Présidentielle au Honduras: “survivre” à la pauvreté et la violence

Bertha est angoissée à l’idée que son petit-fils soit expulsé des Etats-Unis car elle survit grâce à l’argent qu’il lui envoie. Eliseo a laissé derrière lui son passé de tueur à gages et aide désormais à réhabiliter des membres de gangs dans une église.Leurs vies reflètent les deux fléaux qui frappent le Honduras: la violence …

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A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

A Marineland, orques et dauphins surnagent dans un parc en décomposition

Au bout des allées vides du Marineland d’Antibes, parc fantôme depuis janvier, deux orques et douze dauphins tournent en rond dans des bassins en fin de vie, dans l’attente d’un avenir.Les pingouins, les requins ou les otaries ont rejoint d’autre zoos, ne laissant que quelques feuilles mortes dans leurs bassins à sec, et une barrière indiquant “complet” bloque l’accès au vaste parking, pourtant désert, où convergeaient des centaines de milliers de visiteurs chaque année.Désormais, le souffle caverneux des deux orques —  Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) — résonne dans les gradins parsemés de déjections d’oiseaux.Construit en 2000, l’espace des orques, composé de cinq bassins connectés, n’a plus fait l’objet de rénovations d’ampleur depuis 2021 et le vote de la loi sur le bien-être animal qui a scellé le sort de Marineland en interdisant à terme la détention et les spectacles de cétacés.Les orques et dauphins, étant nés dans ce parc des Alpes-Maritimes, ne survivraient pas en liberté. Pascal Picot, directeur général du parc, réclame depuis des mois de pouvoir transférer les animaux en Espagne, où les spectacles de cétacés sont autorisés. A Marineland, l’infrastructure est “en fin de vie”. “Tout s’effrite. On a le fond qui se fissure. On a des morceaux de béton qui tombent, qui dégagent des fers apparents. Les animaux sont réellement en danger”, insiste-t-il.En mars 2024, Inouk, le frère de Wikie, était mort de l’ingestion d’un petit morceau de métal de quelques grammes.Des travaux réguliers de maintenance permettent de colmater, mais les bruits perturbent les orques et les traces de ciment compliquent la filtration de l’eau.- Dangereux selfies -Parallèlement, le parc fait face depuis la fin de l’été à une multiplication d’intrusions, le plus souvent de la part de jeunes en quête de selfies.”Ils mettent en danger la vie des animaux et leur propre vie”, prévient M. Picot, qui a renforcé le service de sécurité. “Les animaux sont puissants, ils peuvent vous entraîner au fond de l’eau”. Même sans être agressifs, juste pour jouer. D’autant qu’ils s’ennuient. Dans le bassin — moins fissuré — des dauphins, en l’absence de soigneurs, il suffit d’une sonnerie de portable pour que plusieurs sortent la tête de l’eau et suivent les visiteurs, en sautant pour éclabousser.Au total, quelque 35 personnes travaillent encore dans le parc vide, dont des soigneurs qui se relaient encore sept jours sur sept pour nourrir les cétacés et les stimuler cognitivement et socialement plusieurs heures par jour. Le temps presse aussi pour eux. Ils seront licenciés au départ des cétacés et ont besoin de se projeter, que ce soit pour suivre les animaux ou entamer une reconversion.Et pour le parc désormais sans revenus, entre les salaires, l’électricité, les 800 kg de poisson quotidien, les assurances ou encore le renforcement de la sécurité, la facture va s’élever cette année à “plusieurs millions d’euros”, assure M. Picot.Au printemps, l’ONG Sea Shepherd a proposé cinq millions d’euros pour rénover les bassins et prendre les orques en charge le temps qu’un sanctuaire de semi-liberté soit prêt à les accueillir. Mais le parc à décliné, faisant valoir que les projets de sanctuaires patinent depuis 10 ans.L’Espagne a refusé le transfert des orques vers un parc de Tenerife, évoquant en particulier des bassins trop petits. Mais le transfert de huit des 12 dauphins à Malaga a été validé, et le feu vert de Paris n’arrive pas.Le gouvernement met en avant un projet de structure au ZooPark de Beauval, qui ne sera cependant pas prêt avant 2027 et suscite l’opposition de nombreuses associations de défense des animaux, qui considèrent un “delphinarium de luxe” à Beauval ou un transfert en Espagne comme une violation de l’esprit de la loi sur le bien-être animal.Marketa Schusterova, cofondatrice de l’ONG TideBreakers, dont les drones inspectent régulièrement Marineland et d’autres parcs fermés avec des cétacés en attente au Canada, aux Etats-Unis ou en Argentine, se veut plus pragmatique: “L’Espagne n’est pas la solution idéale mais elle maintiendrait les orques en vie. Ces bassins (à Marineland, ndlr) vont les tuer.”

A Marineland, orques et dauphins surnagent dans un parc en décomposition

Au bout des allées vides du Marineland d’Antibes, parc fantôme depuis janvier, deux orques et douze dauphins tournent en rond dans des bassins en fin de vie, dans l’attente d’un avenir.Les pingouins, les requins ou les otaries ont rejoint d’autre zoos, ne laissant que quelques feuilles mortes dans leurs bassins à sec, et une barrière indiquant “complet” bloque l’accès au vaste parking, pourtant désert, où convergeaient des centaines de milliers de visiteurs chaque année.Désormais, le souffle caverneux des deux orques —  Wikie (24 ans) et son fils Keijo (12 ans) — résonne dans les gradins parsemés de déjections d’oiseaux.Construit en 2000, l’espace des orques, composé de cinq bassins connectés, n’a plus fait l’objet de rénovations d’ampleur depuis 2021 et le vote de la loi sur le bien-être animal qui a scellé le sort de Marineland en interdisant à terme la détention et les spectacles de cétacés.Les orques et dauphins, étant nés dans ce parc des Alpes-Maritimes, ne survivraient pas en liberté. Pascal Picot, directeur général du parc, réclame depuis des mois de pouvoir transférer les animaux en Espagne, où les spectacles de cétacés sont autorisés. A Marineland, l’infrastructure est “en fin de vie”. “Tout s’effrite. On a le fond qui se fissure. On a des morceaux de béton qui tombent, qui dégagent des fers apparents. Les animaux sont réellement en danger”, insiste-t-il.En mars 2024, Inouk, le frère de Wikie, était mort de l’ingestion d’un petit morceau de métal de quelques grammes.Des travaux réguliers de maintenance permettent de colmater, mais les bruits perturbent les orques et les traces de ciment compliquent la filtration de l’eau.- Dangereux selfies -Parallèlement, le parc fait face depuis la fin de l’été à une multiplication d’intrusions, le plus souvent de la part de jeunes en quête de selfies.”Ils mettent en danger la vie des animaux et leur propre vie”, prévient M. Picot, qui a renforcé le service de sécurité. “Les animaux sont puissants, ils peuvent vous entraîner au fond de l’eau”. Même sans être agressifs, juste pour jouer. D’autant qu’ils s’ennuient. Dans le bassin — moins fissuré — des dauphins, en l’absence de soigneurs, il suffit d’une sonnerie de portable pour que plusieurs sortent la tête de l’eau et suivent les visiteurs, en sautant pour éclabousser.Au total, quelque 35 personnes travaillent encore dans le parc vide, dont des soigneurs qui se relaient encore sept jours sur sept pour nourrir les cétacés et les stimuler cognitivement et socialement plusieurs heures par jour. Le temps presse aussi pour eux. Ils seront licenciés au départ des cétacés et ont besoin de se projeter, que ce soit pour suivre les animaux ou entamer une reconversion.Et pour le parc désormais sans revenus, entre les salaires, l’électricité, les 800 kg de poisson quotidien, les assurances ou encore le renforcement de la sécurité, la facture va s’élever cette année à “plusieurs millions d’euros”, assure M. Picot.Au printemps, l’ONG Sea Shepherd a proposé cinq millions d’euros pour rénover les bassins et prendre les orques en charge le temps qu’un sanctuaire de semi-liberté soit prêt à les accueillir. Mais le parc à décliné, faisant valoir que les projets de sanctuaires patinent depuis 10 ans.L’Espagne a refusé le transfert des orques vers un parc de Tenerife, évoquant en particulier des bassins trop petits. Mais le transfert de huit des 12 dauphins à Malaga a été validé, et le feu vert de Paris n’arrive pas.Le gouvernement met en avant un projet de structure au ZooPark de Beauval, qui ne sera cependant pas prêt avant 2027 et suscite l’opposition de nombreuses associations de défense des animaux, qui considèrent un “delphinarium de luxe” à Beauval ou un transfert en Espagne comme une violation de l’esprit de la loi sur le bien-être animal.Marketa Schusterova, cofondatrice de l’ONG TideBreakers, dont les drones inspectent régulièrement Marineland et d’autres parcs fermés avec des cétacés en attente au Canada, aux Etats-Unis ou en Argentine, se veut plus pragmatique: “L’Espagne n’est pas la solution idéale mais elle maintiendrait les orques en vie. Ces bassins (à Marineland, ndlr) vont les tuer.”

Zuma’s daughter quits S.African parliament amid war recruitment claimsFri, 28 Nov 2025 11:09:57 GMT

A daughter of South Africa’s ex-president Jacob Zuma has resigned from parliament after claims she was involved in recruiting men to join Russian mercenaries in the Ukraine war, her party said Friday. Police last week said they were investigating allegations that Duduzile Zuma-Sambudla, an MP in her father’s Umkhonto we Sizwe (MK) party, had lured 17 …

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Le gouvernement publie enfin sa Stratégie pour l’alimentation et le climat

Agir sur la restauration collective, réduire le gaspillage alimentaire… mais pas de “réduction” de consommation de viande: le gouvernement a publié vendredi, avec plus de deux ans de retard et de nombreuses controverses, sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc).Ce document, censé définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, est issu de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021.Elaborée par les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement, cette Stratégie devait être présentée avant juillet 2023.Les négociations ces derniers mois ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande, largement responsable de l’empreinte alimentaire des Français. Le texte final parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet soumis à consultation, et ne donne pas d’objectifs chiffrés, réclamés par des ONG. “Les objectifs nutritionnels et climatiques convergent vers une augmentation de la consommation de produits végétaux et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées”, note la Stratégie, qui prévoit aussi un suivi annuel de la consommation de viande pour vérifier les “objectifs en matière de réduction des importations”, sans mention de la consommation.Deuxième point de crispation, le gouvernement veut “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, tout par incitation, quand les ONG demandaient l’interdiction de ces publicités.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, une petite nouveauté quand précédemment aucune possibilité de mesure contraignante n’était évoquée.Parmi les autres “actions phares”, qui seront mises en oeuvre dès cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, EHPAD, établissements pénitentiaires, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles”.La restauration collective sera “accompagnée” notamment vers l’objectif de 50% de produits durables et de qualité, avec un accompagnement financier pour les cantines rurales.Contre le gaspillage alimentaire, le texte évoque “la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents opérateurs concernés. La loi fixe un objectif -50% de gaspillage d’ici 2025 pour la restauration collective et la distribution, et d’ici 2030 pour les autres secteurs par rapport à 2015.

Le gouvernement publie enfin sa Stratégie pour l’alimentation et le climat

Agir sur la restauration collective, réduire le gaspillage alimentaire… mais pas de “réduction” de consommation de viande: le gouvernement a publié vendredi, avec plus de deux ans de retard et de nombreuses controverses, sa Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (Snanc).Ce document, censé définir l’action du gouvernement d’ici 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre, est issu de la Convention citoyenne sur le climat et de la loi Climat et résilience qui a suivi en 2021.Elaborée par les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement, cette Stratégie devait être présentée avant juillet 2023.Les négociations ces derniers mois ont été particulièrement âpres sur la formulation concernant la consommation de viande, largement responsable de l’empreinte alimentaire des Français. Le texte final parle de “limitation”, un terme souvent employé au ministère de l’Agriculture, et non plus de “réduction”, terme qui figurait dans le projet soumis à consultation, et ne donne pas d’objectifs chiffrés, réclamés par des ONG. “Les objectifs nutritionnels et climatiques convergent vers une augmentation de la consommation de produits végétaux et une limitation de la consommation de viandes et de charcuterie, en particulier importées”, note la Stratégie, qui prévoit aussi un suivi annuel de la consommation de viande pour vérifier les “objectifs en matière de réduction des importations”, sans mention de la consommation.Deuxième point de crispation, le gouvernement veut “réduire efficacement l’exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés”, tout par incitation, quand les ONG demandaient l’interdiction de ces publicités.”En cas d’insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d’encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée”, indique la Stratégie, une petite nouveauté quand précédemment aucune possibilité de mesure contraignante n’était évoquée.Parmi les autres “actions phares”, qui seront mises en oeuvre dès cette année, la Stratégie veut “encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance, EHPAD, établissements pénitentiaires, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles”.La restauration collective sera “accompagnée” notamment vers l’objectif de 50% de produits durables et de qualité, avec un accompagnement financier pour les cantines rurales.Contre le gaspillage alimentaire, le texte évoque “la mise en place de contrôles coordonnés chez les différents opérateurs concernés. La loi fixe un objectif -50% de gaspillage d’ici 2025 pour la restauration collective et la distribution, et d’ici 2030 pour les autres secteurs par rapport à 2015.