Budget: le gouvernement subit un revers sur la taxation des retraités à la reprise des débats

Le gouvernement a subi un revers jeudi matin à la reprise des débats dans l’hémicycle sur le projet de loi de finances : les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget de l’Etat pour 2026 prévoit de remplacer l’abattement de 10% dont les retraités bénéficient sur leur pension, par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1.6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers lors de son examen en première lecture à l’Assemblée. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Jean Philippe Tanguy (RN) a fustigé une proposition participant à faire des retraités “les nouveaux bouc émissaires d’un système en échec”.A l’inverse, le député macroniste Guillaume Kasbarian a salué une proposition “courageuse” et fustigé ceux qui “refusent” de supprimer “l’un des nombreux avantages fiscaux des retraités” par “crainte électorale”.Ce vote intervient à la reprise de l’examen du budget de l’Etat dans l’hémicycle après 9 jours de pause. C’est le budget de la Sécu qui avait pris place au Palais Bourbon, avec le vote emblématique mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023, l’une des conditions de la non-censure des socialistes du gouvernement de Sébastien Lecornu.L’examen du texte n’a pu aller à son terme mercredi soir, mais Amélie de Montchalin a redit jeudi que “l’ensemble des amendements votés ont été transmis au Sénat”.Pour le budget de l’État, la tâche s’annonce tout aussi ardue: plus de 2.100 amendements restant à examiner sur la seule première partie, consacrée aux recettes. Un vote aurait dû avoir lieu sur ce volet le 17 novembre, mais gouvernement et Assemblée ont acté qu’il n’y en aurait pas. Un vote sur la partie “recettes” n’est pas non plus assuré. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.- “Faire traîner les débats” -Le député LFI Aurélien Le Coq a accusé dans l’hémicycle le gouvernement de “vouloir faire trainer les débats”, et empêcher un vote, comme sur le budget de la Sécu. Cela “dépend de vous, il n’y a pas lieu de polémiquer”, lui a rétorqué la ministre. Comme sur le budget de la Sécu, certains groupes n’ont pas forcément envie d’aller jusqu’au bout et pourraient jouer la montre.”Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, dit un cadre Renaissance, ajoutant que vu le nombre d’amendements restants, il n’y a pas besoin de faire obstruction, mais de “prendre le temps du débat”.Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Avant la pause sur le budget de l’Etat, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Face-à-face corsé entre Turquie et Australie pour décrocher la prochaine COP

Un choix s’offre aux visiteurs de la COP30 à Belem en quête d’un bon café: un cappuccino sur le stand australien ou le puissant café turc sur le pavillon d’Ankara, symbole du bras de fer entre les deux pays pour organiser la prochaine conférence.Au moment même où le Brésil tente de montrer au monde que la diplomatie climatique fonctionne encore, les deux pays sont sous pression pour se mettre d’accord afin d’éviter un scandale dans la ville amazonienne de Belem.Sans retrait d’une des deux candidatures pour la COP31 de 2026 ou sans compromis, Australie et Turquie risquent de perdre la partie. Une situation inédite, qui verrait l’organisation de la prochaine conférence climat de l’ONU revenir par défaut à l’Allemagne.D’autres COP ont fait l’objet d’une forte concurrence par le passé mais “jamais aucune n’a connu un tel suspense”, souligne auprès de l’AFP Alden Meyer, vétéran des sommets climatiques pour le groupe de réflexion E3G.Ce n’est d’ailleurs, selon certains, pas un hasard si les deux stands se trouvent côte à côte dans l’immense enceinte brésilienne: “C’est à 100% fait exprès”, assure Kathryn McCallum, militante du réseau d’ONG Climate Action Network Australia. “En gros, la présidence brésilienne leur dit: +Débrouillez-vous+”, car “ils ne veulent pas que cela éclipse les discussions cruciales en cours”, juge-t-elle.- Supporters -La proximité des stands n’a pas empêché une vingtaine de supporters australiens de promouvoir jeudi la candidature du pays pour la COP31, sous le regard des Turcs.Un autre jour, une foule enthousiaste s’était pressée autour du pavillon australien à l’occasion de la visite de la reine Mary de Danemark, originaire de Tasmanie.Côté turc, c’est un calligraphe qui attire les visiteurs qui repartent avec des illustrations personnalisées et des sacs en toile.Mais parallèlement à ces opérations de séduction à ciel ouvert, la diplomatie est à l’oeuvre en coulisses. Un émissaire a été nommé par le Brésil pour tenter de rapprocher les positions avant la clôture du sommet, prévue le 21 novembre.”Nous sommes toujours déterminés à organiser la COP31″, affirme à l’AFP la diplomate turque Aysin Turpanci.De son côté, l’Australie se targue d'”un soutien international large et solide”, par la voix de Josh Wilson, son ministre adjoint du Climat. Son pays a “engagé des discussions avec la Turquie au plus haut niveau”, dit-il.Mais aucun des deux pays ne semble prêt à plier et l’heure tourne.Jeudi, le Premier ministre australien Anthony Albanese a expliqué depuis Sydney que le président turc Recep Tayyip Erdogan “maintient sa position en réponse à l’Australie qui maintient sa position”.Pour un membre de la délégation turque, interrogé par l’AFP, le rapport de force est de “50-50”.- Berlin pousse -Selon les règles de l’ONU qui régissent les COP, les villes d’accueil sont choisies à tour de rôle chaque année au sein de cinq blocs régionaux.Pour l’an prochain c’est au tour de l’Europe occidentale et d’un groupe d’autres Etats dont la Turquie, l’Australie et le Canada, qui doivent décider par consensus qui organisera l’événement.Faute de décision, le sommet aura lieu à Bonn, en Allemagne, qui accueille le secrétariat de l’ONU Climat.Or “je sais que l’Allemagne ne souhaite pas organiser cette COP”, confie à l’AFP Jennifer Morgan, ancienne envoyée climatique de l’Allemagne. Selon elle, Berlin pousse les deux pays à trouver une solution.Pendant ce temps, l’Éthiopie a été désignée mardi par les pays africains pour organiser la COP32 en 2027. Quel qu’il soit, le futur hôte de la COP31 aura peu de temps pour se préparer.Les nations du Pacifique, qui co-organiseraient avec l’Australie en cas de victoire de Canberra, observent la situation avec inquiétude: “Plus nous serons fixés tôt, mieux ce sera – et espérons-le, ce sera en Australie”, dit à l’AFP Vishal Prasad, membre de l’organisation Pacific Islands Students Fighting Climate Change.Les îles du Pacifique sont particulièrement vulnérables au réchauffement climatique.

YouTube superstar MrBeast opens pop-up park in Saudi Arabia

MrBeast, the world’s most followed YouTuber with over 450 million subscribers, opened a temporary amusement park in Riyadh on Thursday, the latest celebrity drawn to Saudi Arabia as it aspires to become a major entertainment hub.Eager for a chance to meet the social media star, families and teenagers gathered at “Beast Land”, a venue featuring obstacle course-like challenges similar to those in his popular videos where contestants compete for massive pay days.Hani Abu al-Naja said he travelled all the way from the city of Khobar, around 400 kilometres (250 miles) east of Riyadh, with his four children and four nephews for the opening.”It was a surprise for them,” the 42-year-old Palestinian told AFP, beaming with joy.MrBeast’s park will be open until December 27 as part of Riyadh Season, a major annual festival launched to promote the capital city as a tourist hub, as Saudi Arabia seeks to attract high-profile celebrities to diversify its oil-reliant economy.”The majority of our audience is outside of North America and we have a large concentration of people who watch our videos in the Middle East,” he told AFP in the Saudi capital Riyadh.”A lot of times when we do stuff, we do it in the West or in other places and I just really wanted to do something fun for our fans who live around here,” he added.After a dramatic countdown on giant screens, MrBeast appeared on stage surrounded by flames, lasers, confetti and a swarm of shining drones to intense applause.He opened briefcases and huge chests with bundles of cash. Every day, the visitor with the highest score will win 7,000 riyals ($1,866), and in 45 days the participant with the best overall score will receive 1 million riyals ($266,645).- ‘The craziest thing’ -The influencer had earlier posted a video from the gates of the new park in Riyadh, shaped like a blue tiger’s head with flashing lightning bolts for eyes, reminiscent of his logo, with neon lights beaming on the attractions.”This thing is the craziest thing that I’ve ever done, I can’t wait for you guys to experience this,” he said in the clip.With more followers across his social media platforms than there are people in the United States, the 27-year-old influencer — whose real name is Jimmy Donaldson — has built a digital empire over the years thanks to his prodigious output of content often featuring contests and challenges.The kingdom, where 75 percent of Saudis are under 35 years of age, is the perfect playground for influencers like MrBeast, whose content is mostly watched by children and young people.Smartphone market penetration in the kingdom stands at over 98 percent, while internet penetration stands at nearly 98 percent, both well above the global average, according to PwC.Saudis rank “among the most avid media consumers in the world” according to the consultancy.Human rights groups accuse the kingdom of inviting international stars and “art-washing” to obscure its poor human rights record, including a high rate of executions.In 2023, Time magazine named MrBeast one of the world’s most influential people.That same year, Forbes put his net worth at around half a billion dollars.Saudi Arabia has been building multiple leisure and entertainment attractions, including Qiddiya near Riyadh, billed as an “entertainment city” of theme parks and a motorsports racetrack.

Study flags ‘complicity’ of oil-supplying states in Gaza war

Twenty-five countries shipped oil to Israel during its two-year offensive in Gaza, according to a report published Thursday by the nonprofit Oil Change International, which argued the same fossil-fuel system driving the climate crisis is also enabling “genocide.”Released at the UN climate summit in Brazil, the analysis found Azerbaijan and Kazakhstan were by far the largest suppliers of crude, accounting for 70 percent of shipments between November 1, 2023 and October 1, 2025.Russia, Greece and the United States were the top providers of refined petroleum products — with the US standing out as the sole supplier of JP-8, a jet-fuel blend designed for military aircraft.”The states that have supplied Israel with fuel during this period have done so in full knowledge of its atrocities,” said Oil Change International, which advocates for a global phase-out of fossil fuels.”Their complicity is documented here to hold these states accountable. These states must address their role in the genocide and cease their complicity.”The group commissioned research firm Data Desk to conduct the analysis, which tracked 323 shipments during the study period, totaling 21.2 million tonnes.The conflict began in October 2023 when an attack by Islamist group Hamas killed 1,221 people in Israel, mostly civilians, according to an AFP tally based on official figures.Israel’s retaliatory campaign has since killed more than 69,000 Palestinians, according to Gaza’s health ministry, whose data is deemed reliable by the United Nations.Israel and Hamas agreed to a ceasefire in Gaza that has largely halted the war since October 10, though violent incidents continue to be reported, often with fatalities.The International Court of Justice has ruled that Israel’s actions are unlawful, and a UN Commission has concluded Israel has committed genocide in Gaza.Irene Pietropaoli, a senior fellow in business and human rights at the British Institute of International and Comparative Law, said states were obliged to follow the ICJ’s interim order directing them to “prevent and punish genocide.””States must consider that their military or other assistance to Israel’s military operations in Gaza may put them at risk of being complicit in genocide under the Genocide Convention,” she said.In August 2024, Colombian President Gustavo Petro announced that Colombia had formally suspended coal exports to Israel.While official data indicates Brazil last sent oil directly to Israel in March 2024, the head of the Rio de Janeiro Oil Workers Union has claimed Brazil may have rerouted shipments via Italy.

US shutdown scorecard: Who cashed in, who crashed out

The longest government shutdown in US history was bruising — a political knife fight that left everyone claiming victory while nursing hidden wounds.Democrats lost the end game but may end up winning the narrative. Republicans held their ground but risk longer-term scars. President Donald Trump projected strength to supporters but was exposed for policy weakness. And the public? They’re just sick of the whole show.With the drama in the rear-view mirror, here’s how the dust is settling.- Democrats: Bruised but banking on tomorrow -Yes, they folded. Yes, critics called it a cave-in. And yes, the headlines are screaming “retreat.”But, with Trump in power, most Democrats knew they were never going to achieve their stated goal of an extension for expiring health care subsidies. Instead, they were able to win a major consolation prize — turning the spotlight on an issue that fires up their base. Democrats have signaled they plan to make affordability, especially when it comes to health care, a major focus in next year’s midterms.”That will force Republicans to show their cards, keep the story alive and make Republicans scramble to introduce a health care policy of their own — something that has eluded them for 15 years,” said political analyst Donald Nieman.- Republicans: Policy win, PR defeat -In the short term, Republicans can claim a policy win. They kept extended health care subsidies off the table and dodged a messy civil war.Before Democrats let Republicans off the hook, Trump had been spoiling for a fight with his own party, demanding an unpopular overhaul of Senate rules to end the shutdown and — in the longer term — give him more power to enact his agenda. Republicans were also able to sow division among Democrats, who ought to be celebrating sweeping recent state elections but are instead at each other’s throats — with the furious progressive base berating the leadership for folding.”Because of the shutdown and the Democrats’ ultimate cave to the Republicans, I would expect that several Democrats will now get a primary challenge from a more progressive member of the party,” said Matthew N. Klink, a veteran political strategist and communications expert.But politically, it’s more complicated. Polling showed Republicans shouldered most of the blame for the shutdown as the party in charge, and the side that was digging in its heels on health care.”A year from now, no one will be voting on the memory of the shutdown. But they will be voting on affordability,” said political strategist Andrew Koneschusky. “The shutdown helped flip the script, creating real political risk for Republicans and giving Democrats momentum on the central issue driving our politics right now.”- Trump: The art of not blinking -Trump walked away looking like the guy who never flinches. He let Congress take the heat while projecting strength to his base — and taunting Senate Minority Leader Chuck Schumer when the fight was over.”He thought he could break the Republicans and the Republicans broke him,” Trump told Fox News.But the fight exposed a glaring hole: Trump still has no health care plan of his own. For now, he’s the swaggering victor — but that gap could haunt him if health care dominates 2026.And while he initially appeared unscathed, Trump’s approval rating has now reached its lowest point of his second term, according to Decision Desk HQ (DDHQ), dropping more than five points over the past two weeks to 41.8 percent. – The public: Tired of the circus -Federal workers sweated pay checks, services stalled and voters got another reminder of Washington’s dysfunction. If there’s a winner here, it’s cynicism. Americans hate shutdowns, and this one was just more proof that politics is a blood sport.And the worrying news? Americans might have to go through it all again in just a few short weeks.In the deal that broke the impasse, Congress only gave itself until January 30 to strike an agreement on funding most of the government, meaning another shutdown could be around the corner.”So who won? No one,” congressional media outlet Punchbowl News said in a cost-benefit analysis of the standoff.”This record-breaking shutdown was bad for the country, bad for the economy and especially bad for Congress as an institution.”

13-Novembre: recueillement à Paris et Saint-Denis, dix ans après les attentats

Des commémorations sobres et silencieuses devant le Bataclan et les terrasses parisiennes endeuillées, après une cérémonie devant le stade de France: politiques, victimes et proches des disparus se sont recueillis jeudi devant les lieux des attentats du 13-Novembre, dix ans après une nuit d’horreur.Les noms des 92 victimes du Bataclan – dont deux se sont suicidées depuis le massacre – ont résonné boulevard Voltaire, où une foule d’officiels, de familles et de rescapés s’est rassemblée sur le lieu le plus meurtri des attaques jihadistes.Des membres de la BRI, le visage masqué, sont présents en nombre, dix ans après avoir donné l’assaut contre les terroristes retranchés dans la salle de concert. A eux comme aux autres primo-intervenants, le chef de l’Etat adresse la “reconnaissance” de la Nation. “Vous pouvez être fiers”. Devant les portes du Bataclan, une multitude de bouquets de fleurs ont été déposés au pied d’une plaque où sont gravés les noms des victimes. Chacun attend son tour pour s’en approcher: certains se croisent, se reconnaissent, s’embrassent, se prennent longuement dans les bras ou échangent un petit mot de réconfort, avant de déposer à leur tour une fleur, une bougie, un signe de mémoire.- “La vie continue” -“Aujourd’hui, je peux me souvenir, je peux pleurer, je peux me laisser aller, et puis demain, la vie continue”, confie Sophie Bouchard-Stech à l’AFP, juste avant le début de la cérémonie. L’Allemande fait le voyage chaque année pour rendre hommage à son mari, tombé sous les balles des jihadistes au Bataclan. Devant chacun des lieux frappés par les commandos téléguidés par le groupe Etat islamique (EI) cette funeste soirée du 13 novembre 2015, Arthur Dénouveaux et Philippe Duperron, présidents d’associations de victimes, ont déposé des gerbes de fleurs, avant qu’Emmanuel Macron et Anne Hidalgo ne fassent de même, avant d’observer à chaque fois une minute de silence.”10 ans. La douleur demeure. En fraternité, pour les vies fauchées, les blessés, les familles et les proches, la France se souvient”, a posté sur X le président de la République. Près des terrasses parisiennes, dans les Xe et XIe arrondissements, où 39 vies ont été fauchées au total, dont 21 devant la seule Belle Equipe, le silence règne, les yeux des personnes présentes sont embués de larmes.  Aux alentours, les panneaux publicitaires affichent tous la devise en latin de Paris, “Fluctuat Nec Mergitur” (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas). – “Absence immense” -Les commémorations ont débuté le matin par une cérémonie au stade de France, avec la famille de Manuel Dias, première victime du 13-Novembre, tuée quand trois kamikazes se sont fait exploser devant les portes du stade où se jouait un match amical France-Allemagne.  “Nous n’oublierons jamais; on nous dit de tourner la page dix ans après, mais l’absence est immense”, a dit dans un discours poignant sa fille, Sophie Dias, très émue. Le vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappée par les attaques jihadistes les plus meurtrières de son histoire et qui ont profondément marqué le pays. L’hommage national aux 132 morts et à leurs familles, aux blessés et rescapés, aux forces de secours, doit se conclure par l’inauguration à 18H00 d’un jardin mémoriel au coeur de la capitale. Ce jardin est fait de grandes stèles et de blocs de granit, évoquant la géographie des différents lieux visés. Des autocars doivent y emmener les familles et les victimes.La cérémonie orchestrée par Thierry Reboul, déjà à la manœuvre pour l’ouverture des JO-2024, sera retransmise en direct à la télévision et projetée sur grand écran, place de la République à Paris, où un mémorial s’était improvisé il y a dix ans, des Parisiens traumatisés venant y déposer fleurs, bougies et mots. – “Tous ensemble” -“L’objectif cette année, c’est de se dire +soyons tous ensemble+ (…), célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n’ont pas gagné ce soir-là”, a insisté sur RMC Arthur Dénouveaux.”Nous avons été debout pendant 10 ans, nous serons debout (jeudi). Cette cérémonie sera aussi un acte de résistance”, a salué Philippe Duperron, président de l’association “13onze15”. Les commémorations officielles se tiennent sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste “toujours élevée”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a rappelé sur BFMTV/RMC que “six attentats” avaient été déjoués depuis le début de l’année. Jeudi soir, Notre-Dame de Paris et les églises parisiennes feront sonner leurs cloches “entre 17H57 et 18H02”, a annoncé le diocèse. Des “messes, des veillées, ont lieu dans plusieurs paroisses”, a précisé l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.abo-juc-mby-pab-etr-fff-ch/asl/SWI

13-Novembre: recueillement à Paris et Saint-Denis, dix ans après les attentats

Des commémorations sobres et silencieuses devant le Bataclan et les terrasses parisiennes endeuillées, après une cérémonie devant le stade de France: politiques, victimes et proches des disparus se sont recueillis jeudi devant les lieux des attentats du 13-Novembre, dix ans après une nuit d’horreur.Les noms des 92 victimes du Bataclan – dont deux se sont suicidées depuis le massacre – ont résonné boulevard Voltaire, où une foule d’officiels, de familles et de rescapés s’est rassemblée sur le lieu le plus meurtri des attaques jihadistes.Des membres de la BRI, le visage masqué, sont présents en nombre, dix ans après avoir donné l’assaut contre les terroristes retranchés dans la salle de concert. A eux comme aux autres primo-intervenants, le chef de l’Etat adresse la “reconnaissance” de la Nation. “Vous pouvez être fiers”. Devant les portes du Bataclan, une multitude de bouquets de fleurs ont été déposés au pied d’une plaque où sont gravés les noms des victimes. Chacun attend son tour pour s’en approcher: certains se croisent, se reconnaissent, s’embrassent, se prennent longuement dans les bras ou échangent un petit mot de réconfort, avant de déposer à leur tour une fleur, une bougie, un signe de mémoire.- “La vie continue” -“Aujourd’hui, je peux me souvenir, je peux pleurer, je peux me laisser aller, et puis demain, la vie continue”, confie Sophie Bouchard-Stech à l’AFP, juste avant le début de la cérémonie. L’Allemande fait le voyage chaque année pour rendre hommage à son mari, tombé sous les balles des jihadistes au Bataclan. Devant chacun des lieux frappés par les commandos téléguidés par le groupe Etat islamique (EI) cette funeste soirée du 13 novembre 2015, Arthur Dénouveaux et Philippe Duperron, présidents d’associations de victimes, ont déposé des gerbes de fleurs, avant qu’Emmanuel Macron et Anne Hidalgo ne fassent de même, avant d’observer à chaque fois une minute de silence.”10 ans. La douleur demeure. En fraternité, pour les vies fauchées, les blessés, les familles et les proches, la France se souvient”, a posté sur X le président de la République. Près des terrasses parisiennes, dans les Xe et XIe arrondissements, où 39 vies ont été fauchées au total, dont 21 devant la seule Belle Equipe, le silence règne, les yeux des personnes présentes sont embués de larmes.  Aux alentours, les panneaux publicitaires affichent tous la devise en latin de Paris, “Fluctuat Nec Mergitur” (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas). – “Absence immense” -Les commémorations ont débuté le matin par une cérémonie au stade de France, avec la famille de Manuel Dias, première victime du 13-Novembre, tuée quand trois kamikazes se sont fait exploser devant les portes du stade où se jouait un match amical France-Allemagne.  “Nous n’oublierons jamais; on nous dit de tourner la page dix ans après, mais l’absence est immense”, a dit dans un discours poignant sa fille, Sophie Dias, très émue. Le vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappée par les attaques jihadistes les plus meurtrières de son histoire et qui ont profondément marqué le pays. L’hommage national aux 132 morts et à leurs familles, aux blessés et rescapés, aux forces de secours, doit se conclure par l’inauguration à 18H00 d’un jardin mémoriel au coeur de la capitale. Ce jardin est fait de grandes stèles et de blocs de granit, évoquant la géographie des différents lieux visés. Des autocars doivent y emmener les familles et les victimes.La cérémonie orchestrée par Thierry Reboul, déjà à la manœuvre pour l’ouverture des JO-2024, sera retransmise en direct à la télévision et projetée sur grand écran, place de la République à Paris, où un mémorial s’était improvisé il y a dix ans, des Parisiens traumatisés venant y déposer fleurs, bougies et mots. – “Tous ensemble” -“L’objectif cette année, c’est de se dire +soyons tous ensemble+ (…), célébrons évidemment nos morts mais aussi la force de notre République et de notre culture: les terroristes n’ont pas gagné ce soir-là”, a insisté sur RMC Arthur Dénouveaux.”Nous avons été debout pendant 10 ans, nous serons debout (jeudi). Cette cérémonie sera aussi un acte de résistance”, a salué Philippe Duperron, président de l’association “13onze15”. Les commémorations officielles se tiennent sous vigilance renforcée, dans un contexte de menace terroriste “toujours élevée”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui a rappelé sur BFMTV/RMC que “six attentats” avaient été déjoués depuis le début de l’année. Jeudi soir, Notre-Dame de Paris et les églises parisiennes feront sonner leurs cloches “entre 17H57 et 18H02”, a annoncé le diocèse. Des “messes, des veillées, ont lieu dans plusieurs paroisses”, a précisé l’archevêque de Paris Laurent Ulrich.abo-juc-mby-pab-etr-fff-ch/asl/SWI

After novelist’s release, long road to normalising Algeria-France tiesThu, 13 Nov 2025 15:46:02 GMT

The release of novelist Boualem Sansal has de-escalated a crisis in relations between France and its former colony Algeria, but much work remains to be done to normalise ties deeply scarred by history.Algerian-born Sansal, who received French citizenship in 2024, was released on Wednesday after over a year in prison on charges of seeking to …

After novelist’s release, long road to normalising Algeria-France tiesThu, 13 Nov 2025 15:46:02 GMT Read More »