Lutte contre les violences sexistes dans les transports: le gouvernement veut accélérer

Que les femmes puissent prendre le métro ou le bus sans craindre une agression: le gouvernement veut accélérer la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les transports grâce à un plan national qui mettra l’accent sur la prévention et les systèmes d’alerte.”Une société digne de ce nom (…) protège les femmes dans l’espace public”, a lancé mardi Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes, à l’occasion d’une journée de mobilisation au Conseil régional d’Ile-de-France dédiée à la sécurité des femmes dans les transports, organisée par la région et Ile-de-France Mobilités (IDFM).Insultes, harcèlement, attouchements… Les femmes représentent 91% des victimes d’agressions sexuelles dans les transports, selon une étude publiée en mars par l’Observatoire de la Mission interministérielle pour la protection des femmes (Miprof). Le gouvernement entend finaliser au premier trimestre 2026 un plan national de prévention des violences sexistes et sexuelles dans les transports. “Construit avec les opérateurs, les régions, les associations”, il prévoit notamment le développement de “système d’alerte unifié” avec “bouton d’appel rapide dans les applications”, a expliqué Aurore Bergé.Ce système est déjà utilisé notamment dans les métropoles d’Orléans et de Montpellier, depuis quelques semaines.Le plan prévoit aussi le développement d’un “canal unique de transmission d’information entre opérateurs et forces de l’ordre”.Le gouvernement veut également mettre l’accent sur la formation: “Chaque agent en contact avec le public (…) sera formé à reconnaître, comprendre, accompagner les victimes”, a promis la ministre. Elle souhaite aussi “accélérer la féminisation des métiers du transport” car “chaque femme agente, conductrice, cheffe de ligne, directrice sûreté est un repère”.En 2024, 3.374 victimes de violences sexuelles dans les transports en commun ont été enregistrées dans toute la France par les services de police et de gendarmerie nationales, soit 6% de plus qu’en 2023, et 86% de plus qu’en 2016, selon une l’étude de l’Observatoire de la Miprof. – Présence humaine -A Paris et en région Ile-de-France, une enquête récente menée par la RATP montre que sept femmes sur dix ont été victimes au cours de leur vie de ce type de violences dans les transports franciliens, empruntés chaque jour par dix millions de personnes.La RATP n’a pas d’application dédiée, mais elle promeut avec la SNCF le numéro d’urgence 3117 pour lutter contre le harcèlement dans les transports de la région (ou SMS au numéro: 31 17 7).”Dans les transports, ce ne sont pas les femmes qui doivent raser les murs”, a rappelé la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR) lors cette journée de mobilisation. “Ce sont les agresseurs qui doivent savoir qu’ils seront surveillés, signalés, interpellés et condamnés.”La “présence humaine” sera renforcée sur le réseau francilien avec le doublement des effectifs d’une brigade dédiée à la sureté (pour atteindre 200 agents) et le financement de 60% en plus de journées de présence de réservistes de la police pour atteindre 10.000, selon la présidente.Elle défend également l’utilisation de la “vidéoprotection intelligente” pour “détecter les actes de violences en temps réel”. Sans recours à la reconnaissance faciale, cette technique a été utilisée de manière expérimentale pendant les Jeux olympiques jusqu’au 31 mars 2025. Une proposition de loi vise à l’autoriser.  En attendant, la région Ile-de-France compte poursuivre différentes expérimentations, comme celle des “zones d’attente partagées”: des espaces signalés sur le quai, situés à proximité d’une borne d’appel, pour inciter les voyageurs à ne pas s’isoler. Après l’émotion provoquée par la tentative de viol le 16 octobre d’une jeune Brésilienne dans le RER C, une pétition – signée par 32.000 personnes – a circulé pour appeler à la création de wagons réservés aux femmes.Une idée à laquelle s’opposent Valérie Pécresse comme Aurore Bergé: “C’est instaurer une forme de ségrégation”, a estimé la ministre, qualifiant cette réponse de “capitulation”.

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Mort à 83 ans de Iain Douglas-Hamilton, fondateur de Save the Elephants

Le défenseur britannique de l’environnement Iain Douglas-Hamilton, fondateur de l’ONG “Save the Elephants”, est mort à l’âge de 83 ans, a annoncé mardi son association caritative.L’association a indiqué dans un communiqué qu’il était décédé lundi soir à Nairobi, le qualifiant de “pionnier” dans la protection des éléphants, qui “a révolutionné notre compréhension (…) grâce à ses recherches novatrices”.Ce zoologiste écossais est né et a fait ses études au Royaume-Uni, mais a passé une grande partie de sa vie en Afrique, travaillant en Ouganda et en Tanzanie, avant de s’installer avec sa famille au Kenya.”Iain a changé l’avenir non seulement des éléphants, mais aussi d’un grand nombre de personnes à travers le monde. Son courage, sa détermination et sa rigueur ont inspiré tous ceux qu’il a rencontrés”, a déclaré Frank Pope, directeur de Save the Elephants.Douglas-Hamilton a commencé son travail de recherche sur les éléphants en Tanzanie, avant de se consacrer à la protection des pachydermes dans les années 1980, lors d’une crise liée au braconnage de l’ivoire.Son travail, qui consistait à documenter l’ampleur de la crise en utilisant pour la première fois la surveillance aérienne pour compter les grandes populations, a contribué à donner un élan à la campagne intergouvernementale visant à interdire le commerce mondial de l’ivoire en 1989.Ce travail n’était pas sans risque. Lui et sa femme s’asseyaient sur des gilets pare-balles dans leur petit avion pour éviter les balles des braconniers qui auraient pu les prendre pour cible.Il a fondé Save the Elephants en 1993 et a été l’un des premiers à introduire le suivi par GPS et les techniques de surveillance aérienne. Ces techniques sont désormais considérées comme la norme dans le domaine de la protection de la faune sauvage.Lui et sa femme, Oria, ont publié deux livres primés sur les éléphants. Il a été décoré de l’Ordre de l’Empire britannique en 1992, puis de celui de Commandeur de l’Empire britannique en 2015. 

Procès Péchier: les collègues de l’anesthésiste, “victimes indirectes” des empoisonnements

Les médecins étaient “la cible”, les patients “le moyen”: les avocats des collègues de Frédéric Péchier, jugé depuis trois mois à Besançon pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, ont évoqué mardi le “traumatisme” vécu par ces anesthésistes “rongés par la culpabilité”.”La chose la plus précieuse pour un médecin, c’est son patient. Si on s’en prend au patient, on s’en prend au médecin. Le patient est blessé dans sa chair, le médecin dans son âme”, a plaidé Ariel Lorach, au deuxième jour des plaidoiries des parties civiles devant la cour d’assises du Doubs.Son client, le docteur Sylvain Serri, et sa compagne Catherine Nambot, tous deux médecins anesthésistes à la clinique Saint-Vincent, ont vécu “un cauchemar”. Sept de leurs patients ont été victimes d’un arrêt cardiaque suspect, dont six pour le seul Dr Serri, l’un des praticiens les plus touchés par les empoisonnements imputés à Frédéric Péchier.Ancien ami de l’accusé, il s’est attiré ses foudres après un repas qui a tourné au vinaigre. L’accusé l’a même désigné comme possible empoisonneur, avant de se “rétracter à la barre”, a noté Me Lorach. “Les médecins, eux, ont prêté le serment d’Hippocrate, l’accusé le serment d’hypocrite”, a tancé l’avocate, et “il s’est arrogé le droit suprême de vie et de mort”.Frédéric Péchier, 53 ans, est jugé depuis début septembre pour 30 empoisonnements de patients âgés de 4 à 89 ans, dont 12 sont morts, commis entre 2008 et 2017 à la cliniques Saint-Vincent et à la Polyclinique de Franche-Comté.L’accusation lui reproche d’avoir pollué des poches de perfusion pour provoquer l’arrêt cardiaque de patients pris en charge par d’autres médecins, et ainsi nuire à des collègues.Le Dr Péchier a ainsi, selon Me Kevin Louvet, empoisonné quatre patients des docteurs Martial Jeangirard et Loubna Assila pour les “discréditer” et les “faire plier”.Martial Jeangirard s’était opposé au retour du praticien à la clinique Saint-Vincent, après son passage à la Polyclinique de Franche-Comté, et Loubna Assila était “devenue une menace” pour lui, “par sa compétence qu’il ne peut accepter, par ses suspicions quand elle perçoit quelque chose de pas net dans cette clinique et par sa fougue de jeune anesthésiste talentueuse”, a souligné leur conseil.Ces praticiens ont été “rongés pendant des années par un sentiment de culpabilité et d’impuissance” face à la mort incompréhensible de leurs patients. “Ils n’y étaient pourtant pour rien” car “une seule personne est responsable de ces vies brisées, de ces vie arrachées, c’est Frédéric Péchier”, a plaidé Me Louvet.Les médecins anesthésistes, dont le contrat moral est de réveiller leurs patients, sont des “victimes indirectes” de cette affaire, a souligné lundi soir la bâtonnière Emmanuelle Huot, intervenant pour Jacques Pignard, anesthésiste de la Polyclinique.”Ils ont tous à un moment donné au cours de leur audition soit pleuré, soit eu des trémolos dans la voix”, a-t-elle dit.Ce n’est pas le cas de l’accusé, qui n’a pas montré de compassion envers les patients touchés. Or, pour Georges Lacoeuilhe, avocat d’Anne-Sophie Balon, l’anesthésiste qui a permis de révéler l’affaire, “l’indifférence” du Dr Péchier envers les victimes “est la marque de la culpabilité”.L’accusé, qui comparaît libre, clame son innocence et encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict est attendu d’ici au 19 décembre.

Des familles de l’attentat du DC-10 “affligées” par le livre de Sarkozy

Des familles de victimes de l’attentat du DC-10, parties civiles au procès libyen, se sont déclarées mardi “affligées” par le passage qui leur est consacré dans le livre de Nicolas Sarkozy sur son incarcération, à paraître mercredi.Dans son livre “Le journal d’un prisonnier”, dédié à ses trois semaines de détention à la prison parisienne de la Santé en octobre-novembre, Nicolas Sarkozy “se présente comme une victime injustement prise pour cible par des familles ingrates et revanchardes”, fustige dans un communiqué transmis à l’AFP le collectif “Les Filles du DC-10″.”Une fois encore, Nicolas Sarkozy inverse les rôles, faisant croire qu’il serait la véritable victime, celle de la douleur des familles du DC-10. C’est un choix assumé: déformer les faits et escamoter la vérité”, regrette ce groupe de filles, mères et sœurs de morts du DC-10.Le 19 septembre 1989, 170 personnes de 18 nationalités ont été tuées dans l’attaque préparée par les services secrets libyens contre l’avion d’UTA au-dessus du Niger.Nicolas Sarkozy a été condamné pour avoir laissé ses deux plus proches collaborateurs, Brice Hortefeux et Claude Guéant, démarcher en vue d’un financement de sa campagne présidentielle de 2007 un haut dignitaire libyen, Abdallah Senoussi, alors que celui-ci était sous le coup d’une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour cet attentat. En contrepartie, ils lui auraient laissé miroiter un examen de sa situation judiciaire. Condamné à cinq ans de prison en septembre et écroué par le tribunal eu égard à la gravité des faits, Nicolas Sarkozy nie et sera jugé en appel du 16 mars au 3 juin 2026.Dans son ouvrage, Nicolas Sarkozy qualifie les auditions des familles de “l’un des moments les plus émouvants” du procès de première instance. “J’ai été bouleversé par nombre de ces témoignages. Je fus cependant affecté par la violence de certains propos à mon endroit”, y écrit l’ancien président de la République.L’ancien chef de l’État souligne qu’il a reçu les familles avant la visite de Mouammar Kadhafi à Paris en décembre 2007 et qu’il “n'(a) jamais eu le moindre contact avec Abdallah Senoussi, l’auteur de ce monstrueux attentat”, rencontré toutefois par ses proches Claude Guéant et Brice Hortefeux fin 2005, avant et après sa visite officielle en Libye en tant que ministre de l’Intérieur.”Affirmer n’avoir jamais eu de contact avec l’organisateur de l’attentat du DC-10 est une nouvelle distorsion de la vérité (…). Nicolas Sarkozy ne pouvait ignorer les liens existants entre ses plus proches collaborateurs et le numéro 2 libyen”, estiment ces proches des victimes du DC-10.

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La goélette Tara va partir à la recherche des “coraux de demain”

La goélette scientifique Tara va prendre la mer dimanche pour une expédition en Asie du Sud-Est destinée à identifier les “coraux de demain”, les plus résistants au réchauffement climatique, a annoncé la Fondation Tara Océan mardi.Dix ans après “Tara Pacific” consacrée à la biodiversité du corail, cette nouvelle expédition baptisée “Tara Coral” doit mener le voilier-laboratoire vers le Triangle du Corail, une région de 5,7 millions de km2, située entre les Philippines, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Cette zone de forte biodiversité, qui abrite un tiers des récifs coralliens du monde et 600 espèces différentes, présente la particularité d’héberger des récifs coralliens résistant mieux au réchauffement climatique. Les coraux, qui abritent un quart de la biodiversité marine sur 0,2% de la surface océanique, blanchissent en effet sous l’effet des vagues de chaleur et finissent par dépérir.Or, “on a des zones dans le Triangle du Corail où la couverture corallienne est en croissance”, a souligné Paola Furla, directrice scientifique de l’expédition, lors d’une visioconférence de presse.”Il est donc intéressant d’essayer de comprendre pourquoi certains récifs, certaines espèces, certaines colonies, sont plus ou moins sensibles aux vagues de chaleur, et d’identifier les colonies tolérantes”, a décrit la chercheuse et professeure à l’Université Côte d’Azur.La goélette passera 17 mois sur place, embarquant 67 scientifiques qui effectueront 1.440 plongées pour identifier ces “coraux de demain”.Pour tenter de percer ce mystère, les scientifiques étudieront plusieurs hypothèses, comme l’effet de la plus grande diversité d’espèces dans cette zone, la présence d’espèces plus résistantes, ou d’individus “pré-adaptés” au réchauffement climatique en raison de leur histoire, ou la présence de remontées d’eaux froides limitant le réchauffement de l’océan.Outre des échantillonnages de l’eau, des sédiments et des coraux eux-mêmes, les chercheurs feront subir des “stress thermiques aigus” (+3°C, +6°C, +9°C) à des morceaux de coraux “pour regarder leur réaction” et détecter les colonies qui ne blanchissent pas, a détaillé Serge Planes, directeur de recherche au CNRS.”Notre objectif, c’est de trouver des moyens pour diminuer le déclin” des récifs coralliens, a souligné M. Planes, qui a dit espérer “des récifs coralliens “en bonne santé dans le futur”, grâce aux avancées de la recherche.Le scientifique a notamment évoqué une possible “restauration active” des récifs coralliens par différentes techniques.Tara doit quitter Lorient dimanche pour rejoindre Tokyo début avril puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée au mois de mai.

La goélette Tara va partir à la recherche des “coraux de demain”

La goélette scientifique Tara va prendre la mer dimanche pour une expédition en Asie du Sud-Est destinée à identifier les “coraux de demain”, les plus résistants au réchauffement climatique, a annoncé la Fondation Tara Océan mardi.Dix ans après “Tara Pacific” consacrée à la biodiversité du corail, cette nouvelle expédition baptisée “Tara Coral” doit mener le voilier-laboratoire vers le Triangle du Corail, une région de 5,7 millions de km2, située entre les Philippines, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée.Cette zone de forte biodiversité, qui abrite un tiers des récifs coralliens du monde et 600 espèces différentes, présente la particularité d’héberger des récifs coralliens résistant mieux au réchauffement climatique. Les coraux, qui abritent un quart de la biodiversité marine sur 0,2% de la surface océanique, blanchissent en effet sous l’effet des vagues de chaleur et finissent par dépérir.Or, “on a des zones dans le Triangle du Corail où la couverture corallienne est en croissance”, a souligné Paola Furla, directrice scientifique de l’expédition, lors d’une visioconférence de presse.”Il est donc intéressant d’essayer de comprendre pourquoi certains récifs, certaines espèces, certaines colonies, sont plus ou moins sensibles aux vagues de chaleur, et d’identifier les colonies tolérantes”, a décrit la chercheuse et professeure à l’Université Côte d’Azur.La goélette passera 17 mois sur place, embarquant 67 scientifiques qui effectueront 1.440 plongées pour identifier ces “coraux de demain”.Pour tenter de percer ce mystère, les scientifiques étudieront plusieurs hypothèses, comme l’effet de la plus grande diversité d’espèces dans cette zone, la présence d’espèces plus résistantes, ou d’individus “pré-adaptés” au réchauffement climatique en raison de leur histoire, ou la présence de remontées d’eaux froides limitant le réchauffement de l’océan.Outre des échantillonnages de l’eau, des sédiments et des coraux eux-mêmes, les chercheurs feront subir des “stress thermiques aigus” (+3°C, +6°C, +9°C) à des morceaux de coraux “pour regarder leur réaction” et détecter les colonies qui ne blanchissent pas, a détaillé Serge Planes, directeur de recherche au CNRS.”Notre objectif, c’est de trouver des moyens pour diminuer le déclin” des récifs coralliens, a souligné M. Planes, qui a dit espérer “des récifs coralliens “en bonne santé dans le futur”, grâce aux avancées de la recherche.Le scientifique a notamment évoqué une possible “restauration active” des récifs coralliens par différentes techniques.Tara doit quitter Lorient dimanche pour rejoindre Tokyo début avril puis la Papouasie-Nouvelle-Guinée au mois de mai.

4,5 tonnes de cigarettes saisies par les douanes françaises

Quatre tonnes et demie de cigarettes de contrebande ont été saisies en novembre par les douanes françaises, à bord d’un camion immatriculé en Allemagne, a annoncé mardi la direction régionale des douanes de Toulouse, dans le sud-ouest.Le 12 novembre, une équipe de la brigade des douanes de Millau, au nord-est de Toulouse, en service de nuit sur l’autoroute A75, a découvert à bord d’un camion frigorifique, derrière un “mur de palettes empêchant tout contrôle du chargement (…) 450 cartons contenant des cigarettes des marques Marlboro et Camel représentant un poids total de 4 tonnes et 500 kg”, précisent les douanes dans un communiqué.Le chauffeur du poids lourd, de nationalité ukrainienne, a été “placé en retenue douanière pour trafic de tabac de contrebande” avant d’être remis au commissariat de police de Millau sur instruction du procureur de la République de Rodez, ajoute le communiqué.Il sera jugé par le tribunal correctionnel de Rodez en mai 2026, a précisé la direction régionale des douanes de Toulouse.

L’animateur Vincent Cerutti jugé pour avoir mordu les fesses d’une ex-collègue

Vincent Cerutti, ancien animateur de la matinale de la radio Chérie FM, est jugé mardi après-midi à Paris pour avoir mordu, à deux reprises, les fesses d’une collègue à l’époque standardiste.Mis en examen en 2023 pour agression sexuelle, l’ex-présentateur de l’émission “Danse avec les stars” sur TF1, est présent à l’audience du tribunal correctionnel.Veste grise, pantalon noir, Vincent Cerutti est arrivé dans une salle comble, accompagné de sa compagne, Hapsatou Sy, ancienne chroniqueuse de C8 et entrepreneuse.Sur le banc d’en face, la plaignante, Caroline Barel, aujourd’hui vice-présidente de l’association MeTooMedia, est entourée de proches. Les faits remontent à 2015-2016. Alors standardiste pour la matinale de Chérie FM, Caroline Barel décrit une ambiance de travail marquée par des plaisanteries potaches et une consommation d’alcool excessive, selon le récit judiciaire. Elle accuse l’animateur de lui avoir mordu les fesses en deux occasions.Une première fois en novembre 2015, quand, seuls dans les bureaux, M. Cerutti lui maintient les mains dans le dos et la plaque au sol pour lui mordre la fesse, selon la plaignante, qui présente une photo d’un hématome, datée du même jour. Puis en février 2016, lors d’une photo de groupe dans les locaux de la radio. Placé derrière elle, Vincent Cerutti profite de son inattention pour lui mordre la fesse.L’animateur, qui a reconnu ces morsures, en conteste la connotation sexuelle.  “L’affaire pose deux questions: la prétendue absence de consentement à ce +jeu+ par la plaignante, qui mordait elle-même les fesses de ses collègues, et l’absence de caractère sexuel de ce jeu”, souligne auprès de l’AFP Antoine Vey, avocat de Vincent Cerutti. Il dénonce une “tentative de lynchage médiatique”.Sollicitée par l’AFP avant l’audience, l’avocate de Caroline Barel, Samya Bouiche, n’a pas souhaité réagir. Après les faits, Caroline Barel s’est vu prescrire un arrêt de travail et a fait l’objet d’un suivi psychologique avec prises d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques face à une dépression et des pensées suicidaires. Les auditions de salariés ont confirmé l’habitude qu’avait l’animateur de mordre les fesses de ses collaborateurs, l’une de ses collègues rapportant l’avoir été à quelques reprises.Ces auditions ont par ailleurs souligné le statut d’animateur vedette dont il bénéficiait, comme d’une immunité lui permettant de poursuivre ses agissements, en dépit des remarques et mécontentements de ses collaborateurs.L’animateur encourt 5 ans de prison et 75.000 euros d’amende.