Shein dans le collimateur de l’UE, après le scandale des poupées pédopornographiques en France

L’Union européenne a intensifié mercredi ses pressions sur le géant de la vente en ligne Shein après le scandale en France de la vente de poupées sexuelles ressemblant à des enfants, invoquant des risques pour les consommateurs à l’échelle européenne.La controverse a débuté en novembre lorsque les autorités françaises ont condamné Shein pour avoir proposé à la vente des poupées sexuelles ressemblant à des enfants et décidé de suspendre la plateforme.Le gouvernement français a multiplié les procédures envers Shein, fondée en Chine en 2012 mais désormais basée à Singapour, pour obtenir la suspension de son site pour trois mois minimum. Paris exhortait depuis l’UE à sévir également contre la plateforme.Mercredi, l’exécutif européen est monté au créneau à son tour: “Nous avons désormais de sérieuses indications que Shein pourrait effectivement présenter des risques plus systémiques pour nos consommateurs dans toute l’Union européenne”, a réagi le porte-parole de l’UE, Thomas Regnier.Le gouvernement français a “salué” cette décision de l’exécutif européen “pouvant potentiellement aller jusqu’à l’ouverture d’une enquête” et qui “expose” la plateforme “à des sanctions pouvant aller jusqu’à 6% de son chiffre d’affaire mondial”.La Commission européenne pointe également du doigt le risque de vente illégale d’armes sur Shein. Elle demande désormais à la plateforme des gages sur l’accès des mineurs à son site, “en particulier via des mesures de vérification d’âge”.La Commission a adressé ces demandes à Shein dans le cadre du DSA (Digital services act), le règlement européen sur les contenus en ligne qui oblige les grandes plateformes à prendre des mesures renforcées pour protéger leurs utilisateurs contre les contenus illégaux et dangereux.Le DSA peut déboucher sur des enquêtes voire des amendes. Pour l’heure, Bruxelles demande à Shein de lui fournir des informations détaillées et des documents internes sur les mesures prises pour garantir que les enfants ne soient pas exposés à des contenus inappropriés pour leur âge. La Commission souhaite également en savoir plus sur les mesures prises par Shein pour empêcher la vente de produits illégaux, tels que des armes, sur sa plateforme.Mais le DSA donne à Bruxelles le pouvoir, en dernier recours, de suspendre temporairement la plateforme.- Système défaillant -Ajoutant leur pression à celle de la Commission, les députés européens estiment qu’il est temps pour l’Europe de plus tenir la bride aux plateformes.Mercredi, une majorité de députés européens a ainsi soutenu une résolution non contraignante stipulant que la suspension des plateformes qui enfreignent les règles “ne devrait plus être considérée comme une mesure exceptionnelle prise en dernier recours”.Les députés estiment que les faits reprochés à Shein “témoignent non pas de l’existence d’incidents isolés, mais d’un système défaillant auquel il n’est pas possible de remédier par le simple retrait d’un produit ou des excuses publiques”.En France, une audience de Shein qui devait se tenir mercredi devant le tribunal judiciaire de Paris a été renvoyée au 5 décembre sur demande de l’avocat de l’État, qui a regretté avoir reçu tardivement les arguments de défense de Shein.Paris veut en outre enclencher “dans les prochains jours” la même procédure de suspension envers deux autres plateformes, AliExpress et Joom, également en raison de la vente de poupées pédopornographiques. “C’est un combat qui vise à protéger les consommateurs, qui vise aussi à protéger les enfants, les adolescents”, a annoncé mercredi le ministre du Commerce Serge Papin sur la chaîne française TF1.Le gouvernement a également signalé à la justice les plateformes eBay, Temu et Wish pour la vente de produits illégaux.Début novembre, le gouvernement français avait déjà essayé de suspendre Shein avec une procédure administrative. Le groupe avait retiré en conséquence les produits concernés et avait suspendu toutes les ventes réalisées sur son site français par des vendeurs tiers, sa place de marché (ou “marketplace”), ainsi que celles hors habillement. Une première “victoire” selon Paris.

Un “emprunt forcé” auprès des riches ? La nouvelle proposition du PS divise au gouvernement

L’hypothèse d’un emprunt “forcé” auprès des plus aisés, nouvelle proposition socialiste pour relancer le débat sur la justice fiscale et trouver des recettes dans le budget, a fait réfléchir mercredi au sein du gouvernement avec beaucoup de nuances.La France n’en a “pas besoin”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure sur France Inter. Le gouvernement la regarde avec “bienveillance”, a au contraire affirmé la porte-parole Maud Bregeon après le Conseil des ministres.Les troupes gouvernementales étaient questionnées sur une nouvelle proposition du Parti socialiste, matérialisée par un amendement des sénateurs PS au budget de l’Etat.Le dispositif vise à instaurer un “emprunt obligatoire d’une durée de cinq ans”, à taux zéro, pour environ 20.000 des contribuables les plus aisés. Ces derniers seraient donc remboursés à terme par l’Etat, mais sans les intérêts qu’ils auraient pu obtenir s’ils avaient placé cet argent ou s’ils l’avaient investi.- “Patriotisme fiscal” -“Ce n’est pas une taxe, ce n’est pas un impôt. C’est du patriotisme fiscal, certes obligatoire, mais qui ne va impacter qu’à la marge les plus grandes fortunes”, a plaidé auprès de l’AFP le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner, ravi de voir que cette proposition “interpelle” le gouvernement. “C’est une contribution exceptionnelle, de l’argent frais qui rentre et qu’on n’ira pas emprunter sur les marchés à des taux élevés”, a ajouté le sénateur PS du Nord.La proposition pourrait rapporter entre 6 et 9 milliards d’euros, selon les dernières estimations du groupe socialiste au Sénat.Les médias se sont rapidement fait l’écho de la mesure, déjà rebaptisée “amendement Mauroy” au Palais du Luxembourg, en référence à un emprunt obligatoire similaire lancé par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1983.Après l’échec de la taxe Zucman sur les hauts patrimoines, les socialistes, que le gouvernement doit convaincre s’il veut permettre l’adoption du budget, continuent d’attendre une concession du Premier ministre sur la question très sensible de la justice fiscale.Un amendement identique avait été déposé par le groupe écologiste au Sénat, mais celui-ci y a finalement renoncé.Même le groupe centriste aurait été “sollicité par Matignon” pour le porter, ont indiqué à l’AFP plusieurs sénateurs centristes, assurant que l’idée émanait en fait du gouvernement. L’Union centriste, alliée des Républicains au Sénat, a opposé une fin de non recevoir.Sollicité par l’AFP, Matignon a au contraire maintenu qu’il s’agissait d’un amendement socialiste. Le Premier ministre selon son entourage conteste surtout l’aspect obligatoire de la mesure, et estime que le débat fiscal “doit être aussi un débat sur l’emploi et la croissance”. La députée Insoumise Claire Lejeune assimile cette proposition à une “capitulation” des socialistes, a-t-elle dit à l’AFP.L’idée a aussi rapidement fait réagir au sein du gouvernement. “Le ministre des Finances, quand il se lève le matin, il a quand même pas mal de problèmes à régler. Heureusement, il y en a un qui ne lui pose pas de problème, c’est le financement de la dette”, a déclaré M. Lescure sur France Inter. – Rejet certain au Sénat -“Aujourd’hui, les gens continuent à prêter à la France, et c’est tant mieux. Donc a priori pas besoin d’un emprunt”, a-t-il ajouté. “Surtout s’il est forcé” car “cela ne donnerait pas forcément un message très positif”. Plus mesurée, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé que le gouvernement n’avait “pas tranché de position” sur une proposition qu’il regardait “avec bienveillance”.”Il faut qu’on regarde avec les socialistes les modalités de mise en œuvre”, a-t-elle ajouté lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Une source sénatoriale a néanmoins relaté à l’AFP avoir entendu Sébastien Lecornu reconnaître que la mesure risquait de “ne pas prospérer” au Parlement, en marge de la séance de questions au gouvernement au Sénat mercredi.La mesure sera soumise au vote des sénateurs vendredi ou samedi, selon l’avancement de l’examen du budget de l’Etat. Avec un rejet quasi-certain.”Il faut oublier cette mesure”, a balayé auprès de l’AFP le rapporteur général LR Jean-François Husson, jugeant la proposition “inacceptable” et dénonçant la “chasse aux riches” du PS.mpa-ama-lum-are-leo/dch   

Un “emprunt forcé” auprès des riches ? La nouvelle proposition du PS divise au gouvernement

L’hypothèse d’un emprunt “forcé” auprès des plus aisés, nouvelle proposition socialiste pour relancer le débat sur la justice fiscale et trouver des recettes dans le budget, a fait réfléchir mercredi au sein du gouvernement avec beaucoup de nuances.La France n’en a “pas besoin”, a lancé le ministre de l’Economie Roland Lescure sur France Inter. Le gouvernement la regarde avec “bienveillance”, a au contraire affirmé la porte-parole Maud Bregeon après le Conseil des ministres.Les troupes gouvernementales étaient questionnées sur une nouvelle proposition du Parti socialiste, matérialisée par un amendement des sénateurs PS au budget de l’Etat.Le dispositif vise à instaurer un “emprunt obligatoire d’une durée de cinq ans”, à taux zéro, pour environ 20.000 des contribuables les plus aisés. Ces derniers seraient donc remboursés à terme par l’Etat, mais sans les intérêts qu’ils auraient pu obtenir s’ils avaient placé cet argent ou s’ils l’avaient investi.- “Patriotisme fiscal” -“Ce n’est pas une taxe, ce n’est pas un impôt. C’est du patriotisme fiscal, certes obligatoire, mais qui ne va impacter qu’à la marge les plus grandes fortunes”, a plaidé auprès de l’AFP le président du groupe socialiste au Sénat Patrick Kanner, ravi de voir que cette proposition “interpelle” le gouvernement. “C’est une contribution exceptionnelle, de l’argent frais qui rentre et qu’on n’ira pas emprunter sur les marchés à des taux élevés”, a ajouté le sénateur PS du Nord.La proposition pourrait rapporter entre 6 et 9 milliards d’euros, selon les dernières estimations du groupe socialiste au Sénat.Les médias se sont rapidement fait l’écho de la mesure, déjà rebaptisée “amendement Mauroy” au Palais du Luxembourg, en référence à un emprunt obligatoire similaire lancé par le gouvernement de Pierre Mauroy en 1983.Après l’échec de la taxe Zucman sur les hauts patrimoines, les socialistes, que le gouvernement doit convaincre s’il veut permettre l’adoption du budget, continuent d’attendre une concession du Premier ministre sur la question très sensible de la justice fiscale.Un amendement identique avait été déposé par le groupe écologiste au Sénat, mais celui-ci y a finalement renoncé.Même le groupe centriste aurait été “sollicité par Matignon” pour le porter, ont indiqué à l’AFP plusieurs sénateurs centristes, assurant que l’idée émanait en fait du gouvernement. L’Union centriste, alliée des Républicains au Sénat, a opposé une fin de non recevoir.Sollicité par l’AFP, Matignon a au contraire maintenu qu’il s’agissait d’un amendement socialiste. Le Premier ministre selon son entourage conteste surtout l’aspect obligatoire de la mesure, et estime que le débat fiscal “doit être aussi un débat sur l’emploi et la croissance”. La députée Insoumise Claire Lejeune assimile cette proposition à une “capitulation” des socialistes, a-t-elle dit à l’AFP.L’idée a aussi rapidement fait réagir au sein du gouvernement. “Le ministre des Finances, quand il se lève le matin, il a quand même pas mal de problèmes à régler. Heureusement, il y en a un qui ne lui pose pas de problème, c’est le financement de la dette”, a déclaré M. Lescure sur France Inter. – Rejet certain au Sénat -“Aujourd’hui, les gens continuent à prêter à la France, et c’est tant mieux. Donc a priori pas besoin d’un emprunt”, a-t-il ajouté. “Surtout s’il est forcé” car “cela ne donnerait pas forcément un message très positif”. Plus mesurée, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé que le gouvernement n’avait “pas tranché de position” sur une proposition qu’il regardait “avec bienveillance”.”Il faut qu’on regarde avec les socialistes les modalités de mise en œuvre”, a-t-elle ajouté lors du compte-rendu du Conseil des ministres. Une source sénatoriale a néanmoins relaté à l’AFP avoir entendu Sébastien Lecornu reconnaître que la mesure risquait de “ne pas prospérer” au Parlement, en marge de la séance de questions au gouvernement au Sénat mercredi.La mesure sera soumise au vote des sénateurs vendredi ou samedi, selon l’avancement de l’examen du budget de l’Etat. Avec un rejet quasi-certain.”Il faut oublier cette mesure”, a balayé auprès de l’AFP le rapporteur général LR Jean-François Husson, jugeant la proposition “inacceptable” et dénonçant la “chasse aux riches” du PS.mpa-ama-lum-are-leo/dch   

Nigeria declares national emergency after mass kidnappingsWed, 26 Nov 2025 19:01:38 GMT

Nigeria’s President Bola Tinubu on Wednesday declared a “nationwide security emergency” as the country scrambled to respond to a wave of mass kidnappings that have seen hundreds of people, mostly schoolchildren, captured in a week.”This is a national emergency, and we are responding by deploying more boots on the ground, especially in security-challenged areas,” Tinubu …

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Procès en appel du crash du Rio-Paris: le parquet général requiert une condamnation pour Airbus et Air France

Le parquet général a requis mercredi en appel une condamnation pour le constructeur aéronautique européen Airbus et la compagnie Air France, jugés pour homicides involontaires après le crash du vol Rio-Paris en 2009 et relaxés en première instance.”Nous requérons l’infirmation du jugement rendu qui a relaxé les prévenus et vous entrerez donc, Madame la présidente, en voie de condamnation du chef d’homicide involontaire”, ont requis les deux avocats généraux dans leur réquisitoire, qualifiant d'”indécence” la ligne de défense des deux entreprises lors du procès à la cour d’appel de Paris.Airbus et Air France, relaxés en première instance le 17 avril 2023 dans l’affaire du crash du vol Rio-Paris AF447 dans lequel 228 personnes sont décédées, ne peuvent en tant que personnes morales être condamnées qu’à une peine d’amende d’un maximum de 225.000 euros.Selon le parquet général, les deux entreprises sont coupables d’un défaut d’information et de formation dans la survenue de l’accident.”Cette condamnation jettera l’opprobre, un discrédit sur ces deux compagnies. C’est une décision qui remettra l’humain au sein de nos préoccupations. Cette condamnation doit donc résonner comme un avertissement”, a prévenu l’avocat général Rodolphe Juy-Birmann, aux côtés de sa collègue Agnès Labreuil.Dans une salle pleine et particulièrement calme, les familles des victimes ont écouté durant près de cinq heures le réquisitoire au terme duquel M. Juy-Birmann a tenu à s’adresser directement aux endeuillés.”Seize années écoulées depuis le drame, c’est long, beaucoup trop long. On a été impressionnés de vous savoir là chaque jour, si proche de nous, ce qui donne du sens à notre mission. J’espère que votre combat prendra fin quand la cour rendra sa décision dans quelques mois”, a souligné le représentant du ministère public, évoquant la réputation des pilotes qui “ne sont en rien responsables de cet accident”.Dans ce procès, la justice reproche au constructeur aéronautique européen d’avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques, dont le givrage en haute altitude est le point de départ de l’accident, et de n’avoir pas pris toutes les dispositions nécessaires pour en informer d’urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées.Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s’était abîmé en pleine nuit dans l’Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d’équipage. A bord de l’A330 immatriculé F-GZCP se trouvaient des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens.

Campbell’s responds to ‘absurd’ charge it uses 3D-printed chicken

Food giant Campbell’s has dismissed as “absurd” claims allegedly made by a senior executive, who has since been placed on leave, that its soups are made with “3D-printed” chicken and consumed by “poor people.”The company said Martin Bally, a vice president and chief information security officer, had been put on temporary leave pending an investigation, after an employee lawsuit accused him of making racist comments and denigrating Campbell’s products during an hour-long, expletive-laced rant.The employee, Robert Garza, said the comments were made in a conversation he secretly recorded and later shared with a local media outlet in Michigan.In the audio, a voice  — allegedly Bally’s — is deriding Campbell’s “highly processed foods” as “shit for … poor people.””Bioengineered meat — I don’t wanna eat a piece of chicken that came from a 3-D printer,” he reportedly says.Garza, who charges the company fired him for reporting the rant, said Bally also called Indian employees “idiots” and stressed how he disliked working with them.The Campbell’s brand enjoys iconic status at home and abroad, and is best known for its line of canned soups which Andy Warhol made the subject of a series of paintings that became synonymous with the artist.While Campbell’s acknowledged using genetically modified crops such as corn and soybean, the chicken “comes from long-trusted” federally-approved suppliers “and meets our high quality standards,” it said in a statement.”The comments heard on the recording about our food are not only inaccurate, they are absurd,” Campbell’s said. “We do not use lab-grown chicken or any form of artificial or bioengineered meat in our soups. We are proud of the food we make and the high-quality ingredients we use.”

Hong Kong: 36 morts et 279 disparus dans l’incendie de plusieurs immeubles

Au moins 36 personnes ont péri et 279 autres ont disparu dans un incendie ayant éclaté mercredi dans un complexe résidentiel de Hong Kong, a annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi le chef de l’exécutif du territoire, John Lee.”A cette heure, cet incendie a causé la mort de 36 personnes et 279 personnes sont portées disparues. Il y a encore 29 personnes hospitalisées, dont 7 dans un état critique”, a déclaré M. Lee lors d’une conférence de presse.D’épais nuages de fumée noire enveloppent au moins cinq des huit tours d’habitation du complexe Wang Fuk Court, situé dans le quartier de Tai Po, dans le nord de Hong Kong, selon un journaliste de l’AFP.Des forts bruits de craquements – possiblement ceux des échafaudages en bambou en feu, qui étaient érigés autour des immeubles – ont retenti et des flammes massives se sont élevées haut dans le ciel, selon ce journaliste.Un pompier de 37 ans, avec qui le contact avait été perdu durant une trentaine de minutes, a été retrouvé brûlé au visage et déclaré mort à son arrivée à l’hôpital, a indiqué le directeur des pompiers Andy Yeung.Les autorités n’ont pas évoqué dans l’immédiat les causes possibles de l’incendie.- Lueurs oranges -Elles ont classé le sinistre en catégorie 5, la plus haute de l’échelle d’alerte qui conditionne notamment le niveau de mobilisation des secours.Le président chinois Xi Jinping a présenté ses condoléances aux victimes et a appelé à tout mettre en oeuvre pour minimiser le nombre de victimes et les pertes humaines. “Xi Jinping a exprimé ses condoléances pour les personnes décédées dans l’incendie majeur d’un domaine résidentiel dans le district de Tai Po, dans les Nouveaux Territoires, à Hong Kong, y compris le pompier décédé dans l’exercice de ses fonctions”, a déclaré la chaîne d’État CCTV.Le chef de l’exécutif de Kong Kong, John Lee, s’est dit “profondément attristé” par l’incident et a assuré que tous les services gouvernementaux apportaient leur aide aux résidents touchés par l’incendie.”C’est déchirant. On se demande avec inquiétude s’il y a des gens bloqués à l’intérieur”, a déclaré à l’AFP So, un habitant de Tai Po âgé de 57 ans, près du lieu du sinistre.Un habitant de 65 ans, M. Yuen, a dit vivre dans le quartier depuis plus de quarante ans? Nombre de ses voisins étaient âgés et à mobilité réduite, selon lui. “Les fenêtres étaient fermées pour cause de travaux. Certaines personnes ignoraient qu’il y avait un l’incendie et ont dû être prévenues par téléphone par leurs voisins”, a-t-il confié à l’AFP. “Je suis anéanti!”Des policiers sur place ont indiqué à l’AFP ne pas savoir si des gens étaient toujours à l’intérieur, ajoutant que “les pompiers ne peuvent pas entrer” dans les immeubles en feu.Alors que la nuit est tombée, les pompiers continuent de lutter contre l’incendie qui ne montre aucun signe d’affaiblissement, des flammes visibles à l’intérieur des bâtiments projetant d’effrayantes lueurs oranges.”La température sur les lieux est très élevée et il y a des étages où nous n’avons pas pu atteindre les personnes qui ont demandé de l’aide, mais nous allons continuer d’essayer”, a assuré Derek Armstrong Chan, directeur adjoint du service de lutte anti-incendies.Les autorités ont fermé certaines sections d’une autoroute voisine.Le service de lutte anti-incendies de Hong Kong conseille “aux habitants des environs de rester chez eux, de fermer leurs portes et fenêtres et de rester calmes”.Le mois dernier, l’incendie de l’échafaudage d’un immeuble du quartier central des affaires de Hong Kong avait fait quatre blessés.Hong Kong abrite des immeubles d’habitation parmi les plus hauts et les plus densément peuplés du monde.Les incendies ont longtemps été un fléau commun à Hong Kong, particulièrement dans les quartiers pauvres. Mais le renforcement des mesures de sécurité ces dernières décennies ont toutefois permis de les rendre plus rares.

La Cour de cassation confirme l’inéligibilité du maire de Roubaix

La Cour de cassation a confirmé mecredi la peine d’inéligibilité du maire divers droite de Roubaix (Nord) Guillaume Delbar, condamné pour un système frauduleux de défiscalisation via des micros-partis.La Cour a annulé sa condamnation pour recel d’abus de confiance, considérant que la période de prévention retenue par la Cour d’appel de Douai concernant ces faits était incorrecte, selon un arrêt dont l’AFP a eu copie. Elle a en revanche confirmé le reste de sa condamnation. Toutes les peines sont maintenues, a précisé une source judiciaire.Le maire de Roubaix a été condamné en mai 2024 en appel à Douai à six mois d’emprisonnement avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour escroquerie en bande organisée.Son pourvoi en cassation avait suspendu l’exécution de sa peine, lui permettant de demeurer jusqu’à présent maire de Roubaix.Une fois la peine d’inéligibilité définitive, il revient à la préfecture de prononcer la démission d’office du maire, qui peut également démissionner de lui-même.La décision tombe à quelques mois des municipales, alors que M. Delbar, élu depuis 2014, n’a pas encore annoncé être candidat à sa réélection dans cette ville de 100.000 habitants parmi les plus pauvres de France. A gauche, le député LFI David Guiraud est en campagne depuis un an pour conquérir la ville, face notamment au chef de file de l’opposition municipale, Karim Amrouni, qui mène une liste commmune de gauche.M. Delbar avait été jugé avec son ex-premier adjoint et leurs proches pour escroquerie en bande organisée, pour un système frauduleux de défiscalisation via des micro-partis.Lors de son procès en appel, Guillaume Delbar avait assuré “ne pas avoir connaissance” de ce système.Mis en place à deux reprises, via les partis “Vivement demain” puis “Vivre autrement localement”, le système avait perduré de 2015 à 2020, faisant transiter des dizaines de milliers d’euros entre ces micro-partis censés financer des campagnes électorales et des associations fictives.Les donateurs pouvaient bénéficier d’une réduction d’impôts de 66% des sommes, mais récupéraient en plus, via des chèques de ces associations “coquilles vides”, au moins 50% des montants initialement versés.L’administration fiscale a estimé son préjudice à près de 40.000 euros.amd-cnp-kau-ldf/cnp/swi

Iran says to carry out French prisoner ‘exchange’ in ‘next two months’

Iran will allow two French citizens held by the Islamic republic for over three years to return home in “exchange” for France freeing an Iranian citizen “in the next two months”, Tehran’s foreign minister said on Wednesday.In an interview with TV channel France 24 after talks in Paris with his French counterpart Jean-Noel Barrot, Abbas Araghchi said “an exchange was negotiated between us and France”.French citizens Cecile Kohler and Jacques Paris, who were arrested in May 2022, were freed from prison earlier this month but are still at Paris’s embassy in Tehran waiting for permission to leave Iran.Iranian Mahdieh Esfandiari was meanwhile arrested in France in February on charges of promoting “terrorism” on social media, according to French authorities. She is to go on trial in Paris from January 13 but was last month released on bail by the French judicial authorities and is now at the Iranian embassy in Paris.”There has been an agreement and indeed, we are waiting for the entire legal and judicial process to take place in both countries,” Araghchi said.”I hope, I think, that in the next two months… it will be completed and the exchange will take place,” the Iranian minister said.France has neither confirmed nor denied the existence of such an exchange deal.France has described Kohler and Paris as “state hostages” taken by Tehran in a bid to extract concessions. They were convicted on espionage charges their families have always condemned as fabricated.Dozens of Europeans, north Americans and other Western citizens have been arrested in the last few years in similar circumstances.Iran has previously carried out exchanges of Westerners for Iranians held by the West but insists foreigners are convicted fully in line with the law.”The verdict has been issued (against Kohler and Paris), but based on Iranian law, prisoners can be exchanged in the interest of national security, and the exchange process is decided within the framework of Iran’s Supreme National Security Council,” said Araghchi.