Affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande: 26 morts en une semaine

La Thaïlande et le Cambodge continuent à se battre dimanche à leur frontière, le conflit qui a fait au moins 26 morts depuis le 7 décembre entrant dans sa deuxième semaine après le démenti par Bangkok qu’un cessez-le-feu a été conclu comme l’affirmait Donald Trump.Un premier civil thaïlandais a été tué dimanche par des éclats …

Affrontements entre le Cambodge et la Thaïlande: 26 morts en une semaine Read More »

Sur TikTok, le business lucratif des faux comptes d’actualités

Augmentation générale “de 220 euros”, “taxe sur les retraits d’espèces” : les fausses infos pullulent sur TikTok, relayées par une myriade de faux comptes d’actualités. A la clé : des millions de vues et des revenus parfois conséquents pour leurs créateurs, souvent sans états d’âme.Entre faits divers inventés et annonces “choc” sur le porte-monnaie, ces …

Sur TikTok, le business lucratif des faux comptes d’actualités Read More »

En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l’automatisation

Dans une usine chinoise, un bras robotisé manoeuvre un véhicule autonome partiellement assemblé, tandis que des ouvriers règlent ses caméras. Un symbole de la révolution qui automatise pas à pas jusqu’aux PME du géant manufacturier.La Chine est le premier marché planétaire pour les robots industriels et les autorités injectent des milliards d’euros dans la robotique …

En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l’automatisation Read More »

Foot: La Beaujoire, Groupama Stadium, cap sur les grands stades pour les équipes féminines

Jean-Bouin pour le Paris FC, le Groupama Stadium pour l’OL Lyonnes: les sections féminines des clubs français investissent de plus en plus des stades de grande capacité en Ligue des champions mais aussi en Première Ligue.Un pari ambitieux alors que la première division féminine rassemble en moyenne 2.200 personnes cette saison, loin des 28.000 de la Ligue 1. “C’est important de jouer dans un grand stade. Parfois c’est vrai, cela peut paraître vide mais en tant que joueuses, nous sommes dans de bonnes conditions”, souligne Ada Hegerberg, l’attaquante norvégienne de l’OL Lyonnes qui affronte mercredi l’Atlético de Madrid (21h00) sur la pelouse du Groupama Stadium.Au même moment, les joueuses du Paris FC délaisseront elles aussi leur stade de Charléty pour les 20.000 places de Jean-Bouin, où jouent leurs homologues masculins depuis leur montée en Ligue 1 cette saison. Objectifs: rapprocher les supporters du terrain pour la réception des favorites du FC Barcelone (21h00), mais surtout offrir de meilleures conditions de jeu et de retransmission (10.000 billets vendus).Que ce soit les matches européens ou de championnat, les Lyonnaises disputent depuis le début de la saison tous leurs matches à domicile dans l’écrin de 59.000 places situé à Décines-Charpieux.La décision a été prise par la propriétaire américaine du club, Michele Kang, pour séduire un plus large public, jusqu’alors limité aux 1.500 places du centre d’entraînement. A terme, son équipe disposera de sa propre enceinte, dont la capacité sera mieux dimensionnée et adaptée à l’attraction actuelle des compétitions féminines. “Les stades proposés en Première ligue ou en Ligue des Champions ne suffisent pas. Il y a un gros travail à faire sur ce plan-là de la part des clubs”, insiste la Ballon d’or 2018 Ada Hegerberg- Meilleures conditions -Cette saison, plusieurs clubs ont opté pour des grandes enceintes. Ce sera le cas ce week-end encore: samedi, les Havraises ont accueilli les Lyonnaises au stade Océane et Nantes attend plus de 15.00O spectateurs pour la réception des Marseillaises dimanche à la Beaujoire: le nouveau record de la saison. Le directeur général de la Ligue féminine du football professionnelle (LFFP), Paul-Hervé Douillard, met en avant “la volonté d’accélérer cette ouverture”. “On va passer d’un tiers des matches joués dans des grands stades à près de deux tiers”, dit-il.”Les clubs identifient les rencontres qu’ils souhaitent jouer dans ces grandes enceintes, puis vient la dimension événementielle car ouvrir un stade ne suffit pas”, poursuit-il.Cette saison, le PSG organise la quasi-totalité des matches de championnat (sauf les chocs face à l’OL) au Campus à Poissy (1.200 places) et seulement une partie de ses rencontres de Ligue des champions au Parc des princes, comme celles face au Bayern (défaite 3-1) avec 14.000 personnes ou contre Louvain (0-0), très loin de remplir le stade. Pour celles-ci, le club parisien a toujours les mêmes difficultés pour attirer du public, essentiellement familial, en semaine et en plein hiver, malgré la mise en place d’animations.”Le Parc des Princes, c’est un stade mythique dans lequel on est porté par nos supporters. Il y a forcément de l’excitation quand on peut y jouer”, souligne Elisa De Almeida qui retrouvera l’écrin parisien le 31 janvier pour affronter l’OL en Première Ligue.- En retard -Avec l’arrivée de Lens et de l’OM cette saison en Première Ligue, davantage de matches se déroulent dans de grandes enceintes, à Bollaert ou au Vélodrome.Si la locomotive lyonnaise détient le record d’affluence en championnat (qui commence à dater, 30.661 spectateurs pour le match OL-PSG en 2019), c’est Nantes cette saison qui avait déjà attiré le plus grand nombre avec près de 13.454 contre le Paris FC et Lens avec 10.700 personnes face au PSG. L’affluence du championnat progresse (+100% depuis 2023) mais reste éloignée de celle des voisins européens. Le match d’ouverture de la Bundesliga féminine, remporté par le Bayern Munich contre le Bayer Leverkusen (2-0), a réuni 57.762 spectateurs début septembre à l’Allianz Arena.En Angleterre, 60.160 spectateurs ont assisté en février 2024 à la rencontre entre Arsenal et Manchester United à l’Emirates.L’Espagne détient la meilleure affluence pour un championnat féminin en Europe avec 60.739 spectateurs au Métropolitano de Madrid lors du choc Atlético-FC Barcelone en mars 2019. Mais le championnat rassemblent en moyenne 1.650 personnes, moins qu’en France.En France, le frein principal reste structurel, avec des stades trop petits ou trop grands. Faute d’enceintes intermédiaires, le PSG a évoqué un temps le projet de construction d’un stade de 3.000 à 5.000 places à Poissy, mais cette idée n’a pas avancé, selon une source proche du dossier. 

Dermatose: Genevard lundi dans le Sud-Ouest, où des blocages routiers persistent

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard va assister lundi “au début de la vaccination” de troupeaux bovins dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent vigoureusement sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en bloquant toujours plusieurs routes dimanche matin.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. “On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça.”Depuis l’apparition d’un premier foyer en France de cette maladie non transmissible à l’homme, en juin en Savoie, la stratégie de l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel de 16 millions de bovins.Depuis vendredi soir, leurs militants ont installé des blocages routiers, notamment dans le Sud-Ouest, “choqués” pour beaucoup par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine dans une opération en Ariège pour disperser les éleveurs bloquant aux vétérinaires l’accès de la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.- Autres motifs de colère -Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP.Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.”On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). “On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques “D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la “vaccination de toute la France” et à “épargner les animaux sains des abattages”. “C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée”, a-t-il ajouté.- Genevard défend le protocole – “Il faut envisager toutes les conséquences” d’une généralisation de la vaccination, “les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques,” avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture. “On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche”, a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère, qui a annoncé samedi la vaccination d’un million de bovins supplémentaires dans le Sud-Ouest, après l’apparition de nouveaux cas cette semaine dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, en Ariège et Haute-Garonne”C’est un défi que nous allons relever avec les éleveurs : vacciner dans les temps les plus rapides possible 1 million de bêtes parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie (…) Je vais demain (lundi) assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire, comme je l’ai fait d’ailleurs en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura”, a ajouté Mme Genevard.kal-mla-gm-chv-vgr/gf/asm

Dermatose: Genevard lundi dans le Sud-Ouest, où des blocages routiers persistent

La ministre de l’Agriculture Annie Genevard va assister lundi “au début de la vaccination” de troupeaux bovins dans le Sud-Ouest, où des éleveurs contestent vigoureusement sa gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) en bloquant toujours plusieurs routes dimanche matin.”Quand il y a une bête malade, tout le monde est d’accord pour l’abattre, mais tuer des troupeaux entiers, alors qu’il faut des années pour monter une génétique et monter un troupeau, on est totalement contre”, a déclaré à l’AFP Christophe Guénon, éleveur de vaches et maraîcher en bio, à côté de Bordeaux, où se dirige un convoi venu du sud de la métropole. “On ne peut pas tuer, gaspiller de la viande comme ça.”Depuis l’apparition d’un premier foyer en France de cette maladie non transmissible à l’homme, en juin en Savoie, la stratégie de l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel de 16 millions de bovins.Depuis vendredi soir, leurs militants ont installé des blocages routiers, notamment dans le Sud-Ouest, “choqués” pour beaucoup par les images des gaz lacrymogènes utilisés par les gendarmes en milieu de semaine dans une opération en Ariège pour disperser les éleveurs bloquant aux vétérinaires l’accès de la ferme touchée par le premier cas de DNC dans cette partie du pays.- Autres motifs de colère -Non loin de l’Espagne, l’A64 est toujours fermée sur plus d’une centaine de kilomètres. Entre Briscous et Urt, à l’est de Bayonne, des agriculteurs ont installé deux barnums, une plancha et un sapin de Noël au milieu d’une cinquantaine de tracteurs et de grandes remorques, a constaté l’AFP.Environ 80 tracteurs et 29 bennes, selon la préfecture de Haute-Garonne, sont aussi installés sur les voies au milieu de bottes de foin à Carbonne, point de départ de la grogne agricole de janvier 2024, au sud-ouest de Toulouse.”On est partis pour passer les fêtes ici”, “on ne lèvera pas le camp comme ça,” a déclaré à l’AFP Cédric Baron, agriculteur-éleveur de bovins à Montoussin (Haute-Garonne). “On a sept revendications, la dermatose c’est ce qui nous a tous fait bondir, mais ici à Carbonne il n’y a pas que des éleveurs, il y a aussi des céréaliers avec d’autres problématiques “D’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne alimentent la colère des agriculteurs.Dimanche matin, Bertrand Venteau, nouveau président de la CR, a une nouvelle fois réclamé la “vaccination de toute la France” et à “épargner les animaux sains des abattages”. “C’est maintenant que la vaccination doit se décréter sinon on va avoir un drame dans moins d’un mois parce que je pense que tout le sud de la Loire sera contaminée”, a-t-il ajouté.- Genevard défend le protocole – “Il faut envisager toutes les conséquences” d’une généralisation de la vaccination, “les conséquences sanitaires, les conséquences de faisabilité, les conséquences économiques,” avec le risque d’une fermeture de marchés à l’export, répond la ministre de l’Agriculture. “On a un protocole qui a très bien fonctionné. Ça marche”, a ajouté sur Europe 1 Mme Genevard, assurant que “le virus n’est pas aux portes de chaque élevage”.Un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros, selon le ministère, qui a annoncé samedi la vaccination d’un million de bovins supplémentaires dans le Sud-Ouest, après l’apparition de nouveaux cas cette semaine dans les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, en Ariège et Haute-Garonne”C’est un défi que nous allons relever avec les éleveurs : vacciner dans les temps les plus rapides possible 1 million de bêtes parce que c’est le chemin pour lutter contre la maladie (…) Je vais demain (lundi) assister aux débuts de la vaccination sur ce territoire, comme je l’ai fait d’ailleurs en Savoie, en Haute-Savoie, dans le Jura”, a ajouté Mme Genevard.kal-mla-gm-chv-vgr/gf/asm

Guedj (PS) souhaite un budget avant le 31 décembre

Le député PS Jérôme Guedj a estimé possible sur radio J dimanche l’adoption du budget de l’Etat avant le 31 décembre, jugeant qu’une loi spéciale et une reprise des discussions début 2026 seraient une “perte de temps”.”Je pense que c’est encore possible de pratiquer cette recherche de compromis. A la fin, si ce n’est pas possible, on en tirera les conséquences. Mais moi, je me refuse à dire que dès à présent, on est certain qu’on aura une loi spéciale”, a déclaré le député.”C’est de la perte de temps (…) Et puis surtout en janvier, il faut à nouveau se mettre autour de la table pour examiner un budget. Qu’est-ce qui aura changé entre janvier et décembre ?”, a poursuivi M. Guedj, chef de file de son groupe sur le budget de la Sécurité sociale, adopté en nouvelle lecture à l’Assemblée mardi.Le député assume sur ce point un “désaccord” avec le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, qui a affirmé vendredi dans Libération craindre qu’il ne soit pas possible “d’éviter une loi spéciale en fin d’année” avant de “reprendre le débat début 2026″.Le Sénat doit adopter lundi une version profondément remaniée du budget de l’Etat, que l’Assemblée avait rejeté à la quasi unanimité en novembre. Une commission mixte paritaire réunissant sept députés et sept sénateurs doit ensuite se tenir vendredi, dans l’espoir de parvenir à une version de compromis qui pourrait être soumise à chacune des deux chambres le 23 décembre.”Regardons si pendant ces deux ou trois jours de discussion (…) il y a moyen de se mettre d’accord”, dit M. Guedj, qui souhaite une augmentation des recettes fiscales, par exemple en regardant comment “on peut augmenter la taxe sur les holdings”, ou en prolongeant la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises à hauteur de “huit milliards d’euros”, son niveau de 2025.Le gouvernement a proposé de diviser par deux le rendement de cette surtaxe sur l’impôt sur les sociétés (IS) pour 2026, mais le Sénat l’a purement et simplement supprimée.Côté dépenses, M. Guedj s’oppose à la suppression de 4.000 postes dans l’Education nationale ou aux économies sur le “fonds vert” pour la transition énergétique.A l’inverse de M. Faure, qui exclut un vote “pour” des socialistes sur le budget, M. Guedj s’y est dit ouvert “à titre personnel”, en fonction de ce qui sera “sur la table”, même si “le plus probable en effet, c’est qu’on aille vers l’abstention”.Invité de franceinfo TV, le président de l’UDI Hervé Marseille a lui aussi espéré l’adoption d’un budget “le plus rapidement possible”, souhaitant que le gouvernement fasse usage de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour y parvenir.”Le 49.3, c’est la façon la plus simple pour tout le monde d’avoir un budget avant la fin de l’année”, a-t-il dit. Le 49.3 permettrait l’adoption du budget à la condition que le PS s’engage à ne pas censurer le gouvernement, lui évitant d’avoir à se prononcer en faveur du texte.

En Chine, les petites usines aussi veulent monter dans le train de l’automatisation

Dans une usine chinoise, un bras robotisé manoeuvre un véhicule autonome partiellement assemblé, tandis que des ouvriers règlent ses caméras. Un symbole de la révolution qui automatise pas à pas jusqu’aux PME du géant manufacturier.La Chine est le premier marché planétaire pour les robots industriels et les autorités injectent des milliards d’euros dans la robotique et l’intelligence artificielle (IA) afin de renforcer cette tendance.De premières usines quasiment sans présence humaine sont déjà en fonctionnement.Cette automatisation soulève des défis en termes de pertes d’emplois potentielles. Mais aussi de coût de la transition pour les entreprises de taille modeste.Pour beaucoup, la solution réside dans un modèle hybride, une automatisation partielle, expliquent à l’AFP experts et responsables d’usines.Dans l’usine de voitures de Yancheng, à 300 kilomètres au nord de Shanghai, le directeur Liu Jingyao souligne que la présence humaine reste indispensable, y compris dans les chaînes de production les plus avancées.”Pour beaucoup de décisions” et pour “certains gestes techniques”, il “faut encore des humains”, affirme M. Liu, dont l’entreprise, Neolix, fabrique de petits véhicules utilitaires autonomes pour le transport de colis en ville.Juste à côté, des véhicules sans conducteur filent sur une piste d’essai truffée d’obstacles, comme des flaques d’eau ou de petits ponts.Dans une salle adjacente, des ouvriers assemblent les caméras et puces électroniques, véritables cerveaux des voitures.L’automatisation vise “surtout à assister l’humain, à alléger sa charge de travail, pas à le remplacer”, souligne Liu Jingyao.- “Fossé numérique” -Mais l’utilisation croissante de l’IA en Chine dans l’industrie, encouragée par les autorités, rend l’automatisation totale déjà possible dans de nombreux secteurs, affirme Ni Jun, expert en ingénierie mécanique à l’université Jiaotong de Shanghai.Le géant technologique Xiaomi, qui fabrique des produits électroniques, exploite ainsi une usine où bras robotisés et capteurs peuvent fabriquer des smartphones sans intervention humaine.Un “fossé numérique” se creuse naturellement entre les grands groupes, capables d’investir massivement dans la modernisation, et des PME qui peinent à suivre, note Ni Jun.Les petites usines, comme celle de Zhu Yefeng, Far East Precision Printing, ne peuvent s’offrir une automatisation complète.Située près de Shanghai, cette imprimerie emploie quelques dizaines de personnes. Les ouvriers y introduisent manuellement des modes d’emploi dans des plieuses et manipulent des machines qui impriment des étiquettes.Il y a deux ans encore, l’entreprise effectuait le suivi des tâches à accomplir au stylo et sur papier. Cela obligeait les responsables à traverser l’usine pour transmettre les informations relatives aux commandes.”C’était le chaos complet”, résume Zhu Yefeng.Depuis, la société utilise un logiciel permettant aux employés de scanner des codes QR pour alimenter un système de suivi interne.Sur un écran, Zhu Yefeng peut consulter des tableaux détaillant l’avancement de chaque commande et la productivité de chaque salarié.- Et l’emploi? -“C’est déjà une première étape”, explique-t-il. “On va avancer vers des technologies d’automatisation encore plus avancées. Ce n’est que comme ça qu’on pourra attirer des commandes plus importantes de gros clients”.Mais l’argent manque.”On est une petite entreprise. Certaines dépenses, on ne peut pas se les permettre”, note M. Zhu.Selon Jacob Gunter, analyste à l’institut Mercator d’études sur la Chine, basé à Berlin, l’automatisation à grande échelle risque d’entraîner des pertes d’emploi.”Les entreprises seront ravies de réduire leurs effectifs (…) Mais le gouvernement n’appréciera pas. Il sera sous forte pression pour résoudre cette situation”, affirme-t-il.La volonté de Pékin de développer massivement la robotique industrielle “va se heurter à l’impératif de maintenir un haut niveau d’emploi, sur un marché déjà très tendu”, note-t-il.Les industriels devront trouver un équilibre “entre faisabilité technique, responsabilité sociale et nécessité économique”, résume Ni Jun, de l’université Jiaotong.Pour Zhou Yuxiang, patron de Black Lake Technologies, la start-up qui produit le logiciel utilisé dans l’usine de M. Zhu, les sites de production resteront probablement “hybrides”.”Demandez à n’importe quel patron” si une usine sans êtres humains “est un objectif en soi, la réponse sera non”, souligne-t-il.”Le vrai objectif, ça reste d’optimiser la production, de livrer ce que veulent les clients, et de gagner de l’argent”.