S.Africa’s Ramaphosa says US skipping G20 ‘their loss’Wed, 12 Nov 2025 16:20:42 GMT

President Cyril Ramaphosa said Wednesday the United States boycott of the G20 summit in South Africa later this month would not prevent the meeting of the world’s leading economies from going ahead.Pretoria and Washington have clashed over a range of policy issues, including South Africa’s summit agenda, culminating in President Donald Trump announcing at the …

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L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal gracié et bientôt transféré en Allemagne

L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, emprisonné depuis un an en Algérie et au coeur d’une grave crise diplomatique entre Alger et Paris, a été gracié et va être transféré en Allemagne pour des soins médicaux.Le président algérien Abdelmadjid Tebboune “a répondu favorablement” à une demande de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, “concernant l’octroi d’une grâce en faveur de Boualem Sansal”, a indiqué mercredi un communiqué officiel.”Cette demande a retenu son attention en raison de sa nature et de ses motifs humanitaires”, a ajouté la présidence algérienne, en précisant que “l’Etat allemand prendra en charge le transfert et le traitement” de M. Sansal.S’exprimant à l’Assemblée, le premier ministre français Sébastien Lecornu a exprimé son “soulagement” et les avocats français de M. Sansal se sont dits “heureux que l’humanité ait prévalu sur toute autre considération” plaidant que son sort “devait être dissocié des aléas diplomatiques”.Le 1er juillet, la Cour d’appel d’Alger avait confirmé une peine de cinq ans de prison pour l’écrivain, prononcée en première instance le 27 mars.M. Sansal était accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions de l’ouest du pays comme Oran et Mascara, appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.M. Sansal avait renoncé à se pourvoir en Cassation, ce qui le rendait éligible à une grâce du président algérien.M. Steinmeier avait demandé lundi qu’il soit gracié et bénéficie de soins en Allemagne “compte tenu de son âge avancé et de son état de santé fragile”.- Visite de Tebboune en Allemagne -Sa famille a exprimé à plusieurs reprises son inquiétude pour la santé du romancier et essayiste de 81 ans, traité pour un cancer de la prostate. La France réclamait depuis des mois un “geste d’humanité” en sa faveur.”J’y ai toujours cru”, a réagi auprès de l’AFP l’une de ses filles Sabeha Sansal, affirmant toutefois avoir été “un petit peu pessimiste” car, malade, “il pouvait mourir là-bas”.Pour convaincre son homologue algérien, le président allemand avait insisté sur le fait qu'”un tel geste serait l’expression d’une attitude humanitaire et d’une vision politique à long terme”.”Il refléterait ma relation personnelle de longue date avec le président Tebboune et les bonnes relations entre nos deux pays”, a-t-il dit. Dans une longue interview accordée en septembre dernier, le président algérien avait évoqué la possibilité de se rendre en Allemagne fin 2025 ou début 2026. Aucune date n’a depuis été avancée. M. Tebboune a été soigné en Allemagne lors de séjours d’un total de trois mois après avoir contracté le Covid-19 entre fin 2020 et début 2021.Figure primée de la littérature francophone nord-africaine, M. Sansal est connu pour ses critiques à l’égard des autorités algériennes et des islamistes. Il a obtenu la nationalité française en 2024.Ces dernières semaines, la France a de nouveau demandé avec force la libération de l’écrivain, arrêté à l’aéroport d’Alger le 16 novembre 2024, ainsi que du journaliste sportif Christophe Gleizes en attente de son procès en appel le 3 décembre après avoir été condamné fin juin à sept ans de prison pour “apologie du terrorisme”. M. Lecornu a exprimé le souhait qu’il “puisse rejoindre ses proches au plus vite” et “remercié du fond du coeur celles et ceux qui ont contribué à cette libération, fruit d’une méthode faite de respect et de calme”.L’incarcération de M. Sansal avait envenimé une brouille entre Paris et Alger déclenchée en juillet 2024 lorsque la France avait reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.Ce territoire, considéré comme “non autonome” par les Nations unies, est l’objet d’un conflit depuis 50 ans entre Rabat et les indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger.Depuis plus d’un an, Paris et Alger sont empêtrés dans une crise diplomatique sans précédent qui s’est traduite par des expulsions de fonctionnaires de part et d’autre, le rappel des ambassadeurs des deux pays et des restrictions sur les porteurs de visas diplomatiques.L’Allemagne et l’Italie étaient considérés comme des médiateurs qui travaillaient en coulisses en faveur de l’écrivain. Des rumeurs avaient déjà circulé ces derniers mois sur un éventuel transfert en Allemagne.Berlin a une longue tradition d’accueil de dissidents, despotes et dirigeants malades dans son hôpital de la Charité, l’un des plus réputés d’Europe.Il y a cinq ans, il avait accueilli l’opposant russe Alexeï Navalny, victime d’un empoisonnement. Avant lui, l’ancienne Première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko y avait été soignée pour des douleurs dorsales.ad-bou-clp-fka/cab/anr

Boualem Sansal, écrivain dissident symbole des fractures franco-algériennes

Écrivain dissident admirateur de Camus et Orwell, polémiste révéré par les droites françaises, le romancier Boualem Sansal, gracié mercredi après un an en détention dans son pays natal, est devenu un visage marquant des fractures entre Paris et Alger.La vie de cet ex-fonctionnaire algérien octogénaire bascule le 16 novembre 2024 quand il est arrêté à son arrivée à Alger en provenance de Paris, avant d’être emprisonné.Son sort émeut aussitôt en France où une campagne se lance en faveur de cet auteur franco-algérien, athée revendiqué, adversaire acharné des jihadistes et critique féroce du pouvoir à Alger.Malgré ces soutiens, Boualem Sansal sera condamné à cinq ans de prison, accusé d'”atteinte à l’unité nationale” après des déclarations en octobre 2024 au média français d’extrême droite Frontières, où il estimait que l’Algérie avait hérité sous la colonisation française de régions comme Oran et Mascara, appartenant précédemment, selon lui, au Maroc.”Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il était emprisonné”, a déclaré mercredi à l’AFP sa fille Sabeha après l’annonce de sa grâce en Algérie. “Il est malade, il est vieux, il pouvait mourir là-bas”. – “Disgrâce” -La condamnation de Boualem Sansal avait aggravé les tensions entre la France et l’Algérie et confirmé sa disgrâce dans son pays natal, débutée il y a de longues années. Dès 1999, son entrée en littérature avec “Le Serment des barbares” le voit relater l’influence des intégristes en Algérie dans une société où règneraient violence et corruption. En 2003, ses prises de position contre le pouvoir algérien et contre l’arabisation de l’enseignement sont mal accueillies dans son pays natal, où il est peu connu du grand public.Un autre de ses romans, “Le Village de l’Allemand”, est même censuré en Algérie car il dresse un parallèle entre islamisme et nazisme.En revanche, en France, “Rue Darwin” lui vaut le Prix du roman arabe en 2012 et l’Académie française lui décerne en 2015 le Grand Prix du roman pour “2084”. S’inspirant du chef-d’œuvre de George Orwell “1984”, il y décrit la montée de l’islamisme en Abistan, pays imaginaire où on doit prier neuf fois par jour.Encore très récemment, il a reçu en France le prix Renaudot poche pour “Vivre”.L’une des lectures préférées de cet auteur de 81 ans est Albert Camus, avec qui il partage des racines algéroises. “Le hasard de la vie, c’est que, quand j’étais gamin, j’habitais son quartier (…) Je voyais sa maman. C’était mon premier écrivain, le premier que j’ai lu”, expliquait-il en 2010 au quotidien l’Humanité.Affirmant qu’il est né en 1949, Boualem Sansal s’est en fait retranché cinq ans par coquetterie, selon son éditeur Antoine Gallimard.- “Sphères du pouvoir” -Il a donc 18 ans quand l’Algérie devient indépendante, en 1962. Formé à Polytechnique à Alger, docteur en économie, il participe à la construction du jeune État et il devient haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie.”C’est un homme qui a été dans les hautes sphères du pouvoir algérien”, rappelle l’écrivain franco-algérien Kamel Bencheikh, qui a plusieurs fois appelé à la libération de son “ami”.Un autre de ses confrères, Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, a aussi pris fait et cause pour lui. “Boualem Sansal, c’est un Franco-Algérien, un lien vivant entre les deux pays. Si on l’emprisonne, c’est aussi pour punir ce lien”, a-t-il estimé début novembre sur Radio Classique.Dans son pays natal, l’auteur est très critiqué dans les milieux intellectuels, considéré comme aligné sur les positions de l’extrême droite française sur l’immigration ou l’islam, et les revendications du Maroc, grand rival régional.Boualem Sansal n’a par ailleurs jamais hésité à froisser le pouvoir algérien qui, selon ses déclarations au Figaro en 2019, “dispose de tous les moyens et d’abord de la détermination pour abattre quiconque approcherait la ligne rouge”.En octobre 2024, Boualem Sansal va plus loin en remettant en cause la vision de l’Histoire promue par le pouvoir algérien. Quand une question lui est posée sur le Maroc, pays d’origine de son père et celui avec lequel la France vient de se rapprocher, il répond : “La France n’a pas colonisé le Maroc, pourquoi? Mais parce que c’est un grand État. C’est facile de coloniser des petits trucs qui n’ont pas d’histoire”.

JFK’s grandson launches Congress bid for New York seat

John F. Kennedy’s grandson Jack Schlossberg will seek a seat in the US House of Representatives, he said in a social media announcement that highlighted the soaring cost of living while attacking the White House.The former president’s only grandson will seek in midterm elections on November 3, 2026 to replace Jerry Nadler of New York’s solidly Democratic 12th Congressional district, who is retiring.Schlossberg, 32, known for his quirky social media clips, is seen as a progressive on the left of the Democratic Party and has vocally called for it to change, backing leftists like New York mayor-elect Zohran Mamdani, 34. He could face a crowded field to reach the election as the Democratic Party’s anointed candidate depending on potential primary challenges.In the clip posted to Instagram late Tuesday, Schlossberg called out a “crisis at every level,” pointing to cuts to education, health care and social programs, as well as alleged corruption.He announced in September that he had formed an exploratory committee after Nadler said he would step down from representing the district that includes the middle portion of Manhattan. “This district should have a representative who can harness the creativity, energy and drive of this district and translate that into political power in Washington,” he said in his announcement video. “I’m not running because I have all the answers to our problems. I’m running because the people of New York 12 do.”He previously told The New York Times that “if Zohran Mamdani and I have anything in common, it’s that we are both trying to be authentic versions of ourselves.”Schlossberg has also used his significant social media following to attack President Donald Trump.”The President has made almost $1 billion this year. He’s picking winners and losers from inside the Oval Office. It’s cronyism, not capitalism,” he said in his announcement.

Roubaix: un bureau de poste braqué à l’explosif, pas de blessé

Un coffre servant à alimenter des distributeurs automatiques de billets a été braqué à l’explosif mercredi matin au niveau de la façade du principal bureau de poste de Roubaix (Nord), en plein centre-ville, a constaté l’AFP.Vers 08H30, “quatre individus ont forcé avec de la dynamite le coffre de transfert”, le coffre extérieur où les convoyeurs déposent les fonds, selon une porte-parole de La Poste dans les Hauts-de-France interrogée par l’AFP.L’explosion n’a fait aucun blessé mais a causé d’importants dégâts sur la façade du bâtiment, a-t-elle ajouté. Le bureau de poste n’était pas encore ouvert au moment des faits, et une cellule psychologique a été mise en place pour le personnel.Christophe Lesne, un témoin de la scène, dit avoir vu “trois personnes”, qu’il a pris pour “des techniciens” car ils portaient des gilets fluorescents et étaient en train de “bricoler”. “Peut-être qu’ils allumaient un chalumeau”, selon lui.Puis il a vu une “explosion, une détonation, de la fumée”, avant que les personnes ne repartent “avec un sac ou deux (…) en voiture”. Les braqueurs “se sont emparés d’un sac de numéraire”, dont “le préjudice est en cours d’estimation”, a précisé le parquet de Lille à l’AFP.Selon Frédéric Moncheaux, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance venu sur les lieux, les braqueurs étaient préparés car ils semblaient “bien au courant des méthodes de transfert d’argent”.  “Ce sont des méthodes qui ne sont pas habituelles”, a-t-il estimé, soulignant que le vol avait été commis “en plein centre-ville”, à l’heure où “la vie commence, les gens sont au boulot ou s’y rendent”.L’explosion a été “ressentie à plusieurs centaines de mètres”, quelque chose de “compliqué psychologiquement” pour “les employés de La Poste qui étaient à l’intérieur” et “tous les habitants qui sont autour, les passants”, a relevé M. Moncheaux.Une enquête a été ouverte par le parquet de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) pour “vol en bande organisée, association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et destruction de biens par moyens explosifs en bande organisée”, selon le parquet de Lille.etb-bbr-sad-cln/swi

Argentina’s Milei to follow Trump in skipping S.Africa G20: spokespersonWed, 12 Nov 2025 15:40:48 GMT

Argentinian President Javier Milei will not attend the G20 summit in South Africa later this month, his spokesperson confirmed Wednesday.Buenos Aires did not specify the reasons for the president’s absence, but Milei, a right-wing leader, has repeatedly expressed his diplomatic alignment with the United States and President Donald Trump.Trump stated last week that he would …

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Epstein a affirmé dans un email que Trump “savait à propos des filles”

Le délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein a affirmé que Donald Trump “savait à propos des filles” dans un email de 2019 attribué au financier new-yorkais mort en prison la même année, et rendu public mercredi par des parlementaires démocrates.”Trump a dit qu’il voulait que je renonce” à la carte de membre de Mar-a-Lago, la résidence de Floride du président américain, affirme Jeffrey Epstein dans cet email envoyé au célèbre journaliste et auteur Michael Wolff. Il précise n’avoir jamais été membre de Mar-a-Lago et ajoute: “bien sûr, il savait à propos des filles, comme il a demandé à Ghislaine d’arrêter”. Ghislaine Maxwell, complice et ancienne compagne de Jeffrey Epstein, purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour exploitation sexuelle.Le financier new-yorkais avait lui été retrouvé mort en 2019 dans sa cellule, d’un suicide selon les autorités, avant son procès pour crimes sexuels.Le président américain a toujours démenti avoir connaissance du comportement criminel de celui avec qui il fut proche de nombreuses années avant de se brouiller dans les années 2000, affirmant que leur dispute avait eu lieu des années avant que ces crimes n’éclatent au grand jour.Dans un autre email de 2011, publié sur X par les membres démocrates d’une influente commission à la Chambre des représentants, Jeffrey Epstein écrit supposément à Ghislaine Maxwell que Donald Trump “a passé plusieurs heures” avec une victime du financier au domicile de ce dernier.- Enquête au Congrès -Ces emails, obtenus par le biais des légataires de Jeffrey Epstein, “soulèvent de graves questions sur Donald Trump et ce qu’il connaissait des crimes horribles d’Epstein”, affirment les élus démocrates.La commission dont ils sont membres enquête depuis plusieurs semaines sur la manière dont l’Etat fédéral a conduit l’enquête et les poursuites contre Jeffrey Epstein.L’affaire enflamme les Etats-Unis depuis que le gouvernement de Donald Trump a annoncé début juillet n’avoir découvert aucun élément nouveau justifiant la publication de documents supplémentaires dans ce dossier.Sa mort par suicide a alimenté d’innombrables théories du complot, selon lesquelles il aurait été assassiné pour l’empêcher d’impliquer des personnalités de premier plan.Après avoir promis à ses partisans pendant sa campagne présidentielle des révélations fracassantes, Donald Trump tente aujourd’hui d’éteindre la polémique, qu’il a qualifiée à plusieurs reprises de “canular” monté par l’opposition démocrate.Figure comme Jeffrey Epstein de la jet-set new-yorkaise des années 1990-2000, Donald Trump a été proche du financier jusqu’au milieu des années 2000.Une lettre aux tonalités lubriques et attribuée au milliardaire républicain à l’attention de Jeffrey Epstein pour son anniversaire en 2003 avait été rendue publique début septembre par les mêmes parlementaires démocrates. La signature du futur président américain figure au pied de la note, à la place du pubis d’une femme esquissée.La Maison Blanche avait démenti que Donald Trump en ait été l’auteur.- Pétition -Au Congrès, l’affaire Epstein devrait connaître de nouveaux développements dans les jours à venir.La démocrate Adelita Grijalva va être investie mercredi à la Chambre des représentants et devrait devenir ainsi la dernière signature nécessaire à une pétition d’élus. Celle-ci forcerait, en vertu des règles de la Chambre, un vote dans l’hémicycle sur un texte visant à contraindre l’administration Trump à publier les dossiers en sa possession sur Jeffrey Epstein.Le président républicain de la Chambre, Mike Johnson, s’oppose à cette pétition, affirmant qu’elle est superflue au vu de l’enquête déjà menée par l’une des commissions. Mais avec 218 signatures, dont quatre d’élus républicains, il ne pourrait plus s’opposer à la tenue d’un vote.Ce qui explique selon le chef de la minorité démocrate, Hakeem Jeffries, son opposition à faire prêter serment plus tôt à Adelita Grijalva, dont l’élection remonte à fin septembre.”Les républicains dirigent un programme de protection de pédophiles, ils cachent volontairement les documents sur Jeffrey Epstein”, a-t-il lancé lors d’une conférence de presse mardi.

Clôture sans procès du dernier grand dossier d’amiante, celui du campus parisien de Jussieu

C’était le dernier grand dossier pénal d’amiante à l’instruction, et il est désormais clos sans poursuites: la Cour de cassation a mis mercredi un point final à l’information judiciaire sur l’amiante sur le campus parisien de Jussieu, estimant que la responsabilité pénale des universités ne pouvait être retenue.La plus haute juridiction judiciaire a écarté un pourvoi de parties civiles, considérant que dans cette enquête vieille de 30 ans, la responsabilité pénale de Sorbonne-Université et de l’université Paris-Cité, héritières respectives des universités Paris VI et Paris VII qui étaient abritées dans le campus de Jussieu, ne pouvait être retenue pour des raisons de droit.Paris VI et Paris VII avaient été mises en examen en janvier 2005.Mais dans une ordonnance de non-lieu rendue en février 2022, trois magistrats instructeurs du pôle santé publique de Paris ont estimé qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour renvoyer quiconque devant un tribunal pour blessures, homicides involontaires ou mise en danger de la vie d’autrui.Comme dans d’autres dossiers, les magistrats instruisant celui de Jussieu se sont appuyés sur une expertise judiciaire de 2017, qui juge impossible de déduire avec précision le moment de l’exposition des salariés à cette fibre cancérogène et celui de leur contamination, et donc d’établir une responsabilité pénale.Les magistrats d’appel avaient eux estimé en juillet 2023 l’action publique éteinte, du fait des modifications de la structure juridique des universités.Le dossier avait été renvoyé aux juges d’instruction pour un volet secondaire, sur le risque incendie.La chambre criminelle de la Cour de cassation a considéré mercredi, selon un communiqué, que de manière générale, un établissement public né de la fusion de deux universités pouvait “voir sa responsabilité pénale engagée pour des faits commis par ces universités avant la fusion”.Mais au nom du “principe de prévisibilité du droit pénal” et en “l’absence de fraude”, cela ne s’applique pas au dossier Jussieu, car les fusions d’universités sont antérieures à novembre 2020, “date à laquelle la Cour de cassation (…) a, pour la première fois, posé le principe du transfert de responsabilité pénale”, ajoute le communiqué.- “Loi du silence” -Michel Parigot, responsable de l’Association nationale des victimes de l’amiante (AVA), a estimé auprès de l’AFP que cette décision “consacre la volonté de l’institution judiciaire de ne pas instruire cette affaire”.”Les raisons en sont connues. On mettait en cause des grands serviteurs de l’Etat et des ministères, c’est ça qui a complètement bloqué. Le dossier Jussieu était le dernier dossier, c’est terminé”, a-t-il déploré.De toutes les enquêtes sur ce scandale sanitaire, celle sur Jussieu est l’une des plus emblématiques: c’est de cette faculté parisienne qu’était partie, dans les années 1970, la première grande mobilisation dénonçant les intoxications par l’amiante.L’instruction avait été ouverte en 1996 après le dépôt de premières plaintes, alors qu’apparaissaient les premières maladies professionnelles parmi le personnel de la faculté.Les plaignants pointaient du doigt que de l’amiante était présent dans le flocage d’une bonne partie des bâtiments du campus de Jussieu construits entre 1964 et 1972.Les premiers travaux de protection ont été réalisés à la fin des années 1970 et ne concernaient que le rez-de-chaussée, ajoutaient-ils, dénonçant une “loi du silence”.  Après plusieurs décennies d’investigations, la vingtaine de dossiers de l’amiante instruits à Paris se solde depuis plusieurs années sans renvoi devant un tribunal, à de rares exceptions près.Dans la foulée de ces revers devant la justice pénale, des victimes de l’amiante ont ouvert une autre voie au pénal, en déposant en novembre 2021 une citation directe à Paris, afin d’aboutir au procès de 14 personnes notamment pour homicides et blessures involontaires et complicité de tromperie aggravée.Leur demande a été déclarée irrecevable en mai 2023, et ils ont fait appel.Aucune date “n’a été fixée à ce stade”, selon M. Parigot, qui estime que les victimes de l’amiante ont le droit “à des délais plus longs” encore que ceux habituels de la justice pénale.Selon un rapport publié en 2014, d’ici 2050, le nombre de décès dus à l’amiante, dont l’usage est interdit en France depuis 1997, pourrait atteindre a minima 70.000 décès, selon une estimation restrictive.