Attention aux canaux ou rivières gelés: ça craque

Les canaux et lacs gelés sont dangereux: Alors que fleurissent des images d’animaux bloqués dans la glace, dans la presse ou sur les réseaux sociaux, Voies Navigables de France (VNF) qui gère 6.700 kilomètres de fleuves et canaux, a lancé jeudi un appel à la prudence.”Marcher sur les canaux gelés ou s’y aventurer en dehors des espaces aménagés expose à des risques graves, parfois mortels”, indique VNF dans un “appel à la vigilance hivernale”, invitant chacun à “adopter une comportement responsable”.Dans l’est, “le gel est resté depuis quelques jours et on a constaté sur différents canaux ou plans d’eau que des gens s’aventurent sur la glace”, ce qui est “dangereux”, car “les épaisseurs sont très différentes selon les endroits”, a indiqué une porte-parole de VNF Nord-Est à l’AFP.Les pompiers des Ardennes (SDIS 08) viennent de mettre en ligne sur les réseaux sociaux un petit film accompagné de bruits de craquements sinistres, pour montrer le danger d’une glace trop fine. Lundi à Toul, en Meurthe-et-Moselle, la glace du canal de la Marne au Rhin s’est brisée sous le poids d’un chien qui est tombé à l’eau, selon l’Est Républicain et le Parisien: sa maîtresse et son fils de deux ans ont été secourus in extremis alors qu’ils tentaient de sauver l’animal.”Cet événement tragique ne relève pas de la même démarche que les gens qui croient aller patiner sur un plan d’eau gelé, mais il nous amène à rappeler qu’un canal gelé n’est pas un endroit où s’aventurer quelle que soit la raison”, a indiqué VNF.”Dans les années 50, la glace était peut-être plus solide, mais aujourd’hui un canal n’est pas un lieu où se promener”, a-t-elle ajouté.Mardi, un adolescent de 13 ans a été sauvé in extremis par les pompiers après être tombé à l’eau dans un lac gelé près de la Roche-sur-Yon en Vendée, relate Le Parisien. Le Courrier de l’Ouest a également signalé le cas d’un poney shetland tombé dans une mare gelée à Bouchemaine près d’Angers (Maine-et-Loire) puis secouru.Cette semaine, un brise-glace fluvial de VNF, “Aquabus”, a même été utilisé sur le canal Champagne-Bourgogne pour permettre le passage d’un bateau de fret, ce qui n’arrive pas chaque année, a précisé une porte-parole de VNF.

Stocks retrench as traders eye geopolitics, US jobs data

Stock markets mostly pulled back Thursday as an early year rally ran out of steam, but a solid start to Wall Street trading helped European markets pare losses.The geopolitical outlook remained a major uncertainty for traders after the United States toppled Venezuela’s president, and as China targeted Japanese imports following Tokyo’s voicing support for Taiwan.Defence stocks, however, saw some sharp gains after President Donald Trump called for a 50-percent hike of the US defence budget next year.Top American defence companies such as Lockheed, Raytheon and Northrop saw their stock rise by up to around five percent in US trading.In Europe, Britain’s BAE Systems jumped around six percent, while Germany’s Rheinmetall and Italy’s Leonardo also bucked the overall weaker trend.Investors were awaiting the release of US data on non-farm payrolls Friday, a crucial guide for Federal Reserve decision-makers. They meet at the end of the month amid debate on whether they will cut interest rates for a fourth successive time.”With a March rate cut essentially priced in as a coin-toss, tomorrow’s jobs report does provide the basis for a potential market-moving event if we see any particularly strong deviation from expectations,” said Joshua Mahony, chief market analyst at Scope Markets.Equity markets in Asia struggled Thursday, Hong Kong, Shanghai and Tokyo all closing lower.Tokyo stocks were weighed down after China announced an anti-dumping probe into imports from Japan of a key chemical used to make semiconductors.The move comes with the two Asian giants at loggerheads since Japanese Prime Minister Sanae Takaichi suggested in November that Japan may react militarily in any attack on Taiwan.Seoul edged higher to another record close, though tech giant Samsung fell back after saying it expected its fourth-quarter profit to reach a record $13.8 billion.Oil prices rebounded after suffering a second steep fall in a row Wednesday on Trump’s comments that Venezuela would turn over millions of barrels to the United States following its ouster of President Nicolas Maduro.Traders will also be keeping an eye on a US Supreme Court ruling due Friday on the legality of Trump’s punishing tariffs.The landmark case on his unprecedented use of powers for sweeping global levies strikes at the heart of his economic agenda. A tariffs reversal could further upend US trade with countries worldwide.- Key figures at around 1540 GMT – New York – Dow: UP 0.5 percent at 49,224.97 pointsNew York – S&P 500: DOWN 0.1 percent at 6,914.99New York – Nasdaq: DOWN 0.7 percent at 23.431.01London – FTSE 100: FLAT at 10,044.69 (close)Paris – CAC 40: UP 0.1 percent at 8,243.47 (close)Frankfurt – DAX: FLAT at 25,127.46 (close)Tokyo – Nikkei 225: DOWN 1.6 percent at 51,117.26 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: DOWN 1.2 percent at 26,149.31 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.1 percent at 4,082.98 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1660 from $1.1682 on WednesdayPound/dollar: DOWN at $1.3430 from $1.3462Dollar/yen: UP at 156.94 yen from 156.60 yenEuro/pound: DOWN at 86.78 from 86.80 penceBrent North Sea Crude: UP 2.0 percent at $61.15 per barrelWest Texas Intermediate: UP 1.8 percent at $57.01 per barrelburs/jh/sbk

Trump évoque une tutelle américaine de plusieurs années sur le Venezuela

Les Etats-Unis pourraient conserver plusieurs années le contrôle du Venezuela et de son pétrole, annonce Donald Trump dans un entretien publié jeudi par le New York Times, tandis qu’à Caracas les habitants témoignent de leur incertitude, parfois teintée d’optimisme, face à cette tutelle américaine.Le vice-président JD Vance a confirmé la vision de Washington avec la plus grande clarté, en déclarant mercredi soir sur Fox News: “La manière dont nous contrôlons le Venezuela, c’est en contrôlant les cordons de la bourse, en contrôlant les ressources énergétiques, et nous disons au régime, vous pouvez vendre le pétrole à condition que vous serviez les intérêts de sécurité nationale américains.””Voilà comment nous exerçons une pression incroyable sur le pays sans perdre une seule vie américaine, sans mettre en danger un seul citoyen américain”, s’est-il félicité, faisant référence à l’absence de déploiement militaire des Etats-Unis dans le pays.”Seul l’avenir nous dira” combien de temps Washington entend garder une tutelle sur Caracas, a déclaré Donald Trump à plusieurs journalistes du grand quotidien new-yorkais. Interrogé pour savoir si la situation durerait trois mois, six mois, un an ou plus, il a répondu : “Je dirais beaucoup plus longtemps”.Le président, qui recevra vendredi les dirigeants de grands groupes pétroliers américains pour leur vanter les “immenses” opportunités au Venezuela, s’est par ailleurs félicité de la “très bonne entente” avec le pouvoir intérimaire à Caracas.Donald Trump et toute son administration répètent qu’il est, de leur point de vue, prématuré d’évoquer la tenue d’élections dans le pays.- “Meilleures” décisions -“J’ai l’impression que nous aurons plus d’opportunités si le pétrole est aux mains des Etats-Unis plutôt que du gouvernement”, car “les décisions que prendront (les Américains) seront meilleures”, confie à Caracas un Vénézuélien de 26 ans, qui n’a pas souhaité livrer son identité pour des raisons de sécurité.Une femme de 52 ans, employée dans le secteur des services et qui a elle aussi requis l’anonymat, fait surtout part de son incertitude.”En réalité nous ne savons pas si (cet accord sur le pétrole entre Washington et Caracas) est bon ou mauvais”, déclare-t-elle. “Ce que je veux, c’est m’en sortir avec ma famille et vivre normalement, autant que possible, mais tout est très étrange.”La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a déclaré mercredi soir que l’échange commercial avec les Etats-Unis n’avait “rien d’extraordinaire ni d’irrégulier”.- 100 morts -Elle a toutefois de nouveau regretté la capture de Nicolas Maduro, au cours d’une opération des forces spéciales américaines à Caracas qui a fait 100 morts, selon le dernier bilan livré par le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello.Le Sénat américain, à majorité républicaine, tient d’ailleurs jeudi un vote, largement symbolique, sur une résolution visant à limiter les pouvoirs de Donald Trump en matière d’opérations militaires au Venezuela.”Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable”, a promis Donald Trump, toujours au New York Times. “Nous allons faire baisser les prix du pétrole et donner de l’argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin”.Il a de nouveau mis en avant la coopération des autorités vénézuéliennes actuelles: “Ils nous donnent tout ce que nous jugeons nécessaire”.Interrogé par le New York Times s’il s’était entretenu avec Mme Rodriguez, Donald Trump a seulement évoqué une “communication constante entre elle et l’administration”. “Marco (Rubio) parle tout le temps avec elle”, a-t-il dit en référence au chef de la diplomatie américaine.Donald Trump avait évalué à “entre 30 et 50 millions de barils de pétrole” la quantité de brut que va livrer le Venezuela eaux Etats-Unis, et entend contrôler directement les recettes qui résulteront de la vente.Il a affirmé mercredi que le Venezuela n’achèterait que des produits fabriqués aux Etats-Unis avec cet argent.Caracas dispose des plus grandes réserves prouvées du monde avec plus de 303 milliards de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Mais sa production reste faible, de l’ordre d’un million de barils par jour, après des décennies de sous-investissement dans les infrastructures.

Humanoid robots go for knockout in high-tech Vegas fight night

Two robots the size of schoolchildren stepped into the ring at BattleBots Arena.The human-like combatants stumbled a bit as they swung and kicked at each other in the Ultimate Fighting Robot (UFB) match, curiosity mixing with cheers from spectators at the event on the edge of the Consumer Electronics Show in Las Vegas.The contenders were a departure from the usual lineup at the event, known for wheeled machines equipped with wrecking tools.UFB backers are betting humanoid robots will win fans by transforming bouts from demolition derbies to mixed martial arts matches.A human referee addressed the robotic rivals as though they were flesh-and-blood fighters.”This is the sport of the future,” said Vitaly Bulatov, who co-founded UFB with his wife, Xenia.The couple from Russia envisions fans being won over by the “human stories” of the real people piloting the robot combatants.As the robots exchanged blows, commands to kick and punch came from human pilots ringside using a combination of cameras and motion-sensing Nintendo video game controllers.Cameras captured the pilots’ movements in real time, which were then repeated, more or less accurately, by the robots.The contenders looked at times like blindfolded boxers, triggering laughter with wild misses and cheers when blows landed.- Bang-up research -“With some more advancements, it could definitely become more entertaining, as you see in movies like ‘Real Steel,'” said Esteban Perez, a 25-year-old IT worker from Denver watching from the audience.While today’s bouts are less spectacular than those depicted in the 2011 science fiction film about robot boxing starring Hugh Jackman, UFB events have sold out in San Francisco, attracting young tech professionals.”It is definitely better than MMA,” Bulatov said, referring to mixed martial arts bouts.”It’s very hard to knock him out,” he added with a nod toward the ring.Beyond the thrills, the bouts provide opportunities to collect body movement data that can be used to train robot software.”I’m excited to just see what the entertainment value is…also the characteristics of the different robots,”” said Yael Rosenblum, project manager for the Atlas humanoid robot built by Boston Dynamics, who was attending the event with colleagues.

Syria bombs Kurdish areas in city of Aleppo

Syria’s military heavily bombed Kurdish neighbourhoods in Aleppo on a third day of fighting as Syrian Kurdish leader Mazloum Abdi warned the violence undermined talks with Damascus.The government and Kurdish forces have traded blame over who started the fighting on Tuesday, which comes as implementation stalls on a deal to merge the Kurds’ administration and military in the northeast into the new government.The worst violence in Aleppo since Syria’s Islamist authorities took power has also highlighted regional tensions between Turkey, which says it is ready to support Syria’s authorities, and Israel, which condemned what it described as attacks against the Kurds.”We’ve gone through very difficult times… my children were terrified,” said Rana Issa, 43, whose family fled Aleppo’s Ashrafiyeh neighbourhood under sniper fire.”Many people want to leave” but are afraid of the shooters, she told AFP.State television, citing a civil defence official, said some 16,000 people had fled the Kurdish-majority Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh neighbourhoods on Thursday, with at least 17 people dead over three days, according to government and Kurdish force figures.Abdi — who leads the US-backed, Kurdish-led Syrian Democratic Forces (SDF) — said attacks on Kurdish areas “during the negotiation process undermine the chances of reaching understandings”.Abdi visited Damascus on Sunday for further talks on the March deal on integrating his forces, but state media said the discussions were inconclusive.State news agency SANA, citing a military source, said the army launched “intense and concentrated bombardment towards SDF positions” in the two Kurdish districts on Thursday.A flight suspension at Aleppo airport was extended until late Friday, while AFP correspondents said shops, universities and schools remained closed. Civilians fled the two Kurdish-majority neighbourhoods via safe corridors while soldiers searched the men.- Turkey, Israel -Government bombardment resumed after an afternoon deadline passed for civilians to leave. The European Union, whose top officials are due to visit Syria on Friday, voiced “great concern” and called on “all sides to exercise restraint, protect civilians and seek a peaceful and diplomatic solution”.A Turkish defence ministry official said that “should Syria request assistance, Turkey will provide the necessary support”.Neighbouring Israel and Turkey have been vying for influence in Syria since the December 2024 toppling of longtime ruler Bashar al-Assad. Foreign Minister Hakan Fidan said Turkey, a close ally of the new Syrian government, had been locked in “intensive consultations” with Damascus and the United States to resolve the deadlock, which he blamed on the SDF’s “uncompromising stance”. Turkey, which shares a 900-kilometre (550-mile) border with Syria, has launched successive offensives to push Kurdish forces from the frontier.Israeli Foreign Minister Gideon Saar meanwhile said that “attacks by the Syrian regime’s forces against the Kurdish minority… are grave and dangerous”.Israel and Syria are in talks to reach a security agreement and this week agreed to establish an intelligence-sharing mechanism.Israel bombed Syrian government forces in July when they clashed with the Druze community in the country’s south, saying it was acting to defend the minority, who are also present in Israel.- ‘No to war’ -The SDF controls swathes of Syria’s oil-rich north and northeast, and was key to the territorial defeat of the Islamic State group in Syria in 2019.The March integration agreement was to be implemented by the end of 2025, but differences between the sides including Kurdish demands for decentralised rule have stymied progress.Sheikh Maqsud and Ashrafiyeh have remained under the control of Kurdish units linked to the SDF, despite Kurdish fighters agreeing to withdraw from the areas in April.Aron Lund, a fellow at the Century International research centre, told AFP that “Aleppo is the SDF’s most vulnerable area”.But “this isn’t an all-out conflict just yet. Both sides are still trying to put pressure on each other and rally international support”, he said.He warned that if the hostilities spiral, “a full Damascus-SDF conflict across northern Syria, potentially with Turkish and Israeli involvement, could be devastating for Syria’s stability”.In the city of Qamishli in Syria’s Kurdish-held northeast, hundreds of people demonstrated on Thursday against the Aleppo violence, AFP correspondents said. “We call on the international community to intervene,” said protester Salaheddine Cheikhmous, 61, while others held banners reading “no to war” and “no to ethnic cleansing”.In Turkey, several hundred people protested in the Kurdish-majority city of Diyarbakir decrying the Syrian army attacks, AFP correspondents there said.

Manifestation à Minneapolis après la mort d’une femme tuée par un policier de l’immigration

Des centaines de personnes se sont rassemblées jeudi matin devant un bâtiment fédéral en banlieue de Minneapolis, faisant face à de nombreux policiers armés, pour protester contre les conditions de la mort la veille d’une habitante tuée par la police de l’immigration américaine.De brefs affrontements ont eu lieu et au moins deux personnes ont été arrêtées, a constaté un photographe de l’AFP.Au cri de “ICE (police de l’immigration, ndlr) dehors maintenant!”, les manifestants contestent la version officielle de la légitime défense, défendue la veille par Donald Trump et son gouvernement.Selon l’administration, la victime, une femme de 37 ans, aurait tenté de tuer des policiers avec sa voiture. Une version de nouveau défendue par Donald Trump lors d’un entretien avec des journalistes du New York Times publié jeudi. “Je ne veux voir personne se faire tirer dessus”, a-t-il cependant ajouté. Cette explication officielle est vigoureusement contestée, vidéos à l’appui, par les autorités locales, dont le gouverneur démocrate de l’Etat Tim Walz, qui a dénoncé une “machine de propagande”.”Le désir de descendre dans la rue pour protester et dénoncer à quel point cette administration a tort est, en ce moment, un devoir patriotique – mais cela doit se faire en toute sécurité”, a-t-il lancé mercredi soir. Le maire démocrate de la ville Jacob Frey a lui aussi qualifié les récits des responsables fédéraux de “conneries”, affirmant que la conductrice n’avait jamais représenté un danger pour quiconque.- Mère de famille -Les faits ont eu lieu alors que la police fédérale de l’immigration (ICE) menait depuis mardi une vaste série d’opérations impliquant environ 2.000 policiers dans cette grande ville du nord des Etats-Unis et sa banlieue. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux semblent mettre à mal la version défendue par les autorités.Dans plusieurs d’entre elles, montrant la même scène sous plusieurs angles, on voit le SUV de la victime qui bloque le passage d’un convoi de la police de l’immigration.Plusieurs policiers demandent à la conductrice de sortir de sa voiture. L’un d’eux tente d’ouvrir la portière. Mais alors que la voiture redémarre vers la droite pour s’éloigner des agents, un policier placé à l’avant-gauche du véhicule, ouvre le feu à plusieurs reprises.La voiture de la victime va alors s’encastrer dans une autre garée un peu plus loin.Le FBI est en charge de l’enquête. La victime, Renée Nicole Good, était de nationalité américaine et mère de famille. Des affiches la montrant, blonde et souriante, sont apparues dans Minneapolis, au-dessus des mots: “assassinée par ICE”.”Je tiens à ce que chaque agent de l’ICE sache que son président, son vice-président et l’ensemble de l’administration le soutiennent”, a dit sur X le vice-président JD Vance avant d’ajouter: “Nous allons travailler encore plus dur pour faire respecter la loi”.- 10.000 nouveaux agents depuis l’été -Dans une conférence de presse mercredi soir, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem a insisté sur le fait que la victime avait “suivi et entravé le travail de (la police) tout au long de la journée”.Elle a ajouté que le policier de l’immigration qui a ouvert le feu avait été, lors d’une précédente mission en juin, percuté par une voiture “et traîné sur plusieurs mètres”.Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un des principaux axes de sa politique intérieure.ICE a lancé une vaste campagne de recrutement l’été dernier, attirant environ 10.000 nouveaux agents – suscitant des craintes sur leur manque d’entraînement.Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche, quelque 70 millions de dollars ont été dépensés par cette agence fédérale dans les catégories “armes légères, munitions et accessoires”.A plusieurs reprises ces derniers mois, des personnes sont mortes, souvent accidentellement, en tentant d’échapper aux contrôles. Des agents de ICE ont également plusieurs fois ouvert le feu sur des conducteurs qui tentaient de les renverser, selon la version de l’administration, faisant au moins un mort en septembre à Chicago.

L’examen du budget reprend à l’Assemblée, l’hypothèse du retour du 49.3 progresse

Les députés ont repris jeudi en commission l’examen du budget de l’Etat pour 2026, peinant toujours à faire émerger les contours d’un compromis. De quoi alimenter un peu plus l’hypothèse du retour de l’article 49.3.Après l’échec des discussions en première lecture, le gouvernement a recouru en fin d’année à une loi spéciale. Elle permet d’assurer la continuité de l’Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025 mais a mis en suspens notamment l’augmentation des crédits de défense, ou encore plusieurs mesures agricoles à l’heure où la profession manifeste sa colère.Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu’à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l’hémicycle, théoriquement jusqu’au 23 janvier. Les députés repartent de la version du Sénat, loin de faire l’unanimité.Le gouvernement souhaite aller vite, afin de doter la France d’un véritable budget d’ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025. Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu’il était “temps (…) de sortir de cette séquence budgétaire”.- Montchalin “n’exclut rien” -L’utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l’Assemblée.La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu’elle “n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français”.Interrogée lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes parlementaires, elle a souligné que si 49.3 il devait y avoir, la question se poserait plutôt à “la fin du débat”, qui doit permettre de “rapprocher” les positions. “Je ne pense pas qu’on soit à quelques heures près (…) Je pense que la séance a une valeur”, a-t-elle dit.La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la “pire des solutions”.Alors que Sébastien Lecornu s’est engagé auprès des socialistes en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il “devra donner des motifs de ne pas être censuré”, a prévenu M. Vallaud dans Libération.- Flou persistant en commission -Quels pourraient être les termes d’un pacte de non-censure?Ils sont pour l’heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l’AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards d’euros par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards, par rapport à la version initiale du gouvernement.Les premières heures d’examen du budget en commission, jeudi, n’ont pas permis d’y voir plus clair. Si les députés se sont accordés sur le dégel total du barème de l’impôt sur le revenu, ils ne sont pas parvenus à bâtir de majorité au sujet de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’un des points les plus tendus de la négociation. Le PS en espère 8 milliards d’euros, LR au maximum 4. Mais la commission a in fine maintenu la suppression pure et simple du dispositif, votée au Sénat.Le Rassemblement national a notamment voté la mesure, son député Jean-Philippe Tanguy refusant de participer à ce qu’il a qualifié de “clé de voûte d’un accord entre la Macronie, LR et le PS”.Même issue pour la taxe sur les holdings patrimoniales, dont la portée a été réduite par le Sénat. Faute d’accord pour en augmenter le rendement, elle a été supprimée.Le groupe socialiste est en revanche parvenu à faire adopter une proposition pour élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en y intégrant la “fortune financière dite non professionnelle”, incluant notamment les assurances-vie.Au fil de leurs discussions, les députés ont supprimé diverses pistes de recettes: ils ont notamment rejeté la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes atteintes d’affection de longue durée, maintenu la réduction d’impôts pour frais de scolarité et la niche fiscale des retraités. Creusant encore le déficit.”L’écart entre les positions du socle commun et ce que les groupes de gauche mettent sur la table s’est plutôt agrandi”, a commenté auprès de la presse le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI).

L’examen du budget reprend à l’Assemblée, l’hypothèse du retour du 49.3 progresse

Les députés ont repris jeudi en commission l’examen du budget de l’Etat pour 2026, peinant toujours à faire émerger les contours d’un compromis. De quoi alimenter un peu plus l’hypothèse du retour de l’article 49.3.Après l’échec des discussions en première lecture, le gouvernement a recouru en fin d’année à une loi spéciale. Elle permet d’assurer la continuité de l’Etat, en reconduisant en 2026 les impôts de 2025 mais a mis en suspens notamment l’augmentation des crédits de défense, ou encore plusieurs mesures agricoles à l’heure où la profession manifeste sa colère.Le projet de loi de finances est désormais de retour en nouvelle lecture à la chambre basse, jusqu’à samedi en commission, puis à partir de mardi dans l’hémicycle, théoriquement jusqu’au 23 janvier. Les députés repartent de la version du Sénat, loin de faire l’unanimité.Le gouvernement souhaite aller vite, afin de doter la France d’un véritable budget d’ici la fin du mois, et de revenir en 2026 sous la barre des 5% de déficit, contre 5,4% en 2025. Le chef des députés PS, Boris Vallaud, a lui aussi estimé dans Libération mercredi qu’il était “temps (…) de sortir de cette séquence budgétaire”.- Montchalin “n’exclut rien” -L’utilisation du 49.3, qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote en engageant sa responsabilité, semble de plus en plus inéluctable, faute de majorité à l’Assemblée.La ministre de l’Action et des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a affirmé jeudi sur RTL qu’elle “n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français”.Interrogée lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes parlementaires, elle a souligné que si 49.3 il devait y avoir, la question se poserait plutôt à “la fin du débat”, qui doit permettre de “rapprocher” les positions. “Je ne pense pas qu’on soit à quelques heures près (…) Je pense que la séance a une valeur”, a-t-elle dit.La voie des ordonnances, inédite, semble elle compromise, le PS y voyant la “pire des solutions”.Alors que Sébastien Lecornu s’est engagé auprès des socialistes en octobre à ne pas utiliser le 49.3, la balle est désormais dans son camp. Mais il “devra donner des motifs de ne pas être censuré”, a prévenu M. Vallaud dans Libération.- Flou persistant en commission -Quels pourraient être les termes d’un pacte de non-censure?Ils sont pour l’heure difficiles à cerner. Le rapporteur général du budget LR Philippe Juvin propose dans un document révélé par Les Echos et consulté par l’AFP une hausse des recettes de 2,93 milliards d’euros par rapport à la version du Sénat et une baisse des dépenses de 6,2 milliards.Bien éloigné du PS, qui souhaite, lui, augmenter les dépenses de neuf milliards, par rapport à la version initiale du gouvernement.Les premières heures d’examen du budget en commission, jeudi, n’ont pas permis d’y voir plus clair. Si les députés se sont accordés sur le dégel total du barème de l’impôt sur le revenu, ils ne sont pas parvenus à bâtir de majorité au sujet de la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, l’un des points les plus tendus de la négociation. Le PS en espère 8 milliards d’euros, LR au maximum 4. Mais la commission a in fine maintenu la suppression pure et simple du dispositif, votée au Sénat.Le Rassemblement national a notamment voté la mesure, son député Jean-Philippe Tanguy refusant de participer à ce qu’il a qualifié de “clé de voûte d’un accord entre la Macronie, LR et le PS”.Même issue pour la taxe sur les holdings patrimoniales, dont la portée a été réduite par le Sénat. Faute d’accord pour en augmenter le rendement, elle a été supprimée.Le groupe socialiste est en revanche parvenu à faire adopter une proposition pour élargir l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en y intégrant la “fortune financière dite non professionnelle”, incluant notamment les assurances-vie.Au fil de leurs discussions, les députés ont supprimé diverses pistes de recettes: ils ont notamment rejeté la fiscalisation des indemnités journalières pour les personnes atteintes d’affection de longue durée, maintenu la réduction d’impôts pour frais de scolarité et la niche fiscale des retraités. Creusant encore le déficit.”L’écart entre les positions du socle commun et ce que les groupes de gauche mettent sur la table s’est plutôt agrandi”, a commenté auprès de la presse le président de la commission des Finances, Eric Coquerel (LFI).

Kurds protest in Turkey against Syrian’s Aleppo offensive

Several hundred people demonstrated Thursday in Diyarbakir, southeastern Turkey’s Kurdish-majority main city, to protest against the Syrian army’s offensive against Kurdish fighters in Aleppo, AFP correspondents reported.The demonstrators called for “resistance” while marking the third day of deadly clashes in the northern Syrian city.”We urge states to act as they did for the Palestinian people, for our Kurdish brothers who are suffering oppression and hardship,” Zeki Alacabey, a 64-year-old pensioner, told AFP.The violence, which has claimed at least 17 lives since Tuesday, is the most serious Aleppo has seen between Islamist-led authorities and Kurdish fighters since the transitional Syrian government took over in Damascus.The fighting broke out as both sides struggled to implement an agreement reached in March 2025 to integrate autonomous Kurdish institutions into the new Syrian state following the toppling a year ago of longtime ruler Bashar al-Assad.The agreement has foundered on differences between the sides, including Kurdish demands for decentralised rule.Thursday’s protesters brandished a large portrait of the longtime leader of the Kurdistan Workers’ Party (PKK), Abdullah Ocalan, an AFP video journalist reported.Turkey, which has embarked on a peace process with PKK fighters, said meanwhile that it was ready to “support” the Syrian army against Kurdish forces, which hold several districts of Aleppo. Ankara accuses the PKK, which led a decades-long armed struggle against the Turkish state, of links to Kurdish forces in Syria, and on Tuesday demanded that Kurdish armed groups in its neighbour lay down their weapons. Demonstrators had already taken to the streets late Wednesday in several major Turkish cities with Kurdish majorities, including Diyarbakir and Van, according to images broadcast by the DEM, the country’s main pro-Kurdish party.DEM deputies protested Thursday in front of the Turkish parliament in Ankara, denouncing the targeting of Kurds in Aleppo as a crime against humanity.

“Loi spéciale”, fin des contrôles: les syndicats agricoles listent leurs demandes

Une “loi spéciale” pour la FNSEA, un “moratoire sur les contrôles” pour la Coordination rurale: les deux syndicats agricoles déroulent jeudi leurs demandes à la présidente de l’Assemblée nationale, où des centaines d’agriculteurs sont rassemblés, tandis que des tracteurs campent dans la capitale.La Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole, habitué des opérations coup de poing, est passée outre l’interdiction de manifester près des institutions parisiennes et a débarqué jeudi à l’aube autour de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel.La FNSEA, premier syndicat avec ses alliés des Jeunes Agriculteurs, a elle appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strabourg le 20 janvier si l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur était signé. Un vote a lieu vendredi à Bruxelles.Reçus par le président du sénat Gérard Larcher, puis par la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet, les syndicats ont porté le ras-le-bol d’une profession “à bout”.A la sortie, le président de la FNSEA Arnaud Rousseau a demandé un “créneau d’ici mars-avril” au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses “concrètes”. Face à la défiance des agriculteurs envers les politiques, il a appelé les parlementaires à voter le budget de l’Etat pour 2026, qui soulagerait par exemple les viticulteurs, et à appuyer la publication des décrets pour “enfin” appliquer la loi d’orientation agricole et la loi dite Duplomb.Des parlementaires sont venus échanger avec des manifestants de la CR, ainsi que la ministre de l’Agriculture Annie Genevard qui n’a pas fait de déclaration. Plus tôt, Yaël Braun-Pivet qui était allée à la rencontre des manifestants, avait été chahutée et invectivée.José Pérez, président de la CR du Lot-et-Garonne, a déploré une absence d’engagement après l’échange avec la ministre. “Il n’y a rien du tout, aujourd’hui il faudrait un engagement sur la suppression des normes françaises”, a-t-il ajouté. – “Moratoire” sur les contrôles -La CR demande un “moratoire” sur les contrôles jusqu’à la présidentielle, une mesure “facile” à prendre dans l’immédiat, a déclaré Bertrand Venteau, le président de la CR avant son rendez-vous qui a début à 15H45. Cette première condition pour lever le camp est “entre les mains du Premier ministre et de la ministre de l’Agriculture”, a-t-il dit.Il souhaite aussi la suppression des agences environnementales, ainsi que la fin de l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), stratégie qui a ravivé début décembre la colère des agriculteurs.Les syndicats agricoles rejettent aussi unanimement l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur, qui doit faire l’objet d’un vote des Etats membres vendredi à Bruxelles.La France devrait voter contre, quitte à être en minorité, selon le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, mais la position française définitive sera donnée par le Premier ministre et le Président, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Les récentes annonces du gouvernement ou de Bruxelles ainsi que les rencontres successives à Matignon n’ont pas satisfait les agriculteurs, qui demandent depuis 2024 des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et sources de concurrence déloyale.Allègement de la taxe carbone européenne sur les engrais, interdictions de certains produits importés…: la ministre Annie Genevard a dit avoir obtenu des “avancées cette semaine” et vouloir poursuivre le travail. Mais certaines mesures dépendent du vote du budget et d’autres, de Bruxelles.- Pas d’interpellations à Paris -Si Mme Genevard a joué l’apaisement, appelant au “dialogue” jeudi matin, Maud Bregeon avait adopté un ton ferme face aux actions “illégales” menées par la Coordination rurale.La préfecture de police avait interdit les manifestations autour de certaines zones comme l’Elysée, Matignon, le Parlement, des ministères ou le marché de Rungis.Une centaine de tracteurs a été bloquée par les forces de l’ordre, a-t-elle indiqué. Une quarantaine est présente dans Paris et une soixantaine aux portes de la ville. “Le dispositif de police visant à les fixer est efficace”, s’est-elle félicitée tandis que le ministère de l’Intérieur avait dénombré 670 manifestants dans la capitale.En début d’après-midi, la préfecture de police recensait 11 interpellations, 12 mises en fourrière et 65 verbalisations en Ile-de-France, mais aucune dans Paris même.bur-mdz-sb-mca/abb/