Belgique: manifestation massive à Bruxelles contre le budget “brutal” du gouvernement

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé mardi à Bruxelles pour contester les coupes budgétaires “brutales” du gouvernement belge dirigé par le conservateur flamand Bart De Wever.Cette journée d’action nationale, à l’appel de l’intersyndicale, a eu lieu en pleines négociations budgétaires en Belgique et a provoqué d’importantes perturbations dans le secteur aérien et l’éducation.La police a dénombré 80.000 manifestants dans la capitale belge – un pic nettement supérieur aux 60.000 personnes mobilisées le 13 février, après la mise en place du nouveau gouvernement fédéral.La coalition gouvernementale “met en œuvre un projet brutal : une attaque en règle contre la protection sociale, les services publics, la sécurité sociale, les solidarités”, a accusé l’intersyndicale, dont un des responsables a revendiqué 140.000 manifestants à Bruxelles mardi.”Une génération entière refuse qu’on détruise en six mois ce que nos parents et grands-parents ont mis du temps à bâtir”, a lancé Thierry Bodson, le président de la FGTB (socialiste), unie aux autres grands syndicats belges dans un front commun, au coup d’envoi de la manifestation.Le Premier ministre Bart De Wever, entré en fonctions début février, a déjà fait adopter une limitation à deux ans des allocations chômage et entend mettre en oeuvre une vaste réforme des retraites, incluant la suppression des régimes spéciaux et l’alignement de la situation des fonctionnaires sur le secteur privé.”Droit à la pension (retraite) à 65 ans”, et “Wanted pour vol de pension”, pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants, au milieu des pétards et des drapeaux syndicaux.Le gouvernement fédéral prépare d’importantes coupes dans le projet de budget 2026, dont la présentation, initialement prévue ce mardi, a été repoussée d’une semaine.- Aéroports à l’arrêt -Les manifestants, notamment dans le secteur éducatif et social, contestent également des mesures d’économie dans la partie francophone du pays, annoncées par l’exécutif de la Fédération Wallonie-Bruxelles.”Je viens revendiquer mes droits et ceux de mes élèves, si ça continue comme ça, quel avenir ils vont avoir ? Je veux que ça change et que l’enseignement soit pris plus au sérieux”, a souligné Victoria Coya, une enseignante de 27 ans.Chantal Desmet, 59 ans et sans emploi, se dit pour sa part “révoltée pour l’avenir de ses enfants. C’est pas faute de chercher de l’emploi. On n’en trouve pas. Je plains les jeunes”.La police a déploré des actes de vandalisme durant la journée et fait état d’une vingtaine d’interpellations.Les forces de l’ordre ont mentionné un départ de feu sur une place de Bruxelles, “vraisemblablement commis par des manifestants dans le but de perturber la circulation”, ainsi que des barrages sur la voie publique qui ont été démantelés.Un bâtiment de l’Office des étrangers, un service public qui gère les demandes d’asile et l’immigration, a été dégradé par des projectiles, bombes de peinture et pétards, a ajouté la police. L’hôtel Hilton a également subi des dégradations.En début d’après-midi, les forces de l’ordre ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser des petits groupes de manifestants violents et masqués, a constaté un journaliste de l’AFP.En raison de cette journée d’action nationale, le trafic aérien était très fortement perturbé mardi en Belgique.”Afin de pouvoir continuer à assurer la sécurité des passagers et du personnel, nous avons décidé, en concertation avec les compagnies aériennes, de ne pas opérer de vols passagers au départ ce 14 octobre”, avait annoncé sur son site l’aéroport Zaventem de Bruxelles, le plus grand du pays.L’aéroport a invoqué une grève chez ses prestataires assurant des services de sûreté.L’aéroport de Charleroi, pour les mêmes raisons, n’était “pas en mesure d’assurer les vols prévus au départ et à l’arrivée”.Les transports en commun étaient également fortement perturbés à Bruxelles ainsi qu’en Wallonie et en Flandre.fpo-brk-ub-adc/sba

Lecornu suspend la réforme des retraites, dans l’espoir d’éloigner la censure

La “crise de régime” n’aura “pas lieu”: Sébastien Lecornu a annoncé mardi devant l’Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, condition exigée par les socialistes pour épargner la censure au gouvernement, et repousser ainsi la dissolution.”Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé le Premier ministre, mettant un terme à plusieurs semaines de suspense.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a-t-il précisé.Dans une déclaration de politique générale sobre d’une demi-heure, M. Lecornu a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. “C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote”, a-t-il ajouté.L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 n’ayant pas tenu une journée, fragilisé dans l’oeuf par la contestation du président des Républicains (LR) Bruno Retailleau.Avant cette déclaration à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron avait mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. La France insoumise et le Rassemblement national ont déjà déposé la leur, pour un débat prévu jeudi matin.Le PS, qui demandait “la suspension immédiate et complète” de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès mardi soir en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.-“Anomalies” fiscales-Renommé vendredi par le président Macron, l’ancien ministre des Armées a “carte blanche”, avait expliqué l’Elysée, pour dénouer la crise politique et parlementaire.Mardi matin, M. Lecornu s’était une nouvelle fois rendu à l’Elysée consulter Emmanuel Macron avant d’assister au premier Conseil des ministres de son gouvernement, qui a adopté les projets de budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour qu’ils soient transmis dans les temps au Parlement.Le projet de budget de l’Etat, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7%.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelles” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une Conférence sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre – “Plus d’argent” -Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites: si certains ne voulaient pas voir détricoter un marqueur emblématique du second quinquennat d’Emmanuel Macron, d’autres espéraient une telle initiative pour tenter de sortir de la crise politique.La chute du gouvernement “coûterait plus d’argent à la France” qu’une “suspension de quelques mois” de la réforme des retraites, avait fait valoir dans la matinée l’entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, proche de M. Lecornu.Les Républicains, au bord de l’explosion après la volte-face sur la participation à l’exécutif, étaient aussi divisés sur la suspension. Le vice-président du parti, François-Xavier Bellamy, juge que ce serait d'”une irresponsabilité absolue”, mais il n’est pas favorable à la censure pour “ne pas aggraver le chaos”.Le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, a donné la consigne de ne pas censurer le gouvernement aux membres de son groupe, dont une large majorité était favorable à la participation à l’exécutif contre l’avis du parti.Le projet de budget est “terriblement mauvais”, a affirmé Marine Le Pen, qui entend de toute manière censurer le gouvernement et estime “qu’il manque une poignée de voix” pour y parvenir. Le RN a déjà commencé à accuser le PS de “magouilles” avec l’exécutif pour éviter de renverser le gouvernement.Une “panne budgétaire” et une crise “réjouiraient” les ennemis de la France, a mis en garde M. Lecornu.sac-sl-are-bpa/hr/tes

Lecornu suspend la réforme des retraites, dans l’espoir d’éloigner la censure

La “crise de régime” n’aura “pas lieu”: Sébastien Lecornu a annoncé mardi devant l’Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, condition exigée par les socialistes pour épargner la censure au gouvernement, et repousser ainsi la dissolution.”Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé le Premier ministre, mettant un terme à plusieurs semaines de suspense.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a-t-il précisé.Dans une déclaration de politique générale sobre d’une demi-heure, M. Lecornu a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. “C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote”, a-t-il ajouté.L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 n’ayant pas tenu une journée, fragilisé dans l’oeuf par la contestation du président des Républicains (LR) Bruno Retailleau.Avant cette déclaration à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron avait mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. La France insoumise et le Rassemblement national ont déjà déposé la leur, pour un débat prévu jeudi matin.Le PS, qui demandait “la suspension immédiate et complète” de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès mardi soir en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.-“Anomalies” fiscales-Renommé vendredi par le président Macron, l’ancien ministre des Armées a “carte blanche”, avait expliqué l’Elysée, pour dénouer la crise politique et parlementaire.Mardi matin, M. Lecornu s’était une nouvelle fois rendu à l’Elysée consulter Emmanuel Macron avant d’assister au premier Conseil des ministres de son gouvernement, qui a adopté les projets de budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour qu’ils soient transmis dans les temps au Parlement.Le projet de budget de l’Etat, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7%.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelles” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une Conférence sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre – “Plus d’argent” -Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites: si certains ne voulaient pas voir détricoter un marqueur emblématique du second quinquennat d’Emmanuel Macron, d’autres espéraient une telle initiative pour tenter de sortir de la crise politique.La chute du gouvernement “coûterait plus d’argent à la France” qu’une “suspension de quelques mois” de la réforme des retraites, avait fait valoir dans la matinée l’entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, proche de M. Lecornu.Les Républicains, au bord de l’explosion après la volte-face sur la participation à l’exécutif, étaient aussi divisés sur la suspension. Le vice-président du parti, François-Xavier Bellamy, juge que ce serait d'”une irresponsabilité absolue”, mais il n’est pas favorable à la censure pour “ne pas aggraver le chaos”.Le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, a donné la consigne de ne pas censurer le gouvernement aux membres de son groupe, dont une large majorité était favorable à la participation à l’exécutif contre l’avis du parti.Le projet de budget est “terriblement mauvais”, a affirmé Marine Le Pen, qui entend de toute manière censurer le gouvernement et estime “qu’il manque une poignée de voix” pour y parvenir. Le RN a déjà commencé à accuser le PS de “magouilles” avec l’exécutif pour éviter de renverser le gouvernement.Une “panne budgétaire” et une crise “réjouiraient” les ennemis de la France, a mis en garde M. Lecornu.sac-sl-are-bpa/hr/tes

Lecornu suspend la réforme des retraites, dans l’espoir d’éloigner la censure

La “crise de régime” n’aura “pas lieu”: Sébastien Lecornu a annoncé mardi devant l’Assemblée nationale la suspension de la réforme des retraites, condition exigée par les socialistes pour épargner la censure au gouvernement, et repousser ainsi la dissolution.”Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle”, a annoncé le Premier ministre, mettant un terme à plusieurs semaines de suspense.”Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partir de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d’assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028″, a-t-il précisé.Dans une déclaration de politique générale sobre d’une demi-heure, M. Lecornu a également confirmé l’abandon de l’utilisation de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption d’un texte sans vote. “C’est la garantie pour l’Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu’au bout, jusqu’au vote”, a-t-il ajouté.L’exécutif peut ainsi espérer souffler, après une nouvelle crise ouverte la semaine dernière par un gouvernement Lecornu 1 n’ayant pas tenu une journée, fragilisé dans l’oeuf par la contestation du président des Républicains (LR) Bruno Retailleau.Avant cette déclaration à l’Assemblée nationale, Emmanuel Macron avait mis la pression sur les oppositions lors du Conseil des ministres, qualifiant les motions de censure à venir de “motions de dissolution”. La France insoumise et le Rassemblement national ont déjà déposé la leur, pour un débat prévu jeudi matin.Le PS, qui demandait “la suspension immédiate et complète” de la réforme des retraites de 2023, la confirmation de l’abandon du 49.3 et du relâchement de la trajectoire budgétaire, menaçait de déposer sa propre motion de censure dès mardi soir en cas de réponse négative ou évasive du gouvernement.-“Anomalies” fiscales-Renommé vendredi par le président Macron, l’ancien ministre des Armées a “carte blanche”, avait expliqué l’Elysée, pour dénouer la crise politique et parlementaire.Mardi matin, M. Lecornu s’était une nouvelle fois rendu à l’Elysée consulter Emmanuel Macron avant d’assister au premier Conseil des ministres de son gouvernement, qui a adopté les projets de budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour qu’ils soient transmis dans les temps au Parlement.Le projet de budget de l’Etat, qui devrait être largement modifié par le Parlement, propose un effort d’une trentaine de milliards d’euros et repose sur des hypothèses “optimistes” de croissance en 2026, selon le Haut conseil des finances publiques.Le déficit devra “dans tous les cas de figure être à moins de 5% à la fin de la discussion” parlementaire, a précisé M. Lecornu, après avoir présenté un projet de budget avec un déficit de 4,7%.Le Premier ministre a par ailleurs reconnu “des anomalies” dans la fiscalité des très grandes fortunes, souhaitant “une contribution exceptionnelles” des plus riches dans le prochain budget.M. Lecornu a également annoncé une Conférence sur les retraites et le travail avec les partenaires sociaux. Et promis un nouvel “acte de décentralisation” par un projet de loi déposé en décembre – “Plus d’argent” -Le camp présidentiel était divisé sur la question des retraites: si certains ne voulaient pas voir détricoter un marqueur emblématique du second quinquennat d’Emmanuel Macron, d’autres espéraient une telle initiative pour tenter de sortir de la crise politique.La chute du gouvernement “coûterait plus d’argent à la France” qu’une “suspension de quelques mois” de la réforme des retraites, avait fait valoir dans la matinée l’entourage du garde des Sceaux Gérald Darmanin, proche de M. Lecornu.Les Républicains, au bord de l’explosion après la volte-face sur la participation à l’exécutif, étaient aussi divisés sur la suspension. Le vice-président du parti, François-Xavier Bellamy, juge que ce serait d'”une irresponsabilité absolue”, mais il n’est pas favorable à la censure pour “ne pas aggraver le chaos”.Le patron des députés LR, Laurent Wauquiez, a donné la consigne de ne pas censurer le gouvernement aux membres de son groupe, dont une large majorité était favorable à la participation à l’exécutif contre l’avis du parti.Le projet de budget est “terriblement mauvais”, a affirmé Marine Le Pen, qui entend de toute manière censurer le gouvernement et estime “qu’il manque une poignée de voix” pour y parvenir. Le RN a déjà commencé à accuser le PS de “magouilles” avec l’exécutif pour éviter de renverser le gouvernement.Une “panne budgétaire” et une crise “réjouiraient” les ennemis de la France, a mis en garde M. Lecornu.sac-sl-are-bpa/hr/tes

Sur un aérodrome isolé, l’Allemagne prépare ses défenses antidrone

C’est sur un aérodrome bâti par les Soviétiques que l’Allemagne prépare aujourd’hui ses défenses antidrone, pour faire face à la menace croissante à travers l’Europe que constituent, selon les autorités, la Russie et ses aéronefs.D’une arme de guerre dominante dans la guerre en Ukraine, avec des innovations en série chez les Russes et les Ukrainiens, les drones hostiles sont devenus une réalité de la “guerre hybride” dans l’Union européenne.Soit un ensemble de moyens non létaux que les Européens soupçonnent Moscou d’utiliser pour affaiblir leur défense, leur démocratie et leur cohésion sociale.En Allemagne, on ne compte plus les signalements de vols au-dessus de bases militaires, de sites industriels ou d’aéroports. Pour Berlin, si certains sont l’oeuvre d’amateurs imprudents, d’autres sont très probablement des opérations d’espionnage ou d’intimidation russes, comme ceux ayant paralysé l’aéroport de Munich début octobre.Face à la multiplication des incidents, le gouvernement, démuni, a promis des investissements à neuf chiffres dans les défenses antidrone et annoncé une réforme pour autoriser la police à abattre de tels appareils.Sur l’aérodrome de Cochstedt, près de Magdebourg (est), les chercheurs du Centre allemand pour l’aéronautique et l’espace (DLR) travaillent d’arrache-pied à des solutions alternatives aux tirs pour neutraliser ces menaces volantes.- Filets et pinces -“Les contre-mesures doivent être adaptées avec précision à chaque situation”, explique Johann Dauer, le responsable de la recherche sur les drones au sein de l’Institut des systèmes de vol du DLR. “Si je veux protéger une foule, au cours d’un concert ou d’un événement politique, je ne peux pas provoquer le crash d’un drone. Je privilégierais des filets ou des drones chasseurs équipés de pinces” pour saisir leur cible, poursuit-il, pendant une visite du site à laquelle l’AFP a été conviée. Parmi les solutions alternatives à l’usage de la force brute, M. Dauer cite également le brouillage, pour empêcher le pilotage d’un appareil. Ou encore la transmission de faux signaux GPS, tandis que, selon lui, des signalements de drones interviennent “presque tous les jours”.Les chercheurs travaillent donc à Cochstedt, en toute discrétion, aux systèmes que les forces de l’ordre allemandes pourraient adopter à l’avenir.L’isolement relatif du site offre un cadre propice. Etant un centre de recherche sur l’aéronautique sans pilote, il peut aussi s’affranchir de certaines règles de sécurité imposées à d’autres organismes pour tester drones et systèmes d’interception.- Innovations menaçantes -“Ici, nous avons l’autorisation de brouiller, de falsifier, voire d’utiliser des lasers — tout ce qu’on ne veut normalement pas dans un aéroport”, explique Daniel Süllberg, le responsable du centre d’essai.Ces contre-mesures électroniques peuvent perturber d’autres appareils. Leur déploiement exige donc des tests rigoureux mais aussi d’être à bonne distance de toute victime collatérale potentielle.Dans la panoplie de capteurs et de radars, certains sont achetés auprès de fournisseurs militaires ou civils. D’autres sont conçus par les équipes du DLR pour détecter les drones, évaluer leur dangerosité et enfin déterminer la meilleure riposte.Le coût reste un défi majeur. Certains systèmes très performants sont bien trop chers pour une utilisation à grande échelle, d’autant que leur efficacité sur le long terme est loin d’être garantie.L’évolution technologique très rapide, portée par la guerre en Ukraine, le coût relativement faible des drones et le développement de l’intelligence artificielle accroissent le risque d’obsolescence des moyens de défense. Un problème que l’armée ukrainienne connaît bien.Puisque “l’innovation est très forte du côté des menaces”, souligne M. Dauer, “la défense doit suivre, tout en restant abordable. Car les drones que nous combattons ne sont souvent pas chers — la protection ne doit donc pas l’être non plus”.

Sur un aérodrome isolé, l’Allemagne prépare ses défenses antidrone

C’est sur un aérodrome bâti par les Soviétiques que l’Allemagne prépare aujourd’hui ses défenses antidrone, pour faire face à la menace croissante à travers l’Europe que constituent, selon les autorités, la Russie et ses aéronefs.D’une arme de guerre dominante dans la guerre en Ukraine, avec des innovations en série chez les Russes et les Ukrainiens, les drones hostiles sont devenus une réalité de la “guerre hybride” dans l’Union européenne.Soit un ensemble de moyens non létaux que les Européens soupçonnent Moscou d’utiliser pour affaiblir leur défense, leur démocratie et leur cohésion sociale.En Allemagne, on ne compte plus les signalements de vols au-dessus de bases militaires, de sites industriels ou d’aéroports. Pour Berlin, si certains sont l’oeuvre d’amateurs imprudents, d’autres sont très probablement des opérations d’espionnage ou d’intimidation russes, comme ceux ayant paralysé l’aéroport de Munich début octobre.Face à la multiplication des incidents, le gouvernement, démuni, a promis des investissements à neuf chiffres dans les défenses antidrone et annoncé une réforme pour autoriser la police à abattre de tels appareils.Sur l’aérodrome de Cochstedt, près de Magdebourg (est), les chercheurs du Centre allemand pour l’aéronautique et l’espace (DLR) travaillent d’arrache-pied à des solutions alternatives aux tirs pour neutraliser ces menaces volantes.- Filets et pinces -“Les contre-mesures doivent être adaptées avec précision à chaque situation”, explique Johann Dauer, le responsable de la recherche sur les drones au sein de l’Institut des systèmes de vol du DLR. “Si je veux protéger une foule, au cours d’un concert ou d’un événement politique, je ne peux pas provoquer le crash d’un drone. Je privilégierais des filets ou des drones chasseurs équipés de pinces” pour saisir leur cible, poursuit-il, pendant une visite du site à laquelle l’AFP a été conviée. Parmi les solutions alternatives à l’usage de la force brute, M. Dauer cite également le brouillage, pour empêcher le pilotage d’un appareil. Ou encore la transmission de faux signaux GPS, tandis que, selon lui, des signalements de drones interviennent “presque tous les jours”.Les chercheurs travaillent donc à Cochstedt, en toute discrétion, aux systèmes que les forces de l’ordre allemandes pourraient adopter à l’avenir.L’isolement relatif du site offre un cadre propice. Etant un centre de recherche sur l’aéronautique sans pilote, il peut aussi s’affranchir de certaines règles de sécurité imposées à d’autres organismes pour tester drones et systèmes d’interception.- Innovations menaçantes -“Ici, nous avons l’autorisation de brouiller, de falsifier, voire d’utiliser des lasers — tout ce qu’on ne veut normalement pas dans un aéroport”, explique Daniel Süllberg, le responsable du centre d’essai.Ces contre-mesures électroniques peuvent perturber d’autres appareils. Leur déploiement exige donc des tests rigoureux mais aussi d’être à bonne distance de toute victime collatérale potentielle.Dans la panoplie de capteurs et de radars, certains sont achetés auprès de fournisseurs militaires ou civils. D’autres sont conçus par les équipes du DLR pour détecter les drones, évaluer leur dangerosité et enfin déterminer la meilleure riposte.Le coût reste un défi majeur. Certains systèmes très performants sont bien trop chers pour une utilisation à grande échelle, d’autant que leur efficacité sur le long terme est loin d’être garantie.L’évolution technologique très rapide, portée par la guerre en Ukraine, le coût relativement faible des drones et le développement de l’intelligence artificielle accroissent le risque d’obsolescence des moyens de défense. Un problème que l’armée ukrainienne connaît bien.Puisque “l’innovation est très forte du côté des menaces”, souligne M. Dauer, “la défense doit suivre, tout en restant abordable. Car les drones que nous combattons ne sont souvent pas chers — la protection ne doit donc pas l’être non plus”.

Sur un aérodrome isolé, l’Allemagne prépare ses défenses antidrone

C’est sur un aérodrome bâti par les Soviétiques que l’Allemagne prépare aujourd’hui ses défenses antidrone, pour faire face à la menace croissante à travers l’Europe que constituent, selon les autorités, la Russie et ses aéronefs.D’une arme de guerre dominante dans la guerre en Ukraine, avec des innovations en série chez les Russes et les Ukrainiens, les drones hostiles sont devenus une réalité de la “guerre hybride” dans l’Union européenne.Soit un ensemble de moyens non létaux que les Européens soupçonnent Moscou d’utiliser pour affaiblir leur défense, leur démocratie et leur cohésion sociale.En Allemagne, on ne compte plus les signalements de vols au-dessus de bases militaires, de sites industriels ou d’aéroports. Pour Berlin, si certains sont l’oeuvre d’amateurs imprudents, d’autres sont très probablement des opérations d’espionnage ou d’intimidation russes, comme ceux ayant paralysé l’aéroport de Munich début octobre.Face à la multiplication des incidents, le gouvernement, démuni, a promis des investissements à neuf chiffres dans les défenses antidrone et annoncé une réforme pour autoriser la police à abattre de tels appareils.Sur l’aérodrome de Cochstedt, près de Magdebourg (est), les chercheurs du Centre allemand pour l’aéronautique et l’espace (DLR) travaillent d’arrache-pied à des solutions alternatives aux tirs pour neutraliser ces menaces volantes.- Filets et pinces -“Les contre-mesures doivent être adaptées avec précision à chaque situation”, explique Johann Dauer, le responsable de la recherche sur les drones au sein de l’Institut des systèmes de vol du DLR. “Si je veux protéger une foule, au cours d’un concert ou d’un événement politique, je ne peux pas provoquer le crash d’un drone. Je privilégierais des filets ou des drones chasseurs équipés de pinces” pour saisir leur cible, poursuit-il, pendant une visite du site à laquelle l’AFP a été conviée. Parmi les solutions alternatives à l’usage de la force brute, M. Dauer cite également le brouillage, pour empêcher le pilotage d’un appareil. Ou encore la transmission de faux signaux GPS, tandis que, selon lui, des signalements de drones interviennent “presque tous les jours”.Les chercheurs travaillent donc à Cochstedt, en toute discrétion, aux systèmes que les forces de l’ordre allemandes pourraient adopter à l’avenir.L’isolement relatif du site offre un cadre propice. Etant un centre de recherche sur l’aéronautique sans pilote, il peut aussi s’affranchir de certaines règles de sécurité imposées à d’autres organismes pour tester drones et systèmes d’interception.- Innovations menaçantes -“Ici, nous avons l’autorisation de brouiller, de falsifier, voire d’utiliser des lasers — tout ce qu’on ne veut normalement pas dans un aéroport”, explique Daniel Süllberg, le responsable du centre d’essai.Ces contre-mesures électroniques peuvent perturber d’autres appareils. Leur déploiement exige donc des tests rigoureux mais aussi d’être à bonne distance de toute victime collatérale potentielle.Dans la panoplie de capteurs et de radars, certains sont achetés auprès de fournisseurs militaires ou civils. D’autres sont conçus par les équipes du DLR pour détecter les drones, évaluer leur dangerosité et enfin déterminer la meilleure riposte.Le coût reste un défi majeur. Certains systèmes très performants sont bien trop chers pour une utilisation à grande échelle, d’autant que leur efficacité sur le long terme est loin d’être garantie.L’évolution technologique très rapide, portée par la guerre en Ukraine, le coût relativement faible des drones et le développement de l’intelligence artificielle accroissent le risque d’obsolescence des moyens de défense. Un problème que l’armée ukrainienne connaît bien.Puisque “l’innovation est très forte du côté des menaces”, souligne M. Dauer, “la défense doit suivre, tout en restant abordable. Car les drones que nous combattons ne sont souvent pas chers — la protection ne doit donc pas l’être non plus”.

IMF lifts 2025 global growth forecast, warns of ongoing trade ‘uncertainty’Tue, 14 Oct 2025 13:42:04 GMT

The International Monetary Fund on Tuesday lifted its outlook for global growth this year, flagging a milder-than-expected economic hit from President Donald Trump’s tariff policies while warning of risks ahead. In its flagship World Economic Outlook (WEO) report — compiled before the most recent US-China tariff spat — the IMF hiked its 2025 global growth forecast …

IMF lifts 2025 global growth forecast, warns of ongoing trade ‘uncertainty’Tue, 14 Oct 2025 13:42:04 GMT Read More »