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Fièvre aphteuse : le Royaume-Uni interdit l’importation de bovins, porcs et ovins d’Allemagne

Le Royaume-Uni a annoncé mardi l’interdiction des importations de bovins, porcs et ovins en provenance d’Allemagne, après la détection de cas de fièvre aphteuse dans ce pays.”Les certificats sanitaires britanniques ne seront plus délivrés pour les animaux susceptibles d’être exposés à la fièvre aphteuse, ce qui inclut les animaux vivants et la viande fraîche”, a expliqué le ministère britannique de l’Environnement et de l’Agriculture.La mesure est destinée à “protéger les agriculteurs”, souligne le ministère.En 2001, jusqu’à 10 millions d’animaux avaient été abattus au Royaume-Uni pendant une épidémie de fièvre aphteuse qui avait coûté à l’économie britannique environ huit milliards de livres (9,5 milliards d’euros).Aucun cas de fièvre aphteuse n’a, pour l’instant, été enregistré au Royaume-Uni, assure le ministère, qui appelle toutefois les éleveurs à “rester vigilants face aux signes cliniques” de la fièvre aphteuse. Dans une note, il précise également qu’il n’y a eu “aucune importation” d’Allemagne d’animaux vivants et susceptibles d’avoir été exposés à la fièvre aphteuse depuis le 12 décembre, date correspondant à deux périodes successives d’incubation de la maladie.Par ailleurs, les semences animales, les produits d’origine animale et les sous-produits animaux issus d’espèces susceptibles d’avoir été exposées sont “considérés comme à risque” pour la transmission de la fièvre aphteuse. Toux ceux importés depuis le 12 décembre “font l’objet d’un traçage”.Le gouvernement ne précise pas le volume des importations de produits d’élevage d’Allemagne mais, en 2023, le Royaume-Uni a produit sur son territoire 85% de la viande bovine qu’il a consommée ainsi que 64% des porcs.En France, le ministère de l’Agriculture a déclaré à l’AFP être “en état d’alerte” et renforcer “drastiquement les contrôles et enquêtes auprès des filières animales concernées”. Il a ajouté suivre “de très près l’évolution de la situation en Allemagne”.Trois cas de cette épizootie très contagieuse pour les animaux mais inoffensive pour les humains ont été détectés vendredi sur des buffles d’eau près de Berlin, une première dans l’Union européenne depuis 2011 et en Allemagne depuis 1988.Les animaux contaminés sont morts et les 11 autres bêtes du troupeau ont été préventivement abattues, selon les autorités allemandes, qui ont limité les transports d’animaux d’élevage pour enrayer la contagion.L’Allemagne peut toujours vendre à ses voisins européens de la viande produite en dehors des zones à risque mais, pour les autres pays, tout dépend de l’accord commercial en place.La Corée du Sud a suspendu par précaution ses importations de viande de porc allemande, selon Berlin.alm-adm-mdz-mhc/bds

Des députés insoumis, écologistes et communistes déposent une motion de censure contre Bayrou

La présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a déposé mardi une motion de censure contre le gouvernement de François Bayrou, signée par 57 autres députés, issus de ses rangs mais aussi des groupes communiste et écologiste.La motion, déposée peu après la déclaration de politique générale du nouveau Premier ministre, sera examinée jeudi.Elle fustige un “déni de démocratie” dans la nomination de M. Bayrou et le refus du chef du gouvernement de se plier à un vote de confiance. Elle critique aussi la composition du gouvernement, “à elle seule une provocation justifiant la censure”, avec à l’Education nationale Elisabeth Borne, qui a “brutalisé le Parlement avec 23 recours aux 49.3”, et à l’Intérieur Bruno Retailleau “qui ose parler de +Français de papiers+”.Les signataires critiquent également le choix de François Bayrou de “reprendre le budget présenté par Michel Barnier”, son prédécesseur renversé par une motion de  censure, assumant de “bloquer toute nouvelle mesure fiscale ambitieuse”.La motion est signée par 58 députés, le minimum nécessaire, le nombre de motions que chaque député peut déposer au titre de l’article 49.2 de la Constitution étant limité. Parmi les signataires, sept députés du groupe écologiste et social, et neuf députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, composé notamment des élus communistes.

Jeux vidéo: une centaine de salariés en grève au studio Don’t Nod

“Entre 90 et 100 personnes” sont en grève depuis lundi au studio français de jeux vidéo Don’t Nod pour protester contre un plan de licenciement qui verrait le départ de 69 employés, a indiqué un membre du syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV) à l’AFP mardi.”Les négociations entre le STJV et la direction de Don’t Nod” n’ont abouti à “aucun engagement sérieux pour les salariés”, a dénoncé le STJV dans un appel publié dimanche sur son site, accusant la direction de “gagner du temps”.Contacté par l’AFP, Don’t Nod a assuré que “des propositions, incluant des aspects financiers, ont été présentées dans le but de favoriser les départs volontaires et d’atteindre un accord équilibré”. “Nous restons déterminés à trouver des solutions qui répondent aux besoins de toutes les parties pour assurer la pérennité de la société”, a ajouté le studio français.Ce dernier, éditeur de jeux comme “Life is Strange”, “Jusant” et “Banishers”, traverse une mauvaise passe financière.Il avait annoncé en octobre envisager de se séparer de 69 employés dans le cadre d’un projet de réorganisation, sur les quelque 250 que compte son studio français, ce qui avait provoqué plusieurs mouvements de grève.Développé par son studio canadien, son prochain jeu, “Lost Records: Bloom & Rage”, est attendu pour le 18 février (et une deuxième partie le 18 mars).”La grève peut avoir un impact sur le développement de Lost Records”, a reconnu un membre du STJV, qui a souhaité rester anonyme. “Il n’y a que les salarié-es de Don’t Nod Paris qui font grève, mais une trentaine de personnes travaillent sur Lost Records depuis Paris, ce qui n’est pas négligeable”.”L’impact sur les productions en cours dans le studio relève désormais de la responsabilité de la direction qui a toutes les cartes en main pour mettre fin à la grève”, a-t-il ajouté.

Le PS a “mis le NFP à terre” en négociant avec le gouvernement, accuse Mélenchon

Le PS a mis le Nouveau Front populaire “à terre” en négociant avec le gouvernement sur la réforme des retraites, a accusé mardi le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon, en raillant les concessions “grotesques” accordées, selon lui, par le Premier ministre François Bayrou aux socialistes.”Les concessions accordées aux socialistes sont tellement grotesques, on leur laissera le plaisir de vous expliquer en quoi ça consiste”, a ironisé Jean-Luc Mélenchon devant des journalistes.”Le bilan du PS aura été de mettre à terre le NFP et de diviser les syndicats”, a poursuivi le triple candidat à la présidentielle.  “Les organisations syndicales ne sont pas d’accord entre elles sur la réforme des retraites”, a-t-il affirmé.Sans évoquer une “suspension” de la réforme des retraites, une demande des socialistes qui hérissait une partie du camp présidentiel et de la droite, François Bayrou a annoncé mardi lors de sa déclaration de politique générale un “conclave” de trois mois pour rediscuter de cette réforme avec les partenaires sociaux.”Les socialistes ont un choix: voter la censure ou soutenir le gouvernement”, a encore estimé Jean-Luc Mélenchon.Le fondateur de La France insoumise a également mis en garde les élus de gauche qui seraient tentés de ne pas voter la motion déposée par Mathilde Panot et 57 autres députés issus de LFI mais aussi des groupes écologiste et communiste.”Tous ceux qui ne votent pas la censure sortent de l’accord du NFP donc on met des options sur leur circonscription”, et on présentera des candidats insoumis face à eux, a-t-il prévenu.”Le compte n’y est pas”, a estimé le patron des députés socialistes Boris Vallaud en réponse à François Bayrou, sans dire si ses troupes voteront la censure.”J’ai l’impression que la moitié du groupe socialiste va (la) voter. Ca gronde au PS. Tous les écologistes vont la voter et la plupart des députés du groupe communiste également”, a par ailleurs assuré un cadre insoumis.

Foot: Klopp esquisse son nouveau rôle chez Red Bull et réclame du temps pour le Paris FC

Intronisé à Salzbourg directeur mondial du football de Red Bull, Jürgen Klopp a esquissé mardi les contours de son futur rôle, l’ex-entraîneur de Liverpool réclamant notamment du temps pour  développer le Paris FC.  Lors de cette première prise de parole dans ses nouvelles fonctions, devant une centaine de journalistes rassemblés au Hangar 7, un musée aéronautique propriété de la marque au taureau rouge et situé dans l’aéroport de Salzbourg, l’ex-technicien de 57 ans a évoqué le club parisien de Ligue 2 récemment repris par la Famille Arnault avec une participation minoritaire de Red Bull. Klopp s’en est d’abord sorti par une pirouette, trois jours après avoir assisté à son premier match du PFC au stade Charléty face à Amiens (1-0).  “La dernière fois que j’avais vu un match d’aussi loin, c’était à la télé. Dans un tel stade, c’est difficile de créer une ambiance”, s’est-il amusé à propos d’une enceinte qui est loin de correspondre aux exigences d’une formation rêvant de l’élite.”J’ai également visité le centre d’entraînement qui m’a rappelé celui de mon premier club, il y a vingt ans”, a ajouté celui qui a démarré sa nouvelle vie le 1er janvier, sept mois après avoir quitté les Reds, pointant tout le travail de développement qu’il supervisera pour le club parisien de la galaxie Red Bull.”Mais comme pour tous les autres clubs, en Allemagne, en Autriche, au Brésil, aux États-Unis ou au Japon, cela prendra du temps pour leur faire franchir une nouvelle étape”, a poursuivi le technicien allemand. Après 18 journées, le Paris FC est 2e de L2 à égalité de points avec le leader Lorient. Les deux premiers seront promus en Ligue 1, le troisième disputera un barrage d’accession.”L’équipe en place à Paris, fait du très bon travail”, a avancé Klopp, suggérant qu’il ne s’impliquerait pas au jour le jour dans le club parisien mais faisant part tout de même de son excitation à l’idée “de travailler avec la famille Arnault, Antoine en particulier, (fils du milliardaire Bernard Arnault et nouvel homme fort du club, NDLR), dans ce long chemin” pour faire entrer le Paris FC dans une nouvelle dimension.- “Paris mérite d’avoir deux clubs” -“Cette ville fantastique mérite d’avoir deux clubs en Ligue 1, a relevé, à ses côtés, Oliver Mintzlaff, le directeur des projets et des investissements de Red Bull, responsable de la venue de Klopp dans le groupe autrichien. Si ce n’est pas cette saison, on fera tout pour que ce soit la suivante.””La Ligue 2, dans tous les pays, est une division très difficile, a tempéré Klopp. Toutes les équipes se valent à peu près et les montées se jouent sur peu de choses.” Concernant son poste chez Red Bull, il a exprimé sa volonté de “développer le football pour nos clubs, pour nos joueurs, pour nos talents, mais aussi pour le football lui-même. Quelqu’un doit s’en occuper”. Sans plus de détails.”J’ai des idées, mais si je vous les dis aujourd’hui et qu’elles ne se concrétisent pas très vite, vous allez me demandez: +alors?+”, a-t-il avancé dans sa verve caractéristique. – Des idées tranchées -Une verve et des idées toujours aussi tranchées, comme sur la Coupe du monde des clubs notamment, cette nouvelle compétition controversée de la Fifa cet été, à laquelle participera le Red Bull Salzbourg. “Dois-je dire que j’aime cette compétition ? Je ne l’aime toujours pas, je pense qu’elle est inutile”, a-t-il déclaré. “Il y a trop de blessés dans le football européen. Il faut réduire le nombre de matches” a-t-il appuyé. “Soit il faut moins de matches, soit il faut de plus gros effectifs, il n’y a pas d’autre solution”, a-t-il encore affirmé.Une chose est sûre: Klopp n’a pas l’intention d’entrainer dans l’immédiat. “Je ne serai pas l’entraîneur d’une équipe Red Bull, c’est un engagement clair”, a-t-il déclaré ajoutant vouloir voir les entraîneurs des clubs Red Bull rester “en poste pendant 10 ans”.Mais sans exclure un retour sur un banc dans quelques années. 

Les références à la Normandie sont réservées aux camemberts AOP, tranche une cour d’appel

Les références à la Normandie sur les boîtes de camembert, qu’elles soient écrites ou graphiques, sont réservées aux fromages bénéficiant de l’appellation d’origine protégée (AOP) “Camembert de Normandie”, a jugé la cour administrative d’appel de Nantes.La cour devait se prononcer dans des litiges opposant plusieurs industriels commercialisant des camemberts non AOP, parmi lesquels le géant laitier Lactalis, à l’administration française. Ces fabricants contestaient notamment des injonctions des services de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes qui leur demandaient de mettre en conformité l’étiquetage de leurs fromages ne bénéficiant pas de l’AOP “Camembert de Normandie”.De nombreux fromages non AOP portaient en effet l’inscription “fabriqué en Normandie”, “élaboré en Normandie” et autres références au terroir emblématique du camembert, ainsi que des blasons normands (léopards dorés sur fond rouge) ou variations autour de ce dernier.Dans six arrêts en date du 10 janvier, la cour administrative d’appel de Nantes a jugé que ces mentions et références étaient de nature à laisser penser à tort au consommateur que le camembert en question respectait le cahier des charges de l’AOP “Camembert de Normandie”.Très exigeant, ce cahier des charges implique l’emploi de lait cru, le moulage à la louche ainsi qu’une durée de pâturage de six mois pour des vaches devant provenir à 50% au moins de race normande, tandis que les autres camemberts peuvent être à base de lait pasteurisé ou thermisé.L’Organisme de défense et de gestion (ODG) du camembert de Normandie et le Conseil national des appellations d’origine laitières (CNAOL) se sont félicité dans un communiqué de la sanction infligée par la cour à “la grande majorité des contrefaçons”.La cour administrative d’appel “confirme la validité de la majorité des injonctions délivrées par l’administration à plusieurs entreprises du secteur de cesser de tromper le consommateur par des références directes ou indirectes à la Normandie”, écrivent ces organisations.David Aubrée, président de l’ODG, “appelle les entreprises concernées à s’adapter dans le respect du droit (…) en cessant d’imiter l’AOP qu’elles n’ont pas souhaité rejoindre”.Pour Hubert Dubien, président du CNAOL, ces arrêts de la cour “constituent une base solide pour en finir avec toutes les tentatives de tromperies auxquelles font face les consommateurs, des lignes rouges sont clairement tracées.”

Bayrou propose la proportionnelle et le “probable” retour du cumul des mandats

François Bayrou a proposé mardi d’avancer “sur la réforme du mode de scrutin législatif”, avec “un principe de proportionnelle”, une mesure immédiatement rejetée par Les Républicains, ses alliés au gouvernement. “Je propose que nous avancions sur la réforme du mode de scrutin législatif”, a affirmé le chef du gouvernement, farouche défenseur de l’instauration de la proportionnelle.La cheffe de file des députés RN Marine Le Pen demande la mise en place de ce mode de scrutin, tout comme les partis de l’alliance de gauche Nouveau Front populaire.”Mon opinion est que le mode de scrutin doit être enraciné dans les territoires et il faut que ne se créent pas plusieurs catégories de citoyens avec des droits différents”, a souligné M. Bayrou, proposant “l’adoption du principe proportionnel pour la représentation du peuple dans nos assemblées”. Le scrutin proportionnel a déjà été testé aux législatives de 1986, sur une base départementale.Le Premier ministre a ajouté que cette réforme conduira “à reposer en même temps la question de l’exercice simultané d’une responsabilité locale et nationale”, suscitant la protestation de nombreux députés à gauche, plus de dix ans après la suppression du cumul des mandats lors de la présidence de François Hollande. M. Bayrou envoie ainsi un signal au président du Sénat Gérard Larcher (LR) qui s’était dit ouvert à la proportionelle, contre un retour du cumul des mandats. Mais la droite est divisée. Le patron des députés LR Laurent Wauquiez, qui a garanti au Premier ministre un “soutien exigeant, texte par texte” a d’ores et déjà prévenu mardi qu’il s’opposerait à l’introduction de la proportionnelle. “C’est la garantie que le désordre politique exceptionnel que nous connaissons aujourd’hui deviendra la règle”, a affirmé le député de Haute-Loire, estimant que ce système électoral “ancrerait au cœur de nos institutions l’instabilité politique et la primauté des intérêts partisans sur l’intérêt général”.

Death toll hits 36 as S.Africa clears illegal gold mine: policeTue, 14 Jan 2025 17:48:22 GMT

Thirty-six bodies have been lifted out of an abandoned South African gold mine over two days, police said Tuesday, with fears that dozens of people are still underground despite a months-long effort to force them to leave the shaft.Another 82 people have left alive since Monday but were then arrested, police Brigadier Athlenda Mathe said …

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Bayrou consent à revisiter la réforme des retraites

Cherchant à éviter la censure des socialistes, François Bayrou s’est résolu mardi à revenir sur la réforme des retraites d’Emmanuel Macron, en annonçant un “conclave” de trois mois pour en rediscuter “sans aucun totem” ni “tabou” sur le départ ultracontesté à 64 ans.Mais “le compte n’y est pas”, a déploré le chef de file des députés socialistes, Boris Vallaud, sans dire s’il votera la censure ou pas sur la déclaration de politique générale du Premier ministre.”Où sont vos engagements? Où sont vos compromis?”, a-t-il lancé alors que François Bayrou est resté flou sur ses intentions budgétaires et les “économies importantes” promises pour réduire l’endettement.”L’injonction que le pays nous assigne”, c’est de “retrouver la stabilité”, avait d’emblée déclaré le Premier ministre devant l’Assemblée nationale qui a censuré son prédécesseur Michel Barnier au bout de seulement trois mois. Confronté à la mission quasi-impossible de survivre, et faire adopter un budget pour l’année en cours, il s’est montré prudemment optimiste: “Quand tout paraît aller mal, on est contraint au courage”.”Nous n’avons pas le droit, au nom de nos passions politiques, d’hypothéquer la vie de nos concitoyens”, a-t-il conclu, applaudi par le camp présidentiel, plus timidement par la droite, et chahuté par une partie de la gauche.- “Risques” -“Je connais tous les risques” de la censure, déjà promise par la France insoumise, a admis François Bayrou. Les Ecologistes la voteront également, a annoncé leur cheffe de file à l’Assemblée Cyrielle Chatelain, déplorant que seuls “158 mots au bout d’une heure et quart de discours” aient été consacrés à l’environnement.Si le chef du gouvernement s’appuie sur les mêmes forces que Michel Barnier – le camp macroniste et la droite -, il a misé sur des négociations serrées avec la gauche, hors LFI, contrairement à son prédécesseur qui avait tenté, en vain, de contenter le Rassemblement national (RN).Boris Vallaud a dit “prendre” la proposition – qui était celle des socialistes – d’une renégociation des retraites, y compris sur l’âge, mais il a refusé tout retour à la loi antérieure s’il n’y avait pas d’accord, comme évoqué par M. Bayrou. “Notre objectif demeure l’abrogation” et le retour du texte devant les députés, a-t-il martelé.Au coeur des tractations, jusqu’au bout, figurait cette réforme, adoptée en 2023 au forceps grâce à l’article controversé 49.3 de la Constitution, qui portait de 62 à 64 ans l’âge légal de départ. Le chef du gouvernement a annoncé vouloir “remettre ce sujet en chantier, avec les partenaires sociaux, pour un temps bref”, en commençant par une “mission flash” de la Cour des comptes et une réunion des partenaires sociaux “dès vendredi” au sein d’une “délégation permanente”.L’allié historique d’Emmanuel Macron n’a donc pas évoqué de “suspension” formelle du texte de 2023, une demande des socialistes qui hérissait une partie du camp présidentiel et de la droite.Il a estimé qu’une “fenêtre de tir” s’ouvrait sans nécessiter de pause, puisque la loi “a prévu que l’âge légal de départ passerait à 63 ans fin 2026”.François Bayrou a aussi assuré n’avoir “aucun tabou, pas même l’âge” mais avec une “seule exigence”: ne pas “dégrader l’équilibre financier”, et donc trouver d’autres pistes de financement.- NFP “à terre” -Ironie du sort, c’est Élisabeth Borne, numéro deux du nouveau gouvernement, qui a lu devant le Sénat le même discours, alors qu’elle a porté cette réforme ultracontestée en tant que Première ministre il y a seulement deux ans.”Nous sommes peut-être à quelques heures d’un accord possible”, avait affirmé pourtant quelques heures plus tôt le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui en échange ne censurerait pas le gouvernement.Au-delà des retraites, François Bayrou a exhorté les forces politiques à se “ressaisir pour adopter sans tarder” les projets de budget de l’Etat et de la Sécurité sociale pour 2025, laissés en jachère par la chute du gouvernement Barnier. Sans rien dévoiler de ses intentions comme en matière d’impôts.Il a dit viser désormais un déficit public de 5,4% du PIB en 2025, au lieu de 5%, et une croissance de 0,9% contre 1,1% escomptés par son prédécesseur.”Tous les partis de gouvernement, sans exception, ont une responsabilité” dans l’endettement accumulé “ces dernières décennies”, a affirmé le Premier ministre, évoquant “une épée de Damoclès au-dessus de notre pays et de notre modèle social”.Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a accusé les socialistes d’avoir “mis le NFP (alliance de gauche, ndlr) à terre” en négociant avec le gouvernement.Si les députés RN ne comptent pas censurer immédiatement le gouvernement, le président du parti Jordan Bardella a dénoncé un discours “lénifiant” de “concertation +sans fin+”.A droite, le président des Républicains Laurent Wauquiez a contesté la proposition de François Bayrou d’avancer sur “un principe de proportionnelle”, tout en apportant un “soutien exigeant, texte par texte” au gouvernement.Le chef de file des députés macronistes Gabriel Attal a pour sa part enjoint ses collègues socialistes “à ne pas voter la censure”, pour que les Français puissent “reprendre espoir”.