Coupe de France: Marseille facile, Le Havre chute, Montreuil au paradis

A l’image de Marseille vainqueur 6-0 à Bourg-Péronnas (National), la Ligue 1 a continué d’assurer dimanche en 32e de finale de la Coupe de France, sauf Le Havre, battu 2-0 par Amiens (L2); l’exploit est pour Montreuil, club de Régional 1, qui verra les 16e.Ce tour de Coupe marquait l’entrée en lice des clubs de l’élite: dernier à se mettre en action dans la soirée, l’Olympique lyonnais a pris le meilleur sur les amateurs de Saint-Cyr-Collonges-au-Mont-d’Or (R1) mais a dû attendre la deuxième mi-temps pour trouver l’ouverture avant d’enfoncer le clou dans les dernières minutes (3-0).A l’autre extrémité du football français, deux clubs de Régional 1 ont réussi eux à passer: Bayeux, qui a éliminé Blois (N2) samedi (2-1), et Montreuil, qui a dominé dimanche Chauvigny (N3), le club entraîné par l’ex-international français William Prunier, dont l’équipe a été réduite à dix au bout de 13 secondes de jeu.Le tirage au sort des 16e de finale a réservé des destins différents aux deux Petit Poucet de l’épreuve: l’ogre marseillais pour Bayeux; Amiens, mal en point en Ligue 2, pour Montreuil.Après le sans-faute des clubs de l’élite samedi, seul le HAC a chuté dimanche, en plus d’Auxerre, mais l’AJA a perdu l’unique duel entre L1 contre Monaco (2-1), où le Norvégien Mika Biereth a signé un doublé. Brest aussi a été éliminé vendredi par Avranches (N2) aux tirs au but (1-1, 5 t.a.b. à 4), sinon la première division a bien tenu son rang.Même Nice, qui restait sur neuf défaites toutes compétitions confondues, s’est imposé 2-1 contre Saint-Etienne (L2) dans un stade à huis clos pour raisons disciplinaires.D’autres clubs de L1 mal en point se sont mis du beaume au coeur en passant ce tour de Coupe de France. Nantes, avant-dernier, a gagné 5-3 à Concarneau (N) avec un doublé de Matthis Abline.Les candidats à l’Europe aussi ont assuré. Strasbourg a battu Dunkerque (L2) 2-1 et Rennes les amateurs des Sables-d’Olonne (N3) 3-0 grâce notamment à un doublé du Suisse Breel Embolo.Face à Bourg-Péronnas, l’Olympique de Marseille a terminé l’année en fanfare et même fait marquer ses Minots Bilal Nadir et Tadjidine Mmadi. Les malheureux Bressans ont encaissé 15-0 en deux matches de Coupe de France contre Marseille après le 9-0 de 2018.Autre grand club français, Bordeaux, quatre fois vainqueur de la Coupe tombé en N2, s’est incliné sur un penalty à la dernière minute contre Le Puy (1-0) qui joue un cran au-dessus en National, un match que les Girondins ont terminé à neuf contre onze.eba/hpa

CAN-2025: laborieux puis brillant, le Maroc lance sa CAN par une victoire sur les Comores (2-0)

Le Maroc, inhibé par la pression en première période, est venu à bout des Comores 2-0 dimanche soir à Rabat lors du match d’ouverture de sa Coupe d’Afrique des nations qu’il ambitionne de remporter.Le salut des Lions de l’Atlas est venu en seconde mi-temps par Brahim Diaz, l’ailier du Real Madrid, peu utilisé par les Merengue, mais meilleur Marocain sur la pelouse du stade Prince Moulay Abdallah.Au cours d’une action enfin construite sans précipitation, le latéral mancunien Noussair Mazraoui, également très bon dimanche, a débordé sur la droite dans la surface, s’est retourné puis a trouvé Diaz au niveau du point de pénalty dans une forêt de défenseurs comoriens. Le Madrilène, d’une reprise du droit, n’a pas manqué la cible (1-0, 55e). Enfin libérés par l’ouverture du score et par un superbe arrêt de Yassine Bounou devant Rafiki Saïd (59e), les partenaires d’Achraf Hakimi, laissé sur le banc comme prévu pour ce match inaugural, ont finalement fait chavirer leurs supporters lorsque Ayoub El-Kaabi, rentré en jeu, a repris un centre de Nayef Aguerd d’un splendide retourné acrobatique (2-0, 74e).Hakimi n’aura finalement pas eu à rentrer en jeu, profitant de quelques jours supplémentaires pour parfaire sa forme après sa sérieuse blessure à une cheville subie en novembre, et la victoire, même laborieuse, lance parfaitement les Lions de l’Atlas dans leur tournoi. Mais il leur aura fallu près d’une heure pour se libérer. Dans une ambiance électrique et sous une pluie diluvienne, ils se sont pourtant lancés dès après le coup d’envoi fictif donné par Moulay El Hassan, le prince héritier du Maroc, à l’assaut des buts de Yannick Pandor, le gardien des Comores. – Délivrance -Confisquant le ballon sous l’impulsion de Diaz, les Marocains ont tenté, souvent avec précipitation, de prendre le score pour s’ôter l’immense pression, palpable, qu’ils se sont mise sur les épaules en affirmant qu’ils ne visaient pas autre chose que la victoire finale lors de cette CAN disputée à domicile. Ils ont bien cru souffler un immense coup dès la 10e minute lorsque Diaz s’est écroulé dans la surface, accroché par Iyad Mohamed et que Jean-Jacques Ndala Ngambo, l’arbitre de la rencontre a sanctionné d’un pénalty cette action un peu confuse. Mais Soufiane Rahimi, en visant le centre du but de Pandor, a trouvé le genou du gardien comorien qui a multiplié les parades par la suite.Quelques minutes plus tard, les nerfs des supporters marocains ont encore été mis à l’épreuve lorsque leur capitaine Romain Saïss, revenu en sélection après un an et demi d’absence, a dû quitter ses partenaires en pleurs, touché à la cuisse gauche et remplacé par Jawad El-Yamiq (18e).Et si ses coéquipiers après sa sortie ont continué de confisquer la balle – les Comoriens, bien regroupés se contentant de contre-attaques timides -, la frustration n’a elle non plus jamais cessé de grossir. Jusqu’à la délivrance de Diaz et le bijou d’El-Kaabi.Les klaxons entendus dès le coup de sifflet final dans les villes hôtes de la compétition en témoignent: les Lions de l’Atlas sont au rendez-vous de leur tournoi.

Hosts Morocco off to winning start at Africa Cup of NationsSun, 21 Dec 2025 21:16:07 GMT

Brahim Diaz and Ayoub El Kaabi scored second-half goals as hosts Morocco got their Africa Cup of Nations bid off to a winning start by beating minnows Comoros 2-0 in the tournament’s opening game on Sunday.Soufiane Rahimi had a penalty saved in a frustrating first half for much-fancied Morocco, but Diaz fired home from inside …

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Nigerian government frees 130 kidnapped Catholic schoolchildrenSun, 21 Dec 2025 20:30:39 GMT

Nigerian authorities have secured the release of 130 kidnapped schoolchildren taken by gunmen from a Catholic school in November, a presidential spokesman said Sunday, after 100 were freed earlier this month.”Another 130 abducted Niger state pupils released, none left in captivity,” Sunday Dare said in a post on X.In late November, hundreds of students and …

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“C’est devenu banal”: aux Antilles, les armes à feu s’installent au quotidien

Quand son frère Jessy a été abattu d’une balle dans la tête, en plein jour, Lynsey Belveder n’a pas été entièrement surprise. “C’est devenu banal ici”, souffle la jeune Guadeloupéenne, qui n’imagine plus élever un enfant dans une société où “tous les jeunes sont armés”.”On connaît tous quelqu’un qui connaît quelqu’un qui a perdu un proche dans des circonstances pareilles”, reprend la jeune femme, gestionnaire de ressources humaines à Pointe-à-Pitre.Son frère, 23 ans, a été tué le 7 octobre à Grand-Camp, un quartier populaire des Abymes, pour une banale histoire de rivalité amoureuse. Depuis, Lynsey, se dit “à l’arrêt”, les “larmes aux yeux sans savoir pourquoi”.Une sirène de police, un garçon coiffé comme Jessy, et l’anxiété monte. Comme elle, de nombreuses familles guadeloupéennes sont confrontées à la banalisation des armes à feu.Au moins 51 homicides ont été enregistrés en 2025 sur le ressort de la cour d’appel de Basse-Terre, qui comprend la Guadeloupe et la partie française de l’île de Saint-Martin, pour environ 410.000 habitants au total.Point commun de la plupart de ces homicides: ils ont été perpétrés par arme à feu. Selon le préfet de la Guadeloupe, Thierry Devimeux, 40.000 armes sont en circulation sur le territoire, soit plus d’une pour dix habitants. “Un recours complètement débridé aux armes à feu”, déplore le représentant de l’Etat dans un archipel où le taux d’homicide est six fois supérieur à la moyenne nationale.Signe des temps, les saisies explosent. “On découvre plus d’armes de guerre. De 2022 à 2024, on en trouvait une ou deux par an. Là, on peut en saisir jusqu’à trois trois d’un coup”, constate Éric Maurel, procureur général de la Guadeloupe.Le magistrat, qui n’a de cesse d’alerter sur le fléau depuis plusieurs mois, cite la découverte d’une cache contenant des armes longues et des munitions lourdes dans la cité de Mortenol, un quartier sensible de Pointe-à-Pitre, en novembre 2024.- Adolescents armés -Mais l’écrasante majorité des armes saisies restent des pistolets automatiques Glock ou Taurus, un modèle brésilien. La proximité du continent américain et la porosité des frontières, dans cette région éclatée en une multitude de micro-états, facilitent leur arrivée en Guadeloupe et en Martinique. En juin, les autorités judiciaires des Antilles françaises avaient déjà tiré la sonnette d’alarme. Éric Maurel s’inquiétait d’une évolution des gangs, “semblant évoluer vers des structurations mafieuses”.Lors d’une visite au pas de charge en août, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait annoncé l’envoi de 15 enquêteurs supplémentaires, l’installation de deux nouveaux radars et l’utilisation d’un drone pour contrôler le trafic maritime.Pour accélérer les enquêtes, la Guadeloupe sera dotée d’un laboratoire de balistique qui doit être “pleinement opérationnel début 2026″, indique Philippe Miziniak, directeur territorial de la police nationale.Mais ce qui inquiète aujourd’hui les autorités, c’est l’âge des mis en cause.”Voir autant de gamins aussi jeunes, porteurs d’armes et qui les utilisent, je n’ai jamais vu ça ailleurs”, affirme Éric Maurel, fort de 42 ans d’expérience, notamment en Corse et en banlieue parisienne.Selon lui, certains gangs mettent des armes entre les mains de mineurs de 13 ou 14 ans, livrés à eux-mêmes, dans un “état d’anomie” sans repères sociaux.Le général Christophe Perret, commandant la gendarmerie nationale en Guadeloupe, y voit aussi une mutation sociologique: “L’arme sert pour un jeune à s’affirmer en tant qu’individu”, avance le militaire.Et l’arme blanche, “outil traditionnel de la violence en Guadeloupe, a pratiquement disparu”, relève le général Perret. Sur les 51 homicides recensés depuis le début de l’année, 32 l’ont été par arme à feu.Une tendance que confirme Philippe Miziniak, directeur territorial de la police nationale. “Il y a un usage décomplexé des armes, pour des motifs vraiment futiles”, observe-t-il. Des conflits de voisinage, des altercations dans la rue, des gestes impulsifs.Conséquence: “de plus en plus de gens se promènent dans la voiture avec un revolver, une arme de poing, un fusil”, relève Grégory Guyard, avocat s’occupant de plusieurs affaires d’agression. Ce “au cas où” entraîne “un armement généralisé” et “des drames qui pourraient largement être évités”, renchérit-il.- Narcotrafic en hausse, mais pas central -Dans ce climat, la part des homicides liés au narcotrafic est en hausse. “On était à 6-7% il y a trois ans, on est maintenant plutôt autour de 20 à 25%”, détaille Éric Maurel.”Mais on est loin de Marseille, qui en est à 80-90%”, nuance-t-il.”L’essentiel de l’usage des armes à feu en Guadeloupe n’est pas lié au trafic de stupéfiants”, insiste le général Perret. Il évoque plutôt “des règlements de comptes, des vols à main armée qui tournent mal, des tirs d’intimidation entre bandes de quartiers et des violences intrafamiliales”.Si la Guadeloupe attire l’attention, le reste des Antilles est tout autant touché. A Saint-Martin, 34.000 habitants, sept personnes ont été tuées depuis janvier. Le phénomène y est même “sans commune mesure” avec la Guadeloupe, alerte le procureur Maurel.En Martinique, 355.000 habitants, les chiffres sont à peine meilleurs. Trois homicides ont ainsi eu lieu en quelques heures dans la nuit de vendredi à samedi, portant à 40 leur nombre depuis le début de l’année, dont 34 par arme à feu.Un de ces meurtres a particulièrement choqué: un homme de 25 ans, inconnu des services de police, a été abattu dans un véhicule de location. Un enfant de trois ans qui se trouvait à ses côtés a été grièvement blessé à la tête. Le ou les tireurs courent toujours.Face à cette flambée de violence, le procureur de la République, Yann Le Bris, a lancé un appel à témoins et appelé à “une prise de conscience du rapport aux armes sur le territoire”.Pour Lynsey Belveder, qui tente de faire son deuil, le constat est implacable. “Aujourd’hui j’ai 33 ans, j’ai peur de faire un enfant dans une société comme celle-là”.

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest persévère

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche avec moins d’une dizaine de barrages maintenus et quelques centaines de manifestants selon les autorités, essentiellement dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, sur l’A65 reliant Bordeaux à Pau ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 17h30 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, contre 50 actions et 1.619 manifestants samedi, 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63, même si une bretelle a été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.”On en est toujours au statu quo” avec une soixantaine de manifestants sur le barrage, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”(Dimanche) soir, le barrage est maintenu. Maintenant, maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, ajoute ce viticulteur et producteur de pruneaux, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui apprécie le relatif confort du campement établi par les organisateurs, forts d’une précédente expérience au même endroit en 2024.- “On peut tenir longtemps” -“Quand on n’est pas bien installé, c’est plus difficile de résister. Mais hier (samedi) soir on a regardé le match du Stade toulousain, on a le grand écran, on est à l’abri, il y a des cuisiniers hors pair, on peut tenir longtemps”, a poursuivi l’agriculteur de 37 ans.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales. Ces trois départements figurant parmi ceux ayant recensé des cas, ils sont prioritaires pour la vaccination.Dans les Pyrénées-Atlantiques, situées dans le “cordon vaccinal” après un cas détecté dans le département voisin des Hautes-Pyrénées, la préfecture a fait état dimanche d’environ 28.000 bovins vaccinés contre la DNC, soit presque 15%.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Colère agricole: la mobilisation diminue mais le Sud-Ouest persévère

La mobilisation des agriculteurs, opposés notamment à la politique gouvernementale d’abattage massif des bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a reflué dimanche avec moins d’une dizaine de barrages maintenus et quelques centaines de manifestants selon les autorités, essentiellement dans le Sud-Ouest.La circulation sur l’A63 près de Bordeaux, sur l’A64 entre Toulouse et Bayonne, sur l’A65 reliant Bordeaux à Pau ou encore sur l’A75 en Lozère était toujours coupée dimanche à 17h30 selon Bison Futé, après plusieurs jours de manifestations agricoles dans toute la France.Selon le ministère de l’Intérieur, 23 actions mobilisant 720 personnes ont été comptabilisées dimanche, contre 50 actions et 1.619 manifestants samedi, 93 actions vendredi, 110 jeudi et 80 mercredi.À Cestas, au sud de Bordeaux, la Coordination rurale de Gironde (CR33) a annoncé dimanche soir le maintien du barrage établi depuis une semaine sur l’A63, même si une bretelle a été rouverte samedi pour permettre aux vacanciers d’enjamber le barrage dans le sens Nord-Sud.”On en est toujours au statu quo” avec une soixantaine de manifestants sur le barrage, a déclaré à l’AFP Jean-Paul Ayres, porte-parole de la CR33, malgré les appels du gouvernement à une “trêve de Noël”.”(Dimanche) soir, le barrage est maintenu. Maintenant, maintenu jusqu’à Noël ou après Noël, on ne sait pas”, ajoute ce viticulteur et producteur de pruneaux, qui dit attendre lundi des “réponses” des autorités sur la dermatose comme sur la crise viticole.À Carbonne (Haute-Garonne), le barrage de l’A64 a atteint son dixième jour. “On est nombreux, c’est plus facile en se relayant”, a déclaré à l’AFP Benjamin Roquebert, éleveur à Capens, qui apprécie le relatif confort du campement établi par les organisateurs, forts d’une précédente expérience au même endroit en 2024.- “On peut tenir longtemps” -“Quand on n’est pas bien installé, c’est plus difficile de résister. Mais hier (samedi) soir on a regardé le match du Stade toulousain, on a le grand écran, on est à l’abri, il y a des cuisiniers hors pair, on peut tenir longtemps”, a poursuivi l’agriculteur de 37 ans.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, opposées à la stratégie mêlant abattages massifs et vaccination contre la dermatose, n’ont pas appelé à la levée des blocages. Les sections départementales sont libres de continuer le mouvement, selon la CR.Dans La Tribune Dimanche, quatre anciens ministres de l’Agriculture, Michel Barnier, Marc Fesneau, Stéphane Travert et Julien Denormandie, ont pour leur part affirmé leur soutien à l’abattage total dès la détection d’un cas, avertissant contre la “division” ou des mesures guidées par “l’émotion”.Le Premier ministre Sébastien Lecornu a assuré samedi soir qu’environ 50% du cheptel ariégeois était désormais vacciné contre la dermatose, 70% dans l’Aude et 100% dans les Pyrénées-Orientales. Ces trois départements figurant parmi ceux ayant recensé des cas, ils sont prioritaires pour la vaccination.Dans les Pyrénées-Atlantiques, situées dans le “cordon vaccinal” après un cas détecté dans le département voisin des Hautes-Pyrénées, la préfecture a fait état dimanche d’environ 28.000 bovins vaccinés contre la DNC, soit presque 15%.Selon les chiffres du Premier ministre, à peine une vache sur cinq a été vaccinée sur les dix départements concernés dans le Sud-Ouest. 

Pourparlers à Miami: nouvelles réunions américano-ukrainienne et américano-russe

Kiev a annoncé dimanche que les négociateurs ukrainiens allaient de nouveau s’entretenir à Miami avec leurs homologues américains qui reçoivent de leur côté séparément l’émissaire russe, pour évoquer un possible règlement du conflit en Ukraine.La présidence russe a pour sa part affirmé le même jour, par la voix de son conseiller diplomatique, Iouri Ouchakov, qu’une rencontre trilatérale Russie/Etats-Unis/Ukraine n’était “pas en cours de préparation”, alors que les Ukrainiens avaient fait état d’une proposition de Washington d’en organiser une.”Troisième jour de travail. Aujourd’hui, avec le chef d’état-major des forces armées Andriï Gnatov, nous allons avoir une autre réunion avec la partie américaine”, a déclaré le négociateur en chef de Kiev, Roustem Oumerov, qui est arrivé à Miami vendredi, le jour où les pourparlers ont commencé.Dimanche toujours, les Américains, emmenés par Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump, et Jared Kushner, le gendre du président américain, parlent également dans cette ville du sud-est des Etats-Unis avec le représentant russe Kirill Dmitriev. Et ce pour la deuxième fois ce week-end.”Les discussions se déroulent de manière constructive”, a jugé cet émissaire.”Les travaux se poursuivent sur les documents relatifs à la fin de la guerre, aux garanties de sécurité et à la reconstruction. Chaque point est examiné en détail et la partie américaine se montre constructive”, a quant à lui commenté dans la soirée le président ukrainien Volodymyr Zelensky.La veille, il avait appelé Washington à accentuer la pression sur la Russie. “Les Etats-Unis doivent dire clairement: s’il n’y a pas de voie diplomatique, alors il y aura une pression totale”, avait-il lancé devant la presse, jugeant que seuls les Américains étaient capables de persuader Moscou d’arrêter le conflit en Ukraine, déclenché il y a près de quatre ans.- Poutine “prêt au dialogue” avec Macron -L’inclusion directe cette fois des Européens constitue une nouveauté par rapport aux précédentes réunions qui avaient récemment eu lieu entre Ukrainiens et Américains à Genève, Miami et Berlin.Et, dimanche, la présidence française a salué les propos du chef de l’Etat russe Vladimir Poutine, qui s’est dit “prêt au dialogue” avec son homologue français Emmanuel Macron.”Il est bienvenu que le Kremlin donne un accord public à cette démarche. Nous aviserons dans les prochains jours sur la meilleure manière de procéder”, a-t-elle fait savoir.Les pourparlers pour mettre fin au conflit se sont accélérés ces dernières semaines.Volodymyr Zelensky a à cet égard mentionné des “progrès” dans les discussions ukraino-américaines en vue d’amender le plan proposé il y a plus d’un mois par les Etats-Unis, au départ perçu comme étant largement favorable à la Russie.Les détails de la nouvelle mouture ne sont pas connus mais, selon le président ukrainien, elle implique des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties de sécurité occidentales.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a promis qu’aucun accord ne serait imposé aux Ukrainiens ou aux Russes.- Combats dans le nord-est -Sur le terrain, l’armée ukrainienne a annoncé dimanche qu’elle s’efforçait de repousser une tentative de percée des troupes russes dans une zone frontalière de la région de Soumy (nord-est), d’où Kiev accuse Moscou d’avoir illégalement déporté des civils en Russie.”Des combats sont en cours dans le village de Grabovske”, ont déclaré les forces ukrainiennes, démentant la présence de soldats russes dans la petite localité voisine de Riasne.La Russie n’a pour l’heure pas fait de commentaires officiels à ce sujet mais avait revendiqué la veille la prise de Vyssoke, un village proche de Grabovske.Cette zone frontalière à l’est de la ville de Soumy avait été jusqu’à présent relativement épargnée, après une contre-offensive éclair ukrainienne à l’issue de laquelle les unités russes avaient été contraintes de se retirer en 2022.”Malheureusement, les véritables signaux en provenance de la Russie restent uniquement négatifs: des assauts le long de la ligne de front, des crimes de guerre russes dans les zones frontalières et des frappes continues contre nos infrastructures”, a dénoncé dimanche le président ukrainien.Selon lui, “cette semaine, la Russie a lancé approximativement 1.300 attaques de drones, (largué) presque 1.200 bombes aériennes guidées et (tiré) neuf missiles de différents types” sur le territoire ukrainien, touchant particulièrement le sud, à commencer par la cité portuaire d’Odessa, sur la mer Noire.”Il s’agit d’une tentative de la Russie de bloquer l’accès de l’Ukraine à la logistique maritime”, a-t-il à cet égard conclu.