Avant une super année électorale, Merz promet la guerre à l’extrême droite

Le chancelier allemand Friedrich Merz a mis lundi son parti conservateur en ordre de bataille, désignant l’extrême droite, en plein essor, comme son “principal adversaire” à l’aube d’une année électorale chargée, fermant la porte à toute alliance.Fondée en 2013, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), arrivée deuxième aux législatives de février dernier, distance désormais dans plusieurs sondages la CDU de M. Merz. Dès lors, l’inquiétude grandit en Allemagne face à ce parti anti-UE, anti-immigration et pro-russe que beaucoup considèrent comme une menace pour l’ordre démocratique établi. D’autant que des élections régionales doivent se tenir dans cinq Länder (sur 16 en Allemagne) en 2026.Impensable il y a quelques années encore dans un pays hanté par les horreurs nazies, la progression de cette formation est particulièrement forte à l’est, l’ex-RDA, mais même à l’ouest, elle attire de plus en plus d’électeurs.  “L’AfD veut ouvertement détruire la CDU, elle veut un autre pays”, a accusé M. Merz lors d’une conférence de presse à Berlin après une réunion de deux jours de son parti.- “Fidèle à Moscou” -“Ce sont des questions fondamentales et des convictions politiques fondamentales qui nous séparent de l’AfD”, a-t-il ajouté, accusant ce parti de remettre en cause “les décisions fondamentales” de l’Allemagne démocratique née en 1949, après la Seconde Guerre mondiale. Décrivant l’AfD comme “autoritaire et fidèle à Moscou”, le président de la bavaroise CSU, parti frère de la CDU, Markus Söder, a abondé dans le sens du chancelier allemand: “l’AfD veut notre place”.M. Merz a clairement rejeté les appels émis la semaine dernière par certains au sein de sa formation et de la CSU, qui s’étaient dits favorables à une coopération avec l’extrême droite. Ces derniers estimaient que la stratégie du cordon sanitaire, décidée en congrès en 2018, n’avait pas réussi à stopper la progression de l’AfD.”Nous allons nous en démarquer très clairement et sans ambiguïté”, a insisté M. Merz, jugeant que les propositions de coopération de l’Alternative pour l’Allemagne n’étaient pas une “main tendue” mais “une main qui veut nous détruire”.S’il a sonné la charge, c’est que cinq scrutins régionaux sont prévus l’an prochain, dont deux à l’est, en Saxe-Anhalt et dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale, où l’AfD est attendue largement en tête, selon les sondages actuels.A l’ouest, l’AfD peut espérer une deuxième ou troisième place dans le Bade-Wurtemberg, en Rhénanie Palatinat et à Berlin, derrière la CDU mais au coude-à-coude avec les sociaux-démocrates ou les Verts.La présidente du parti, Alice Weidel, a fustigé l’offensive de M. Merz, ainsi que son attachement à son épineuse et conflictuelle alliance avec les sociaux-démocrates, partenaires de la coalition au pouvoir.- “Paysage urbain” -“Il nuit non seulement à l’avenir de la CDU, mais ruine aussi imprudemment les fondements de notre économie”, a-t-elle asséné dans un communiqué.”Merz et ses fonctionnaires luttent contre l’AfD, nous luttons pour l’Allemagne”, a-t-elle lancé sur X.Malgré son rejet de l’extrême droite, le chancelier a adopté des positions très tranchées sur l’immigration, un des sujets sur lesquels l’AfD a bâti sa popularité.M. Merz en avait fait un thème fétiche lors de la campagne électorale des législatives en février dernier, après une série d’attaques commises par des étrangers.Peu de temps avant le scrutin, il avait même accepté les votes de l’AfD pour faire passer au parlement une motion attaquant la politique migratoire du gouvernement précédent, ce que beaucoup avaient alors considéré comme une violation du cordon sanitaire.Depuis son arrivée au pouvoir avec les sociaux-démocrates au printemps, Merz a opéré un tour de vis migratoire, avec des contrôles frontaliers plus stricts et des règles plus sévères pour accéder à la nationalité allemande. Ces derniers jours, il a été critiqué à sa gauche pour avoir déclaré que l’immigration “était un problème dans le paysage urbain allemand”, laissant à chacun le soin d’interpréter ce qu’il voulait dire exactement.Interrogé lundi sur le sujet, il a défendu ses propos, affirmant n’avoir “rien à retirer” et pointant un problème “à la tombée de la nuit” que “les enfants et les filles” peuvent “confirmer”. 

L’interdiction des achats de gaz russe dans l’UE franchit une étape clé

L’Union européenne a franchi lundi une étape importante dans ses efforts pour assécher l’économie de guerre de la Russie, la majorité des Etats membres ayant approuvé le principe d’une interdiction, d’ici fin 2027, des importations de gaz naturel russe.Cette mesure phare, proposée par la Commission européenne au printemps, était au menu d’un conseil des ministres européens de l’Energie à Luxembourg, où elle a recueilli un large consensus.La Slovaquie et la Hongrie, pays enclavés et très dépendants des hydrocarbures russes, étaient opposés à cette interdiction mais ont été mis en minorité.En cessant ses achats de gaz naturel russe, qui devraient encore représenter 15 milliards d’euros cette année, l’UE veut assécher une source de financement majeure de la guerre menée par Moscou en Ukraine.Cette mesure, qui doit maintenant être négociée avec le Parlement européen, avait été proposée au printemps par la Commission européenne.Le Danemark, qui exerce la présidence tournante de l’UE jusqu’à la fin de l’année, espère parvenir à une adoption définitive avant le Nouvel An.”Cette décision va façonner l’avenir de notre continent. Nous allons cesser de financer la machine de guerre russe et diversifier notre approvisionnement en énergie”, s’est félicité le ministre danois de l’Energie Lars Aagaard, qui présidait la réunion.”Nous envoyons un message très clair aujourd’hui: nous ne permettrons plus à la Russie d’utiliser l’énergie comme une arme”, a déclaré à la presse le Commissaire européen à l’Energie Dan Jorgensen.”Pour nous, l’approvisionnement en énergie n’a rien à voir avec la politique” et n’a “rien à voir avec la Russie”, a plaidé au contraire le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, affirmant que cette mesure allait “tuer” la sécurité d’approvisionnement énergétique de la Hongrie.- Accélérer le mouvement -L’UE essaye de se sevrer des hydrocarbures russes depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022.Mais si elle a cessé presque totalement ses importations de pétrole russe, elle conserve une forte dépendance envers Moscou pour son approvisionnement en gaz naturel: la Russie représentait encore 19% des importations totales de gaz de l’Union européenne en 2024, contre 45% en 2021.Afin d’accélérer le mouvement, la Commission européenne a donc proposé au printemps aux Etats membres un arrêt total des importations de gaz russe fin 2027.Et elle ne compte pas s’arrêter là. En septembre, elle a proposé d’avancer cette date-butoir à fin 2026, c’est à dire dans un peu plus d’un an, en ce qui concerne les importations de gaz naturel liquéfié (GNL).Cette mesure supplémentaire, proposée dans le cadre d’un 19e “paquet” de nouvelles sanctions contre la Russie, qui est toujours en discussions, n’était cependant pas au menu de la réunion ministérielle de lundi.De son côté, le Parlement européen voudrait aller encore plus loin: ses commissions de l’Industrie et du Commerce ont approuvé jeudi un texte visant à interdire toutes les importations de gaz russe, que ce soit par gazoduc ou sous forme de GNL, et ce dès le 1er janvier 2026, hormis quelques exceptions limitées.Le président américain a lui aussi réclamé l’arrêt des achats d’énergies fossiles russes par les pays européens, dénonçant leur côté absurde, car ils reviennent à contribuer à financer la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine.”L’Europe doit passer à la vitesse supérieure. Elle ne peut pas continuer à agir comme elle le fait actuellement. Elle achète du pétrole et du gaz à la Russie alors qu’elle est en conflit avec ce pays. C’est embarrassant pour elle”, avait lancé M. Trump, lors de l’Assemblée annuelle des Nations unies à New York.

L’interdiction des achats de gaz russe dans l’UE franchit une étape clé

L’Union européenne a franchi lundi une étape importante dans ses efforts pour assécher l’économie de guerre de la Russie, la majorité des Etats membres ayant approuvé le principe d’une interdiction, d’ici fin 2027, des importations de gaz naturel russe.Cette mesure phare, proposée par la Commission européenne au printemps, était au menu d’un conseil des ministres européens de l’Energie à Luxembourg, où elle a recueilli un large consensus.La Slovaquie et la Hongrie, pays enclavés et très dépendants des hydrocarbures russes, étaient opposés à cette interdiction mais ont été mis en minorité.En cessant ses achats de gaz naturel russe, qui devraient encore représenter 15 milliards d’euros cette année, l’UE veut assécher une source de financement majeure de la guerre menée par Moscou en Ukraine.Cette mesure, qui doit maintenant être négociée avec le Parlement européen, avait été proposée au printemps par la Commission européenne.Le Danemark, qui exerce la présidence tournante de l’UE jusqu’à la fin de l’année, espère parvenir à une adoption définitive avant le Nouvel An.”Cette décision va façonner l’avenir de notre continent. Nous allons cesser de financer la machine de guerre russe et diversifier notre approvisionnement en énergie”, s’est félicité le ministre danois de l’Energie Lars Aagaard, qui présidait la réunion.”Nous envoyons un message très clair aujourd’hui: nous ne permettrons plus à la Russie d’utiliser l’énergie comme une arme”, a déclaré à la presse le Commissaire européen à l’Energie Dan Jorgensen.”Pour nous, l’approvisionnement en énergie n’a rien à voir avec la politique” et n’a “rien à voir avec la Russie”, a plaidé au contraire le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, affirmant que cette mesure allait “tuer” la sécurité d’approvisionnement énergétique de la Hongrie.- Accélérer le mouvement -L’UE essaye de se sevrer des hydrocarbures russes depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie début 2022.Mais si elle a cessé presque totalement ses importations de pétrole russe, elle conserve une forte dépendance envers Moscou pour son approvisionnement en gaz naturel: la Russie représentait encore 19% des importations totales de gaz de l’Union européenne en 2024, contre 45% en 2021.Afin d’accélérer le mouvement, la Commission européenne a donc proposé au printemps aux Etats membres un arrêt total des importations de gaz russe fin 2027.Et elle ne compte pas s’arrêter là. En septembre, elle a proposé d’avancer cette date-butoir à fin 2026, c’est à dire dans un peu plus d’un an, en ce qui concerne les importations de gaz naturel liquéfié (GNL).Cette mesure supplémentaire, proposée dans le cadre d’un 19e “paquet” de nouvelles sanctions contre la Russie, qui est toujours en discussions, n’était cependant pas au menu de la réunion ministérielle de lundi.De son côté, le Parlement européen voudrait aller encore plus loin: ses commissions de l’Industrie et du Commerce ont approuvé jeudi un texte visant à interdire toutes les importations de gaz russe, que ce soit par gazoduc ou sous forme de GNL, et ce dès le 1er janvier 2026, hormis quelques exceptions limitées.Le président américain a lui aussi réclamé l’arrêt des achats d’énergies fossiles russes par les pays européens, dénonçant leur côté absurde, car ils reviennent à contribuer à financer la guerre menée par Vladimir Poutine en Ukraine.”L’Europe doit passer à la vitesse supérieure. Elle ne peut pas continuer à agir comme elle le fait actuellement. Elle achète du pétrole et du gaz à la Russie alors qu’elle est en conflit avec ce pays. C’est embarrassant pour elle”, avait lancé M. Trump, lors de l’Assemblée annuelle des Nations unies à New York.

Wall Street ouvre en hausse, les résultats d’entreprises dans le viseur

La Bourse de New York évoluait en hausse lundi, à l’aube d’une semaine particulièrement riche en résultats d’entreprises, sur fond d’espoirs de désescalade commerciale entre Washington et Pékin.Vers 14H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,42%, l’indice Nasdaq gagnait 0,96% et l’indice élargi S&P 500 progressait de 0,68%.”Les investisseurs sont optimistes sur le fait que la prochaine vague de résultats d’entreprises sera meilleure que prévu, principalement grâce aux fortes capitalisations technologiques”, explique auprès de l’AFP Adam Sarhan, de 50 Park Investments.”Cette importante série de rapports financiers publiée dans la semaine couvrira près d’un cinquième des entreprises du S&P 500″, détaillent les analystes de Briefing.com.Parmi les plus attendues: Netflix et Coca-Cola (mardi), puis le spécialiste des véhicules électriques Tesla (mercredi) et l’entreprise de semi-conducteurs et processeurs Intel (jeudi).La semaine passée, la place américaine a salué les résultats du secteur financier malgré quelques inquiétudes autour de l’état de santé des banques régionales américaines.”Pour le moment, on ne dirait pas que cela va se propager à grande échelle”, estime toutefois M. Sarhan.Sur le plan commercial, “la situation entre les Etats-Unis et la Chine reste une question difficile à résoudre”, note l’analyste.Le président américain Donald Trump a brandi en octobre la menace de droits de douane supplémentaires de 100% pour la Chine en réponse à ses réductions d’exportations de ses terres rares, avant de finalement déclarer vendredi que ces droits de douane n’étaient “pas viables”.Pékin et Washington se sont aussi accordés samedi pour préparer de nouvelles négociations, ce qui fait espérer qu’il n’y aura pas davantage d’escalade des tensions.”Pour les investisseurs, des progrès sont en train d’être réalisés” entre les deux puissances, avance Adam Sarhan.Côté indicateurs, le marché attend la publication vendredi de l’indice des prix à la consommation (CPI) pour septembre, initialement repoussée en raison de la paralysie budgétaire (“shutdown”) en cours aux Etats-Unis.”L’inflation reste une source de préoccupation, en particulier pour la banque centrale américaine” (Fed), continue M. Sarhan.La Réserve fédérale a abaissé ses taux pour la première fois de l’année en septembre, d’un quart de point en raison de la fragilité de l’emploi américain.Pour le moment, selon l’outil de veille CME FedWatch, les investisseurs s’attendent à ce que les taux continuent d’être abaissés, en deux temps, d’ici la fin de l’année.Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’Etat américain se détendait à 3,99% contre 4,01% vendredi en clôture.Au tableau des valeurs, Amazon gardait la tête hors de l’eau (+0,57% à 214,25 dollars) après une panne lundi de sa plateforme cloud, Amazon Web Services (AWS).Plusieurs sites, jeux en ligne et applications populaires comme Snapchat, Airbnb, Reddit ou Fortnite ont été inaccessibles plusieurs heures.L’aciériste Cleveland-Cliffs s’envolait (+15,24% à 15,35 dollars) après avoir annoncé qu’il allait étudier la possibilité d’extraire et de produire des terres rares aux Etats-Unis, alors que la Chine a annoncé début octobre de nouveaux contrôles sur les technologies liées à ces matériaux essentiels .La plateforme d’échange de cryptomonnaies Robinhood (+4,95% à 136,34 dollars) profitait d’une réévaluation à la hausse de son titre par la banque d’investissement Citizen JMP.

Stock markets rise as China-US trade fears ease

Stock markets climbed Monday after conciliatory comments from US President Donald Trump at the weekend eased worries about China-US trade tensions.Tokyo stocks surged more than three percent to a record after Japan’s ruling party said it was set to sign a new coalition deal.The deal, signed on Monday, paves the way for Sanae Takaichi to become prime minister and raises hopes for an end to the country’s political turmoil.Most stock markets started the week on the front foot as traders “responded to an apparent softening in rhetoric concerning the reigniting of the trade war between the US and China”, said David Morrison, senior market analyst at Trade Nation. Wall Street’s main indices opened higher, with the Nasdaq Composite rising 0.7 percent.A global outage hit Amazon’s cloud services for several hours on Monday, affecting online services for the US tech giant and numerous other companies and organisations.Amazon’s share price, which had been down in pre-market trading, recovered to gain 0.5 percent at the opening bell.In Europe, Frankfurt’s stock market rose more than one percent in afternoon trading. Even Paris pushed higher from early losses that were fuelled by BNP Paribas, whose share price tumbled more than seven percent after a US court late last week found it liable for atrocities committed in Sudan.Shares in BNP’s French rivals Credit Agricole and Societe Generale both recovered to stand 0.3 percent lower.    French bonds declined after S&P Global cut the country’s credit rating, citing risks that the government would fail to significantly reduce its deficit next year.The Paris stock exchange got a lift from Gucci-owner Kering, which rose 4.5 percent after it announced the $4.6-billion sale of its beauty products division to L’Oreal.Hong Kong advanced more than two percent and Shanghai was also well up at close as data showed China’s economy grew in line with expectations in the third quarter, though at its slowest pace in a year.The data was released just hours before the start of a closely watched four-day meeting in Beijing with top Communist Party officials focused on long-term economic planning.Sentiment was boosted as Washington and Beijing agreed on Saturday to hold another round of trade negotiations in the coming week to avoid another damaging tit-for-tat tariff battle. Trump, who recently threatened 100-percent tariffs in response to Chinese rare-earth export controls, told Fox Business last week that the higher tariffs were “not sustainable”.”Catalysed by Trump’s remark… markets appear priced for a positive or at least less-bad outcome,” said Chris Weston, head of research at Pepperstone.”The market’s base case now seems to be that China will offer concessions on its rare-earth export controls, paving the way for the US to extend the current 30 percent ‘tariff truce’ by another 90 days beyond its 10 November deadline.”Traders also took heart from a bounceback for US regional bank stocks Friday, which had been pummelled Thursday following disclosures from two mid-sized players of expected losses tied to problem loans.- Key figures at around 1330 GMT -New York – Dow: UP 0.4 percent at 46,392.91 pointsNew York – S&P 500: UP 0.5 percent at 6,700.15New York – Nasdaq Composite: UP 0.7 percent at 22,844.82London – FTSE 100: UP 0.4 percent at 9,394.65  Paris – CAC 40: UP 0.2 percent at 8,189.11Frankfurt – DAX: UP 1.6 percent at 24,214.44Tokyo – Nikkei 225: UP 3.4 percent at 49,185.50 (close)Hong Kong – Hang Seng Index: UP 2.4 percent at 25,858.83 (close)Shanghai – Composite: UP 0.6 percent at 3,863.89 (close)Euro/dollar: DOWN at $1.1652 from $1.1670 on FridayPound/dollar: DOWN at $1.3421 from $1.3433Dollar/yen: UP at 150.67 yen from 150.50 yenEuro/pound: DOWN at 86.85 percent from 86.88 penceWest Texas Intermediate: DOWN 1.5 percent at $56.27 per barrelBrent North Sea Crude: DOWN 1.5 percent at $60.37 per barrelburs-rl/jxb

Après le casse spectaculaire au Louvre, la sécurité des musées en question

Le vol de joyaux d’une valeur inestimable au musée du Louvre dimanche, précédé d’une série de cambriolages à Paris et ailleurs en France, interroge la sécurité des musées, défaillante, selon plusieurs sources interrogées par l’AFP.Un pré-rapport de la Cour des comptes pointe ainsi le “retard persistant” pris par le musée le plus visité au monde (neuf millions de visiteurs en 2024) dans le déploiement d’équipements destinés à assurer la protection de ses oeuvres.En janvier, la présidente du Louvre, Laurence Des Cars, avait alerté la ministre de la Culture, Rachida Dati, pointant un “niveau d’obsolescence inquiétant”, une “multiplication d’avaries” et la nécessité de grands travaux.”On sait très bien qu’il y a une grande vulnérabilité dans les musées français”, a reconnu le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, interrogé sur de possibles failles dans le dispositif de surveillance, après le ce casse spectaculaire.Dimanche, peu après l’ouverture, des cambrioleurs se sont introduits dans la galerie d’Apollon du musée, qui abrite notamment les joyaux de la Couronne de France, brisant les fenêtres de la salle à l’aide d’une disqueuse après s’être hissés depuis l’extérieur sur une nacelle. Ils ont fracturé les vitrines et ont dérobé un ensemble de parures en pierres précieuses et diamants, le tout en quelques minutes à peine.- Système inopérant -Un mois plus tôt, des voleurs s’étaient introduits durant la nuit au Muséum d’histoire naturelle à Paris en forçant une porte de secours à l’aide d’une disqueuse puis une vitrine blindée avec un chalumeau pour emporter 6 kg de pépites d’or. Le système d’alarme et de vidéosurveillance du Muséum était “inopérant” depuis une cyberattaque survenue le le 25 juillet, a appris l’AFP de source policière, ce que le musée n’a ni confirmé, ni démenti.Début septembre, deux plateaux chinois et un vase classés “trésors nationaux” ont été dérobés en pleine nuit au musée national Adrien Dubouché de Limoges, qui possède une riche collection de porcelaine, un préjudice de plusieurs millions d’euros, opéré probablement à la demande d’un commanditaire, selon les autorités.Selon l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), si “la sécurité est inégale d’un musée à l’autre”, ils “sont de plus en plus ciblés au titre des valeurs et oeuvres très importantes qu’ils détiennent”.La Cour des comptes explique que des équipements ont été installés au cours des dernières années au Louvre dans les espaces d’expositions temporaires qui accueillent nombre de prêts venus de l’étranger, au détriment des salles qui abritent les collections permanentes.-Manque d’équipements et d’agents-Ainsi, “60% des salles de l’aile Sully et 75% pour l’aile Richelieu ne sont pas protégées” par vidéosurveillance, précise-t-elle.”Le 26 mai 2024 à 13H49 j’ai pu m’approcher d’un fragment de retable peint par Raphaël, une tête d’ange, jusqu’à le toucher, ce que je n’ai pas fait, sans qu’aucune alarme ne se déclenche ni qu’aucun agent ni conservateur ne m’interpelle”, raconte à l’AFP une spécialiste française de la Renaissance italienne sous couvert d’anonymat.Elle déplore “une protection des oeuvres défaillante contrairement à nombre de musées italiens”.Quand les équipements de vidéosurveillance existent, “ils sont en partie obsolètes”, déplore Christian Galani de la CGT Culture, en poste au musée.Selon ce représentant syndical, le Louvre “manque aussi d’agents de surveillance, avec 200 emplois supprimés en 15 ans alors que la fréquentation a été multipliée par 1,5. Vous pouvez traverser plusieurs espaces sans en croiser un seul et plusieurs salles sont systématiquement fermées faute d’agents disponibles”, ajoute-t-il.En cause, “des budgets insuffisants et peu transparents”, affirme-t-il. Selon lui, “environ 17 millions d’euros ont été programmés en 2025 pour la prévention des risques, l’électricité, les ascenseurs et la climatisation dont deux millions pour la sûreté”.De grands travaux de rénovation ont été promis fin juin pour le Louvre par le président de la République Emmanuel Macron. Ils ont été évalués entre 700 et 800 millions d’euros sur une dizaine d’années, dont seulement une part minoritaire sera financée par l’Etat.Le musée compte notamment sur un billet d’entrée plus cher, fixé à environ 35 euros pour les visiteurs hors UE à partir de 2026, pour garantir un apport supplémentaire de recettes.

L’oenotourisme en effervescence en Champagne, surfant sur l’effet Unesco

“On a l’impression de se promener dans une peinture”, s’extasie Tyler Ryan, un touriste américain visitant le Pavillon Ruinart à Reims, l’une des vitrines du boom de l’oenotourisme en Champagne, dix ans après son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.La plus ancienne maison de champagne, propriété du géant du luxe LVMH, a métamorphosé depuis un an son accueil du public avec ce pavillon aux airs de pagode signé Sou Fujimoto, l’une des stars de l’architecture japonaise contemporaine, à côté de ses crayères, ces profondes caves naturelles en craie qui se visitent.Employé de la franchise de basket NBA des Bucks de Milwaukee, Tyler Ryan et sa femme Taylor, infirmière, expliquent à l’AFP être venus en France fêter le premier anniversaire de leur voyage de noces. En deux étapes: la Champagne, puis Paris.Taxes Trump ou pas, “nous buvions déjà du champagne pour les grandes occasions et nous allons continuer à en boire”, sourit le couple.L’oenotourisme “est reparti comme jamais, avec un public qui n’est plus le même”, ce sont “des gens qui voyagent d’abord pour le vin”, estime Olivier Livoir, “responsable de l’hospitalité” chez Ruinart.Un relais de croissance bienvenu pour la filière champagne, touchée depuis cette année par les droits de douane des Etats-Unis sur les produits européens.- Musées, bars et hôtels chics -Dix ans après l’inscription de ses coteaux, maisons et caves au patrimoine mondial, l’oenotourisme “est en train d’exploser” en Champagne, constate aussi Séverine Couvreur, présidente de la Mission Unesco.Un nombre impressionnant de projets a vu le jour ces dernières années: rénovation du musée du vin de Champagne à Epernay, reconversion des anciens pressoirs de Pommery en un musée interactif à Aÿ-Champagne, hôtels de luxe et restaurants assemblant gastronomie et dégustation de vins: Taittinger a ainsi ouvert sa propre table en juin à Reims.Parmi d’autres initiatives en cours, la maison Dom Pérignon (LVMH là encore) doit démarrer en décembre la restauration de l’ancienne abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers, berceau du champagne, pour une réouverture prévue en 2028 sous le signe de l’oenotourisme.Dans un ancien hôtel particulier au coeur de Reims, la jeune maison Thiénot a inauguré en septembre “Le 3″, un lieu proposant sur 5.000m2 un circuit oenotouristique immersif, bientôt flanqué d’un hôtel cinq étoiles et d’un bar à champagne.”C’est le boom oenotouristique de la Champagne qui a fait germer cette idée”, explique à l’AFP Olivier Lamaison, le directeur général du “3”. Il y a “un fort enjeu commercial” dans ce projet, reconnaît Stanislas Thiénot, co-dirigeant de cette maison indépendante et désireuse de cibler davantage le grand public.- “Eviter le surtourisme” -Le nombre de nuitées à Reims a bondi de plus de 60% entre 2016 et 2023, atteignant 1,8 million. Et les emplois touristiques locaux ont augmenté de plus de 30% sur la même période pour atteindre 8.240 postes, selon une récente enquête de l’Agence d’urbanisme, de développement et de prospective de la région de Reims.”Cette hausse des emplois est homogène sur tout le territoire” et “surtout sensible dans les zones périphériques” souligne Mme Couvreur.Car l’inscription Unesco va au-delà de “zones coeur” comme Reims et Epernay, engageant également 320 villes et villages de l’AOC Champagne dans la Marne, l’Aube et l’Aisne.Ainsi “on arrive aussi à éviter le surtourisme” car “il n’y a pas qu’un seul lieu qui se visite, mais une multitude d’expériences”, vante encore Mme Couvreur.La Mission Unesco veut dorénavant anticiper “des flux qui favorisent la mobilité, pour que les habitants n’en souffrent pas”, ajoute-t-elle.Dès 2023, Hautvillers et Aÿ-Champagne ont pris des arrêtés plafonnant le nombre de locations touristiques autorisées dans leurs communes. Epernay vient de les imiter, alors que le nombre de ces meublés recensés dans la ville – plus de 420 – a décuplé depuis 2019, selon la mairie.A Aÿ-Champagne, des investisseurs locaux, mais aussi étrangers, “achetaient des biens assez conséquents” et à un prix élevé pour les “rediviser” ensuite, explique à l’AFP Dominique Collard, le maire de cette commune.”On est fier de la montée du tourisme en Champagne, mais il faut essayer de trouver le bon équilibre”, car se loger sur Aÿ est devenu “compliqué” et sa population décline, souligne l’élu.

L’oenotourisme en effervescence en Champagne, surfant sur l’effet Unesco

“On a l’impression de se promener dans une peinture”, s’extasie Tyler Ryan, un touriste américain visitant le Pavillon Ruinart à Reims, l’une des vitrines du boom de l’oenotourisme en Champagne, dix ans après son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco.La plus ancienne maison de champagne, propriété du géant du luxe LVMH, a métamorphosé depuis un an son accueil du public avec ce pavillon aux airs de pagode signé Sou Fujimoto, l’une des stars de l’architecture japonaise contemporaine, à côté de ses crayères, ces profondes caves naturelles en craie qui se visitent.Employé de la franchise de basket NBA des Bucks de Milwaukee, Tyler Ryan et sa femme Taylor, infirmière, expliquent à l’AFP être venus en France fêter le premier anniversaire de leur voyage de noces. En deux étapes: la Champagne, puis Paris.Taxes Trump ou pas, “nous buvions déjà du champagne pour les grandes occasions et nous allons continuer à en boire”, sourit le couple.L’oenotourisme “est reparti comme jamais, avec un public qui n’est plus le même”, ce sont “des gens qui voyagent d’abord pour le vin”, estime Olivier Livoir, “responsable de l’hospitalité” chez Ruinart.Un relais de croissance bienvenu pour la filière champagne, touchée depuis cette année par les droits de douane des Etats-Unis sur les produits européens.- Musées, bars et hôtels chics -Dix ans après l’inscription de ses coteaux, maisons et caves au patrimoine mondial, l’oenotourisme “est en train d’exploser” en Champagne, constate aussi Séverine Couvreur, présidente de la Mission Unesco.Un nombre impressionnant de projets a vu le jour ces dernières années: rénovation du musée du vin de Champagne à Epernay, reconversion des anciens pressoirs de Pommery en un musée interactif à Aÿ-Champagne, hôtels de luxe et restaurants assemblant gastronomie et dégustation de vins: Taittinger a ainsi ouvert sa propre table en juin à Reims.Parmi d’autres initiatives en cours, la maison Dom Pérignon (LVMH là encore) doit démarrer en décembre la restauration de l’ancienne abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers, berceau du champagne, pour une réouverture prévue en 2028 sous le signe de l’oenotourisme.Dans un ancien hôtel particulier au coeur de Reims, la jeune maison Thiénot a inauguré en septembre “Le 3″, un lieu proposant sur 5.000m2 un circuit oenotouristique immersif, bientôt flanqué d’un hôtel cinq étoiles et d’un bar à champagne.”C’est le boom oenotouristique de la Champagne qui a fait germer cette idée”, explique à l’AFP Olivier Lamaison, le directeur général du “3”. Il y a “un fort enjeu commercial” dans ce projet, reconnaît Stanislas Thiénot, co-dirigeant de cette maison indépendante et désireuse de cibler davantage le grand public.- “Eviter le surtourisme” -Le nombre de nuitées à Reims a bondi de plus de 60% entre 2016 et 2023, atteignant 1,8 million. Et les emplois touristiques locaux ont augmenté de plus de 30% sur la même période pour atteindre 8.240 postes, selon une récente enquête de l’Agence d’urbanisme, de développement et de prospective de la région de Reims.”Cette hausse des emplois est homogène sur tout le territoire” et “surtout sensible dans les zones périphériques” souligne Mme Couvreur.Car l’inscription Unesco va au-delà de “zones coeur” comme Reims et Epernay, engageant également 320 villes et villages de l’AOC Champagne dans la Marne, l’Aube et l’Aisne.Ainsi “on arrive aussi à éviter le surtourisme” car “il n’y a pas qu’un seul lieu qui se visite, mais une multitude d’expériences”, vante encore Mme Couvreur.La Mission Unesco veut dorénavant anticiper “des flux qui favorisent la mobilité, pour que les habitants n’en souffrent pas”, ajoute-t-elle.Dès 2023, Hautvillers et Aÿ-Champagne ont pris des arrêtés plafonnant le nombre de locations touristiques autorisées dans leurs communes. Epernay vient de les imiter, alors que le nombre de ces meublés recensés dans la ville – plus de 420 – a décuplé depuis 2019, selon la mairie.A Aÿ-Champagne, des investisseurs locaux, mais aussi étrangers, “achetaient des biens assez conséquents” et à un prix élevé pour les “rediviser” ensuite, explique à l’AFP Dominique Collard, le maire de cette commune.”On est fier de la montée du tourisme en Champagne, mais il faut essayer de trouver le bon équilibre”, car se loger sur Aÿ est devenu “compliqué” et sa population décline, souligne l’élu.