US consumer inflation cools unexpectedly in November

US consumer inflation slowed unexpectedly in November, delayed government data showed Thursday, although levels remained higher than earlier in the year before President Donald Trump’s tariffs flowed through the economy.Analysts warned that disruptions to data collection during the record-long US government shutdown, which ended in mid-November, had likely distorted the figures.The consumer price index (CPI) climbed 2.7 percent from a year ago in November, the Department of Labor said, notably below analysts’ predictions of a 3.1 percent uptick.The figure was also down from a 3.0 percent rise in September, the most recent month for which fuller data was available due to the shutdown.White House National Economic Council director Kevin Hassett was quick to laud the figures, calling this “an astonishingly good CPI report” in a Fox Business interview.But inflation has ticked up this year as Trump launched new tariffs on US trading partners, with many firms flagging elevated business costs.The impact on consumers has been more muted, as companies rushed to stock up on inventory before steeper import prices kicked in. Many opted not to fully pass on the cost increases.Americans nonetheless continue to voice concerns over affordability, with Democratic victories in off-year elections last month seen as a clear sign of the issue’s ongoing importance.Food prices were 2.6 percent higher from a year ago in November, with the index for meats, poultry, fish and eggs up 4.7 percent over the period.Energy costs jumped 4.2 percent over the past 12 months.Excluding the volatile food and energy sectors, “core” CPI was up 2.6 percent in November from a year ago. Overall figures are still above the Federal Reserve’s longer-run target of two percent.- Budget ‘squeeze’ -There were few month-on-month comparisons in Thursday’s report, as the shutdown from October to mid-November hampered data collection.Heather Long, chief economist at the Navy Federal Credit Union, cautioned that with the 43-day government shutdown hitting data collection, “it’s hard to read too much into the November inflation data.””What stands out from the data that is in the report is utilities, home furnishings and used cars and trucks are driving some of the ongoing inflation pressures. This is the result of tariff pressures and the AI boom,” she said.”Americans continue to feel the squeeze in their monthly budgets,” Long added.The White House Council of Economic Advisers pointed to airfares and groceries as areas of improvement in a series of social media posts.Yet, economist Samuel Tombs of Pantheon Macroeconomics flagged that a skew in data collection towards the end of November likely explained why airline fares were seen to slump.”A higher proportion of price quotes than usual for November likely were sourced during the Black Friday discount period,” he cautioned.Similarly, while housing inflation was “unusually weak in the two months leading into November,” this could be “more noise than signal due to the disruptions from the shutdown,” said Bernard Yaros of Oxford Economics.- Fed vigilance -While the latest figures will be scrutinized for their potential bearing on the Federal Reserve’s interest rate decisions, missing October data means an incomplete economic picture.Even as the numbers are “encouraging” for the Fed, central bank chief Jerome Powell “has already warned against reading too much into the latest data due to distortions from the shutdown,” Yaros said in a note.”The central bank will remain most vigilant about the labor market, as a continuation of real wage growth will allow households to fully recover from the hit to their purchasing power since the pandemic,” he added.Fed policymakers have voted for three consecutive meetings to lower rates amid apparent weakening in the jobs market, but some cite risks of persistent inflation in urging caution before further reductions.

US accuses S. Africa of harassing US officials working with AfrikanersThu, 18 Dec 2025 15:55:30 GMT

Washington on Thursday accused South Africa of harassing US government employees working with Afrikaners, the white minority to whom President Donald Trump is granting refugee status, in the latest escalation of tensions.The State Department said that passport information of US officials was leaked and warned in a statement that “failure by the South African government …

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Le domicile de Rachida Dati et la mairie du 7e arrondissement perquisitionnés dans une enquête pour corruption

Des perquisitions ont été menées jeudi au domicile de Rachida Dati ainsi qu’à la mairie du 7e arrondissement de Paris, qu’elle dirige, dans le cadre d’une enquête pour corruption, selon une source proche du dossier à l’AFP.La ministre de la Culture est soupçonnée d’avoir perçu 299.000 euros d’honoraires de GDF Suez quand elle était députée européenne, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Les perquisitions ont été menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) dans le cadre d’une information judiciaire visant la ministre et candidate LR à la mairie de Paris, ouverte le 14 octobre et confiée à des juges parisiens, selon Le Nouvel Obs et l’émission Complément d’Enquête, sur France 2, qui ont révélé l’information. Selon une enquête diffusée début juin sur France 2, les fonds du géant français avaient transité par un cabinet d’avocats, STC Partners, avant d’être rebasculés sur les comptes de Mme Dati en 2010 et 2011. D’après Complément d’enquête, l’origine de ces revenus n’a pas été déclarée au Parlement européen comme cela est requis pour éviter les conflits d’intérêt. Sollicité par l’AFP, l’entourage de Mme Dati n’a pas souhaité faire de commentaire.Mme Dati avait qualifié en juin sur Europe 1 et CNews ces accusations de “diffamatoires”, assurant que les documents évoqués dans cette émission avaient déjà “été examinés par la justice” dans le cadre des investigations sur l’affaire Carlos Ghosn, qui lui valent d’être mise en examen pour corruption passive.”Tout ça est déclaré, est très au clair”, avait également assuré la ministre, qui a toujours nié avoir été rémunérée par GDF Suez.Complément d’enquête affirmait toutefois que les documents comptables du cabinet STC n’avaient pas été saisis et examinés par la justice.Mme Dati est par ailleurs renvoyée devant le tribunal correctionnel dans un autre dossier, de corruption et trafic d’influence, dans lequel elle devra comparaître aux côtés de l’ancien tout-puissant patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Le procès devrait se tenir en septembre prochain.La ministre de la Culture est par ailleurs visée par une autre enquête, ouverte par le parquet de Paris, concernant une éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe.

Le domicile de Rachida Dati et la mairie du 7e arrondissement perquisitionnés dans une enquête pour corruption

Des perquisitions ont été menées jeudi au domicile de Rachida Dati ainsi qu’à la mairie du 7e arrondissement de Paris, qu’elle dirige, dans le cadre d’une enquête pour corruption, selon une source proche du dossier à l’AFP.La ministre de la Culture est soupçonnée d’avoir perçu 299.000 euros d’honoraires de GDF Suez quand elle était députée européenne, sans en déclarer la provenance au Parlement européen.Les perquisitions ont été menées par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) dans le cadre d’une information judiciaire visant la ministre et candidate LR à la mairie de Paris, ouverte le 14 octobre et confiée à des juges parisiens, selon Le Nouvel Obs et l’émission Complément d’Enquête, sur France 2, qui ont révélé l’information. Selon une enquête diffusée début juin sur France 2, les fonds du géant français avaient transité par un cabinet d’avocats, STC Partners, avant d’être rebasculés sur les comptes de Mme Dati en 2010 et 2011. D’après Complément d’enquête, l’origine de ces revenus n’a pas été déclarée au Parlement européen comme cela est requis pour éviter les conflits d’intérêt. Sollicité par l’AFP, l’entourage de Mme Dati n’a pas souhaité faire de commentaire.Mme Dati avait qualifié en juin sur Europe 1 et CNews ces accusations de “diffamatoires”, assurant que les documents évoqués dans cette émission avaient déjà “été examinés par la justice” dans le cadre des investigations sur l’affaire Carlos Ghosn, qui lui valent d’être mise en examen pour corruption passive.”Tout ça est déclaré, est très au clair”, avait également assuré la ministre, qui a toujours nié avoir été rémunérée par GDF Suez.Complément d’enquête affirmait toutefois que les documents comptables du cabinet STC n’avaient pas été saisis et examinés par la justice.Mme Dati est par ailleurs renvoyée devant le tribunal correctionnel dans un autre dossier, de corruption et trafic d’influence, dans lequel elle devra comparaître aux côtés de l’ancien tout-puissant patron de Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Le procès devrait se tenir en septembre prochain.La ministre de la Culture est par ailleurs visée par une autre enquête, ouverte par le parquet de Paris, concernant une éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe.

L’avenir d’une députée RN et du maire d’Orange Yann Bompard suspendu à une possible inéligibilité

A trois mois des municipales, l’avenir politique de la dynastie Bompard à Orange et de la députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho s’est obscurci jeudi au tribunal judiciaire de Marseille, où des peines d’inéligibilité ont été requises.Le jugement sera rendu le 26 janvier, à moins de deux mois du premier tour des élections municipales, où Marie-France Lorho, 61 ans, entend se présenter comme numéro deux de la liste Rassemblement national (RN) à Orange, et où Yann Bompard n’a pas fait mystère de candidater à sa succession.Aujourd’hui adversaires politiques, tenant soigneusement leurs distances pendant l’audience, ces deux figures politiques du Vaucluse ont d’abord fait chemin commun.Les faits reprochés de détournement et de recel de fonds publics s’étendent de novembre 2021 à février 2023, où Yann Bompard, 39 ans, est accusé d’avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. Préjudice évalué par l’Assemblée nationale, qui s’est constituée partie civile: 75.000 euros.Jeudi, la procureure Louise Chrétien a requis des peines de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire applicables immédiatement, à l’encontre des deux responsables. Des peines de 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de Marie-France Lorho, aussi poursuivie pour subornation de témoin, assorti de 10.000 euros d’amende ont également été réclamées. Et pour Yann Bompard, “pour lequel il y a bien eu enrichissement personnel” selon la procureure, 24 mois avec sursis et 15.000 euros d’amende.”La grande majorité des tâches prévues” pour Yann Bompard “n’étaient pas effectuées”, a lancé Louise Chrétien, car “matériellement (…) il manquait de temps pour remplir ses obligations contractuelles”.En cause, ses multiples casquettes de conseiller départemental, président d’intercommunalité, collaborateur parlementaire et, surtout, maire d’Orange depuis fin 2021. Il reprend alors le fauteuil de son père Jacques, condamné pour prise illégale d’intérêt dans son 6e mandat consécutif.- “Emprise de la famille Bompard” -“Il n’avait aucune raison d’être payé trois fois pour le même travail”, a pointé Louise Chrétien, égrenant des revenus cumulés de 5.400 euros – hors salaire de collaborateur. La veille, l’élu avait répliqué qu’il se rendait à des réunions locales “en tant que tout”: “jamais je n’ai senti que je volais l’argent”. L’accusation a surtout insisté sur “la pauvreté des traces retrouvées” de son travail, “une dizaine de mails, une dizaine de SMS”. Une situation globalement retracée lors d’une écoute téléphonique où Marie-France Lorho et un autre assistant tentent de couvrir Yann Bompard.Quant à la députée, selon l’accusation, elle n’a “pas endossé ses responsabilités d’employeur alors qu’elle bénéficiait de l’argent public”. Et elle “a mis six mois à imposer à Yann Bompard un contrat à mi-temps, sans prendre aucune mesure disciplinaire”, alors qu’elle avait constaté “une baisse de son travail” depuis qu’il était devenu maire. Cette baisse était concomitante à leur rupture politique actée au printemps 2022, lorsqu’elle avait décidé de couper les ponts avec la Ligue du Sud – le parti fondé par Jacques Bompard – au profit du RN. Elle était aussi “dans un lien de subordination totalement inversé”, et vivait dans “la peur, l’emprise de la famille Bompard”. Autant d’arguments balayés par la défense.L’exécution provisoire ? “Un instrument à la mode, un déni du droit à se défendre”, selon Me Christophe Bass, avocat de Yann Bompard.Son travail ? “Des traces, vous en avez”, même si “la masse silencieuse” de son activité “n’en laisse pas: son expérience du terrain, son apport, précieux”, pour ce “profil inégalé”.Les craintes de “représailles du camp Bompard”, avancées par Marie-France Lorho pour avoir tardé à se séparer de Yann ? “Du vent !”.Au fond, explique Me Bass, “vous lui reprochez le temps qu’il a mis à comprendre qu’elle ne voulait plus de lui”.L’avocat de Marie-France Lorho, Me Guillaume De Palma, a lui aussi défendu “la grande autonomie, bannie des réquisitions” dont jouissait Yann Bompard: “son bureau, c’était la rue !”. Quant à sa cliente, elle a bien “pris la mesure” de la baisse d’activité de Yann Bompard, le passant à mi-temps. Tout au plus, aurait-elle fait preuve de “négligence” par manque d’expérience.

L’avenir d’une députée RN et du maire d’Orange Yann Bompard suspendu à une possible inéligibilité

A trois mois des municipales, l’avenir politique de la dynastie Bompard à Orange et de la députée RN du Vaucluse Marie-France Lorho s’est obscurci jeudi au tribunal judiciaire de Marseille, où des peines d’inéligibilité ont été requises.Le jugement sera rendu le 26 janvier, à moins de deux mois du premier tour des élections municipales, où Marie-France Lorho, 61 ans, entend se présenter comme numéro deux de la liste Rassemblement national (RN) à Orange, et où Yann Bompard n’a pas fait mystère de candidater à sa succession.Aujourd’hui adversaires politiques, tenant soigneusement leurs distances pendant l’audience, ces deux figures politiques du Vaucluse ont d’abord fait chemin commun.Les faits reprochés de détournement et de recel de fonds publics s’étendent de novembre 2021 à février 2023, où Yann Bompard, 39 ans, est accusé d’avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. Préjudice évalué par l’Assemblée nationale, qui s’est constituée partie civile: 75.000 euros.Jeudi, la procureure Louise Chrétien a requis des peines de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire applicables immédiatement, à l’encontre des deux responsables. Des peines de 18 mois de prison avec sursis à l’encontre de Marie-France Lorho, aussi poursuivie pour subornation de témoin, assorti de 10.000 euros d’amende ont également été réclamées. Et pour Yann Bompard, “pour lequel il y a bien eu enrichissement personnel” selon la procureure, 24 mois avec sursis et 15.000 euros d’amende.”La grande majorité des tâches prévues” pour Yann Bompard “n’étaient pas effectuées”, a lancé Louise Chrétien, car “matériellement (…) il manquait de temps pour remplir ses obligations contractuelles”.En cause, ses multiples casquettes de conseiller départemental, président d’intercommunalité, collaborateur parlementaire et, surtout, maire d’Orange depuis fin 2021. Il reprend alors le fauteuil de son père Jacques, condamné pour prise illégale d’intérêt dans son 6e mandat consécutif.- “Emprise de la famille Bompard” -“Il n’avait aucune raison d’être payé trois fois pour le même travail”, a pointé Louise Chrétien, égrenant des revenus cumulés de 5.400 euros – hors salaire de collaborateur. La veille, l’élu avait répliqué qu’il se rendait à des réunions locales “en tant que tout”: “jamais je n’ai senti que je volais l’argent”. L’accusation a surtout insisté sur “la pauvreté des traces retrouvées” de son travail, “une dizaine de mails, une dizaine de SMS”. Une situation globalement retracée lors d’une écoute téléphonique où Marie-France Lorho et un autre assistant tentent de couvrir Yann Bompard.Quant à la députée, selon l’accusation, elle n’a “pas endossé ses responsabilités d’employeur alors qu’elle bénéficiait de l’argent public”. Et elle “a mis six mois à imposer à Yann Bompard un contrat à mi-temps, sans prendre aucune mesure disciplinaire”, alors qu’elle avait constaté “une baisse de son travail” depuis qu’il était devenu maire. Cette baisse était concomitante à leur rupture politique actée au printemps 2022, lorsqu’elle avait décidé de couper les ponts avec la Ligue du Sud – le parti fondé par Jacques Bompard – au profit du RN. Elle était aussi “dans un lien de subordination totalement inversé”, et vivait dans “la peur, l’emprise de la famille Bompard”. Autant d’arguments balayés par la défense.L’exécution provisoire ? “Un instrument à la mode, un déni du droit à se défendre”, selon Me Christophe Bass, avocat de Yann Bompard.Son travail ? “Des traces, vous en avez”, même si “la masse silencieuse” de son activité “n’en laisse pas: son expérience du terrain, son apport, précieux”, pour ce “profil inégalé”.Les craintes de “représailles du camp Bompard”, avancées par Marie-France Lorho pour avoir tardé à se séparer de Yann ? “Du vent !”.Au fond, explique Me Bass, “vous lui reprochez le temps qu’il a mis à comprendre qu’elle ne voulait plus de lui”.L’avocat de Marie-France Lorho, Me Guillaume De Palma, a lui aussi défendu “la grande autonomie, bannie des réquisitions” dont jouissait Yann Bompard: “son bureau, c’était la rue !”. Quant à sa cliente, elle a bien “pris la mesure” de la baisse d’activité de Yann Bompard, le passant à mi-temps. Tout au plus, aurait-elle fait preuve de “négligence” par manque d’expérience.

Trump maintient son cap économique, accable Biden et les immigrés

“Bonsoir l’Amérique. Il y a onze mois j’ai hérité d’un désastre et je le répare.”Voici comment Donald Trump a lancé mercredi une courte allocution de fin d’année, dans laquelle il a fermement maintenu son cap économique malgré le mécontentement croissant des Américains, tout en accablant son prédécesseur démocrate Joe Biden et en s’en prenant violemment aux immigrés.Seule annonce concrète, dans ce discours diffusé en direct à une heure de grande écoute: l’envoi à 1,45 million de militaires américains de “dividendes du guerrier”, des chèques de 1.776 dollars rappelant la date de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis.Pour le reste, le milliardaire de 79 ans a jugé que l’Amérique allait connaître “un boom économique comme le monde n’en a jamais connu” et a accusé son prédécesseur Joe Biden de lui avoir laissé une économie “au bord de la ruine”.Le président républicain a aussi assuré que les prix, principale source d’inquiétude des ménages, baissaient “rapidement”, tout en indiquant que la lutte contre l’inflation n’était “pas encore finie”.- Chiffre faramineux -Il s’est à nouveau vanté d’avoir résolu huit guerres, un chiffre largement imaginaire selon les spécialistes, et a évoqué le montant faramineux de 18.000 milliards de dollars de nouveaux investissements aux Etats-Unis depuis son retour au pouvoir.Donald Trump a aussi répété que grâce à lui le prix des médicaments aux Etats-Unis allait baisser de jusqu’à “600%”, ce qui est mathématiquement impossible.Alors même que sa politique protectionniste laisse les Américains sceptiques, il a redit que les droits de douane étaient son “mot préféré”. Le républicain a aussi répété sa volonté de mettre fin au système d’assurance-santé subventionné connu sous le nom d’Obamacare, ce qui selon l’opposition démocrate va faire flamber les coûts pour les ménages.Donald Trump a assuré que nombre des difficultés rencontrées par ses concitoyens étaient le résultat d’une “invasion” d’immigrés pendant le mandat de Joe Biden.Le président américain, qui mène une politique d’expulsions massives accompagnée de sévères restrictions à l’immigration, s’est félicité d’avoir enclenché un processus de “migration inversée” ou de “remigration”.Il a accusé les immigrés d’avoir créé une crise du logement, d’avoir “volé” des emplois, d’avoir “submergé” les hôpitaux et, pour résumer, d’avoir vécu aux dépens des contribuables.- “Bulle déconnectée” selon Schumer -La vision optimiste de l’économie du président américain tranche avec l’inquiétude exprimée dans les sondages sur le coût de la vie.Selon une enquête d’opinion PBS News/NPR/Marist publiée mercredi, 61% des Américains jugent que la conjoncture ne leur est pas favorable personnellement, contre 57% en mai.M. Trump “vient de montrer qu’il vit dans une bulle complètement déconnectée de la réalité que vivent et ressentent les Américains au quotidien”, a réagi le sénateur démocrate Chuck Schumer après le discours.”Les faits sont là: les prix augmentent, le chômage augmente, et aucune amélioration n’est en vue”, a-t-il ajouté dans un communiqué.La déception des Américains quant à la politique économique de Donald Trump, reposant en grande partie sur les droits de douane, inquiète les républicains à moins d’un an des élections législatives de mi-mandat.Donald Trump, après un meeting la semaine dernière en Pennsylvanie (nord-est), sera vendredi en Caroline du Nord (sud-est) pour tenter de mobiliser les électeurs.Il a laissé éclater récemment sa frustration face aux sondages, en écrivant sur son réseau Truth Social: “Quand dira-t-on enfin que j’ai créé, sans inflation, peut-être la meilleure économie de l’histoire de notre pays? Quand les gens vont-ils comprendre ce qu’il se passe?”- Vance appelle à “persévérer” -Si Donald Trump maintient que la conjoncture est meilleure que la perception qu’en ont ses compatriotes, d’autres responsables demandent aux Américains d’être patients.L’un des principaux conseillers économiques de la Maison Blanche, Kevin Hassett, a réagi mardi à la progression du taux de chômage en novembre en rappelant que la croissance économique restait forte et en déclarant: “Généralement, les créations d’emplois suivent.”Il a prédit qu’il faudrait six mois pour que l’emploi industriel rebondisse, grâce selon lui aux investissements rendus possibles par le président américain.Les électeurs “savent que Rome ne s’est pas faite en un jour. Ils savent que ce que Joe Biden a cassé ne sera pas réparé en une semaine”, a déclaré de son côté le vice-président JD Vance, pendant un meeting mardi en Pennsylvanie.”Nous devons persévérer. Nous devons continuer à travailler pour ramener de bons emplois et de l’argent aux Etats-Unis”, a-t-il ajouté.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Comment la “glace ancienne” pourrait aider les scientifiques à protéger les glaciers

Vêtu d’une doudoune orange, le glaciologue japonais Yoshinori Iizuka pénètre dans une chambre froide à -50°C pour récupérer un échantillon de glace, prélevé dans la cadre d’un projet international visant à comprendre pourquoi les glaciers du Tadjikistan résistent à la fonte rapide observée ailleurs.”Si nous pouvions comprendre le mécanisme derrière l’augmentation du volume de glace là-bas, nous pourrions peut-être l’appliquer à tous les autres glaciers du monde”, explique ce professeur à l’université de Hokkaido (nord du Japon), en montrant l’échantillon du diamètre d’un poing.Idéalement, “cela pourrait même aider à les régénérer”, ajoute-t-il. “Peut-être que c’est trop ambitieux. Mais j’espère que notre étude aidera les gens.”En septembre, l’AFP a accompagné en exclusivité des scientifiques, dont M. Iizuka, dans des conditions extrêmes, jusqu’à un site situé à 5.810 mètres d’altitude, sur la calotte glaciaire de Kon-Chukurbashi, dans les montagnes du Pamir au Tadjikistan.Cette zone est la seule région montagneuse de la planète où les glaciers non seulement résistent à la fonte, mais ont même légèrement grossi, un phénomène baptisé “anomalie du Pamir-Karakoram”.L’équipe a prélevé deux carottes de glace d’environ 105 mètres chacune, dont l’une sera conservée dans un sanctuaire souterrain en Antarctique par la fondation Ice Memory, qui a soutenu l’expédition avec l’Institut polaire suisse. L’autre a été expédiée au laboratoire de M. Iizuka, à l’Institut des sciences des basses températures de l’université de Hokkaido, où les chercheurs cherchent à comprendre pourquoi les précipitations ont augmenté dans la région au cours du siècle dernier et comment le glacier a résisté à la fonte.- Des siècles de météo -Certains attribuent cette anomalie au climat froid ou à l’utilisation accrue d’eau agricole au Pakistan voisin, qui générerait davantage de vapeur. Mais ces carottes offrent la première occasion d’étudier le phénomène scientifiquement.”Les informations du passé sont cruciales”, souligne M. Iizuka. “En comprenant les causes de l’accumulation continue de neige du passé à aujourd’hui, nous pouvons clarifier ce qui se passera et pourquoi la glace a grossi.”Depuis l’arrivée des échantillons en novembre, son équipe travaille dans des chambres froides pour analyser la densité, l’orientation des grains de neige et la structure des couches de glace.Lors de la visite de l’AFP début décembre, les scientifiques étaient équipés comme des explorateurs polaires pour découper et polir les échantillons dans le froid relatif de -20°C du laboratoire.Ces échantillons racontent l’histoire des conditions météorologiques sur des décennies, voire des siècles. Une couche de glace transparente indique une période chaude où le glacier a fondu avant de regeler, tandis qu’une couche peu dense suggère de la neige tassée, utile pour estimer les précipitations. Des échantillons cassants avec des fissures révèlent une chute de neige sur des couches partiellement fondues, puis regelées.D’autres indices apportent des informations supplémentaires: des matériaux volcaniques comme les ions sulfates servent de repères temporels, tandis que les isotopes de l’eau révèlent les températures.- “Tâtonnements” -Les chercheurs espèrent trouver des traces remontant à 10.000 ans ou plus, bien qu’une grande partie du glacier ait fondu lors d’un épisode chaud il y a environ 6.000 ans. Une glace ancienne permettrait de savoir “quel type de neige tombait dans cette région il y a 10.000 ans ? Que contenait-elle?”, dit M. Iizuka. “Nous pourrions étudier combien et quels types de particules fines étaient en suspension dans l’atmosphère à l’époque glaciaire”, ajoute-t-il. “J’espère vraiment qu’il y a de la glace ancienne.”Pour l’instant, le travail avance lentement et avec précaution. Des membres de l’équipe comme Sora Yaginuma, un étudiant, découpent soigneusement les échantillons. “Une carotte de glace est un échantillon extrêmement précieux et unique”, souligne M. Yaginuma. “A partir de cette seule carotte, nous réalisons une variété d’analyses, chimiques et physiques.”L’équipe espère publier ses premiers résultats l’an prochain et prévoit “beaucoup de tâtonnements” pour reconstituer les conditions climatiques passées, indique M. Iizuka.Les analyses à Hokkaido ne révéleront qu’une partie des secrets de la glace. Avec les autres échantillons conservés en Antarctique, d’autres recherches seront possibles, par exemple pour déterminer comment l’exploitation minière a historiquement influencé la qualité de l’air, la température et les précipitations dans la région.”Nous pouvons comprendre comment l’environnement terrestre a évolué en réponse aux activités humaines”, affirme M. Iizuka. Avec tant de mystères à percer, le travail est “extrêmement excitant”. Des milliers de glaciers disparaîtront chaque année au cours des prochaines décennies du fait du réchauffement climatique d’origine humaine, selon une étude publiée lundi dans la revue Nature Climate Change. Selon les scientifiques, seule une limitation de ce réchauffement pourra efficacement réduire ce phénomène de fonte accélérée.

“Propagande”, “barbouzes”: devant les députés, Patrick Cohen accuse les médias Bolloré

“Espionnage déguisé en journalisme”: le journaliste Patrick Cohen a accusé jeudi, devant les députés, les médias de la galaxie Bolloré d’employer des “méthodes de barbouzes” et dénoncé une “opération de propagande” dans leur traitement de la vidéo où il apparaissait avec son confrère Thomas Legrand et deux responsables socialistes.Trois mois après cette tempête politico-médiatique, M. Cohen a été entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public. Elle a été créée dans la foulée de cette affaire, qui a valu aux deux journalistes, intervenants sur le service public, des accusations de partialité en faveur de la gauche.”L’émotion incontestable suscitée par ces images” a été “amplifiée par une opération de propagande sans limites, visant à dénigrer, à détruire le service public que je représente”, a assuré M. Cohen.”L’affaire dite Legrand-Cohen a fait l’objet en deux semaines, sur l’antenne de CNews (chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, ndlr), du 6 au 20 septembre dernier, de 853 séquences”, a-t-il ajouté.”L’impartialité ne se mesure pas dans les bistrots, ni dans les chambres à coucher. Ou alors c’est qu’on a basculé dans un autre régime politique”, a insisté le journaliste.- Guerre ouverte -La vidéo a été divulguée début septembre par le magazine de droite conservatrice L’Incorrect et a ensuite été abondamment commentée sur CNews et deux autres médias de la galaxie Bolloré, Europe 1 et le JDD. Face aux deux responsables socialistes, M. Legrand évoquait les stratégies de la gauche aux prochaines élections et lâchait, au sujet de la candidate de la droite parisienne, Rachida Dati: “Nous on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick (Cohen) et moi”. Les deux journalistes ont dénoncé un montage et porté plainte. C’était un “rendez-vous que nos deux interlocuteurs politiques avaient sollicité”, pour “discuter d’un positionnement, d’une stratégie que nous avions l’un et l’autre assez vivement critiquée”, dans Libération pour M. Legrand et sur France Inter pour M. Cohen, a rappelé ce dernier devant les députés.Il a en outre évoqué des affirmations égrenées depuis mardi sur Europe 1 à propos d’une récente rencontre dans un café entre Thomas Legrand et l’ex-directrice de France Inter, Laurence Bloch. Cette dernière y aurait demandé au journaliste de “rompre toute collaboration avec la station” pour protéger Radio France.”L’espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré”, a accusé l’éditorialiste, en dénonçant des “méthodes de barbouzes”.L’affaire Legrand-Cohen a été le catalyseur d’une guerre ouverte entre l’audiovisuel public et les médias dans le giron de Vincent Bolloré. Ces derniers y ont vu un signe de partialité du service public pour la gauche, tout comme une partie de la droite et le Rassemblement national.France Télévisions et Radio France ont contre-attaqué en poursuivant ces médias en justice pour “dénigrement”.- Réactions polarisées -Entendue mercredi par la commission d’enquête, la présidente de Radio France, Sibyle Veil, a concédé que les propos de M. Legrand dans la vidéo étaient “problématiques”, mais a regretté que l’affaire ait été “instrumentalisée”.Thomas Legrand doit être entendu jeudi en fin d’après-midi. “Je bous d’expliquer les choses. Tout est parti d’une grosse manipulation”, a-t-il assuré en amont à l’AFP.Les travaux de la commission d’enquête, créée à la demande du parti d’Eric Ciotti UDR, allié au RN qui est favorable à la privatisation de l’audiovisuel public, se déroulent dans une ambiance électrique et suscitent des réactions très polarisées sur les réseaux sociaux.Jeudi, les échanges ont été tendus entre son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle, et M. Cohen.”Vous pourriez être politique (…) vous avez un don absolument incroyable pour éviter de répondre à mes questions”, a déclaré le rapporteur au journaliste.Mercredi, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, avait “rappelé à l’ordre” M. Alloncle, en craignant que la commission ne soit utilisée “à des fins politiques”. Le député y a vu une “tentative de déstabilisation”.

“Propagande”, “barbouzes”: devant les députés, Patrick Cohen accuse les médias Bolloré

“Espionnage déguisé en journalisme”: le journaliste Patrick Cohen a accusé jeudi, devant les députés, les médias de la galaxie Bolloré d’employer des “méthodes de barbouzes” et dénoncé une “opération de propagande” dans leur traitement de la vidéo où il apparaissait avec son confrère Thomas Legrand et deux responsables socialistes.Trois mois après cette tempête politico-médiatique, M. Cohen a été entendu par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’audiovisuel public. Elle a été créée dans la foulée de cette affaire, qui a valu aux deux journalistes, intervenants sur le service public, des accusations de partialité en faveur de la gauche.”L’émotion incontestable suscitée par ces images” a été “amplifiée par une opération de propagande sans limites, visant à dénigrer, à détruire le service public que je représente”, a assuré M. Cohen.”L’affaire dite Legrand-Cohen a fait l’objet en deux semaines, sur l’antenne de CNews (chaîne dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, ndlr), du 6 au 20 septembre dernier, de 853 séquences”, a-t-il ajouté.”L’impartialité ne se mesure pas dans les bistrots, ni dans les chambres à coucher. Ou alors c’est qu’on a basculé dans un autre régime politique”, a insisté le journaliste.- Guerre ouverte -La vidéo a été divulguée début septembre par le magazine de droite conservatrice L’Incorrect et a ensuite été abondamment commentée sur CNews et deux autres médias de la galaxie Bolloré, Europe 1 et le JDD. Face aux deux responsables socialistes, M. Legrand évoquait les stratégies de la gauche aux prochaines élections et lâchait, au sujet de la candidate de la droite parisienne, Rachida Dati: “Nous on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick (Cohen) et moi”. Les deux journalistes ont dénoncé un montage et porté plainte. C’était un “rendez-vous que nos deux interlocuteurs politiques avaient sollicité”, pour “discuter d’un positionnement, d’une stratégie que nous avions l’un et l’autre assez vivement critiquée”, dans Libération pour M. Legrand et sur France Inter pour M. Cohen, a rappelé ce dernier devant les députés.Il a en outre évoqué des affirmations égrenées depuis mardi sur Europe 1 à propos d’une récente rencontre dans un café entre Thomas Legrand et l’ex-directrice de France Inter, Laurence Bloch. Cette dernière y aurait demandé au journaliste de “rompre toute collaboration avec la station” pour protéger Radio France.”L’espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré”, a accusé l’éditorialiste, en dénonçant des “méthodes de barbouzes”.L’affaire Legrand-Cohen a été le catalyseur d’une guerre ouverte entre l’audiovisuel public et les médias dans le giron de Vincent Bolloré. Ces derniers y ont vu un signe de partialité du service public pour la gauche, tout comme une partie de la droite et le Rassemblement national.France Télévisions et Radio France ont contre-attaqué en poursuivant ces médias en justice pour “dénigrement”.- Réactions polarisées -Entendue mercredi par la commission d’enquête, la présidente de Radio France, Sibyle Veil, a concédé que les propos de M. Legrand dans la vidéo étaient “problématiques”, mais a regretté que l’affaire ait été “instrumentalisée”.Thomas Legrand doit être entendu jeudi en fin d’après-midi. “Je bous d’expliquer les choses. Tout est parti d’une grosse manipulation”, a-t-il assuré en amont à l’AFP.Les travaux de la commission d’enquête, créée à la demande du parti d’Eric Ciotti UDR, allié au RN qui est favorable à la privatisation de l’audiovisuel public, se déroulent dans une ambiance électrique et suscitent des réactions très polarisées sur les réseaux sociaux.Jeudi, les échanges ont été tendus entre son rapporteur, le député UDR Charles Alloncle, et M. Cohen.”Vous pourriez être politique (…) vous avez un don absolument incroyable pour éviter de répondre à mes questions”, a déclaré le rapporteur au journaliste.Mercredi, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, avait “rappelé à l’ordre” M. Alloncle, en craignant que la commission ne soit utilisée “à des fins politiques”. Le député y a vu une “tentative de déstabilisation”.