Prolongation pour la COP30, engluée dans la dispute sur la sortie des énergies fossiles

Les négociations climatiques de la COP30 au Brésil entre près de 200 pays sont entrées officiellement en prolongation vendredi après deux semaines de négociations infructueuses, sans compromis en vue sur la question du pétrole, du gaz et du charbon.Au point que l’Union européenne, sommée de donner des gages aux pays en développement, évoque ouvertement la perspective de quitter Belem “sans accord”, ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie.La présidence brésilienne du sommet, débuté le 10 novembre, fait défiler depuis 17H00 (20H00 GMT) petits et grands pays pour tenter de dénouer la situation: Chine, Inde, Arabie saoudite, Européens, groupe africain, Japon, Honduras…Les débats sont focalisés sur le projet d’accord présenté à l’aube, avec une grande omission: il ne contient pas le mot “fossiles”, et encore moins la création de la “feuille de route” réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires.Protestation immédiate de cette coalition informelle, dont la Colombie, qui mène la bataille contre la “prolifération” du pétrole.”Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable”, a déclaré le commissaire européen au climat, Wopke Hoekstra, pour qui “nous sommes vraiment face à un scénario sans accord”.Qui s’oppose? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la Transition écologique.”Je mets en garde les médias contre les narratifs simplistes sur les véritables bloqueurs”, lui a répondu Romain Ioualalen, de l’ONG Oil Change International, car les négociations portent aussi sur les aides financières et techniques aux pays pauvres “qui sont bloquées par les pays développés”.”Ne nous laissons pas distraire par tout ce bruit. Dans toute négociation climatique, il y aura toujours des accusations. Concentrons-nous sur l’essentiel: l’accès à l’énergie pour les plus pauvres, la sécurité énergétique pour tous et la durabilité énergétique pour la planète”, dit à l’AFP l’Indien Arunabha Ghosh, émissaire de la COP30 pour l’Asie du Sud.Le projet d’accord demande des “efforts” pour tripler les financements pour l’adaptation au changement climatique dans les pays pauvres, mais les pays riches sont réticents à remettre la main au portefeuille après une COP29 qui les a engagés sur dix ans.Pour la ministre colombienne de l’Environnement Irene Velez Torres, la COP30 “ne peut se terminer sans feuille de route pour abandonner les combustibles fossiles”.- Pression de Lula -“Ceux qui doutent que la coopération soit la meilleure chose à faire pour le climat seront absolument ravis de voir qu’on n’arrive pas à nous mettre d’accord”, a plaidé le président de la COP30, le diplomate André Correa do Lago.Dans l’après-midi, il a ajourné plus de quatre heures de réunion infructueuse avec tous les pays et envoyé les ministres se restaurer, leur demandant d’utiliser ce temps de repos “pour réfléchir aux solutions à apporter sur la table”, selon des participants dans la salle.Des négociateurs européens et du groupe arabe se sont réunis autour de M. Correa do Lago.Il a la lourde tâche de mettre d’accord 194 pays et l’Union européenne, membres de l’accord de Paris, pour une adoption par consensus, comme c’est la règle aux COP.L’idée d’une “feuille de route” pour accélérer la sortie du pétrole, du charbon et du gaz, largement responsables du réchauffement climatique, est née de la frustration face au manque de concrétisation de l’engagement à leur abandon progressif pris à la COP28 il y a deux ans.Dans une année géopolitique mouvementée, avec de nombreux pays occidentaux se détournant politiquement du climat, peu comptaient sur le retour de cette question à l’ordre du jour.Mais le président brésilien Lula l’a relancée au début du sommet, et encore remise au centre du jeu lors de sa visite mercredi, dopant le camp anti-pétrole.

Zelensky says US plan means Ukraine loses ‘dignity’ – or an ally

President Volodymyr Zelensky on Friday pushed back against a US plan to end the war in Ukraine, while Russian leader Vladimir Putin welcomed the proposal that includes many of his hardline demands.With President Donald Trump giving Ukraine less than a week to sign, Zelensky pledged to work to ensure any deal would not “betray” Ukraine’s interests, while acknowledging he risked losing Washington as an ally.Putin said the blueprint could “lay the foundation” for a final peace settlement, but threatened more land seizures if Ukraine walked away from negotiations.Ukraine faces one of the most challenging moments in its history, Zelensky said in an address to the nation, adding that he would propose alternatives to Trump’s 28-point plan.Kyiv and its European allies were startled by the proposal — which would force Ukraine to give up land, cut its army and pledge never to join NATO. Russia, meanwhile, would gain territory, be reintegrated into the global economy and rejoin the G8, under a draft of the plan, seen by AFP.- ‘He’ll have to like it’ -“Ukraine and its European allies are still living under illusions and dreaming of inflicting a strategic defeat on Russia on the battlefield,” Putin said in a televised meeting with his security council. If Kyiv walks away, Russia’s claimed recent capture of Ukrainian city Kupiansk “will inevitably be repeated in other key areas of the front line,” Putin added.The Ukrainian army says Kupiansk remains under Kyiv’s control. Zelensky on Friday recalled how he marshalled Kyiv’s response to the Russian invasion in February 2022, saying “we did not betray Ukraine then, we will not do so now.” “I will present arguments, I will persuade, I will propose alternatives,” he added.Trump said at the White House that next Thursday was an “appropriate time” to set for Zelensky to agree a deal, but he indicated it could be flexible.”He’ll have to like it, and if he doesn’t like it, then you know, they should just keep fighting,” Trump told reporters at the White House. “At some point he’s going to have to accept something.”Zelensky said after talks with US Vice President JD Vance that Ukraine continues to “respect” Trump’s desire to end the war. He also held an emergency call with the German, French and British leaders as Europe, cut out of the process, scrambled to respond.- Army cuts -The Ukrainian leader plans to speak directly to Trump soon, his office has said.The US plan envisages recognizing territories controlled by Moscow as “de-facto” Russian, with Kyiv pulling troops out of parts of the Donetsk region. Kyiv would also cap its army at 600,000, rule out joining NATO and have no NATO troops deployed to its territory.In return, Ukraine would get unspecified “reliable security guarantees” and a fund for reconstruction using some Russia assets frozen in foreign accounts.”Right now is one of the most difficult moments in our history,” Zelensky said in his address. “The pressure on Ukraine is one of the hardest. Ukraine may face a very difficult choice: either the loss of dignity or the risk of losing a key partner,” he said, warning of a break with Washington.In a call with Zelensky, key allies Britain, France and Germany stressed their “unwavering and full support for Ukraine on the path to a lasting and just peace,” said a joint statement after the talks. The United States bypassed Europe with the plan, and many European governments were unsettled by the prospect of the war ending on Moscow’s terms.- ‘Flexibility’ – Putin, who treated Trump’s proposal more favourably, said an early version of the plan was discussed with the US president even before they met in Alaska on August 15. There, Putin told Trump that Russia was ready “to show flexibility” in resolving the conflict, without elaborating how, according to the Kremlin chief’s televised meeting.Putin added that Russia is ready for detailed discussion of Trump’s plan. Otherwise, it will continue the war.Trump’s administration has previously rejected accusations that it worked on the proposal with Moscow.The White House gave Zelensky until November 27, when the United States celebrates Thanksgiving, to decide on what it called a “good plan” for Russia and Ukraine.In Kyiv, people were divided over whether Ukraine should engage with the proposal and negotiate a better position, or reject it as a capitulation. Yanina, a 41-year-old seamstress, predicted the proposal will lead nowhere and the war will continue. “Neither us nor Russia will make concessions,” she said. bur-ant-jc-asy/tw/bgs

L1: L’OM corrige Nice et repasse en tête

Sérieux, efficace et très supérieur à son adversaire du soir, l’OM a repris provisoirement la tête de la Ligue 1 en s’imposant facilement vendredi à Nice (5-1) pour préparer sereinement la très importante réception de Newcastle mardi en Ligue des champions.Jeudi, Roberto De Zerbi s’était dit heureux d’avoir pu bien travailler pendant la trêve internationale, mais on ne savait pas trop quelles conclusions en tirer, les quelques retours de blessures (Balerdi, Kondogbia, Weah, Nadir) étant compensés par de nouveaux pépins (Aguerd, Murillo).Mais les joueurs du technicien italien ont répondu sur le terrain avec une prestation très consistante, qui doit leur offrir une bonne dose de confiance avant de se frotter à Newcastle mardi, pour ce qui ressemble à une dernière carte à abattre en Ligue des champions. En attendant, les Marseillais repartent de la Côte d’Azur installés sur la première marche du podium, dont seul le Paris SG pourra les déloger, en cas de succès samedi soir face au Havre.Pour Nice en revanche, les affaires ne s’arrangent pas. Neuvièmes avant les autres matchs de cette 13e journée, les Aiglons viennent en effet d’enchaîner trois défaites consécutives en championnat et ont très souvent paru totalement impuissants vendredi.Après un début de match équilibré et bruyamment animé par les ultras niçois, qui fêtaient le 40e anniversaire de leur groupe, l’OM a en effet assez vite pris les devants.Porté notamment par l’envie de Benjamin Pavard, revanchard après une période difficile, ou l’activité de Geoffrey Kondogbia, qui retrouvait le terrain après une longue absence, l’équipe de De Zerbi a su mettre la pression sur la très jeune et parfois fébrile défense centrale niçoise.- Impitoyable Greenwood -L’ouverture du score a été signée Pierre-Emerick Aubameyang, plus vif et plus attentif que Melvin Bard pour reprendre un ballon dévié par Pavard sur un corner frappé par Mason Greenwood (1-0, 11e).L’Anglais a ensuite marqué lui-même le deuxième but marseillais d’une frappe du droit déviée par Bard, qui a vécu 45 premières périodes très pénibles (2-0, 33e).Le début de bagarre générale qui a suivi le but de Greenwood a ensuite brièvement relancé les Aiglons, qui ont eu plusieurs fois l’occasion de marquer (Terem Moffi 42e et 45e+2, Bard 45+3) mais ont finalement surtout montré que Jeffrey De Lange était un gardien remplaçant tout à fait fiable.Juste avant la pause, Igor Paixao, accompagné par Aubameyang, a de son côté saboté un deux-contre-un qui aurait pu permettre à l’OM de boucler définitivement l’affaire, et le match était donc encore ouvert au retour des vestiaires.Il ne l’est resté que quelques minutes, le temps pour De Lange de mettre à nouveau Moffi en échec, puis pour Greenwood d’enfoncer le clou. Contrairement à Moffi, l’Anglais est impitoyable: à la 53e minute, il a laissé Juma Bah sur place d’un crochet et d’une accélération avant de battre Yehvann Diouf d’une impeccable frappe croisée du droit (3-0).Cinq minutes plus tard, Timothy Weah, décidément plus que précieux, alourdissait la marque au bout d’une jolie action animée par Aubameyang et Emerson Palmieri (4-0) et l’affaire était entendue.Mohamed-Ali Cho a bien sauvé l’honneur de la tête, bien servi par Sofiane Diop (4-1, 63e), mais l’OM a encore sévi quand Aubameyang a montré à Paixao comment on gère un deux-contre-un. Pas rancunier, le Gabonais a servi le Brésilien et Marseille s’est imposé 5-1.En fin de match, un feu d’artifice tiré par les ultras niçois a interrompu le match quelques instants, mais tout était réglé. On sait que la Coupe d’Europe ne réussit pas aux Aiglons et vendredi, l’adversaire était clairement de calibre européen.

L1: L’OM corrige Nice et repasse en tête

Sérieux, efficace et très supérieur à son adversaire du soir, l’OM a repris provisoirement la tête de la Ligue 1 en s’imposant facilement vendredi à Nice (5-1) pour préparer sereinement la très importante réception de Newcastle mardi en Ligue des champions.Jeudi, Roberto De Zerbi s’était dit heureux d’avoir pu bien travailler pendant la trêve internationale, mais on ne savait pas trop quelles conclusions en tirer, les quelques retours de blessures (Balerdi, Kondogbia, Weah, Nadir) étant compensés par de nouveaux pépins (Aguerd, Murillo).Mais les joueurs du technicien italien ont répondu sur le terrain avec une prestation très consistante, qui doit leur offrir une bonne dose de confiance avant de se frotter à Newcastle mardi, pour ce qui ressemble à une dernière carte à abattre en Ligue des champions. En attendant, les Marseillais repartent de la Côte d’Azur installés sur la première marche du podium, dont seul le Paris SG pourra les déloger, en cas de succès samedi soir face au Havre.Pour Nice en revanche, les affaires ne s’arrangent pas. Neuvièmes avant les autres matchs de cette 13e journée, les Aiglons viennent en effet d’enchaîner trois défaites consécutives en championnat et ont très souvent paru totalement impuissants vendredi.Après un début de match équilibré et bruyamment animé par les ultras niçois, qui fêtaient le 40e anniversaire de leur groupe, l’OM a en effet assez vite pris les devants.Porté notamment par l’envie de Benjamin Pavard, revanchard après une période difficile, ou l’activité de Geoffrey Kondogbia, qui retrouvait le terrain après une longue absence, l’équipe de De Zerbi a su mettre la pression sur la très jeune et parfois fébrile défense centrale niçoise.- Impitoyable Greenwood -L’ouverture du score a été signée Pierre-Emerick Aubameyang, plus vif et plus attentif que Melvin Bard pour reprendre un ballon dévié par Pavard sur un corner frappé par Mason Greenwood (1-0, 11e).L’Anglais a ensuite marqué lui-même le deuxième but marseillais d’une frappe du droit déviée par Bard, qui a vécu 45 premières périodes très pénibles (2-0, 33e).Le début de bagarre générale qui a suivi le but de Greenwood a ensuite brièvement relancé les Aiglons, qui ont eu plusieurs fois l’occasion de marquer (Terem Moffi 42e et 45e+2, Bard 45+3) mais ont finalement surtout montré que Jeffrey De Lange était un gardien remplaçant tout à fait fiable.Juste avant la pause, Igor Paixao, accompagné par Aubameyang, a de son côté saboté un deux-contre-un qui aurait pu permettre à l’OM de boucler définitivement l’affaire, et le match était donc encore ouvert au retour des vestiaires.Il ne l’est resté que quelques minutes, le temps pour De Lange de mettre à nouveau Moffi en échec, puis pour Greenwood d’enfoncer le clou. Contrairement à Moffi, l’Anglais est impitoyable: à la 53e minute, il a laissé Juma Bah sur place d’un crochet et d’une accélération avant de battre Yehvann Diouf d’une impeccable frappe croisée du droit (3-0).Cinq minutes plus tard, Timothy Weah, décidément plus que précieux, alourdissait la marque au bout d’une jolie action animée par Aubameyang et Emerson Palmieri (4-0) et l’affaire était entendue.Mohamed-Ali Cho a bien sauvé l’honneur de la tête, bien servi par Sofiane Diop (4-1, 63e), mais l’OM a encore sévi quand Aubameyang a montré à Paixao comment on gère un deux-contre-un. Pas rancunier, le Gabonais a servi le Brésilien et Marseille s’est imposé 5-1.En fin de match, un feu d’artifice tiré par les ultras niçois a interrompu le match quelques instants, mais tout était réglé. On sait que la Coupe d’Europe ne réussit pas aux Aiglons et vendredi, l’adversaire était clairement de calibre européen.

Ukraine: Zelensky repousse le plan américain, Poutine menace de poursuivre les conquêtes

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a repoussé vendredi le plan américain visant à mettre fin à près de quatre ans d’invasion russe, salué au contraire par son homologue russe Vladimir Poutine qui a menacé de poursuivre les conquêtes en cas de refus.Donald Trump a estimé que le 27 novembre, jour de la fête de Thanksgiving, était une date butoir “adéquate” pour recevoir une réponse sur ce texte de 28 points, qui reprend plusieurs exigences russes et qui est donc perçu par beaucoup à Kiev comme une forme de capitulation.”Il faudra bien que cela lui plaise, et si cela ne lui plaît pas, alors, vous savez, ils n’auront qu’à continuer à se battre”, a dit le président américain, interrogé sur le rejet de son projet par le président ukrainien Volodymyr Zelensky.Pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale, alors qu’il recevait le futur maire de New York Zohran Mamdani, Donald Trump a aussi rappelé comment il avait très sèchement lancé à son homologue ukrainien qu’il n’avait “pas les cartes en main”, pendant une rencontre en février.”L’Ukraine pourrait être confrontée à un choix très difficile: la perte de dignité ou le risque de perdre un partenaire clé”, les Etats-Unis, a déclaré de son côté M. Zelensky dans une adresse vidéo à la nation, estimant que le pays traverse “l’un des moments les plus difficiles de (son) histoire”.A Moscou, Vladimir Poutine a lui jugé que le plan américain pouvait “servir de base à un règlement pacifique définitif” du conflit lancé en 2022. Il s’est dit prêt à une “discussion approfondie de tous les détails” du texte élaboré par Washington.En cas de refus ukrainien, “les événements qui se sont produits à Koupiansk se reproduiront inévitablement sur d’autres secteurs clés du front”, a-t-il menacé, en référence à une ville de l’est de l’Ukraine dont la capture a été revendiqué par son armée jeudi.- “Paix digne” -Des médias dont l’AFP ont publié ces propositions de 28 points soutenues par le président américain Donald Trump et qui demandent que Kiev cède des territoires à la Russie, renonce à intégrer l’Otan, réduise ses forces armées et organise des élections dans la foulée.Les propositions américaines augurent “une vie sans liberté, sans dignité, sans justice”, a renchéri M. Zelensky. “Je présenterai des arguments, je persuaderai, je proposerai des alternatives”, a-t-il encore dit, ajoutant: “Je ne trahirai jamais (…) mon serment de fidélité à l’Ukraine”.Dans la foulée, M. Zelensky s’est entretenu avec le vice-président américain JD Vance sur ce plan, assurant qu’il “continue de respecter” la volonté de Donald Trump de mettre fin à la guerre.Le président ukrainien s’est également concerté d’urgence avec les dirigeants français, allemand et britannique, ses alliés en Europe.”Nous travaillons sur le document préparé par la partie américaine” pour “assurer une paix réelle et digne” pour l’Ukraine”, a-t-il déclaré sur X à l’issue de l’entretien téléphonique avec Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz. Ces derniers ont appelé à trouver une solution au conflit en Ukraine impliquant “pleinement” Kiev, et assuré que toute décision nécessitait le “soutien conjoint et le consensus” des Européens et de l’Otan, a indiqué l’Elysée dans un communiqué.”Rien ne doit être décidé sur l’Ukraine sans l’Ukraine”, a martelé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, après un appel avec M. Zelensky.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lui estimé que toute “solution de paix” pour l’Ukraine devrait respecter son “intégrité territoriale”, à la veille d’une réunion du G20 à Johannesburg.- Territoires perdus et armée réduite -Un responsable américain a déclaré jeudi que le plan proposé pour l’Ukraine comprenait des garanties de sécurité de la part de Washington et de ses alliés européens équivalentes à celles de l’Otan en cas de future attaque, confirmant des informations de presse.Selon ce texte, vu par l’AFP, Kiev devrait s’engager à ne jamais rejoindre l’Otan et n’obtiendrait pas de déploiement de forces occidentales sur son sol, même si le plan prévoit des avions de combat européens en Pologne pour protéger le pays.Il reprend plusieurs demandes formulées par le Kremlin de longue date et rejetées par Kiev auparavant, prévoyant notamment que l’Ukraine cède l’est du pays à Moscou et accepte l’occupation d’une partie du sud de son territoire.Les deux régions du bassin minier et industriel du Donbass, Donetsk et Lougansk (est), ainsi que la Crimée annexée en 2014, seraient “reconnues de facto comme russes, y compris par les Etats-Unis”, et Moscou recevrait d’autres territoires ukrainiens qui sont encore aujourd’hui sous le contrôle de Kiev.La Russie verrait également son isolement à l’égard du monde occidental prendre fin avec sa réintégration au G8 et la levée progressive des sanctions, ainsi que son souhait d’éloigner à jamais Kiev de l’Alliance atlantique entériné dans la Constitution ukrainienne.Kiev devrait limiter son armée à 600.000 militaires et se contenter d’une protection par des avions de combats européens basés en Pologne, tandis que l’Otan s’engagerait à ne pas stationner de troupes en Ukraine.A Kiev, le mot “capitulation” était vendredi dans toutes les bouches.”J’espère vraiment que la partie ukrainienne refusera de mettre en oeuvre un tel accord”, a déclaré à l’AFP Danylo Domsky, un étudiant de 18 ans.

Glucksmann en déplacement à Grenoble après avoir provoqué le doute dans son camp

Peu présent dans le débat national ces dernières semaines, le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, considéré comme un potentiel candidat à la présidentielle, s’est efforcé de dissiper le doute vendredi après une intervention sur LCI jugée peu convaincante dans son camp.En déplacement à Grenoble notamment sur le site du groupe chimique en difficulté Vencorex et pour soutenir le candidat de Place publique aux municipales, l’eurodéputé qui continue d’entretenir le suspense sur une candidature pour 2027, a parlé innovation, industrie, démocratie, sécurité, lors d’une réunion publique devant quelques centaines de personnes.Alors que le débat politique actuel est tourné sur les questions budgétaires, “ce que l’on doit rappeler c’est que l’économie, c’est pas juste des taxes. L’économie, c’est une politique industrielle, une politique commerciale, une politique de formation, et une politique qui doit montrer que la transition écologique qu’on propose est un projet industriel”, a-t-il affirmé. Il a aussi défendu la nécessité de présenter la transition énergétique “comme un gain de puissance, d’autonomie, de liberté, de souveraineté, mais aussi un gain économique”.Raphaël Glucksmann, qui se rendra dimanche à Marseille, pour participer au rassemblement contre le narcotrafic, a également souhaité que la gauche s’empare du sujet de la sécurité: “le défi c’est de montrer que nous sommes les plus crédibles” sur le sujet, avec une “approche globale”, portant à la fois sur “la répression” mais aussi “la lutte contre le terreau sur lequel grandit la délinquance, c’est-à-dire l’abandon, la ghettoïsation, la disparition des services publics”.L’eurodéputé, que certains sondages placent aux portes du second tour de la présidentielle, s’est montré plus à l’aise que mercredi soir lorsqu’il a répondu à un panel de Français sur LCI, avant un débat avec le président du parti Reconquête, Eric Zemmour.Il avait alors eu du mal à répondre à ses interlocuteurs, qui l’ont notamment interrogé sur le voile dans l’espace public, les retraites, la délinquance des mineurs ou l’usage des néonicotinoïdes dans la culture des noisettes.”Il s’est montré à l’écoute et au combat face aux idéologues d’extrême droite”, a défendu son entourage. “Peu à gauche auraient fait un meilleur débat”.L’eurodéputé a confirmé auprès de l’AFP qu’il entendait “reprendre le drapeau tricolore” à l’extrême droite, et ne “pas leur laisser le monopole de la définition de l’identité française”.- “Hésitations” -Au Parti socialiste, des élus ont déploré une prestation télévisée “pas du tout au niveau”, certains la comparant à “un naufrage”. “C’est la difficulté à laquelle il va être confronté. A un moment, il faut se confronter au réel”, abonde un responsable socialiste, alors que l’eurodéputé est souvent accusé par ses détracteurs d’être déconnecté de la société et peu présent sur les sujets nationaux.Aucune mansuétude du côté des Insoumis, qui ont fait de Raphaël Glucksmann leur principal opposant à gauche, dans le cadre d’un duel qu’ils anticipent avec leur leader Jean-Luc Mélenchon. “Vide, consternant et finalement insignifiant”, a jugé le député Paul Vannier.”Moi, les hésitations, je les aime”, a répondu l’eurodéputé à Grenoble, défendant “la spontanéité” et “l’irruption de la sincérité en politique”. Celui qui se positionne sur le créneau de la social-démocratie pro-européenne est plus à l’aise sur l’international, et notamment sur l’Ukraine. Vendredi matin, il a défendu le chef d’état-major des armées, jugeant qu’il avait eu raison d’alerter la Nation “sur la nécessité de changer d’état d’esprit” face au risque de guerre, après que ce dernier a déclaré que la France devrait “accepter de perdre ses enfants”.Raphaël Glucksmann a présenté en juin une ébauche de projet “pour la France”, avant une version définitive promise pour juin 2026. Il continue en attendant de se déplacer sur le terrain à bas bruit.Il n’a, à ce stade, jamais affirmé qu’il serait candidat. Mercredi, il a encore botté en touche, en expliquant que la gauche avait “souffert de ne pas avoir produit une vision” et que son projet n’était “pas encore abouti”.Certains s’interrogent sur son envie de se lancer dans la course à l’Elysée. “Je ne pense pas qu’il ait le feu sacré”, dit un responsable de gauche.De son côté, une macroniste rappelle qu’il n’a “pas pris le leadership” à gauche au soir de la dissolution, alors qu’il était arrivé en tête des européennes. Elle salue “un type sympa, brillant, mais profondément pas un homme politique”.

Over 220 pupils and teachers kidnapped from Nigerian schoolFri, 21 Nov 2025 21:51:29 GMT

Gunmen kidnapped 227 pupils and teachers from a Catholic school in central Nigeria, officials said Friday, in the second brazen school abduction in a week.All of the 215 students taken from St Mary’s school in Niger state were girls, according to a spokesman for the Christian Association of Nigeria which added that 12 teachers were …

Over 220 pupils and teachers kidnapped from Nigerian schoolFri, 21 Nov 2025 21:51:29 GMT Read More »