A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

La stratégie nationale alimentation-climat de nouveau bloquée in extremis par Matignon

La publication de la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc), attendue depuis plus de deux ans, a de nouveau été suspendue vendredi par Matignon alors qu’elle avait été présentée à la presse et suscitait déjà des critiques d’associations.La publication officielle de ce document était attendue pour 14h, après des mois d’allers-retours ministériels et de controverses, notamment sur la question de la consommation de viande mais aussi sur les publicités pour les produits trop gras ou trop sucrés à destination des mineurs.Au terme d’un après-midi de flou, les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de la Transition écologique, chargés de son élaboration et sollicités par de nombreux journalistes qui attendaient la publication, ont renvoyé la presse vers Matignon.Le Premier ministre n’a “pas été informé” et n’a pas pu de ce fait “valider” la stratégie, a indiqué l’entourage de Sébastien Lecornu. “Il est donc décidé de ne pas publier à ce stade”.Lors de la présentation aux journalistes, le ministère de l’Agriculture, interrogé sur la participation du cabinet du Premier ministre, avait répondu que ce document interministériel était “bien évidemment validé par le Premier ministre”.Censée définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, cette stratégie est issue de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021. Elle devait être présentée avant juillet 2023.Selon le texte qui devait être publié vendredi, consulté par l’AFP, parmi les “actions phares” prévues, “mises en œuvre dès” cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, Ehpad, établissements pénitentiaires”.Le texte évoquait également des mesures pour la restauration collective ou pour lutter contre le gaspillage.Les modalités de mise en action de ces mesures n’étaient toutefois pas claires dans l’immédiat et il n’y a “pas de budget alloué à la Snanc”, l’idée étant de “faire avec l’existant”, a expliqué vendredi matin à l’AFP le ministère de la Transition écologique (MTE).- Viande: limiter ou réduire ? -Le système alimentaire représente près d’un quart de l’empreinte carbone des Français, dont 61% issus des “produits d’origine animale”. Or, les négociations ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande.Le texte consulté parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet initial et était défendu par le ministère de la Transition écologique.Ce remplacement avait déjà entraîné un premier blocage en septembre de la publication de la stratégie par Matignon, qui souhaitait remplacer l’idée de réduction par “une consommation de viande équilibrée”. François Bayrou était alors Premier ministre, sur le départ.Selon le ministère de la Transition écologique, des objectifs chiffrés de réduction de consommation de viande, réclamés par les associations environnementales et autres, mais absents du texte consulté, sont prévus dans la future Stratégie nationale bas carbone (SNBC), en discussion.- “Poids des lobbies” -Selon le texte, le gouvernement veut aussi “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, par incitation, quand des associations demandaient leur interdiction.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, quand le projet soumis à consultation au printemps ne comportait l’évocation d’aucune mesure contraignante.”Pourquoi attendre?”, demande l’organisation Foodwatch, pour qui cette stratégie “manque de courage politique”. L’ONG a ensuite déploré “le report de la publication en toute dernière minute, dans la foulée des révélations de la cellule investigation de Radio France”.Selon un article de Radio France publié vendredi matin, une recommandation du Programme national nutrition santé (PNNS) encourageant “à limiter les produits ultratransformés” a disparu de la Snanc, au profit d’une recommandation pour “privilégier les produits peu ou pas transformés” selon le texte consulté par l’AFP, à la demande du ministère de l’Agriculture et contre l’avis des deux autres ministères.Le texte incite à “poursuivre les travaux pour arriver à une définition opérationnelle” des aliments ultratransformés. Cela va dans le sens du lobby de l’agroalimentaire, opposé à certaines définitions utilisées dans des études scientifiques quant à leur incidence sur la santé des consommateurs.”C’est une histoire rocambolesque cette Stratégie qui doit être publiée depuis deux ans. Elle doit paraître et ne paraît pas, c’est une vraie chimère”, a réagi Serge Hercberg, professeur de nutrition et cocréateur du Nutri-Score. Pour lui, “ce que l’on pressent, c’est le poids des lobbies”.De leur côté, le Réseau Action Climat, le Secours catholique, les associations Quatre pattes et France Assos Santé dénoncent un “blocage ministériel” aux “conséquences écologiques, sanitaires et sociales majeures”.cho-mdz-ref-are/hh/cbn

Colombia spy chief says working ‘hand in hand’ with CIA despite row

Colombia’s spymaster on Friday told AFP that intelligence-sharing with the CIA and other US agencies is “completely fluid” despite an angry public spat between the country’s two leaders.  “They are collaborating a lot, and so are we,” Jorge Lemus, head of the National Intelligence Directorate, said in a rare interview, seeking to scotch talk of a rupture with the US spy agency.Decades of close security cooperation between Colombia and the United States were upended last month when Washington slapped sanctions on Gustavo Petro, accusing the guerrilla-turned leftist president of aiding drug traffickers.Petro responded by lambasting Donald Trump’s “murder” of alleged traffickers in the Caribbean Sea and declaring that Colombia would no longer share intelligence with the United States.  That threat was later rowed back by Petro’s aides. But Lemus’s comments are the first high-level confirmation that intelligence cooperation continues unabated despite the diplomatic rancor. Lemus said Colombia had destroyed 10,000 cocaine labs this year and operations are still being carried out “many times together with them, hand in hand with them.”Experts had warned that a break in intelligence cooperation could spark a surge in cocaine exports to the United States and strengthen the hand of cartels.  Several Colombian ex-military and intelligence bosses had told AFP Petro’s threat to cut intelligence sharing was “absurd” and “makes no sense.”One former US intelligence official said information gleaned from human sources by Colombian officers was often vital in supporting American eavesdropping and satellite intelligence.Lemus insisted that cooperation continues “not only with the CIA, but with all agencies, they have various. With all of the US intelligence agencies, it remains completely fluid,” he said.  “We continue exactly as before,” he added.  “At the end of the day, we are both fighting against drug trafficking”.  – No CIA leak -Lemus, himself a former guerrilla, was appointed by Petro earlier this year.In recent weeks, his powerful agency has been rocked by accusations that a senior spy colluded with guerrilla groups, helping them to buy arms and evade detection.  Lemus told AFP that the operative in question, Wilmar Mejia, had been suspended from duty pending investigation.  At the same time, he argued that Mejia had been an excellent spy who had rose quickly through the ranks and that the evidence against him may have been “staged.”Local media have published alleged chats between Mejia, an army general, and a guerrilla commander of a FARC splinter group that opposed the 2016 peace process.  The Caracol TV report alleged that Mejia worked with the rebels to set up a security company that allowed them to travel undetected in armored vehicles and carry weapons.  Petro has claimed the information is false, accusing the CIA of being behind the leak.Lemus denied the CIA was involved and said the president had “perhaps received incorrect information.”  “No, we don’t support it [this accusation], and the president also knows that the issue comes from other sources.”  

US National Guard shooting suspect to be charged with murder

An Afghan national accused of shooting two National Guard members will be charged with first-degree murder, a US official said Friday, after one of the soldiers died of her wounds as President Donald Trump pledged to suspend migration from “third world countries.”The announcement marks an escalation in charges facing the assailant, identified as 29-year-old Rahmanullah Lakanwal, who opened fire on the guardsmen just a few blocks from the White House on Wednesday, the eve of the Thanksgiving holiday.”There are certainly many more charges to come, but we are upgrading the initial charges of assault to murder in the first degree,” Jeanine Pirro, the attorney for Washington DC, told the Fox News program Fox & Friends.”It is a premeditated murder. There was an ambush with a gun toward people who didn’t know what was coming.”Pirro’s announcement comes after Attorney General Pam Bondi pledged on Thursday to seek the death penalty against Lakanwal, describing him as a “monster.”US media said Lakanwal was part of the “Zero Units” — a CIA-backed Afghan paramilitary force — and entered the United States as part of a resettlement program following the American military withdrawal from Afghanistan in 2021.Sarah Beckstrom, a 20-year-old West Virginia National Guard member deployed in the US capital as part of Trump’s crackdown on crime, died from her wounds, the president said on Thursday.He said the other soldier wounded in the attack, 24-year-old Andrew Wolfe, was “fighting for his life.””We still have hope,” Pirro said of Wolfe.”He’s still in critical condition. We are doing everything we can to assist his family.”Lakanwal, who was also wounded and is in custody, was said to have opened fire with a .357 Smith and Wesson revolver.The shooting has brought together three politically explosive issues: Trump’s controversial use of the military on American soil, immigration, and the lingering legacy of the 20-year conflict in Afghanistan — America’s longest war.- ‘Rigorous reexamination’ -Late Thursday Trump pledged on Truth Social to “permanently pause” migration from “all Third World Countries” and threatened to reverse “millions” of admissions granted under his predecessor Joe Biden, in a new escalation in his anti-immigration stance.When asked which specific nationalities would be affected, the US Department of Homeland Security, pointed AFP to a list of 19 countries — including Afghanistan, Cuba, Haiti, Iran and Myanmar — facing US travel restrictions under an order from Trump in June.Separately, Joseph Edlow, Trump’s director of US Citizenship and Immigration Services (USCIS), said on Thursday he had ordered a “full-scale, rigorous reexamination of every Green Card for every alien from every country of concern.”When asked to specify the countries, the USCIS referred AFP to the same list of 19 nations.More than 1.6 million US green card holders, roughly 12 percent of the total permanent resident population, were born in the countries listed, according to the latest immigration data available on the agency’s “Eligible to Naturalize Dashboard” analyzed by AFP.Afghanistan, which has over 116,000 green card holders, is also affected by a total halt of immigration application processing, ordered by the Trump administration after the recent shooting.CIA director John Ratcliffe said Lakanwal had been part of a US “partner force” fighting the Taliban in Afghanistan. He added that Lakanwal had been brought to the United States as part of a program to evacuate Afghans allied with the agency after the Taliban toppled the American-backed government in 2021.Lakanwal had been living in the western state of Washington with his family and drove across the country to the capital, officials said.The heads of the FBI, CIA and Homeland Security and other senior Trump appointees all insisted that Lakanwal had been granted unvetted access to the US because of what they called lax asylum policies in the wake of the chaotic final US withdrawal from Afghanistan under former president Biden.However, AfghanEvac, a group that helped resettle Afghans in the US after the military withdrawal, said they had undergone “some of the most extensive security vetting” of any migrants. It said Lakanwal applied for asylum under Biden but received it later, under Trump.”This individual’s isolated and violent act should not be used as an excuse to define or diminish an entire community,” AfghanEvac wrote on the platform X, drawing a barrage of hateful comments.

La France fixe une nouvelle doctrine d’intervention en mer contre les traversées clandestines vers l’Angleterre

Après des mois de discussions, la France a annoncé vendredi qu’elle allait débuter “prochainement” des opérations visant à intercepter en mer des petits bateaux clandestins en chemin vers l’Angleterre, avant qu’ils n’embarquent des groupes de migrants.Ce changement de doctrine engagé par Paris sous pression de Londres était en gestation depuis plusieurs mois.Les forces de l’ordre françaises peinent à trouver la parade face aux “taxi-boats”, un mode d’action des passeurs consistant à faire partir une embarcation d’un point éloigné des principales plages de départ où sont rassemblés les migrants. Le taxi-boat s’approche ensuite du rivage et vient récupérer des passagers directement dans l’eau, avant de poursuivre sa route vers l’Angleterre.”La Gendarmerie maritime sera bientôt en mesure d’effectuer des opérations de contrôle et d’intervention en mer, sur des embarcations soupçonnées d’être des taxi-boats”, a déclaré à l’AFP la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar), confirmant des informations du journal Le Monde.Le quotidien évoque un document signé par le préfet maritime mais aussi ceux du Nord, de la Somme et du Pas-de-Calais.Le ministère de l’Intérieur français n’a pas souhaité réagir. Côté britannique, un porte-parole du gouvernement a simplement rappelé vendredi à l’AFP que Londres a “déjà travaillé à s’assurer que les autorités en France réforment leurs tactiques en mer afin qu’elles puissent intervenir dans les eaux peu profondes”.- Pas de filets à ce stade -Actuellement, une fois une embarcation clandestine en mer, seul le dispositif de secours intervient en cas de besoin, en raison des risques que présentent ce type d’opérations, comme prévu par les conventions internationales.Désormais, il pourra aussi y avoir des “opérations de contrôle et d’intervention (…) issues d’études menées par l’ensemble des services de l’État concernés”, a précisé la Prémar. Elles “comportent des dispositions prenant en compte la primauté de la sauvegarde de la vie humaine”.Ces futures opérations de la gendarmerie maritime sont prévues en amont de l’embarquement de passagers, pour ne pas mettre leurs vies en péril, selon une source proche du dossier.”L’ensemble des travaux sur le sujet se fait en lien avec les parquets concernés”, a souligné à l’AFP la procureure de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Cécile Gressier.En outre, la Prémar précise que “l’emploi de filets visant à stopper le taxi-boat n’est pas envisagé à ce stade”.Cette méthode, mentionnée la semaine dernière dans la presse, avait soulevé l’indignation d’associations d’aide aux migrants et d’ONG comme Amnesty International.Pour le professeur de droit international Thibaut Fleury-Graff, “les interceptions sont susceptibles d’être contraires au droit de quitter tout pays” inscrit dans le Pacte de l’ONU sur les droits civils et politiques, et doivent respecter “l’ensemble des droits de la personne humaine”.Les taxi-boats embarquent leurs passagers sur une ou plusieurs haltes et repartent en direction de l’Angleterre surchargés, transportant régulièrement plus de 70 candidats à l’exil dans des conditions périlleuses.Au moins 27 migrants sont morts cette année lors de ces dangereuses tentatives de traversées de la Manche, selon un décompte de l’AFP.Après le pire naufrage dans la Manche, qui a fait 31 morts en novembre 2021, le parquet de Paris a demandé vendredi un procès en correctionnelle pour 14 hommes, nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak, soupçonnés d’être impliqués dans des réseaux de passeurs à l’origine du drame.Depuis le 1er janvier, plus de 39.000 personnes sont arrivées sur les côtes anglaises à bord de petites embarcations, selon les données britanniques, soit plus que sur la totalité de 2024.Plus de la moitié des personnes arrivées clandestinement au Royaume-Uni entre septembre 2024 et septembre 2025 sont de cinq nationalités: Érythréens (la nationalité la plus représentée), Afghans, Iraniens, Soudanais et Somaliens.Le gouvernement travailliste britannique, sous pression de l’extrême-droite, a annoncé ce mois-ci une réforme qui durcit fortement sa politique d’asile et d’immigration, espérant ainsi décourager les arrivées irrégulières de migrants sur ces “small boats”, qu’il peine à endiguer.

La France fixe une nouvelle doctrine d’intervention en mer contre les traversées clandestines vers l’Angleterre

Après des mois de discussions, la France a annoncé vendredi qu’elle allait débuter “prochainement” des opérations visant à intercepter en mer des petits bateaux clandestins en chemin vers l’Angleterre, avant qu’ils n’embarquent des groupes de migrants.Ce changement de doctrine engagé par Paris sous pression de Londres était en gestation depuis plusieurs mois.Les forces de l’ordre françaises peinent à trouver la parade face aux “taxi-boats”, un mode d’action des passeurs consistant à faire partir une embarcation d’un point éloigné des principales plages de départ où sont rassemblés les migrants. Le taxi-boat s’approche ensuite du rivage et vient récupérer des passagers directement dans l’eau, avant de poursuivre sa route vers l’Angleterre.”La Gendarmerie maritime sera bientôt en mesure d’effectuer des opérations de contrôle et d’intervention en mer, sur des embarcations soupçonnées d’être des taxi-boats”, a déclaré à l’AFP la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord (Prémar), confirmant des informations du journal Le Monde.Le quotidien évoque un document signé par le préfet maritime mais aussi ceux du Nord, de la Somme et du Pas-de-Calais.Le ministère de l’Intérieur français n’a pas souhaité réagir. Côté britannique, un porte-parole du gouvernement a simplement rappelé vendredi à l’AFP que Londres a “déjà travaillé à s’assurer que les autorités en France réforment leurs tactiques en mer afin qu’elles puissent intervenir dans les eaux peu profondes”.- Pas de filets à ce stade -Actuellement, une fois une embarcation clandestine en mer, seul le dispositif de secours intervient en cas de besoin, en raison des risques que présentent ce type d’opérations, comme prévu par les conventions internationales.Désormais, il pourra aussi y avoir des “opérations de contrôle et d’intervention (…) issues d’études menées par l’ensemble des services de l’État concernés”, a précisé la Prémar. Elles “comportent des dispositions prenant en compte la primauté de la sauvegarde de la vie humaine”.Ces futures opérations de la gendarmerie maritime sont prévues en amont de l’embarquement de passagers, pour ne pas mettre leurs vies en péril, selon une source proche du dossier.”L’ensemble des travaux sur le sujet se fait en lien avec les parquets concernés”, a souligné à l’AFP la procureure de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Cécile Gressier.En outre, la Prémar précise que “l’emploi de filets visant à stopper le taxi-boat n’est pas envisagé à ce stade”.Cette méthode, mentionnée la semaine dernière dans la presse, avait soulevé l’indignation d’associations d’aide aux migrants et d’ONG comme Amnesty International.Pour le professeur de droit international Thibaut Fleury-Graff, “les interceptions sont susceptibles d’être contraires au droit de quitter tout pays” inscrit dans le Pacte de l’ONU sur les droits civils et politiques, et doivent respecter “l’ensemble des droits de la personne humaine”.Les taxi-boats embarquent leurs passagers sur une ou plusieurs haltes et repartent en direction de l’Angleterre surchargés, transportant régulièrement plus de 70 candidats à l’exil dans des conditions périlleuses.Au moins 27 migrants sont morts cette année lors de ces dangereuses tentatives de traversées de la Manche, selon un décompte de l’AFP.Après le pire naufrage dans la Manche, qui a fait 31 morts en novembre 2021, le parquet de Paris a demandé vendredi un procès en correctionnelle pour 14 hommes, nés pour la plupart en Afghanistan et en Irak, soupçonnés d’être impliqués dans des réseaux de passeurs à l’origine du drame.Depuis le 1er janvier, plus de 39.000 personnes sont arrivées sur les côtes anglaises à bord de petites embarcations, selon les données britanniques, soit plus que sur la totalité de 2024.Plus de la moitié des personnes arrivées clandestinement au Royaume-Uni entre septembre 2024 et septembre 2025 sont de cinq nationalités: Érythréens (la nationalité la plus représentée), Afghans, Iraniens, Soudanais et Somaliens.Le gouvernement travailliste britannique, sous pression de l’extrême-droite, a annoncé ce mois-ci une réforme qui durcit fortement sa politique d’asile et d’immigration, espérant ainsi décourager les arrivées irrégulières de migrants sur ces “small boats”, qu’il peine à endiguer.

Foot: entre “rêve”, spleen et rebond, Junior Kroupi raconte sa Premier League

Ses premiers mois en Premier League ont ressemblé à des montagnes russes. Entre émerveillement, gros doutes et renaissance, “j’étais prêt à en baver”, raconte l’attaquant français de Bournemouth, Eli Junior Kroupi (19 ans), dans un entretien à l’AFP.L’enfant de Lorient a quitté cet été la Ligue 2 sur une dernière saison à 22 buts, partagé entre “la tristesse de quitter (s)a ville, (s)on club, et l’excitation de découvrir quelque chose de nouveau”.Dans le sud de l’Angleterre, l’ex-chouchou des Merlus repart de zéro ou presque. “C’est ce que je suis venu chercher: le développement, la difficulté, me frotter aux meilleurs joueurs du monde. J’étais prêt à en baver.”Le 15 août, c’est le “D-Day”: le championnat démarre par un déplacement au mythique Anfield de Liverpool, le club qu’il supportait gamin. “J’étais comme un enfant qui rentrait dans son rêve (…), c’était vraiment merveilleux pour moi, pour mes parents aussi.”La suite est moins rose pour Junior, fils de l’ancien footballeur ivoirien Eli Kroupi, avec seulement 30 minutes de jeu en cumulé sur les cinq premières journées.- “Je pensais même à partir” -“C’était compliqué, je pensais même à partir”, avoue-t-il. Mais “ce n’était pas la bonne solution de fuir un problème, mon père m’a encouragé à rester et à travailler deux fois plus”. Et, au final, “j’ai réussi à inverser la tendance”.En l’espace d’un mois, il inscrit ainsi quatre buts en trois matches.Le premier, “au moment où la balle rentre, je perds le contrôle de moi-même. C’était le but de l’égalisation (2-2 à Leeds, NDLR), j’enlève le maillot. Les émotions m’ont pris et franchement, je ne l’oublierai pas celui-là”.Propulsé titulaire ensuite à Crystal Palace (3-3), il réussit un doublé le jour même de l’anniversaire de son père. “Il m’a dit qu’il n’avait pas besoin de plus, que c’était le plus beau cadeau que je pouvais lui offrir”, sourit Junior.”Il a du caractère, il sait où il veut aller et il ne doute pas de lui”, décrit auprès de l’AFP le sélectionneur de l’équipe de France espoirs, Gérald Baticle.Avec les moins de 21 ans français, l’attaquant a aussi frappé fort pour ses débuts cette saison: trois buts en cinq rencontres. Devant la cage, “il fait parler sa science du déplacement, d’observation, d’opportunisme, et puis sa qualité de finition”, relève l’entraîneur.- “C’est ma vie, le foot” -Baticle apprécie aussi le caractère de ce “garçon joyeux, un peu solaire, très agréable que ce soit pour le staff ou ses partenaires, un passionné de foot qui prend beaucoup de plaisir à venir sur le terrain”.L’intéressé le confirme: “C’est ma vie, le foot. Si je n’avais pas ça, je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui. Aujourd’hui, je vis mon métier à fond parce que je ne sais pas quand ça peut s’arrêter.” Pour être heureux, dit-il, “je n’ai besoin que des crampons, un ballon et des coéquipiers”.L’attaquant est du genre à “vivre au jour le jour”, plutôt qu’à imaginer de quoi l’avenir sera fait. “J’ai des rêves, j’ai des objectifs. Mais, pour l’instant, je ne pense pas à cela, juste à +performer+ et à aider mon équipe, c’est tout.”Bournemouth occupe la 8e place du championnat, à trois longueurs du podium, avant d’affronter samedi le Sunderland de Régis Le Bris, l’entraîneur qui “(l)’a lancé dans le grand bain” à Lorient, à 16 ans.”Je n’aurais pas imaginé ça, c’est beau”, dit-il à propos des retrouvailles à venir. Mais “là on n’est pas dans le même camp!”, s’empresse-t-il d’ajouter en rigolant.Marquer ce week-end au “Stadium of Light” lui permettrait de briller encore davantage en Premier League, un championnat où seulement sept joueurs ont inscrit plus de buts que lui après 12 journées.Lui assure ne pas prêter attention aux statistiques, ou alors seulement “à la fin de la saison”. En attendant, “j’essaie juste de regarder mes performances, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, (car) j’essaie toujours d’apprendre”.

Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Sa cavale n’aura duré que 24 heures: un des deux détenus évadés “à l’ancienne”, avec une scie à métaux, de la prison de Dijon jeudi, a été arrêté vendredi matin en Saône-et-Loire en train de prendre un café dans le bar d’un village, alors que l’autre évadé, “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. Le fugitif a été interpellé sans résistance dans un bar-tabac-pmu de Bey, village proche de Chalon-sur-Saône à une heure de Dijon. “Il s’est présenté, il a demandé un café, un paquet de cigarettes. Il a payé en carte bleue. Il a lu le journal très tranquillement”, a raconté à l’AFP Ramdane Mamou, gérant du bar “L’Au Bey Rge”.”Cinq minutes après, il y a deux personnes qui sont entrées, c’étaient des policiers en civil. Ils se sont installés, ils ont pris un café, ils ont eu un petit temps d’observation”, a-t-il poursuivi. Et puis quand le fugitif “s’est levé pour venir régler sa note, les policiers l’ont interpellé”, a-t-il ajouté.Un couple a également été interpellé et est en garde à vue. La femme de 25 ans et l’homme de 22 ans font partie de “l’entourage” du fugitif interpellé et ont été placés en garde à vue “pour complicité d’évasion, recel de malfaiteurs et association de malfaiteurs”, a indiqué le procureur de Dijon.L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Déjà condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment, il était en détention après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Ce détenu est “dans le registre de la criminalité organisée” et soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard (Doubs) après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Édouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard, où est instruit son dossier.Le détenu retrouvé vendredi était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux hommes se sont évadés “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux.”L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé qu’il y a peu, un individu a été condamné à Dijon pour de telles livraisons dans cette prison, “notamment de lames de scie”.Romain Bernier, secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa Dijon, a indiqué à l’AFP que “téléphone et lame de scie” avaient déjà été retrouvés sur le détenu de 19 ans, entraînant son placement dans un quartier disciplinaire.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir installées sur le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “ballets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt.L’établissement de 1853 fait partie du plan “zéro portable” annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.Mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon l’Ufap.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a cependant promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons”.

Évadés de Dijon: l’un des deux fugitifs arrêté, le plus dangereux toujours en fuite

Sa cavale n’aura duré que 24 heures: un des deux détenus évadés “à l’ancienne”, avec une scie à métaux, de la prison de Dijon jeudi, a été arrêté vendredi matin en Saône-et-Loire en train de prendre un café dans le bar d’un village, alors que l’autre évadé, “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Le détenu retrouvé est “très probablement” le plus vieux des deux, âgé de 32 ans, “sous réserve de la vérification formelle de son identité”, a précisé dans un communiqué le procureur à Dijon, Olivier Caracotch. Le fugitif a été interpellé sans résistance dans un bar-tabac-pmu de Bey, village proche de Chalon-sur-Saône à une heure de Dijon. “Il s’est présenté, il a demandé un café, un paquet de cigarettes. Il a payé en carte bleue. Il a lu le journal très tranquillement”, a raconté à l’AFP Ramdane Mamou, gérant du bar “L’Au Bey Rge”.”Cinq minutes après, il y a deux personnes qui sont entrées, c’étaient des policiers en civil. Ils se sont installés, ils ont pris un café, ils ont eu un petit temps d’observation”, a-t-il poursuivi. Et puis quand le fugitif “s’est levé pour venir régler sa note, les policiers l’ont interpellé”, a-t-il ajouté.Un couple a également été interpellé et est en garde à vue. La femme de 25 ans et l’homme de 22 ans font partie de “l’entourage” du fugitif interpellé et ont été placés en garde à vue “pour complicité d’évasion, recel de malfaiteurs et association de malfaiteurs”, a indiqué le procureur de Dijon.L’autre détenu évadé, âgé de 19 ans et considéré comme “potentiellement dangereux”, est toujours en fuite.Déjà condamné à une dizaine de reprises pour des violences aggravées et enlèvement notamment, il était en détention après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs.Ce détenu est “dans le registre de la criminalité organisée” et soupçonné d’avoir participé à “un règlement de comptes sur fond de narcotrafic” à Montbéliard (Doubs) après avoir été recruté pour exécuter un “contrat criminel”, avait détaillé jeudi à l’AFP Paul-Édouard Lallois, procureur de la République à Montbéliard, où est instruit son dossier.Le détenu retrouvé vendredi était également en détention provisoire pour “des menaces et violences habituelles aggravées sur conjointe”, selon le parquet de Dijon.Les deux hommes se sont évadés “à l’ancienne”, selon les syndicats pénitentiaires, en sciant les barreaux de leurs cellules avec de simples lames de scie à métaux.”L’hypothèse la plus probable” est que ces lames ont été livrées par drone, selon M. Caracotch, qui a rappelé qu’il y a peu, un individu a été condamné à Dijon pour de telles livraisons dans cette prison, “notamment de lames de scie”.Romain Bernier, secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa Dijon, a indiqué à l’AFP que “téléphone et lame de scie” avaient déjà été retrouvés sur le détenu de 19 ans, entraînant son placement dans un quartier disciplinaire.- “Un choc de sécurité” -Après avoir scié les barreaux de leurs cellules situées au rez-de-chaussée, les détenus ont utilisé des draps pour couvrir les fils de lames de rasoir installées sur le premier mur d’enceinte et ainsi l’escalader pour arriver dans la cour de la prison. Ils n’avaient plus alors qu’à sortir “par le porche du site pénitentiaire”, selon M. Caracotch.Ce porche s’ouvre le matin pour laisser entrer le personnel, ont indiqué plusieurs sources proches du dossier.Vétuste, la maison d’arrêt de Dijon, située près du centre-ville, n’est pas couverte de filets antidrones.”Notre organisation n’a eu de cesse de dénoncer l’absence de dispositifs antidrones”, a souligné le syndicat Ufap-Unsa Justice, évoquant des “ballets incessants” au-dessus de la maison d’arrêt.L’établissement de 1853 fait partie du plan “zéro portable” annoncé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et qui vise, pour un coût de 29 millions d’euros, à rendre six prisons “complètement étanches” aux mobiles.Mais le “retard” est tellement important qu’il s’agit plus d’un “cataplasme sur une jambe de bois”, selon l’Ufap.Dans un message sur X, Gérald Darmanin a cependant promis “un vrai choc de sécurité dans nos prisons”.