Iran security forces use tear gas in Tehran bazaar as toll rises

Iranian security forces fired tear gas to disperse demonstrators at the Tehran bazaar on Tuesday, as an NGO said more than two dozen people had been killed in a crackdown on the most significant protests to hit the Islamic republic in three years.The protests were triggered by anger over the rising cost of living, with the Iranian rial losing value again on Tuesday to reach another record low against foreign currencies.Security forces have now killed at least 27 protesters, including five minors under the age of 18, the Norway-based NGO Iran Human Rights (IHR) said. Iranian authorities say members of security forces have also been killed, including a policeman who was shot dead on Tuesday.The protest wave began on December 28 with a shutdown by merchants in the Tehran bazaar, a national economic hub. They have since spread to other areas, especially the west, which is home to Kurdish and Lor minority groups.It is the most serious protest movement in Islamic republic since the 2022-2023 nationwide rallies sparked by the death in custody of Mahsa Amini, who had been arrested for allegedly violating the strict dress code for women.Iran’s Fars news agency said “sporadic gatherings” took place around the bazaar during an afternoon shutdown, with police dispersing the protest and demonstrators scattering into the alleyways nearby. In social media footage verified by AFP, protesters at the scene could also be heard shouting slogans including “Pahlavi will return” and “Seyyed Ali will be overthrown” — references to the monarchy ousted by the 1979 Islamic revolution and to supreme leader Ayatollah Ali Khamenei.Dozens of people are seen shouting “freedom” and “shameless” in footage posted by IHR and the US-based Human Rights Activists News Agency (HRNA). Security forces then fire tear gas at the protesters, who rush to disperse as acrid smoke rises from the ground. The official IRNA news agency said “some” people were arrested, without giving numbers.With protests continuing in other areas for a tenth day, HRNA posted footage of large crowds of people marching in protests through Abdanan in western Iran shouting slogans including “this is the last message, the entire regime is the target”.- ‘Crush dissent’ -The demonstrations have yet to reach the scale of the 2022-2023 movement, let alone that of the mass 2009 street protests that followed disputed elections.But against the background of an economic crisis and on the heels of the 12-day war against Israel in June, they present a new challenge for the leadership under 86-year-old Khamenei, in power since 1989.The government of President Masoud Pezeshkian has announced modest monthly payments for people to alleviate the economic pain, but the head of the judiciary warned Monday that there would be no leniency for “rioters”.According to official announcements in Iranian media, at least 13 people have been killed since the protests began, including members of the security forces. But IHR said: “At least 27 protesters have been killed by gunfire or other forms of violence carried out by security forces in eight provinces. Five of those killed have been verified to have been children.”It added that more than 1,000 people had been arrested nationwide.IHR said security forces killed at least six people in a single incident alone on Saturday when they opened fire on protesters in the Malekshahi district of the western Ilam province.It also accused authorities of raiding the main hospital in Ilam the day after to detain injured protesters.Amnesty International said on Tuesday that the “attack” on the hospital “exposes yet again how far the Iranian authorities are willing to go to crush dissent”.Pezeshkian has ordered his interior minister to investigate “thoroughly, comprehensively and expertly” what happened in Ilam province, according to the presidential website.With tensions continuing in the area, a policeman was shot dead Tuesday after being “directly hit by rioters’ bullet” in Malekshahi, the Fars news agency said.IHR said Iranian authorities also raided a hospital in the Hasanabad district of Tehran Tuesday, firing tear gas.The Iranian currency meanwhile fell in value to approximately 1.47 million rials to the dollar, according to the informal black market rate and several currency monitoring websites. On December 28, a previous low in the rial — then at 1.43 million to the dollar — had driven traders into the streets and sparked the protest movement.

L’Américaine Freida McFadden écrase les ventes de livres en France en 2025

La romancière américaine Freida McFadden est arrivée en tête du classement des ventes de livres en France en 2025, en plaçant huit de ses romans dans les 15 premiers de la liste publiée mardi par Livres Hebdo.La discrète autrice a confirmé la première place qu’elle avait prise en 2024 avec son roman phénomène “La femme de ménage”, un “thriller psychologique” dont le premier tome est sorti en 2022 en anglais et un an plus tard en 45 langues dont le français.Selon le classement du site de référence Livres Hebdo, réalisé par NielsenIQ BookData – GFK, les romans de Freida McFadden, dont les quatre tomes de “La femme de ménage”, prennent toutes les premières places en grand format (éditions City) et en poche (J’ai lu), à l’exception de la deuxième, occupée par le nouvel album d’Astérix, “Astérix en Lusitanie” (édition Albert René) et de la sixième, que prend “La maison vide” (Minuit) de Laurent Mauvignier, prix Goncourt.Le classement des essais est dominé par Salomé Saqué avec “Résister” (Payot), “L’heure des prédateurs” (Gallimard) de Giuliano Da Empoli et “Le journal d’un prisonnier” (Fayard) de Nicolas Sarkozy, sorti en décembre.Livres Hebdo souligne que Fayard, la maison du groupe Hachette, sous le contrôle du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, place cinq titres politiques dans le classement de 50 livres, dont ceux de Jordan Bardella (“Ce que veulent les Français”), Éric Zemmour (“La messe n’est pas dite”) et deux titres de Philippe de Villiers (“Populicide” et “Mémoricide”).”L’ensemble dessine un marché de l’essai en 2025 structurellement polarisé, où le débat politique hexagonal et les faits divers judiciaires captent l’essentiel de l’attention éditoriale”, indique Livres Hebdo.Derrière Astérix, le classement des BD et mangas est dominé par le youtubeur Inoxtag, avec deux tomes de son manga “Instinct” (Michel Lafon), le tome 110 du manga japonais “One Piece” (Glénat), tandis que la dernière aventure de Blake et Mortimer, “La menace Atlante”, occupe la 5e place. La série jeunesse à succès “Mortelle Adèle” (Mr Tan & Co) place six volumes dans le top 20, selon Livres Hebdo.

L’Américaine Freida McFadden écrase les ventes de livres en France en 2025

La romancière américaine Freida McFadden est arrivée en tête du classement des ventes de livres en France en 2025, en plaçant huit de ses romans dans les 15 premiers de la liste publiée mardi par Livres Hebdo.La discrète autrice a confirmé la première place qu’elle avait prise en 2024 avec son roman phénomène “La femme de ménage”, un “thriller psychologique” dont le premier tome est sorti en 2022 en anglais et un an plus tard en 45 langues dont le français.Selon le classement du site de référence Livres Hebdo, réalisé par NielsenIQ BookData – GFK, les romans de Freida McFadden, dont les quatre tomes de “La femme de ménage”, prennent toutes les premières places en grand format (éditions City) et en poche (J’ai lu), à l’exception de la deuxième, occupée par le nouvel album d’Astérix, “Astérix en Lusitanie” (édition Albert René) et de la sixième, que prend “La maison vide” (Minuit) de Laurent Mauvignier, prix Goncourt.Le classement des essais est dominé par Salomé Saqué avec “Résister” (Payot), “L’heure des prédateurs” (Gallimard) de Giuliano Da Empoli et “Le journal d’un prisonnier” (Fayard) de Nicolas Sarkozy, sorti en décembre.Livres Hebdo souligne que Fayard, la maison du groupe Hachette, sous le contrôle du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, place cinq titres politiques dans le classement de 50 livres, dont ceux de Jordan Bardella (“Ce que veulent les Français”), Éric Zemmour (“La messe n’est pas dite”) et deux titres de Philippe de Villiers (“Populicide” et “Mémoricide”).”L’ensemble dessine un marché de l’essai en 2025 structurellement polarisé, où le débat politique hexagonal et les faits divers judiciaires captent l’essentiel de l’attention éditoriale”, indique Livres Hebdo.Derrière Astérix, le classement des BD et mangas est dominé par le youtubeur Inoxtag, avec deux tomes de son manga “Instinct” (Michel Lafon), le tome 110 du manga japonais “One Piece” (Glénat), tandis que la dernière aventure de Blake et Mortimer, “La menace Atlante”, occupe la 5e place. La série jeunesse à succès “Mortelle Adèle” (Mr Tan & Co) place six volumes dans le top 20, selon Livres Hebdo.

Charles Alloncle, le député qui cuisine l’audiovisuel public

Pugnace pour les uns, “inquisiteur” pour les autres, le député ciottiste Charles Alloncle et ses méthodes musclées font débat au sein de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui reprendra ses travaux dans une dizaine de jours sur de bonnes résolutions.”Pas de communication en temps réel sur les réseaux sociaux” ou de “déformation des propos des personnes auditionnées”, et “sobriété” dans les médias: le bureau de cette commission, qui rassemble des parlementaires de tous bords, a acté ces principes mardi.Les auditions reprendront la semaine du 19 janvier, avec celles de représentants des salariés de France Télévisions et de Radio France, a indiqué le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), qui ne veut pas d’un “tribunal politique”.En cause: l’attitude du rapporteur Charles Alloncle, 32 ans, dont le groupe UDR est allié au RN. Les incidents se sont multipliés depuis le démarrage fin novembre de la commission.”Je tâche de poser des questions que des millions de Français se posent”, dit l’élu de l’Hérault à l’AFP, admettant être “insistant”.Mi-décembre, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a “rappelé à l’ordre” Charles Alloncle, craignant que la commission soit “dévoyée”.Les soutiens du rapporteur ont volé à son secours: c’est “une pression intolérable” selon Marine Le Pen (RN) alors que son travail est “remarquable” d’après le président du parti Jordan Bardella. Sur les réseaux sociaux, d’importants influenceurs d’extrême droite ont loué M. Alloncle.Ce dernier poursuivra sa mission avec “talent” et “courage”, a fait valoir Eric Ciotti. Le jeune député, ancien président des Jeunes avec Nicolas Sarkozy et partisan de l’union des droites, a rallié l’ex-patron de LR lorsqu’il s’est rapproché du RN.Air austère et look soigné, le trentenaire blond a déjà mis sur le gril le président du régulateur, l’Arcom, et les dirigeantes de France Télévisions et Radio France.Cette dernière, Sibyle Veil, a déploré les “déformations publiques” de ses propos par le rapporteur sur le réseau social X.Lundi, sur Instagram, l’animateur-producteur Nagui a menacé M. Alloncle de poursuites pour avoir déclaré qu’il pourrait être “la personne, sur les dix dernières années en France, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public”.- “des fins idéologiques” -Dans une tribune au Monde, le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand a estimé mardi que la commission était “instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques pour disqualifier, intimider, soupçonner”.Lors des auditions en fin d’année des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche ont réclamé d'”arrêter (le) spectacle”, dénonçant une “tentative d’humiliation” de la part de l’extrême droite.La commission a été créée après la révélation d’une vidéo de ces deux journalistes qui a nourri les accusations de partialité en faveur de la gauche dans l’audiovisuel public.Au sein du bloc central macroniste, la députée Céline Calvez est déçue que l'”on passe à côté du sujet”.La commission porte sur “la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public”, comme souhaité par Eric Ciotti, dont l’allié RN prône la privatisation du secteur.Charles Alloncle ne se prononce pas sur ce point. “Envoyé Spécial, Secrets d’histoire… J’ai été biberonné à la télé et la radio publiques”, assure ce fidèle auditeur de Fip, fils d’un préfet et d’une juriste devenue enseignante.”C’est pour sauver l’audiovisuel public qu’il faut purger les soupçons, cesser les entorses au principe de neutralité”, selon le néodéputé élu en juillet 2024, ancien entrepreneur passé par Sciences Po, HEC et l’université américaine de Berkeley.A l’inverse, Erwan Balanant (MoDem) voit dans l’attitude de M. Alloncle “une attaque frontale de notre modèle démocratique et d’information”.Aux yeux de l’insoumis Aurélien Saintoul, le rapporteur “s’affranchit des faits et transpose les méthodes de CNews”. “Qui lui souffle les questions?”, demande un autre.L’intéressé récuse toute proximité avec Vincent Bolloré, qu’il n’a “jamais rencontré”, ainsi qu’avec les médias de sa galaxie comme CNews, dont il fréquente peu les plateaux.Charles Alloncle “affronte tout seul le système” et “a tout le monde contre lui, sauf l’opinion publique”, a lancé fin décembre un Pascal Praud louangeur, sur la première chaîne info de France.

Charles Alloncle, le député qui cuisine l’audiovisuel public

Pugnace pour les uns, “inquisiteur” pour les autres, le député ciottiste Charles Alloncle et ses méthodes musclées font débat au sein de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui reprendra ses travaux dans une dizaine de jours sur de bonnes résolutions.”Pas de communication en temps réel sur les réseaux sociaux” ou de “déformation des propos des personnes auditionnées”, et “sobriété” dans les médias: le bureau de cette commission, qui rassemble des parlementaires de tous bords, a acté ces principes mardi.Les auditions reprendront la semaine du 19 janvier, avec celles de représentants des salariés de France Télévisions et de Radio France, a indiqué le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), qui ne veut pas d’un “tribunal politique”.En cause: l’attitude du rapporteur Charles Alloncle, 32 ans, dont le groupe UDR est allié au RN. Les incidents se sont multipliés depuis le démarrage fin novembre de la commission.”Je tâche de poser des questions que des millions de Français se posent”, dit l’élu de l’Hérault à l’AFP, admettant être “insistant”.Mi-décembre, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a “rappelé à l’ordre” Charles Alloncle, craignant que la commission soit “dévoyée”.Les soutiens du rapporteur ont volé à son secours: c’est “une pression intolérable” selon Marine Le Pen (RN) alors que son travail est “remarquable” d’après le président du parti Jordan Bardella. Sur les réseaux sociaux, d’importants influenceurs d’extrême droite ont loué M. Alloncle.Ce dernier poursuivra sa mission avec “talent” et “courage”, a fait valoir Eric Ciotti. Le jeune député, ancien président des Jeunes avec Nicolas Sarkozy et partisan de l’union des droites, a rallié l’ex-patron de LR lorsqu’il s’est rapproché du RN.Air austère et look soigné, le trentenaire blond a déjà mis sur le gril le président du régulateur, l’Arcom, et les dirigeantes de France Télévisions et Radio France.Cette dernière, Sibyle Veil, a déploré les “déformations publiques” de ses propos par le rapporteur sur le réseau social X.Lundi, sur Instagram, l’animateur-producteur Nagui a menacé M. Alloncle de poursuites pour avoir déclaré qu’il pourrait être “la personne, sur les dix dernières années en France, qui s’est le plus enrichie sur l’argent public”.- “des fins idéologiques” -Dans une tribune au Monde, le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand a estimé mardi que la commission était “instrumentalisée par son rapporteur à des fins idéologiques pour disqualifier, intimider, soupçonner”.Lors des auditions en fin d’année des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen, plusieurs élus de gauche ont réclamé d'”arrêter (le) spectacle”, dénonçant une “tentative d’humiliation” de la part de l’extrême droite.La commission a été créée après la révélation d’une vidéo de ces deux journalistes qui a nourri les accusations de partialité en faveur de la gauche dans l’audiovisuel public.Au sein du bloc central macroniste, la députée Céline Calvez est déçue que l'”on passe à côté du sujet”.La commission porte sur “la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public”, comme souhaité par Eric Ciotti, dont l’allié RN prône la privatisation du secteur.Charles Alloncle ne se prononce pas sur ce point. “Envoyé Spécial, Secrets d’histoire… J’ai été biberonné à la télé et la radio publiques”, assure ce fidèle auditeur de Fip, fils d’un préfet et d’une juriste devenue enseignante.”C’est pour sauver l’audiovisuel public qu’il faut purger les soupçons, cesser les entorses au principe de neutralité”, selon le néodéputé élu en juillet 2024, ancien entrepreneur passé par Sciences Po, HEC et l’université américaine de Berkeley.A l’inverse, Erwan Balanant (MoDem) voit dans l’attitude de M. Alloncle “une attaque frontale de notre modèle démocratique et d’information”.Aux yeux de l’insoumis Aurélien Saintoul, le rapporteur “s’affranchit des faits et transpose les méthodes de CNews”. “Qui lui souffle les questions?”, demande un autre.L’intéressé récuse toute proximité avec Vincent Bolloré, qu’il n’a “jamais rencontré”, ainsi qu’avec les médias de sa galaxie comme CNews, dont il fréquente peu les plateaux.Charles Alloncle “affronte tout seul le système” et “a tout le monde contre lui, sauf l’opinion publique”, a lancé fin décembre un Pascal Praud louangeur, sur la première chaîne info de France.

Delcy Rodriguez entame son mandat, 55 militaires cubains et vénézuéliens tués quand Maduro a été capturé

Delcy Rodriguez a officiellement entamé mardi, sous pression, son mandat de présidente par intérim du Venezuela après la capture par Washington du chef de l’Etat Nicolas Maduro au cours d’une opération éclair qui a fait 55 morts au sein des forces vénézuéliennes et cubaines.Les avis de décès de 23 militaires, dont cinq amiraux, ont été rendus publics sur le compte Instagram de l’armée vénézuélienne, dans un premier bilan officiel fourni par les autorités à CaracasLe procureur général du Venezuela Tarek William Saab a quant à lui fait état de “dizaines de victimes parmi les civils innocents et les militaires”.  Cuba, un allié du Venezuela, avait auparavant annoncé que 32 membres des services de sécurité cubains avaient été tués et a divulgué leur identité mardi dans la presse officielle.Selon le média officiel Cubadebate, 21 étaient des employés du ministère de l’Intérieur, dont trois officiers supérieurs, 11 étaient membres des Forces armées révolutionnaires, pour la plupart des soldats.Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, avait déclaré dimanche que les gardes du corps de M. Maduro avaient été assassinés “de sang-froid” par les forces américaines qui ont, selon le Pentagone, engagé 200 soldats et 150 appareils.L’ONU a averti mardi que cette intervention, présentée par les Etats-Unis comme une opération de police, avait “sapé un principe fondamental du droit international”.”Les Etats ne doivent pas se livrer à des menaces ou recourir à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un autre Etat”, a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani.  Après des mois de frappes sur des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue, les Américains se sont emparés samedi de Nicolas Maduro, 63 ans, et de son épouse Cilia Flores, 69 ans. Tous deux doivent répondre de quatre chefs d’accusation, dont celui de “narcoterrorisme”. Confronté pour la première fois à la justice américaine depuis qu’il a été emmené aux Etats-Unis, Nicolas Maduro a affirmé lundi à New York qu’il était un “prisonnier de guerre” et a plaidé non coupable. Il va rester incarcéré dans cette ville et comparaîtra à nouveau le 17 mars.Mardi, la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum a exhorté les Etats-Unis à un “procès équitable.Tandis qu’au Venezuela, un nouveau appel au rassemblement de partisans de Nicolas Maduro a été lancé mardi pour exiger sa libération.- “Gouvernement instable” -Nicolas Maduro déchu, c’est Delcy Rodriguez, 56 ans et qui était vice‑présidente depuis 2018, qui devient présidente par intérim. Lundi, elle avait prêté serment devant le Parlement, prenant la tête d’un gouvernement qui compte toujours dans ses rangs le ministre de l’Intérieur et tenant d’une ligne dure, Diosdado Cabello, ainsi que le puissant ministre de la Défense Vladimir Padrino Lopez.Le président américain Donald Trump avait pour sa part averti dimanche Delcy Rodriguez qu’elle “paierait plus cher que Maduro” si elle ne faisait pas “ce qu’il faut”.Le syndicat de la presse vénézuélienne (SNTP) a signalé mardi sur les réseaux sociaux que, en marge de cette session à l’Assemblée nationale, 14 journalistes et collaborateurs de médias, “dont 13 d’agences et de médias internationaux”, avaient été interpellés, puis libérés, ainsi que deux correspondants de la presse internationale à la frontière avec la Colombie. Delcy Rodriguez, qui a pris en main la gestion du pétrole, la principale ressource du Venezuela, devra également préserver l’unité du chavisme, la doctrine héritée de l’ex-président de gauche Hugo Chavez (1999-2013) qui a procédé à de nombreuses nationalisations.Le nouveau gouvernement est “instable”, juge l’analyste politique Marino de Alba, expliquant que “malgré les divergences internes, le chavisme a bien intégré que seule une cohésion apparente lui donnait une chance de se perpétuer au pouvoir”.”L’objectif principal est de gagner du temps pour (…) profiter du fait que les revendications et les conditions de Washington sont centrées sur la question pétrolière”, selon lui.- “Remettre le pays sur pied” -D’après la Constitution, l’intérim de Delcy Rodriguez n’est que de 90 jours, une période qui peut-être prorogée de trois mois supplémentaires par l’Assemblée nationale.En cas de déclaration de vacance absolue de Nicolas Maduro, qui n’a pas encore été décrétée, la loi l’oblige à convoquer des élections dans les 30 jours suivants.Maria Corina Machado, la cheffe de l’opposition vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a affirmé lundi prévoir de retourner “le plus vite possible” au Venezuela.Le président américain l’avait disqualifiée samedi pour en prendre la tête, estimant qu’elle “ne (bénéficiait) ni du soutien ni du respect au sein de son pays”.Il a également écarté toute élection au Venezuela dans les 30 prochains jours, considérant que les Etats-Unis devaient “d’abord remettre le pays sur pied”.Tout en affirmant ne pas vouloir s’impliquer dans les affaires politiques d’autres nations, comme les Etats-Unis l’ont fait en Irak ou en Afghanistan dans les années 2000, Donald Trump a clairement exprimé son intérêt pour les vastes ressources pétrolières du Venezuela, qui dispose des premières réserves de brut prouvées de la planète.

Le chef de la diplomatie israélienne au Somaliland, une “incursion” pour la Somalie

Le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar s’est rendu mardi au Somaliland, république autoproclamée récemment reconnue par Israël, une visite officielle condamnée par la Somalie comme une “incursion non autorisée” sur son territoire. Le 26 décembre, Israël est devenu le premier pays à reconnaître le Somaliland comme “Etat indépendant et souverain” depuis sa sécession en …

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Nigeria : l’armée de l’air se basera sur des vols de reconnaissance américains pour bombarder les jihadistes

L’armée de l’air nigériane se basera sur des renseignements fournis par des vols de reconnaissance américains pour mener ses propres frappes dans sa lutte contre les jihadistes, après les récents bombardements américains dans le nord-ouest, a déclaré mardi à l’AFP un responsable nigérian proche du dossier.Selon Abuja et Washington, les frappes américaines le jour de …

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