Le Smic va augmenter de 1,18% au 1er janvier, sans coup de pouce, les syndicats déçus

Une revalorisation sans coup de pouce: le Smic augmentera mécaniquement de 1,18% au 1er janvier, au grand dam des syndicats, qui appelaient le Premier ministre à faire un geste. Deux semaines après la remise du rapport annuel du groupe d’experts sur le Smic qui préconisait, comme tous les ans, de ne pas donner de coup de pouce au salaire minimum au-delà de son augmentation automatique, les partenaires sociaux étaient réunis vendredi pour apprendre la décision du gouvernement.Avec cette hausse de 1,18%, ils ont dû tirer un trait sur un coup de pouce surprise et même constater une revalorisation automatique en deçà de la projection du groupe d’experts, en raison d’une inflation plus faible qu’anticipée. Les experts estimaient en effet fin novembre que la revalorisation automatique du Smic prévue par le Code du Travail entraînerait une hausse de 1,4%.Le salaire minimum passera finalement le 1er janvier de 1.801,80 à 1.823,03 euros brut par mois et de 11,88 à 12,02 euros brut de l’heure. Le gain pour un salarié payé au Smic travaillant à temps plein sera d’un peu moins de 17 euros net par mois. Le Smic “est revalorisé afin de garantir le pouvoir d’achat des salariés concernés et de soutenir le développement économique national”, a commenté le ministère du Travail.Au 1er novembre 2024, environ 2,2 millions de salariés du secteur privé étaient rémunérés au Smic, soit 12,4% d’entre eux, selon les données du ministère.”Le pouvoir d’achat est la première préoccupation des Français”, a réagi auprès de l’AFP le secrétaire national de la CFDT, Fabien Guimbretière. “Une année où il y a une plus faible inflation, c’est souvent là que ça peut permettre un coup de pouce”, a-t-il estimé, regrettant que le Premier ministre n’ait pas fait ce choix.- “Tassement” -Pour la CGT, “le Premier ministre enlise les travailleurs et travailleuses dans la précarité”. La CGT revendique, dans un communiqué, un Smic à 2.000 euros brut et l’indexation de tous les salaires sur les prix “pour garantir à tous les salarié.es le maintien de leur niveau de vie face à l’inflation et stopper les effets de tassement”.”Nous regrettons qu’il n’y ait toujours pas de coup de pouce depuis de trop nombreuses années alors que le nombre de travailleurs pauvres augmente”, a déploré Pierre Jardon de la CFTC. Le syndicat “a fait une étude économique qui démontre qu’une revalorisation de 5% est socialement utile et économiquement largement soutenable”, a-t-il ajouté. Le Smic bénéficie chaque année d’une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l’inflation hors tabac constatée pour les 20% de ménages les plus pauvres – qui s’élève à 0,6% entre novembre 2024 et novembre 2025 – et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé.En cours d’année, si l’inflation dépasse 2%, le Smic est par ailleurs augmenté automatiquement dans les mêmes proportions. Au-delà de ces évolutions mécaniques, le gouvernement peut choisir de donner un coup de pouce, mais le dernier remonte à juillet 2012, au lendemain de l’élection de François Hollande à l’Élysée.”Compte tenu du ralentissement du marché du travail, du niveau élevé du Smic par rapport au salaire médian et du coût très important des exonérations” de charges patronales sur les bas salaires, le groupe d’experts recommandaient de “ne pas aller au-delà de la revalorisation automatique”.En France, le Smic représentait 62,5% du salaire médian en 2024, “soit le niveau le plus élevé parmi les pays européens”, pointaient-ils. Ils se prononçaient également sur le sujet sensible des exonérations de cotisations patronales sur les bas salaires.  Pour éviter l’effet “trappe à bas salaires”, ils jugeaient souhaitable de ramener progressivement le plafond ouvrant droit à ces exonérations à deux Smic. En septembre, le gouvernement avait déjà décidé de le ramener à trois Smic, contre 3,3 auparavant.La CGT pointe dans son communiqué un système qui “tire l’ensemble des salaires vers le bas” en incitant les entreprises à “maintenir des salaires au niveau du Smic pour maximiser ces exonérations, au détriment du niveau de vie des salarié.es”. 

Les médecins libéraux maintiennent leur appel à la grève en janvier

L’ensemble des syndicats de médecins libéraux maintiennent leur appel à une fermeture des cabinets à partir du 5 janvier, dénonçant le projet de budget de la Sécu voté mardi, et plus généralement une politique gouvernementale “piétinant” leur profession.Les six syndicats appellent également à une manifestation à Paris le samedi 10 janvier.”Jamais un gouvernement n’avait accumulé autant d’attaques” contre la médecine libérale “en si peu de temps”, indiquent les six syndicats de médecins représentatifs des généralistes et spécialistes libéraux, et six organisations d’internes et de jeunes médecins.Les syndicats, qui avaient annoncé le 26 novembre leur grève unitaire, ont obtenu plusieurs concessions pendant la discussion parlementaire sur le budget de la Sécu.Ainsi ont disparu la possibilité pour le directeur de l’Assurance maladie d’imposer unilatéralement des baisses de tarifs dans les activités présentant une rentabilité “excessive”, et la surtaxe sur les suppléments d’honoraires. Mais le texte comporte toujours des dispositions qu’ils rejettent farouchement, comme la possibilité d’amendes aux médecins qui n’alimentent pas ou ne consultent pas le dossier médical partagé (DMP) de leurs patients.”Le DMP ne sert à rien, on ne retrouve rien dessus. Trouver les 4 dernières prescriptions ca va, mais pour le reste” il est bien trop difficile à consulter, estime le docteur Patricia Lefébure, présidente de la FMF (médecins généralistes).Si c’était “un outil efficace, utile”, il serait accepté, a-t-elle indiqué. “Le jour où l’intelligence artificielle permettra de faciliter les recherches, ca sera super”.”Comment peut on imposer des sanctions qui pourront aller jusqu’à 100.000 euros par établissement ou 25.000 euros par médecin pour la non-utilisation d’un outil qui ne marche pas”, s’étrangle également Philippe Cuq, le président du Bloc (chirugiens, anesthésistes, gynécologues obstétriciens).Une “baisse autoritaire” des tarifsLe texte actuel du budget de la Sécu laisse par ailleurs subister une possibilité de “baisse autoritaire” des tarifs de l’Assurance maladie sur les actes techniques. “Le directeur de l’Assurance maladie va pouvoir décider seul de certains tarifs”, dénonce Agnès Giannotti, présidente du syndicat MG France. “Quelle confiance peut-on accorder à un accord conventionnel si une décision de l’Assurance maladie peut tout changer? “.Le texte supprime aussi les remboursements de l’Assurance maladie pour les ordonnances faites par les médecins non conventionnés – sauf, bizarrerie du texte soulignée par Philippe Cuq, pour les “soins prescrits par ces médecins à titre gracieux, pour eux-même et pour leurs proches”.Mais le budget pour la Sécu n’est pas le seul motif de colère. Les généralistes dénoncent également le projet de loi contre la fraude en cours de discussion parlementaire. Selon le texte, l’Assurance maladie pourra “imposer” aux médecins qui prescrivent plus d’arrêts de travail que leurs pairs “comparables” une “mise sous objectifs”: les médecins seront tenus de réduire leur prescription, et pourront encourir in fine des sanctions financières s’ils n’obtempèrent pas.Les organisations rappellent également leur opposition aux propositions de loi Garot et Mouillé, en cours d’examen au Parlement, et qui visent toutes les deux à restreindre la liberté d’installation des médecins pour mieux lutter contre les déserts médicaux.Côté syndicats, le communiqué est signé par Avenir Spé/Le Bloc, CSMF, FMF, MG France, SML et UFML.Il est également signé par l’Isnar-IMG et l’Isni (internes), et par ReAGJIR, Jeunes Médecins, Médecins pour Demain (jeunes médecins) et les Comeli (comités locaux de médecins libéraux). Le Bloc organise un “exil” à Bruxelles de praticiens de blocs opératoires à partir du 11 janvier, pour échapper à la réquisition des autorités sanitaires. Selon Philippe Cuq, 2.000 chirurgiens, gynécologues-obstétriciens et anesthésistes se sont déjà inscrits pour bénéficier du transport en bus et des chambres d’hôtels réservés par le syndicat. 

Dermatose en Ariège: le troupeau abattu malgré la mobilisation des éleveurs

Le cadavre d’une vache soulevée par un engin agricole puis chargée dans un camion benne: après une soirée de heurts entre gendarmes et agriculteurs, les vétérinaires ont piqué vendredi les vaches de l’élevage d’Ariège où a été découvert un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Au petit matin, deux camions et un véhicule des services vétérinaires sont arrivés à cette ferme isolée, sur les hauteurs du village des Bordes-sur-Arize, escortés par plusieurs véhicules de gendarmerie.Devant une foule réduite à une dizaine de personnes opposées à l’abattage -contre plusieurs centaines la veille, avant l’intervention des forces de l’ordre- il sont entrés dans le corps de ferme, dont l’accès avait été barré dans la nuit par plusieurs véhicules de gendarmes.Vers 10h30, face aux Pyrénées enneigés, l’un des camions a commencé à être chargé des carcasses des bovins tués. Les quelque manifestants restants ont alors vu les vaches sans vie être attrapées par une pince géante et être chargées dans la benne du camion, alors que plusieurs de leurs congénères étaient toujours en train de brouter l’herbe verte dans une petite prairie. Une fois chargé, le premier camion est parti avant de revenir une demi-heure plus tard pour prendre un nouveau chargement.Durant deux jours, les éleveurs avaient tenu à distance de la ferme les services vétérinaires, espérant éviter l’application du protocole gouvernemental de lutte contre cette maladie “horriblement contagieuse”, selon la ministre de l’Agriculture.- Affrontements -Jeudi soir, les gendarmes avaient délogé par la force les manifestants qui bloquaient l’accès à l’exploitation avec des dizaines de tracteurs et des troncs d’arbres placés en travers de la route étroite et sinueuse.L’intervention des gendarmes en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure, a été émaillée d’incidents avec les manifestants.Des journalistes de l’AFP présents sur place ont assisté à des jets de pierre et de grenades lacrymogènes entre les deux positions.Vers 23h00, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de l’exploitation et les manifestants se sont dispersés, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale (CR) ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants “d’ultragauche”, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.Quatre manifestants ont été interpellés jeudi soir, mais un seul a été placé en garde à vue, selon le parquet de Foix.”On s’est pris pas loin de mille grenades sur la gueule. C’est la manière dont on nous traite, comme de la merde”, a regretté auprès de l’AFP Lionel Candelon, président de la CR du Gers.Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l’un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, “on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d’abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre”, a-t-il déclaré.En Ariège, le préfet a annoncé jeudi qu’une campagne de vaccination des 33.000 bovins du département allait débuter en fin de semaine prochaine.Dans les Hautes-Pyrénées, les vingt vaches d’un élevage de Luby-Betmont ont également été abattues vendredi, conformément à la règlementation en vigueur.Le gouvernement a étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire en Occitanie.Dans le Sud-Ouest, les mobilisations se multiplient contre la gestion de la stratégie du gouvernement face à la DNC, mais aussi pour porter d’autres revendications.Une partie des agriculteurs mobilisés mercredi et jeudi en Ariège, se sont rassemblés à Carbonne, en Haute-Garonne, point névralgique du mouvement agricole de début 2024, à l’appel de Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation agricole, pour bloquer l’A64. La circulation sur cette autoroute était interrompue vendredi en fin d’après-midi.A Agen, des manifestants ont déversé de nombreux déchets dans la nuit de jeudi à vendredi devant des bâtiments administratifs.

Dermatose en Ariège: le troupeau abattu malgré la mobilisation des éleveurs

Le cadavre d’une vache soulevée par un engin agricole puis chargée dans un camion benne: après une soirée de heurts entre gendarmes et agriculteurs, les vétérinaires ont piqué vendredi les vaches de l’élevage d’Ariège où a été découvert un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).Au petit matin, deux camions et un véhicule des services vétérinaires sont arrivés à cette ferme isolée, sur les hauteurs du village des Bordes-sur-Arize, escortés par plusieurs véhicules de gendarmerie.Devant une foule réduite à une dizaine de personnes opposées à l’abattage -contre plusieurs centaines la veille, avant l’intervention des forces de l’ordre- il sont entrés dans le corps de ferme, dont l’accès avait été barré dans la nuit par plusieurs véhicules de gendarmes.Vers 10h30, face aux Pyrénées enneigés, l’un des camions a commencé à être chargé des carcasses des bovins tués. Les quelque manifestants restants ont alors vu les vaches sans vie être attrapées par une pince géante et être chargées dans la benne du camion, alors que plusieurs de leurs congénères étaient toujours en train de brouter l’herbe verte dans une petite prairie. Une fois chargé, le premier camion est parti avant de revenir une demi-heure plus tard pour prendre un nouveau chargement.Durant deux jours, les éleveurs avaient tenu à distance de la ferme les services vétérinaires, espérant éviter l’application du protocole gouvernemental de lutte contre cette maladie “horriblement contagieuse”, selon la ministre de l’Agriculture.- Affrontements -Jeudi soir, les gendarmes avaient délogé par la force les manifestants qui bloquaient l’accès à l’exploitation avec des dizaines de tracteurs et des troncs d’arbres placés en travers de la route étroite et sinueuse.L’intervention des gendarmes en tenue anti-émeutes, appuyés par des véhicules blindés Centaure, a été émaillée d’incidents avec les manifestants.Des journalistes de l’AFP présents sur place ont assisté à des jets de pierre et de grenades lacrymogènes entre les deux positions.Vers 23h00, les forces de l’ordre ont pris le contrôle de l’exploitation et les manifestants se sont dispersés, essentiellement des fermiers affiliés à la Coordination rurale (CR) ou à la Confédération paysanne, mais aussi quelques militants “d’ultragauche”, selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.Quatre manifestants ont été interpellés jeudi soir, mais un seul a été placé en garde à vue, selon le parquet de Foix.”On s’est pris pas loin de mille grenades sur la gueule. C’est la manière dont on nous traite, comme de la merde”, a regretté auprès de l’AFP Lionel Candelon, président de la CR du Gers.Pour Guilhem Boudin, 56 ans, ancien céréalier en Ariège, l’un des rares manifestants présents vendredi matin autour de la ferme, “on est en train de faire quelque chose de stupide. Une bête était réellement malade. Elle est morte et au lieu de faire un ciblage en fonction des bêtes malades et d’abattre au fur et à mesure, ils veulent tout abattre”, a-t-il déclaré.En Ariège, le préfet a annoncé jeudi qu’une campagne de vaccination des 33.000 bovins du département allait débuter en fin de semaine prochaine.Dans les Hautes-Pyrénées, les vingt vaches d’un élevage de Luby-Betmont ont également été abattues vendredi, conformément à la règlementation en vigueur.Le gouvernement a étendu vendredi les zones de vaccination obligatoire en Occitanie.Dans le Sud-Ouest, les mobilisations se multiplient contre la gestion de la stratégie du gouvernement face à la DNC, mais aussi pour porter d’autres revendications.Une partie des agriculteurs mobilisés mercredi et jeudi en Ariège, se sont rassemblés à Carbonne, en Haute-Garonne, point névralgique du mouvement agricole de début 2024, à l’appel de Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation agricole, pour bloquer l’A64. La circulation sur cette autoroute était interrompue vendredi en fin d’après-midi.A Agen, des manifestants ont déversé de nombreux déchets dans la nuit de jeudi à vendredi devant des bâtiments administratifs.

Salah admired from afar in his Egypt home village as club tensions swirlFri, 12 Dec 2025 17:07:34 GMT

In the Nile Delta village of Nagrig, residents love local son Mohamed Salah from a distance, with ructions between the Egyptian super striker and long-time English club Liverpool doing little to dim his lustre at home.”Thanks to him I can dream,” 16-year-old Mohamed Ahmed told AFP as he stepped onto a pitch at the Nagrig …

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Salah admired from afar in his Egypt home village as club tensions swirl

In the Nile Delta village of Nagrig, residents love local son Mohamed Salah from a distance, with ructions between the Egyptian super striker and long-time English club Liverpool doing little to dim his lustre at home.”Thanks to him I can dream,” 16-year-old Mohamed Ahmed told AFP as he stepped onto a pitch at the Nagrig sports complex where Salah first honed his talents before making his improbable journey to some of football’s most dizzying heights. “I’m so happy to play here,” Ahmed said, referring to the complex renamed in Salah’s honour, where young people from the village and beyond come to bask in the footballer’s legend, greeted by a mural of the star as they enter.That image of Salah, triumphant in the red strip of his Merseyside team, is as close as many will get to the hometown icon in Nagrig where, while everyone knows his name, few get the chance to meet him. Elsewhere in the village there is little trace of him.”When he comes, it’s at night so that no one sees him,” said Asma, a young student who gave only her first name. The 33-year-old Egypt international spoke out against Liverpool manager Arne Slot after being left as an unused substitute against Leeds last week. Dropped from Liverpool’s squad for their Champions League tie at Inter Milan on Tuesday, Salah has been subsequently linked to a move to the lucrative Saudi Pro League.- ‘Charitable commitment’ -Despite the off-pitch drama, Roshdy Gaber, head of security at the sports complex, said Salah was “an icon for young people” and a “determined lad who has worked hard to get where he is today”.Having left Nagrig at 14 to join a club in Cairo before moving to Europe, where he played for Basel, Chelsea, Fiorentina and Roma before Liverpool, Salah, nicknamed the “Pharaoh”, has not forgotten his roots.Mohamed Ahmed’s father, Ahmed Ali said the football youth centre was the “greatest proof” of Salah’s “charitable commitment”. “Our children don’t have to go to other villages to play football,” explained the 45-year-old factory worker who shares his son’s love of football.Salah, who has used prayer in his pitch celebrations and has spoken frequently of his Muslim faith, has funded the construction of a religious institute for boys and girls in Nagrig, costing over 17 million Egyptian pounds ($350,000).Every month, his charitable foundation donates EGP 50,000 to orphans, widows and divorced women in the village. A local official, who asked not to be identified, said Salah was “a great source of pride” for the village and the football star had remained “the polite and unassuming young man we knew”.The official did question whether the two-time African Ballon d’Or winner, who earns a weekly salary of £400,000 ($535,000), could have given more of his wealth back to the community.-‘Exaggerated’-“Unfortunately, many stories have been exaggerated,” the official said referring to the financial support provided, by Salah.Ali, who makes roughly $100 a month at the factory where he works, similarly believes Salah could have given more back.”I know farmers who are more generous,” he said. Surrounded by the fields of the fertile Nile Delta, growing crops including onions, jasmine and rice, the village of 20,000 inhabitants, 120 kilometres northwest of Cairo struggles under the burden of ailing infrastructure. In early December, rainwater had flooded Nagrig’s potholed streets and players making their way to the sports complex had to abandon their bus and complete the journey by foot.Trudging through the mud, boots in hand, the players picked their way through flowing water to play.Despite his misgivings, the local official said Salah had “breathed new life into his village, but also into his country, the Arab world and even Africa”.”It will be a long time before we see another Mohamed Salah,” he added. 

Budget de l’Etat: au Sénat, la droite tentée par le compromis, mais pas à n’importe quel prix

Appelée par le gouvernement à se montrer constructive, la droite sénatoriale n’entend pas tourner le dos à un compromis sur le budget de l’Etat, mais sa fermeté vis-à-vis des socialistes risque de compliquer l’aboutissement de la discussion budgétaire avant 2026.”La balle est aujourd’hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale”, a lancé mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Une manière de mettre la pression sur la chambre haute et son alliance majoritaire droite-centristes. Elle détient à elle seule une grande partie des clés d’une équation jusqu’ici insoluble sur le projet de loi de finances pour 2026 (PLF).En effet, si le compromis a été possible sans le Sénat sur le budget de la Sécurité sociale, les délais sur le budget de l’Etat sont tellement contraints que seul un accord entre les deux chambres du Parlement pourrait permettre l’adoption d’un budget avant le 31 décembre.Le Sénat doit voter lundi sur l’ensemble du projet de budget, largement remanié par rapport à la version gouvernementale. Ensuite, une commission mixte paritaire (CMP), réunion de sept députés et sept sénateurs, sera chargée de trouver un terrain d’entente. – CMP décisive -Cette CMP est pour le moment fixée au vendredi 19 décembre, ce qui laisse encore quelques jours aux parlementaires pour négocier le périmètre d’un accord.Si le gouvernement y croit, l’intransigeance de Bruno Retailleau, patron des Républicains et ténor de la droite sénatoriale, reste totale à ce stade.”Il ne pourra pas y avoir d’accord sur un budget qui augmenterait considérablement les impôts et ne réduirait pas significativement la dette”, a-t-il fermement affirmé au Figaro.Autre signe d’une droite sénatoriale inflexible: elle a rejeté d’emblée, vendredi, le budget de la Sécurité sociale dans sa version de compromis trouvée à l’Assemblée nationale, laissant le dernier mot aux députés.Une issue différente sur le budget de l’Etat ? Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, martèle depuis plusieurs semaines sa conviction qu’une “voie de passage existe”. “Nous serons dans l’écoute et dans l’ouverture, mais pas à n’importe quel prix. Personne ne peut se permettre de viser une victoire politique sur ce budget”, assure auprès de l’AFP celui qui pilote les débats budgétaires au Sénat.Ce dernier a commencé, ces derniers jours, à rapprocher les points de vue avec son homologue de l’Assemblée nationale, Philippe Juvin (LR lui aussi). Une autre réunion est prévue dimanche entre ces deux responsables.”Mon objectif, c’est bien de trouver un atterrissage”, confirme Philippe Juvin à l’AFP. “Il me semble que c’est accessible”.Le président du Sénat Gérard Larcher, connu pour ses qualités de conciliateur, est lui aussi dans cette optique.Mais le patron de la chambre haute, qui a échangé avec Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu jeudi, reste très agacé par le choix du Premier ministre de se tourner vers le Parti socialiste et lui reproche d’avoir “méprisé” le Sénat.- “Pas prêt à se renier” -“On est prêt à faire des efforts mais on n’est pas prêt à se renier”, glisse un proche du président Larcher, pour qui “trop de concessions ont été faites à la gauche”.”Ce n’est pas à la droite sénatoriale d’aller parler au PS, c’est à Sébastien Lecornu d’aller voir les socialistes pour leur dire que maintenant ça suffit, qu’ils ont tout obtenu dans le budget de la Sécu”, explicite Christine Lavarde, sénatrice LR qui devrait siéger en CMP.Une commission mixte paritaire conclusive ne suffirait pas, néanmoins, car il faudrait ensuite que le texte de compromis soit adopté par l’Assemblée nationale, avec au minimum une abstention de la gauche qui paraît impensable à ce stade.Et certains cadres du bloc central en appellent au retour du 49.3 pour valider cet hypothétique accord.”Le 49.3 n’est pas une baguette magique, si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a menacé le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans Libération.Lui, comme beaucoup, anticipe déjà l’alternative: l’adoption d’une loi spéciale avant le 31 décembre, afin de permettre la poursuite des activités de l’Etat, et la reprise des débats début 2026. Avec un nouveau casse-tête budgétaire en perspective…

Budget de l’Etat: au Sénat, la droite tentée par le compromis, mais pas à n’importe quel prix

Appelée par le gouvernement à se montrer constructive, la droite sénatoriale n’entend pas tourner le dos à un compromis sur le budget de l’Etat, mais sa fermeté vis-à-vis des socialistes risque de compliquer l’aboutissement de la discussion budgétaire avant 2026.”La balle est aujourd’hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale”, a lancé mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.Une manière de mettre la pression sur la chambre haute et son alliance majoritaire droite-centristes. Elle détient à elle seule une grande partie des clés d’une équation jusqu’ici insoluble sur le projet de loi de finances pour 2026 (PLF).En effet, si le compromis a été possible sans le Sénat sur le budget de la Sécurité sociale, les délais sur le budget de l’Etat sont tellement contraints que seul un accord entre les deux chambres du Parlement pourrait permettre l’adoption d’un budget avant le 31 décembre.Le Sénat doit voter lundi sur l’ensemble du projet de budget, largement remanié par rapport à la version gouvernementale. Ensuite, une commission mixte paritaire (CMP), réunion de sept députés et sept sénateurs, sera chargée de trouver un terrain d’entente. – CMP décisive -Cette CMP est pour le moment fixée au vendredi 19 décembre, ce qui laisse encore quelques jours aux parlementaires pour négocier le périmètre d’un accord.Si le gouvernement y croit, l’intransigeance de Bruno Retailleau, patron des Républicains et ténor de la droite sénatoriale, reste totale à ce stade.”Il ne pourra pas y avoir d’accord sur un budget qui augmenterait considérablement les impôts et ne réduirait pas significativement la dette”, a-t-il fermement affirmé au Figaro.Autre signe d’une droite sénatoriale inflexible: elle a rejeté d’emblée, vendredi, le budget de la Sécurité sociale dans sa version de compromis trouvée à l’Assemblée nationale, laissant le dernier mot aux députés.Une issue différente sur le budget de l’Etat ? Le rapporteur général du budget au Sénat, Jean-François Husson, martèle depuis plusieurs semaines sa conviction qu’une “voie de passage existe”. “Nous serons dans l’écoute et dans l’ouverture, mais pas à n’importe quel prix. Personne ne peut se permettre de viser une victoire politique sur ce budget”, assure auprès de l’AFP celui qui pilote les débats budgétaires au Sénat.Ce dernier a commencé, ces derniers jours, à rapprocher les points de vue avec son homologue de l’Assemblée nationale, Philippe Juvin (LR lui aussi). Une autre réunion est prévue dimanche entre ces deux responsables.”Mon objectif, c’est bien de trouver un atterrissage”, confirme Philippe Juvin à l’AFP. “Il me semble que c’est accessible”.Le président du Sénat Gérard Larcher, connu pour ses qualités de conciliateur, est lui aussi dans cette optique.Mais le patron de la chambre haute, qui a échangé avec Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu jeudi, reste très agacé par le choix du Premier ministre de se tourner vers le Parti socialiste et lui reproche d’avoir “méprisé” le Sénat.- “Pas prêt à se renier” -“On est prêt à faire des efforts mais on n’est pas prêt à se renier”, glisse un proche du président Larcher, pour qui “trop de concessions ont été faites à la gauche”.”Ce n’est pas à la droite sénatoriale d’aller parler au PS, c’est à Sébastien Lecornu d’aller voir les socialistes pour leur dire que maintenant ça suffit, qu’ils ont tout obtenu dans le budget de la Sécu”, explicite Christine Lavarde, sénatrice LR qui devrait siéger en CMP.Une commission mixte paritaire conclusive ne suffirait pas, néanmoins, car il faudrait ensuite que le texte de compromis soit adopté par l’Assemblée nationale, avec au minimum une abstention de la gauche qui paraît impensable à ce stade.Et certains cadres du bloc central en appellent au retour du 49.3 pour valider cet hypothétique accord.”Le 49.3 n’est pas une baguette magique, si le gouvernement l’utilise sans compromis préalable, il s’expose à une censure immédiate”, a menacé le premier secrétaire du PS Olivier Faure dans Libération.Lui, comme beaucoup, anticipe déjà l’alternative: l’adoption d’une loi spéciale avant le 31 décembre, afin de permettre la poursuite des activités de l’Etat, et la reprise des débats début 2026. Avec un nouveau casse-tête budgétaire en perspective…

Ski: étincelante à St-Moritz, Vonn renoue avec la victoire sept ans plus tard

Eternelle Lindsey Vonn: un an après son retour à la compétition, l’Américaine a réussi vendredi une performance stratosphérique pour remporter à 41 ans la descente de Saint-Moritz (Suisse), sa première victoire depuis sept ans et la 83e de sa carrière en Coupe du monde.Dossard N.16 sous un ciel azur, prudente dans la longue portion de glisse, la meilleure descendeuse de l’histoire a survolé les secteurs les plus techniques pour finir avec respectivement 98/100e et 1 sec 16 d’avance sur les Autrichiennes Magdalena Egger et Mirjam Puchner.Et même si, après elle, 45 concurrentes devaient encore s’élancer sur la Corviglia, visiblement plus rapide au fil des passages, la clameur de la foule grisonne était éloquente: personne ne pourrait combler le gouffre créé dès l’entame de cette saison de vitesse par la “Speed Queen”, désormais skieuse la plus âgée de l’histoire à gagner une épreuve de Coupe du monde, hommes et femmes confondus.”J’ai eu mon père au téléphone et il a pleuré tellement fort, je n’avais jamais entendu ça de ma vie et ça signifie tellement pour moi”, a raconté la quadruple lauréate du gros globe à la chaîne suisse SRF, sourire radieux.Sept ans et demi après son dernier succès en Coupe du monde, lors de la descente d’Are en mars 2018, la légende de Vail postule plus que jamais pour boucler sa deuxième carrière sur un nouveau titre olympique en février à Cortina (Italie), l’une de ses pistes fétiches.- “Redevenue une enfant” -“Quelle incroyable démonstration de tout ce qu’on peut accomplir avec du travail, de la détermination, de la patience et tellement de passion”, l’a félicitée sur instagram sa compatriote Mikaela Shiffrin, seule skieuse à lui avoir chipé ses records de victoire (elle en compte 104).Très proche de Vonn, l’Italienne Sofia Goggia a fini au pied du podium mais a longuement enlacé l’Américaine: “Je savais que tu pouvais gagner, mais pas aussi nettement!”, lui a-t-elle glissé.Le pari semblait fou et des commentaires sceptiques ont fusé lorsqu’elle a annoncé à l’été 2024 son retour à la compétition après cinq saisons d’absence et la pose d’une prothèse en titane pour remplacer partiellement son genou droit.Mais Vonn, performante dès son retour sur cette même piste (14e du super-G) en décembre dernier, avait bouclé sa saison sur une deuxième place en super-G à Sun Valley en mars, alors même qu’il lui restait des réglages matériels à trouver, une forme physique à parfaire et de meilleurs dossards à conquérir.Et après un été à prendre plus de 5 kg de muscles, dépoussiérer ses vieilles chaussures finalement plus à son goût que les modèles récents, et travailler avec son ami et nouvel entraîneur, le Norvégien Aksel Lund Svindal, elle s’est présentée en Engadine dans une forme étincelante, en tête dès le premier entraînement de descente mercredi.”Mon corps répond à toutes les sollicitations de mon esprit et ça n’a pas toujours été le cas”, confiait-elle à la RTS avant l’épreuve. “Maintenant, je peux tout faire, j’ai l’impression d’être redevenue une enfant”.- Hécatombe -Avec les JO en tête (6-22 février), elle compte bien “économiser (son) énergie pour rester en aussi bonne forme”, et doser sa prise de risques au vu des “blessures ces derniers mois”, a-t-elle expliqué à la SRF.Le circuit féminin a notamment perdu les N.1 et 2 mondiales de la saison dernière, l’Italienne Federica Brignone et la Suissesse Lara Gut-Behrami: le retour de la première pour les JO paraît hypothétique et la seconde a déjà mis fin à sa saison.La piste de St Moritz a aussi vu chuter en une semaine deux championnes olympiques en titre, la Suissesse Corinne Suter (descente), absente pour au moins un mois, et sa compatriote Michelle Gisin (combiné), qui a dû être opérée jeudi des cervicales et est également touchée à un poignet et un genou.Côté français, Romane Miradoli a signé un Top 10, avec une belle sixième place à 1 sec 42 de Vonn, alors que Camille Cerutti, Laura Gauché et Karen Clément ont respectivement terminé 33e, 35e et 49e.L’étape de St Moritz se poursuit samedi avec une deuxième descente et dimanche avec un super-G.