Angleterre: Manchester City à l’arraché, Sunderland à la folie
Phil Foden, auteur d’un doublé, a retiré une épine du pied de Manchester City, vainqueur dans la douleur samedi du mal-classé Leeds (3-2) et talonné par l’intenable promu Sunderland, qui a battu Bournemouth (3-2) au terme d’une remontée fantastique.Manchester City (2e, 25 points) conserve trois longueurs d’avance sur Sunderland (4e, 22 pts) et prend la deuxième place en attendant l’affiche de la 13e journée entre Arsenal (1er, 29 pts) et Chelsea (3e, 23 pts), dimanche à Stamford Bridge.Mais que ce fut laborieux pour l’équipe de Pep Guardiola…A domicile, ses protégés devaient se reprendre après avoir concédé deux défaites d’affilée en l’espace d’une semaine, à Newcastle (2-1) et face au Bayer Leverkusen (2-0).L’opération rachat a débuté tambour battant puisque Phil Foden a marqué seulement cinquante-neuf secondes après le coup d’envoi, d’un joli tir entré avec l’aide de la barre transversale (1re, 1-0).Le défenseur Josko Gvardiol a doublé la mise, après un corner, dès la première demi-heure de jeu (25e, 2-0) et la victoire semblait déjà acquise ou presque pour les Citizens.Mais Leeds s’est remis sur les rails grâce à Dominic Calvert-Lewin, auteur d’une entrée tonitruante à la mi-temps. L’ancien attaquant d’Everton a profité des hésitations de la défense mancunienne (49e, 2-1) puis il a obtenu un pénalty sur un tacle insensé de Gvardiol. Son coéquipier Lukas Nmecha a converti en deux temps, malgré un arrêt de Gianluigi Donnarumma (68e, 2-2).Il a fallu un nouveau but de Foden dans le temps additionnel (90e+1), sur une passe de l’entrant Rayan Cherki, pour éviter une nouvelle grosse déconvenue.- Le Bris, coaching gagnant -Sunderland et son entraîneur français Régis Le Bris ont connu un scénario inverse: une entame catastrophique et une remontée fantastique.Bournemouth a d’abord créé la stupeur en inscrivant deux buts dès le premier quart d’heure au Stadium of Light, où les locaux n’ont pas perdu le moindre match cette saison.Amine Adli a d’abord fait mouche, à l’affût d’un tir d’Evanilson repoussé par le gardien puis un poteau (7e, 0-1), puis Tyler Adams a réussi un superbe lob à plus de 40 mètres de la cage (15e, 0-2).Mais Enzo Le Fée a réduit l’écart sur un pénalty frappé en force (30e, 2-1) et Bertrand Traoré a égalisé en tout début de seconde période, à la réception d’une belle passe cachée de Granit Xhaka (46e, 2-2).Les Black Cats ont complété leur folle remontada sur un corner d’Enzo le Fée repris de la tête de Brian Brobbey (69e, 3-2), l’avant-centre néerlandais lancé une poignée de minutes plus tôt par Régis Le Bris.”Ce championnat est vraiment exigeant, vous faites deux erreurs et vous êtes punis”, a commenté l’entraîneur auprès de la BBC. “Beaucoup d’équipes abandonneraient, mais ce n’était pas le cas pour nous aujourd’hui”.En début de soirée, Newcastle a surclassé Everton (4-1) et retrouvé des couleurs, quatre jours après sa défaite 2-1 à Marseille en Ligue des champions.Il s’agit d’une très rare victoire à l’extérieur pour les Magpies; la première depuis avril en Premier League, la deuxième seulement cette saison après celle ramenée de Belgique contre l’Union Saint-Gilloise (4-0) début octobre.Dans les autres matches, il y a eu une victoire écrite sur le tard par Brentford contre Burnley (3-1) et une autre esquissée très tôt par Fulham à Tottenham (2-1).Il y avait encore 0-0 à la 80e minute dans la première rencontre, avant un doublé express d’Igor Thiago (81e, 86e), le deuxième meilleur buteur de Premier League derrière Erling Haaland, et un dernier but de Dango Ouattara (90e+2).Burnley, l’avant-dernier, avait pourtant brièvement entretenu l’espoir sur un pénalty de Zian Flemming (85e, 1-1).Fulham a lui rapidement mené 2-0 sur la pelouse de Tottenham, grâce à Keny Tete (4e) puis à Harry Wilson (6e), venu profiter d’une très mauvaise sortie de Guglielmo Vicario loin de son but.Mohammed Kudus a sauvé l’honneur (59e), sans empêcher la défaite ni les sifflets au coup de sifflet final.
G.Bissau junta forms government as ousted president lands in BrazzavilleSat, 29 Nov 2025 21:24:39 GMT
Guinea-Bissau’s junta formed a government on Saturday days after taking power in a coup, as ousted president Umaro Sissoco Embalo arrived in the Republic of Congo’s capital Brazzaville.The military took control of the Portuguese-speaking nation on Wednesday — a day before the provisional results of national elections were due to be announced — and Embalo …
Bissau: formation d’un gouvernement, le président renversé est à Brazzaville
La junte au pouvoir en Guinée-Bissau a formé samedi un nouveau gouvernement composé de 28 membres, en majorité des civils, quatre jours après avoir renversé le président Umaro Sissoco Embalo, qui est arrivé à Brazzaville. Mercredi, des militaires ont annoncé avoir renversé le président Embalo et suspendu les élections présidentielle et législatives du 23 novembre, dont les résultats devaient être annoncés cette semaine dans ce petit pays lusophone d’Afrique de l’Ouest à l’histoire jalonnée de coups de force et de troubles politiques.La junte a depuis nommé le général Horta N’Tam président d’une transition censée durer un an et un Premier ministre. Le nouveau gouvernement compte également cinq officiers, dont le général de brigade Mamasaliu Embalo, nommé au poste de ministre de l’Intérieur, et le général Stive Lassana Manssaly qui occupe le portefeuille de la Défense nationale. Quatre femmes intègrent aussi le gouvernement.M. N’Tam a exhorté le nouveau gouvernement à “lutter contre la corruption et le trafic de drogue”, dans ce pays très pauvre et considéré comme une plaque tournante de ce trafic entre l’Amérique latine et l’Europe.Brièvement arrêté par les militaires mercredi, puis parti au Sénégal jeudi dans un vol affrété par le gouvernement sénégalais, M. Embalo “est arrivé à Brazzaville pour y rester”, a affirmé samedi à l’AFP une source proche de la présidence congolaise, sous couvert de l’anonymat. – Echauffourées -M. Embalo, 53 ans, est réputé proche du président congolais Denis Sassou Nguesso, et s’est rendu à plusieurs reprises en visite au Congo. “Le président Embalo est arrivé en fin de matinée à Brazzaville à bord d’un jet privé affrété par les autorités”, a indiqué à l’AFP une source proche du pouvoir congolais, jointe depuis Bissau.Dans la capitale bissau-guinéenne, le Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), puissante et historique formation d’opposition, a dénoncé l'”envahissement” de son siège samedi matin dans la capitale et des “dégradations” par des “miliciens armés”.Selon le PAIGC, ces derniers ont “procédé à l’expulsion de toutes les personnes qui s’y trouvaient, à l’effraction des portes de bureaux et à la grave violation de l’intégrité des installations”.Le principal opposant Domingos Simoes Pereira – dirigeant du PAIGC, parti ayant mené la Guinée-Bissau à l’indépendance en 1974 – avait été écarté de la présidentielle du 23 novembre. Le parti avait ensuite soutenu le candidat d’opposition Fernando Dias, devenu le principal adversaire de M. Embalo lors du scrutin. M. Pereira a été arrêté mercredi en Guinée-Bissau, selon des proches et un collaborateur. Dans une déclaration jeudi à l’AFP, M. Dias affirme avoir largement remporté la présidentielle au premier tour et accuse M. Embalo d’avoir “organisé” le coup d’Etat pour empêcher son accession au pouvoir.M. Dias affirme être “en sécurité” et se cacher dans le pays.Par ailleurs, des échauffourées mineures ont eu lieu samedi dans la matinée dans un quartier périphérique de Bissau, non loin du siège de campagne de M. Dias, ont constaté des journalistes de l’AFP. Mercredi, les auteurs du putsch avaient expliqué vouloir garantir la “sécurité au niveau national et rétablir l’ordre”, évoquant la découverte par les “renseignements généraux” d’un “plan visant à déstabiliser le pays avec l’implication des barons nationaux de la drogue”.Des opposants et des experts soupçonnent néanmoins M. Embalo, au pouvoir depuis 2020, d’avoir orchestré lui-même son renversement afin d’arrêter le processus électoral.- Coup “factice” – La prise de pouvoir par les militaires a été largement critiquée, notamment par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres qui a dénoncé une “violation des principes démocratiques”. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a suspendu la Guinée-Bissau de “tous ses organes décisionnels”. L’Union africaine (UA) a également suspendu le pays de ses instances. Samedi, le président du Conseil des Sages et ancien chef d’Etat du Nigeria, Goodluck Jonathan, qui faisait partie des observateurs des scrutins du 23 novembre, a à nouveau affirmé que le coup d’état était selon lui “factice”. Il répondait à un journaliste de la télévision nationale après avoir briefé le président nigérian Bola Tinubu sur la situation en Guinée-Bissau. “C’est une cérémonie mise en scène par le chef de l’Etat (Embalo, NDLR) lui même”, a-t-il accusé. “Nous sommes fatigués de tout cela en Afrique….”, a-t-il fustigé. La Guinée-Bissau, située entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), a déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La proclamation des résultats électoraux y a souvent donné lieu à des contestations.str-clt-aye-sjd-fvl-lp/cpy
Des drones endommagent un important terminal pétrolier russe en mer Noire
Des attaques de drones navals ont endommagé samedi une infrastructure pétrolière majeure dans un port russe en mer Noire, tandis que Kiev envoie une délégation aux Etats-Unis pour de nouvelles négociations visant à trouver une issue à la guerre en Ukraine.Ces attaques interviennent au moment où l’Ukraine fait face à une forte pression sur le …
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Hong Kong à l’heure du recueillement après l’incendie qui a fait 128 morts
Des milliers d’anonymes affligés sont allés en flux silencieux et ininterrompus déposer des fleurs au pied des tours calcinées de Hong Kong où au moins 128 personnes ont perdu la vie dans le pire incendie qu’ait connu le territoire, entré samedi dans trois jours de deuil.Des hommes, des femmes et des enfants de tous les …
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Trump considère “fermé” l’espace aérien vénézuélien, colère de Caracas
Le président américain Donald Trump a lancé samedi un avertissement selon lequel l’espace aérien du Venezuela devait être considéré comme “entièrement fermé”, déclenchant l’ire de Caracas qui parle de “menace colonialiste” et “d’acte hostile”.”À toutes les compagnies aériennes, pilotes, trafiquants de drogue et trafiquants d’êtres humains,” a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, “veuillez considérer L’ESPACE AÉRIEN AU-DESSUS ET AUTOUR DU VENEZUELA COMME ENTIÈREMENT FERMÉ”. Le président américain n’a pas donné de détails. Cette déclaration intervient alors que l’administration Trump, dans sa lutte contre les cartels de la drogue, intensifie la pression sur le Venezuela avec un déploiement militaire majeur dans les Caraïbes, incluant le plus grand porte-avions du monde.Donald Trump accuse en particulier le Venezuela d’être un artisan du trafic de drogue qui inonde le marché américain. Caracas qui dément et insiste sur le fait que l’objectif véritable est un changement de régime et la mainmise sur les réserves pétrolières du pays, a condamné “la menace colonialiste qui prétend affecter la souveraineté de son espace aérien, constituant ainsi une nouvelle agression extravagante, illégale et injustifiée contre le peuple vénézuélien”. “Ce type de déclarations constitue un acte hostile, unilatéral et arbitraire, incompatible avec les principes les plus élémentaires du droit international”, ajoute le communiqué du ministère des Affaires étrangères.En outre, Caracas estime qu’avec l’annonce de M. Trump, Washington “suspend de manière unilatérale” le rapatriement de migrants clandestins vénézuéliens expulsés des Etats-Unis.”A ce jour, 75 vols ont été effectués pour le rapatriement de 13.956 personnes”, rappelle le texte. Ces vols se poursuivaient malgré la crise entre les deux pays, Donald Trump ayant fait de la lutte contre l’immigration clandestine une de ses priorités. Samedi, l’aéroport de Maiquetia qui dessert Caracas fonctionnait normalement, a constaté un journaliste de l’AFP.Six compagnies aériennes, dont Iberia, TAP et Turkish Airlines, ont toutefois suspendu cette semaine leurs liaisons avec le Venezuela pour des raisons de sécurité, ce qui leur a valu de se voir retirer leurs licences par Caracas.Ces annulations perturbent les voyageurs. “C’était horrible, ce voyage est une odyssée et j’ai dépensé beaucoup d’argent”, explique Yusmaicar Salabarria 35 ans, médecin vénézuélienne vivant au Chili et revenue au pays pour les vacances. Partie de Santiago, elle a dû passer à ses frais par Bogota, puis Cucuta où elle a traversé la frontière à pied pour prendre une ligne intérieure vénézuélienne. “Je suis arrivée à 10h30” à Caracas, raconte-t-elle. “J’ai mon vol pour Puerto Ordaz (nord-est) avec Rutaca (compagnie aérienne, ndlr.) à 19h40”.- Cartel des Soleils -Elle dit avoir voyagé “sans peur”: “ils (Etats-Unis) disent toujours qu’ils vont attaquer, il faut vivre au jour le jour, seul Dieu sait ce qui va se passer”. A Maracay, à une centaine de kilomètres de Caracas, des avions de combat Sukhoi et F-16 ont pris part à un meeting aéronautique, ont constaté des journalistes de l’AFP.Au pouvoir depuis 2013, le président socialiste Nicolas Maduro, héritier politique de Hugo Chavez, figure de la gauche radicale en Amérique latine, a été réélu en 2024 à l’issue d’un scrutin contesté, marqué par des troubles et des arrestations massives. Les Etats-Unis ont mené des frappes contre plus de 20 navires vénézuéliens soupçonnés de trafic de drogue dans la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique Est depuis début septembre, tuant au moins 83 personnes, sans fournir de preuves que les navires étaient utilisés pour le trafic de drogue. Ces derniers jours, une activité constante d’avions de combat américains a été enregistrée à quelques dizaines de kilomètres des côtes vénézuéliennes, selon des sites de suivi des aéronefs.Le New York Times a indiqué vendredi que MM. Trump et Maduro s’étaient récemment entretenus par téléphone et avaient discuté d’une possible rencontre aux États-Unis. Washington a désigné comme organisation terroriste étrangère le Cartel des Soleils, une organisation dont l’existence reste à démontrer selon de nombreux experts et qui, d’après Washington, serait dirigée par le président Maduro.Jeudi, le président américain avait déclaré que ses forces allaient très bientôt commencer à cibler des “trafiquants de drogue vénézuéliens” lors d’opérations terrestres.






