”, la collection comprend notamment des gravures et des affiches, des pochettes d’album pour divers musiciens, des collaborations avec Greenpeace et une séquence d’ouverture alternative de la série populaire “Les Simpsons”, que l’artiste a adaptée.L’exposition a été organisée par la galerie slovène Deva Puri et le conservateur David Rjazancev, qui a passé une dizaine d’années à travailler sur le projet qui propose une visite multimédia axée sur de nombreuses oeuvres de Banksy.Le prix d’entrée est d’environ 1.300 dinars (11 euros).M. Rjazancev a affirmé que l’exposition comprend des oeuvres empruntées à des galeries, des musées et des collections privées, dont l’authenticité a été vérifiée.L’exposition a eu son lot de détracteurs et a donné lieu à la création d’une exposition concurrente.Nemanja Janjic, commissaire de l’exposition concurrente gratuite intitulée “Fake Banksy, Real Message”, a déclaré qu’il avait été frappé par l’accès payé à l’exposition rivale, sans le consentement de l’artiste, ce qui va à l’encontre du message anti-establishment de Banksy.”Son art est avant tout une critique du consumérisme, de l’élitisme et du profit, avec un message clair selon lequel l’art devrait être accessible à tous”, souligne M. Janjic.Dans son exposition, proposant des oeuvres inspirés de Banksy, les visiteurs peuvent détruire des oeuvres d’art à l’aide d’une déchiqueteuse de papier, en hommage à l’oeuvre “Love Is in the Bin”, l’intervention artistique de Banksy en 2018 chez Sotheby’s Londres, où sa peinture s’est autodétruite immédiatement après avoir été vendue.”Ses oeuvres ne sont pas destinées à la consommation de masse (…) il n’est pas capitaliste, ni commercial”, dit à l’AFP une habitante de Belgrade qui s’est présentée sous le nom de Vanja, après avoir quitté l’exposition “Fake Banksy”.Belgrade est célèbre pour son art de la rue. Les murs de la ville abritent des portraits de seigneurs de la guerre, de stars du rock et de poètes, ainsi que des odes nationalistes à la Russie et des revendications sur le Kosovo voisin.

EU’s top team in India to bolster relations

The EU’s top team arrived in India on an “unprecedented” visit Thursday, aiming to broaden commercial and diplomatic ties and hedge against souring relations with the United States.EU chief Ursula von der Leyen and her college of commissioners are to hold talks with Prime Minister Narendra Modi and his Hindu nationalist government in New Delhi during the two-day trip.”In this era of multiplying conflicts and intense geostrategic competition, Europe wants to strengthen its partnership with India, one of its most trusted friends,” Von der Leyen said in an interview printed in the Times of India on Thursday.”There is a great, positive momentum in our relations. Together, we can drive forward trade, economic security, and resilient supply chains.”Von der Leyen is expected to meet with India’s foreign minister Subrahmanyam Jaishankar on Thursday, before meeting Modi on Friday, with a raft of topics from artificial intelligence to energy to be discussed.”We aim to advance discussions on a free trade agreement, expand cooperation on digital technologies, particularly AI, and accelerate our work on clean technologies like electric vehicles and green hydrogen”, she added.Almost all of the EU’s 26 commissioners are to join von der Leyen in what the EU chief is billing as the first visit of its kind to the South Asian giant — and the first outside Europe for the new college that took office in December.Brussels has been working to broaden its horizons since US President Donald Trump won back the White House in November and undercut European allies by launching Ukraine talks with Russia’s Vladimir Putin. India has long pursued a policy of strategic autonomy in foreign affairs.Historically close to Russia, its traditional supplier of military hardware, it has resisted Western pressure to distance itself from Moscow following its invasion of Ukraine.The visit “will send the message that Europe is shoring up other partners, including India, as much as they focus on the task of resetting EU-India ties”, The Hindu newspaper reported.- ‘Finish line’ -The EU is India’s largest trading partner, accounting for 124 billion euros ($130 billion) worth of trade in goods in 2023 — more than 12 percent of total Indian trade, according to the EU.India’s expanding market offers key opportunities for sectors ranging from defence to agriculture, automobiles and clean energy. Yet, protected by high tariffs, it currently accounts for only 2.2 percent of EU trade in goods.Negotiations for a trade deal could get a boost from a White House bent on slapping tariffs on friends and foes alike.”We are now preparing for a 10th round of negotiations in Brussels,” von der Leyen said in the interview.”There is more work to be done at a technical level, but I’m convinced we can cross the finish line if we both commit to it”.The EU team is also expected to pay their respects to revered Indian independence hero Mahatma Gandhi at the Raj Ghat memorial.The site, one of the most hallowed spaces in the capital New Delhi, is where the apostle of non-violence was cremated in January 1948 after he was shot by a Hindu nationalist ideologue.

Les produits des distributeurs, moins chers mais moins sains, selon 60 millions de consommateurs

Les produits alimentaires de marques de distributeurs (MDD) sont plébiscités par la clientèle des grandes surfaces en raison de leurs prix moindres, mais peuvent contenir des additifs potentiellement nocifs, d’après une enquête de 60 millions de consommateurs parue jeudi, qui relève d’importantes disparités entre les enseignes.L’étude du magazine édité par l’établissement public Institut national de la consommation (INC) s’appuie sur les données de 3.000 à 6.000 produits référencés par la base de donnée Open Food Facts, chez six enseignes de distribution: Auchan, Carrefour, Intermarché, E. Leclerc, Lidl et Coopérative U, en France métropolitaine.  Premier constat, la popularité de ces produits, par rapport à ceux de grandes marques, est importante et a progressé à la faveur de la forte inflation des prix en 2022 et 2023.Les produits sous MDD sont en moyenne 20 à 30% moins chers que leurs équivalents de marque, même si ces gammes de produits alimentaires ont aussi vu leurs prix augmenter: entre 2021 et 2024, l’augmentation est même plus importante pour les produits premiers prix (+26%) et MDD (+20% ) que pour leur équivalent chez les marques nationales (+15% en moyenne).Autre enjeu: les produits affichant un Nutri-score (le principal indice de qualité nutritionnelle) “E” ou “D”, les valeurs les plus faibles, sont majoritaires en rayon. La faute notamment aux additifs, aux risques pour la santé encore mal connus: émulsifiants, nitrates et antioxydants sont monnaie courante dans la composition de ces aliments “low cost”, pointe 60 millions de consommateurs.”Leur présence n’est pas interdite, rappelle Sylvie Metzelard, rédactrice en chef du magazine, mais des études récentes montrent que ces additifs peuvent poser des problèmes de type diabète ou maladies cardiovasculaires, notamment les émulsifiants”.Bien qu’Auchan et Carrefour fassent mieux en la matière, Lidl et Intermarché apparaissant comme des mauvais élèves, “le tableau général est plutôt mauvais”, pointe l’étude. Sur 30 produits parmi les plus couramment vendus, seuls quatre récoltent une appréciation “bien” contre huit scores “très mauvais”, toutes enseignes confondues. “On constate que certaines marques peuvent se passer complètement d’additifs, là où d’autres enseignes vont en mettre deux, trois dans le même produit”, note Sylvie Metzelard, qui rappelle une “règle d’or”: “toujours vérifier la composition des aliments” sur l’emballage.Côté prix, les produits vendus dans les enseignes E.Leclerc sont 5,5% moins chers que la moyenne de tous les produits commercialisés toutes gammes confondues, talonnés par Carrefour (-2,7%) et Intermarché (-2%) alors que les produits vendus dans les Monoprix sont en moyenne 16,7% plus chers.”Il y a quand même une baisse des prix depuis le début d’année”, relève Lionel Maugain, chef de rubrique à l’INC, qui souligne “l’effet déflationniste indéniable” du rachat de la chaîne de magasins Casino: “dans 40% des magasins repris, les prix ont baissé de 30% en moyenne”.A noter que Lidl et Aldi sont absents de ce classement, 60 millions de consommateurs arguant que leur forte proportion de produits distributeurs rend la comparaison avec les autres enseignes difficile.

Les produits des distributeurs, moins chers mais moins sains, selon 60 millions de consommateurs

Les produits alimentaires de marques de distributeurs (MDD) sont plébiscités par la clientèle des grandes surfaces en raison de leurs prix moindres, mais peuvent contenir des additifs potentiellement nocifs, d’après une enquête de 60 millions de consommateurs parue jeudi, qui relève d’importantes disparités entre les enseignes.L’étude du magazine édité par l’établissement public Institut national de la consommation (INC) s’appuie sur les données de 3.000 à 6.000 produits référencés par la base de donnée Open Food Facts, chez six enseignes de distribution: Auchan, Carrefour, Intermarché, E. Leclerc, Lidl et Coopérative U, en France métropolitaine.  Premier constat, la popularité de ces produits, par rapport à ceux de grandes marques, est importante et a progressé à la faveur de la forte inflation des prix en 2022 et 2023.Les produits sous MDD sont en moyenne 20 à 30% moins chers que leurs équivalents de marque, même si ces gammes de produits alimentaires ont aussi vu leurs prix augmenter: entre 2021 et 2024, l’augmentation est même plus importante pour les produits premiers prix (+26%) et MDD (+20% ) que pour leur équivalent chez les marques nationales (+15% en moyenne).Autre enjeu: les produits affichant un Nutri-score (le principal indice de qualité nutritionnelle) “E” ou “D”, les valeurs les plus faibles, sont majoritaires en rayon. La faute notamment aux additifs, aux risques pour la santé encore mal connus: émulsifiants, nitrates et antioxydants sont monnaie courante dans la composition de ces aliments “low cost”, pointe 60 millions de consommateurs.”Leur présence n’est pas interdite, rappelle Sylvie Metzelard, rédactrice en chef du magazine, mais des études récentes montrent que ces additifs peuvent poser des problèmes de type diabète ou maladies cardiovasculaires, notamment les émulsifiants”.Bien qu’Auchan et Carrefour fassent mieux en la matière, Lidl et Intermarché apparaissant comme des mauvais élèves, “le tableau général est plutôt mauvais”, pointe l’étude. Sur 30 produits parmi les plus couramment vendus, seuls quatre récoltent une appréciation “bien” contre huit scores “très mauvais”, toutes enseignes confondues. “On constate que certaines marques peuvent se passer complètement d’additifs, là où d’autres enseignes vont en mettre deux, trois dans le même produit”, note Sylvie Metzelard, qui rappelle une “règle d’or”: “toujours vérifier la composition des aliments” sur l’emballage.Côté prix, les produits vendus dans les enseignes E.Leclerc sont 5,5% moins chers que la moyenne de tous les produits commercialisés toutes gammes confondues, talonnés par Carrefour (-2,7%) et Intermarché (-2%) alors que les produits vendus dans les Monoprix sont en moyenne 16,7% plus chers.”Il y a quand même une baisse des prix depuis le début d’année”, relève Lionel Maugain, chef de rubrique à l’INC, qui souligne “l’effet déflationniste indéniable” du rachat de la chaîne de magasins Casino: “dans 40% des magasins repris, les prix ont baissé de 30% en moyenne”.A noter que Lidl et Aldi sont absents de ce classement, 60 millions de consommateurs arguant que leur forte proportion de produits distributeurs rend la comparaison avec les autres enseignes difficile.