Trump balaie la riposte douanière de Pékin et la déroute des marchés

Donald Trump a affirmé vendredi que la riposte de la Chine à ses droits de douane punitifs traduisait la “panique” de Pékin et s’est montré encore indifférent à la déroute sur les marchés financiers.”La Chine a mal joué le coup, ils ont paniqué – la seule chose qu’ils ne peuvent pas se permettre de faire”, a écrit le président américain en lettres majuscules sur sa plateforme Truth Social, avant de se rendre à son club de golf en Floride.L’exécutif américain avait prévenu les partenaires commerciaux des Etats-Unis de ne pas riposter à ses droits de douane, au risque de subir des surtaxes additionnelles sur leurs produits.Mais Pékin a annoncé vendredi imposer à son tour des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains dès le 10 avril, “en plus du taux des droits de douane actuellement applicables”.La réplique de la Chine s’est traduite vendredi par une aggravation des pertes sur les marchés financiers, déjà plombés la veille par les annonces américaines: +10% pour quasiment tous les produits à partir de samedi, puis dès la semaine prochaine +34% pour la Chine et +20% pour l’Union européenne…A Wall Street, vers 14H30 GMT, le Dow Jones reculait de 3,95%, l’indice Nasdaq de 4,84% et l’indice de référence S&P 500 perdait 4,70%.Les séances en Asie et en Europe se sont finies en débâcle: -4,26% à Paris, -4,95% à Londres, -2,75% à Tokyo. Les places chinoises étaient fermées en raison d’un jour férié.Les cours du pétrole dégringolaient encore d’environ 7%, et le cuivre suivait le même mouvement.- “Je ne changerai jamais” -Donald Trump a une nouvelle fois évacué vendredi ces secousses, qui traduisent l’inquiétude de l’économie mondiale face à la magnitude de son offensive commerciale.”Sachez que je ne changerai jamais de politique. C’est un bon moment pour devenir riche, plus riche que jamais!”, a écrit le président américain, toujours en lettres majuscules sur Truth Social.Il a aussi appelé la Réserve fédérale à baisser les taux d’intérêt, estimant qu’il y avait déjà eu des progrès significatifs sur l’inflation depuis son retour au pouvoir en janvier.Quelques minutes plus tard, le président de l’institution monétaire a pourtant brossé un tableau plutôt sombre des nouvelles perspectives pour l’économie américaine, avec les droits de douane: potentiellement moins de croissance, plus d’inflation et plus de chômage. Sur les marchés financiers, les entreprises fuies ces derniers jours par les investisseurs sont celles dont le modèle de production est en péril en raison de leur dépendance aux importations en provenance d’Asie, comme l’industrie textile.Les nouveaux droits de douane sont en effet particulièrement punitifs pour la Chine (qui, déjà précédemment visée, verra au total les taxes sur ses produits atteindre 54%), le Cambodge (+49%), le Vietnam (+46%) ou encore le Bangladesh (+37%).Donald Trump a révélé vendredi avoir eu une “discussion très productive” sur les taxes douanières avec le plus haut dirigeant vietnamien, le secrétaire général du Parti communiste To Lam, affirmant que Hanoï était prêt à réduire à “zéro” ses taxes sur les produits américains.”Je lui ai dit attendre avec impatience une rencontre dans un futur proche”, a ajouté le président américain sur Truth Social, semblant laisser la porte ouverte aux négociations.La récente salve de tarifs douaniers américains arrive après d’autres, plus ciblées: +25% sur l’acier et l’aluminium mais aussi, depuis jeudi, +25% sur les voitures importées aux Etats-Unis.

Grèves et changement de PDG: un mois de mai sous tension à la SNCF

Le mois de mai s’annonce chaud à la SNCF, avec plusieurs appels à la grève lancés par le syndicat SUD-Rail pendant les ponts du printemps et le remplacement du PDG du groupe qui doit intervenir exactement au même moment.Les grandes grèves de ces dernières années à la SNCF déclenchées pour des raisons propres au groupe ferroviaire l’ont toutes été à cause de la colère des contrôleurs.L’appel à la mobilisation de SUD-Rail pour le week-end du 9, 10 et 11 mai a donc de quoi donner des sueurs froides à la direction de SNCF Voyageurs. Le syndicat critique notamment les constants changements de planning à la dernière minute qui touchent les contrôleurs des TGV. Il réclame aussi une augmentation de 100 euros de la prime de travail de cette catégorie de personnel.Pour l’instant, seul SUD-Rail, troisième syndicat du groupe mais deuxième chez les contrôleurs, appelle à la grève. Il avait déposé fin mars un préavis allant du 17 avril au 2 juin et couvrant les vacances scolaires et les ponts du printemps.Le syndicat a donc mis sa menace à exécution, après “trois réunions stériles sans le moindre engagement de la direction”, a-t-il écrit dans un tract.- Collectif -Lors des deux dernières grèves de contrôleurs à Noël 2022 et en février 2024, plusieurs centaines de milliers de personnes avaient vu leurs trains annulés.Les contrôleurs se sont surtout mobilisée ces dernières années via un collectif informel créé sur Facebook et baptisé Collectif national ASCT (CNA). Ce collectif n’a pour le moment pas fait connaitre sa décision de rejoindre le mouvement ou non.SUD-Rail a considérablement haussé le ton ces dernières semaines, entamant plusieurs bras de fer avec la direction du groupe public alors que l’actuel PDG Jean-Pierre Farandou doit quitter la direction dans un peu plus d’un mois en raison de la limite d’âge.Le syndicat a notamment appelé jeudi les conducteurs à faire grève le 7 mai pour réclamer là aussi une augmentation de leur prime de travail. Quelques jours auparavant, il avait annoncé quitter la table des négociations organisées pour discuter des droits syndicaux à la SNCF dans le cadre de l’ouverture à la concurrence et de l’éclatement du groupe en de multiples filiales.- Rapport de force -L’irruption d’un conflit social à la SNCF pendant les longs week-ends du printemps et en plein processus de renouvellement du PDG pourrait compliquer la recherche du candidat idéal.Plusieurs noms circulent pour succéder à Jean-Pierre Farandou, à commencer par celui de Xavier Piechaczyk, PDG de RTE qui était déjà pressenti pour succéder à M. Farandou après les Jeux olympiques. Il était en effet prévu que l’actuel PDG quitte ses fonctions après la compétition, mais la dissolution de l’Assemblé nationale et le départ de Bruno Le Maire de Bercy lui ont permis de prolonger son bail jusqu’à l’assemblée générale du mois de mai, qui devrait acter son départ.Lors de la relance du Paris-Milan en début de semaine, le ministre chargé des Transports Philippe Tabarot a déclaré que les entretiens pour sélectionner le futur PDG de la SNCF étaient en cours.SUD-Rail avait prévenu de son intention d’imposer un rapport de force en 2025, alors que l’ouverture à la concurrence bouleverse le groupe ferroviaire.En fin d’année dernière, le syndicat avait été à la pointe du combat contre la liquidation de Fret SNCF, transformée à deux filiales avec suppression de 500 emplois à la clef, sans parvenir à entraîner les cheminots dans la grève. 

Droits de douane: les marchés mondiaux ont “les nerfs à vif”, les indices européens s’effondrent

Un vent de panique s’est emparé des marchés mondiaux vendredi après la réponse ferme de Pékin aux droits de douane américains, laissant craindre une escalade dans les tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques du globe.Déjà ébranlées par la dernière offensive protectionniste américaine, les Bourses mondiales ont continué de plonger après les annonces de Pékin imposant en réponse des droits de douane de 34% sur toutes les importations de biens américains à partir du 10 avril.En Europe, la Bourse de Paris a dévissé de 4,26%, effaçant tous ses gains de l’année, peu après avoir perdu plus de 5%. Les Bourses de Francfort et Londres ont toutes deux chuté de 4,95% et Milan de 6,53%, leurs plus fortes chutes depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. La Bourse suisse a dégringolé de 5,14% et Madrid de 5,83%.Wall Street n’y échappe pas, le Dow Jones plongeant de 3,94%, l’indice Nasdaq de 4,82% et l’indice élargi S&P de 4,70% vers 16H30 GMT, après avoir déjà subi une très forte baisse la veille. “Les nerfs des investisseurs sont actuellement à vif”, écrit Andreas Lipkow, analyste indépendant sollicité par l’AFP.”L’annonce des droits de douane réciproques de cette semaine par les États-Unis représente le changement le plus radical de la politique commerciale mondiale de ces dernières décennies”, affirment les analystes de Deutsche Bank.Et “les mesures de rétorsion de la Chine annoncent le début d’une escalade” entre les deux géants économiques de la planète, souligne Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France. Tout “ce que le marché craint”.”Le ralentissement de l’économie devient maintenant une certitude”, note Gilles Guibout, responsable des actions européennes chez AXA IM.Les marchés d’actions par ailleurs ont mal accueilli les déclarations du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell vendredi, affirmant qu’il était “trop tôt pour dire quelle est la politique monétaire appropriée”. Une façon de dire qu’il n’entendait pas faire bouger les taux dans ce contexte.Le retour du spectre de la récessionL’onde de choc provoquée par les annonces de droits de douane américaines a ravivé les craintes d’une possible “récession aux États-Unis et à plus grande échelle”, souligne Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM.Les cours du pétrole, très sensibles aux évolutions de la consommation mondiale, étaient touchés de plein de fouet, évoluant à leur plus bas niveau depuis quatre ans. Vers 14H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 6,74% à 65,41 dollars. Son équivalent américain, le WTI, plongeait de 7,61% à 61,85 dollars le baril.”Les craintes d’une récession signifient moins d’industrie et moins de consommation de pétrole”, de quoi faire plonger valeurs industrielles et pétrolières.A Londres, Shell a dévissé de 7,47% et BP de 7,43%. A Paris, TotalEnergies a abandonné 6,24%. A Milan, Eni a perdu 4,53%. Outre Atlantique, vers 16H30 GMT, Exxon Mobil (-4,91%), Chevron (-6,03%), ConocoPhilips (-8,18%) dégringolaient.Les valeurs refuge en couvertureFace au chaos commercial, les investisseurs se ruent vers toute valeur refuge qui leur permettrait de constituer une réserve de valeur, avec en premier lieu le marché de la dette, qui garantit un rendement aux investisseurs, et est aussi l’un des grands gagnants de la guerre commerciale.Les taux d’emprunt souverains se détendent très nettement, signe de l’appétit des investisseurs.Le taux auquel les États-Unis empruntent à échéance dix ans atteignait 3,93% vers 16H30 GMT contre 4,03% à la clôture jeudi. L’équivalent allemand passait de 2,65% à 2,57%, le français de 3,37% à 3,33%. Côté devises, les valeurs refuges traditionnelles comme le yen et le franc suisse sont recherchées.Les bancaires saignentConséquence de la détente des taux d’emprunt des Etats: “les valeurs financières se font attaquer”, remarque Guillaume Chaloin.”Comme les valeurs bancaires reposent sur le prix de l’argent”, la baisse des taux d’emprunt long est “beaucoup moins favorable au business des banques et leurs marges”, poussant ainsi les titres du secteur dans le rouge, poursuit-il.Vers 16H30 GMT à Wall Street, Morgan Stanley s’effondrait de 6,81%, JP Morgan de 7,00%, Lazard de 9,18% et Bank of America de 7,94%. A Paris, BNP Paribas a perdu 6,82% et Société Générale 10,45%. A Londres, NatWest a fondu de 8,64% et Barclays de 7,70%. A la Bourse suisse, UBS a perdu 5,25%.

Droits de douane: les marchés mondiaux ont “les nerfs à vif”, les indices européens s’effondrent

Un vent de panique s’est emparé des marchés mondiaux vendredi après la réponse ferme de Pékin aux droits de douane américains, laissant craindre une escalade dans les tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques du globe.Déjà ébranlées par la dernière offensive protectionniste américaine, les Bourses mondiales ont continué de plonger après les annonces de Pékin imposant en réponse des droits de douane de 34% sur toutes les importations de biens américains à partir du 10 avril.En Europe, la Bourse de Paris a dévissé de 4,26%, effaçant tous ses gains de l’année, peu après avoir perdu plus de 5%. Les Bourses de Francfort et Londres ont toutes deux chuté de 4,95% et Milan de 6,53%, leurs plus fortes chutes depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. La Bourse suisse a dégringolé de 5,14% et Madrid de 5,83%.Wall Street n’y échappe pas, le Dow Jones plongeant de 3,94%, l’indice Nasdaq de 4,82% et l’indice élargi S&P de 4,70% vers 16H30 GMT, après avoir déjà subi une très forte baisse la veille. “Les nerfs des investisseurs sont actuellement à vif”, écrit Andreas Lipkow, analyste indépendant sollicité par l’AFP.”L’annonce des droits de douane réciproques de cette semaine par les États-Unis représente le changement le plus radical de la politique commerciale mondiale de ces dernières décennies”, affirment les analystes de Deutsche Bank.Et “les mesures de rétorsion de la Chine annoncent le début d’une escalade” entre les deux géants économiques de la planète, souligne Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France. Tout “ce que le marché craint”.”Le ralentissement de l’économie devient maintenant une certitude”, note Gilles Guibout, responsable des actions européennes chez AXA IM.Les marchés d’actions par ailleurs ont mal accueilli les déclarations du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell vendredi, affirmant qu’il était “trop tôt pour dire quelle est la politique monétaire appropriée”. Une façon de dire qu’il n’entendait pas faire bouger les taux dans ce contexte.Le retour du spectre de la récessionL’onde de choc provoquée par les annonces de droits de douane américaines a ravivé les craintes d’une possible “récession aux États-Unis et à plus grande échelle”, souligne Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM.Les cours du pétrole, très sensibles aux évolutions de la consommation mondiale, étaient touchés de plein de fouet, évoluant à leur plus bas niveau depuis quatre ans. Vers 14H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 6,74% à 65,41 dollars. Son équivalent américain, le WTI, plongeait de 7,61% à 61,85 dollars le baril.”Les craintes d’une récession signifient moins d’industrie et moins de consommation de pétrole”, de quoi faire plonger valeurs industrielles et pétrolières.A Londres, Shell a dévissé de 7,47% et BP de 7,43%. A Paris, TotalEnergies a abandonné 6,24%. A Milan, Eni a perdu 4,53%. Outre Atlantique, vers 16H30 GMT, Exxon Mobil (-4,91%), Chevron (-6,03%), ConocoPhilips (-8,18%) dégringolaient.Les valeurs refuge en couvertureFace au chaos commercial, les investisseurs se ruent vers toute valeur refuge qui leur permettrait de constituer une réserve de valeur, avec en premier lieu le marché de la dette, qui garantit un rendement aux investisseurs, et est aussi l’un des grands gagnants de la guerre commerciale.Les taux d’emprunt souverains se détendent très nettement, signe de l’appétit des investisseurs.Le taux auquel les États-Unis empruntent à échéance dix ans atteignait 3,93% vers 16H30 GMT contre 4,03% à la clôture jeudi. L’équivalent allemand passait de 2,65% à 2,57%, le français de 3,37% à 3,33%. Côté devises, les valeurs refuges traditionnelles comme le yen et le franc suisse sont recherchées.Les bancaires saignentConséquence de la détente des taux d’emprunt des Etats: “les valeurs financières se font attaquer”, remarque Guillaume Chaloin.”Comme les valeurs bancaires reposent sur le prix de l’argent”, la baisse des taux d’emprunt long est “beaucoup moins favorable au business des banques et leurs marges”, poussant ainsi les titres du secteur dans le rouge, poursuit-il.Vers 16H30 GMT à Wall Street, Morgan Stanley s’effondrait de 6,81%, JP Morgan de 7,00%, Lazard de 9,18% et Bank of America de 7,94%. A Paris, BNP Paribas a perdu 6,82% et Société Générale 10,45%. A Londres, NatWest a fondu de 8,64% et Barclays de 7,70%. A la Bourse suisse, UBS a perdu 5,25%.

Canada: premières pertes d’emplois depuis trois ans, dans un contexte de tensions commerciales

L’économie canadienne a perdu des emplois en mars pour la première fois depuis trois ans, a annoncé vendredi Statistique Canada, dans un contexte d’incertitudes pour les entreprises liées aux tensions commerciales avec le voisin américain.Selon l’institut officiel, 33.000 emplois ont disparu dans le pays, entraînant une hausse de 0,1 point de pourcentage du taux de chômage, à 6,7%.Les pertes concernent principalement les emplois à plein temps et le secteur privé, notamment dans le commerce de gros et de détail, ainsi que la culture et les loisirs.Le Canada a été globalement épargné par les dernières annonces de taxes douanières punitives de Donald Trump, à l’instar du Mexique, au nom d’un accord de libre-échange tripartite. Mais Ottawa, premier partenaire commercial de Washington, est déjà visé par des droits de douane américains supplémentaires sur l’acier et sur l’aluminium, ainsi que sur les automobiles depuis jeudi matin.Dès l’entrée en vigueur de cette dernière mesure, à laquelle le Canada a immédiatement répliqué par une taxe équivalente de 25%, Stellantis, l’un des principaux constructeurs automobiles mondiaux, a annoncé une suspension de deux semaines de la production dans son usine canadienne de Windsor (4.000 salariés).”Je sais que beaucoup de Canadiens et de Canadiennes sont inquiets. C’est tout à fait normal face aux changements importants que nous vivons actuellement. Les semaines et mois à venir ne seront pas faciles (…) Mais nous allons nous battre contre ces droits de douane” américains, a déclaré vendredi le Premier ministre Mark Carney, à Montréal, où il est en campagne en vue des élections législatives à la fin du mois.Les experts s’attendaient à ce que le marché canadien de l’emploi ralentisse en mars, avec des entreprises freinant leurs investissements et leurs recrutements dans le contexte de tensions commerciales, mais ils ont été surpris par l’ampleur des destructions d’emplois, qu’ils évaluaient plutôt autour de 10.000.”Le marché de l’emploi commence peut-être à déraper”, a souligné dans une note Andrew Grantham, analyste chez CIBC Economics.Pour James Orlando, chez TD Economics, ces chiffres traduisent le fait que “les entreprises et les consommateurs sont naturellement indécis face à l’augmentation des incertitudes politiques”.

Droits de douane: les constructeurs automobiles mettent les Etats-Unis sur pause

Pauses dans les usines, hausses de prix ou arrêt de certains modèles: les constructeurs automobiles ont commencé à se positionner face aux droits de douane imposés par Donald Trump sur les voitures importées aux Etats-Unis.Des surtaxes d’une valeur de 25% sont entrées en vigueur jeudi 3 avril sur toutes les voitures qui ne sont pas fabriquées aux États-Unis.Ces droits de douane devraient concerner 7,3 millions de véhicules importés, soit plus de la moitié des voitures vendues aux Etats-Unis, exposant les constructeurs à “beaucoup de coûts et de chaos”, selon la formule du patron de Ford Jim Farley.Les prix augmententCes droits de douane posent deux questions majeures pour le marché américain: dans quelle mesure les prix des voitures vont-ils augmenter et les consommateurs en achèteront-ils moins?Volkswagen a déjà prévenu ses concessionnaires américains qu’il prévoyait d’ajouter des frais au prix des véhicules importés aux Etats-Unis depuis le Mexique ou l’Europe.Selon Bank of America, les constructeurs pourraient décider d’augmenter leurs prix de 10.000 dollars (pour des voitures vendues en moyenne à 48.000 dollars) s’ils veulent protéger leurs marges. Mais certains constructeurs pourraient rogner sur leurs marges, en attendant de produire aux États-Unis, et limiter les hausses à 4.500 dollars.Ces hausses risquent notamment d’être douloureuses pour les constructeurs américains et japonais qui importent des véhicules de gamme moyenne par milliers du Mexique ou du Canada, du pick-up Chevrolet Silverado au SUV Toyota Rav4.Mais même les constructeurs allemands comme Porsche pourraient avoir du mal à absorber ces surtaxes pour leurs modèles les moins coûteux, comme le SUV Macan, adoré des Américains, souligne Cigdem Cerit, analyste à l’agence Fitch Ratings.Les consommateurs américains se sont jetés dans les concessions au mois de mars pour passer commande avant ces augmentations.Ford, un des constructeurs qui produit le plus aux Etats-Unis, en a profité pour lancer une promotion “From America, For America” pour pousser les clients à venir en concession. Stellantis a lancé la sienne, appelée “America’s Freedom of Choice” (la liberté de choix de l’Amérique).Chaos canado-mexicainLes constructeurs américains eux-mêmes (Stellantis, Ford, General Motors) demandaient à Donald Trump d’alléger les droits sur le Mexique et le Canada, où sont implantées de nombreuses usines et d’où viennent la moitié des voitures importées. C’est raté: l’accord de libre-échange avec les trois pays (USMCA) reste en vigueur seulement pour les pièces fabriquées aux Etats-Unis.Stellantis a annoncé une “pause” de plusieurs semaines dans ses usines Jeep de Toluca (2.700 salariés au Mexique) et Chrysler de Windsor (4.000 salariés au Canada).Dans cette ville canadienne à la frontière américaine, tout tourne autour de l’industrie automobile. Les habitants craignent maintenant de voir d’autres usines fermer et des sous-traitants mettre la clé sous la porte dans la foulée. Nissan a prévenu de son côté qu’il n’allait plus commercialiser aux Etats-Unis les modèles de sa marque premium Infiniti QX50 et QX55, produits dans son usine mexicaine d’Aguascalientes. Produire aux Etats-UnisLe but affiché de Donald Trump est d’attirer des industriels aux États-Unis, mais les effets à long terme de cette politique restent imprévisibles. “Chacun va se poser la question: est-ce plus compétitif de produire aux États-Unis, avec un marché devenu plus faible, ou de payer des droits de douane?”, explique Guillaume Crunelle du cabinet Deloitte.   Certains constructeurs avaient déjà donné des gages au gouvernement américain: Hyundai comme Stellantis ont annoncé des ouvertures ou réouvertures d’usine depuis son élection.L’entrée en vigueur des frais de douane jeudi a accéléré les annonces, notamment de la part des constructeurs qui ont déjà des usines sur place.Nissan qui, en pleine chasse aux économies, comptait arrêter la production de son SUV Rogue dans son usine du Tennessee, va finalement la maintenir pour éviter les droits de douane.Volvo a aussi confirmé qu’il allait augmenter sa production dans son usine de Caroline du Sud, et peut-être y transférer un nouveau modèle.Mercedes envisage aussi d’augmenter sa production et de transférer la production d’un modèle aux Etats-Unis.Ces évolutions prennent du temps cependant, jusqu’à plusieurs années pour l’ouverture d’une ligne de production dans une usine existante. Environ un million de voitures supplémentaires pourraient être produites aux Etats-Unis (sur 10,6 millions produites en 2024), selon Bank of America, mais le recrutement d’ouvriers pourrait poser problème. 

SNCF: SUD-Rail appelle les contrôleurs de TGV à faire grève le week-end des 9, 10 et 11 mai

Le syndicat SUD-Rail a appelé vendredi les contrôleurs de TGV à se mettre en grève les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mai, en plein week-end de pont du 8-Mai, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.SUD-Rail critique notamment les changements de planning constants à la dernière minute. Les contrôleurs avaient déjà mené deux grèves massivement suivies dans le passé, à Noël 2022 et pendant les vacances d’hiver 2024, provoquant de nombreuses annulations de trains en plein week-end de départ.Pour l’instant, seul SUD-Rail, troisième syndicat du groupe mais deuxième chez les contrôleurs, appelle à la grève. Il avait déposé fin mars un préavis allant du 17 avril au 2 juin, couvrant ainsi les vacances scolaires et les ponts du printemps.Le syndicat a donc mis sa menace à exécution, après “trois réunions stériles sans le moindre engagement de la direction”, a-t-il écrit dans un tract.Il réclame, outre des plannings mieux anticipés, une augmentation de 100 euros par mois de la prime de travail des contrôleurs.Cette catégorie s’est surtout mobilisée ces dernières années via un collectif informel créé sur un groupe Facebook et baptisé Collectif national ASCT (CNA). Ce collectif n’a pour le moment pas fait savoir s’il va rejoindre le mouvement lancé par SUD-Rail ou non. Lors des deux dernières grèves à l’initiative du CNA à Noël 2022 et en février 2024, plusieurs centaines de milliers de personnes avaient vu leurs trains annulés.Le dialogue social s’est tendu ces dernières semaines à la SNCF sous l’impulsion de SUD-Rail, qui a appelé jeudi les conducteurs à se mettre en grève le 7 mai.Le syndicat contestataire a aussi quitté la table des négociations organisées pour discuter des droits syndicaux à la SNCF dans le cadre de l’ouverture à la concurrence et de l’éclatement du groupe en de multiples filiales.En fin d’année dernière, il avait été, sans succès, à la pointe du combat contre la liquidation de Fret SNCF, transformé en deux filiales avec suppression de 500 emplois à la clef. Il avait alors prévenu qu’il souhaitait reprendre le combat lors de l’année 2025.

SNCF: SUD-Rail appelle les contrôleurs de TGV à faire grève le week-end des 9, 10 et 11 mai

Le syndicat SUD-Rail a appelé vendredi les contrôleurs de TGV à se mettre en grève les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 mai, en plein week-end de pont du 8-Mai, pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.SUD-Rail critique notamment les changements de planning constants à la dernière minute. Les contrôleurs avaient déjà mené deux grèves massivement suivies dans le passé, à Noël 2022 et pendant les vacances d’hiver 2024, provoquant de nombreuses annulations de trains en plein week-end de départ.Pour l’instant, seul SUD-Rail, troisième syndicat du groupe mais deuxième chez les contrôleurs, appelle à la grève. Il avait déposé fin mars un préavis allant du 17 avril au 2 juin, couvrant ainsi les vacances scolaires et les ponts du printemps.Le syndicat a donc mis sa menace à exécution, après “trois réunions stériles sans le moindre engagement de la direction”, a-t-il écrit dans un tract.Il réclame, outre des plannings mieux anticipés, une augmentation de 100 euros par mois de la prime de travail des contrôleurs.Cette catégorie s’est surtout mobilisée ces dernières années via un collectif informel créé sur un groupe Facebook et baptisé Collectif national ASCT (CNA). Ce collectif n’a pour le moment pas fait savoir s’il va rejoindre le mouvement lancé par SUD-Rail ou non. Lors des deux dernières grèves à l’initiative du CNA à Noël 2022 et en février 2024, plusieurs centaines de milliers de personnes avaient vu leurs trains annulés.Le dialogue social s’est tendu ces dernières semaines à la SNCF sous l’impulsion de SUD-Rail, qui a appelé jeudi les conducteurs à se mettre en grève le 7 mai.Le syndicat contestataire a aussi quitté la table des négociations organisées pour discuter des droits syndicaux à la SNCF dans le cadre de l’ouverture à la concurrence et de l’éclatement du groupe en de multiples filiales.En fin d’année dernière, il avait été, sans succès, à la pointe du combat contre la liquidation de Fret SNCF, transformé en deux filiales avec suppression de 500 emplois à la clef. Il avait alors prévenu qu’il souhaitait reprendre le combat lors de l’année 2025.

Trump goads China as global trade war escalates

President Donald Trump goaded China on Friday after the US’s chief economic rival retaliated against his tariffs, and he dismissed falling stock markets over the growing global trade war, touting it as a chance to “get rich.””China played it wrong, they panicked — the one thing they cannot afford to do!” Trump posted on Truth Social, writing the message in his trademark all-caps.For a second day, markets plunged, wiping vast sums off investment and retirement portfolios alike. US Federal Reserve Chairman Jerome Powell warned the tariffs were likely to spur “higher inflation and lower growth.”Wall Street saw prolonged selloffs, both the Dow Jones and S&P 500 losing close to four percent. Frankfurt and London sank more than four percent, while Tokyo’s Nikkei closed 2.8 percent down.Trump, who unveiled his barrage of import duties against dozens of countries Wednesday, was unrepentant, posting that “my policies will never change.””This is a great time to get rich,” he wrote.The 78-year-old Republican, who was spending a long weekend golfing at his course in Palm Beach, Florida, is banking on the theory that the might of the world’s biggest economy will force foreign companies to manufacture on US soil, rather than continue to import goods.However, China responded by announcing its own new 34 percent tariffs on US imports starting April 10.Beijing said it would sue the United States at the World Trade Organization and also restrict export of rare earth elements used in high-end medical and electronics technology.Other big US trading partners have held back as they digest the unfolding international standoff and fears of recession.EU trade chief Maros Sefcovic said the EU, which Trump hit with a 20 percent tariff, will act in “a calm, carefully phased, unified way” and allow time for talks.However, he also warned the bloc “won’t stand idly by, should we be unable to reach a fair deal.”- EU examines options -France and Germany have said the 27-nation EU could respond by imposing a tax on US tech companies.Economy Minister Eric Lombard urged French companies to show “patriotism” after President Emmanuel Macron argued it would send the wrong message if they pressed ahead with investments in the United States.Lombard said the EU’s retaliation would not necessarily involve tit-for-tat tariffs and could use other tools, pointing to data exchange and taxes instead.In Tokyo, Prime Minister Shigeru Ishiba called for a “calm-headed” approach after Trump slapped 24 percent tariffs on Japanese-made goods.Trump said he’d had a “very productive” call with Vietnam’s top leader after the southeast Asian manufacturing hub was hit with extraordinary 46 percent US duties.- Cars clash -Separate US tariffs of 25 percent on all foreign-made cars went into effect this week, and Canada swiftly responded with a similar levy on US imports.Stellantis — the owner of Jeep, Chrysler and Fiat — paused production at some Canadian and Mexican assembly plants.Japanese carmaker Nissan said on Friday it would revise plans to reduce production in the United States.The company also said it would stop selling two vehicle models on the US market that are made in Mexico.Sweden’s Volvo Cars, owned by China’s Geely, said it would increase its production of vehicles in the United States and probably produce an additional model there.- Economy fears -Powell’s comments Friday reflected growing concern that the trade war shockwaves will extend deep into the US economy.”It is now becoming clear that the tariff increases will be significantly larger than expected,” Powell said in a speech. “The same is likely to be true of the economic effects.”Minutes before Powell suggested the Fed will continue to hold off from cutting its benchmark lending rate, Trump pressured him to do so.”CUT INTEREST RATES, JEROME, AND STOP PLAYING POLITICS!” he posted — once again defying the longstanding custom in which the White House respects the central bank’s independence.In a more concrete sign of how tariffs are impacting trade, Nintendo announced it was delaying preorders of its hotly anticipated Switch 2 gaming console while it assesses “evolving” conditions.burs-sms/bgs