Amazon annonce des investissements de 35 milliards de dollars en Inde d’ici 2030

Le géant du commerce en ligne Amazon a annoncé mercredi qu’il allait presque doubler ses investissements en Inde, afin d’augmenter les exportations, créer des emplois, et innover dans l’intelligence artificielle (IA) de ce pays d’Asie du Sud.”Amazon a annoncé son intention d’investir plus de 35 milliards de dollars dans toutes ses activités en Inde d’ici …

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En Syrie, des tournages de séries dans les anciens lieux de torture et détention

A l’aérodrome militaire de Mazzé, près de Damas, un hélicoptère atterrit lentement: sur les lieux où des Syriens étaient détenus et torturés, on tourne une série relatant, à travers l’histoire d’une famille, les derniers mois du pouvoir de Bachar al-Assad.”Il est difficile d’imaginer qu’on filme ici”, reconnaît Mohammad Abdel Aziz, le réalisateur du feuilleton “La …

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Maroc: 19 morts dans l’effondrement de deux immeubles à Fès

Dix-neuf personnes ont été tuées dans la nuit de mardi à mercredi dans l’effondrement de deux immeubles contigus de quatre étages à Fès, une grande ville du nord du Maroc, selon un bilan provisoire relayé par l’agence de presse officielle marocaine MAP.”Seize autres ont été blessées à divers degrés de gravité”, ajoute la MAP, précisant …

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“Sales connes”: les propos de Brigitte Macron ne passent pas

“Moi aussi je suis une sale conne”: la polémique née des proposs insultants de Brigitte Macron envers des militantes féministes ne retombe pas, avec le soutien apporté par de nombreuses actrices aux victimes de violences sexuelles, sur les réseaux. À gauche comme dans les rangs féministes, l’indignation reste forte près de 48 heures après la diffusion d’une vidéo où la Première dame qualifie de “sales connes” des militantes de #Noustoutes ayant interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan – échange capté dans les coulisses des Folies Bergère dimanche soir. Sur les réseaux sociaux, la polémique a également été inflammable depuis lundi. De nombreuses actrices ont utilisé le hashtag #jesuisunesaleconne en signe de solidarité avec les associations féministes et les victimes de violences sexuelles.”Moi aussi je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres”, a écrit Judith Godrèche. “Je suis une sale conne et fière de l’être”, a abondé Marion Cotillard. “On comprend mieux le manque de budget pour les associations”, a ironisé Alexandra Lamy.”Sale conne et fière de l’être. Soutien à toutes les victimes et toutes les militantes grâce auxquelles ce monde est à peine plus supportable qu’ailleurs”, a commenté, toujours sur Instagram, Camélia Jordana.Un soutien – et une expression commune, “sale conne” – également affiché par les chanteuses Clara Luciani et Angèle, l’écrivaine Camille Kouchner ou encore la réalisatrice Andrea Bescond. – Laisser “Brigitte Macron tranquille” – L’action du collectif #Noustoutes samedi soir aux Folies Bergères à Paris visait Ary Abittan qui a été accusé de viol fin 2021 par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines.Après trois ans d’enquête, l’instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier. Mais son retour sur scène est depuis contesté par des féministes protestant régulièrement aux abords des salles où il se produit. “Ce qui est gravissime”, c’est que ces femmes aient tenté d’interrompre la représentation “de quelqu’un qui avait bénéficié d’un non-lieu”, a réagi mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France 2. Brigitte Macron a parlé “avec spontanéité”, dans “un cadre privé et sur un sujet, encore une fois, sur lequel on ne peut lui faire aucun reproche”, a-t-elle ajouté. “Qu’on laisse Brigitte Macron tranquille”, a-t-elle demandé, alors que la presse internationale a également relayé les propos de la Première dame, du Guardian au New-York Times en passant par El PaisLa présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est montrée plus nuancée, jugeant à la fois “dangereux” de remettre en cause la présomption d’innocence de l’humoriste et “crucial” le combat des féministes.Elle a également jugé “assez indigne” le vocabulaire employé par Brigitte Macron. “On ne traite pas les gens de noms d’oiseaux, surtout quand c’est des activistes qui ont une juste cause à porter”, a-t-elle dit.- “Excuses publiques” -Face à la polémique, née d’une vidéo diffusée à la presse people à la suite d’une bourde de l’agence Bestimage, dont la patronne est proche de la Première dame, l’entourage de Brigitte Macron a assuré qu’il ne fallait “voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan”.Mais pour “Grève féministe”, ces propos “ne sont pas anodins, ils légitiment la haine envers les féministes, déjà cibles de cyberharcèlement, de menaces de mort et d’agressions et minimisent la gravité des violences sexuelles, en réduisant la dénonciation des crimes à un simple +trouble à l’ordre public+”.Dans un communiqué, ce collectif d’une soixantaine d’associations, syndicats et fédérations, demande à Brigitte Macron des “excuses publiques” et une “condamnation claire” des violences sexistes et sexuelles. En décembre 2023, Emmanuel Macron avait suscité l’indignation des associations féministes en apportant son soutien à Gérard Depardieu, alors mis en examen pour viols et visé par trois plaintes pour agression sexuelle ou viol qu’il réfute. Il a depuis été condamné pour des agressions sexuelles. Les associations féministes avaient qualifié les déclarations du président de “crachat” au visage des victimes.

“Sales connes”: les propos de Brigitte Macron ne passent pas

“Moi aussi je suis une sale conne”: la polémique née des proposs insultants de Brigitte Macron envers des militantes féministes ne retombe pas, avec le soutien apporté par de nombreuses actrices aux victimes de violences sexuelles, sur les réseaux. À gauche comme dans les rangs féministes, l’indignation reste forte près de 48 heures après la diffusion d’une vidéo où la Première dame qualifie de “sales connes” des militantes de #Noustoutes ayant interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan – échange capté dans les coulisses des Folies Bergère dimanche soir. Sur les réseaux sociaux, la polémique a également été inflammable depuis lundi. De nombreuses actrices ont utilisé le hashtag #jesuisunesaleconne en signe de solidarité avec les associations féministes et les victimes de violences sexuelles.”Moi aussi je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres”, a écrit Judith Godrèche. “Je suis une sale conne et fière de l’être”, a abondé Marion Cotillard. “On comprend mieux le manque de budget pour les associations”, a ironisé Alexandra Lamy.”Sale conne et fière de l’être. Soutien à toutes les victimes et toutes les militantes grâce auxquelles ce monde est à peine plus supportable qu’ailleurs”, a commenté, toujours sur Instagram, Camélia Jordana.Un soutien – et une expression commune, “sale conne” – également affiché par les chanteuses Clara Luciani et Angèle, l’écrivaine Camille Kouchner ou encore la réalisatrice Andrea Bescond. – Laisser “Brigitte Macron tranquille” – L’action du collectif #Noustoutes samedi soir aux Folies Bergères à Paris visait Ary Abittan qui a été accusé de viol fin 2021 par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines.Après trois ans d’enquête, l’instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier. Mais son retour sur scène est depuis contesté par des féministes protestant régulièrement aux abords des salles où il se produit. “Ce qui est gravissime”, c’est que ces femmes aient tenté d’interrompre la représentation “de quelqu’un qui avait bénéficié d’un non-lieu”, a réagi mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France 2. Brigitte Macron a parlé “avec spontanéité”, dans “un cadre privé et sur un sujet, encore une fois, sur lequel on ne peut lui faire aucun reproche”, a-t-elle ajouté. “Qu’on laisse Brigitte Macron tranquille”, a-t-elle demandé, alors que la presse internationale a également relayé les propos de la Première dame, du Guardian au New-York Times en passant par El PaisLa présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est montrée plus nuancée, jugeant à la fois “dangereux” de remettre en cause la présomption d’innocence de l’humoriste et “crucial” le combat des féministes.Elle a également jugé “assez indigne” le vocabulaire employé par Brigitte Macron. “On ne traite pas les gens de noms d’oiseaux, surtout quand c’est des activistes qui ont une juste cause à porter”, a-t-elle dit.- “Excuses publiques” -Face à la polémique, née d’une vidéo diffusée à la presse people à la suite d’une bourde de l’agence Bestimage, dont la patronne est proche de la Première dame, l’entourage de Brigitte Macron a assuré qu’il ne fallait “voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan”.Mais pour “Grève féministe”, ces propos “ne sont pas anodins, ils légitiment la haine envers les féministes, déjà cibles de cyberharcèlement, de menaces de mort et d’agressions et minimisent la gravité des violences sexuelles, en réduisant la dénonciation des crimes à un simple +trouble à l’ordre public+”.Dans un communiqué, ce collectif d’une soixantaine d’associations, syndicats et fédérations, demande à Brigitte Macron des “excuses publiques” et une “condamnation claire” des violences sexistes et sexuelles. En décembre 2023, Emmanuel Macron avait suscité l’indignation des associations féministes en apportant son soutien à Gérard Depardieu, alors mis en examen pour viols et visé par trois plaintes pour agression sexuelle ou viol qu’il réfute. Il a depuis été condamné pour des agressions sexuelles. Les associations féministes avaient qualifié les déclarations du président de “crachat” au visage des victimes.

“Sales connes”: les propos de Brigitte Macron ne passent pas

“Moi aussi je suis une sale conne”: la polémique née des proposs insultants de Brigitte Macron envers des militantes féministes ne retombe pas, avec le soutien apporté par de nombreuses actrices aux victimes de violences sexuelles, sur les réseaux. À gauche comme dans les rangs féministes, l’indignation reste forte près de 48 heures après la diffusion d’une vidéo où la Première dame qualifie de “sales connes” des militantes de #Noustoutes ayant interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan – échange capté dans les coulisses des Folies Bergère dimanche soir. Sur les réseaux sociaux, la polémique a également été inflammable depuis lundi. De nombreuses actrices ont utilisé le hashtag #jesuisunesaleconne en signe de solidarité avec les associations féministes et les victimes de violences sexuelles.”Moi aussi je suis une sale conne. Et je soutiens tous.tes les autres”, a écrit Judith Godrèche. “Je suis une sale conne et fière de l’être”, a abondé Marion Cotillard. “On comprend mieux le manque de budget pour les associations”, a ironisé Alexandra Lamy.”Sale conne et fière de l’être. Soutien à toutes les victimes et toutes les militantes grâce auxquelles ce monde est à peine plus supportable qu’ailleurs”, a commenté, toujours sur Instagram, Camélia Jordana.Un soutien – et une expression commune, “sale conne” – également affiché par les chanteuses Clara Luciani et Angèle, l’écrivaine Camille Kouchner ou encore la réalisatrice Andrea Bescond. – Laisser “Brigitte Macron tranquille” – L’action du collectif #Noustoutes samedi soir aux Folies Bergères à Paris visait Ary Abittan qui a été accusé de viol fin 2021 par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines.Après trois ans d’enquête, l’instruction a abouti à un non-lieu confirmé en appel en janvier. Mais son retour sur scène est depuis contesté par des féministes protestant régulièrement aux abords des salles où il se produit. “Ce qui est gravissime”, c’est que ces femmes aient tenté d’interrompre la représentation “de quelqu’un qui avait bénéficié d’un non-lieu”, a réagi mercredi la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur France 2. Brigitte Macron a parlé “avec spontanéité”, dans “un cadre privé et sur un sujet, encore une fois, sur lequel on ne peut lui faire aucun reproche”, a-t-elle ajouté. “Qu’on laisse Brigitte Macron tranquille”, a-t-elle demandé, alors que la presse internationale a également relayé les propos de la Première dame, du Guardian au New-York Times en passant par El PaisLa présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet s’est montrée plus nuancée, jugeant à la fois “dangereux” de remettre en cause la présomption d’innocence de l’humoriste et “crucial” le combat des féministes.Elle a également jugé “assez indigne” le vocabulaire employé par Brigitte Macron. “On ne traite pas les gens de noms d’oiseaux, surtout quand c’est des activistes qui ont une juste cause à porter”, a-t-elle dit.- “Excuses publiques” -Face à la polémique, née d’une vidéo diffusée à la presse people à la suite d’une bourde de l’agence Bestimage, dont la patronne est proche de la Première dame, l’entourage de Brigitte Macron a assuré qu’il ne fallait “voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée par ceux qui ont perturbé, masqués, le spectacle d’Ary Abittan”.Mais pour “Grève féministe”, ces propos “ne sont pas anodins, ils légitiment la haine envers les féministes, déjà cibles de cyberharcèlement, de menaces de mort et d’agressions et minimisent la gravité des violences sexuelles, en réduisant la dénonciation des crimes à un simple +trouble à l’ordre public+”.Dans un communiqué, ce collectif d’une soixantaine d’associations, syndicats et fédérations, demande à Brigitte Macron des “excuses publiques” et une “condamnation claire” des violences sexistes et sexuelles. En décembre 2023, Emmanuel Macron avait suscité l’indignation des associations féministes en apportant son soutien à Gérard Depardieu, alors mis en examen pour viols et visé par trois plaintes pour agression sexuelle ou viol qu’il réfute. Il a depuis été condamné pour des agressions sexuelles. Les associations féministes avaient qualifié les déclarations du président de “crachat” au visage des victimes.

Stocks retreat ahead of Fed decision

Stock markets mostly fell and the dollar steadied Wednesday following a tepid day on Wall Street as investors bided their time ahead of a highly anticipated Federal Reserve policy announcement later in the day.London managed a slight rise, while most European markets slipped around midday after a lacklustre session in Asia.With US central bankers expected to cut interest rates for the third straight session on Wednesday, the main focus is on their post-meeting statement, Fed boss Jerome Powell’s news conference and the “dot plot” forecast for 2026 policy.”While there is a 90 percent chance of a rate cut at this meeting, the outlook is less clear,” said Kathleen Brooks, research director at traders XTB. “In the lead up to this meeting, bond traders are scaling back their expectations for future rate cuts, with only two further reductions expected throughout 2026,” she added.After November’s tech-led swoon, stock markets have enjoyed a healthy run in recent weeks as weak jobs figures reinforced expectations for another step lower in borrowing costs.But that has cooled heading into the Fed gathering following the release of US inflation data that was slightly higher than expected.US data on Tuesday showing an uptick in job openings — against estimates for a drop — further tempered expectations for a string of cuts next year.Still, there is some hope that the Fed will turn more dovish next year with US President Donald Trump’s top economic aide Kevin Hassett — the frontrunner to succeed Powell in May — saying he sees plenty of room to substantially lower rates.After a weak showing Tuesday in New York, where the S&P 500 and Dow dropped, Asia fared no better Wednesday.Tokyo, Sydney, Singapore, Seoul, Mumbai, Wellington, Jakarta and Manila all fell, though Hong Kong and Taipei edged up.Shanghai dropped even as data showed China’s consumer prices rose last month at their fastest pace in almost two years, following an extended period of deflationary pressure in the world’s second-largest economy.The price of silver hit a record high at $61.6145 an ounce owing to high demand for the metal used by industry as well as for making jewellery.It topped $60 for the first time Tuesday also thanks to supply constraints.Investors are also keenly awaiting earnings from software giant Oracle and chipmaker Broadcom, which will be used to judge the outlook for the tech sector in the wake of huge investments in artificial intelligence.Markets have been pumped higher for the past two years by the surge into all things AI, though there has been some concern of late that the hundreds of billions splashed out might not see returns as early as hoped.- Key figures at around 1100 GMT -London – FTSE 100: UP 0.1 percent at 9,649.85 pointsParis – CAC 40: DOWN 0.5 percent at 8,013.40Frankfurt – DAX: DOWN 0.5 percent at 24,035.46Tokyo – Nikkei 225: DOWN 0.1 percent at 50,602.80 (close) Hong Kong – Hang Seng Index: UP 0.4 percent at 25,540.78 (close)Shanghai – Composite: DOWN 0.2 percent at 3,900.50 (close)New York – Dow: DOWN 0.4 percent at 47,560.29 (close)Dollar/yen: DOWN at 156.77 yen from 156.90 yen on TuesdayEuro/dollar: UP at $1.1631 from $1.1630 Pound/dollar: UP at $1.3307 from $1.3300Euro/pound: DOWN at 87.40 pence from 87.43 penceBrent North Sea Crude: UP 0.2 percent at $62.08 per barrelWest Texas Intermediate: UP 0.3 percent at $58.44 per barrel

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Le Japon, havre contesté du commerce de l’ivoire

Baguettes, statues bouddhistes ou poupées: Hajime Sasaki affirme que les objets en ivoire de sa boutique d’antiquités à Tokyo attirent un flux constant de touristes venus de Chine, où le commerce de ce matériau est interdit.Le Japon est l’un des plus grands marchés légaux d’ivoire au monde et dispose de stocks de défenses importées avant l’interdiction du commerce international, il y a plus de 30 ans.Mais les défenseurs de l’environnement estiment que l’approvisionnement japonais alimente les marchés noirs à l’étranger, stimule la demande et sape les interdictions dans des pays comme la Chine, censées lutter contre le braconnage des éléphants.Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), au moins 20.000 éléphants d’Afrique, espèce en danger critique, sont tués illégalement chaque année pour leurs défenses.M. Sasaki explique que sa boutique discrète, dans le quartier huppé de Ginza, “accueille beaucoup de clients chinois”.”Mais les touristes renoncent à acheter de l’ivoire quand j’explique qu’ils ne peuvent pas l’emporter hors du Japon”, ajoute-t-il.- Commerce illégal -Les données sur les saisies d’ivoire brossent cependant un tableau bien différent.Depuis 2008, 321 saisies liées au Japon ont été recensées, représentant plus de 3.600 kg d’ivoire, selon des chiffres cités lors de récentes discussions sur la faune à Samarcande (Ouzbékistan).Lors de la réunion de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), qui s’est achevée vendredi, quatre pays africains ont plaidé pour la fermeture des derniers marchés – sans succès.Burkina Faso, Ethiopie, Niger et Sénégal ont dénoncé “la faiblesse de l’application de la loi au Japon”, qui faciliterait le commerce illégal d’ivoire issu des stocks japonais et permettrait à d’autres cargaisons de transiter par le pays.Matt Collis, directeur des politiques du Fonds international pour la protection des animaux (IFAW), a déclaré à l’AFP qu’une partie de l’ivoire quittait probablement le Japon dans les bagages des touristes.D’énormes saisies, comme celle de 710 pièces découvertes en 2023 dans un chargement du Japon apparemment destiné à la Thaïlande, “suggèrent aussi l’implication de réseaux criminels organisés”, estime M. Collis.Ces “fuites” japonaises sont un casse-tête pour la Chine, longtemps l’un des plus grands marchés mondiaux de l’ivoire avant d’interdire le commerce sur son sol en 2017, au même moment que les Etats-Unis.”La Chine fait de son mieux pour appliquer son interdiction et changer les mentalités, mais vous avez un pays voisin (le Japon, ndlr) qui sape ces efforts en n’imposant pas de contrôles et en perpétuant la demande”, déplore Matt Collis.- “Prise de conscience” -L’ivoire était autrefois très utilisé au Japon pour les sceaux personnels et les instruments de musique. Le pays possède un stock privé de 250 tonnes, qui peut être acheté et vendu par des détenteurs agréés à l’intérieur des frontières.Dans la boutique de Hajime Sasaki, des dizaines d’ornements finement ouvragés fabriqués au Japon, en Chine, en Afrique et en Europe garnissent les étagères.Mais la demande des Japonais recule, en partie à cause de “la prise de conscience qui progresse dans le public” des conséquences dévastatrices du commerce de l’ivoire, explique Masayuki Sakamoto, directeur du Japan Tiger and Elephant Fund.”Les stocks s’accumulent au Japon, tandis que la demande en Chine et ailleurs persiste”, ajoute-t-il.Entre 2011 et 2016, 113 des 148 saisies d’ivoire exporté illégalement du Japon – soit environ 2,3 tonnes – étaient destinées à la Chine, selon des données citées lors de la réunion de la CITES.Bien que moins recherchés qu’avant l’interdiction, ces objets restent très prisés dans la première économie d’Asie.Dans une déclaration soumise à la conférence, le Japon affirme appliquer “des mesures de contrôle strictes” pour ne pas contribuer au braconnage et au commerce illégal.Parallèlement, une proposition menée par la Namibie pour autoriser la vente par les gouvernements de leurs stocks d’ivoire a été rejetée.Les partisans de ces ventes estiment que les Etats devraient pouvoir céder leurs stocks pour financer la conservation.”Réutiliser les défenses d’éléphants serait mieux (que de les détruire), en générant des revenus” pour protéger les pachydermes et les habitants en Afrique, avance M. Sasaki, le marchand d’antiquités.Mais de nombreuses associations de protection animale avertissent qu’une reprise des ventes stimulerait encore le commerce illégal.