Envoyé spécial américain au Groenland: l’UE “solidaire” du Danemark

Les responsables de l’Union européenne ont exprimé lundi leur “pleine solidarité avec le Danemark, après l’annonce par le président américain Donald Trump de la nomination d’un envoyé spécial pour ce vaste territoire autonome danois qu’il a menacé d’annexer.Copenhague a de son côté convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis.”Je suis profondément indigné par cette nomination et par cette déclaration, que je trouve totalement inacceptables”, a commenté le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen dans un entretien avec la chaîne de télévision TV2 Danemark.”Nous avons convoqué aujourd’hui l’ambassadeur des Etats-Unis au ministère des Affaires étrangères pour une réunion, avec le représentant du Groenland, au cours de laquelle nous avons tracé très clairement une ligne rouge et demandé également des explications”, a-t-il indiqué plus tard à la radio-télévision publique DR.”Tant que nous avons un royaume au Danemark qui se compose du Danemark, des îles Féroé et du Groenland, nous ne pouvons pas accepter que certains sapent notre souveraineté”, a-t-il prévenu.”L’intégrité territoriale et la souveraineté sont des principes fondamentaux du droit international”, ont quant à eux réaffirmé sur X la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.”Ces principes sont essentiels non seulement pour l’Union européenne mais aussi pour les nations du monde entier”, ont-ils réaffirmé.- “On ne peut pas annexer un autre pays” -Le Premier ministre du Groenland, Jens-Frederik Nielsen, et la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, ont pour leur part rendu publique une déclaration commune rappelant que “les frontières nationales et la souveraineté des Etats sont fondées sur le droit international”.”On ne peut pas annexer un autre pays. Pas même en invoquant la sécurité internationale”, ont martelé les deux chefs de gouvernement, ajoutant attendre “le respect de notre intégrité territoriale commune”.Dans un message sur Facebook adressé aux Groenlandais, M. Nielsen a estimé que la nomination d’un envoyé spécial américain ne changeait “rien pour nous ici chez nous”. “Nous déterminerons notre avenir nous-mêmes. Le Groenland est notre pays”, a-t-il affirmé, rappelant que “le Groenland appartient aux Groenlandais”.Le président américain a annoncé dimanche la nomination du gouverneur de Louisiane (sud-est des Etats-Unis), le républicain Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des États-Unis au Groenland.”Je suis heureux d’annoncer que je nomme le grand gouverneur de Louisiane, Jeff Landry, au poste d’envoyé spécial des Etats-Unis au Groenland”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.”Jeff comprend à quel point le Groenland est essentiel à notre sécurité nationale et il défendra avec force les intérêts de notre pays pour la sûreté, la sécurité et la survie de nos alliés et, en fait, du monde entier. Félicitations, Jeff!”Après son élection, Donald Trump avait expliqué avoir “besoin” du Groenland, notamment pour la sécurité des États-Unis, répétant à plusieurs reprises son souhait de s’en emparer.Le Groenland, 57.000 habitants, soutenu par sa puissance de tutelle, a rétorqué ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir.- “Formidable” pour le Groenland -Dans un message publié dimanche sur X, Jeff Landry a remercié M. Trump. “C’est un honneur de vous servir bénévolement pour faire du Groenland une partie des Etats-Unis”, a-t-il assuré, avant de préciser que sa nomination “n’affecte en rien” ses fonctions de gouverneur de la Louisiane.M. Landry avait salué en début d’année l’intention du président américain d’annexer le Groenland. Donald Trump “a tout à fait raison!”, avait-il écrit sur X le 10 janvier. “Nous devons faire en sorte que le Groenland rejoigne les Etats-Unis. Ce serait formidable pour lui, formidable pour nous! Faisons-le!”En janvier dernier, 85% des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux États-Unis, d’après un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6% y étaient favorables.Pour Donald Trump, l’attrait du Groenland tient à sa richesse en minéraux et à sa position stratégique, à la croisée des océans Atlantique nord et Arctique.Fin mars, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant une visite dans cette immense île arctique sans y avoir été invité.Face à l’ire déclenchée au Groenland, au Danemark et à travers l’Europe, il avait limité son déplacement à la base aérienne américaine de Pituffik, la plus septentrionale des États-Unis.Il avait profité de son séjour pour critiquer l’inaction supposée du Danemark au Groenland.Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.

La Chine cible des produits laitiers européens, vive réaction de l’UE

Un nouveau front s’est ouvert dans les relations commerciales déjà tendues entre la Chine et l’UE: Pékin va imposer des taxes sur certains produits laitiers européens, une mesure vivement dénoncée par l’UE et les producteurs européens qui la jugent totalement injustifiée.Ces droits de douane “provisoires” s’échelonneront de 21,9% à 42,7% et entreront en vigueur mardi, a annoncé lundi le ministère chinois du Commerce.Ils concernent toute une série de produits, notamment les fromages frais et transformés, les fromages bleus ainsi que certains laits et crèmes, qui bénéficieraient selon Pékin de subventions faisant subir un “préjudice substantiel” aux concurrents chinois.”C’est un développement très négatif” dans les relations entre l’UE et la Chine, a réagi lundi un porte-parole de la Commission européenne.”C’est un choc, un coup de massue”, a renchéri auprès de l’AFP François-Xavier Huard, PDG de la Fédération nationale de l’industrie laitière, organisation qui représente les industriels français du secteur comme Lactalis, Danone, Savencia ou Bel.Il s’agit d’un “coup dur pour les entreprises concernées (…) surtout en raison de la situation déjà tendue sur le marché”, a réagi de son côté l’Association allemande de l’industrie laitière.- Mesure de rétorsion -Le gouvernement chinois a pris cette décision dans le cadre d’une enquête antisubventions lancée en août 2024, officiellement à la suite d’une demande de l’Association laitière de Chine. Mais pour les Européens, il s’agissait d’une mesure de rétorsion, car cette enquête avait été annoncée au lendemain de l’annonce par l’UE de sa décision d’imposer des droits de douane élevés sur les véhicules électriques fabriqués en Chine. Selon la Commission européenne, Pékin prévoit de conclure son enquête sur le secteur laitier européen le 21 février, date à laquelle la taxe douanière pourrait devenir définitive.Mais Bruxelles veut convaincre la Chine d’y renoncer. “Notre analyse est que cette enquête est basée sur des allégations contestables et des preuves insuffisantes, et que les mesures sont par conséquent injustifiées et infondées”, a déclaré à la presse Olof Gill, porte-parole de la Commission.”Nous faisons tout ce qu’il faut pour défendre les agriculteurs et les exportateurs de l’UE, ainsi que la Politique agricole commune, contre l’utilisation abusive par la Chine de mesures de protection commerciales”, a-t-il ajouté, rappelant que la Commission avait déjà saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à propos de ce dossier.”Nous n’acceptons pas cette décision unilatérale, et sans fondement”, a dit de son côté le ministre français du Commerce extérieur Nicolas Forissier.”Nous ferons toujours en sorte de protéger nos filières. Dans ce sens, nous travaillons en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes (entreprises, Commission, autres Etats membres) pour défendre les producteurs européens”, a ajouté le ministre.La semaine dernière, la Chine avait déjà annoncé imposer pour cinq ans des droits “antidumping” allant de 4,9% à 19,8% sur le porc et ses sous-produits importés de l’UE, sur la base d’une autre enquête ouverte en juillet 2024.Toutefois, cette mesure avait été accueillie avec un certain soulagement par les producteurs porcins européens, qui subissaient des taux provisoires encore plus prohibitifs, pouvant s’élever jusqu’à 62,4%.- Terres rares et puces électroniques -Les relations commerciales entre l’UE et la Chine sont sous tension depuis 2024.Après le bras de fer sur l’automobile, la Chine a également ciblé les importations de cognac et autres brandys européens.L’UE reproche aussi à Pékin d’entretenir à coup de subventions d’énormes surcapacités dans la production d’acier, qui mettent en péril l’industrie européenne.A tel point que la Commission a proposé cet automne des mesures protectionnistes sans précédent pour sauver les aciéristes de l’UE.En outre, des mesures de restriction des exportations de terres rares, des matières premières essentielles pour des pans entiers de l’économie européenne, mises en œuvre cette année par Pékin, ont exacerbé ces tensions, amplifiées encore par le différend entre la Chine et les Pays-Bas autour du fabricant de composants électroniques Nexperia.burs-fpo/er

From misfits to MAGA: Nicki Minaj’s political whiplash

Nicki Minaj long reigned as pop’s unruliest shape-shifter — a hyper-sexual, neon-bright provocateur whose latex-clad persona, explicit lyrics and affinity with outsiders made her a global icon.Today, she commands a different spotlight — conservatively dressed, warmly received by Republican activists and increasingly fluent in the language of Donald Trump’s “Make America Great Again” (MAGA) movement.In just a few years, Minaj, 43, has moved from condemning the US president’s immigration policies to praising his leadership, trading memes with his vice president and appearing under US government auspices at the United Nations.She has mocked Democratic officials, echoed Republican messaging on transgender youth, and emerged as an unlikely darling of the MAGA right — a turn that has jolted fans, particularly within the LGBTQ community.The shift has recast Minaj as a lightning rod — particularly over rhetoric viewed as dismissive or hostile toward trans people — while making her an improbable guest at political events few would have linked to the artist behind “Super Freaky Girl” and “Trollz.””Nicki Minaj has always been about dominance, independence and answering to no one,” celebrity branding expert Jeetendr Sehdev told AFP.”Aligning with the energy around Donald Trump isn’t about policy — it’s about freedom of expression, resisting cancellation and asserting autonomy.”Minaj’s transformation was on full display at Turning Point USA’s weekend conference in Arizona, where she shared the stage with Erika Kirk — the widow of the group’s slain founder, Charlie Kirk — and hailed Trump as a “role model.” She mocked California Governor Gavin Newsom, using nicknames popularized by Trump.The contrast is jarring — not only politically, but culturally. Hip-hop, though never monolithic, has largely leaned progressive. Stars like Cardi B, Megan Thee Stallion and Lizzo have backed Democratic candidates, while a smaller cohort — including Lil Wayne and Kodak Black — stand out as Trump-friendly exceptions.- ‘Childish’ -Gone was the shock-and-awe star in latex and wigs when she sat down in Phoenix. In her place sat a composed figure steeped in conservative grievance and moral certainty.Her remarks drew fierce backlash for comments on transgender youth that critics say mirror Republican framing of gender-affirming care as a threat to children.”For boys: boys, be boys… There’s nothing wrong with being a boy,” she told the crowd, urging a return to traditional gender norms.It was a sharp departure from the artist who once celebrated fluid identities and cultivated one of pop’s most queer-friendly fan bases.Her evolution did not happen overnight. Minaj has long resisted tidy labels, cloaking herself in alter egos and irony. She once rapped about voting Republican, then brushed it off as sarcasm. She called Trump “childish,” even as she admitted finding him entertaining.During Trump’s first term, she condemned family separations at the US–Mexico border — invoking her own arrival in the United States as an undocumented child from Trinidad and Tobago — and later celebrated Joe Biden’s election victory. But the shift towards MAGA gathered pace during the Covid-19 pandemic, when she questioned vaccine safety in ways that echoed conservative skepticism and drew public rebukes from health officials.- ‘The cool kids’ -From there, her rhetoric hardened and Minaj has increasingly aligned with administration messaging — reposting White House videos set to her music and appearing alongside senior officials.She has also appeared under US diplomatic auspices at the United Nations, speaking about violence against Christians in Nigeria — an issue experts say is more complex than often portrayed.The aesthetic shift rivals the political one — the artist who once weaponized excess now favoring restraint, sitting comfortably among Republican operatives and conservative influencers. At the Arizona conference, she joked that she and her allies were “the cool kids.”Supporters say Minaj is simply exercising independence, refusing to be boxed in by expectations tied to her gender, race or fan base.Critics counter that independence does not excuse language that marginalizes vulnerable groups — especially from an artist whose career was built on challenging norms, not reinforcing them.”She will polarize people, but that won’t weaken a brand like hers — it will likely amplify it,” Sehdev, the Hollywood branding expert, told AFP. “It filters out passive fans and deepens loyalty among those who admire strength over approval.”

Foster grabs South Africa winner against Angola in AFCONMon, 22 Dec 2025 19:18:43 GMT

Burnley striker Lyle Foster scored on 79 minutes as South Africa edged Angola 2-1 in Marrakesh on Monday to win their opening match of an Africa Cup of Nations campaign for the first time in 21 years. Since beating Benin in the 2004 tournament, Bafana Bafana have drawn twice and lost four times when they debuted …

Foster grabs South Africa winner against Angola in AFCONMon, 22 Dec 2025 19:18:43 GMT Read More »

Russia pledges ‘full support’ for Venezuela against US ‘hostilities’

Russia on Monday expressed “full support” for Venezuela as the South American country confronts a blockade of sanctioned oil tankers by US forces deployed in the Caribbean.The pledge from Moscow, itself embroiled in the war in Ukraine, came on the eve of a UN Security Council (UNSC) meeting Tuesday to discuss the mounting crisis between Caracas and Washington.In a phone call, the foreign ministers of the allied nations blasted the US actions, which have included strikes on alleged drug-trafficking boats and more recently the seizure of two oil tankers.A third ship was being pursued, a US official told AFP on Sunday.”The ministers expressed their deep concern over the escalation of Washington’s actions in the Caribbean Sea, which could have serious consequences for the region and threaten international shipping,” the Russian foreign ministry said of the call between Sergei Lavrov and Venezuelan counterpart Yvan Gil.”The Russian side reaffirmed its full support for and solidarity with the Venezuelan leadership and people in the current context,” it added in a statement. US forces have since September launched strikes on boats that Washington claims, without providing evidence, were trafficking drugs in the Caribbean and eastern Pacific Ocean.More than 100 people have been killed — some of them fishermen, according to their families and governments.US President Donald Trump on December 16 also announced a blockade of “sanctioned oil vessels” sailing to and from Venezuela.Trump claims Caracas under President Nicolas Maduro is using oil money to finance “drug terrorism, human trafficking, murder and kidnapping.”He has also accused Venezuela of taking “all of our oil” — in an apparent reference to the country’s nationalization of the petroleum sector, and said: “we want it back.”Caracas, in turn, fears Washington is seeking regime change, and has accused Washington of “international piracy.”Moscow’s statement said Lavrov and Gil agreed in their call to “coordinate their actions on the international stage, particularly at the UN, in order to ensure respect for state sovereignty and non-interference in internal affairs.”Russia and China, another Venezuela ally, backed Caracas’s request for a UNSC meeting to discuss what it called “the ongoing US aggression.”- Russia’s ‘hands full’ -On Telegram, Venezuela’s Gil said he and Lavrov had discussed “the aggressions and flagrant violations of international law being perpetrated in the Caribbean: attacks on vessels, extrajudicial executions, and illicit acts of piracy carried out by the United States government.”Gil said Lavrov had affirmed Moscow’s “full support in the face of hostilities against our country.”Last week, US Secretary of State Marco Rubio brushed aside Moscow’s stated support for Caracas.Washington, he said, was “not concerned about an escalation with Russia with regards to Venezuela” as “they have their hands full in Ukraine.”US-Russia relations have soured in recent weeks as Trump has voiced frustration with Moscow over the lack of a resolution to the Ukraine war.Gil on Monday also read a letter on state TV, signed by Maduro and addressed to UN member nations, warning the US blockade “will affect the supply of oil and energy” globally.

Crues: le département de l’Hérault en vigilance rouge, Agde sous surveillance

L’Hérault a été placé lundi en vigilance rouge par Météo-France pour des crues exceptionnelles avec des cumuls important de pluies qui font déborder le fleuve du département et menacent la ville côtière d’Agde.Cinq départements sont par ailleurs en vigilance orange pour crues ou pluie-inondation jusqu’à mardi 6h00: Aveyron, Haute-Corse, Lozère, Tarn, Var.Une crue exceptionnelle est en cours de propagation sur le fleuve Hérault aval et va générer des débordements “très dommageables” lundi soir notamment sur le secteur d’Agde, indique le dispositif Vigicrue.A Agde, où le pic de la crue est attendu vers 20H00, le niveau de l’Hérault atteignait les quais à 19H00, noyant en partie les promenades longeant le fleuve de part et d’autre du pont menant au coeur historique de la ville, a constaté un journaliste de l’AFP. Si des rues proches du pont étaient fermées par des barrières sur lesquelles étaient placées des panneaux “route inondée”, le pont lui-même restait ouvert à la circulation, quelques mètres séparant encore le bas de son tablier des eaux tumultueuses qui passaient dessous.Le niveau du fleuve pourrait atteindre à Agde un seuil haut (plateau) à 3,40 m voire 3,60 m en hypothèse haute, soit 1.725 habitants inondés potentiels, selon la préfecture.Une telle crue n’avait jamais été atteinte depuis novembre 1994, selon les prévisionnistes. De nombreux cours d’eau du Massif central et du pourtour méditerranéen et Corse subissent également des réactions modérées à importantes, avec souvent une succession de pics de crues générés par les différents épisodes pluvieux.Dans l’Hérault, depuis le début de journée, Météo-France a observé des cumuls de l’ordre de 50 à 80 mm sur l’est du département avec localement 80 à 100 mm sur le secteur de Montpellier.Dans le centre de cette ville, où une pluie battante est tombée lundi de manière ininterrompue, les rares passants tentaient de slalomer entre les flaques d’eau qui envahissaient les rues, a constaté un journaliste de l’AFP. Parcs et jardins publics, cimetières, le zoo et le marché de Noël sont fermés.Une partie du réseau de tramways est également à l’arrêt et plusieurs quais sont interdits d’accès le long du Lez dans le centre-ville.Les pluies vont se poursuivre dans la soirée et nuit avec des intensités parfois modérées à fortes sur le sud-est du département, soit notamment la région d’Agde. Elles viennent s’ajouter à celles des jours précédents, sur des sols déjà saturés.L’épisode n’a pas fait de dégâts majeurs. Le sapeurs-pompiers de l’Hérault ont reçu 1.082 appels, 61 opérations ont été effectuées, dont 36 sauvetages et mises en sécurité. Le bilan provisoire fait état de 80 personnes mises en sécurité à la mairie de Palavas-les-Flots et de 40 personnes dans un gymnase de Montpellier.Près de 1.000 foyers sont privés électricité dont 520 à Montpellier, selon Enedis qui a mobilisé une quarantaine de techniciens.- neige/verglas -Le Service d’Incendie et de Secours (Sdis) de la Haute-Corse a réalisé dans le secteur de Corte une dizaine d’interventions sur les axes routiers liée aux conditions météorologiques, ainsi que quelques interventions liées à des inondations de caves et la réserve d’un commerce.En Haute-Corse, l’aval du fleuve Tavignano présente “un risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes”, selon un communiqué de la préfecture.Les départements de l’Aveyron et du Tarn sont également en vigilance orange pour neige-verglas. L’épisode neigeux devrait se poursuivre jusque mardi matin et des cumuls importants sont attendus jusqu’à basse altitude.Les pluies pourraient également s’étendre sur les Bouches-du-Rhône, où une aggravation du niveau de vigilance n’est pas exclue, selon les prévisions de Météo-France.Une ligne pluvieuse aborde le sud-ouest du département lundi après-midi puis vient stagner autour du littoral des Bouches-du-Rhône et du Var jusqu’en milieu de journée de mardi.Dans un communiqué, le préfet des Bouches-du-Rhône a appelé à “la vigilance et demande une attention particulière aux automobilistes”.

La mobilisation agricole faiblit mais pas de “trêve” à l’approche de Noël

La mobilisation des agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et au traité Mercosur, a baissé d’intensité ces derniers jours, mais des barrages et manifestations continuent à l’approche de Noël, notamment dans le Sud-Ouest.L’abattage lundi de quatre vaches à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection d’un cas de DNC vendredi, comme l’a confirmé à l’AFP la préfecture de ce département, a rappelé que l’épizootie reste d’actualité à l’avant-veille du réveillon, en dépit de la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache touchée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose au sein d’un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se fondant sur “trois piliers”: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourrait faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, assure Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs se presse toujours sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendent des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.- Messe de Noël -“Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Nöel”, prévue le 24 au soir sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi et 110 jeudi.Malgré cette décrue, la circulation est encore entravée sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs, certains avec leurs familles, poursuivaient le blocage sous l’échangeur de l’A63, où ils ont installé un sapin et une crèche, a constaté un journaliste de l’AFPTV.José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin, salue la ténacité des manifestants. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, estime-t-il.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions fleurissent encore.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, ndlr), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant.”Une rumeur d’un cas en Haute-Garonne a parcouru les conversations entre éleveurs, sans que les services de l’Etat ne confirment.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, promet-il.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/de

La mobilisation agricole faiblit mais pas de “trêve” à l’approche de Noël

La mobilisation des agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et au traité Mercosur, a baissé d’intensité ces derniers jours, mais des barrages et manifestations continuent à l’approche de Noël, notamment dans le Sud-Ouest.L’abattage lundi de quatre vaches à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, après la détection d’un cas de DNC vendredi, comme l’a confirmé à l’AFP la préfecture de ce département, a rappelé que l’épizootie reste d’actualité à l’avant-veille du réveillon, en dépit de la campagne de vaccination des bovins qui bat son plein dans le Sud-Ouest.La vache touchée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose au sein d’un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture.Depuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie cet été, l’Etat tente de contenir la propagation du virus en se fondant sur “trois piliers”: l’abattage systématique dès la détection d’un cas, la vaccination et la restriction de mouvements.- “Pas lâcher” -Dans la nuit de dimanche à lundi, un nouveau barrage a été levé, à Tarascon-sur-Ariège sur l’axe stratégique de la RN20 entre la France et l’Andorre, après dix jours de mobilisation, tandis que dans les Pyrénées-Atlantiques, seule la fin de l’abattage total pourrait faire quitter aux agriculteurs leur campement installé sur l’A64 à hauteur d’Urt, à 15 kilomètres de Bayonne, également depuis dix jours.”On ne va pas lâcher parce qu’il y a les fêtes de fin d’année. S’il faut partir une ou deux heures à la maison pour voir la famille, on le fera. Mais on reviendra toujours”, assure Xan Michelema, 20 ans.A l’autre extrémité de l’A64, à Carbonne, près de Toulouse, une petite foule d’agriculteurs se presse toujours sur le barrage décoré de sapins aux branches desquelles pendent des cartouches vides de gaz lacrymogène, tirées selon les agriculteurs autour de la ferme ariégeoise d’où la colère agricole est partie.- Messe de Noël -“Le soutien est indéfectible, il grossit tous les jours. Les gens veulent venir faire la messe de Nöel”, prévue le 24 au soir sous le pont de la sortie 27 de l’autoroute, a déclaré à l’AFP Bertrand Loup, éleveur et vice-président de la chambre d’agriculture de Haute-Garonne.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, essentiellement dans le Sud-Ouest, contre 50 actions samedi, 93 vendredi et 110 jeudi.Malgré cette décrue, la circulation est encore entravée sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, ou encore sur l’A75 Clermont-Béziers en Lozère et dans l’Aveyron, selon des représentants syndicaux joints par l’AFP.A Cestas (Gironde), une trentaine d’agriculteurs, certains avec leurs familles, poursuivaient le blocage sous l’échangeur de l’A63, où ils ont installé un sapin et une crèche, a constaté un journaliste de l’AFPTV.José Pérez, figure des mouvements de 2024 dans le Lot-et-Garonne voisin, salue la ténacité des manifestants. “Depuis deux ans, on se bat pour avoir des réponses pour que l’agriculture française soit prospère et pour que nous, agriculteurs, puissions vivre dignement de notre métier. Tout le monde s’en fout dans ce pays”, estime-t-il.Malgré les appels du gouvernement à une “trêve” à l’approche des fêtes, de nouvelles actions fleurissent encore.A Reims, une trentaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient mobilisés lundi matin sur un barrage filtrant, distribuant du lait aux automobilistes.- Cellule scientifique -Lundi, une cellule de dialogue entre scientifiques et représentants agricoles d’Occitanie a tenu à Toulouse une deuxième réunion d’échanges autour d’une évolution du protocole de gestion de la crise de DNC.”Ça va à deux à l’heure”, a fustigé Bertrand Loup, indiquant que cette cellule ne pourrait permettre de modifier le protocole qu’au plus tôt en janvier. “Des cas (de DNC, ndlr), il peut y en avoir tous les jours et on se donne du temps dans l’urgence, c’est hallucinant.”Une rumeur d’un cas en Haute-Garonne a parcouru les conversations entre éleveurs, sans que les services de l’Etat ne confirment.Les bovins situés dans une zone couvrant dix départements du Sud-Ouest (Ariège, Aude, Gers, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées, Hérault, Landes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées-Orientales et Tarn) doivent être vaccinés d’ici à mi-janvier.Mardi, le leader de la contestation au sud de Toulouse, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, “on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira”, promet-il.bdu-tb-jed-ldf-mdz/vgr/de

Trump removes dozens of career ambassadors appointed under Biden

The Trump administration is removing dozens of ambassadors appointed under the Biden administration as part of a broad reshuffle to align the diplomatic corps with its foreign policy priorities.The heads of mission, mostly career diplomats, have been notified they must leave their posts by mid-January, according to the American Foreign Service Association, which represents State Department employees.Press reports said ambassadors from 30 countries will be affected, particularly in Africa.The recalls were first reported by Politico.While it is customary for an administration to reshuffle ambassadors appointed to strategic posts or capitals and to appoint donors or supporters, such a sweeping change targeting career diplomats is unusual before their term ends or their successor is appointed.The American Foreign Service Association said it had received “credible reports from our members in diplomatic posts around the world that multiple career ambassadors, appointed during the Biden administration, have been directed by phone call to vacate their posts by January 15 or 16.””No explanation was given for these recalls,” the association added in its post on Facebook.”Removing senior diplomats without cause undermines US credibility abroad and sends a chilling signal to the professional Foreign Service: experience and an oath to the Constitution take a backseat to political loyalty,” it said.A senior State Department official said Monday that changing ambassadors was “a standard process in any administration.” “An ambassador is a personal representative of the President, and it is the President’s right to ensure that he has individuals in these countries who advance the America First agenda,” the official said on condition of anonymity.The official did not confirm the details of the dismissals, or which countries were affected.In his second term, President Donald Trump and his Secretary of State Marco Rubio have overhauled American diplomacy to focus priorities such as combating illegal immigration, cutting foreign aid and diversity policies. Rubio has overseen the dismissal of hundreds of personnel within the State Department, and Trump has placed loyalists as key ambassadors.