Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer

Les avocats d’un Sénégalais dont Dakar réclame l’extradition à la France ont qualifié vendredi de “chantage diplomatique” la suspension annoncée par le Sénégal de toute extradition vers Paris accusé de refuser deux de ses demandes d’extradition.”Nous avons décidé de suspendre toute extradition vers la France jusqu’à ce que la France réponde” favorablement aux demandes d’extradition …

Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer Read More »

La dermatose nodulaire contagieuse, fléau de l’élevage bovin

La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie touchant les bovins et apparue en France en juin, menace un cheptel déjà éprouvé: la lutte contre ce fléau a entraîné des mesures sanitaires radicales de plus en plus contestées sur le terrain.En date du 11 décembre, 110 foyers ont été détectés en France, en Savoie, Haute-Savoie, Ain, Rhône, Jura, Pyrénées-Orientales, Doubs, Ariège, Hautes-Pyrénées. Ils concernent 75 élevages, selon le ministère de l’Agriculture. Un peu plus de 3.000 bovins ont été euthanasiés (sur un cheptel total de quelque 15 millions de bêtes).Qu’est-ce que la DNC ?La DNC, détectée le 29 juin dans un élevage d’Entrelacs, en Savoie, est une maladie virale qui conduit à “des pertes de production importantes” pouvant aller “jusqu’à la mort d’une partie du cheptel infecté” (environ 10%), selon le ministère.Elle provoque notamment fièvre, chute de lactation, hypertrophie des ganglions lymphatiques et nodules sur la peau et les muqueuses des animaux.La DNC n’est “pas transmissible à l’homme” et il n’y a “aucun risque pour la santé humaine lié à la consommation de produits issus de ces animaux”, précise le ministère.Maladie émergente transmise par piqûres d’insectes (mouche piquante ou taon), elle est présente en Afrique subsaharienne, en Asie, et depuis 2023 en Afrique du Nord. En Europe, elle avait été repérée le 22 juin en Sardaigne, après avoir sévi auparavant dans les Balkans à la fin des années 2010, notamment en Grèce.Comment lutter?La France a adopté en juillet une stratégie qui prévoit:- le “dépeuplement total des bovins des foyers infectés” pour éteindre les sources du virus, “en conformité avec les obligations européennes”, ce qui peut conduire à abattre tout un lot d’animaux sur un site.- la mise en place de “zones réglementées” dans un rayon de 50 km autour des foyers, incluant des limitations de mouvements du bétail. Dans ces zones, la vaccination est obligatoire, pour tous les bovins quel que soit leur âge, et prise en charge par l’État. A ce jour, un million de bêtes ont été vaccinées, selon la manistre Annie Genevard.- Ces zones réglementées basculent en “zones vaccinales” si au moins 75% du cheptel bovin y est vacciné depuis plus de 28 jours et si le dernier foyer a été dépeuplé depuis au moins 45 jours.La reprise de l’exportation de bovins vivants n’est possible qu’avec l’accord du pays de destination. A l’heure actuelle, en Europe, deux pays ont marqué leur accord pour recevoir, sous conditions, des bovins depuis une zone vaccinale : l’Italie – premier acheteur de jeunes veaux français – et la Suisse.Quel soutien aux éleveurs?L’Etat indemnise “les propriétaires d’animaux euthanasiés” et prend en charge “les opérations de nettoyage et désinfection” ainsi que “l’élimination des cadavres des animaux abattus”, selon un arrêté de juillet.Vendredi, la ministre a assuré que “pas un centime d’euro ne sera perdu pour les éleveurs”.Cette stratégie a été validée par l’alliance FNSEA-Jeunes agriculteurs, première force syndicale agricole. La FNSEA redoute une vaccination généralisée du fait d’un “risque d’effondrement des exportations et des prix”, a expliqué son président, Arnaud Rousseau. “On sera peut-être obligés de le faire si la maladie est incontrôlable. Mais vacciner 15 millions d’animaux, c’est entre 30 et 40 semaines” avant d’avoir une couverture nationale et espérer “retrouver le statut indemne”, a-t-il souligné.Les résistancesLa Confédération paysanne, 3e syndicat, a affirmé son “opposition aux abattages totaux des troupeaux dès la première analyse positive à la DNC”, jugeant qu’il faut laisser une chance aux animaux asymptomatiques de développer “une réponse immunitaire”.Plusieurs de ses membres, ainsi que des éleveurs de la Coordination rurale (2e syndicat), se sont relayés ces deux dernières semaines dans des fermes du Doubs, de l’Ariège, pour faire barrage aux abattages.Cette épizootie est un coup dur pour l’élevage en France, après une année 2024 marquée par la recrudescence de la maladie hémorragique épizootique (MHE) et de la fièvre catarrhale ovine (FCO).Le pays compte le premier cheptel bovin de l’UE mais celui-ci a décliné plus vite que les ovins et les caprins ces dernières années face au manque de bras et de revenus.

Mondial de hand: les Bleues de nouveau stoppées aux portes de la finale

L’équipe de France féminine a abandonné vendredi à Rotterdam son titre de championne du monde de handball, battue par l’Allemagne (29-23), sa deuxième défaite en demi-finales en compétition de suite.Éliminées par le Danemark aux portes de la finale de l’Euro il y a un an (24-22), les Bleues devront encore se contenter de la petite finale, dimanche contre la Norvège ou les Pays-Bas, pour la deuxième compétition de Sébastien Gardillou au poste de sélectionneur.L’Allemagne retrouve elle la finale d’une compétition pour la première fois depuis… 1994, un an après son seul titre, le Mondial 1993.Son inexpérience dans le dernier carré, qu’elle retrouvait pour la première fois depuis 2008, ne s’est pas fait sentir, pas plus que sa découverte de l’Ahoy Arena de Rotterdam après sept matches remportés chez elle (elle coorganise le Mondial avec le Pays-bas).Sept, comme le nombre de demi-finales mondiales remportées par les Françaises… sur sept jouées. Elles ont donc subi vendredi leur premier échec, et le premier contre les Allemandes depuis exactement 20 ans, un an et demi après les avoir éliminées en quarts de finale des Jeux olympiques (26-23).Et quatre jours après avoir, déjà, cédé contre les Néerlandaises en conclusion du tour principal (26-23).Comme lundi, elles ont perdu de façon logique, après avoir connu une panne d’efficacité offensive, notamment en seconde période (un seul but entre la 38e et la 48e minute). “Je pense qu’on n’est pas dans la même catégorie aujourd’hui”, a lancé Gardillou.- Changements vains -Comme un signe annonciateur des difficultés à venir, les Bleues ont lancé leur demi-finale par un tir manqué de Clarisse Mairot, qui les avait placées sur les rails de la victoire contre les Danoises en quarts de finale (31-26) en réussissant ses quatre premiers tirs.Deux jours plus tard, elles ont été moins en réussite au tir (Foppa un mètre au-dessus, 15e), en échec notamment face à l’ancienne gardienne de Brest Katharina Filter (11 arrêts sur 34 tirs), qui a par exemple détourné un pénalty de Sarah Bouktit sur une balle d’égalisation dans un temps fort français (6-10, 16e, à 11-12, 24e).Derrière, la France n’a plus inscrit un seul but avant la mi-temps (12-15), handicapée notamment par une suspension de deux minutes pour un mauvais changement…Hormis l’entrée (16e) de Floriane André (4/16) dans le but à la place d’Hatadou Sako (5/22), pas grand-chose n’a vraiment fonctionné, dont le passage à une défense en “1-5” avec Orlane Kanor puis Méline Nocandy avancée pour endiguer le jeu léché allemand, le lancement de Kanor comme arrière gauche ou celui de Marie-Hélène Sajka à droite. Deux joueuses qui n’ont eu que des miettes à se mettre sous la dent depuis deux matches. Gardillou a également sorti la boîte à outils en seconde période, prenant un temps mort dès la 36e minute, relançant Sako dans le but, plaçant comme face aux Danoises Pauletta Foppa (habituelle pivot) au poste d’arrière droite, où lui a succédé Mairot…- “Enormément impactées en défense” -En vain. L’équipe de France a sans cesse couru après le score, trop friable et en retard en défense (rouge pour Oriane Ondono, 45e), pilonnée par la base arrière (5/11 pour Viola Leuchter et 5/9 pour Emily Vogel), approximative en attaque (passe interceptée de Léna Grandveau, 38e, en touche de Tamara Horacek, 42e). “On s’est énormément fait impacter en défense (…) On en a pris pas mal derrière la tête, on a résisté dans la mesure du possible” à “un handball de percussion” et non “d’évitement”, a estimé Gardillou.Léna Grandveau a elle relevé une “agressivité énorme” des Allemandes, à la limite, sans pour autant constituer le coeur du “problème”: “Quand on prend des tartes à toutes les attaques, je pense qu’il y a quand même des choses à avoir (plus d’exclusions temporaires, NDLR)”, a-t-elle dit. “C’est difficile de défendre, défendre, défendre, de repartir au charbon quand on ne marque pas de but”, a résumé Tamara Horacek.La capitaine et ses partenaires devont se remobiliser pour aller chercher dimanche leur première médaille sous les ordres de Gardillou.

Meurtre en direct sur les réseaux sociaux: six hommes mis en examen

Six hommes interpelés mardi dans l’enquête sur le meurtre, diffusé en direct sur des messageries, d’un jeune de 19 ans dans le Gard en juillet sur fond de trafic de drogue ont été mis en examen vendredi, a annoncé la procureure de Nîmes.Les faits “avaient suscité une vague d’effroi national”, a souligné la magistrate, en rappelant le “meurtre par balle d’un jeune homme ligoté” dont le cadavre en partie calciné avait été retrouvé par des promeneurs dans un village à une trentaine de kilomètres de Nîmes, a souligné Cécile Gensac lors d’un point presse.La victime, originaire de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) était arrivée le 12 juillet à Nîmes et avait ensuite “tenté durant trois jours de s’adonner à la revente de stupéfiants, notamment à Pissevin”, l’un des quartiers de Nîmes les plus gangrénés par les trafics de stupéfiants.Il a pu “être suspecté de collusion avec d’autres réseaux par les membres du réseau local”, a souligné Mme Gensac.Après le coup de filet de mardi, huit personnes avaient été placées en garde à vue pour “des faits faisant encourir la réclusion criminelle à perpétuité”.Il s’agit notamment des chefs de meurtre et complicité de meurtre en bande organisée, participation à une association de malfaiteurs, diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne, a-t-elle énuméré.Deux d’entre elles ont été remises en liberté, faute d’éléments probants.Aux six autres, dont un mineur de 17 ans et 11 mois et de cinq hommes âgés entre 18 et 27 ans, il est reproché “d’avoir participé à des actes en amont ayant permis la réalisation du meurtre ou encore d’avoir participé au meurtre et à sa mise en ligne”, a expliqué la procureure.Un des majeurs, dont le casier judiciaire comporte “19 condamnations”, dont 14 lorsqu’il était mineur, “a fait l’objet d’un placement en détention provisoire après avoir été mis en examen pour l’ensemble des faits”.Le mineur et deux jeunes majeurs ont été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs, destruction par moyens dangereux en bande organisée et enregistrement et diffusion d’images d’infractions portant atteinte à l’intégrité physique, et placés en détention provisoire. Un autre suspect, mineur au moment des faits, est visé pour “association de malfaiteurs” et a également été placé en détention provisoire. Enfin, le dernier homme a été “placé sous contrôle judiciaire après avoir été mis en examen du chef d’association de malfaiteurs”.

Chantage à la sextape: l’ex-maire de Saint-Etienne a fait appel

L’ancien maire de Saint-Etienne et deux autres protagonistes de l’affaire du chantage à la sextape ont fait appel de leur condamnation à de la prison ferme et à cinq ans d’inéligibilité, a indiqué vendredi le parquet de Lyon.L’ancien maire Gaël Perdriau, son ancien adjoint à l’Education Samy Kefi-Jérôme et l’ex-compagnon de ce dernier Gilles Rossary Langlet ont déposé un recours avant l’expiration du délai légal de dix jours suivant la décision, selon un communiqué du parquet qui a lui-même fait appel dans la foulée.Gaël Perdriau – qui continue de clamer son innocence – a été condamné à quatre ans de prison ferme, les deux autres à trois ans ferme.Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a reçu une peine de deux ans ferme, n’a pas interjeté appel.Le 1er décembre, le tribunal correctionnel de Lyon les a jugés coupables d’avoir comploté pour filmer un rival du maire à son insu avec un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour le museler, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics.Compte-tenu de l'”extrême gravité des faits”, le tribunal a prononcé pour les quatre hommes des peines avec mandat de dépôt à effet différé, ce qui veut dire applicable même en cas d’appel.Pour cette raison, Gaël Perdriau, 53 ans, est convoqué mardi devant le parquet de Saint-Etienne pour connaître la date et le lieu de son incarcération.Dans son jugement de 100 pages, que l’AFP a pu consulter, le tribunal explique ne pas avoir été “convaincu” par les dénégations de l’ancien maire, qui a soutenu n’avoir joué aucun rôle dans le piège malgré les témoignages contraires de ses co-prévenus.Gaël Perdriau a été “l’unique bénéficiaire” du chantage, s’est montré “jaloux de son autorité”, “command(ait)” et faisait preuve d’un “puissant désir de contrôle” à la mairie, écrit le tribunal.Quant à la peine retenue contre lui, les magistrats la justifient par sa fonction de Premier magistrat, mais aussi par son attitude jusqu’au procès.”Il se montre bien peu capable d’empathie, tant il est autocentré sur sa défense, persuadé d’être la principale victime d’un complot. Tant il semble encore aveuglé par ses ambitions politiques et son désir de pouvoir”, estiment-ils.Le tribunal juge enfin “que les faits ont causé une forte atteinte aux valeurs démocratiques”, ce qui justifie selon lui une inéligibilité avec effet immédiat. “Il n’apparaît pas envisageable en effet que Gaël Perdriau demeure maire de la ville de Saint-Etienne.”Celui-ci a bien quitté son poste et son dernier Premier adjoint, Jean-Pierre Berger, 83 ans, a été élu jeudi pour assurer la gestion de la ville jusqu’aux municipales de mars.

Chantage à la sextape: l’ex-maire de Saint-Etienne a fait appel

L’ancien maire de Saint-Etienne et deux autres protagonistes de l’affaire du chantage à la sextape ont fait appel de leur condamnation à de la prison ferme et à cinq ans d’inéligibilité, a indiqué vendredi le parquet de Lyon.L’ancien maire Gaël Perdriau, son ancien adjoint à l’Education Samy Kefi-Jérôme et l’ex-compagnon de ce dernier Gilles Rossary Langlet ont déposé un recours avant l’expiration du délai légal de dix jours suivant la décision, selon un communiqué du parquet qui a lui-même fait appel dans la foulée.Gaël Perdriau – qui continue de clamer son innocence – a été condamné à quatre ans de prison ferme, les deux autres à trois ans ferme.Seul l’ancien directeur de cabinet du maire, Pierre Gauttieri, qui a reçu une peine de deux ans ferme, n’a pas interjeté appel.Le 1er décembre, le tribunal correctionnel de Lyon les a jugés coupables d’avoir comploté pour filmer un rival du maire à son insu avec un prostitué, d’avoir utilisé cette vidéo intime pour le museler, et d’avoir financé le piège avec des fonds publics.Compte-tenu de l'”extrême gravité des faits”, le tribunal a prononcé pour les quatre hommes des peines avec mandat de dépôt à effet différé, ce qui veut dire applicable même en cas d’appel.Pour cette raison, Gaël Perdriau, 53 ans, est convoqué mardi devant le parquet de Saint-Etienne pour connaître la date et le lieu de son incarcération.Dans son jugement de 100 pages, que l’AFP a pu consulter, le tribunal explique ne pas avoir été “convaincu” par les dénégations de l’ancien maire, qui a soutenu n’avoir joué aucun rôle dans le piège malgré les témoignages contraires de ses co-prévenus.Gaël Perdriau a été “l’unique bénéficiaire” du chantage, s’est montré “jaloux de son autorité”, “command(ait)” et faisait preuve d’un “puissant désir de contrôle” à la mairie, écrit le tribunal.Quant à la peine retenue contre lui, les magistrats la justifient par sa fonction de Premier magistrat, mais aussi par son attitude jusqu’au procès.”Il se montre bien peu capable d’empathie, tant il est autocentré sur sa défense, persuadé d’être la principale victime d’un complot. Tant il semble encore aveuglé par ses ambitions politiques et son désir de pouvoir”, estiment-ils.Le tribunal juge enfin “que les faits ont causé une forte atteinte aux valeurs démocratiques”, ce qui justifie selon lui une inéligibilité avec effet immédiat. “Il n’apparaît pas envisageable en effet que Gaël Perdriau demeure maire de la ville de Saint-Etienne.”Celui-ci a bien quitté son poste et son dernier Premier adjoint, Jean-Pierre Berger, 83 ans, a été élu jeudi pour assurer la gestion de la ville jusqu’aux municipales de mars.

Iran detains Nobel-prize winner in ‘brutal’ arrest

Iranian security forces on Friday detained the 2023 Nobel Peace Prize winner Narges Mohammadi along with at least eight other activists in an arrest condemned as “brutal” by the Norwegian Nobel committee.Mohammadi, who was granted temporary leave from prison in December 2024, was detained along with eight other activists at the ceremony for lawyer Khosrow Alikordi, who was found dead in his office last week, her foundation wrote on X.Those arrested at the ceremony in the eastern city of Mashhad included Mohammadi’s fellow prominent activist Sepideh Gholian, who had previously been jailed alongside her in Tehran’s Evin prison.”These individuals were present solely to pay their respects and express solidarity at a memorial ceremony,” her foundation said, adding the arrests “constitute a blatant and serious violation of fundamental freedoms and basic human rights”.”Narges was beaten on the legs and she was held by her hair and dragged down,” one of her brothers, Hamid Mohammadi, told AFP in Oslo where he lives.The Norwegian Nobel Committee said it was “deeply concerned by today’s brutal arrest” of Mohammadi, calling on Iran to “immediately” clarify her whereabouts.The arrest came two days after the ceremony in Oslo for the 2025 prize winner, Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado, a fierce critic of Venezuelan President Nicolas Maduro who is an ally of Tehran. The Nobel committee said it “notes” the timing “given the close collaboration between the regimes in Iran and Venezuela”.Within Iran, the Mehr news agency cited the Mashhad governor Hassan Hosseini as saying the individuals were arrested at the ceremony after “chanting slogans deemed contrary to public norms” but did not name them.- Slogans at funeral -Alikordi, 45, was a lawyer who had defended clients in sensitive cases, including people arrested in a crackdown on nationwide protests that erupted in 2022.His body was found on December 5, with rights groups calling for an investigation into his death, which Norway-based NGO Iran Human Rights said “had very serious suspicion of a state murder”.The US-based Human Rights Activists News Agency (HRANA) posted footage of Mohammadi, who was not wearing the headscarf women are obliged to wear in public in the Islamic republic, attending the ceremony with a crowd of other supporters of Alikordi.It said they shouted slogans including “Long live Iran,” “We fight, we die, we accept no humiliation” and “Death to the dictator” at the ceremony which, in line with Islamic tradition, marked seven days since Alikordi’s death.Other footage broadcast by Persian-language television channels based outside Iran showed Mohammadi climbing on top of a vehicle with a microphone and encouraging people to chant slogans.”When peaceful citizens cannot mourn without being beaten and dragged away, it reveals a government terrified of truth and accountability. It also reveals the extraordinary bravery of Iranians who refuse to surrender their dignity,” said Hadi Ghaemi, executive director of the New York-based Center for Human Rights in Iran.- Years behind bars -Mohammadi, 53, who was last arrested in November 2021, has spent much of the past decade behind bars. Her two twin children received the Nobel prize in Oslo on her behalf in 2023, and she has now not seen them for 11 years.  Her temporary release in December 2024 was allowed on health grounds after problems related to her lungs and other issues.”In the prison, she had lots of complications. Her lungs, her heart, she has had some operations,” said Hamid Mohammadi. “I’m not worried that she is arrested. She’s been arrested a lot of times, but what worries me most is that they will put a lot of pressure on her physical and psychological condition. And it might lead to again experiencing those complications,” he added.Mohammadi has also regularly predicted the downfall of the clerical system that has ruled Iran since the 1979 Islamic revolution, saying in a 19th birthday message to her twins last month that “they (the authorities) themselves live each day in fear of the fall that will inevitably come at the hands of the people of Iran”.