Rivières en crue et fortes pluies dans les Pyrénées-Orientales, en alerte orange

Les Pyrénées-Orientales, en alerte orange comme l’Aude, sont parcourues vendredi par de fortes pluies, des rivières sont en crue, mais le pic de précipitations a été atteint en début d’après-midi et, sauf changement de météo, il ne devrait pas y avoir de “débordements”, selon la préfecture.Dans l’après-midi, “les cours d’eau vont tous avoir atteint leur hauteur maximum (…) mais ils vont rester à cette hauteur-là pendant longtemps, puisqu’il va continuer de pleuvoir jusqu’à (samedi)”, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la préfecture, Bruno Berthet.”On a des hauteurs d’eau qui, malgré tout, sont non négligeables, mais qui restent dans les endiguements ou dans les cours habituels, il n’y a pas de débordement”, a-t-il ajouté.”Après, c’est des événements météo, ça se joue à pas grand-chose. Il suffit d’un blocage d’air froid ou d’air chaud, quelques minutes de plus et quelques millimètres de plus” pour que les conséquences soient plus graves. “Mais là, sauf si la météo change (…) on devrait plutôt rester sous contrôle”, tout en gardant “des règles de prudence et de vigilance pour les habitants et les gens qui traverseraient le département”, a souligné M. Berthet.Deux personnes ont été évacuées d’un camping à Saint-Nazaire, à une dizaine de kilomètres de Perpignan en direction du littoral, et plusieurs routes ont été fermées à la circulation.L’Aude et les Pyrénées-Orientales ont été placés en vigilance orange aux crues par Météo-France, alors qu’une alerte pour pluie-inondation concerne les Pyrénées-Orientales et la Haute-Corse.Les Pyrénées-Orientales sont également en alerte jaune pour vagues-submersion, avec une houle susceptible d’atteindre jusqu’à quatre mètres de hauteur sur le littoral.Sur le front de mer de la station balnéaire de Saint-Cyprien, à une quinzaine de kilomètres de Perpignan, des vagues grignotent une partie de la plage battue par un vent violent venu de la mer. Plusieurs routes d’accès vers le front de mer ont été barrées pour en limiter l’accès, a constaté un journaliste de l’AFP.”Lors des dernières tempêtes, notamment l’année dernière, on a vu des vagues importantes mais on voit rarement des vagues aussi hautes et qui durent aussi longtemps”, déclare à l’AFP Anthony Camps, 29 ans. Dans les Pyrénées-Orientales, frappées par une sécheresse persistante, les précipitations des derniers jours sont en revanche une bonne nouvelle pour la recharge des nappes phréatiques.bdu-jcm-dmc-ap/hj

Grippe: “il est encore temps de se faire vacciner” redit la ministre de la Santé

L’épidémie de grippe en France “est en phase d’arriver” à son pic, et “il est encore temps de se faire vacciner”, a répété vendredi à Lyon la ministre de la Santé Stéphanie Rist.”On est en phase d’arriver au pic”, “le pic, on le connaît une fois qu’on commence à redescendre. On n’est pas encore dans la diminution (…) mais dans une phase haute”, a déclaré la ministre, lors d’un déplacement aux urgences de l’hôpital Edouard-Herriot.Selon un bilan publié mercredi par l’agence Santé publique France, l’épidémie de grippe continue de s’intensifier en France mais reste pour l’heure “modérée”.Le pic épidémique devrait être atteint la dernière semaine de 2025 (72,5% de probabilité) sinon lors des premiers jours de 2026 (22,5%), a estimé l’institut.”On a une campagne de vaccination qui a augmenté de plus de 17% par rapport à l’année dernière, donc on est plutôt mieux vacciné. Mais encore une fois, je le redis, il est encore temps de se faire vacciner”, a insisté Mme Rist.”On sait aussi d’expérience que tous les ans à la rentrée, là ça va être le 5 janvier, quand les gens reviennent d’avoir bougé dans les différentes familles ou lieux de vacances, quand ils reviennent, on sait que ça peut réaugmenter ce chiffre” de personnes atteintes par la grippe, a prévenu la ministre.”Il ne faut pas oublier les gestes barrières”, comme le port du masque en cas de symptômes et bien se laver les mains, “des mesures que tous les Français connaissent maintenant, mais qui sont importantes à rappeler”, a-t-elle ajouté.Interrogée sur la réquisition de médecins, comme dans les Bouches-du-Rhône où 17 généralistes ont été réquisitionnés par la préfecture du 25 décembre au 4 janvier pour faire face aux épidémies hivernales et en période de congés de soignants, la ministre a assuré que “ce n’est pas inhabituel. Ça peut arriver pour permettre à nos concitoyens d’être soignés”.”Il n’y a pas d’obligation des médecins de ville sur cette permanence des soins ambulatoires, mais il y a une responsabilité collective. Donc, moi je souhaite que ce ne soit pas par de l’obligation, mais plutôt du travail entre professionnels, pour permettre d’avoir des listes de garde”, a-t-elle plaidé.

Grèce: la fermeture des centrales au lignite provoque chômage et exode

Dans le nord de la Grèce, le maire de la ville de Ptolemaïda, ancien pôle de production d’électricité à base de lignite, ne cache pas son inquiétude. Cette cité de Macédoine occidentale et sa région alentour risquent selon lui de “se transformer en Detroit”, du nom de la métropole américaine frappée par l’effondrement de l’industrie automobile.”Huit …

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Michelin restitue “volontairement” 4,3 millions d’euros à l’Etat

Michelin a versé à l’Etat 4,3 millions d’euros sous forme de “don”, selon un arrêté paru vendredi au Journal officiel, qui correspond à une somme reçue par le fabricant de pneus au titre d’un crédit d’impôt pour une usine qu’il a ensuite fermée.”Est accepté le don d’une somme d’argent d’un montant de 4.300.000 d’euros, effectué par virement bancaire en date du 11 décembre 2025, consenti au ministère de l’Economie”, indique le JO.Cette somme “correspond à des crédits d’impôt perçus par Michelin au titre du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), un dispositif en vigueur en France de 2013 à 2021”, a précisé le fabricant à l’AFP.  Il explique avoir “fléché l’équivalent de ce montant vers le site de La Roche-sur-Yon afin de financer sa modernisation, notamment la rénovation d’ateliers et l’acquisition de huit machines industrielles”.Mais l’usine vendéenne a fermé ses portes en décembre 2020 et Michelin a décidé, “par souci de responsabilité, de restituer à l’Etat le gain correspondant à ces crédits d’impôt, compte tenu de la fermeture ultérieure du site”.Il précise que ce remboursement “est strictement volontaire”. “Le cadre légal du CICE ne prévoit aucun mécanisme de remboursement, y compris en cas de fermeture de site ou de réaffectation d’équipement”, ajoute-t-il.A Bercy, on indique que cette procédure “a fait l’objet d’une expertise approfondie et a été validé(e) comme juridiquement et budgétairement conforme”. “Cette restitution s’inscrit dans une démarche volontaire et responsable de Michelin suite à la commission d’enquête (sénatoriale) sur les aides publiques” dont les conclusions ont été rendues en juillet dernier.Dans une question au ministre de l’Economie Roland Lescure, en novembre, le sénateur communiste Fabien Gay, co-auteur d’un rapport critique sur les aides publiques aux entreprises, rappelait que Michelin s’était engagé, lors des auditions, à rembourser ces 4,3 millions d’euros “dans une perspective éthique”.”Ce n’est pas tous les jours qu’une entreprise souhaite faire un chèque à l’Etat. Donc je vous assure, ce chèque (…) il sera déposé”, avait alors répondu M. Lescure. “On est en train de travailler avec Michelin pour qu’il arrive à bon port”.   

Vaccination, prescription: les missions du métier d’infirmière étendues

Accès direct sans ordonnance du médecin, droit de prescription, vaccination: la réforme du métier d’infirmière, offrant aux professionnelles un rôle élargi et beaucoup plus central dans le système de soins, va entrer en vigueur, une petite révolution pour les intéressées.En application de la “loi infirmière” du 27 juin 2025, un décret du 24 décembre, publié vendredi au Journal officiel, précise pour la première fois “les domaines d’activité et de compétence de l’infirmier diplômé d’Etat”, “définit notamment l’exercice infirmier ainsi que les modalités de la consultation infirmière”.”Ce décret est une avancée majeure pour la profession infirmière”, a estimé vendredi la ministre de la Santé Stéphanie Rist dans un entretien au site Espaceinfirmier.fr. Il “reconnaît et sécurise enfin les pratiques infirmières du quotidien”.Dans le monde du soin centré autour de la figure du médecin, c’est en effet un changement de paradigme. Les infirmières, jusqu’ici rémunérées à partir d’une liste d’actes vieille de 20 ans, qu’elles ne pouvaient réaliser que sur prescription préalable, ne seront plus considérées comme de simples exécutantes. Elles pourront désormais “initier” les soins dans leur domaine d’activité, les soins infirmiers “de nature préventive, éducative, curative, relationnelle ou destinés à la surveillance clinique”. Elles prendront donc “directement” en charge les patients dans le cadre de leur “rôle propre”, précise le décret.Elles pourront mener une “consultation infirmière”, réaliser un bilan clinique (évaluation de la santé, antécédents, habitudes de vie), poser un “diagnostic infirmier”, et “élaborer un projet de soins” personnalisé, ce qui constitue “une reconnaissance essentielle”, selon Mme Rist. Elles s’occuperont sans prescription préalable des plaies ou brûlures légères, dont elles suivront l’évolution.Le décret leur donne aussi le droit, réclamé de longue date, de “prescrire des produits de santé et des examens complémentaires adaptés à la situation clinique”, dont la liste est toutefois restreinte et sera précisée par arrêté. Le texte reconnaît leur capacité à repérer des situations de maltraitance ou de souffrance psychique, à assurer des “soins relationnels, permettant d’apporter un soutien psychologique” aux patients, ou encore à “concevoir” et “conduire” une démarche d’éducation thérapeutique ou de prévention (chutes, obésité, addictions, santé sexuelle, vaccination).Il souligne leur rôle dans l’évaluation et le maintien de l’autonomie des personnes âgées, la “prévention, l’évaluation et le soulagement” de la douleur et de la détresse, notamment en fin de vie.- “Victoire” -Les infirmières pourront aussi vacciner sans prescription préalable pour tous les vaccins obligatoires à partir de 11 ans (sauf immunodéprimés), ceux contre la grippe et le Covid dès 5 ans, ou encore réaliser des tests pour certaines infections sexuellement transmissibles (VIH, hépatites, chlamydia…).Elles pourront encore déléguer certains actes, dont la liste sera fixée par arrêté, à des aide-soignantes ou auxiliaires de puériculture.Certaines situations restent toutefois conditionnées à une prescription ou un protocole établi par un médecin comme les soins postopératoires complexes, les actes d’anesthésie, ou la pose de sondes.”L’ensemble du dispositif devra être opérationnel au plus tard le 30 juin 2026″, a précisé Stéphanie Rist.Le Collectif des infirmières en colère (Cilec) a salué “une victoire”, dans un message adressé à l’AFP.”C’est une révolution de notre système de santé”, s’est réjoui sur X, Grégory Caumes, juriste spécialisé en droit de la santé.C’est “une étape déterminante pour la reconnaissance de la profession infirmière”, juge de son côté la Fédération nationale des infirmiers (FNI), dans un communiqué. “Ce texte vient enfin consacrer, dans le droit, la réalité de l’exercice infirmier”, estime l’organisation professionnelle, citant notamment “la reconnaissance du raisonnement clinique infirmier”, “la formalisation de la consultation infirmière” ou encore “l’affirmation des compétences propres, de l’autonomie professionnelle et du rôle central des infirmières et infirmiers dans les parcours de soins”. Mais cela “ne suffit pas”, prévient la fédération, qui sera “particulièrement vigilante quant aux conditions concrètes d’exercice, aux moyens alloués et aux textes d’application attendus”.