Alcool: un coût massif pour la société et un carburant des violences faites aux femmes

Si le Dry January incite les Français à moins boire pour leur santé, le coût massif de l’alcool pour la société et son rôle dans les violences commises par les hommes doivent faire l’objet de politiques publiques plus volontaristes, disent des experts.”L’alcool coûte beaucoup plus en termes de santé qu’il ne rapporte en revenus”, déclare à l’AFP le Dr Emmanuel Ricard, président de la Ligue contre le cancer. “Première cause de consultation aux urgences avec 246.000 hospitalisations par an, première cause de violences, d’altercations, de bagarres, de violences conjugales et sexuelles, d’accidents de la route”, énumère ce médecin de santé publique.Si la consommation quotidienne diminue en France, le coût global de l’alcool pour la société demeure majeur: il est de 102 milliards d’euros par an, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives.Cela englobe le coût direct pour les finances publiques (soins, répression, prévention…) et le coût “externe” (perte de vies humaines, de qualité de vie pour les malades, de productivité pour les entreprises…) dont on déduit les recettes des taxes sur l’alcool et l’économie sur les retraites non versées aux personnes mortes prématurément.”L’alcool coûte extrêmement cher à la société, il faut en avoir conscience”, abonde l’historienne Lucile Peytavin, qui a passé les statistiques au crible pour son livre “Le coût de la virilité” (Michel Lafon).Fin décembre, l’OMS a imputé à l’alcool, qui “altère le jugement et la maîtrise de soi, ralentit les temps de réaction, réduit la coordination et favorise les comportements à risque”, 800.000 morts par an en Europe, soit “un décès sur trois dus à des traumatismes et des actes de violence”. C’est un “facteur de risque majeur” de violences intra-familiales que subissent femmes et enfants, a-t-elle souligné.Plaidant pour des politiques publiques plus volontaristes, la chercheuse Leane Ramsoomar l’affirmait elle aussi le mois dernier dans The Conversation, au vu d’une étude mondiale publiée par l’institut RTI International: “la consommation d’alcool chez les hommes nuit aux femmes et aux enfants”.- “Chialer comme une gonzesse” -“On parle beaucoup du GHB dans la soumission chimique, mais l’alcool est la première molécule utilisée”, constate le Dr Ricard.”Les agresseurs font boire les femmes pour pouvoir abuser d’elles, et parce qu’ensuite elles vont culpabiliser, se dire que c’était de leur faute, alors que c’est le contraire: l’alcool est une circonstance aggravante”, rappelle le Dr Emmanuelle Piet, présidente du Collectif féministe contre le viol.Pour un Français sur quatre, si une victime d’agression sexuelle était alcoolisée, il ne s’agit pas d’un viol (enquête Ipsos, 2022).Pointant un angle mort des politiques de santé, cinq associations d’addictologie ont écrit “Violences contre les femmes: n’oublions pas le rôle de l’alcool” et réclamé la fixation d’un “prix minimum par unité d’alcool” – une mesure prise par l’Ecosse et l’Irlande, plébiscitée par les associations mais rejetée au Sénat cet automne -, ainsi qu’un “contrôle de la publicité”, dans une lettre ouverte en octobre 2019.Constatant que les hommes sont “surreprésentés dans les comportements asociaux et d’addiction dans lesquels l’alcool intervient”, dont 99% des viols et 97% des agressions sexuelles, Lucile Peytavin a chiffré à 95,2 milliards d’euros le coût annuel des violences masculines (sanctions judiciaires, conséquences pour les victimes…), soit le coût évitable pour la société… si la criminalité des hommes était au niveau de celle des femmes. Réédité à l’automne, son livre pointe “l’éléphant au milieu de la pièce”, dit-elle. “Les femmes ne se comportent pas ainsi: si on peut donner cette éducation à 50% de la population, on peut le faire pour les 50% restants”.Pour l’historienne, il faut interroger l'”éducation à la virilité” des garçons auxquels “on inculque des comportements de domination qui s’expriment avec la désinhibition liée à l’alcool”. “On leur apprend tout petits à se couper de leurs émotions, de leur vulnérabilité, ce qui les prive de capacités d’adaptation: comment ensuite affronter les deuils, les difficultés ?”, demande l’auteure de “Tu vas pas chialer comme une gonzesse !” (La Meute).”Plutôt que d’être méprisé, tout ce qu’on considère comme féminin, l’empathie, la communication, la douceur… devrait être un modèle pour une société plus riche, plus apaisée”, dit Lucile Peytavin. “C’est statistique: il y aurait moins de victimes”.

Trophée des Champions: Dembélé, sa saison est lancée

Le Ballon d’or 2025 Ousmane Dembélé, gêné par des blessures depuis plusieurs mois, a lancé sa saison et semble prêt à porter de nouveau jeudi (19h00) l’attaque du PSG pour le Trophée des champions face à l’OM, après “avoir récupéré son niveau”.”Je pense que c’est le meilleur match (ndlr: de la saison) d’Ousmane, il a récupéré son niveau”, a affirmé dimanche soir Luis Enrique, après le succès contre le Paris FC (2-1), ajoutant que “c’est important de gérer le temps de jeu” du N. 10, sorti à la 70e minute.Jeudi à Koweit City, le leader de l’attaque parisienne devrait de nouveau être aligné d’entrée pour lancer son année 2026 comme il avait débuté 2025.Il y a un an quasiment jour pour jour contre Monaco, le natif de Vernon (Normandie) avait libéré les Parisiens en toute fin de match (1-0, 90+2) à Doha pour remporter le Trophée des champions, le premier d’une série historique dont la Ligue des champions.Ce but est aussi le début d’une longue liste pour l’attaquant de 28 ans, devenu à partir de ce ce moment-là un faux N.9 efficace comme il ne l’avait jamais été auparavant, au point de remporter la récompense individuelle suprême en septembre dernier.Comme un symbole, ce “classique” jeudi contre l’OM pourrait confirmer le rebond d’Ousmane Dembélé, titulaire dimanche en Ligue 1 pour la première fois depuis fin octobre, match où il a marqué son 5e but de la saison, toutes compétitions confondues. – Monter en régime -“Ousmane, vous savez qu’il est exceptionnel, ce soir il nous a beaucoup aidé, il a un rôle très important dans l’équipe, il nous aide beaucoup et c’est un leader donc il a fait un très bon match encore ce soir”, avait réagi Désiré Doué, aussi de retour en grande forme. La prestation du Ballon d’or et son but sur pénalty lui fera oublier son tir au but manqué face à Flamengo en finale de la Coupe Intercontinentale en décembre (1-1, 2-1 aux t.a.b. le 17 décembre) à Doha, où son attitude questionnait encore avec peu d’accélérations et un jeu souvent limité à des passes depuis l’entre-jeu. Mais depuis, en Coupe de France contre les amateurs de Vendée Fontenay Foot avant Noël et dimanche contre le PFC, l’ancien Barcelonais a semblé plus mobile et disponible, délesté d’éventuelles gênes ou peurs. Il est désormais impliqué dans quatre buts lors de ses quatre derniers matches toutes compétitions confondues (2 buts, 2 passes décisives).Selon une source proche du vestiaire, l’idée pour l’attaquant, qui entend écouter davantage son corps, était de prendre le temps pour éviter une éventuelle rechute. L’objectif est qu’il soit à 100% et au pic de sa forme pour les mois de février et pour le printemps, la période la plus importante de la saison en Ligue des champions, selon cette source, allant même jusqu’à dire que ses deux blessures (cuisse et mollet) étaient finalement “un mal pour un bien”. Il s’agit de monter en régime petit à petit et sa gestion par Luis Enrique doit lui permettre d’être dans les meilleures dispositions au moment-clé.La forme retrouvée d’Ousmane Dembélé est forcément une bonne nouvelle pour les champions d’Europe en titre, qui ont voyagé mardi vers le Koweit avec un secteur offensif quasiment au complet, hormis l’absence des “titis” Ibrahim Mbaye (CAN) et Quentin Ndjantou (blessé). Désiré Doué, qui retrouve toute son explosivité et sa technique après des blessures et Khvicha Kvaratskhelia, épargné jusque-là, devraient entourer le Ballon d’Or en attaque.

Trophée des champions: enfin un titre pour l’OM, ou encore un pour le PSG

Un trophée de plus au milieu d’une gargantuesque collection ou un premier titre depuis 2012: le Trophée des champions, jeudi au Koweït (19h00), met aux prises le Paris SG et Marseille pour un nouveau Classique du football français entre deux clubs aux ambitions très différentes.Ligue 1, Coupe de France, Ligue des champions, Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale et même le dernier Trophée des champions, remporté l’an dernier à Doha contre Monaco… En 2025, le PSG a tout gagné, à l’exception du Mondial des clubs, abandonné en finale à Chelsea.En 2026, Luis Enrique et ses hommes vont-ils continuer à tout rafler ? La première coupe proposée à leur appétit insatiable se dispute en tous cas face au rival marseillais, qualifié pour avoir terminé 2e de Ligue 1 la saison passée, ce qui donne forcément un peu de piquant à l’affaire.Les Parisiens trouveront d’ailleurs peut-être un petit supplément de motivation en repensant au mois de septembre et à la victoire de l’OM en championnat (1-0), une rareté depuis le début de l’ère QSI.- “Jamais peur” -“Une défaite contre Marseille, ce n’est jamais bien et ça ne passe pas vite. On a la motivation, c’est toujours un match spécial contre notre rival. C’est un +Classique+ et en plus c’est une finale”, a résumé le capitaine parisien Marquinhos mercredi.”On a beaucoup de victoires sur les matches récents mais ils ont gagné le dernier. On doit remettre les choses en place”, a ajouté le Brésilien, qui a assuré que Marseille ne lui faisait “jamais peur”.Côté marseillais justement, la vitrine à trophées, les plus récents en tous cas, n’a pas la même allure qu’à Paris. Le dernier titre remonte à 2012 et à la troisième Coupe de la Ligue décrochée par l’équipe de Didier Deschamps.”Une finale, c’est important. On fait du football pour ça et on est là pour porter le club au maximum de son potentiel. C’est une ambition de gagner des trophées”, a expliqué le président marseillais Pablo Longoria lors de sa conférence de presse de mi-saison il y a trois semaines.”Ramener un premier trophée depuis 2012 à Marseille, ça nous tient vraiment à coeur. Tout en sachant que jouer contre le PSG, on l’a encore vu avec la finale de la Coupe intercontinentale, c’est forcément compliqué”, a-t-il ajouté.- Tourner la page -Et ça le sera encore jeudi, surtout si l’OM répète sa performance de dimanche dernier, face à Nantes, venu s’imposer 2-0 au Vélodrome sans discussion ni difficulté.”C’est une des pires défaites depuis que je suis là, mais aussi une des plus simples à analyser. Physiquement, tactiquement, techniquement, rien n’allait. Quand rien ne va, c’est plus facile de tourner la page”, a estimé mercredi l’entraîneur marseillais Roberto De Zerbi.”Le PSG est l’équipe la plus forte d’Europe. Il faut les respecter, comme on l’a fait en septembre, mais en cherchant à utiliser nos qualités. On devra défendre, lutter, se sacrifier, mais aussi avoir le courage de jouer quand on a le ballon”, a-t-il ajouté. L’Italien, qui a dit plusieurs fois qu’il n’était vraiment pas emballé par la délocalisation de l’épreuve, a aussi eu un mot pour les groupes de supporters de l’OM qui, comme ceux du PSG, ne seront pas présents au stade Jaber al-Ahmad, où la Ligue de football professionnel (LFP) espère autour de 50.000 spectateurs.”On espère bien sûr donner satisfaction à nos supporters. On connait l’histoire de l’OM et, avec humilité, on essaie de tout faire pour écrire la suite de la grande histoire de ce club. On veut rentrer en se disant qu’on a fait le maximum”, a-t-il affirmé.Luis Enrique, lui, a pensé aux Koweïtiens. “C’est beau de voir les gens d’un autre pays profiter de ce match”, a-t-il dit. Mais pour les deux clubs, et pour des raisons différentes, tout sera encore plus beau avec un trophée à la clé.

CAN-2025: les favoris au rendez-vous, menu alléchant pour les quarts

Tous les favoris,en commençant par l’hôte marocain, sont au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui offrira en conséquence quatre affiches aussi alléchantes qu’indécises, vendredi et samedi.    Sénégal – Mali, duel de l’ouest C’est sur le papier le quart le plus déséquilibré entre le Sénégal, grand favori avec le Maroc, et le Mali, seule nation encore présente à n’avoir jamais remporté la CAN.D’autant que le Sénégal, vainqueur au petit trot du Soudan en huitième (3-1), monte en puissance et retrouvera son roc, le capitaine Kalidou Koulibali, suspendu au tour précédent.Les Lions de la Teranga s’appuieront une nouvelle fois sur leurs mousquetaires trentenaires (Edouard Mendy, Koulibali, Idrissa Gueye et Sadio Mané), ainsi que sur la fougue sortie du banc, à l’image du Parisien Ibrahim Mbaye, 17 ans, plus jeune joueur à marquer un but en Coupe d’Afrique au XXIe siècle et plus jeune buteur sénégalais de l’histoire de la CAN.En face, les Aigles du Mali, entraînés par le tempétueux belge Tom Saintfiet, n’ont toujours pas remporté une rencontre. Ils ont fait trois matches nuls lors de la phase de groupe et remporté aux tirs au but leur huitième face à la Tunisie.Maroc – Cameroun, duel de LionsBalbutiant, incapable de faire taire les critiques qui s’abattent sur son jeu, le Maroc est toujours là, bien décidé à remporter “sa” CAN le 18 janvier, date de la finale à Rabat.Les hommes de Walid Regragui, qui tente d’endosser seul l’énorme pression populaire, ont battu petitement la modeste Tanzanie en huitièmes (1-0) grâce à un nouveau but de Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition (quatre réalisations). Petite victoire, mais victoire logique tout de même, tant les Lions de l’Atlas n’ont jamais été mis en danger. Ils ont en outre récupéré leur star et capitaine, Achraf Hakimi, remis de sa blessure à une cheville.Le Maroc va pourtant connaître son premier vrai test face à un Cameroun ressucité. Les Lions indomptables, arrivés la tanière sens dessus dessous à la Coupe d’Afrique, se sont métamorphosés en un temps record grâce au sélectionneur David Pagou, intronisé 20 jours avant le début du tournoi.En “mission” au Maroc, alors que personne ne les attendait, les quintuples champions d’Afrique ont prouvé une nouvelle fois qu’ils n’étaient jamais plus forts que dans l’adversité et pourraient légitimement créer la première sensation de la compétition en éliminant le pays hôte et archi-favori.Algérie – Nigeria, duel de cadors Les Fennecs face aux Super Eagles, c’est le duel entre les deux seules équipes à être parvenues à remporter leurs trois rencontres du premier tour.Si l’Algérie a dû attendre les dernières minutes de la prolongation pour terrasser la RD Congo (1-0), elle n’a pas été franchement mise en danger par les Léopards, s’appuyant comme depuis le début du tournoi sur une solide défense (un but encaissé).Complète, l’Algérie s’appuie sur un capitaine efficace -Riyad Mahrez, trois buts-, un jeune milieu brillant -Ibrahim Maza, 19 ans- et un banc solide.En face, les Super Eagles font forte impression. La meilleure attaque de la CAN, 12 buts inscrits, a écrasé le Mozambique en huitièmes (4-0). Ses stars offensives, Victor Osimhen et Ademola Lookman, en sont à trois buts chacun.Le Nigeria ferait figure d’épouvantail si Osimhen, son attaquant masqué, ne faisait pas des siennes. Fâché de ne pas être servi par Lookman face au Mozambique, il s’en est pris vertement à son partenaire en pleine rencontre, a été remplacé dans la foulée, boudant les célébrations. Une rumeur au Nigeria, vite démentie par la Fédération, a même fait courir le bruit qu’il aurait quitté la sélection pour regagner Galatasaray, son club. L’enjeu pour Eric Chelle, le sélectionneur, sera de préserver la fragile unité du groupe.Égypte-Côte d’Ivoire, duel de championsL’Égypte, recordman du nombre de trophées en Coupe d’Afrique (7), défie la Côte d’Ivoire, tenante du titre, avec en filigrane l’affrontement entre deux pensionnaires de la Premier League, la star des Pharaons et de Liverpool Mohamed Salah (33 ans) et l’ailier de Manchester United Amad Diallo (23 ans).L’Egypte, à l’image de sa vedette, n’est pas brillante au Maroc, mais elle est sérieuse, solide, a passé sans encombres la phase de groupes et les huitièmes et, atout impalpable, elle possède comme nulle autre l’expérience de la Coupe d’Afrique.La Côte d’Ivoire, rajeunie depuis son titre de 2023, tente toujours de capitaliser sur son exploit à domicile. L’opération commando d’il y a deux ans a laissé la place à un système de jeu équilibré, en s’appuyant sur les deux redoutables flèches offensives, Yan Diomandé, 19 ans, et Diallo, qui s’affirme comme le patron des Elephants.

Dancing isn’t enough: industry pushes for practical robots

Humanoid robots danced, somersaulted, dealt blackjack and played ping-pong at the Consumer Electronics Show this week, but some in the industry are impatient for them to become more useful, not just a promise of things to come.As robots take their usual spotlight at the annual CES gadget fest, insiders caution that making them truly like humans will take several more years and require lots of training.To become autonomous, humanoid robots need AI that translates what is seen and heard into actions, which is beyond the scope of today’s large language models that power tools like ChatGPT.Training a large language model relies on massive amounts of data — mainly vacuumed up from the internet — that is of little use when it comes to human-like robots seeking to be useful in the kitchen or on a factory floor.”If you want (robots) to learn embodied things, you have to put them inside a body,” said Henny Admoni, an associate professor at the robotics institute at Carnegie Mellon University.Humanoid Guide founder Christian Rokseth, who specializes in the technology, likened the situation to locking a child in a room and expecting it to learn about the world.Even if the pace of development accelerated last year, particularly on the hardware side, Rokseth expressed a degree of impatience about innovation.”They’ve shown robots dancing and doing kung fu; now show us that they can be productive,” Rokseth said.EngineAI founder Evan Yao told AFP that the Shenzhen-based company is working with tech titans such as Amazon and Meta to give its creations AI brains.”We are trying to simulate humans, but the robots will never become human,” Yao told AFP as one of his robots kicked in his direction.”Because a human is emotional and much more.”Nearby, Yiran Sui was part of a Robotera team whose humanoid robot, developed for researchers, is training to complete the Beijing marathon a few months from now.- Factories first? -According to the Consumer Technology Association that runs CES, the robotics industry is showing dynamism and potential.It projects the global market will hit $179 billion by 2030.The bulk of that growth is expected in factories, warehouses and other business operations, where robots — not necessarily humanoid ones — work in controlled environments.But for Artem Sokolov, founder of the Humanoid robotics startup based in London, humans work in factories so robots copying their bodies can thrive there too.South Korean automotive giant Hyundai used CES to unveil a humanoid robot called Atlas, created in collaboration with Boston Dynamics, that it plans to test in factories.Given the training limitations, industry trackers advise caution when it comes to companies claiming to have humanoid robots that can operate without flesh-and-blood managers overseeing them.”There has been a ton of new companies claiming that they are developing autonomous humanoid robots,” Admoni told AFP.But “these systems tend to be teleoperated; you have a person in a suit or using controllers and every movement of that person is then translated into the robot.”To solve the training problem, new startups are using methods such as having people wear cameras and haptic gloves while doing chores at home, according to Rokseth.”To make robots general machines, they need to be let out in the real world,” Rokseth said, not just assembly lines or warehouses.

Des tracteurs de la Coordination rurale ont rejoint la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe

Une centaine d’agriculteurs en tracteurs membres du syndicat Coordination rurale sont entrés dans Paris jeudi avant l’aube et certains ont gagné la tour Eiffel ou l’Arc de Triomphe, afin de porter les revendications d’une profession en colère.”Mission accomplie”, s’est félicité sur Europe 1 Bertrand Venteau, président du deuxième syndicat agricole français, rappelant leur ambition de rencontrer la présidente de l’Assemblée nationale et le président du Sénat pour “qu’on leur explique que les parlementaires depuis 30 ans ont contribué à la mort de l’agriculture française”.”Mais aussi une forte pensée à tous ceux qui se sont fait arrêter par les forces de police qui aujourd’hui sont parqués dans le froid (…) et des tracteurs qui sont mis en fourrière”, a-t-il ajouté, sans plus de précisions.Selon le ministère de l’Intérieur à l’AFP, une centaine de tracteurs sont dans Paris “mais la plupart sont bloqués aux portes de la capitale”.Un appel à manifester devant l’Assemblée nationale à 10H00 a été lancé par la CR.Bertrand Venteau avait précédemment affirmé que la CR entendait porter “pacifiquement” ses demandes aux parlementaires et sur des lieux parisiens “symboliques”, quitte à voir la moitié de ses troupes “finir en garde à vue”.Un arrêté de la préfecture de police mercredi soir avait interdit l’accès des tracteurs à certaines zones sensibles de la capitale notamment l’Elysée, Matignon, le Parlement, les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique, ou le marché de Rungis, entre autres.D’après un journaliste de l’AFP, une vingtaine d’agriculteurs sont présents à la tour Eiffel, leurs tracteurs (une dizaine) garés tout près.Sur la pelle d’un tracteur, il est inscrit “CR 33 NON AU MERCOSUR”.Selon Ludovic Ducloux, coprésident de la CR 33, les agriculteurs sont arrivés vers 03H30-04H00 près de la Dame de fer. “On a mis 40 minutes à arriver, on n’a pas trouvé de gendarmes sur notre route”, a-t-il commenté auprès de l’AFP.Sous l’Arc de Triomphe à 06H00, une quinzaine de tracteurs cernés par un imposant dispositif des forces de l’ordre étaient immobilisés, a constaté un journaliste de l’AFP.”France! Veux-tu encore de tes paysans”, peut-on lire sur la pelle de l’un de ces tracteurs. “On avait dit qu’on monterait à Paris, on y arrive”, a ajouté Ludovic Ducloux.La CR entend protester notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et des pays du Mercosur mais aussi contre la gestion par l’Etat de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC) qui a attisé la colère agricole début décembre dans le Sud-Ouest, bastion historique de la CR.Près de Bordeaux, l’accès au dépôt de carburant de Bassens (Gironde) est bloqué depuis mercredi soir par une quarantaine d’engins agricole de la Coordination rurale, a indiqué jeudi matin la préfecture.- Concurrence déloyale -Depuis l’hiver 2024, les agriculteurs demandent des simplifications administratives et un allègement des normes, notamment européennes, jugées trop contraignantes et propices à créer une concurrence déloyale.Ni la loi d’orientation agricole, adoptée début 2025 ni la loi dite Duplomb et encore moins les promesses de Paris et Bruxelles n’ont convaincu les syndicats, reçus plusieurs fois à Matignon mais aussi à l’Elysée depuis décembre.La FNSEA et ses alliés des Jeunes agriculteurs (JA) ont appelé à la mobilisation nationale dimanche dernier mais pour des actions locales, contrairement à 2024, quand la puissante alliance syndicale avait lancé ses tracteurs sur Paris.Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, présentera ses vœux à la presse à 10H00 à Paris.En attendant, le syndicat, accusé de cogestion avec l’Etat par les deux autres syndicats, a temporisé, annonçant mardi que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, leur avait promis des mesures “concrètes” d’ici la fin de semaine.- Ligne rouge du Mercosur -Le “chiffon rouge” pour le syndicat dominant est l’accord commercial UE-Mercosur dont la probable signature lundi pourrait intensifier la mobilisation.La Commission européenne a tenté de répondre aux inquiétudes des agriculteurs en brandissant les clauses de sauvegarde à l’étude, puis une rallonge budgétaire anticipée pour la politique agricole commune 2028-2034, alors qu’elle prévoyait de l’amputer dans son projet initial.Les négociations pour la prochaine PAC ne font toutefois que commencer et la France se tourne plus vers le dossier de la taxe carbone européenne aux frontières pour arracher l’exclusion des engrais de ce mécanisme qui augmenterait drastiquement les coûts pour les agriculteurs.Si Bruxelles a ouvert la porte à une telle suspension, Emmanuel Macron s’est montré plus affirmatif: la taxe “sera révisée pour permettre la suspension de son application aux engrais, tandis que les droits de douane sur les engrais et intrants seront abaissés rapidement”, a-t-il assuré mercredi soir sur X, dans la foulée de la ministre Annie Genevard.nal-mdz-ved-sha-meh/jbo/bfi