Rights groups warn against US raids during World Cup
Human rights groups warned Wednesday ahead of the draw for next year’s football World Cup that President Donald Trump’s hardline immigration policies could overshadow the tournament.Organizations including Amnesty International, Human Rights Watch and the American Civil Liberties Union (ACLU) cautioned against raids outside US arenas. They urged the sport’s governing body, FIFA, to deliver on its promises to safeguard workers, fans and journalists.”Families, fans, players and other members of the football community have the right to enjoy the game without the fear of being detained and separated from their loved ones,” Daniel Norona, Amnesty International USA’s Americas advocacy director, told a joint news conference.The World Cup will be co-hosted by the United States, Mexico and Canada in June and July 2026. The draw for the 48-nation tournament will be held Friday in Washington. A Human Rights Watch report Wednesday said that US Immigration and Customs Enforcement (ICE) arrested more than 92,000 people between January and October near cities where World Cup games will be played. It noted that an asylum seeker in the United States was detained before the Club World Cup final in July.As part of his mass-deportation drive, Trump has deployed National Guard troops to some cities that will host World Cup matches, such as Chicago and Los Angeles.”We need FIFA and host cities and other entities to make clear whether or not ICE, the National Guard and other federal law enforcement will be at the stadiums,” said Jennifer Li, a professor at Washington’s Georgetown University Law Center. “This isn’t just kind of hypothetical.”Human Rights Watch’s Minky Worden expressed particular concern over the administration’s revocation of temporary legal protections for migrants from Haiti, a country that earned its first World Cup berth in more than 50 years.”These policies put communities at risk and threaten to undermine the integrity of the tournament itself,” said Jamil Dakwar, director of the ACLU’s human rights program.”Without action today, FIFA risks becoming a stage for authoritarianism.”- A new award – The groups also warned about access for journalists, including overseas reporters seeking entry into the United States, and protections for workers and fans from abuse and discrimination.They noted that homophobic chants were heard at a July Club World Cup match in Atlanta. Complicating their efforts is Trump’s seemingly close relationship with FIFA president Gianni Infantino, who has made repeated White House visits and is slated to unveil an inaugural FIFA Peace Prize at Friday’s draw that onlookers have speculated could go to Trump.”The relationship is too close for comfort,” said the NAACP’s Jamal Watkins.”When Infantino aligns with Donald Trump, then you literally are sending a signal not only to the United States, but to the world, that all of the practices and policies that are coming out of this administration are OK.”In a letter sent to FIFA last month, Human Rights Watch petitioned the governing body for the criteria used to determine a winner, a list of nominees and judges, and whether human rights considerations would inform the decision. Worden said they have not received an answer.”Gianni Infantino has said that this FIFA Peace Prize represents five billion fans of football around the world,” she said. “How were the five billion fans of football consulted?”
Le gouvernement veut revoir le soutien public aux énergies renouvelables
Le Premier ministre a annoncé mercredi une “mission” pour évaluer le coût des énergies renouvelables pour les finances publiques, en plein débat sur le futur énergétique de la France.Cette mission consacrée à “l’optimisation des soutiens publics aux énergies renouvelables électriques et au stockage d’électricité”, a été confiée à Jean-Bernard Lévy, ancien PDG d’EDF, le géant tricolore du nucléaire, et au haut fonctionnaire Thierry Tuot, conseiller d’Etat. Leurs conclusions sont attendues sous 3 mois. “Dans un contexte budgétaire exigeant et face à la maturité croissante des filières, la mission aura pour objectif de proposer un modèle de soutien plus efficace, plus soutenable et mieux partagé entre acteurs publics et privés”, explique Matignon dans un communiqué.En octobre, Sébastien Lecornu avait donné le ton, en indiquant vouloir réexaminer “la manière dont l’argent public est employé” pour financer les renouvelables.Le sujet est électrique politiquement. Ces derniers mois, le coût des énergies éoliennes et solaires s’est invité dans des débats houleux entre parlementaires pro-renouvelables et pro-nucléaires. A l’occasion de l’examen d’une proposition de loi, un moratoire sur l’installation de nouvelles capacités d’énergies éoliennes et solaires avait même été voté à l’Assemblée nationale, à l’initiative d’un député LR, soutenu par le Rassemblement national, avant d’être écarté. – Prix négatifs -Aujourd’hui, les centrales solaires et éoliennes bénéficient pour la plupart de contrats avec l’Etat, garantissant un prix fixe au producteur, qui ont permis d’accompagner l’essor du secteur. Mais dans l’actuel contexte de demande électrique en berne, ces installations peuvent générer des surplus d’électricité, parfois accompagnés de prix négatifs. Ce phénomène pèse sur les finances publiques car l’Etat doit payer au producteur la différence entre le prix sur le marché et le prix de référence. Ces mécanismes de soutien représentent “aujourd’hui un engagement financier majeur pour la puissance publique”, estimé à 8,2 milliards d’euros dans le projet de budget 2026, souligne Matignon.”Après plusieurs années de montée en charge (…) il y a une volonté de remettre les choses à plat”, indique à l’AFP une source à Matignon.La mission devra notamment proposer des pistes “pour mettre en place davantage de flexibilité et de stockage” par batteries, afin de mieux intégrer les renouvelables intrinsèquement intermittentes dans le réseau électrique. M. Lévy apportera sa compétence d’industriel, en tant qu’ancien patron du géant nucléaire EDF, dont il a aussi piloté la diversification dans les renouvelables, fait valoir Matignon. Thierry Tuot a, lui, été le premier directeur général de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).Sur le principe, les syndicats des énergies renouvelables ne sont pas contre cet audit qui doit permettre de corriger des situations de “rentes”. Mais l’absence du nucléaire dans cette étude interroge, alors que son coût “est celui qui par définition est le plus important”, souligne Daniel Bour, chez Enerplan.Le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) Jules Nyssen a lui évoqué une “provocation”, ironisant sur le fait qu'”en matière de coûts”, le chantier du réacteur EPR de Flamanville, “conduit en grande partie” lors du mandat de M. Lévy à EDF, “est un bon exemple”. “Si le travail mené est complet et sérieux, il confirmera que les retombées” des renouvelables “dépassent largement leurs coûts”, en évitant de coûteuses importations de pétrole et de gaz, a commenté auprès de l’AFP Bastien Cucq, du Réseau action climat.Le gouvernement ne compte en tout cas pas attendre la fin de ces travaux pour mettre en place ses annonces sur l’énergie, notamment des mesures pour baisser les prix de l’électricité et accélérer l’électrification des usages.Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN, très critique des renouvelables, a réclamé “une mesure forte” sur les prix, lors d’un entretien mercredi avec Sébastien Lecornu, selon un communiqué du RN. En parallèle, le gouvernement poursuit ses consultations avec les parlementaires pour publier le décret sur la stratégie énergétique française (dite PPE3) qui accuse déjà deux ans de retard. Matignon promet une décision “courant décembre”.
Le gouvernement veut revoir le soutien public aux énergies renouvelables
Le Premier ministre a annoncé mercredi une “mission” pour évaluer le coût des énergies renouvelables pour les finances publiques, en plein débat sur le futur énergétique de la France.Cette mission consacrée à “l’optimisation des soutiens publics aux énergies renouvelables électriques et au stockage d’électricité”, a été confiée à Jean-Bernard Lévy, ancien PDG d’EDF, le géant tricolore du nucléaire, et au haut fonctionnaire Thierry Tuot, conseiller d’Etat. Leurs conclusions sont attendues sous 3 mois. “Dans un contexte budgétaire exigeant et face à la maturité croissante des filières, la mission aura pour objectif de proposer un modèle de soutien plus efficace, plus soutenable et mieux partagé entre acteurs publics et privés”, explique Matignon dans un communiqué.En octobre, Sébastien Lecornu avait donné le ton, en indiquant vouloir réexaminer “la manière dont l’argent public est employé” pour financer les renouvelables.Le sujet est électrique politiquement. Ces derniers mois, le coût des énergies éoliennes et solaires s’est invité dans des débats houleux entre parlementaires pro-renouvelables et pro-nucléaires. A l’occasion de l’examen d’une proposition de loi, un moratoire sur l’installation de nouvelles capacités d’énergies éoliennes et solaires avait même été voté à l’Assemblée nationale, à l’initiative d’un député LR, soutenu par le Rassemblement national, avant d’être écarté. – Prix négatifs -Aujourd’hui, les centrales solaires et éoliennes bénéficient pour la plupart de contrats avec l’Etat, garantissant un prix fixe au producteur, qui ont permis d’accompagner l’essor du secteur. Mais dans l’actuel contexte de demande électrique en berne, ces installations peuvent générer des surplus d’électricité, parfois accompagnés de prix négatifs. Ce phénomène pèse sur les finances publiques car l’Etat doit payer au producteur la différence entre le prix sur le marché et le prix de référence. Ces mécanismes de soutien représentent “aujourd’hui un engagement financier majeur pour la puissance publique”, estimé à 8,2 milliards d’euros dans le projet de budget 2026, souligne Matignon.”Après plusieurs années de montée en charge (…) il y a une volonté de remettre les choses à plat”, indique à l’AFP une source à Matignon.La mission devra notamment proposer des pistes “pour mettre en place davantage de flexibilité et de stockage” par batteries, afin de mieux intégrer les renouvelables intrinsèquement intermittentes dans le réseau électrique. M. Lévy apportera sa compétence d’industriel, en tant qu’ancien patron du géant nucléaire EDF, dont il a aussi piloté la diversification dans les renouvelables, fait valoir Matignon. Thierry Tuot a, lui, été le premier directeur général de la Commission de régulation de l’énergie (CRE).Sur le principe, les syndicats des énergies renouvelables ne sont pas contre cet audit qui doit permettre de corriger des situations de “rentes”. Mais l’absence du nucléaire dans cette étude interroge, alors que son coût “est celui qui par définition est le plus important”, souligne Daniel Bour, chez Enerplan.Le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER) Jules Nyssen a lui évoqué une “provocation”, ironisant sur le fait qu'”en matière de coûts”, le chantier du réacteur EPR de Flamanville, “conduit en grande partie” lors du mandat de M. Lévy à EDF, “est un bon exemple”. “Si le travail mené est complet et sérieux, il confirmera que les retombées” des renouvelables “dépassent largement leurs coûts”, en évitant de coûteuses importations de pétrole et de gaz, a commenté auprès de l’AFP Bastien Cucq, du Réseau action climat.Le gouvernement ne compte en tout cas pas attendre la fin de ces travaux pour mettre en place ses annonces sur l’énergie, notamment des mesures pour baisser les prix de l’électricité et accélérer l’électrification des usages.Marine Le Pen, cheffe de file des députés RN, très critique des renouvelables, a réclamé “une mesure forte” sur les prix, lors d’un entretien mercredi avec Sébastien Lecornu, selon un communiqué du RN. En parallèle, le gouvernement poursuit ses consultations avec les parlementaires pour publier le décret sur la stratégie énergétique française (dite PPE3) qui accuse déjà deux ans de retard. Matignon promet une décision “courant décembre”.
Un an de prison avec sursis pour l’homme qui a profané la tombe de Badinter
L’homme de 23 ans qui a reconnu avoir profané la tombe de Robert Badinter, quelques heures avant l’entrée au Panthéon le 9 octobre de l’ex-garde des Sceaux, a été condamné mercredi soir à Nanterre à un an d’emprisonnement avec sursis.Jugé en comparution immédiate pour profanation de sépulture et dégradation du bien d’autrui, cet étudiant ingénieur d’une école prestigieuse a reconnu les faits, en garde à vue puis à l’audience. La peine, conforme aux réquisitions du procureur de Nanterre Yves Badorc, a été assortie d’un stage de citoyenneté, d’une obligation de soins et de 140 heures de travail d’intérêt général. La profanation de la tombe au cimetière de Bagneux (Hauts-de-Seine) avait été constatée quelques heures avant la panthéonisation de l’ancien avocat et garde des Sceaux, artisan de l’abolition de la peine de mort en France. “Je ne me faisais pas à cette idée que M. Badinter allait au Panthéon (…) Au même moment, je m’intéressais au personnage de Jean-Marie Le Pen, au fait que sa sépulture avait été détruite” (elle a été dégradée en janvier à La Trinité-sur-Mer, NDLR), avait tenté de justifier l’étudiant à l’audience, se présentant comme “royaliste loyaliste”. “Comment les écoles de la République qui sont censées former des élites peuvent attirer dans leurs rangs des gens qui ont un tel projet criminel”, s’est demandé le président du tribunal judiciaire de Nanterre, Benjamin Deparis, qui présidait l’audience.Questionné longuement sur ses idées politiques, le prévenu s’est dit “séduit” par l’idéologie royaliste et a répondu à l’affirmative aux questions du procureur sur une éventuelle “décadence” de la société.Deux croix gammées avaient été retrouvées dans ses cahiers, qu’il avait expliqué en garde à vue comme un “esprit d’école” puis en audience comme de “l’humour noir”.L’air contrit, l’étudiant a cependant reconnu à plusieurs reprises avoir agi “avec froideur”, présenté ses excuses à la famille de M. Badinter et admis: “C’est vrai, ce que j’ai fait, c’était lâche”.Elisabeth Badinter, veuve de M. Badinter, n’était pas présente ou représentée à l’audience.- Carte du cimetière annotée -L’homme a été retrouvé grâce à l’étude d’images de vidéosurveillance, qui le montraient entrant et sortant du cimetière dans la nuit, et au bornage de son téléphone.L’enquête a permis d’établir qu’il s’était rendu quelques jours plus tôt au cimetière et avait chez lui un plan des lieux, où il avait annoté l’emplacement de la tombe de M. Badinter.”On parle de préméditation, pour autant il a hésité jusqu’au bout, la préméditation est là, la détermination n’y est pas”, a argué son avocate Me Fanny Ginsburg.Interpellé mardi matin, le jeune homme était inconnu de la justice. Après la constatation de la profanation de la sépulture de Robert Badinter, le parquet avait immédiatement ouvert une enquête préliminaire, confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine.Les mots “Eternelle est leur reconnaissance, les assassins, les pédos, les violeurs, la REPUBLIQUE le (Robert Badinter, NDLR) sanctifient” avaient été tagués à la peinture bleue sur la pierre tombale de l’ancien ministre, décédé en février 2024 à l’âge de 95 ans.La tombe, qui n’a pas subi de dégât matériel, avait été rapidement nettoyée par les services de la ville de Paris.”Honte à ceux qui ont voulu souiller sa mémoire”, avait réagi Emmanuel Macron. “La République est toujours plus forte que la haine”, avait encore écrit le chef de l’Etat dans un message publié sur le réseau social X.
‘Peter Hujar’s Day’ tops Spirit Award nominations
Biopic “Peter Hujar’s Day” on Wednesday topped the nominations for the Spirit Awards, which also saw singer SZA given a nod for her debut film role.The awards honor lower budget movies and are among the first significant pre-Oscars galas to unveil their shortlists.”Peter Hujar’s Day,” which premiered at Sundance this year, bagged five nods, including best feature, best director and best lead performance.It stars American Ben Whishaw as the titular character, a photographer in 1970s New York, in conversation with his friend, played by Rebecca Hall.There were four nominations each for “Train Dreams,” “Blue Sun Palace,” “Sorry, Baby,” “Lurker” and “One of Them Days.”Netflix’s “Train Dreams” — based on Denis Johnson’s novella — charts the flux of early 20th century America through the life of a logger and railroad worker. It scored nominations for best feature, best director and best lead performer Joel Edgerton.”Blue Sun Palace,” a best first feature and best first screenplay nomination for Constance Tsang, recounts the bond between two Chinese migrants in New York as they grapple with tragedy.”Sorry, Baby” — nominated for best feature, screenplay and best director — is a black comedy drama about the aftermath of an assault at a liberal arts college.”Lurker,” a psychological thriller set around a rising star, will compete for best first feature and for the gender-neutral best lead performance for Theodore Pellerin.Comedy “One of Them Days” scored a best breakthrough performance nod for singer SZA, one of two friends — opposite Keke Palmer — who has to scramble to come up with the rent after an irresponsible boyfriend splurges it.Movies with budgets over $30 million are not considered for the Film Independent Spirit Awards, which aim to celebrate independent movies.The awards will be handed out at a ceremony at the Hollywood Palladium on February 15th.Oscars voting ends on March 5, and the season-capping 98th Academy Awards take place on March 15.
Un an de prison avec sursis requis contre l’homme qui a profané la tombe de Badinter
Une peine d’un an de prison avec sursis a été requise mercredi devant le tribunal correctionnel de Nanterre à l’encontre d’un étudiant de 23 ans, qui a reconnu avoir profané la tombe de Robert Badinter le 9 octobre au cimetière de Bagneux. Jugé en comparution immédiate, cet étudiant ingénieur d’une école prestigieuse a reconnu les faits, commis quelques heures avant l’entrée au Panthéon de l’ancien garde des Sceaux, artisan de l’abolition de la peine de mort en France. Le procureur de Nanterre Yves Badorc a demandé que la peine soit assortie d’un stage de citoyenneté et d’un travail d’intérêt général. “Je ne me faisais pas à cette idée que M. Badinter allait au Panthéon (…) Au même moment, je m’intéressais au personnage de Jean-Marie Le Pen, au fait que sa sépulture avait été détruite” (elle a été dégradée en janvier à La Trinité-sur-Mer, NDLR), a tenté de justifier le prévenu, qui s’est présenté comme “royaliste loyaliste”. “Comment les écoles de la République qui sont censées former des élites peuvent attirer dans leurs rangs des gens qui ont un tel projet criminel”, s’est demandé le président du tribunal judiciaire de Nanterre, Benjamin Deparis, qui présidait l’audience.Questionné longuement sur ses idées politiques, le prévenu s’est dit “séduit” par l’idéologie royaliste et a répondu à l’affirmative aux questions du procureur sur une éventuelle “décadence” de la société.Deux croix gammées avaient été retrouvées dans ses cahiers, qu’il avait expliqué en garde à vue comme un “esprit d’école” puis en audience comme de “l’humour noir”.L’air contrit, l’étudiant a cependant reconnu à plusieurs reprises avoir agi “avec froideur”, présenté ses excuses à la famille de M. Badinter et admis: “C’est vrai, ce que j’ai fait, c’était lâche”.Elisabeth Badinter, veuve de M. Badinter, n’était pas présente ou représentée à l’audience.- Carte du cimetière annotée -L’homme a été retrouvé grâce à l’étude d’images de vidéosurveillance, qui le montraient entrant et sortant du cimetière dans la nuit, et au bornage de son téléphone.L’enquête a permis d’établir qu’il s’était rendu quelques jours plus tôt au cimetière et avait chez lui un plan des lieux, où il avait annoté l’emplacement de la tombe de M. Badinter.”On parle de préméditation, pour autant il a hésité jusqu’au bout, la préméditation est là, la détermination n’y est pas”, a argué son avocate Me Fanny Ginsburg.Interpellé mardi matin, le jeune homme qui comparaît pour profanation de sépulture et dégradation du bien d’autrui est inconnu de la justice. Le jugement doit être rendu dans la soirée. L’ancien ministre de la Justice Robert Badinter était entré au Panthéon le 9 octobre, quelques heures après la profanation de sa sépulture à Bagneux (Hauts-de-Seine).Le parquet avait immédiatement ouvert une enquête préliminaire, confiée à la sûreté territoriale des Hauts-de-Seine.Les mots “Eternelle est leur reconnaissance, les assassins, les pédos, les violeurs, la REPUBLIQUE le (Robert Badinter, NDLR) sanctifient” avaient été tagués à la peinture bleue sur la pierre tombale de l’ancien ministre, décédé en février 2024 à l’âge de 95 ans.La tombe, qui n’a pas subi de dégât matériel, avait été rapidement nettoyée par les services de la ville de Paris.”Honte à ceux qui ont voulu souiller sa mémoire”, avait réagi Emmanuel Macron. “La République est toujours plus forte que la haine”, avait encore écrit le chef de l’Etat dans un message publié sur le réseau social X.
Algérie: le journaliste français Christophe Gleizes condamné en appel à sept ans de prison
La justice algérienne a confirmé mercredi la condamnation à sept ans de prison pour “apologie du terrorisme” du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné depuis juin, un verdict accueilli avec stupeur par ses proches.La Cour d’appel de Tizi Ouzou “confirme la peine de première instance”, a déclaré le président du tribunal, selon un journaliste de l’AFP présent dans la salle.Collaborateur des magazines français So Foot et Society, le journaliste de 36 ans s’était rendu en Algérie en mai 2024 pour un article sur le club de football le plus titré du pays, la Jeunesse Sportive de Kabylie (JSK), basé à Tizi Ouzou, à 100 km à l’est d’Alger.Ses proches, présents à l’audience, ont exprimé leur consternation.”Nous sommes effondrés”, a confié à l’AFP Francis Godard, le beau-père de M. Gleizes. Sylvie Godard, mère du journaliste, s’est dite “sous le choc” alors que “tous les signaux étaient positifs sur un apaisement des relations algéro-françaises”.Seul journaliste français détenu à l’étranger, il avait été arrêté le 28 mai 2024 à Tizi Ouzou et placé sous contrôle judiciaire dans un hôtel jusqu’à son premier procès fin juin.Depuis Paris, le ministère français des Affaires étrangères a “vivement regretté” le verdict et appelé à “sa libération” afin qu'”il puisse rapidement retrouver ses proches”.- “Décision aberrante” -L’organisation Reporters Sans Frontières (RSF), qui soutient M. Gleizes depuis le début, a “condamné avec la plus grande fermeté cette décision aberrante”, à l’encontre d’un “journaliste n’ayant fait que son travail”.Le parquet avait requis une peine de dix ans, estimant qu’il “n’était pas venu pour accomplir un travail journalistique mais (pour commettre) un acte hostile”.Christophe Gleizes a huit jours pour se pourvoir en cassation.Son avocat français Emmanuel Daoud, faisant part de son “immense déception”, a promis de “se battre jusqu’au bout” pour défendre “un innocent”. Très surpris, il a dit à l’AFP “avoir rarement vu un dossier aussi vide qui se termine par une condamnation aussi sévère”.A la barre, le journaliste avait réclamé la “clémence” des juges après avoir reconnu des “erreurs” malgré (ses) bonnes intentions”, notamment qu’il aurait dû demander un visa de journaliste et pas de touriste avant de venir en reportage en Algérie. Il s’est vu reprocher des contacts avec des personnes liées au mouvement séparatiste MAK (Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie), classé terroriste en Algérie. Il a été reconnu coupable de “possession de publications à des fins de propagande de nature à nuire à l’intérêt national”.- “Coupé” de sa famille -Sa première condamnation avait été prononcée au pic d’une grave crise entre la France et l’Algérie, marquée notamment par le retrait des deux ambassadeurs et des expulsions réciproques de diplomates.La brouille bilatérale avait été déclenchée par le soutien total apporté en juillet 2024 par la France au plan d’autonomie marocain pour le territoire disputé du Sahara occidental, puis s’était envenimée après l’arrestation en novembre suivant de M. Sansal, un critique notoire du pouvoir algérien.Tout en jugeant les deux affaires complètement distinctes, Me Daoud avait exprimé avant l’audience son espoir d’une “issue favorable”, à la faveur d’un “apaisement des relations” entre les deux pays depuis la grâce et la libération par Alger le 12 novembre de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal.Au cours de l’audience, la Cour a demandé au journaliste s’il savait que le MAK était considéré comme un mouvement terroriste en Algérie depuis mai 2021 quand il avait rencontré son président, Ferhat Mehenni, à Paris en octobre de la même année. “Je n’étais pas au courant et j’ai honte de le dire. Cela porte atteinte à mes compétences. J’avais complètement raté cette info”, a-t-il répondu. Des sanglots dans la voix, il a ajouté n’avoir “qu’une seule douleur, celle d’être coupé de (sa) famille”, demandant à pouvoir “la retrouver”.Son avocat français a souligné que “l’expertise de son ordinateur n’avait rien donné” et qu’il n’y avait “aucune preuve matérielle” attestant de “l’accusation d’apologie du terrorisme”.
Trump to scrap Biden’s fuel-economy standards, sparking climate outcry
President Donald Trump is poised to roll back his predecessor Joe Biden’s tough fuel-economy standards, arguing the move will lower car prices even as critics warn it will leave drivers paying more at the pump and accelerate climate change.Trump will be joined in the Oval Office on Wednesday by the CEOs of Ford and Stellantis, and a General Motors manager, to announce the rollback — with the presence of the so-called “Big Three” automakers signaling critical industry buy-in.”Joe Biden’s fuel efficiency regulations would have raised the cost of a new vehicle by $1,000,” the White House said on X, adding that Trump’s reset would save Americans $109 billion.”As America’s largest auto producer, we appreciate President Trump’s leadership in aligning fuel economy standards with market realities,” Ford CEO Jim Farley said in a statement.Environmentalists quickly pushed back, saying the move stood out even among Trump’s many anti-green actions because of its outsized impact on car-dependent America.”Trump is taking a wrecking ball to the biggest single step any nation has ever taken to combat oil use, global warming pollution, and helping save consumers money at the gas pump,” Dan Becker, an activist with the Center for Biological Diversity who has campaigned for green car policies since the 1980s, told AFP. “This is the big one.”At stake are the Corporate Average Fuel Economy (CAFE) standards, created in 1975 in response to the Arab oil embargo, which require vehicles to achieve the “maximum feasible” mileage per gallon.The full extent of the rollback was not immediately clear.But the Trump administration has repeatedly signaled its opposition to efficiency increases enacted under Biden’s administration, which it boosted by eight percent for model years 2024–2025 and 10 percent for 2026, targeting more than 50 miles per gallon by 2031.In a proposed rule issued in June, Trump’s Department of Transport argued that Biden officials had improperly factored in electric and hybrid vehicles when devising those targets, saying the standards would be unattainable for gasoline-powered cars and would effectively force a shift in the market.Becker called that argument “ludicrous” because it would force automakers to ignore that advanced technology exists. – Trump EV fight -Trump has railed against what he calls an EV “mandate” — an issue that has put him at odds with his on-again, off-again billionaire ally Elon Musk, the CEO and largest shareholder of Tesla, which still has the highest EV market share in the US even as other brands are gaining.Republicans in Congress have repealed clean-energy tax credits in a major tax and spending bill, and targeted California’s ability to set its own vehicle-emission limits.Throughout 2025, GM and other US automakers have curtailed or pushed back new EV plant capacity.But whether savings from reduced EV investment will filter through to consumers remains unclear.While the shift away from EVs does allow automakers to delay or forgo billions of dollars in new investments, some of those funds are being steered into new initiatives to add US carbuilding capacity in light of Trump’s tariffs.GM, for example, announced in June $4 billion in spending to retool factories in Michigan, Kansas and Tennessee. GM, which has said it expects a $3.5 billion — $4.5 billion tariff hit in 2025, has also placed a heavy priority on returning excess cash to shareholders.Gina McCarthy, a former senior official under Biden and Barack Obama, said the move would ultimately harm the auto industry by slowing its shift to electric vehicles and worsen climate change.”The rest of the world will continue to innovate and create cleaner cars that people want to buy and drive, while we’re forced to sit in our clunkers, paying more for gas, and pumping out more tailpipe emissions.”






