Macron a reçu Larcher, Braun-Pivet et Lecornu en pleine recherche de compromis sur le budget

Emmanuel Macron a reçu jeudi les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet, en présence de Sébastien Lecornu, au moment où le gouvernement pousse les deux chambres à trouver un compromis sur le budget de l’Etat.Le chef de l’Etat a raccompagné les deux présidents sur le perron de l’Elysée vers 15H00, et s’est attardé pour poursuivre la discussion, notamment avec Yaël Braun-Pivet et le Premier ministre, ont constaté des journalistes de l’AFP.Le chef du gouvernement est ensuite resté encore une vingtaine de minutes au palais présidentiel avec Emmanuel Macron.Sébastien Lecornu a dit mercredi en Conseil des ministres que son “objectif” était “de doter la France d’un budget” de l’Etat “d’ici au 31 décembre”, jugeant que c’était “possible” si la droite sénatoriale faisait un pas vers la gauche, avait rapporté la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.”Aujourd’hui, vous avez une forme de décalage horaire entre l’Assemblée nationale et le Sénat”, avait-elle estimé, en reprenant une expression du Premier ministre.Maud Bregon avait de son côté affirmé que la balle était “dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale qui occupe une grande place dans la commission mixte paritaire” qui réunira la semaine prochaine sept sénateurs et sept députés pour trouver un compromis sur le projet de loi de finances.Sur le budget de l’Etat, l’Assemblée avait en effet rejeté à la quasi-unanimité le volet recettes en première lecture, envoyant ainsi la copie initiale du gouvernement au Sénat.”Nous avons confiance dans le président du Sénat, dans les présidents des différents groupes qui composent le Sénat, pour être encore une fois force de compromis”, avait encore dit Maud Bregeon mercredi.Or, la droite sénatoriale semble peu disposée à bouger vers le Parti socialiste qui a obtenu très peu de concessions dans ce texte, contrairement au budget de la Sécurité sociale où figure la suspension de la réforme des retraites.

Morocco include injured captain Hakimi in AFCON squadThu, 11 Dec 2025 16:37:39 GMT

Morocco included injured captain Achraf Hakimi in a 26-man squad named on Thursday for the 2025 Africa Cup of Nations.The 27-year-old full-back sprained his ankle after being fouled playing for Paris Saint-Germain against Bayern Munich last month in the UEFA Champions League.Speaking after the 2026 World Cup draw in Washington last Friday, head coach Walid …

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Mondial-2026: l’association des supporters s’indigne du prix “exorbitant” des billets

L’association Football Supporters Europe (FSE) s’est indigné des “tarifs exorbitants” que prévoit de pratiquer la Fédération internationale de football (Fifa) pour les billets du Mondial-2026, a-t-elle écrit jeudi dans un communiqué.FSE est “stupéfait” par les “tarifs astronomiques (…) imposés par la Fifa aux supporters les plus fidèles”, ceux qui peuvent acheter leur place par l’intermédiaire de leur fédération pour suivre leur équipe par le biais des billets appelés PMA (Participating Member Association allocation).L’association de supporters demande à la Fifa de “suspendre immédiatement les ventes de billets PMA”, “engager une consultation” et “revoir les prix des billets” jusqu’à trouver “une solution respectant la tradition, l’universalité et la portée culturelle de la Coupe du monde”.Selon les informations de FSE qui affirme avoir vu “les grilles tarifaires publiées progressivement et confidentiellement par la Fifa”, suivre son équipe du premier match jusqu’à la finale “coûterait au minimum 6.900 dollars (environ 6000 euros)” à un supporter, “soit près de cinq fois plus que lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar”.”Pour ajouter l’outrage à la blessure, a poursuivi l’association de supporters, la catégorie de prix la plus basse ne sera pas accessible” aux billets PMA car ces places seront réservées “à la vente générale, soumise à une tarification dynamique. C’est une gigantesque trahison de la tradition de la Coupe du monde, qui ignore la contribution des supporters au spectacle”, a conclut FSE.Le dossier de candidature publié en 2018 promettait des billets à partir de 21 dollars (18 euros). Où sont ces billets aujourd’hui?” a demandé l’association.

Israel says Hamas ‘will be disarmed’ after group proposes weapons freeze

Israel said Thursday that Hamas “will be disarmed” as part of the US-sponsored peace plan for Gaza, after a top leader from the Palestinian Islamist movement suggested a weapons freeze.The ceasefire, in effect since October 10, halted the war that began after Hamas’s deadly attack on Israel on October 7, 2023. But it remains fragile as Israel and Hamas accuse each other almost daily of violations.Top Hamas leader Khaled Meshaal told Qatari news channel Al Jazeera that the militant group is open to a weapons “freeze”, but rejects the demand for total disarmament put forward in Trump’s plan for the Palestinian territory.Shosh Bedrosian, spokeswoman for the Israeli prime minister’s office, said “Israel will continue to follow the 20-point plan. There will be no Hamas inside of the Gaza Strip. Hamas will be disarmed”.”The prime minister says this will happen the easy way or the hard way,” Bedrosian told journalists in a briefing.The agreement is composed of three phases. Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu recently indicated that he expected the second phase to begin soon.Under that phase Israeli troops would further withdraw from their positions in Gaza and be replaced by an international stabilisation force (ISF), while Hamas would lay down its weapons.The Palestinian militant group has indicated it would not agree to giving up its arsenal.”The idea of total disarmament is unacceptable to the resistance (Hamas),” Meshaal said in the interview aired on Wednesday.”What is being proposed is a freeze, or storage (of weapons)… to provide guarantees against any military escalation from Gaza with the Israeli occupation,” he added.”This is the idea we’re discussing with the mediators, and I believe that with pragmatic American thinking… such a vision could be agreed upon with the US administration,” he said.- Mediators as ‘guarantors’ -Netanyahu is expected to meet US President Donald Trump in the United States on December 29 to discuss the next steps in the truce.In the first phase of the deal, Palestinian militants committed to releasing the remaining 48 living and dead captives held in the territory. So far they have released all of the hostages except for one body.In exchange, Israel has released nearly 2,000 Palestinian prisoners in its custody and returned the bodies of hundreds of dead Palestinians.As for the international peacekeeping force, Meshaal said the group was open to its deployment along Gaza’s border with Israel, but would not agree to it operating inside the territory, calling such a plan an “occupation”. “We have no objection to international forces or international stabilisation forces being deployed along the border, like UNIFIL,” he said, referring to the UN peacekeeping force deployed in southern Lebanon near the Israeli border.Meshaal said such forces would separate Gaza from Israel.Mediators as well as Arab and Islamic nations, he said, could act as “guarantors” that there would be no escalation originating from inside Gaza.- Rains batter Gaza -Heavy winter rains swept across Gaza starting late on Wednesday, flooding tents and makeshift shelters, bringing yet more hardships to Gaza’s residents, nearly all of whom faced displacement at least once in over two years of war.”Last night was a terrible night for us and our children because of the heavy rain and cold. The children got all wet, the blankets got wet, the mattresses got wet,” Suad Muslim, who lives in a tent with her family in al-Zawayda, said.With most of Gaza’s hard structures destroyed or damaged, thousands of tents or homemade shelters line areas cleared of rubble in the Palestinian territory.According to a United Nations report, 761 displacement sites hosting about 850,000 people are at high risk of flooding.”Give us a decent tent, blankets for our children, clothes to wear. I swear their feet are bare and they have no shoes. How long will we remain in this situation? This is injustice”, she told AFP.

Israël réaffirme que le Hamas “sera désarmé” à Gaza

“Il n’y a aucun avenir pour le Hamas dans la bande de Gaza, ils seront désarmés”, a stipulé jeudi une porte-parole du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au lendemain de la proposition du mouvement islamiste palestinien d’un simple “gel” ou “stockage” de son arsenal.”Le Hamas et les autres factions terroristes n’auront aucun rôle dans la gouvernance de Gaza, ni directement, ni indirectement, ni sous aucune forme”, a insisté devant la presse la porte-parole Shosh Bedrosian.Un peu plus tôt, un responsable du gouvernement, sous couvert d’anonymat, avait déjà prévenu que “le groupe terroriste sera désarmé et Gaza sera démilitarisée”.Il était interrogé par l’AFP sur les déclarations de l’ancien numéro un du Hamas, Khaled Mechaal, faites mercredi à la chaîne qatarie Al-Jazeera. “L’idée d’un désarmement total est inacceptable pour la résistance (le Hamas, NDLR). Ce qui est proposé, c’est un gel, ou un stockage” des armes “afin de fournir des garanties contre toute escalade militaire depuis Gaza avec l’occupation israélienne”, a lancé Khaled Mechaal. “C’est l’idée dont nous discutons avec les médiateurs, et je pense qu’avec une approche américaine pragmatique (…) une telle vision pourrait être acceptée par l’administration américaine”, a-t-il commenté.Le responsable du Hamas n’a “aucune objection” au déploiement de troupes “le long de la frontière” pour “séparer” Gaza d’Israël.Mais il refuse qu’elles opèrent à l’intérieur du territoire palestinien, comme prévu par l’accord de cessez-le-feu, car selon lui, cela “s’apparenterait à une occupation”. Les médiateurs ainsi que les pays arabes et islamiques, peuvent agir comme des “garants” pour éviter une escalade, a-t-il encore suggéré.- Tentes détrempées -Sur le terrain dans la bande de Gaza, des journalistes de l’AFP ont constaté que de nombreuses tentes de personnes déplacées par les combats et les bombardements ont été emportées par le vent ou totalement détrempées par la pluie.”Donnez-nous une tente digne, des couvertures pour nos enfants, et des vêtements pour qu’ils puissent s’habiller”, a imploré Souad Mouslim dans le camp d’al-Zawaida (centre de la bande de Gaza).”Jusqu’à quand allons-nous rester dans cette situation? C’est injuste”.Après de fortes pressions américaines, une trêve est entrée en vigueur le 10 octobre, soit un peu plus de deux ans après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas, le 7 octobre 2023, contre Israël.La première phase prévoyait la restitution des otages vivants et morts retenus à Gaza, en échange de centaines de prisonniers palestiniens détenus en Israël. Il ne reste désormais plus qu’un seul corps d’otage à Gaza. Les modalités de la deuxième phase du plan de cessez-le-feu sont actuellement en discussion. Elle prévoit le désarmement du Hamas, le retrait de l’armée israélienne de la bande de Gaza ainsi que le déploiement d’une force internationale dans le territoire palestinien.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dit espérer passer “très bientôt” à cette deuxième étape, et annoncé une nouvelle rencontre avec Donald Trump le 29 décembre.

Escroquerie aux manuscrits anciens: cinq ans de prison pour le fondateur de la société Aristophil

Près d’un milliard d’euros envolés et des milliers d’épargnants ruinés: le fondateur de la société de placement de manuscrits anciens Aristophil, Gérard Lhéritier, a été condamné jeudi par le tribunal de Paris à cinq de prison avec mandat de dépôt à effet différé pour escroquerie.Sa société a commercialisé, entre 2009 et 2014, par l’intermédiaire de courtiers et de gestionnaires de patrimoine, des manuscrits, livres précieux, autographes et lettres originales signés Boris Vian, Albert Einstein, Romain Gary ou encore Simone de Beauvoir.Selon le président du tribunal correctionnel Guillaume Daieff, Gérard Lhéritier, 77 ans, absent de l’audience pour raison de santé, a “mis en place un système de cavalerie” – plus connu sous le nom de pyramide de Ponzi – et un véritable “piège pour les consommateurs”.Son avocat, Me Benoît Verger, “choqué” par la décision, a immédiatement annoncé faire appel.Le parquet avait requis à l’encontre de Gérard Lhéritier une peine de six ans de prison, assortie d’un mandat de dépôt, estimant le septuagénaire responsable “de l’une des plus grosses escroquerie en bande organisée jamais jugées” au vu du nombre de victimes. “C’est une décision sévère, mais qui reconnaît enfin l’escroquerie”, s’est félicité auprès de l’AFP Me François de Cambiaire, avocat de 80 parties civiles. L’expert comptable de la société, Denis Potier, a été condamné a deux ans d’emprisonnement dont un an assorti d’un sursis probatoire. Cinq autres personnes, parmi lesquelles un notaire, un professeur de droit et des gestionnaires de patrimoine, ont été condamnées à des peines de un à deux ans de prison avec sursis probatoire pour pratiques commerciales trompeuses.Les faits d’escroquerie en bande organisée n’ont finalement pas été retenus. Tous devront indemniser les victimes. Seul Jean-Claude Vrain, libraire-antiquaire, a été relaxé, conformément aux réquisitions du parquet.- 1/100e d’un écrit de Flaubert – La collection d’Aristophil, mondialement reconnue, mêlait de véritables trésors – comme un manuscrit d’Einstein ou le rouleau du marquis de Sade – à des pièces de bien moindre valeur, revendues en moyenne deux fois plus cher que leur coût d’achat. Les ventes des produits Aristophil se faisaient la plupart du temps en indivision. Ainsi, un épargnant pouvait acquérir 1/100e d’un écrit de Gustave Flaubert. Ces placements étaient adossés à de véritables objets précieux dont certains sont exposés au Musée des lettres et manuscrits, aujourd’hui fermé, dans le 7e arrondissement de Paris.Sur les 18.000 clients de la société, près de 8.000 se sont constituées parties civiles au procès qui s’est tenu du 8 septembre au 2 octobre dernier. Tous ont raconté avoir été bernés par les conseillers de gestion en patrimoine chargés de vendre les produits Aristophil qui promettaient des plus-values mirobolantes autour de 8% annuel. Ces manuscrits étaient des “objets tangibles”, “palpables” et “valorisants pour la culture française”, a expliqué lors des débats une professeure de littérature qui a perdu plus de 500.000 euros.Une autre épargnante était persuadée de pouvoir revendre les oeuvres de Charles de Gaulle achetées en indivision, avec une plus-value annoncée de 40%.Car Aristophil proposait de racheter les œuvres au bout de 5 ans. La preuve, selon le parquet, d’un “fonctionnement en circuit fermé”, “non viable” où l’argent des nouveaux investisseurs est utilisé pour rémunérer les anciens.Après avoir fait naître une bulle spéculative, Aristophil avait échappé une première fois à la faillite en 2012 lorsque Gérard Lhéritier avait remporté 170 millions d’euros à l’EuroMillions.Il avait alors injecté une partie de ses gains dans la société: “Malgré ses difficultés, je voulais qu’Aristophil perdure, donc j’ai mis 40 millions de ma poche”, avait-il déclaré lors de son dernier interrogatoire devant le tribunal.Le septuagénaire qui avait promis des révélations pendant l’audience se sera finalement contenté de rejeter la faute sur les courtiers, allant même jusqu’à réaffirmer “l’excellence” de son modèle économique.En tout, Aristophil a fait perdre près d’un milliard d’euros à ses clients lors de sa faillite en 2016.La gigantesque vente aux enchères des manuscrits organisée sur plusieurs années n’a permis aux épargnants de récupérer qu’environ 7% de leurs investissements.

RDC: “Chef de guerre”, Lumbala est comptable des crimes de ses “troupes”, plaident les parties civiles

Roger Lumbala était bien un “chef militaire”, non un simple politique, et il doit rendre des comptes pour les crimes de ses troupes en République démocratique du Congo (RDC) en 2002-2003, ont plaidé jeudi les parties civiles devant la cour d’assises de Paris qui juge l’ex-rebelle.Jugé pour complicité de crimes contre l’humanité, Roger Lumbala, 67 ans, a décidé d’emblée, le 12 novembre, de ne pas assister aux débats: il dénie à la justice française toute légitimité pour le juger pour les exactions commises dans le nord-est de la RDC par les soldats de sa faction, le RCD-N, et de son allié du MLC, tous deux soutenus par l’Ouganda voisin. Mais depuis plus d’un mois, des Congolais sont venus raconter les atrocités dont eux et leurs proches ont été victimes lors d’une offensive contre une faction rivale, baptisée “Effacer le tableau”: viols collectifs souvent devant leur famille, esclavage sexuel, travail forcé, mutilations, exécutions sommaires, pillages systématiques, etc.Dans un verdict attendu lundi, une condamnation par une cour nationale étrangère serait “historique”, ont plaidé jeudi les avocats des victimes et des organisations de défense des droits humains. Elle enverrait un message fort contre “l’impunité” dans des conflits qui, depuis trois décennies, ont fait des millions de morts et de déplacés dans l’est de la RDC, avec comme mobile principal la captation des ressources minières et naturelles. – “Soldats de Roger Lumbala” -“Vous jugez la partie émergée de l’iceberg” des atrocités commises lors d'”Effacer le Tableau”, mais c’est “un échantillon représentatif”, selon Me Henri Thulliez. “Votre décision ne permettra pas de mettre fin à l’impunité mais elle y participera”, elle “aidera les victimes et les survivants à se relever”, a-t-il poursuivi.A la veille des réquisitions, les parties civiles se sont employées à démonter le portrait qu’a voulu brosser de lui-même Roger Lumbala durant l’enquête, celui d’un homme politique éloigné des champs de bataille, sans prise sur les opérations militaires. Certes, a plaidé Me Clémence Bectarte, avocate de plusieurs femmes, “aucune d’entre elles n’a été violée par Roger Lumbala”. Mais elles ont toutes été “victimes de soldats que se revendiquent comme soldats des +Effacés+”, le nom qu’ils se donnaient, et “comme des soldats de Roger Lumbala”. L’ex-rebelle, arrêté en décembre 2020 à Paris, “n’est pas celui qui a violé” mais il est “le chef de guerre qui a permis ces crimes, qui les a rendus possibles”.- Viols systémiques -Ces viols ne sont “pas des actes isolés” ou des dommages collatéraux, ils sont “une composante essentielle de l’opération +Effacer le tableau+”, a plaidé l’avocate, avec notamment pour objectif de fracturer les communautés et de semer la terreur.Pour sa consoeur Claire Deniau, Lumbala était un “maillon indispensable”, un “opérateur local d’un crime économique organisé”, la captation des richesses de la RDC, véritable “entreprise mafieuse”. “Les soldats” du RCD-N “n’étaient pas payés mais ils avaient carte blanche pour piller”, une autorisation qui “venait directement de Roger Lumbala”.  Perçu par ses soldats “comme un chef militaire”, Roger Lumbala “ne portait peut-être pas l’arme. Mais c’est lui qui fixait la cible. Il n’entrait pas dans les maisons pillées. Mais c’est lui qui ouvrait la porte, par son autorisation. Il ne frappait pas. Mais il encourageait, laissait faire et se félicitait des résultats militaires”.Me Thulliez a ironisé sur un “homme politique dénué de toute opinion politique” animé par “un opportunisme insatiable” et dont le mouvement était “plus sanguinaire que révolutionnaire”. Il a rappelé plusieurs meetings tenus par Lumbala dans deux villes théâtres d’exactions, ou ces témoignages sur cet hélicoptère qui l’a amené avec des munitions pour repartir avec le fruit des pillages. Il a aussi cité des interviews d’époque: “Nos troupes”, “Notre territoire”, disait alors Lumbala.